La grande interview : Rachida Dati
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Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Rachida Dati. Bonjour à vous. Bonjour.
Candidate à la mairie de Paris. Hier, Sarah Knafo, la candidate reconquête, a annoncé son désistement, non pas en votre faveur, a-t-elle dit, mais en faveur de Paris. Est-ce que vous saluez son geste, Rachida Dati ?
C'est vrai que je prends acte de cette décision, qui est une décision responsable et en cohérence. Et vous avez raison de le dire, c'est assez rare que des raisons politiques prennent des décisions aussi graves, aussi importantes. Ce n'est pas facile de se désister.
Et avec cette hauteur de vue, elle l'a prise en cohérence. Pourquoi ? Parce qu'elle a toujours dit qu'elle souhaitait faire battre la gauche et ne pas faire perdre la droite.
Et c'est vrai que c'est un geste fort, parce que c'est comme pour Pierre-Yves Bournazel, ils ont renoncé à être élus au Conseil de Paris. Pierre-Yves Bournazel en sort et Sarah Knafo renoncent à y entrer. Donc moi, je salue évidemment ces actes de responsabilité, parce que quel est l'enjeu ?
C'est l'enjeu d'avoir une gauche radicale qui poursuive la dégradation et le déclin de Paris. Et donc l'enjeu, aujourd'hui, c'est un moment décisif et un enjeu historique pour Paris. C'est le moment ou jamais que l'alternance, le changement intervienne à Paris.
Est-ce que ça veut dire que vous faites l'union des droites, Rachida Dati ? Moi, je vais vous dire, mais bien avant, d'ailleurs, la municipale, moi, je n'ai jamais vraiment cru. Et particulièrement pour Paris.
Il ne faut pas oublier que Paris, c'est 25 ans de gauche. Ils ont clientélisé cette ville à coup de subventions. On a vu des subventions données à des copains élus, à l'épouse de l'adjointe au commerce, qui est présente d'une association, à des associations qui se créent quand des socialistes ont été battus à des élections.
Et donc, il y a un clientélisme extrêmement important qui, aujourd'hui, a lieu à Paris. Et ils ont rendu cette ville, ils l'ont paupérisée, pour ne pas dire ghettoïdée. Mais vous comprenez ma question.
L'union des droites, ça veut dire, c'est ce que vous reprendrez chez Manuel Gréouard, il dit qu'il est le candidat du rempart face à l'extrême droite. Moi, je vais vous dire, je suis la candidate de l'alternance et du changement à Paris. Vous savez, le deuxième tour, c'est une nouvelle élection.
C'est un moment décisif et historique. Je le dis à toutes les Parisiennes, tous les Parisiens, qui veulent le changement à Paris. C'est un choix décisif, mais attention, c'est un choix définitif.
Le choix de dimanche, c'est un choix, pas uniquement pour les 6 ans ou les 7 ans à venir, c'est un choix pour les dizaines d'années à venir. Parce que si cette gauche qui a dégradé Paris, qui a fait décliner Paris, qui a fait fuir les familles, qui n'a pas su protéger ses enfants dans cette ville, on va en reprendre pour un moment. C'est-à-dire que la droite perd Paris aujourd'hui, c'est fini ?
Parce que là, c'est la première fois, c'est la première fois, depuis très longtemps, où les Parisiens, une majorité de Parisiens, veut le changement à Paris, veut l'alternance à Paris. Et c'est vrai, en intelligence, en responsabilité, que ce soit pour Sarah Knafot et pour Pierre-Yves Bournazel, ils ont souhaité, évidemment, ne pas porter préjudice à ce changement et pas être un obstacle à ce changement à Paris. Et donc, moi, j'appelle toutes les Parisiennes et les Parisiens qui veulent le changement.
Nous sommes mes candidats, nous sommes les candidats de l'alternance et du changement. Ce moment, il est important. C'est pour ça que je disais, il n'y a pas très longtemps sur votre plateau, si c'est le choix du cœur, eh bien, tant mieux.
Si c'est le choix de la raison, allons-y. C'est le choix de la raison pour Paris. Il faut qu'à Paris, il change.
Vous savez, vous avez vu les scandales auxquels nous sommes, évidemment, à Paris, il y a un problème de sécurité. Nos enfants ne sont plus en sécurité. Les Parisiens ne sont plus en sécurité.
Les Parisiens, plus globalement, ne sont pas en sécurité. Vous avez vu que c'est une ville qui est très sale. L'espace public n'est absolument pas apaisé.
