"On a la chance en Europe d'avoir d'excellents talents qui produisent des applications autour de l'IA", explique Maya Noël, directrice générale de France Digitale
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça pèse en France, l'intelligence artificielle par exemple ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Ce que vous nous dites, c'est que ce qu'on utilise, par exemple, dans la voiture ou en chirurgie, ce sont des innovations françaises ?
- 2:08ComplaisanteRéponse partielle
Allez-y, continue.
- 3:35OuverteRéponse directe
Ce que vous voulez dire, c'est qu'aujourd'hui, finalement, les grandes entreprises ou l'État se tournent plus facilement vers des solutions, peut-être américaines ou même chinoises, asiatiques, et pas suffisamment vers des solutions européennes qui existent.
- 4:39OuverteRéponse directe
Mais il n'y a pas une prise de conscience avec la géopolitique, pardonnez-moi, mais avec l'environnement, on voit bien les difficultés aujourd'hui que l'on peut avoir avec les États-Unis. Est-ce qu'il n'y a pas une prise de conscience de la part de ces grands groupes ou de ces environnements, aujourd'hui, pour se dire, finalement, on va prendre une solution plus européenne ?
- 7:16OuverteRéponse directe
Et vous trouvez qu'aujourd'hui, il n'y a pas cette volonté politique, par exemple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30InvitéChiffre
« Alors, il faut savoir qu'en France, on est le premier écosystème dans l'Union Européenne de l'intelligence artificielle. »
- 2:47InvitéChiffre
« 80% des parts de marché en Europe sont trustées par des Américains. »
- 3:21InvitéChiffre
« on est en capacité en Europe de financer sur un rapport, on va dire, de 1 à 100 par rapport aux États-Unis. »
- 5:32InvitéChiffre
« On est passé de 1,9 à 2. »
- 7:22InvitéChiffre
« on a annoncé plus de 100 milliards d'investissements, notamment dans des data centers en France. »
- 11:45InvitéChiffre
« elles créent énormément d'emplois »
- 11:50InvitéChiffre
« C'est des dizaines de milliers »
- 1:01InvitéFait
« on a quand même la chance, en Europe et en particulier en France, d'avoir d'excellents talents qui produisent des applications autour de l'intelligence artificielle qui sont assez phénoménales. »
- 1:42InvitéFait
« quand vous écoutez de la musique sur Deezer, qui vous recommande des morceaux en fonction de vos goûts musicaux. Voilà, ça, c'est français. »
- 1:48InvitéFait
« la santé, parce que ça est partie des secteurs où on est certainement les meilleurs, parce qu'on a une très bonne médecine. »
- 2:13InvitéFait
« l'IA, ce n'est pas simplement les usages, c'est en fait toute une infrastructure. »
- 2:36InvitéFait
« On les fabrique très peu en Europe. »
- 3:50InvitéFait
« Beaucoup vers des solutions américaines parce qu'en fait, c'est un écosystème d'innovation qui s'est développé avant l'écosystème européen, dans les années 70, là où nous, on a peut-être commencé dans les années 2000. »
- 5:13InvitéFait
« le contexte géopolitique actuel aide. C'est plutôt favorable. »
- 7:45InvitéPromesse
« Je choisis de faire une préférence européenne dans mes achats technologiques. »
Temps de parole
- Invité71 %
- Présentateur28 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Info.
Bonsoir à tous, bonsoir Maya Noël, merci d'être avec nous aujourd'hui. Vous êtes directrice générale de France Digitale. Alors en deux mots, France Digitale, c'est une association qui regroupe plus de 2000 entreprises, start-up françaises, européennes, dans l'innovation, qui préparent l'avenir. Alors, on a envie de savoir, qu'est-ce que ça pèse en France, l'intelligence artificielle par exemple ?
