Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 7 octobre 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

LOI INTÉGRALE, VSS : "MACRON A MIS À GENOUX LES FEMMES ET LES PRÉCAIRES"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:40Chiffre
    « un montant euh qui correspond à une fourchette basse de 3 milliards d'euros par an euh pendant 3 ans »
  • 9:24Chiffre
    « le coût des violences faites aux enfants euh et du déni évalué à 10 milliards d'euros, 9 milliards 7 »
  • 15:48Fait
    « L'État a été condamné euh suite à une action du planning familial notamment euh l'année dernière pour euh négligence fautives »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

C'est peut-être un dénouement tragique dans l'affaire de la disparition de la petite Liana. Une budget in fait ce qui nous gêne c'est qui est cette communication bulldoire sur la loi intégrale c'est la solution initiée par des associations de victimes reprises par des parlementaires de tout bord. Le problème est systémique, sociétal et on veut une loi intégrale mais sans avoir pensé les moyens, sans avoir pensé les budgets. Comment faire des économies ? C'est la question sur toutes les lèvres alors que le gouvernement fait sa rentrée des classes. En réalité, Macron, il a mis les femmes à genou et les personnes précaires. Le gouvernement compte d'abord mettre l'État au régime sec. Si certains

0:44

ministères comme les armées ou l'écologie verront leur budget préservé, d'autres devront se serrer la ceinture. Finalement, la question euh c'est comment on peut faire confiance à un état qui génère, produit, reproduit lui-même des violences ? Je le dis, je fais choquer peut-être, mais je suis favorable à la cassation chimique. En tout cas, notre programme, il est très clair. Nous sommes pour une perpétuité réelle et incompressible. Un violeur d'enfant ne doit plus jamais être libre dans les rues. Là, on voit aujourd'hui les lycées qui demandent plus de moyens. Ce qu'on leur répond, c'est on leur envoie la police et on les gaze.

1:26

Donc la question c'est est-ce que il faut faire encore des lois ou est-ce qu'il faut trouver des moyens pour que ça s'arrête ? Je suis Emmanuel. Je suis membre du collectif New Nous qui est un collectif qui lutte contre les violences de genre au quotidien. An Saoud coprésidente du mouvement des maris isolées. Alors cette loi donc elle a été proposée il y a déjà plusieurs années hein par des organisations féministes qui volaient une loi intégrale, une loi cadre pour répondre au aux violences sexistes et sexuelles. Là ça a été relancé par la colère des militantes féministes au moment de la mort de Layana. parce que tout le monde s'est

2:09

dit là ça suffit en fait on savait et on a rien fait pour empêcher. Très vite il est établi que l'homme de 41 ans était connu des services de l'État depuis 2017. Inscrit au tage le fichier traitement d'antécédent judiciaire, il était visé par au moins quatre procédures pour viol et agression sexuelle sur mineurs. Des plaintes classées sans suit pour lesquelles il n'avait pas été interrogé. Voilà, on va dire là le gouvernement d'un coup s'est dit "On a beaucoup de monde dehors, beaucoup de monde en colère, il y a voilà une gamine qui se fait tuer. Il faut qu'on intervienne et c'est un point très important que ce que nous faisons en ce moment, c'est que nous sauvons il y a un avant et un après Liana. Et pour ça, ils se ils ont pris bah les propositions de euh qui avaient

2:51

été faites notamment par la fondation des femmes de faire une loi intégrale. et nous tout a été invité à participer aux travaux de cette coalition et quand on a lu le texte, on a immédiatement repéré des angles morts extrêmement importants alors que c'était censé être une proposition justement pour euh lutter contre les angles morts euh de du traitement des violences. Pour nous toutes, les violences sexuelles s'inscrivent dans un continuum euh qui vont donc de l'outrage sexuel au féminicide. Euh et on ne peut pas lutter efficacement euh contre toutes les violences de genre en protégeant euh toutes les la population euh en