Il est important, aujourd'hui, de changer Paris. Que veulent les Parisiens ? Ils veulent que leur vie change et change maintenant et en mieux.
Moi, je le dis aux Parisiennes et aux Parisiens. Si je suis élue demain, après-demain, nous serons opérationnels. Ils verront le changement dans l'intérêt de leur vie très rapidement.
Mais encore une fois, que répond de vous Emmanuel Grégoire, qui dit qu'il est le rempart à l'extrême droite ? Vous dites que c'est lui qui est le représentant de la gauche radicale, c'est ça ? Écoutez, la gauche radicale, il n'a pas besoin de s'allier.
Et les filles, il les a déjà sur sa liste. Il a des candidats antisémites, Daniel Simonnet. Il a Lucie Castet, élu et soutenu par la Jeune Garde.
Il a David Béliard, qui est allié, il n'y a pas encore très longtemps, à des associations qui soutiennent cet antisémitisme. Pas d'atmosphère. qui est réel et concret.
Voilà les colistiers de M. Grégoire. Il a la gauche la plus radicale.
Est-ce que vous avez entendu ces colistiers dire « Non, pas du tout, on s'est trompé dans notre vie, on a eu ces positions, où nous sommes soutenus par les entités que je viens de vous indiquer, et aujourd'hui, nous nous sommes coupés d'eux ? » Ça n'est pas vrai. M.
Grégoire a été élu grâce à LFI, il a été élu avec le soutien de la Jeune Garde. Mais pourtant, il ne fait pas alliance avec LFI. Il a refusé l'alliance avec ce Pache Chiquirou.
Parce qu'il les a sur sa liste. Il a la gauche radicale sur sa liste. Moi, je veux dire, nous, on passe notre temps, toute cette presse, et en particulier la presse de gauche, ils nous scannent matin, midi et soir.
Moi, c'est la première fois où je connais une campagne aussi sale, aussi outrancière et aussi autant en dessous de la ceinture. Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Grégoire n'assume pas le bilan d'Anil Dalgo, qui est le sien.
Qui est le sien ? La sécurité qui a explosé. Vous avez vu le bilan ?
Je parle simplement sur la dernière mandature. Plus de 218% de narcotrafic, plus de 60% des agressions sexuelles, essentiellement des femmes, plus de 25% des agressions des personnes. On parle du périscolaire, des 100 000 enfants qui sont dans le périscolaire aujourd'hui, exposés à des prédateurs sexuels, que M.
Grégoire a recrutés en sa qualité d'adjoint en charge des ressources humaines. Nous l'avons alerté en 2015. J'invite toutes les parisiens et les parisiens à aller sur le site du Conseil de Paris.
Vous allez retrouver cette séance. Jean-Pierre Lecoq et des autres élus de mon groupe politique, nous l'avons alerté pour des dysfonctionnements dans le périscolaire, des agressions, des agressions sexuelles, de la maltraitance, mais aussi des viols. Et donc, nous l'avons alerté.
Je vous invite à écouter sa réponse. Il a dit, circulez, il n'y a rien à voir. M.
Grégoire n'a jamais souhaité avoir comme priorité la protection de nos enfants. Aujourd'hui, on ne connaît pas le nombre d'enfants victimes. Est-ce qu'on sait combien de procédures judiciaires sont en cours ?
Est-ce qu'il a daté combien d'animateurs du périscolaire sur la justice ? Il n'y avait pas de procédure ouverte alors qu'on a signalé les dysfonctionnements. Il y a un rapport de l'inspection générale de la ville de Paris.
Où est ce rapport ? Il a été enterré ? Il date de 2015.
Ce sont des accusations graves. Oui, ce rapport n'a jamais été produit. Il est où ce rapport ?
Il date de 2015. M. Grégoire ne peut pas s'en tirer aussi facilement que cela.
Nous avons aidé des familles à déposer plainte. Nous avons demandé à la procureure de la République de les recevoir. Le garde des Sceaux a fait recevoir à son cabinet.
Nous suivons ces familles très attentivement. Mais je vais aller plus loin. Vous savez que Paris est aussi un département.
Il y a les foyers de la protection de l'enfance dont est en charge M. Grégoire. Vous vous souvenez de cet enfant qui a été tendu, le petit Elliot ?
Terrible. Qui a été tendu. Et dont les animateurs, les éducateurs, ont fait passer cette vidéo dans une boucle WhatsApp en se moquant de cet enfant.
