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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 2 mars 2023 31 minContradictoireFond programmatiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Retraites : coup d'envoi des débats au Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Dans quel état d'esprit les sénateurs vont-ils aborder cette réforme ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle va être votre stratégie au Sénat ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous noter que il n'y ait pas de vote au Sénat ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous considérez que c'est simple ce n'est pas possible ?

  • 20:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous allez soutenir les républicains sur la question de la surcote ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Marie-Pierre de la GontrieChiffre
    « 72 ou 78 % d'un dernier baromètre de ça pour que l'excellin majorité des français surtout posés »
  • 7:00Stéphane le RubyFait
    « il doit y avoir ce texte est incomplet est imparfait »
  • 12:00Marie-Pierre de la GontrieFait
    « le rapport du Comité d'Orientation des Retraites son président s'est exprimé à de nombreuses reprises »
  • 18:00Stéphane le RubyChiffre
    « en 1945 quand le système de répartition est intégré par le général de Gaulle on avait 6 actifs pour un retraité »
  • 24:00Marie-Pierre de la GontrieChiffre
    « 8 millions de Français qui ont déjà un système de capitalisation 3,5 dans le public 4,5 dans le privé »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et avec nous pour ce club spécial consacré à la réforme des retraites de sénateurs qui vont débattre de cette réforme Marie-Claire de la contrib bonjour bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes sénatrice socialiste de Paris Stéphane le Ruby bonjour bonjour merci d'être là sénateur les républicains des Bouches-du-Rhône et vous allez donc des battes de cette réforme des retraites qui arrivent au Sénat aujourd'hui début des débats dans l'hémicycle à 14h30 d'abord Samia on va faire un point avec vous sur les enjeux politiques de cette réforme dans quel état d'esprit les sénateurs vont l'aborder mais plutôt sereinement a priori Oriane puisque la majorité sénatoriale promet des débats plus apaisés qu'à l'Assemblée nationale il faut dire que cette majorité de droite et du centre elle est favorable on le sait à la réforme qui prévoit de reporter l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans elle compte donc bien la beauté cette réforme le Sénat doit donner une autre image que celle qui a donné l'assemblée a déclaré hier Bruno Retailleau patron des sénateurs LR le job des sénateurs je cite toujours ce n'est pas de discuter à l'infini c'est voter a-t-il rajouté à gauche en revanche on fait front commun contre la réforme des retraites socialiste communiste et écologistes ont tenu à une conférence de presse commune pour afficher leur unité nous allons nous battre contre cette réforme que nous considérons comme une réforme de régression sociale à prévenus Patrick canard président du groupe socialiste alors la gauche sénatoriale et laquelle vous appartenez Marie-Pierre delagontrie elle est donc elle a décidé de s'opposer à cette réforme des retraites mais vous êtes minoritaire au Sénat on le sait alors quel va être votre stratégie au Sénat notre stratégie ça va être d'abord de défendre tous les il y a une très belle photo là qui s'affiche derrière vous c'est centaines de milliers et de millions de manifestants qui s'inquiètent et on le voit bien on est très au-delà des manifestations habituelles on le voit par exemple dans les villes moyennes où il y a d'habitude peu de mouvement des gens qui se mobilisent parce que tout le monde est inquiet et tout s'oppose quand je dis tout le monde les sondages je crois ce qui va mais dit 72 ou 78 % d'un dernier baromètre de ça pour que l'excellin majorité des français surtout posés et ça tient toujours bref donc nous ce que nous voulons c'est effectivement qui dit ce débat sur le fond qui n'a pas pu se tenir à l'Assemblée pour d'autres raisons on peut y revenir si vous voulez mais peu importe parce