3:35

s'attaquant exclusivement aux violences sexuelles. Deuxième point, c'est que euh s'il s'agit de s'attaquer aux violences sexuelles et plus précisément au traitement judiciaire des violences sexuel alors qu'on sait que seul euh 10 % des victimes de violence sexuelle porte plainte, finalement ce texte, il répondrait éventuellement euh à la situation de 10 % de la population. Et ça pour nous, c'est pas entendable. On sait que euh des groupes euh sociaux, des personnes sont euh particulièrement et spécifiquement violent euh parce qu'elle se trouve euh au croisement de différents systèmes d'oppression. Et donc, il s'agit de savoir d'où on part et où on va et où on se situe quand on veut réfléchir à l'élaboration d'un

4:20

texte cadre qui pourrait intervenir sur tous les domaines de la société. Et c'est pas le cas en l'occurrence. C'est pas très audible dans le débat public d'être critique de cette loi parce que c'est ce que ça suscite comme espoir. Parce que oui, on veut que ça s'arrête mais on n'est pas dupe. Nous en tout cas euh on n'est pas dupe sur le fait que là c'est de l'esbrouffe. La question qu'on se pose c'est est-ce que aujourd'hui l'État est en capacité de pouvoir prévenir les violences et de pouvoir protéger les victimes de violence quand les violences sont survenues ? Et clairement, l'État va pouvoir intervenir auprès de certaines victimes, mais pas de toutes. Quand on dit que la justice

5:03

est sexiste, raciste et classiste, c'est quelque chose qui est expérimenté tous les jours dans dans les tribunaux et il y a qu'à voir qui se retrouve condamné et les profils sont toujours les mêmes. Donc la question, c'est est-ce que il faut faire encore des lois ou est-ce qu'il faut trouver des moyens pour que ça s'arrête ? En fait, les divisions dans le mouvement féministe, elles existent et elles perdurent depuis des années, même avant les années 70, même aux États-Unis, même avec les suffragettes, même c'est pas c'est pas du tout nouveau en fait. c'est que tout le monde aimerait qu'on soit d'accord parce qu'on est des militants de féministes. De la même façon qu'il n'y a pas un bloc

5:45

unique de victime, il y a pas un bloc unique de féministes. Le mouvement féministe est divisé et a toujours été divisé sur certaines questions dites clivantes qui pour nous toutes ne sont pas clivantes parce que nos choix ont été faits depuis plusieurs années maintenant et clairement on se positionne en tant qu'allié des personnes racisées, des personnes musulmanes qui sont stigmatisées au quotidien des personnes handies qui sont même pas considérées dans la société des personnes précaires et donc il s'agit de pouvoir tenir tenir compte et c'est en ça que notre féminisme est différent de tenir compte de la spécificité des violences que subissent ces catégories

6:28

de personnes sur le travail du sexe. on est totalement opposé à aux associations qui composent la coalition qui proposait la loi intégrale, cette loi intégrale là parce qu'en fait ce sont des associations qui considèrent que le travail du sexe constitue une violence en soi. Et donc nous, on est totalement à l'opposé parce que nous on considère que on peut pas supprimer la gentivité aux personnes et que sauf à ce qu'elles se plaignent de violence subie, on peut pas considérer que leur activité constitue en soi une violence. Donc on conçoit pas les choses de la même façon. Euh c'est vraiment très important euh de pouvoir entendre que le mouvement

7:12

féministe n'est pas uni ces questions-là et que par conséquent on peut pas proposer euh les mêmes mesures pour pouvoir éradiquer les violences. C'est exactement les mêmes divisions. Ceci dit, les féministes abolitionnistes, carcéralistes qui avaient du mal à soutenir la Palestine d'un côté et de l'autre côté les féministes antiracistes euh anti euh anticolonial euh qui ont défendu la Palestine euh qui en ont pris plein les gueules et qui là sont contre la loi intégrale. Donc il est divisé mais en vrai c'est assez clair les divisions. C'est un féminisme qui se veut en rupture avec le capitalisme, avec l'impérialisme, avec l'exploitation massive des travailleuses trailleurs et puis un