J'ai rencontré la mère. J'ai rencontré son avocate. La mairie de Paris devait non seulement aider cette maman à avoir un appartement pour retrouver son enfant et savoir quelle était la procédure qui avait été enclenchée contre ces éducateurs.
Elle n'a jamais eu de réponse. Cet enfant est toujours dans le foyer de protection de l'enfance. Ce foyer de protection de l'enfance, il y a eu d'autres enfants qui ont été maltraités, dont un autre qui a été tendu.
Voilà les pratiques qui existent dans les foyers de la protection de l'enfance à Paris. Il y a un avocat, le maître Hamas, que vous devez sans doute connaître. Il a des centaines d'enfants de l'aide sociale à l'enfance, dont il a la défense, qui font partie d'un réseau de prostitution.
Elle est là, la réalité. Moi, je souhaite qu'on protège ces enfants. C'est l'accompagnement que nous apportons aux familles.
Nous souhaitons, évidemment, revoir le périscolaire. Si je suis élue maire de Paris, je le dis à toutes les familles parisiennes. D'abord, je les recevrai toutes.
Je les accompagnerai. J'essaierai de connaître le nombre exact d'enfants victimes. Le nombre exact d'éducateurs suspendus ou déplacés.
Monsieur Grégoire ne veut pas répondre à ce scandale. Vous pensez que tout ça est de la responsabilité d'Emmanuel Grégoire ? Lorsqu'il était à votre place la semaine dernière, il dit qu'il va faire de ce dossier une affaire personnelle.
Mais ce n'est pas une question d'affaires personnelles, Madame Ferrari. C'est une question de responsabilité politique, mais aussi de responsabilité pénale. Quand on l'interpelle en 2015, il n'a rien fait.
Qu'a-t-il fait depuis ? Qu'a-t-il fait entre 2015 et 2026 ? Rien.
Il est encore élu. Il est dans la majorité. Il est dans la majorité.
Il aurait pu, dès le dernier signalement le plus récent, dire « Écoutez, il faut mettre fin à ce périscolaire tel qu'il est. Il faut convoquer, rescanner l'ensemble des animateurs. 14 000 animateurs aujourd'hui, 11 000 vacataires. 11 000 vacataires, ce sont des emplois précaires, pas qualifiés, pas formés. » Donc vous vous engagez à ce que ça soit complètement différemment fait ?
C'est-à-dire, si je suis élue aujourd'hui, et c'est une demande très forte de Pierre-Yves Bournazel. Lorsque nous nous sommes vus, il m'a demandé, évidemment, de reprendre ses propositions, ce que j'ai fait, et nous avons, nous allons, et compris avec ses élus qui sont à mes côtés, nous allons remettre sur pied un nouveau périscolaire. Si je suis élue aujourd'hui, demain, demain, ce périscolaire sera refondu de fond en comble.
Je verrai tous les dossiers des animateurs suspendus ou déplacés, je mettrai fin à leur contrat. Je recruterai des agents, des animateurs de périscolaire, diplômés d'État, qui ont été scannés avant et avec des contrôles inopinés pendant le périscolaire. Mais de la même manière, je recevrai toutes les familles, je les accompagnerai dans toutes les procédures, jusqu'à effectivement ce que justice soit rendue, mais aussi qu'on prenne en charge ces enfants qui sont aujourd'hui abandonnés à leur sort.
C'est ça l'enjeu principal de ce second tour pour vous ? La protection de nos enfants, la sécurité, la propreté dans la capitale ? Une vie plus apaisée, que les familles vivent mieux, que les forces vives ne quittent pas Paris. 146 000 Parisiens ont quitté Paris. 40 000 enfants que nous avons inscrits dans les écoles en début de mandature ne sont plus là en fin de mandature.
Ils ont quitté Paris. Les commerces ferment les uns après les autres. Nous sommes à 11% de vacances à Paris.
Le seuil d'alerte, c'est 10%. La tendance, c'est 14%. Est-ce qu'on peut se contenter que cette belle ville, que cette capitale économique se vide de ses forces vives ?
Moi, je ne m'y résous pas. Je vais vous dire, j'ai la volonté. J'ai la volonté politique, j'ai l'énergie, la ténacité pour que Paris change.
Et surtout, j'ai des élus avec moi qui sont non seulement expérimentés, ils sont ancrés à Paris et ils ont un bilan. Le bilan de M. Grégoire, c'est celui de Mme Hidalgo.
