Iran - "Pression maximale pour paralyser les ressources financières du régime" : Jacob Helberg|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le secrétaire d'État, vous êtes Jacob Elberg, le sous-se d'État aux affaires économiques au côté de Marco Rubio et vous parlez un français remarquable. Bonsoir. Bonsoir.
Enchanté d'être avec vous. Merci beaucoup d'être là. Quelques mots d'abord sur l'actualité, l'Iran, ce régime tel qu'il est aujourd'hui, pourquoi est-ce qu'il est selon vous un danger au-delà du Proche-Orient ?
Un danger pour nous tous. Alors, sur le dossier iranien, il y a deux problèmes de fond. Numéro 1, l'Iran est le premier état parent du terrorisme au monde.
C'est un régime hybride entre le marxisme et l'islamisme. Et les racines intellectuelles de la révolution de 79 ont emprunté massivement aux théories communistes pour politiser l'islam. Euh je dois pas vous souligner que le moteur du régime, c'est la haine du capitalisme et de l'impérialisme occidental.
Et contrairement à un état traditionnel qui recherche à protéger ses frontières, la République islamisque se voit comme une cause universelle contre l'hégémonie occidentale et vise à exporter la révolution. Donc nous, notre approche dans l'administration Trump est très simple. Face à cette menace, le président Trump estime qu'il soit nécessaire de mettre en œuvre une stratégie de pression maximale afin de paralyser et d'assécher les ressources financières du régime.
Notre politique a trois objectifs stratégiques très clairs : l'arrêt définitif du programme nucléaire iranien, la fin du financement du terrorisme régional et la protection d'Israël et de nos alliés arabes. Notre point de vue, c'est qu'on peut avoir la sécurité collective ou l'apaisement, mais on peut pas avoir les deux. Et donc nous menque, est-ce que nous vivons, pardon, une sorte de moment Ronald Rigan, vous convoquez l'histoire, c'est un régime qui dure depuis 1979.
Est-ce qu'on est un moment comme ça de bascule où vous espérez que ce régime tombe ? Une des principales caractéristiques des années réganes était effectivement le clash entre la clarté morale et le relativisme. La clarté morale exige de reconnaître que la mesure géopolitique du monde est l'Étatnation, que l'Occident appartient à une civilisation et à une culture qui sont les siennes avec des valeurs de liberté qui sont éminemment supérieures à celles de la décroissance et du marxisme refoulé.
Donc oui, nous vivons effectivement dans un moment critique que j'appellerai plutôt d'ailleurs un moment Trump. Euh Jacob Elberg, le secrétaire d'État Rubio, à Munich a eu des mots plutôt chaleureux pour l'Europe, mais en parlant de son risque de déclin. Expliquez-nous cela d'abord sur l'économie.
Si nous sommes en déclin, d'après vous, pourquoi ? Écoutez, ce que le secrétaire d'État Rubio a dit à Munich est très simple, c'est que l'Amérique ne peut pas vouloir la force de l'Europe plus que les Européens eux-mêmes. Nous voulons une Europe forte mais une Europe qui se respecte.
Le déclin de l'Europe n'est pas une fatalité mais c'est un choix et c'est d'ailleurs un très mauvais choix. L'Europe s'étouffe sous les règles. Il y a des milliers de pages de régulation pour tout et n'importe quoi.
Et les entreprises américaine comme les entreprises européennes ne peuvent plus rien construire, ne peuvent plus rien inventer sans demander la permission à un bureaucrate. Et ça c'est pas tenable. Et le deuxième point, c'est la la le plus gros désastre, c'est sans aucun doute la submersion migratoire que l'Europe subit depuis maintenant plus de 25 ans.
On peut pas avoir un pays ou un continent si on n pas de frontière. Et ce qui se passe en Europe, c'est l'invasion de millions de personnes sans aucun contrôle et par politesse politique, les Européens détruisent leur propre culture et leur sécurité. Donc notre administration veut une Europe forte, une Europe fière, qui se respecte avec des frontières et qui libère ses entrepreneurs.
