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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 26 septembre 2026 23 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

Sydney Caron : "Chaque femme inspire et c’est grâce à nous toutes qu’il existe de grandes femmes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Quelle femme contemporaine vous inspire vraiment ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un compliment qu'on fait aux femmes en général qui vous exaspère ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Si vous aviez un super pouvoir à offrir à toutes les femmes, ce serait quoi ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Un message à vous-même à 15 ans ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Parlez-nous de l'exposition des Quatre Éléments chez Underline.

  • 4:44OuverteRéponse directe

    Comment travaillez-vous avec les éléments naturels dans vos œuvres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14Fait
    « Chaque femme inspire une femme qui va pouvoir y mettre de l'énergie. »
  • 4:03Fait
    « Chaque œuvre est faite avec les quatre éléments puisque ça le ma chimie travaille avec le soleil posé sur la terre. »
  • 7:29Fait
    « Tout est mathématique. Et du coup, ça crée une espèce de de presque d'ora en fait. »
  • 13:41Fait
    « Une fois que j'avais fait le tour d'une question, je voyais que soit j'étais limitée ou alors j'en avais fait le tour. »
  • 15:44Fait
    « J'ai envie que les gens ressentent aussi l'énergie des éléments. »
  • 19:10Fait
    « L'échec c'est une chose, c'est l'ego qui empêche aussi. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

La Caisse despargne île-de-france fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes, Judit Beller. Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Parlons femmes. À mes côtés aujourd'hui pour vous Sydney Caron qui est artiste plasticienne. Bienvenue Sydney. Merci. Avec plaisir. Après votre exposition empreinte cet étabit, c'est votre travail présenté à la Sakana Galerie. C'était en Espagne. Vous êtes actuellement à Paris chez underline hein. C'est au 372 rue Girard dans l'exposition les quatre éléments. Et puis dès le 19 novembre, on va vous retrouver à la galerie à Renton dans le cadre du parcours Saint-Germain avec une nouvelle série hein autour des arbres. Et puis vous développez aussi des projets de l'art, de la mode avec une styliste qui s'appelle Johanna

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d'Acheville. D'Acheville, votre actualité est particulièrement riche. Sydne Carant, on va rentrer dans le vif du sujet. C'est parti. Parlons femmes. C'est l'émission des femmes qui créent leur propre chemin. Bienvenue les amis. Sud Radio Parlons femmes. Juditth Beller parlons vrai. C'est parlons femmes sur Sud Radio et du coup il y a les questions qui vont avec. Vous êtes prêtes ? C'est ça. Je suis prête. Allez une femme une femme contemporaine qui vous inspire vraiment ma chère Sydney. Alors pour moi les femmes m'inspirent toutes. Il y en a pas une en particulier. Pour moi, on est une femme avec un grand F. C'est beau ça. Voilà. Donc chaque femme inspire une femme qui va pouvoir y mettre de l'énergie. Ouais. Et donc c'est grâce à nous toutes qu'on a des grandes femmes aussi.

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C'est vrai. C'est vrai. C'est un c'est une force commune quoi. La féminité en fait. C'est ça que vous dites. Il y a un moment de votre parcours, Scar, vous vous êtes dit, vous êtes dit là je prends ma place qu'on le veuille ou non. De quoi ? Est-ce qu'il y a un moment dans votre parcours où vous vous êtes dit là c'est bon, c'est cette place là que je veux qu'on le que les autres le veuillent ou non ? J'ai toujours été à ma place. D'accord. Voilà. Ouais. avec toutes les erreurs et les bonnes choses qui se sont passées, était vraiment à ma place. C'est jamais une question que vous êtes vraiment posé en fait. Non. H c'est bien. Ça veut dire que vous êtes incarné en fait. Peut-être. Vous êtes pas sûr par cont si je suis incarné. Je suis à l'instant présent.

