Déclaration conjointe avec le Premier ministre par intérim de la République d’Arménie
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- 0:30Emmanuel MacronFait
« Plus de six mois après la déclaration de cessez-le-feu du 9 novembre qui a mis fin à une guerre très dure dans le Haut-Karabagh, nous allons faire avec Monsieur Pachinian un bilan de la situation. »
- 1:00Emmanuel MacronFait
« Si le cessez-le-feu est globalement respecté au Karabagh, beaucoup reste à faire et la France est prête à poursuivre son soutien au profit des populations. »
- 1:30Emmanuel MacronFait
« Je pense à la nécessaire libération de tous les prisonniers, qu'il s'agisse des prisonniers de guerre comme des autres détenus, à la levée des restrictions d'accès aux organisations internationales humanitaires, et aux graves problèmes des zones minées. »
- 2:30Emmanuel MacronFait
« La délimitation de la frontière entre les deux pays doit se faire exclusivement dans le cadre d'une négociation, hors de tout fait accompli sur le terrain, et encore moins par l'usage de la force. »
- 3:00Emmanuel MacronFait
« Les troupes azerbaïdjanaises doivent quitter le territoire souverain de l'Arménie. »
- 3:30Emmanuel MacronFait
« La France est prête à faciliter les discussions, et cela fait naturellement partie des sujets que nous allons discuter ensemble. »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« Nos établissements hospitaliers ont fait preuve d'une solidarité sans égale en choisissant de nouer des partenariats avec plusieurs hôpitaux arméniens où les besoins sont importants. »
- 5:30Emmanuel MacronFait
« Nous avons également alloué une contribution exceptionnelle au Comité International de la Croix-Rouge, qui assure un lien entre les détenus arméniens en Azerbaïdjan et leurs familles et poursuit la recherche des soldats disparus. »
- 6:30Emmanuel MacronFait
« Des pistes de coopération ont été identifiées dans plusieurs secteurs, avec l'objectif d'accompagner l'Arménie dans le développement de ses infrastructures tout en veillant au respect de nos engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique. »
- 7:30Emmanuel MacronPromesse
« La France est déterminée à ce que la paix revienne enfin dans la région. »
- 8:30Nikol PachinianFait
« Le président Macron, dès le début de la crise dans notre région, a parlé dans la langue de la vérité, et que cette voix a été entendue dans le monde entier. »
- 9:00Nikol PachinianFait
« La France, et en particulier le président Macron, ont continué ce soutien. Cela est vraiment essentiel pour surmonter toutes les crises et les tensions qui ont lieu dans notre région. »
- 10:00Nikol PachinianFait
« Je voudrais remercier la France pour toute l'aide humanitaire qu'elle a apportée à notre pays. »
- 10:30Nikol PachinianFait
« Je voudrais aussi souligner l'importance des investissements économiques de la France dans notre pays, et son soutien dans différents domaines, notamment dans celui de l'énergie. »
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Bonjour Mesdames, Messieurs. Je suis heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris le Premier ministre arménien par intérim, Monsieur Nikol Pachinian. Cher Nikol, nous avons beaucoup travaillé ensemble ces dernières années, depuis votre engagement pour la démocratie et la lutte contre la corruption dans votre pays, puis votre accession aux responsabilités.
Je me souviens en particulier, évidemment, du Sommet de la Francophonie, de mon voyage à Erevan et de vos multiples déplacements ici, comme de nos discussions nombreuses. Cette visite de travail intervient à un moment important pour l'Arménie, qui est confrontée à une grave crise qui menace sa sécurité. Plus de six mois après la déclaration de cessez-le-feu du 9 novembre qui a mis fin à une guerre très dure dans le Haut-Karabagh, nous allons faire avec Monsieur Pachinian un bilan de la situation.
Si le cessez-le-feu est globalement respecté au Karabagh, beaucoup reste à faire et la France est prête à poursuivre son soutien au profit des populations. Je pense à la nécessaire libération de tous les prisonniers, qu'il s'agisse des prisonniers de guerre comme des autres détenus, à la levée des restrictions d'accès aux organisations internationales humanitaires, et aux graves problèmes des zones minées. Je veux aussi mentionner la question très importante de la protection du patrimoine du Haut-Karabakh et de ses alentours, qu'il s'agisse des patrimoines chrétien ou musulman, qui doit impérativement être préservé.
En tant que co-président du Groupe de Minsk aux côtés des États-Unis et de la Russie, il est du devoir de la France de tout mettre en oeuvre pour obtenir la désescalade et le rétablissement du dialogue, y compris direct, entre les parties. Je voudrais revenir également sur les récentes violences à la frontière internationale entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Comme j'ai eu l'occasion de le dire à Monsieur Pachinian, et publiquement dès le 13 mai, la délimitation de la frontière entre les deux pays doit se faire exclusivement dans le cadre d'une négociation, hors de tout fait accompli sur le terrain, et encore moins par l'usage de la force.