Alors, il faut savoir qu'en France, on est le premier écosystème dans l'Union Européenne de l'intelligence artificielle. Donc, on est en haut du podium européen. Tout à fait. Après, si on se compare à l'échelle mondiale, on est dans une course parallèle, quelque part, puisqu'on est vraiment sur les Etats-Unis, qui aujourd'hui sont quand même les gros acteurs dans le domaine, mais aussi la Chine, que parfois on regarde assez peu, mais qui ont une capacité d'industrialisation assez phénoménale. Ce que vous nous dites, c'est qu'on est des nains sur les chiquets quand même. Non, ce n'est pas ce que je veux dire.
On a quand même la chance, en Europe et en particulier en France, d'avoir d'excellents talents qui produisent des applications autour de l'intelligence artificielle qui sont assez phénoménales. Après, des applications qu'on utilise au quotidien, sans le savoir. J'imagine pour ceux qui sont dans leur voiture, qui parfois utilisent leur GPS, le fait de pouvoir obtenir le chemin le plus court pour aller à sa destination, c'est déjà l'intelligence artificielle. Et aujourd'hui, c'est vrai qu'on a des utilisations beaucoup plus sophistiquées. Je pense, par exemple, dans la chirurgie, on a des bras robots. Je pense à une de nos start-up qui s'appelle Ganymede Robotique.
Ce que vous nous dites, c'est que ce qu'on utilise, par exemple, dans la voiture ou en chirurgie, ce sont des innovations françaises ?
Oui, pour la plupart. La start-up que je viens de vous citer, ou quand vous écoutez de la musique sur Deezer, qui vous recommande des morceaux en fonction de vos goûts musicaux. Voilà, ça, c'est français. Et des applications qui sont diverses. J'aimerais bien m'arrêter sur la santé, parce que ça est partie des secteurs où on est certainement les meilleurs, parce qu'on a une très bonne médecine. Et donc, on a des super bons cas d'usage, des très bonnes applications de l'IA. Et c'est ça, ce qu'on cherche quelque part quand on développe une technologie, c'est d'avoir les meilleurs usages possibles.
Et je pense qu'en France et en Europe, on a d'excellents métiers, on a cette capacité à avoir d'excellents ingénieurs capables de le faire. Allez-y, continue. Un autre point que je voulais ajouter, c'est que l'IA, ce n'est pas simplement les usages, c'est en fait toute une infrastructure. Ce qui est assez intéressant, quand je vous disais, dans votre voiture, vous utilisez l'IA, c'est qu'aujourd'hui, des voitures sont fabriquées en intégrant directement de l'IA. C'est comme de l'électronique ou de l'électricité. C'est toute une infrastructure. Donc, l'IA, c'est à la fois des puissances de calcul à travers des cartes à puces, c'est du stockage de données.
Mais ça, justement, ça vient de l'étranger. Ces cartes à puces, on les fabrique très peu en Europe. On les fabrique très peu. Néanmoins, on a aujourd'hui des startups sur toutes ces couches de la chaîne de valeur de l'IA. Qu'est-ce que ça veut dire ? Effectivement, si on prend la couche des données dans le cloud, vous savez, le stockage des données, 80% des parts de marché en Europe sont trustées par des Américains. Ça veut dire qu'une grosse partie de la valeur va vers les États-Unis. C'est-à-dire que les données, ce sont quand même les Américains ? Aujourd'hui, clairement, en tout cas sur le marché européen, qui sont clairement les leaders. On a néanmoins des alternatives.
Des très belles boîtes françaises comme OVH, Scaleway, qui elles aussi sont capables de stocker nos données. Néanmoins, aujourd'hui, elles n'ont pas les mêmes moyens pour se développer. Elles n'ont pas les mêmes moyens à deux égards. Parce que déjà, on est en capacité en Europe de financer sur un rapport, on va dire, de 1 à 100 par rapport aux États-Unis. Donc, on a moins d'argent à investir. Ça fait une très grosse différence. Mais pour avoir de l'argent et des capitaux, en fait, ce dont on a besoin surtout, c'est de clients. Et aujourd'hui, la commande publique et la commande privée à destination de nos startups est beaucoup trop faible.