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Ouais. Est-ce qu'il y a un compliment qu'on fait aux femmes en général qui vous exaspère ? Tu as pas tu fais pas ton âge. Je suis assez d'accord avec vous. C'est assez exaspérant. Ouais. Évant en fait. Ouais. Parce que c'est bien de faire son âge en fait. Ouais. Chaque jour compte. Ouais, c'est vrai aussi. Si euh il y avait un super pouvoir que vous pouviez offrir à toutes les femmes du monde, ça serait quoi ? La gentillesse ? Ouais. Pensez que ça manque l'amour. Hm. Ça, on manque d'amour et de gentillesse. Ouais. Et supprimer l'ego des gens aussi. Des femmes entre elles. Oui. Alors, ouais. Non, peut-être pas. En fait, l'ego, oui, c'est sûr que ça plombe beaucoup de choses. Hm. Est-ce que vous avez un petit message à

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vous quand vous aviez 15 ans ? À votre vous de 15 ans, un petit message à lui faire passer comme ça si qu' le message que j'aimerais me donner à moi quand j'avais 15 ans. Hm. Perd pas trop ton temps. Vous avez perdu votre temps, pensez. J'ai l'impression d'avoir traîné en fait, de pas été avoir été assez efficace. Pourtant, vous étiez toujours vous-même là où vous étiez. Oui, mais voilà, en étant soi-même, parfois on savoure un peu trop longuement certaines périodes. D'acord. Ouais. OK. Donc bouge-toi les fesses à 15 ans. Ouais, c'est ça. Suis tes jambes. Ouais, c'est pas mal. Donc vous êtes une des artistes qui montre ses œuvres dans Underline. Chez Underline, c'est les quatre éléments. L'exposition, c'est depuis le 18 septembre et et c'est au 372 rue de

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Vogérard. Pour ceux qui ont envie d'y aller qui sont parisiens, c'est dans le 15e. C'est 11 voûtes ferroviaires hein qui sont ouvertes au public pour la première fois depuis très très longtemps, je crois. Ouais, c'est ça. C'est incroyable franchement. Ils ont fait un travail de dingue. C'est vrai qu'ils ont tout refait. Ouais, c'est la première édition donc ça va être un nouveau lieu d'art. Donc c'est une galerie avec qui j'avais travaillé qui s'appelle Rachel Ardoin qui m'a recontacté parce que bon c'était autour des quatre éléments. Donc ça parle vraiment de mon travail puisque moi je travaille autour des quatre éléments. Et du coup ça faisait sens. D'accord. Et alors ce qui est intéressant c'est qu'il y a 40 artistes. Il y a de l'art contemporain, il y a de l'artisanat et

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cetera. Et vous, comme vous le dites, he c'est vraiment votre travail autour de l'eau en général et plus généralement les quatre éléments, ça correspond tout à fait à ce que vous faites, à qui vous êtes en fait. D'accord. Ouais. En fait, chaque œuvre est faite avec les quatre éléments puisque ça le ma chimie travaille avec le soleil posé sur la terre, il y a du vent donc qui transporte des plein de petites choses dessus et ensuite la mère arrête le processus. de ça en fait. Ça affige en fait, ça fixe. D'accord. C'est comme un laboratoire mais à l'extérieur. D'accord. Et du coup l'œuvre que vous présentez là, c'est justement cette image de femme qui a été réalisée dans un lagon à la Réunion. Ouais. En fait, je travaille toujours au bord de la mer. Ouais.

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Et j'avais envie vraiment d'être dehors et sans appareil photo. Donc j'ai travaillé j'ai trouvé ce processus que j'ai réinventé à ma sauce. Hm hm. Donc en travaillant vraiment avec les éléments, avec les mains, ressentant les choses et même au niveau du portrait, pour moi c'était un portrait, c'est pas que les traits du visage. Ça, j'avais envie qu'on ressente les poids du corps, la poids de de la trace qu'on laisse sur le sur la terre en fait et de la responsabilité même qui qu'on soit, on laisse une trace ici et ça c'est vrai. Et j'avais envie de ça. Aujourd'hui, je retravaille dans mon labo, dans ma cave. beaucoup moins sex plains. C'est ça me plaît beaucoup mais c'est