7:57

féminisme qui pense que parce qu'on va gagner une petite victoire, on va sauver tout le monde, bah nous on s'inscrit pas dans ce féminisme là en fait. Et là, en l'occurrence, la loi bah elle répond peut-être aux besoins du féminisme libéral, mais c'est c'est pas le nôtre. D'ailleurs, la preuve puisque ça sont assises à la même table, il y a Elbron Pivé, Aurore Berger, celle de la fondation des femmes, euh le CNDF et compagnie. Bon ben nous on va pas s'asseoir à leur table. En fait, ce qui nous gêne euh c'est qui est cette communication bulldoire sur la loi intégrale, c'est la solution et on veut une loi intégrale mais sans avoir pensé les moyens, sans avoir pensé les budgets, sans avoir pensé quelles sont

8:40

les mesures préventives pour éradiquer les violences. C'est c'est bien beau d'avoir 68 ou 69 articles dans un texte pour venir résoudre la situation de 10 % des victime mais quit de toutes les autres et des éventuelles victimes à venuir. C'est là-dessus que l'État devrait se concentrer et on voit bien qu'il est pas en capacité de le faire. Et quand on pense que la question budgétaire n'a pas du tout été pensée et que a été rajouté dans le test inextrémiste un montant euh qui correspond à une fourchette basse de 3 milliards d'euros par an euh pendant 3 ans, alors que on sait que euh il faudrait au moins 6 milliards d'euros pour prévenir et lutter contre les violences faites aux adultes et que le

9:24

coût des violences faites aux enfants euh et du déni évalué à 10 milliards d'euros, 9 milliards 7. Euh qu'est-ce que signifie ces 3 milliards ? Et quand en parallèle le premier ministre nous annonce que il maintient un budget d'un milliard5 euh qui en fait existait déjà et euh et est déjà dénoncé depuis longtemps par les syndicats de la magistrature, par les syndicats euh des avocats, euh par tous les personnels de santé. On comprend pas en fait euh comment concrètement on peut euh venir euh se réjouir euh d'un texte qui est euh euh non seulement insuffisant, mais en réalité pas le bon outil. Les violences de genre, elles ne vont

10:06

pas cesser en dehors du de de des restes des autres violences en fait parce que on peut les isoler parce que c'est suffisamment grave ce qui se passe avec le nombre de féminicides qu'il y a, avec le nombre de de viol, d'agression et cetera. Mais les violences de genre, elles sont dans un contexte économique capitaliste. Et on peut pas extraire. Ce qu'il y a pas dans la loi, c'est tout ce qui est violence économique. Ça, il y a pas dans la loi. Tout ce qui est accès au logement privilégié, il y a pas dans la loi. Euh ce qui est de la prise en charge des femmes victimes de violence conjugale, parce qu'à chaque fois, on prend l'exemple de l'Espagne. Mais c'est là-dessus qu'ils ont fait un boulot énorme l'Espagne. L'Espagne, une femme, elle dit qu'elle est agressée par son

10:45

mari, elle est prise en charge, le mari, il est éloigné. Et ça, il y a pas dans la loi. Spécificité espagnole. Après le dépôt d'une plainte, ces juges formés aux violences faites aux femmes ont 72 heures maximum pour instruire le dossier. Dans ce délai imparti, victimes présumé plus accusées doivent livrer leur témoignage devant cette cour. Donc évidemment, c'est en allant vers un projet de société en rupture totale avec celui dans lequel on est, qu'on pourra remettre les choses à plat. Là, on est en train de vouloir faire des petites réformes de bon sens. de donner un petit point à Macron sur il aura fait un truc les quinquenas des femmes. En réalité non. En réalité, Macron, il a mis les femmes à genouin et les personnes