Ce que vous voulez dire, c'est qu'aujourd'hui, finalement, les grandes entreprises ou l'État se tournent plus facilement vers des solutions, peut-être américaines ou même chinoises, asiatiques, je ne sais, et pas suffisamment vers des solutions européennes qui existent.
Beaucoup vers des solutions américaines parce qu'en fait, c'est un écosystème d'innovation qui s'est développé avant l'écosystème européen, dans les années 70, là où nous, on a peut-être commencé dans les années 2000. Et on a quand même vraiment explosé, j'ai envie de dire, en France, autour des années 2010-2015, où moi, pour avoir travaillé dans le recrutement, j'ai vu des profils pour qui le rêve ultime était d'aller travailler dans la Silicon Valley, qui progressivement sont revenus en Europe parce qu'on a quand même de belles entreprises qui ont émergé. Mais néanmoins, elles sont plus jeunes. Et qu'est-ce qui se passe dans la tête d'un directeur IT dans un grand groupe ?
Il veut des systèmes d'information, qui va gérer tous ces systèmes-là. Il a envie d'avoir, quelque part, l'outil qui va aussi rassurer sa direction, qui sait être robuste parce qu'il a tout un historique sur le savoir-faire et les compétences.
Et pas forcément la solution toute nouvelle, alternative, sur laquelle on n'a pas forcément un peu de recul.
C'est vrai. Et donc, en France et en Europe, on a souvent la solution challenger, l'alternative, plus jeune.
Mais néanmoins, aussi... Mais il n'y a pas une prise de conscience avec la géopolitique, pardonnez-moi, mais avec l'environnement, on voit bien les difficultés aujourd'hui que l'on peut avoir avec les États-Unis. Est-ce qu'il n'y a pas une prise de conscience de la part de ces grands groupes ou de ces environnements, aujourd'hui, pour se dire, finalement, on va prendre une solution plus européenne ?
Ça fait longtemps qu'on essaye d'animer, de faire prendre conscience à ces acteurs publics et privés qu'il faut, effectivement, sortir de cette dépendance. Et le contexte géopolitique actuel aide. C'est plutôt favorable. Mais en un mois, c'est beaucoup trop lent. Il y a une étude qui a été révélée par la French Tech, qui est l'administration au sein de la Direction Générale des entreprises, qui observe ce qui se passe... Donc rattaché au gouvernement. Tout à fait, qui regarde ce qui se passe dans cet écosystème. Mais la commande privée à destination des startups, elle a progressé. On est passé de 1,9 à 2. Enfin, c'est dans ces ordres de grandeur. C'est ridicule.
Alors qu'aujourd'hui, les grands groupes, ils devraient, en fait, sous-traiter leur innovation pour 20-25% auprès de startups. Parce que c'est comme ça, en fait. C'est à travers des nouveaux entrants qu'on arrive véritablement à créer de l'innovation. Parce qu'il y a cette compétition et cette capacité à aller vite. Et parce qu'en fait, c'est ça dont on manque en Europe. C'est, un, cette capacité à aller très vite, comme peuvent le faire les Etats-Unis, parce qu'ils ont beaucoup de moyens. Ou la Chine, parce qu'ils sont organisés différemment et en écosystème. Et aussi parce qu'on manque de moyens, on peut passer à l'échelle.
Le problème de la France et de l'Europe, c'est qu'on est sur un marché qui est beaucoup trop fragmenté.
C'est pas très encourageant. Vous allez leur dire, mardi prochain, il y a un sommet de l'IA que vous organisez. D'ailleurs, l'IA Day, c'est ce que vous allez dire à l'écosystème. C'est-à-dire, réveillez-vous, il faut aller beaucoup plus vite. Il faut passer plus de commandes. En même temps, on est dans un environnement où on voit qu'il y a quand même peu de moyens.