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moins sain quoi. H alors ce qui est intéressant c'est que le procédé que vous utilisez c'est justement le canotype. C'est un procédé qui a été inventé au 19e siècle en 1842 précisément. Donc c'est une surface qui est sensibilisée chimiquement hein puis exposée directement au soleil qui crée du coup l'image en fait. Et ça c'est un procédé que vous avez comme vous l'avez dit vous-même complètement réadapté à votre sauce. Mais c'est intéressant parce que c'est vraiment un lien aussi entre une tradition et une modernité. légère presque. Voilà, en fait c'est d'aller chercher le fond du fond de la photographie. Photographie, ça veut dire dessiner avec la lumière. Donc j'ai cherché des techniques, j'ai beaucoup j'ai essayé beaucoup de choses et il s'avère que le

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canotype qui est pas une technique hyper chic en vérité, mais parce que c'est au niveau de la photographie, tu as quand même beaucoup de façons de faire la photographie beaucoup plus élégante. Mais c'est vrai que moi qu'est-ce que vous trouvez de pas élégant dans ce procès en fait ? des détails au niveau de la lumière et cetera. Mais pour moi en fait ça a été génial. Mais pour quand je regarde des travaux de chanotype de d'empreinte de feuilles et tout, c'est pas forcément ce qui me touche. Ouais. Mais c'est vrai que quand j'ai fait l'essai dans mon jardin, j'ai halluciné sur les possibilités que j'y voyais quoi. Vous vous remplacez l'appareil photo par le soleil en fait quoi. C'est ça que vous faites. Ouais. Par le soleil et la peinture en fait. Pour moi, j'utilise le cotype

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comme de la peinture et le soleil comme un appareil photo. D'accord. Et alors du coup avec donc il y a cette femme donc qui a été créée à la Réunion que vous présentez puis il y a aussi une série de photos he vous le dites qui sont produites dans votre laboratoire. Donc là c'est en cave, c'est totalement dans le noir et ensuite vous allez intervenir dessus avec de la lumière artificielle. Ça c'est des procédés. Pendant c'est pendant pendant je développe, je travaille en même temps. Euh en fait Jacques Mus m'a prêté sa cave et j'avais fait des photos de nu en argentique que je développais. Ça m'a donné une idée de les habiller avec des vêtements au départ de Jacques Mus parce que il m'avait prêté gentiment et qu'il avait voilà donc c'est très pratique pour moi. Et en fait ça m'a lancé sur

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toute une série mode mais la Johan Adeville qui m'a contacté m'a fait aller beaucoup plus loin dans mon travail. Et euh et là, on a fait un travail génial ensemble de noir et blanc et de couleurs, de mélange de négatif et de positif. Donc des positifs en couleur et des négatifs en noir et blanc que je reviens. Enfin bon, bref, tout un truc mathématique, tout est mathématique. Et du coup, ça crée une espèce de de presque d'ora en fait hein à vos personnages, j'ai envie de dire. C'est ça qui est intéressant. Il y a une espèce de de une lumière qui les entoure comme ça. Ouais. C'est un peu un lien entre les deux entre les bleus que je fais et la les c'est le début de mon travail

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de d'argentique qui est dans mon laboratoire. Donc tout ça ét en noir et blanc et c'est vrai que c'est un lien les deux assez pas fantomatique mais d'une âme d'une âme que tu laisses de ce que tu peux pas voir en fait. Donc c'est laisser une trace hein, toujours c'est toujours ça. C'est là. Et finalement ce qui est intéressant c'est que vous vous servez de la de la matière euh pour euh pour révéler les gens en fait. Et parfois donc quand vous faites euh un modèle avec quelqu'un, est-ce que vous avez des gens qui ont des réactions euh étonnées en se disant tiens, j'aurais jamais pensé que j'étais comme ça ou ce que ce que ça provait ça chez moi justement. En fait, comme à chaque fois ça fait ça, qu'on fasse de la photo, qu'on fasse de la peinture. Donc, je préviens les gens toujours,