11:29

précaires. On peut colmater les brèches, on peut dire "On va faire des petites choses dans un endroit, dans ça, euh ça ne va pas suffire parce qu'en réalité déjà pour pouvoir faire ça, il faudrait remettre la retraite à 60 ans. Il faudrait abroger la loi plein emploi. Il faudrait revenir sur la loi travail qui a cassé les les droits d'étilleurs. il faudrait remettre la sécurité sociale telle qu'elle a été décidée en 45. Donc c'est sûr que cette proposition, c'est bien pour ça que on la rejette et il y a des des camarades et il y a des militantes qui ont voulu proposer des amendements. Nous avec nous on n pas voulu. Ce sur quoi la proposition de loi

12:13

intégrale insiste, c'est donc sur le parcours judiciaire des victimes et elle crée de nouvelles infractions et elle alourdit les peines pour des infractions qui existent déjà dans le code pénal. La question qu'on se pose, c'est est-ce que ça va réellement mettre fin au sentiment d'impunité des agresseurs ? puisque c'est ça qu'on nous dit à nous, on nous reproche qu'on a un problème avec l'impunité des agresseurs et qu'en fait on ne fait rien pour la faire c'est en réalité toutes les études le montrent. La lourdeur de la peine n'a pas d'impact sur le passage à l'acte ou sur la récidive. Le passage en prison est plutôt une école du crime et aboutie à

12:57

de la récidive, même si on n pas vraiment de chiffres en Europe et en France en particulier sur ce domaine là, mais on a des chiffres aux États-Unis, on a des chiffres au Canada. Le Canada est vraiment très en avance sur nous, sur la question des violences de genre. On sait que la prison n'est pas la solution. Je pense que la prison rend les gens euh pire. Je pense que la prison c'est l'inverse de ce qu'on souhaite pour avoir enfin ça fait pas du bien en fait. Donc je comprends déjà je pense qu'il a la moitié des détenus qui devraient plutôt être en psychiatrie qu'en prison mais c'est pareil comme il y a plus de lit en psychiatrie. Bon ben donc non et punir en réalité il y a d'autres choses qu'envoyer les gens en prison. Il y a

13:40

d'autres moyens de le faire et encore une fois ça ne sert à rien d'envoyer des gens en prison. Ça ne les empêche pas un de recommencer quand ils sortent. En plus, personne ne reste en prison des années. Ça même des peines de 25 ans, tout le monde sort. D'autant que qui va en prison, ce sera toujours les personnes racisées, les personnes les plus vulnérables, les personnes les plus précaires alors que les agresseurs, c'est tout le monde. Après, est-ce que les victimes demandent elles-mêmes que les peines soient alourdies et que les agresseurs aient en prison ? En fait, le seul travail qui a vraiment été fait pour écouter la parole des personnes concernées, en tout cas pour les enfants, c'est la civise qui a fait un énorme travail d'enquête et d'écoute des victimes d'incest en

14:23

particulier. Et les victimes ne réclament pas que leur père, leurs frères, leur enfant aillent en prison. Euh c'est pas du tout la question qui est posée. La question c'est en tant que victime, on a besoin d'être reconnu pour euh pouvoir entamer un parcours de soins, donc être reconnu par euh l'agresseur, mais aussi reconnu en tant que tel par la société et que la société dans son ensemble qui laisse faire ses violences depuis euh des centaines d'années puisse prendre conscience de sa responsabilité. Et après, c'est on veut que l'agresseur soit mis face à ses responsabilités justement. Et donc quand une personne est envoyée en prison sans avoir particulièrement de suivi de sensibilisation de d'information sur euh

15:06

ce que causent les violences euh à la victime, ce que ça euh produit sur sa vie en fait euh parce que bah les violences sexuelles en particulier, c'est on le sait la mort psychique d'une victime. Concrètement, tant que on n'accompagne pas les auteurs et tant que on met pas en place des modes alternatifs aux poursuites, on n'arrivera pas à obtenir un changement des mentalités et un changement de perspective et de société. Et après, c'est prendre le mal à la racine. Encore une fois, si on fait pas de prévention sur des gamins qui ont été eux-mêmes victimes, si on fait pas