Je ne pense pas qu'il faille se décourager. Au contraire, c'est un moment de prise de conscience, comme vous le disiez. Et c'est parfois dans des moments un peu de crise qu'on se réveille et qu'on arrive à sortir des choses extraordinaires. Est-ce que ces solutions, elles sont plus chères, par exemple ? Ce que je vous ai dit, c'est que les solutions, en tout cas, elles sont là. Elles sont sur toute la couche de la chaîne de valeur. Et surtout, elles sont sur des cas d'usage très spécifiques, un peu comme de la haute couture, si vous voulez. Et maintenant qu'on a tous ces usages-là, on connaît les constats. On sait qu'on est moins capable d'investir dans la R&D.
On sait aujourd'hui qu'il faut pouvoir gagner des parts de marché. Donc, une fois que le constat est posé, une fois qu'on a fait le diagnostic, les solutions, elles sont en face et il faut les mettre en place. On les connaît et donc il suffit d'accélérer. Et pour ça, il faut à la fois un alignement des volontés politiques avec une véritable politique industrielle au niveau de l'Europe pour se dire « D'accord, on va décider d'investir massivement dans l'IA. »
Et vous trouvez qu'aujourd'hui, il n'y a pas cette volonté politique, par exemple ?
Ça a commencé, ça a été amorcé d'ailleurs l'année dernière à la même date au sommet de l'IA quand on a annoncé plus de 100 milliards d'investissements, notamment dans des data centers en France. Des centres de données. Des centres de données pour justement vouloir véritablement créer tout un écosystème européen qui va être capable de faire émerger toute une nouvelle génération d'entreprises. Donc non, les efforts d'investissement, ils sont faits. Je pense que ce qui manque en face pour vraiment accélérer, c'est cette capacité à dire « Je choisis de faire une préférence européenne dans mes achats technologiques.
Alors, attendez, ce n'est pas du protectionnisme parce que ce que je suis en train de dire, c'est qu'on a juste besoin de quelque part de marché supplémentaire pour amorcer une dynamique positive. Et donc voilà, le constat peut dire « Oui, c'est vrai qu'on est en retard, mais en fait, on a tout ce qu'il faut pour rattraper notre retard. »
Alors ça, ce sont pour les entreprises, mais moi, simple particulier, qu'est-ce que je peux faire demain si je veux faire une préférence européenne, par exemple ?
C'est commencer à vous dire quand vous utilisez un logiciel, c'est-à-dire une application, par exemple, vous avez téléchargé sur votre téléphone, de vous dire « Est-ce que c'est une application française ? » Est-ce que c'est une application américaine ?
Comment j'arrive à me renseigner ?
Je pense qu'il faut tout simplement aller regarder les conditions générales ou vous renseigner sur Internet. Vous trouverez assez facilement…
Par exemple, sur les IA, les ChatGPT, les Gemini, ce sont des IA plutôt américaines. Est-ce qu'il y en a que l'on peut… Qu'est-ce que vous nous conseillez, par exemple, dans les IA françaises ou européennes ?
Alors, c'est vrai que si c'est dans votre cadre privé une altérarchie très simple à ChatGPT, c'est tout simplement Mistral. Je pense qu'on en parle beaucoup dans les médias aujourd'hui. Ça, c'est une IA française.
Est-ce que Mistral, c'est quand même pas l'arbre qui cache la clairière, finalement, assez parsemée ? Il y en a d'autres des Mistral en gestation ?
Alors, Mistral, c'est un cas particulier. C'est des modèles de fondation. Je ne pense pas qu'on ait besoin d'avoir plusieurs Mistral. Mais néanmoins, des applications très concrètes du quotidien française, par exemple, quand vous allez chez le médecin et que vous prenez votre rendez-vous via Doctolib, il y a toute une suite d'IA derrière. D'ailleurs, ils viennent de recruter des supers ingénieurs en IA, venus des États-Unis expressément pour travailler chez eux. Voilà, il y en a des solutions françaises. Donc, je pense que oui, en tant que consommateur, on doit se poser la question de se dire quand j'utilise quelque chose, qui est-ce qui en capte la valeur ?
