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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 11 décembre 2024 39 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportNumérique

Jérome Anthony est l'invité de l'émission média du 11 décembre 2024

Source d'origine 3 locuteurs

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0:00
Présentateur

Le 10h midi, Sud Radio Média, Valérie Expert, Gilles Gansman.

0:05
Invité

Bonjour à toutes et à tous, mercredi 11 novembre, décembre. Décembre. Voilà, 11 novembre, c'est dans le cerveau, c'est 11 novembre, non, 11 décembre. Bonjour Gilles. Bonjour Valérie. Bonjour Jérôme Anthony, merci d'être avec nous, d'être sorti de votre camion, de votre cuisine, pour venir nous voir à Sud Radio. Merci de m'accueillir, j'ai eu du mal à me garer devant, parce que c'est quand même un joli volide. Et absolument, tous en cuisine sur M6 du lundi au vendredi, 18h35, le bonheur de vous voir revenir aux côtés de Cyril Lignac. Tous en cuisine, menus de fête, des menus abordables, pas trop compliqués à faire, enfin pour vous un peu parfois.

Pour moi un peu, mais enfin non, non, je m'en sors toujours. Et puis des guests, des anonymes qui participent, et puis ce camion. Et puis surtout le public qui vient nombreux à chacun des rendez-vous dans chacune des villes. Mais oui, et vous êtes venu les mains vides, parce que maintenant vous êtes un grand chef, vous êtes un grand cuisinier. Ah déjà je suis venu, j'ai eu de la chance, parce qu'à traverser Paris aujourd'hui c'est un enfer. Oui je suis venu les mains vides, mais je ferai attention la prochaine fois, désolé. Qu'est-ce que vous pourriez nous faire ? Qu'est-ce que je pourrais faire maintenant ? Non pas maintenant, mais si vous avez vu et cuisinier hier.

Alors écoutez, moi je vais vous dire, moi je ne mens pas, je suis très nul en cuisine. C'est-à-dire que je ne fais que suivre pas à pas ce que propose Cyril et ce que peut proposer un chef ou quelqu'un qui sait cuisiner. Mais en l'occurrence Cyril est plutôt bon pédagogue. Mais alors moi je ne me lance jamais dans de la cuisine. Même maintenant après avoir... Ah non, non, non, je ne me lance pas. En revanche, quand je fais l'émission maintenant, alors que je gère tout à peu près dans cette émission. L'animation, le public, les problèmes techniques. Voilà, j'arrive quand même à suivre la recette et à proposer toujours quelque chose à la fin. Mais non, je ne me suis pas amélioré.

Et puis vous êtes au théâtre, un avenir radieux, c'est entourné dans toute la France. Vous serez demain à l'Odyssée. Non, non, demain, là c'est 2025. Demain il est à 5% sur Sioux là. Oui, samedi soir, c'est très exactement. Ah oui, moi j'ai les dates de 2025. Oui, c'est 12 janvier. J'ai du problème avec les mois en ce moment. Mais moi je suis comme vous, je suis resté au mois d'août là pour l'instant. Lille, la Grange de la Tremblay, vous serez au théâtre Sébastopol de Lille, vous serez un petit peu partout en France. On finit très très bien cette tournée. On a fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de dates sur deux saisons. On a beaucoup de succès.

C'est un vrai plaisir parce que de salle en salle, c'est plein. C'est génial, parce que ce n'est pas facile pour tout le monde. Voilà, ce n'est pas toujours facile dans les médias, mais c'est naturel dans les théâtres. Et ça vous plaît ? J'adore. Ça me plaît déjà tellement que j'ai signé la future pièce qui démarra en septembre prochain avec Franck Leboeuf et Nicolas Vitiello, qui va s'appeler « Coup de bluff au cabaret » qui démarre donc en septembre 2025. Non mais j'adore, on a déjà plein de projets. C'est très agréable. Nicolas Vitiello, qui n'est pas très connu, mais qui était avant dans Popstar, moi je l'ai connu à cette époque, est un comédien. Extraordinaire. Extraordinaire.