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mais comme je manie bien les corps, j'essaie de mettre en valeur chaque corps avec la beauté que chaque personne présente. Finalement, les éléments naturels, c'est c'est eux qui fabriquent vos œuvres. Ouais, moi je suis juste une petite alchimiste et qui joue des éléments. Et alors, c'est drôle parce que tous ces procédés, vous les êtes complètement réapproprier et vous en avez fait quelque chose que finalement il y a que vous qui faites. Voilà. Exactement. Mais surtout les arbres aventé un truc en fait. Les arbres, j'avoue. Alors, les empreintes, ça a été déjà fait, mais pas de cette manière-là. Ouais. Euh donc où tu peux vraiment y voir beaucoup de choses et tu sens que ça se passe dehors et cetera. Par contre, les arbres là, je crois que ça n'a jamais été fait

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puisque j'ai rajouté une chimie qui crée du marron. Donc c'est empêcher le soleil de bronzer, donc qui va te mettre la couleur opposée parfaite du bleu. Donc il va créer une forme d'orangé marron selon les bleus que tu as autour. Et ça, j'avoue, ça je l'ai peins et en même temps la nature fait son mon œuvre. Et ça on y reviendra mais pour ceux qui ont envie de découvrir ça sera au parcours Saint-Germain à partir du 19 novembre 2026 à la galerie à Ranton hein qui est donc dans le dans le parcours pour que pour ceux que ça intéresse. Vous aurez deux œuvres c'est ça qui intéress en fait c'est un dialogue entre un artiste mort qui s'appelle Michel Ass. Tout à fait donc qui qui fait des choses pas par la même technique mais il se dégage quelque

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chose d'assez similaire à mes œuvres. Hm hm. au niveau des couleurs et puis du côté des formes et tout, on peut trouver ça. Donc il y a 70 % de mon travail et 30 % de son travail. Évidemment, il est mort donc à un moment faut que les vivants existent aussi. Mais c'est drôle pourquoi ? Pourquoi ce choix justement de vous assembler un artiste décédé ? En fait, c'est eux qui ont décidé ça. D'accord. Parce qu'en fait l'idée c'était de créer un pont en fait entre la vie et l'au-delà. En fait, c'est des c'est il y a quatre galeries qui sont euh tout au bout de la rue de scè qui arrive sur les quais mal à laqu c'est la même personne qui a ses galeries. Il travaille uniquement avec des artistes morts genre Matis Picasso et cetera. Ah c'est pas n'importe quel artiste.

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Non. Voilà. Donc cette année bon bah ce sera moi le dialogue. C'est pas mal on adore. Bravo. C'est moi. Bravo aussi Necon. Allez sur Sud Radio. On parle femme parce qu'on parle vrai vous l'aurez compris. Restez avec nous. On vient dans un instant avec l'artiste plasticienne Sydney Caron. Bisous à tout de suite. La Caisse des parilde-France fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Judith Beller. Quand on parle de femmes, on dit les choses telles qu'elles sont sur Sud Radio. Aujourd'hui, parlons femme avec Sydney Caron qui est artiste plasticienne qui est actuellement en exposition à Paris chez underline. C'est 372 Rudv Girard dans le cadre de l'exposition les quatre éléments. Et puis dès le 19 novembre, on la retrouve

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à la galerie à Ronton. C'est pas loin du Kemalquet. C'est sur le Kalaqué d'ailleurs. Kemalaquet à l'angle avec la rue de scène. Voilà. Et c'est pour le parcours Saint-Germain. Alors du coup justement, il y a une opposition sur ces armes que vous allez présenter pour Arenton entre plein soleil et obscurité totale. Euh en fait c'est écrire la lumière, c'est une chose, mais finalement c'est aussi une métaphore de la dualité inhérente à toute chose, j'ai envie de dire, parce que le blanc, le noir, le bien, le mal et cetera. Un l'équilibre parfait. Il le manquait ses photos noir et blanc. Mais bon, c'est pas avec Aranton que je fais ça, je le fais avec Underline. D'accord. Arenton, ce sera vraiment que des arbres. Mais ça c'est l'aboutissement de tout mon travail de de cyanotype, on