On a entendu. Alors, justement, cet environnement, cet écosystème, vous le connaissez bien, vous êtes presque tombé dedans quand vous étiez jeune, puisque vous avez démarré tout de suite dans ce secteur. Non pas que vous soyez très vieille, puisque vous n'avez même pas 40 ans. Mais la question des talents, vous avez démarré dans le secteur du numérique. Et vous étiez chasseuse de tête, justement, en fondant une start-up spécialisée dans le recrutement de talents de ces nouvelles technologies. Vous voyez des changements aujourd'hui ?
Vous voyez, par exemple, une prise de conscience chez les jeunes ou les moins jeunes, et se dire, on ne va peut-être pas aller travailler, comme vous le disiez tout à l'heure, aux États-Unis. On va peut-être plutôt s'intéresser à l'Europe. Ou finalement, rien ne change.
C'est vrai que j'ai eu la chance d'arriver sur le marché du travail autour des années 2010, où c'était vraiment l'arrivée de toutes ces nouvelles applications. Notamment, c'est le moment où on est arrivé avec des smartphones dans nos poches, avec la possibilité d'avoir des applications. Donc, c'est tout un écosystème d'entreprises qui se sont notamment développées en France. Je pense à des blabla-cars, à des ventes privées, à des deezers, et ces entreprises-là, je me suis dit, c'est génial, il se passe quelque chose. Elles sont ultra dynamiques. Tout le monde les utilise. C'est des nouvelles marques qui donnent envie.
Et c'est ce qui a pu provoquer, je pense, quelques années après, je suis tiré ça aux alentours de 2015-2020, un véritable retour de différents ingénieurs que du coup, moi, je chassais pour qu'ils viennent travailler pour les entreprises françaises, qui avaient tous en tête ce rêve de la Silicon Valley et qui, en fait, ont assez vite revenu tout ça en disant, en fait, il se passe vraiment quelque chose en France. Alors, justement,
sur la question des emplois, quand on est aujourd'hui, on voit quand même plutôt que l'intelligence artificielle supprime des emplois. On entend tous les jours des vagues massives de suppression de postes, notamment à cause de l'IA, que ce soit dans le secteur bancaire, dans plein de secteurs. Aujourd'hui, demain, l'IA va tous nous mettre au chômage. C'est un peu la crainte ?
Alors, déjà, je pense qu'il faut relativiser avec les gros titres de plans de licenciement. Je pense que, de toute façon, il y a une période économique qui est compliquée et que peut-être que le fait de parler d'IA, c'est un peu de trouver une manière marketing d'annoncer ses plans de licenciement. Je pense qu'il est très compliqué aujourd'hui de dire concrètement combien d'emplois l'IA va créer ou détruire. Nous, dans l'étude qu'on a sorti la dernière et qu'on va renouveler la semaine prochaine, qui va sortir mardi, vous allez voir que, en fait, toutes ces entreprises que je vous cite dans l'IA en France, elles créent énormément d'emplois et qui plus est, elles continuent à en créer.
Vous pouvez nous dire énormément, ça veut dire ? C'est des dizaines de milliers et surtout, elles sont toutes en phase de recrutement et ça s'accélère très, très vite. Donc, c'est compliqué d'en tirer des conclusions et je vous parlais de ce moment où je suis rentrée sur le marché du travail en 2010 où, pareil, c'était la révolution numérique, il y avait des nouveaux métiers de développeurs qui, quelque part, rendaient obsolètes des métiers de webmaster mais, en fait, c'est juste des renouvellements de compétences. C'est des nouveaux métiers
qui apparaissent. On va suivre, on va écouter le renouvellement des compétences, c'est comme ça que vous le dites joliment pour dire qu'il y aura de l'emploi demain grâce à l'intelligence artificielle. Merci Maya Noël, directrice générale de France Digital d'être venue ce soir dans l'Invité Éco de France Info.