que je pense qu'il est très important que les Français sachent très exactement la position des uns des autres et qui a voté quoi et moi je le dis à nos collègues LR nous aurons un débat très sérieux robuste solide mais je crains qu'il ne décide de jouer un peu le rôle des idiots utiles du gouvernement aujourd'hui Emmanuel Macron de toute façon au fond n'a pas une idéologie extrêmement déterminée ce qu'il veut c'est que son texte soit voté il fait parfois preuve d'ailleurs d'une espèce d'obstination un petit peu déraisonnable bref et donc les sénateurs LR LR en général voit une possibilité de s'engouffrer mais au final si par hasard le texte est voté voilà et bien les sénateurs et les auront permis Emmanuel Macron de faire voter sa réforme des retraites or les gens qui manifestent dans la rue c'est pas malheureusement pour nous que des électeurs de gauche donc nous allons régulièrement interpellé sur tous les sujets les carrières longues les femmes etc etc évidemment mais sur la méthode vous risquez de jouer les idiots utiles du gouvernement c'est ce que dit on est toujours cohérent et constant par rapport à ce qu'on a défendu qu'Emmanuel Macron échangé d'avis et rejoindre l'oppositions ça le regarde effectivement je rejoins madame de la Contrie il a pas de il y a pas de corpus idéologique d'Emmanuel Macron et ça se voit bien mais ce qui ce qu'il faut noter c'est que on aura des débats apaisé serein sur l'ensemble des sujets il y avait un articles et c'est 20 articles doivent être étudiés pourquoi parce que il doit y avoir ce texte est incomplet est imparfait on doit majorité des avancées également sociales pour nos concitoyens pour les rassurer pour voir que clairement cette réforme elle est nécessaire on l'a vu par rapport à l'évolution démographique mais dans le même temps elle doit être la plus juste possible donc c'est la raison pour laquelle la droite sénatoriale effectivement portera des amendements par exemple sur la carrière hachée des femmes sur les maires de famille puisque ce sont malheureusement pour l'heure les victimes de ce texte nous porterons également le sujet des carrières longues enfin on va parler du fond mais sur la méthode est-ce que vous noter que il n'y ait pas de vote au Sénat quand on regarde le paysage institutionnel le Sénat et le seul Paul institutionnel stable aujourd'hui regardez l'état de l'exécutif regardez le spectacle à l'assemblée du Sénat il y a toujours eu des discussions de fond et on arrive toujours à voter les textes ça serait une inédit sous la Cinquième République moi je dénonce la procédure qui a été utilisée du 47-1 sur un sujet aussi essentiel le temps programmé n'est pas la bonne méthode mais encore une fois on a une responsabilité sinon on ouvre une crise parlementaire et démocratique sans précédent soit Cinquième République nous on souhaite que le débat se prolonge autant que nécessaire effectivement peut-être pour les téléspectateurs l'article que vous évoquez c'est un article qui contraint de terminer le dimanche 12 à minuit on éteint la lumière terminée quel que soit le stade de la discussion et c'est effectivement un problème alors moi j'entends que le Sénat la tradition etc etc autant je suis pour le débat de fond que aucune question ne soit escamotée qu'il y ait des votes autant moi je ne sais pas si au final ce texte sera voté je ne sais pas et c'est vrai que vous avez raison non mais comment dire nous nous ne sommes pas nous n'avons pas comme but de guerre de décider que l'Assemblée ou le Sénat ne fonctionnerait pas ce n'est pas notre notre ADN politique à la différence de certaines autres formations politiques sauf que vous avez raison de dire que c'est inédit mais c'est inédit de faire une réforme des retraites qui mettent autant de personnes dans la rue et avec un système de de législation qui est très originale et un petit peu choquant donc beaucoup de choses sont inédites c'est inédit effectivement que l'assemblée n'est pas pu voter et peut-être que le Sénat ne pourra pas voter et ensuite on verra parce que il faut préciser peut-être que parce que nous on est là dedans de du matin au soir donc on connaît ça par coeur mais peut-être préciser