Députée Ayda Hadizadeh Avant rencontre Helpen Assemblée nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le témoignage posté par une enseignante sur un réseau social comme une bouteille jetée à la mer, je crois, mais que nous devons entendre ici, nous les représentants du peuple. Vendredi, j'ai failli me mettre à pleurer en classe. Je crois avoir atteint mes limites. 28e année d'enseignement, un double niveau CE1 CE2 avec des élèves allant du niveau grande section à CM1, un élève HPI TDH, un élève multid tout de notifié MDPH 8h.
Jusqu'à Noël, je n'ai pas eu 1 heure d'AESH. Depuis janvier, j'ai vaguement 6 heures par semaine. J'ai l'impression de ne faire que de la pardon maire en classe.
Mes élèves ne travaille pas, n'apprennent pas leurs leçons, ne lisent pas les livres que je leur donne à lire. Je n'ai jamais une classe pareille. Je ne sais pas si demain je vais y aller.
Je suis en autorisation spéciale d'absence demain matin pour assister au groupe de travail sur la carte scolaire. Ensuite, je ne sais pas ce que je ferais. Aller à l'école ou aller voir le médecin pour me faire aider.
Si j'ai lu ces témoignages, c'est qu'il n'est pas unique. En Normandie, on a dénombré 9 suicides et trois tentatives en 6 mois entre juin 2024 et janvier 2025. Monsieur le ministre, je vous en parlais, il n'y a pas d'indicateur plus grave pour notre nation que celui-ci. 70 % des enseignants ne recommandent pas leur métier à leurs proches.
Moi, je pense aux enseignants à qui demain on va annoncer qu'on a renforcé l'enseignement à la défense. Évidemment qu'ils sont patriotes de ces enseignants. Ils ne seraient pas enseignants sinon.
Mais ils vont se dire "Mais où sont les priorités de ce gouvernement ? Où sont les priorités de l'Assemblée nationale ? Nous ne pouvons plus faire ce métier dans ces conditions-là.
Nous ne sommes pas aidés et parfois nous ne sommes même plus respectés par le personnel politique. Je vois bien l'attention que vous avez. Je la trouve honorable mais ce n'est pas le moment.
Nous avons tous là une mission, nous responsables politiques, nous devons être derrière nos enseignants. Nous devons être à leur chevé. Qu'est-ce qui va pas ?
Comment on peut améliorer vos conditions de travail ? Comment on peut faire pour vous redonner l'amour du métier que vous avez choisi de faire ? Et je ne pense pas que cette proposition de loi va dans ce sens-là à ce moment précis de notre histoire.
Je l'ai dit, l'enseignement à la défense, c'est pas une formation supplémentaire, c'est donner des moyens aux enseignants de faire faire des projets collectifs aux enfants. C'est renforcer l'éducation physique et sportive et aussi toutes les autres éducations qui donnent l'amour de la patrie. L'amour de la patrie, ça s'enseigne en se en faisant en allant voir des musées, des spectacles, en allant rencontrer les députés à l'assemblée.
Combien de classes avons-nous qui ne peuvent pas venir visiter l'Assemblée nationale parce qu'elles n'ont pas les moyens de prendre des cars parce qu'elles ne peuvent plus prendre les transports scolaires depuis le plan vig pirate. C'est tout ça qu'il faut renforcer. Je pense qu'on envoie un très mauvais signal au corps enseignant. le pire signal possible dans le pire moment qu'il traverse. 70 % des enseignants ne recommandent pas leur métier.
Que toute la nation soit concentrée sur ce chiffre et qu'on travaille tous ensemble à le renverser pour que demain les enseignants disent à leurs enfants, à leurs amis, "Viens enseigner, tu vas voir, c'est le plus beau métier du monde." Ev.
Ayda Hadizadeh