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peut dire de technique. D'accord. Les arbres en question, quoi. Ouais. D'accord. Euh et alors racontez-nous un petit peu ces arbres justement, c'est euh c'est des donc c'est créé avec des éléments naturels toujours avec cette ce procédé chimique et euh et et c'est vraiment quand même deux temporalités qui se retrouvent aussi dans les dans votre nouvelle manière de traiter en fait les images parce que c'est il y a vous vous intégrez une nouvelle manière de faire en fait sur ces arbres. Oui mais en fait c'est une façon de pas donner de temps Ouais. de laisser passer. C'est une œuvre ça c'est je pense que vous l'avez dit ça qui dépend d'un lieu et d'un moment précis en fait. Et puis après c'est quoi ? Vous passez à autre chose. Euh comment ça ? Vos œuvres quand une fois qu'elles sont

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faites, vous avez l'impression qu'elle qu'elle vous échappe. Elles me m'appartiennent plus. Comme ça au moins, j'ai pas de de de tristesse ni du tout. Ouais. Une fois qu'elle est faite, elle est faite, elle m'appartient plus. Euh du coup, chaque œuvre, elle est elle est unique, elle est impossible à reproduire quoi. Ouais, chaque œuvre est unique, que ce soit en photographie ou en peinture de photographie. Alors, parlez-nous un petit peu de votre parcours, c'est de nez Caron parce que en fait, vous avez commencé par la photo, hein, et ensuite vous en êtes venu à ce procéder là, vous avez fait plein de choses avant. Euh, qu'est-ce qui vous a toujours emmené à l'étape d'après ? J'ai envie de de savoir est-ce que c'est une passion ? Est-ce que vous saviez déjà où vous

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alliez ? J'ai toujours été passionné. Une fois que j'avais fait le tour d'une question, je voyais que soit j'étais limitée ou alors j'en avais fait le tour. H je sautais dans la branche d'à côté. D'accord. Donc en fait c'est une question d'envie chez vous. C'est ça qui vous motive. H c'est des pulsions de cré de création dans votre vie en général quoi. Puls pulsion mais quand même aujourd'hui plus réfléchi qu'avant j'avais beaucoup de pulsion aujourd'hui j'en ai. Mais je vais aller plus profondément dans ma pulsion au sein du travail que j'exerce à ce moment-là. C'està-dire qu'en fait finalement la maturité pour vous en tant que femme artiste aujourd'hui c'est d'arriver à orienter cette passion de manière à faire quelque chose et d'aller en plus en profondeur moins dans

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la en survolant les choses. C'est quoi ? C'est la quarantaine ça qui fait ça à votre vie ? Je pense oui. Ouais, c'est certain même et merci d'ailleurs. J'adore ça. Vous préférez ? Non, je préfè mais heureusement qu'on a ça sinon on se ferait bien chi s'embêterait pas. Parlons en vrai sur Sud Radieux, vous avez le droit. Allons-y. Non non, c'est très bien justement c'est l'ordre des choses. Chaque étape voilà c'est ça. Donc pour vous finalement chaque étape de de de création dans votre chemin correspond à des étapes de vie aussi on imagine si Caron. Je sais pas. Oui peut-être non. Je sais pas trop. J'ai pas fait j'ai pas réfléchi à ça. C'est sûr que chaque étape, chaque âge euh est dédiée à faire quelque chose. On est des êtres humain, on est tous à peu près fait pareil quoi.

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Donc à 40 ans et ben on vieillit 45 ans, 47 ans, 50 ans, on change. Et moi, j'en suis très heureux parce que je trouve que sinon on tournera en rond en fait. h et d'aller plus en profondeur dans les choses. Par exemple, quand on dit partir à l'aventure, découvrir le monde et cetera, l'aventure est dans ton quotidien d'aller le matin 8h, bon bah tu vas croiser l'épicier qui va tir un petit mot puis tu vas voir un détail, une une feuille qui vole sur le trottoir et puis tu vas lire quelque chose alors qu'avant ces petits détails là, tu les voyais pas parce que tu voulais voir des paillettes et des feux d'artifice et et ça bon. Donc finalement, ce que vous êtes en train de dire, c'est que la maturité ça nous amène à à l'art de se rendre compte des de l'importance de la