aux gens qui nous regardent de bon matin que si le Sénat ne votait pas bon il y a une procédure parlementaire etc très bien mais le gouvernement aurait la possibilité pas l'obligation de prendre ses dispositions par ordonnance bien donc on serait encore dans un autre scénario donc voilà nous on ne se fixe pas d'objectif particulier ce qu'on veut c'est que le débat ait lieu sur chaque point tout le temps et nous serons absolument intransigeants y compris avec le ministre qui était autrefois socialiste qui semble avoir totalement oublié les valeurs pour qu'elle il s'est engagé en politique je parle d'Olivier du sol mais est-ce que c'est un problème si la majorité sénatoriale et la présidence du Sénat accélère les débats pour arriver au bout est-ce que vous vous considérez que c'est simple ce n'est pas possible c'est-à-dire qu'en fait lorsqu'on regarde de près j'ai vu que fleurissait dans les articles cette théorie qui est là aussi je me permets de faire les sous-titres le fait que la présidence de séance pourrait limiter le nombre d'intervenants sur chaque sujet à un intervenant favorable un intervenant défavorable je résume sauf que c'est très très compliqué à mettre en oeuvre parce qu'il faut consulter le Sénat il faut que les groupes puissent s'exprimer voter sur le principe même d'appliquer cette mesure et le Conseil constitutionnel est très exigeant sur ce point il dit que les groupes de position doivent pouvoir s'exprimer bref nous sommes avec un texte qui est sans doute inconstitutionnel sans rentrer dans les détails parce que la procédure qui a été choisie n'est pas adaptée etc etc et si en plus le Sénat le président du Sénat s'embarquait il y a pas d'autres mots dans une procédure totalement aléatoire et fragile cela renforcerait l'inconstitutionnalité alors avoir fait tout ça pour avoir au final un Intex censuré par le Conseil constitutionnel là je me permettrai de dire qu'effectivement et LR et la présidence du Sénat aurait joué un rôle un petit peu voilà ça aurait été piégé par son propre raisonnement non je pense pas que ça soit la volonté du président archer l'ensemble des groupes politiques à bien conscience que il faut aller sur un débat serein des bas de fonds on est regardé par des millions de Français il y en a qui sont également dans la rue le spectacle qui a été donné à l'Assemblée nationale ne se reproduira pas encore une fois au Sénat on se connaît assez suffisamment entre groupes politiques donc moi j'ai tout confiance à l'intelligence collective pour aboutir au vote de ce texte parce que effectivement et je rejoins encore une fois madame de la Contrie attention parce qu'on arrive dans une procédure après tellement fragile sur la légitimité du texte soit par 49,3 soit par ordonnance sur ses traits techniques mais ça veut dire que c'est un passage en force sur une réforme aussi essentielle ce n'est pas possible on a déjà une crise sociale sans précédent dans dans le pays il faut vraiment faire preuve de pédagogie c'est tout le rôle des parlementaires également on va rentrer dans le fond du texte évidemment au cœur de cette réforme et à l'aéroport d'allège légal de départ le fameux article 7 qui sera examiné après la journée du 7 mars c'est l'accord que qui a été trouvé entre les sénateurs vous pensez que ça peut changer les débats le fait de d'examiner cet article après cette journée de mobilisation nous notre notre boussole c'est effectivement de discuter avec les syndicats c'est le mouvement syndical je note par ailleurs au passage que là où autrefois le pôle de de raison de dialogue de stabilité de régulation c'était le Parlement et dans la rue parfois y compris parce qu'il y avait des des dérapages les choses étaient beaucoup plus compliquées aujourd'hui c'est l'inverse quand même problème c'est-à-dire que tant mieux moi je suis ravi que les manifestations soient à la fois fournies et se passe dans de bonnes conditions et nous avons une inter syndicale avec des responsables syndicaux qui sont enfin dont on peut être assez fier j'ai envie de dire même si on ne partage pas leurs opinions donc nous nous dialoguons avec eux et effectivement cette journée du 7 mars personne ne sait