Une délinquance qui explose, une saleté qui explose, l'insécurité de nos enfants aujourd'hui exposés à des prédateurs sexuels, un espace public chaotique. Voilà le bilan, évidemment, de M. Grégoire.
Et aujourd'hui, sur quoi sont-ils d'accord ? Quel est le projet de M. Grégoire ? 40% de logements sociaux.
Ils veulent faire de Paris une ville ghetto. Vous savez, moi, je veux que cette ville soit la mixité sociale. Ceux qui mettent du lien dans une ville, c'est ceux qui travaillent.
C'est une ville, je veux une ville...
Paris n'est pas faite pour les travailleurs aujourd'hui ? Non, aujourd'hui, regardez le logement social. Ils en ont fait un ghetto.
Le logement social, dans tout Paris, je les ai tous faits pratiquement. Il y a 300 000 logements sociaux à peu près. Ils sont soit insalubres, soit très dégradés.
Vous savez pourquoi ? Parce que Paris Habitat, qui est le plus gros bailleur social à Paris, il y a eu un gros détournement de fonds en centaines de millions d'euros. M.
Brossat est informé depuis 2015 de ces détournements de fonds publics. Cet argent devait servir à quoi, Mme Ferrari ? Il devait servir à réhabiliter, rénover ses logements pour que les gens soient logés dignement.
Et ils font des leçons de morale à tout le monde. Et ils ont, soi-disant, les grands parangons des valeurs et de la vertu. Que font-ils tous les jours ?
Ils vont voir les gens dans le parc social, les locataires. Vous savez ce qu'ils leur disent ? Ils leur disent, vous savez, c'est nous qui nous avons donné le logement social.
Si vous votez pour Rachida Dati, non seulement elle va vous virer de votre appartement, et pour certains, ils leur disent, vous allez être viré de France. Voilà les valeurs de M. Grégoire et de sa bande, et de M.
Brossat, adjoints à logement, alors qu'ils ont détourné l'argent qui devait servir à réhabiliter ce logement. Moi je dis à tous les locataires du parc social, que je rencontre, que je vois tous les jours, et que je travaille avec eux, je leur dis, moi je m'engage à ce que vos appartements, à ce que le parc social soit réhabilité, rénové, sécurisé, et qu'il y ait de la mixité sociale. Je ne veux pas de ghetto à Paris.
Le ghetto, c'est la fracture. Ils ont déjà fracturé Paris. L'Est contre l'Ouest, le Nord contre le Sud, le vélo contre la voiture, le piéton contre la trottinette.
Ils ont polarisé cette ville. Je ne souhaite pas qu'on prenne pour perpète, si évidemment ils sont réélus. J'en appelle à la responsabilité des Parisiennes et des Parisiens.
Il faut absolument que le deuxième tour, dimanche prochain, ils soient mobilisés. Parce que ce n'est pas gagné, encore une fois. Bien sûr.
Vous avez 12 points d'écart, plus de 12 points d'écart avec Emmanuel Levoire. Mais une élection n'est jamais gagnée. Comment faire une remontada à ce point-là ?
C'est la mobilisation. Vous savez, nous sommes partis dispersés. Nos électeurs n'aiment pas la dispersion et n'aiment pas la division.
Aujourd'hui, en responsabilité, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Pierre-Yves Bournazel, nous avons tous fait des efforts de rassemblement. Ils vous soutiennent, Gabriel Attal et Édouard Philippe ? Bien sûr.
Mais vous savez, ils avaient fait des déclarations bien avant le premier tour. Ils ont tous dit et déclaré et affirmé que nous devions nous retrouver au soir du premier tour. C'est ce qui s'est passé.
Donc aujourd'hui, le changement à Paris est entre les mains des Parisiens. Il est urgent, il est important d'être mobilisé parce qu'avec moi, la vie des Parisiens changera et changera en mieux et très rapidement. Et que dites-vous dans les arrondissements ?
Il y a déjà un maire qui a été élu au premier tour. Vous dites aux gens d'aller voter malgré tout ? Alors, il y a une autre élection ?
Jérémy Redler et moi-même, nous avons été élus dans le 7e et le 16e arrondissements au premier tour. Alors attention, je dis à ces habitants, l'élection n'est pas terminée. Il faut tous revenir en masse dimanche prochain.
Les habitants du 7e et du 16e, l'élection n'est pas terminée. Ce n'est pas parce que vous nous avez fait l'honneur de nous élire dès le premier tour et nous les remercions du fond du cœur. Avec Jérémy, nous appelons à remobiliser ces électeurs, ces Parisiens, à revenir dimanche pour voter pour nous, pour le changement à Paris.