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beauté des petites choses quoi. Ouais, c'est ça un petit peu. Ouais. Mais tout est génial. Mais c'est vrai que à mon âge h c'est ça qui me rend qui me touche. Et quand vous créez une œuvre, qu'est-ce que vous avez envie qu'elle raconte aux gens ? Qu'est-ce que Est-ce que vous imaginez ce que les gens vont se raconter devant ou pas du tout ? Non mais moi j'ai j'ai l'impression que on peut tout voir mais en fait c'est qu'on j'adorerais qu'on qu'elle raconte tout et de l'importance de chaque être. Ouais parce que c'est l'importance de chaque être humain sur cette terre. Hm. De raconter en fait ce que vous racontez c'est une forme d'humanité. Ouais. J'ai envie de dire qu'on est comme une forêt. On est qu'une espèce comme quand vous m'avez posé la question "Quelle femme vous a inspiré ? Quel

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homme ? Quelle femme ? Quel arbre ? Donc tu peux pas dire l'arbre de cette forêt en particulier. Hm. Voilà. Et euh j'ai envie que les gens ressentent aussi l'énergie des éléments parce que quand tu as un tableau chargé du soleil, de la mer, de du moment où comme quand je l'ai fait en Afrique avec des lutteurs de l'humanité de ces gens qui sont différents et qui t'apportent énormément. Hm. C'est des instantanés en fait hein. Ouais. Ouais, c'est des instantanés. C'est tu arrêtes le temps, tu voles un instant. Et ça vraiment, j'adore ça. Et alors ce qui est intéressant c'est que cette dualité dont vous parlez, vous l'avez un petit peu dans tous vos procédés, hein. Il y a aussi votre travail que vous avez fait avec cette styliste là dont on parlait tout à

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l'heure, Johanna Dageville. Un trait que vous avez fait pour la qui s'inspire de la nouvelle collection de Christian Loupboutin notamment. En fait, on en a on a fait plusieurs séries. On a fait une première série avec beaucoup de marques, genre toutes les haut marques de haute couture. Je pourrais pas vous citer les noms parce qu'à la base, je suis pas du tout dans la mode. Mais on a fait avec bon bah je sais pas, Valentino, tous ces noms de mode très connu, low wave, je sais pas comment on dit ça. Et on a aussi créé une une série d'images pour Lou Boutin qui nous a inspiré au départ. Eux ne nous ont rien demandé pour le coup. H on a proposé des photos que j'avais faites dans la nature en argentique et on a mis des négatifs des chaussures que nous avons prises en photo lors de la

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présentation avec Jadon Smith. Ouais. Et voilà. Et on a fait ce travail toutes les deux que j'aime beaucoup aussi. H Et c'est encore une idée de de faire dialoguer différents éléments. Donc là c'est le corps, le vêtement, la lumière. C'est pas de la photographie de mode classique ? Ça vous ennuerait ça ? Necaron en fait, j'aurais toujours adoré faire des photos de mode classique, mais j'ai jamais été forte pour ça. Mais quand Johanna m'a proposé ce projet, j'ai eu très peur et au final ça s'est super bien passé. Pourquoi vous avez eu peur ? Parce que comme j'ai jamais réussi à faire une photo de mode d'une robe par exemple, j'avais à l'époque où j'habitais en Californie, j'ai rencontré Sinicha Nisevic qui faisait des photos de Rob Valentino

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mais incroyable. dit des signes. Enfin, je veux dire, moi j'étais pas capable de faire ça à cette époque-là avec les moyens que j'avais. H Et c'est vrai que Johanna quand elle m'a proposé ça, avec tous les échecs que je m'étais pris, j'avais très peur en fait et au final ça a glissé. C'était génial. On en est très heureuse. Ces échecs dont vous parlez finalement, est-ce que c'est pas ça qui vous construit dans la vie ? C'est nécarant les échec. Oui, ça construit mais ça peut faire bien peur aussi. Pas envie de te ramasser toutes les de secondes quoi. Mais oui, bien sûr que ça se construit. C'est que quand même s'il y avait pas les échecs en question, vous seriez pas arrivé là où vous en êtes dans votre création non plus en fait. Ouais. Non mais c'est la peur qui empêche. H