Les troupes azerbaïdjanaises doivent quitter le territoire souverain de l'Arménie. J'appelle donc clairement les parties à revenir à leur position du 11 mai. La France est prête à faciliter les discussions, et cela fait naturellement partie des sujets que nous allons discuter ensemble.
Dans le contexte difficile auquel est confrontée l'Arménie, la France a été présente à ses côtés, comme toujours. D'abord, sur le plan humanitaire. Nos établissements hospitaliers ont fait preuve d'une solidarité sans égale en choisissant de nouer des partenariats avec plusieurs hôpitaux arméniens où les besoins sont importants.
Nous avons également alloué une contribution exceptionnelle au Comité International de la Croix-Rouge, qui assure un lien entre les détenus arméniens en Azerbaïdjan et leurs familles et poursuit la recherche des soldats disparus. Nous allons enfin évoquer avec Monsieur Pachinian notre coopération économique. Des pistes de coopération ont été identifiées dans plusieurs secteurs, avec l'objectif d'accompagner l'Arménie dans le développement de ses infrastructures tout en veillant au respect de nos engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique, ce qui est une priorité pour nos deux pays.
Voilà pourquoi c'est avec beaucoup de plaisir que j'accueille aujourd'hui Monsieur le Premier ministre par intérim. Cher Nikol, nous sommes solidaires de l'Arménie, et nous le resterons. Et en ces temps d'épreuves, la France est déterminée à ce que la paix revienne enfin dans la région.
Je vous remercie, et bienvenue encore, mon cher ami. Je vous remercie, Monsieur le Président, cher Emmanuel. Tout d'abord, laissez-moi vous présenter mes remerciements pour votre invitation.
Aujourd'hui, comme vous l'avez noté, nous avons un agenda très lourd, un ordre du jour très large à examiner, et je voudrais souligner que le président de la République a depuis longtemps une visite officielle en Arménie qui est privée. L'année dernière, elle n'a pas pu avoir lieu en raison de la pandémie, mais j'espère que nous allons pouvoir surmonter à la fois la Covid et la crise, et nous attendons bien sûr Monsieur le Président. La France et l'Arménie ont des relations privilégiées, et il est très important de souligner que, dans ce contexte, le peuple arménien, la République d'Arménie, ont toujours apprécié le soutien de la France, en particulier celui du président Macron.
Et je voudrais souligner un élément très important, c'est que le président Macron, dès le début de la crise dans notre région, a parlé dans la langue de la vérité, et que cette voix a été entendue dans le monde entier. Cela a été vraiment très important et essentiel pour nous. Et je voudrais souligner aussi que la France, et en particulier le président Macron, ont continué ce soutien.
Cela est vraiment essentiel pour surmonter toutes les crises et les tensions qui ont lieu dans notre région. Je voudrais souligner également le rôle de la France en tant qu'un des co-présidents du Groupe de Minsk. Le rôle du Groupe de Minsk et de cette co-présidence est essentiel aussi pour la résolution du conflit du Haut-Karabakh et, d'une façon générale, pour le retour de la stabilité dans la région.
Je suis très heureux qu'après la fin de la guerre, les co-présidents aient fait trois déclarations qui montrent toute leur détermination à s'impliquer dans la résolution du conflit à travers des négociations. Et bien sûr, aujourd'hui, nous allons examiner ces possibilités. Je voudrais remercier la France pour toute l'aide humanitaire qu'elle a apportée à notre pays.
Je voudrais aussi souligner l'importance des investissements économiques de la France dans notre pays, et son soutien dans différents domaines, notamment dans celui de l'énergie pour lequel l'implication et les investissements de la France sont essentiels, sont très importants. Je suis heureux aussi de souligner que le gouvernement français, et en particulier le président Macron, sont aussi très intéressés par le développement de ces relations économiques. J'apprécie beaucoup l'engagement personnel du président pour la préservation du patrimoine culturel de notre région, et en particulier pour le patrimoine culturel au Karabagh.
Dans tous ces domaines, nous apprécions fortement toute l'implication de la France. Bien sûr, l'ensemble du peuple arménien est tout à fait intéressé par le développement de ces relations et le développement des investissements. La France, bien sûr, en tant que co-président du Groupe de Minsk, a une responsabilité particulière pour protéger et défendre la sécurité dans la région.
Grâce à elle, justement, la stabilité de la région peut être préservée. Monsieur le président, je voudrais dire combien je suis heureux d'avoir l'occasion de ces contacts directs avec vous. Je suis sûr que nos entretiens d'aujourd'hui serviront à la fois les intérêts de notre peuple et ceux de la stabilité régionale.
Vraiment, nous apprécions très fortement votre rôle. Merci beaucoup, Monsieur le Président. Merci, Mesdames, Messieurs.