très exactement comment elle va se dérouler ce qui va se produire est-ce que des mouvements de grève vont être initiés au-delà de ce que nous avons pu déjà connaître combien de une centaine de voir de millions de personnes il y aura dans la rue bref donc comme l'article clé enfin clé emblématique c'est cet article 7 sur le report de l'âge de 62 à 64 ans effectivement nous nous souhaiterions que nous puissions d'abord voir quel est le degré d'intérêt des Français par rapport à cela la mobilisation de du 7 mars avant de l'examiner pour pour être encore une fois pour nous le Parlement doit être l'écho et le porte-voix du sentiment des Français et pas l'inverse cette journée du 7 mars fondamentalement il faudra mesurer en fait le mécontentement des Français là aussi il y a le rôle des corps intermédiaires et il faut saluer les représentants syndicaux qui ont pu faire preuve de responsabilité durant ces semaines de mécontentement et de et de conflits sociaux maintenant je dis attention parce que le fait d'avoir des objectifs de repousser après le 7 mars la lecture et l'examen de l'article 7 il y a quand même des articles suivants qui sont assez essentiels notamment pour les avancées sociales je pense la pension de réversion pour les adultes handicapés qui malheureusement ont perdu les deux parents toutes ces avancées sociales sont après cet article donc il faudrait pas non plus rabougrir raccourcir le débat sur ces sujets aussi essentiels pardon le gouvernement peut décider de prolonger au-delà du 12 il faut quand même préciser ce point donc je crois non je crois que tous les groupes enfin je ne sais pas mais je suis persuadé que les groupes seraient preneurs de ce que le débat dure au-delà du 12 on va rester sur cet âge de départ on va voir ce qu'on pense les Français concernés par cette réforme Jonathan Dupriez est allé rencontrer une assistante maternelle et une opticienne toutes deux concernée par le passage à 64 ans mais qui vous allez le voir ne l'accueille pas de la même façon dans les Yvelines c'est ici à son domicile que travaille angélique emeret 46 ans angélique est assistante maternelle depuis 20 ans un métier au contact des enfants qu'elle apprécie au quotidien qu'est-ce que j'aime le partage avec les enfants qui nous le rendent super bien le côté humain les relations avec les parents mais le métier comporte aussi de lourdes contraintes des gros horaires 7h à 18h tous les jours et des difficultés physiques liées à la manipulation des enfants malgré cela les assistantes maternelles ne tomberaient pas sous le coup des critères de pénibilité de la nouvelle réforme des retraites alors pour Angélique travailler deux ans de plus et partir à 64 ans contre 62 initialement et tout simplement un concevable on n'est pas à l'abri que le corps ne sèche plus malgré les mêmes si on a des douleurs rien dit que une épaule va pas lâcher et là du coup ça met quand même en danger les enfants à 64 ans même plus parce que je pense que ça ira peut-être plus quand on va se battre pour que non mais bon à une heure de là Champigny-sur-Marne Déborah wargon fait-elle un métier qu'elle juge beaucoup moins pénible moi j'ai trouvé que ça c'était bien à mes deux ans plus je peux sans problème moi ça c'est agréable j'aime le contact avec les clients je ne m'imagine même pas et en fait j'ai très peur d'être à la retraite parce que j'ai très peur de m'ennuyer soutien d'Emmanuel Macron à la présidentielle la chef d'entreprise loue le courage du chef de l'État de mener une réforme quelle voie comme indispensable pour sauver le système par répartition ça fait partie même de l'essence même de la France qui est le principe de solidarité donc il faut être pragmatique et se dire ok on veut sauver le système sinon c'est la banqueroute donc trouvons des solutions mais l'opinion de Déborah reste minoritaire dans le pays à l'heure où la chambre haute commence l'examen du texte sur les retraites selon notre dernier baromètre donc ça pour ce 29% des Français se disent favorables à un vote des sénateurs sur le report de l'âge légal de départ à 64 ans alors que 70% des Français s'y opposent toujours mais moi ça me pose pas de problème d'aller