Voilà notre message. Vous êtes spécialement critique pour la Commission européenne. Vous dites "Elle se fait elle elle est elle fonctionne au détriment des nations." Pourquoi ?
Alors, nous nous portons pas jugement sur le le détriment que la Commission européenne porte sur les nations, mais ce que nous observons, c'est la division opaque des tâches entre la Commission européenne et les gouvernements nationaux. La Commission européenne contrôle la politique monétaire ainsi que ainsi que toutes sortes de politiques réglementaires sur le marché commun européen. Et on se retrouve aujourd'hui dans une situation où les peuples européens élisent des leaders à l'échelle nationale qui ont de moins de moins en moins d'autorité sur l'économie de leur frontière.
Et donc et ça crée des vrais problèmes quand nous on essaie de coordonner notre politique économique avec l'Europe parce que ça fait qu'à chaque fois on doit coordonner avec 27 pays différents qui sont souvent pas du tout d'accord qui ont des intérêts totalement différents et finalement ça crée un des manques de communication qui sont très importants entre notre nos deux continents. Vous avez parlé du contrôle des frontières. Vous avez changé de politique des frontières de manière très marquée.
Vous savez que beaucoup en Europe considèrent que vous l'avez fait de manière inhumaine. Est-ce que vous espérez que la politique des frontières en Europe change ? Est-ce que vous vous battrez pour cela ?
La politique des frontières européennes, c'est un combat qui est distinctement européen. C'est aux Européens de prendre leur destin en main. Mais comme le secrétaire d'État Rubio a dit de façon très claire, nous estimons que notre destin est lié à celui de l'Europe parce que nous appartenons à la même civilisation.
Et donc en tant que que cousin civilisationnel, nous encourageons les leaders européens à se réveiller et à avoir un certain sursaut politique et à prendre leur frontière en main afin de regagner leur destin et de regagner leur économie. Quelle sera la forme du sursaut que vous appelez de vos vœux ? Vous les Américains, vous ne vous gênez pas toujours pour vous mêler un peu de politique en Europe.
Je rappelle que Obama avait fait campagne contre le Brexit quand il était président. Ensuite, il avait notamment soutenu Emmanuel Macron ici en France. Pour vous aujourd'hui, pour l'administration Trump, qui incarne en Europe le renouveau ?
Écoutez, les candidats euh dans des élections diverses et variées, c'est aux Européens de les choisir. Nous, ce qu'on constate, c'est que il y a deux obstacles principal et majeur euh entre l'Europe faible et l'Europe forte, c'est la surréglementation et la surtaxation des des peuples européens d'une part et d'autre part, c'est la submersion migratoire qui est en train de plonger l'Europe dans le sectarisme. Et donc nous faisons tout ce qu'on peut pour souligner ces constats à nos amis européens.
Le secrétaire d'État Rubio a dit de façon très claire que nous sommes nous communiquons ça de façon franche et honnête car nous nous en sous. Nous sommes les seuls partenaires de l'Europe à nous suffisamment du sort de l'Europe pour vous dire ces chosesl honnêtement. et nous sommes toujours honnêtes avec nos voisins européens, même si parfois c'est avec beaucoup de franchises, mais c'est parce que nous nous soucions de votre sort.
Jaobberg, vous vous votre dans la stratégie nationale de sécurité du président Trump, il avait dit on va s'appuyer sur certains partis. Alors, c'est pas un mystère. Il y a une très bonne relation avec monsieur Urban en Hongrie, avec madame Mélonie en en Italie.
En France, ce sera qui ou ce serait qui ? C'est aux français de décider quel chemin ils vont emprunter politiquement. Notre rôle, c'est simplement de souligner le fait que la subversion, la submersion migratoire, la surréglementation et la surtaxation se fait au détriment des Européens et des citoyens français.
Les Français et les Européens sont plein de ressorts. La France est le pays qui a inventé le Concord de le TGV. C'est un leader dans l'énergie nucléaire.