Moi, je vous le dis avec force, avec cœur, avec énergie. Avec nous, ça va changer. Ça va être une ville harmonieuse.
Ça va être une ville où il n'y aura plus d'opposition, où on ne sera plus polarisé, où on ne sera plus dans l'outrance. Il y aura de l'opposition, mais au conseil municipal. Oui, mais l'opposition, c'est sain.
C'est comme l'alternance, c'est toujours sain, Madame Ferrari. Après 25 ans de gauche, il est urgent et l'alternance est saine dans une ville comme Paris. On va aussi évoquer les dossiers de sécurité.
Personne n'a oublié la mort du jeune Elias, 14 ans, du coup de machette en sortant de son entraînant de foot. Il y a aussi le dossier de la dette à Paris. C'est deux dossiers énormes sur lesquels vous allez vous mobiliser.
Oui, mais regardez sur la sécurité. Vous parliez du petit Elias. Nous avons reçu la famille.
Ils n'ont jamais été reçus à la mairie de Paris. La maire du 14e a excusé les auteurs, a excusé parce qu'ils étaient mineurs. Ils sont dans le déni sécuritaire.
C'est la culture de l'excuse. Avec moi, ça ne sera pas ça. Nous aurons une politique de sécurisation de l'espace public.
Nous aurons une politique de sécurisation des écoles pour que nos enfants puissent venir à l'école, pas avec une boule au ventre, mais vraiment avec...
C'est ce que dit Emmanuel Grégoire aussi. Il veut une ville sécurisée. Mais ça fait 25 ans qu'ils sont au pouvoir.
Pourquoi voulez-vous que par miracle, ça change ? Et n'oubliez pas, c'est la même équipe en pire. La majorité des colistiers de M.
Grégoire, c'est la gauche extrême et radicale. Regardez bien sa liste. Je disais tout à l'heure, nous, on nous scanne dans tous les sens.
Regardez bien les colistiers de M. Grégoire. C'est la gauche extrême, la gauche radicale, celle qui a dégradé Paris, qui a mis nos enfants en danger, qui effectivement, aujourd'hui, a mis le chaos dans l'espace public, qui a polarisé, y compris dans le logement.
Le logement, moi, je veux un logement pour tous. Je ne veux pas qu'un logement pour quelques-uns et toujours la même catégorie sociale et la même catégorie sociologique. La mixité, ce n'est pas ça.
Aujourd'hui, ils veulent une ville ghetto. Pourquoi ? Parce que ce sont des réserves électoralistes pour eux.
Donc, j'en appelle à la vigilance et à la mobilisation des parisiennes et des parisiennes. Un budget constant parce que paraît la ville la plus entêtée de France, 10 milliards d'euros de dettes. 12 milliards de dettes. 12.
Nous avons 10 milliards et demi de budget, 12 milliards de dettes. Moi, je vais revoir les priorités et je vais revoir la méthode. Et chaque euro utilisé et dépensé sera dans l'intérêt des parisiennes et des parisiens.
Et je réduirai fortement les dépenses. C'est aussi une demande que j'ai reprise avec Pierre-Yves Bournazel de réduire fortement la dette. Je m'y engage.
D'ailleurs, les électeurs de Mme Knafou, les plus de 80 000 électeurs de Mme Knafou, moi, je les entends, on les rencontre tous les jours. Je leur dis de me faire confiance. Que veulent-ils ?
Ils veulent qu'on renverse la table. Ils veulent que ça change. Ils veulent qu'on réduise la dette.
Ils veulent plus de régalien. Qu'on réduise fortement les dépenses. Ils ont raison.
Et là-dessus, je répondrai à ces préoccupations. Pour autant, tout le programme de Mme Knafou n'est pas votre programme. Non, vous savez, il y a des points de convergence sur la sécurité, sur la propreté, sur la réduction des dépenses, sur la fin du clientélisme, sur le logement social mixte, avec une mixité sociale.
Priorité donnée aux travailleurs, à ceux qui travaillent pour Paris ou qui travaillent pour les Parisiens. Notamment sur le logement social ? Oui, M.
Béliard veut y mettre des sans-papiers. C'est déjà le cas aujourd'hui. L'hébergement d'urgence à Paris.
L'hébergement d'urgence, normalement, il est fait pour qui ? Pour les gens qui sont en danger, les jeunes en difficulté, les femmes victimes de violences avec leurs enfants. 50% de l'hébergement d'urgence à Paris est occupé par des sans-papiers et une majorité sous au QTF.