Mais extraordinaire. Extraordinaire. Alors, on va passer tout de suite au zapping, et puis on parlera après de cette nouvelle saison de « Tous en cuisine ». Avec plaisir.

3:02
Présentateur

Alors Valérie, ça négocie dur.

3:05
Invité

Et toi, ton point d'indice, tu me le fais à combien ? Et si on faisait une demi-abrogation de la retraite, ça tirait ? Qui va rentrer au gouvernement ? Ah non, si tu y vas, moi je n'y vais pas. Bon bref, hier sur BFM, je ne sais pas si vous avez vu, il y avait un forum avec tout le monde. Alors le mot à la mode, c'est la ligne rouge. Là, tout le monde a sa ligne rouge. C'est un peu compliqué. Jérôme Gage est quand même intervenu, ancien du Parti Socialiste ou encore au Parti Socialiste, et qui a dit « Stop, si on essayait d'être plus intelligent ».

3:37
Locuteur non identifié

En termes de méthode, ce n'est pas ici et maintenant qu'on va faire l'accord de non-censure. Il faut d'abord qu'il y ait un préalable qui soit un tant soit peu respecté, qui est celui qu'on vous a mis sur la table, qui est de dire qu'on part d'un gouvernement de gauche pour justement construire ses compromis. Et à ce moment-là, tous les sujets sont mis dans la discussion du compromis, dès l'instant où ils s'inscrivent dans les priorités qui étaient portées par le Rassemblement de la Gauche et des écologistes. Moi, on ne peut pas me suspecter de l'intransigeance qui a été la mienne contre cette réforme des retraites. Donc ce n'est plus abrogation.

Mais aujourd'hui, si on peut ouvrir la perspective d'une avancée qui permette l'accord de non-censure, alors je préfère prendre cet avantage plutôt que chacun campe dans ses positions. Je vous le dis sincèrement.

4:21
Invité

Je n'ai rien compris, j'ai mal à la tête. Vous suivez un peu la situation, je vous sens emblasé. Dès le matin, je vais m'embrouiller si je commence à expliquer ce que je ressens, mais je ne sais pas comment on est arrivé à ce niveau. On est vraiment dégoûté, il y a quelque chose de vertigineux. Il y a des gens qui disent des choses bien, j'entends des mecs qui disent des choses bien. Je ne sais pas, je pensais il y a longtemps, quand on avait voté pour la personne en place, qu'on avait un gouvernement de bon sens, et on n'était pas sur la droite et la gauche, mais le bon sens, c'est seulement le bon sens, puis j'ai l'impression qu'on fait finalement de la politique.

Je ne suis pas très très fort là-dedans, mais le sentiment que j'ai comme tout le monde... Moi, j'ai une vie comme tout le monde. Moi, j'habite à Nancy, j'ai les mêmes problèmes que tout le monde. Donc voilà, je suis déçu. Un reportage incroyable, Valérie, sur France 2 hier. France 2 a rencontré en Syrie un des juges qui, sous le régime de Bachar el-Assad, emprisonnait les contestataires du régime. Donc France Télévisions, France 2 l'a rencontré. Vous allez voir, aujourd'hui, c'est un juge repenti. Mais il a quand même mis des gens en prison.

5:25
Locuteur non identifié

Dans ce système inédit, les nouveaux arrivants affirment qu'ils travailleront quand même avec certains fonctionnaires de l'ancien régime. Exemple au palais de justice, surveillés de près par des miliciens. L'activité judiciaire reprend sous l'autorité du juge qui appliquait jusqu'à la semaine dernière les lois du gouvernement de Bachar el-Assad. Très ému, Mohamed Omar Khatana affirme ne pas être menacé par les nouvelles autorités. C'est la première fois de sa carrière qu'il a le droit de parler aux journalistes. Vous avez vu les prisons du régime. C'est le résultat des lois que des hommes comme moi ont fait appliquer. La plupart d'entre nous savions que c'était des lois injustes.

Mais je n'avais pas le choix. Depuis longtemps, j'attends ce moment. De me sentir enfin moi-même. De vivre enfin en liberté. On vivait dans un pays où on était jugé pour n'importe quoi. Là, on est enfin heureux.