Ils ont toutes les cartes en main pour être un grand pays si ils se donnent les moyens de construire et s'ils ont des frontières qui assurent une sécurité au peuple français. Donc nous aurons toujours ces discussions franches mais en fin de compte c'est aux Français et aux Européens de décider pour qui ils veulent voter. Jacob Elberg vous parlez bien français poser la question français essayons de le poursuivre en français.
Vous savez que les Européens vous regardent vous l'administration Trump de deux manières. Il y a ceux qui disent ils ne nous aiment pas. Trump V Rubio ne nous aime pas et ceux qui soulignent au contraire que président Trump est allé à Notre Dame que Vince ici à Paris a visité le Louvre avec une attention particulière que qu'en réalité vous nous aimez mais différemment.
Quelle preuve vous nous donnez d'amour ou de désamour ? Nous voulons une Europe forte et une Europe fière et nous sommes les seuls partenaires de l'Europe dans le monde à se soucier suffisamment de vous pour être honnête sur nos préoccupations. Beaucoup d'autres pays ne disent rien parce qu'ils s'en fichent et nous nous en souons.
Donc nous sommes honnêtes avec nos nos cousins européens et nous continuerons à être honnêtes. Qu'est-ce que ça veut dire plus directement ? Est-ce que monsieur Trump aime l'Europe ? aime la France.
Monsieur bien sûr, monsieur Trump aime l'Europe. Monsieur Trump aime la culture européenne, ses parents, c'est sa mère est une européenne, sa femme est estsue de l'immigration européenne. Son cabinet compte beaucoup de gens qui sont d'issus de l'immigration européenne.
Et donc et donc monsieur Trump aime l'Europe. Mais l'amour, c'est aussi la franchise. Et donc c'est pour ça que nous nous avons toujours été très francs avec l'Europe et nous continuerons à être très francs avec l'Europe.
L'Europe doit absolument prendre son destin en main et reconnaître que elle est elle-même issue d'une civilisation dont elle doit être fière. Elle a des frontières qu'elle devrait respecter qu'elle devrait respecter et elle le le décroissant la la décroissance européenne que l'Europe subit depuis les 25 dernières années n'est pas une fatalité mais c'est un choix. Et donc en adoptant des politiques plus généreuses par rapport à ses entrepreneurs, elle peut à nouveau croître à un élan qui correspond à celui des États-Unis. euh qui est à peu près à à 3 % par an.
Qu'est-ce qui manque selon vous à l'Europe ? À vous entendre, il y a des aspects économiques et il y a des aspects d'état, d'esprit. Est-ce que nous manquons d'agressivité selon vous, d'agressivité dans le monde ?
Le le une des questions fondamentales qui qui manque à l'Europe, c'est pas seulement des politiques, mais c'est vraiment un comme comme vous dites un état d'esprit et un état de confiance en soi. L'Europe doit regagner la confiance en soi et la fierté d'elle-même. Et c'est exactement ce à quoi a fait référence le secrétaire d'état Rubio.
Parce que l'Europe a tous les éléments d'une grande civilisation qui a qui a a rayonné sur le monde pendant plus de 2000 ans et donc ce serait vraiment très important que l'Europe regagne cette conférence en elle. Pourquoi est-ce que d'après vous nous sous-estimons le danger chinois ? Donc le le danger chinois est principalement un danger commercial et géopolitique.
Et sur le plan commercial, la Chine ne veut absolument pas commercer avec vous. Elle veut vous posséder petit à petit, industrie après industrie. La solution n'est certainement pas d'imiter la Chine, mais d'innover, de complètement changer la donne avec une stratégie industrielle et technologique qui est propre à l'Occident.
Et c'est exactement ça que nous faisions du côté des États-Unis avec notre initiative Paxilica. Nous avons eu plusieurs conversations avec la Commission européenne à ce sujet et nous espérons pouvoir être partenaire avec l'Europe sur ce projet. Jacob Elberg, répondez aux objections.