jusqu'à 4 ans je trouve cette jeune femme très sympathique d'abord je ne sais pas quel âge elle est là c'est sûr que de travailler dans un magasin d'optique et sûrement moins épuisant que de travailler à la chaîne dans une usine donc voilà par ailleurs moi ce qui me frappe dans ce qu'elle évoque c'est à quel point la communication du gouvernement a finalement pénétré les esprits pourquoi dire que le régime risque la banqueroute et tout simplement faux c'est d'ailleurs ce que dit le rapport du Comité d'Orientation des Retraites son président s'est exprimé à de nombreuses reprises et d'ailleurs ça a été fort peu apprécié par par le gouvernement donc c'est un problème de recettes mais qu'il faut se poser la question du niveau de vie des retraits pour compléter totalement ce que j'avais évoqué donc il évoque le fait qu'il n'y a pas d'effondrement contrairement à ce qui se dit et que les gens pensent parce que le bon argument qui semble de gros bon sens ah mais on vit plus longtemps donc c'est normal bien sans tenir compte de des évolutions démographiques qui sont qu'effectivement on a tous entendu parler du après la guerre bref tous ces gens-là que nous adorons tous effectivement sont aujourd'hui en face de retraite mais un jour ne seront plus parmi nous bref donc il y a ça ensuite il y a la question des recettes et la question des recettes il faut évidemment la regarder alors on a affaire à la fois à la droite et à Macron qui refuse la taxation des super profits la réintroduction de ce qu'on a appelé rapidement l'impôt sur la fortune on peut regarder si on peut répartir l'effort sur à la fois les employeurs etc donc il y a d'autres pistes de faire travailler les gens plus plus longtemps juste de points par rapport aux propos de même de la Contrie champ total des accords sur l'évolution démographique il faut se rappeler qu'en 1945 quand le système avec le corps le corps C o r Oui Oui en 1945 en 1945 quand le système de répartition est intégré par le général de Gaulle on avait 6 actifs pour un retraité donc 6 actifs financés une retraite aujourd'hui on en est à 1,7 la trajectoire 2040 aujourd'hui c'est 1,4 il y a un pic démographique mais là c'est pas le corps qui le dit c'est l'INSEE en 2040 ce qui veut dire clairement qu'on aura moins 30% d'actifs à partir de 2040 et donc l'idée c'est de dire si on a moins d'actif on aura forcément moins de cotisants et derrière ce sont les pensions de retraite qui baisseront on peut parler des recettes vous parlez c'est mon deuxième point vous parlez des super profits mais vous avez déjà tenté de taxer les riches regardez entre 2012 et 2015 vous augmentez massivement les impôts qu'est-ce qui se passe dans cette période là vous avez des recettes fiscales qui chutent considérablement moins 2% derrière vous avez plus de la moitié des personnes de plus quand un revenu imposable de plus de 100000 euros qui quittent la France donc vous voyez bien que c'est un peu la courbe de l'affaire dès lors que vous matraquez fiscalement vous arrivez à un seuil d'acceptabilité qui fait que vous aurez mécaniquement des délocalisations des chefs d'entreprise qui n'ont plus investir et donc à forceuri plus d'emplois l'emploi qui finance les retraites futures mais non mais c'est le discours on va l'entendre pendant des jours et des jours c'est le discours traditionnel de la droite encore une fois si on veut augmenter les recettes il faut vraiment lire les travaux de Michael Zemmour qui a révélé la supercherie de la fameuse pension à 1200 euros au premier à tous que les gens ont compris comme étant assuré ce qui a été un flop du gouvernement incroyable bref donc il y a plusieurs façons de manière subtile fine et pas matraquer le terme est sympathique mais il n'est pas exact pour augmenter les recettes de la même manière que ces illusoire de penser que parce qu'on va augmenter retarder l'âge de départ à la retraite toutes ces personnes doivent être en emploi quand on regarde les courbes d'emploi des seniors on voit bien que on va amener des gens ça marche très bien pour repousser l'âge de départ à la retraite ça marche très bien pour les cadres sauf que plus vous êtes peu qualifié plus en fait