Vous vous êtes rendue dans ces quartiers-là ? Moi, je ne suis rendue que rendue aussi dans les foyers d'urgence, dans l'hébergement d'urgence. Le nord de Paris et l'est de Paris, personne ne peut me démentir.
Il y a des zones de non-droit, des zones qui sont séparatistes, qui ont déjà fait sécession, même pas avec Paris, avec la République. C'est une réalité. Moi, je ne suis pas là pour polariser.
Quand je vais les voir, je leur demande pourquoi ils font sécession, pourquoi ils n'acceptent pas les femmes dans certains commerces. Et donc, je discute avec eux. Il faut y mettre fin.
Je parle avec tout le monde, Madame Ferrari. Contrairement à cette gauche qui est sectaire, qui est dans la victimisation de leur électorat. Je ne suis pas la victime de la gauche.
Je ne l'ai jamais été. C'est ce qui les dérange. Aujourd'hui, la France, c'est mieux que ça.
Et Paris, c'est la ville qui change les destins. Elle a changé mon destin. Je changerai les destins des Parisiennes.
Je changerai le destin de Paris. Paris n'est pas condamnée au déclin. Encore un mot des fusions qu'on a beaucoup vues en ce moment entre l'EPS et LFI.
Est-ce que vous les condamnez ? Est-ce que vous jugez ces accords comme des accords de la honte ou par achitadelle ? C'est des accords honteux.
Monsieur Fort dit pas d'accord au national, mais ça n'est pas très grave, finalement, au local. Et quand on lui dit quand même qu'il y a des antisémites, il y a des racistes, il y a quand même des sécessionnistes, des communautaristes, des séparatistes, c'est la réalité. Je ne prends pas ces mots pour faire peur.
C'est une réalité. Au contraire, il faut en tenir compte, justement, pour éradiquer tout cela. Et quand on leur dit, quand M.
Fort, on lui met ça sous le nez, cette réalité, que dit-il ? Que répond-il ? Il dit, oui, mais au niveau local, ça n'est pas la question.
La question, c'est le problème des crèches et des cantines. Non. Les valeurs, ça compte.
C'est pour ça que je dis, je réponds aux outrances de M. Grégoire et de M. Brossard et de M.
Béliard, je suis la candidate du changement. Ils veulent m'extrémiser, je ne l'ai jamais été. Mon parcours en témoigne, ma vie en témoigne.
Et donc, je suis évidemment la candidate de tous les Parisiens et toutes les Parisiennes qui veulent le changement et l'alternance. C'est peut-être ça qui les gêne. Rachida Dadi, une dernière question.
On vous a beaucoup reproché d'avoir refusé de débattre avant ce second tour avec vos concurrents. Vous allez débattre ce soir, je crois, avec Emmanuel Grégoire sur l'antenne de nos confrères de BFM, un débat que nous avions proposé également. Est-ce que vous seriez d'accord pour que ces news européens ainsi que nos confrères de LCI puissent participer à ce débat éminemment démocratique ?
Moi, je suis tout à fait d'accord. Moi, si vous avez dit sur le premier tour, c'est parce que je devenais la cible. Et comme déjà, c'est assez outrancier, injurieux, insultant, je n'étais pas intéressée.
Vous auriez été le punching ball de tout le monde, c'est ça ? Ça a été le cas. Et ce n'est pas fini.
Et je pense jusqu'à dimanche. Non, moi, je suis très favorable à cela. Et d'ailleurs, moi, je déplore que Mme Chikirou ne participe pas à ce débat.
On parle de démocratie. Pour le premier tour, ils voulaient tout le monde et là, ils ne veulent pas tout le monde. Voilà, je crois que M.
Grégoire a indiqué qu'il ne voulait pas que Mme Chikirou participe à ce débat. Donc, c'est lui qui dicte ses conditions ? Voilà.
Donc, moi, je trouve que c'est assez démocratique que ceux qui vont incarner, en ce qui me concerne, la Tlernance et le changement puissent participer. Mais ceux aussi qui doivent répondre de leur bilan à Paris puissent y participer aussi. Merci beaucoup, Rachida Dettia.
En espérant vous retrouver ce soir pour le débat avec Emmanuel Grégoire et peut-être Mme Chikirou. Merci à vous. Merci à vous.
Bonne journée sur CNews et sur Europe 1. Sous-titrage Société Radio-Canada
Rachida Dati