Vous savez combien d'Européens ont l'impression qu'en fait vous essayez de nous vassaliser et ça date pas d'hier. Obama qui nous a maltraité dans l'affaire des écoutes. Bush qui a entraîné tellement d'Européens dans l'aventure folle de l'Irak.
Et maintenant beaucoup disent "Vous nous maltraitez, vous nous vendez des vous nous vendez des armes au prix fort, du gaz au prix fort, vous nous raquétez dans les les droits de douane." Euh certains disent "Si vous nous aimez, c'est plutôt c'est des preuves d'amour un peu bizarres. Les les Américains aiment l'Europe.
Ils ont des liens de parenté avec l'Europe qui sont extrêmement profond. Ils ont absolument aucune intention de dominer l'Europe. Et d'ailleurs, je dirais plus ce dont l'Europe devrait se soucier, c'est du mouvement intellectuel isolationniste aux États-Unis qui gagne beaucoup d'importance et les États-Unis qui ont souvent des tendances à vouloir se mettre en retrait. parce que les États-Unis, c'est un pays qui est loin de l'Europe et et qui bénéficie d'une hémisphère qui est relativement stable.
Et donc et donc dominer l'Europe, c'est certainement pas le projet américain. Le projet américain, c'est un pays avec lesquels les Américains peuvent commercer avec des pays entre des pays stables et prospès. C'est très simple. est-ce que ça veut dire qu'en réalité, contrairement au lieu commun, vous allez plus investir en Europe économiquement, commercialement, rester avec vos bases militaires ?
Est-ce que ça fait partie cette union ? Elle va se renforcer ? Le les États-Unis sont déjà actuellement le premier client de de l'Europe à à consommer plus de 789 milliards de dollars par an de biens et services européens.
Euh les les Américains investissent énormément en Europe déjà euh afin il y a il y a il reste néanmoins un énorme potentiel d'investissement américain en Europe, surtout à travers l'issue de la révolution de l'intelligence artificielle. Mais pour que l'investissement arrive, il faut que l'Europe simplifie son régime réglementaire. C'est essentiel.
Si l'Europe continue à matraquer les entreprises de réglementation de normes et de et de taxation, l'Europe va pas seulement étouffer les entreprises américaines, elle va d'abord étouffer les entreprises européennes. Et c'est ça le l'enjeu principal économique que dont le secrétaire d'État Rubio essaie de communiquer à ses amis européens. Un dernier mot, monsieur le secrétaire d'État.
Il y a ce mot tellement révélateur de Jefferson qui dit "Les États-Unis empire de la liberté et selon les périodes, on insiste plus sur le côté empire ou sur le côté liberté. Aujourd'hui, il y a un peuple qui cherche à se libérer, c'est évidemment le peuple iranien. Qu'est-ce que vous dites au au peuple iranien ?
Quel est le message des États-Unis d'Amérique au peuple iranien qui actuellement est sous le coût de la répression que l'on sait ? Notre message, vous savez, a toujours été que c'est au peuple iraniens de prendre leur destin en main. Nous sommes nous nous bien sûr nous voulons pas voir de massacre dans les rues de Terran et nous voulons pas voir de de tragédie civil se dérouler en Iran.
Euh mais c'est au peuple iranien de choisir son destin. Euh néanmoins, nous avons une politique sur l'Iran qui est d'interdir l'Iran d'avoir accès à une bombe nucléaire, d'interdir l'Iran de financer des réseaux régionaux terroristes et des vecteurs d'instabilité à travers le Moyen-Orient et de protéger nos alliés au Moyen-Orient, plus particulièrement Israël et nos alliés arabes. Et et donc nous allons défendre notre nos intérêts dans la au Moyen-Orient.
Nous nous avons appliqué une politique de pression maximale économique contre l'Iran et nous continuerons à poursuivre un processus de négociation avec le gouvernement iranien en tandem avec cette politique de de pression maximale. Monsieur d'État, merci d'avoir été notre invité et merci pour le français. Merci beaucoup.
M.
Christian Jacob