6:11
Invité

C'est un drôle de témoignage. J'allais regarder tout le reportage. On n'est jamais déçus avec Amand Daliar. Je ne sais pas si vous avez déjà connu ou rencontré Amand Daliar. Je l'ai un peu côtoyé parce que j'avais fait un livre sur le disco. Donc on a pas mal bavardé. J'ai beaucoup interviewé. Elle est géniale. Bon, je n'ai jamais déçu avec elle. C'est punchline sur punchline. Voilà. Elle était dans Télématin. Et elle a raconté une anecdote avec son amant de l'époque, David Bowie.

6:34
Locuteur non identifié

Ça nous a des cours de chant. Oui, parce qu'il disait que je ne chantais pas bien, surtout. Donc il a dit, je vais te faire des cours de chant. Parce qu'il a dit, il faut absolument que tu chantes. J'ai dit, mais je ne sais pas chanter, je suis mannequin. Il m'a dit, mais moi, je vais te payer les cours de chant. Donc il m'a mis sous contrat. Et pendant trois ans, j'étais... Mais pourquoi ? Parce qu'il a senti votre potentiel ? Comment ça se passe de vous raconter ça ? Voilà, c'était le premier. Vous savez, quand on est mannequin, Soavelle était toi. Voilà, souris. Et lui, ça a été le premier qui m'a dit, non, mais je te jure, tu vaux mieux que ça.

Tu as une voix, tu devrais la travailler, la profiter. Donc, voilà, grâce à lui, j'ai fait mon premier disque. Et après, bon... Vous avez eu des histoires d'amour avec ces... Mais de quoi je m'emmène ? Enfin, je ne sais pas, je pose des questions. Oui, nous avons été ensemble pendant deux ans, pas plus. Oh merde ! Ah, vous ne saviez pas qu'il avait fait avec David Bowie ?

7:20
Invité

Non, mais elle a eu une vie, mais incroyable. Non, mais ces gens-là, cette génération-là, elle en particulier, et quelques autres, ont eu une vie totalement incroyable. Et chaque fois qu'on les reçoit dans des émissions, ils nous sortent des histoires, mais on s'est dit, mais ce n'est pas possible. Et vous, vous continuez à chanter ? Et moi, non, je n'ai pas eu une histoire avec David Bowie. Non, mais vous continuez à chanter ? Ah oui, moi, je tourne tout le temps. Moi, j'ai mon... Votre show de chant ? Mon show de chant, et avec lequel je tourne, je ne sais pas, je fais une 30 ou 40 dates dans l'année. C'est pas mal ! Et puis là, je suis en train de préparer mon album avec mes chansons.

Moi, je me fais plaisir, je suis dans l'urgence de me faire plaisir et de réaliser tous ces petits rêves de gosses que je n'avais pas encore réalisés. Voilà, là, c'est le théâtre, après, ce sera mes chansons. Et là, c'est des chansons que vous avez écrites, ce n'est pas des reprises ? Oui, depuis des années, ça fait des années que j'écris des chansons. On va mettre ça bout à bout et on va faire une petite tournée avec. Bon, alors, attention, nous allons vivre tous les trois un très grand moment de radio. Ah non, mais je vous le promets. Alors, désormais, je ne sais pas si vous avez le temps de regarder, parce que vous êtes au théâtre, Touche pas à mon poste.

Alors, maintenant, il y a Fabien Lecoeuvre, qui a une séquence qui marche plutôt bien. Bon, c'est un peu le wish des Info People, Fabien Lecoeuvre. Le wish ? Oui, c'est le wish. Alors, il a encore frappé hier dans Touche pas à mon poste et a fait une révélation sur des secrets de beauté. Mais écoutez bien.

8:30
Locuteur non identifié

Les stars, maintenant, elles se mettent au bain de foin. Vous avez fait un bain de foin ? Je le fais jeudi, moi. Elles vont vous mettre avec des poneys ou quoi ? Non, la première qui avait fait ça, c'était Arlette Chabot.

8:40
Invité

Ah merde, ah oui.