15:48

de prise en charge des victimes après euh gamin adulte euh de des victimes de de violence sexuelle et sexiste. Ça ça on peut envoyer tout le monde en prison. Donc oui, agir sur la prévention euh c'est la solution et donc euh en premier lieu euh c'est euh l'éducation à la vie affective euh relationnelle et sexuelle. Donc ce qu'on appelle les VARS. Euh le dispositif légal, il existe, il a été posé en 2001. L'État a été condamné euh suite à une action du planning familial notamment euh l'année dernière pour euh négligence fautives parce que euh rien n'a été fait pour donner les moyens aux institut aux établissements scolaires

16:32

euh de mettre en œuvre ces séances d'éducation. Quand on apprend euh le consentement, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que ça représente ? Euh comment euh je me positionne euh quand on apprend l'intimité, le respect de son corps, le respect de le corps de l'autre, le respect de la parole de l'autre. Euh quand euh euh on apprend tout ça euh bah ça permet aussi euh de réaliser si on est victime d'une discrimination ou d'une situation de violence ou de maltraitance. Moi, je crois très fortement que l'éducation nationale, elle est capable de protéger quand il y a les psychologues scolaires, quand il y a les infirmières, quand il y a des profs euh qui sont formés, qui sont voilà les fonction enfin nos nos enseignants, le personnel de l'éducation

17:16

nationale. Oui, mais il y a plus de de psychologues, elles ont six écoles et les médecins scolaires, ils ont six écoles aussi. Et du coup, on peut pas protéger nos propres enfants qui a des des personnels qualifiés, formés pour recueillir la parole évidemment, mais aussi pour accompagner parce qu'il suffit pas de recueillir la parole, c'est qu'est-ce qu'on fait quand on a un doute, quand il y a le moindre risque. Le problème c'est qu'on on veut pas envoyer les enfants à la et n'importe quelle personne de l'éducation nationale on sait dans quel contexte est laux les trailleurs sociaux eux-mêmes font tout pour que ce soit les familles qui recueillent les enfants pour pas envoyer

18:01

les gamins à la parce que c'est pire en fait c'est pire je la prostitution de gamins de 13 14 ans, les enfants livrés à eux-mêmes bah qu'est-ce ce qu'on fait du coup, je veux dire ça mais les les les personnels sont démunis aussi du manque de moyens de qu'est-ce qu'on fait. Finalement, la question c'est comment on peut faire confiance à un état qui génère, produit, reproduit lui-même des violences. En fait, on en est là. Nous aujourd'hui ce qu'on dénonce c'est des violences institutionnelles. Donc le premier point ça reste l'éducation euh des jeunes personnes. Après c'est la formation de tout le monde en fait. Et

18:46

donc les jeunes personnes aujourd'hui euh la question c'est est-ce qu'elles peuvent avoir confiance dans le monde adulte ? Et c'est bien ce qui est reproché aujourd'hui à cette proposition de loi intégrale qui prétend lutter contre les violences faites aux enfants. Tant qu'on n pas encore vu où était le système d'oppression des adultes sur les enfants, on peut pas lutter contre l'adultisme étant qu'on prend pas en considération les jeunes personnes comme étant des sujets politiques doé de conscience, de pensée de réflexion et dont la parole a une valeur, bah en fait on va continuer à vivre dans une société violente. On voit aujourd'hui les lycées qui demandent plus de moyens mais là on en est à des moyens rudimentaires. Je parle même plus d'éducation, la vie

19:24

affective, relationnelle et sexuelle. C'est je veux une table, je veux un bureau, je veux des sanitaires propres, on veut un tableau. Quand ils demandent juste des moyens, ce qu'on leur répond on leur envoie la police et on les gaze. Donc à quel moment en fait on écoute les jeunes personnes ?