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l'échec c'est une chose, c'est l'ego qui empêche aussi. Un échec c'est un échec. Après tu dis bon, est-ce que je vais me planter encore et encore et encore et encore ? Oui, je suis encore me planté évidemment, mais l'ego est mis de côté. H c'est quoi la définition de de d'une œuvre de l'art pour vous en fait d'une œuvre réussie ? des Caron c'est de mettre un peu de poésie dans le monde dans lequel on est. Ouais. De dans l'instant euh de d'envoyer les gens ailleurs que dans une monétis dans l'argent ou dans le pouvoir d'être la plus belle, la plus jeune, la mieux refaite, la mieux maquillée, la mieux habillée, tout ça. Pour moi, ça bah en fait ça n'a pas de sens. H ça n'a pas de sens. C'est euh c'est une perte de temps quand tu as une le monde

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te propose tellement de choses genre c'est euh donc je trouve que c'est triste en fait d'être derrière un écran de se fabriquer. Il y a une chose auquelle je pensais aussi, c'est que on est on a toujours été des personnes de sang de ressentir les choses de l'odeur de sentiment et tout et aujourd'hui je trouve que on est devenu plus en fait tout s'intellectualise énormément même. Donc au final tout ce qui est ressenti disparaît un peu. Moi, j'ai envie qu'on continue de ressentir toutes ces choses-là. Vous trouvez que en fait l'écran enlève le sentiment quoi ? Ouais, je trouve que ça enlève le sentiment. la vérité, la beauté de la de la nature en fait. H de l'être en fait en fait ça on n plus qu'un cerveau branché sur quelque chose. C'est très

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bizarre. H c'est le quart d'or de de gloire de Warol. Voilà. Merci Andy Warol. Merci Andy Warol. C'est Caron. Si vous aviez un souhait là aujourd'hui, ça serait quoi ? Euh un petit génie qui apparaît comme ça qui vous exauce votre souhait. Je sais pas. Punaise, vous en avais pas ? un souhait comme ça. Votre souhait le plus fou. J'aimerais qu'est-ce que je pourrais dire ? J'aimerais bien voir dans 100 ans h comment ça va être. Ouais, je suis assez d'accord. Voilà. Ouais. Mais bon, j'ai dit ça comme ça. Peut-être que peut-être que ça peut-être que dans son temps, on sera encore là. Mais en fait oui, sûrement. Je sais pas. Allons savoir les progrès de les médecines.

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C'est Caro en tout cas je rappelle hein vos séries. Vous êtes actuellement donc chez underline au 372 Rud Gérard à Paris. C'est l'expoément. C'est assez un lieu dingue à découvrir on le répète. Un lieu dingue. Ouais vraiment. H Et puis bah vos œuvres aussi hein qui sont dedans à découvrir c'est ça surtout. Et puis il y a plein de magnifiques artistes en fait. Vous êtes 40 en tout. C'est ça. On est 40 et vraiment c'était assez étonnant. un endroit vraiment fou quoi qui a été fait par je crois avec l'aide de la mairie du 15e aussi. D'accord. Voilà. Et comme j'avais déjà fait un travail avec la ville de Biarit, j'étais contente de continuer à travailler pour la ville en fait. Je trouve ça chouette. Bravo en tout cas, on vous souhaite une belle continuation car. Merci Judith. Merci à vous.

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Le 19 novembre aussi, vous serez à la guerre à Ronton hein, c'est au coin du Kemalaqu et de la rue des Saint-Pères pour le parcours Saint-Germain. Et puis bah nous on a rendez-vous samedi prochain à 13h30 pour Parlons femmes avec une nouvelle femme d'exception, vous le savez, puis aussi demain 19h pour la saison 8 de C'est excellent. Merci à Anthony qui réalise pour vous aujourd'hui et moi je vous embrasse. À demain. Bye bye. Sud Radio parlons femmes. Judith Beller avec la Caisse d'Épargne Îlefrance, fière de soutenir toutes les femmes.