8:41
Locuteur non identifié

Arlette Chabot, c'était des bains de foin. Fabien Barthès. Et puis là, Beyoncé s'y est mis depuis pratiquement 15 jours. Mais c'est quoi ? Ça consiste en quoi ? Alors, on vous plonge dans une eau à 40 degrés, à peu près. On vous jette du foin. Alors, il faut qu'il y ait dedans. Vous jette du foin. On vous jette du foin. Non, non, mais il faut qu'il y ait de la Véronique, il faut qu'il y ait de la Gentiane, du Mille-Pertuis et de l'Armoise. Et paraît-il que c'est un bienfait sur le corps ? Quand vous sortez de votre bain, vous pouvez dormir 20 heures derrière. Ah oui ? Pourquoi ? Sans se réveiller. C'est très efficace.

9:07
Invité

C'est là qu'il est en rhume des fois ?

9:07
Locuteur non identifié

C'est la propriété. Alors Isabelle, c'est bon pour l'arthrose.

9:12
Invité

Mais j'en ai pas en raveur.

9:13
Locuteur non identifié

D'accord. Arlette Chabot.

9:16
Invité

Alors Valérie, je n'ai pas le téléphone de Beyoncé, vous vous doutez bien. Mais par contre, j'ai celui d'Arlette Chabot. Donc vous vous doutez que je me suis précipité sur mon téléphone pour appeler Arlette Chabot, qui, rappelons-le, est tous les vendredis sur Sud Radio. Alors je lui ai dit, alors Arlette, tu prends des bains de foin ? Tu prends des bains de foin ? Alors, alors, alors ? Et Arlette m'a dit, c'est quoi cette connerie ? Mais c'est n'importe quoi. Je lui ai envoyé la vidéo. Elle m'a dit, mais c'est n'importe quoi. Mais j'ai jamais pris des bains de foin. Peut-être je me ferai une infusion de foin ou je le fumerai. Il faut demander à Fabien Lecoeuvre, à mon avis, c'est...

D'où vient cette information, en tout cas ? Je pense qu'il s'est trompé de... Mais est-ce que vous remarquez l'aplomb qu'il a quand il a... Oui, oui, absolument. C'est encore une information bien pour Arlette.

10:03
Locuteur non identifié

Il est très doué. Il est très drôle.

10:05
Invité

Moi, je vais vous dire, je l'aime beaucoup. Je sais que dans le métier, il y a des gens qui critiquent. De toute façon, on est toujours critiqué par quelqu'un. Donc lui ou un autre, c'est pareil. Mais je veux dire, moi, je l'aime beaucoup. Il a un aplomb. Et puis, il prend tout au deuxième degré. Il prend tout au deuxième degré. Il n'en a rien à foutre. Et ça, j'aime assez bien ça chez lui. C'est les trouvailles de Cyril Hanounais. C'est toujours... Mais oui, il y a du pif. Il y a du pif. Il y a du pif. Et donc, voilà. Mais en tout cas, Arlette Chabot... Ne prend pas de foin. Ne prend pas de foin. C'est un démentier officiel de Sud Radio. Vous voyez que...

Je ne sais pas si je vais avoir un prix pour ça. Mais j'ai fait l'enquête. Peut-être le Pouditzer. Pour Arlette Chabot, qui ne prend pas de poin de foin. Bon, alors Valérie, si on ouvrait la case 11 du calendrier de l'Avent. Allez. Allez, calendrier de l'Avent. La case 11. Alors, en général, le calendrier de l'Avent de Valérie Expert, un calendrier de l'Avent, ça fait plaisir. Et bien derrière, la case 11, il y a Junior Doré. Qui était... Elle adore Junior Doré, son nouvel album. Et il était dans la boîte à questions hier sur Canal+. Et il a ressorti pour l'occasion son ukulélé pour reprendre Femmes Like You avec son ukulélé.

11:09
Locuteur non identifié

Donne-moi ton cœur, baby, ton corps, baby. Donne-moi ton bon vieux funk, ton rock, baby, ton soul, baby. Chante avec moi, je veux un homme like you. Bad boy, tu sais que tu me plais, un homme like you.