vous n'avez plus d'emploi donc vous retrouvez au chômage avec une réforme du chômage qui comme vous le savez est extrêmement rude pour les personnes concernées et ensuite qui vont finir pendant quelques temps sans activité sans ressources peut être au RSA donc ça c'est un naufrage j'ai du mal en fait j'ai du mal à vous comprendre parce que en 2014 vous faites une réforme qui s'appelle la réforme Touraine qui la chose suivante il va falloir travailler davantage ce que vous prenez les 43 ans nuités donc quand vous êtes au gouvernement oui mais vous cotisiez davantage donc vous travaillez davantage on est le pays d'Europe qui travaille au moins 170 heures par rapport à la moyenne des pays des pays européens c'est un constat donc en fait dès lors que vous êtes aux affaires vous avez un principe de réalité qui vous rattrape et comme vous êtes dans l'opposition vous dénoncez clairement le ce principe de réalité et c'est là où j'ai du mal à j'ai du mal à vous suivre à nous c'est les économistes Michael Zemmour c'est pas c'est pas un parlementaire de gauche vous avez bel et bien sûr en 2014 la réforme Touraine dans la même logique qui était augmenté la durée de cotisation c'est une chose de manière progressive retarder l'âge de départ c'est autre chose mais mais c'est un filet de sécurité là je vous ai par ça évite les les petites ça évite les petites pensions effectivement par rapport uniquement à à la durée de cotisation des femmes seront-elles pénalisées par cette réforme avant de vous entendre Stéphanie pierre de la Gontrie Samia la droite sénatoriale a proposé des amendements sur ce sujet oui elle conditionne même son vote elle l'adoption d'une surcote pour la retraite des femmes ayant tu un ou plusieurs enfants elles auraient droit à une majoration sur les trimestres cotisés après 63 ans attention elle ne pourront pas partir pour autant à la retraite avant l'âge légal prévu par la réforme qui est à 64 ans mais c'est à 63 ans elles ont une carrière complète et qu'elles ont eu un enfant chaque trimestre supplémentaire travaillait après 63 ans sera majoré de 1,25%. donc pour une année supplémentaire travaillée entre 63 et 64 ans ça fait quatre trimestres majorées et donc ça fait au final une surcote de 5% c'est une ligne rouge pour la droite l'adoption de cette de cette surcote pour les pour les pour les femmes vous conditionnez votre votre réellement à l'adoption de cette mesure totalement je vous lisions d'introduction je pense que les maires de famille sont les grandes perdantes de cette réforme en tout cas sur le texte initial des femmes en général mais du texte initial du gouvernement donc on a des propositions très fortes en faveur des maires de famille je pense que là dessus la gauche sera favorable à ce qu'on à ce qu'on examine ses amendements et je pense que ce sont des dépenses effectivement supplémentaires puisqu'on parle d'équilibre je m'entendais monsieur Patriat tout à l'heure c'est quelque chose aussi qu'il faut dire aux Français ça me tient à cœur si vous permettez tout ce système de répartition ne tient que par rapport à la vision démographique que l'on a de notre pays mais dans cinq ans ou dans 10 ans il faut dire aussi la vérité il va falloir en revenir il y a d'ailleurs une clause de revoyure dans le texte à 5 ou 10 ans et ce qui veut dire qu'il va falloir être imaginatif et proposer aussi un autre système que le système de répartition qu'on adossera à ce système de répartition pour pouvoir pérenniser notre système de retraite parce que on va revenir sur les femmes allez-y parce que vous vous dites vous on voit bien que c'était injuste sur certaines sur certaines dispositions on va essayer de le corriger et j'espère encore une fois qu'on aura la gauche avec nous sur les avancées sociales que la droite pourra pour apporter mais encore une fois attention parce que notre objectif c'est bien l'équilibre en 2030 et donc tout dépend social doit être compensé par une recette on vous entend la tue est-ce que vous allez soutenir les républicains sur la question de la surcote Marie-Pierre les républicains sont en fait comment dire leur ligne rouge sur les femmes moi j'ai écouté les déclarations du président de leur groupe parle de politique nataliste faire simple et donc dit il faut traduire dans les textes nous nous allons sur ces sujets comme sur d'autres faire en sorte que les inégalités soient comment dire corriger c'est pour ça que je me permettais de vous reprendre c'est pas que les maires de famille enfin c'est très c'est très bien j'ai des enfants formidables mais attendez je ne vais pas vous dire aujourd'hui il y a 4000 amendements donc permettez-moi de vous dire à l'instant que oui le sujet des femmes est important pas que les maires de famille parce que les femmes sont les grandes perdantes quand on regarde ces Jérôme guedjka révélé cette situation c'est les économies souhaitées par le gouvernement c'est les femmes qui est supportable 60% dans le régime dans ce qui est proposé dans cette réforme parce que les femmes ont des plus petits salaires ont des carrières hachées etc etc et donc c'est elle qui trinque dans cette dans cette réforme au-delà de qu'elles connaissent déjà donc les maires de famille c'est très bien mais il y a pas que les maires de famille donc on va regarder tout ça peut-être que nous le voterons peut-être pas peut-être que nous proposons quelque chose de plus intéressant des femmes maintenant on va parler des régimes spéciaux non encore une fois enfin moi ce qui est important c'est que il faut gommer sur la politique nataliste effectivement ce que la question ma pensée première sur la procédure qui a été employée on devrait proposer un nouveau contrat social aux Français et là on a une réforme où il y a qu'un seul prisme c'est le prisme comptable et effectivement la politique familiale est un sujet notre politique fiscale est un autre sujet en fait on ne peut pas aborder l'ensemble des sujets qui qui sont inhérents à un système de retraite également les injustices sociales qui peuvent être dégagées de ce système de contrôle du système passe par une politique nataliste est-ce que c'est ça que vous défendre évidemment puisque on voit très bien que l'évolution démographique du pays fait qu'on a un vieillissement de la population pour sauver le système de retraite de deux choses l'une soit notre taux de natalité dynamique pour pouvoir avoir des générations qui permettent le financement des retraites à l'avenir soit c'est une politique d'immigration et Jean-Paul Delevoye qu'il faut faire des enfants premièrement et il faut mettre en place la capitalisation c'est renoncer au régime par répartition je résume ce que vous avez non non non c'est pas c'est très caricatural de ce que vous évoquez on voit bien que le système de répartition ne pourra être pérennisé que si on indoce un système de capitalisme on est en désaccord on peut on peut en discuter dans cinq ans ou dans 10 ans et toujours sortir la même musique aux Français en disant il va falloir pérenniser notre système de répartition donc on va vous demander de travailler de travailler davantage ce n'est pas votre cas pardon mais si bien sûr que si le système de répartition il doit garantir une retraite minimum pour tous aujourd'hui il y a 8 millions de Français qui ont déjà un système de capitalisation 3,5 dans le public 4,5 dans le privé c'est un juste généralement ce sont les plus aisés qui peuvent prendre cette option là de capitalisation nous ce qu'on veut c'est que ça concerne tout le monde même les revenus les plus modestes et que les taux de cotisations peuvent varier en fonction d'évolution du salaire vous voyez donc c'est pas c'est pas si caricatural que vous ne dites nous verrons ça en séance du dernier point il y en a beaucoup à mais on peut pas tout faire les régimes spéciaux c'est l'un des points les plus inflammables de cette réforme cela suppression progressive de ces régimes se fait sur sa mère oui qui permettent aux salariés de certaines branches de partir plus tôt à la retraite la réforme du gouvernement prévoit déjà de les supprimer mais pour les nouveaux entrants ceux qui seront embauchés après la réforme la droite sénatoriale voudrait que ça aille plus vite elle voudrait une accélération de cette suppression dès 2025 pour intégrer au régime général ceux qui ont été embauchés avant la réforme mais vos alliés du centre ils ne sont pas d'accord avec vous Hervé Marseille l'a rappelé hier sur ce plateau regardez c'est quand même un sujet qui est quand même assez explosif il se passe des choses de cette mars que les républicains veuillent avoir des marqueurs de droite parce qu'ils disent nous sommes de droite et donc nous défendons des propositions de droite pour les électeurs de droite moi j'y vois pas d'inconvénients mais nous on a des marqueurs au centre alors vos alliés centrices ne vous suivent pas sur l'accélération de la suppression des régions spéciaux est-ce que la droite va défendre ses propres amendements en séance pour pour l'accélération parler d'équilibre en 2030 et des avancées sociales il faudra les financer et c'est l'une des pistes de financement je rappellerai juste à Hervé Marseille que dans l'amendement dit Savary qui a été voté pendant 4 ans il y avait cette accélération du calendrier des régimes spéciaux donc je pense que on arrivera un accord avec les centres j'imagine non mais parce que si vous voulez sur les régimes spéciaux c'est très intéressant parce que on mélange un petit peu plusieurs sujets certains effectivement enfin ça ne saute pas aux yeux les motifs pour lesquels aujourd'hui on devrait les conserver pour d'autres c'est beaucoup plus justifié en raison de la de la pénibilité particulière de leur de leur travail mais pour nous il y a une question de contrat social et pas que social c'est-à-dire que quand vous rentrez dans une branche d'activités les modalités de retraite font partie des des voilà du contrat à passer bon et donc nous nous ne sommes pas d'accord pour que les règles du jeu soient changées en cours de route mais au-delà de ça ce qui va être intéressant c'est de voir quelle est la position sur notre proposition de retravailler par exemple sur ce que certains appellent à tort régime spécial le retraites des sénateurs c'est-à-dire que ce n'est pas un régime spécial c'est un régime autonome nous l'auto-finançons tout ça est exact sauf que nous avons nous allons déposer l'ensemble des groupes de gauche une proposition de résolution pour que le Sénat se prononce sur le fait de savoir si oui ou non il faut retravailler cette question est-ce qu'on peut nous sénateurs s'extraire de la réforme en cours si elle était votée donc nous nous opposons nous à la à la suppression de régime spéciaux encore une fois certains effectivement sont peut-être plutôt aussi indispensables que pour apparaître parce que c'est le contrat social passé et ensuite nous attendons avec intérêt la position des sénateurs LR sur la question de la retraite des sénateurs je suis ravie d'entendre qu'il faut différencier des certains régimes spéciaux d'autres après se posent la question des critères de pénibilité Emmanuel Macron en 2018 supprimer certains critères de absolument pas et là je vous rejoins excusez-moi c'est intéressant ce que vous dites parce que c'était à la demande des entreprises est-ce que ça veut dire que vous allez être d'accord sur le retour des critères pénibilité il faudrait il faudrait étudier le cas mais encore une fois l'un ne va pas sans l'autre d'ailleurs supprimer des régimes spéciaux sans rien trop dire les notions de critères de pénibilité je pense que ça déséquilibre le texte sur le régime autonome des sénateurs on applique les réformes à chaque fois qu'elles sont votées on repousse l'âge de il faut il faut le dire aussi c'est à dire que aujourd'hui c'est 62 demain la retraite d'un sénateur c'est 64 aurait juste dire si on aligne l'âge de départ moyen en retraite d'un sénateur c'est 72 ans et on cotise plus de 20% sur sur nos indemnités donc tout n'est pas comparable non plus non est-ce que vous voulez dire que donc vous ne serez pas d'accord pour qu'on réétudie le sujet écoutez pour l'instant nous on est sur cette ligne de s'appliquer la réforme par rapport à l'âge de départ légal c'est-à-dire qu'on repoussera la perception de la première lettre retraite d'un sénateurs ce serait toujours courtois mais toujours combien et on l'a vu dans le respect l'un de l'autre on pourrait essayer avec nous on va regarder ce qu'elle a une de nos quotidiens régionaux [Musique]