11:30
Invité

Super, super. L'album est génial. Franchement, génial. Il a réarrangé plein de chansons qui sont... Donc, « Huitasses les bananas » de Philippe Rizzoli. Je suis content pour Philippe Rizzoli. Oui, absolument. J'ai décroisé l'autre jour, j'ai dit « Ça y est, c'est reparti. » Voilà. Eh ben non, merci Gilles pour cette case 11. J'attends la 12 avec impatience. On se retrouve dans un instant avec Jérôme Anthony pour parler de tous en cuisine. À tout de suite.

12:00
Présentateur

Le 10h midi, Sud Radio Média, Valérie Expert, Gilles Gansman, Sud Radio Média, l'invité du jour.

12:10
Invité

L'invité du jour, c'est Jérôme Anthony. Jérôme Anthony, on est ravis de vous retrouver du lundi au vendredi sur M6, tous en cuisine, aux côtés de Cyril Lignac, menu de fête. C'est un petit cadeau de Noël, un gros cadeau de Noël que nous fait M6 avec le retour de cette émission. On rappelle que c'est en plus une bonne action puisque vous êtes aux côtés des Restos du Coeur. Oui, on soutient évidemment les Restos du Coeur. Et qu'il y a l'année dernière, je crois que c'était 130 000 euros qui ont été donnés au Restos du Coeur. Puis surtout, c'est du plaisir, c'est de la joie, c'est de la rigolade. C'est du partage, c'est un rendez-vous chaleureux, réconfortant. En quotidienne, à 18h35.

En quotidienne. Et puis nous, notre grande fierté, en plus de faire une recette dans les conditions du direct, comme ça, c'est-à-dire qu'on démarre de rien. Et trois secondes avant le générique, il faut présenter un plat. Donc ça, c'est une prouesse de Cyril et de ses équipes. Mais à côté de ça, on fait quand même une émission de variété. Un divertissement qui fait le tour de France où les gens sont contents de venir nous joindre, connaissent les gimmicks du programme. On fait partie de la famille et ça, c'est un grand plaisir. Aujourd'hui, lancer des programmes, on sait combien c'est difficile. C'est quand même un assez jeune programme, finalement.

Mais il est en train dans le cœur des gens. Alors, Stéphane demande, c'est à quelle heure ? Ça passe à 18h35 sur M6. Il y a un téléphone qui sonne ? C'est moi ? Non, c'est moi. Ah bon, c'est Gilles. J'en profite pour citer un autre Gilles, un auditeur, qui nous dit « Bonjour à Jérôme, je me souviens de l'été 2022 où il a fait son émission « Tous en cuisine » au Bacarès 66. On a vraiment bien rigolé entre les séquences, malgré la fraîcheur à ce moment-là. » Alors oui, nos passages de ville en ville sont toujours très joyeux. Et vous rigolez beaucoup entre les séquences ? J'arrive déjà longtemps avant, parce que j'ai envie de passer du temps avec les gens.

Et je reste pas mal de temps après, jusqu'au dernier. On fait les photos jusqu'au dernier. Et je profite de ces moments-là, parce que je sais combien, quand j'étais gosse, quand il y avait des émissions comme ça, qui passaient de ville en ville, on pouvait avoir un bon ou un mauvais sentiment. Et moi, je veux que les gens partent avec une très très bonne idée et de cette émission, et de moi en ce qui me concerne, mais même de la chaîne. Voilà, je veux que notre passage laisse un bon souvenir et une bonne trace. Et puis vous avez un camion cette année. Oui, j'ai un camion que les enfants à la première émission ont appelé le camion Miam Miam.

Du coup, on a gardé cette notion du camion Miam Miam qui sillonne les routes de France et avec lequel on se déplace. Comme ça, on fait à chaque fois 200 km pour partir d'une ville à une autre. et on se fait klaxonner, les gens nous font des signes. Et voilà, c'est très sympathique. Est-ce qu'ils viennent goûter vos plats, les plats que vous, vous avez copiés et faits ? Alors, ils ne sont pas mes plats. Non, mais ils sont quand même toujours réussis mes plats. Mais les gens ne se jettent pas quand même sur mes prouesses, je ne vous le cache pas. Et puis à temps en temps, je leur dis, non, mais attendez, je n'ai pas eu le temps de finir vraiment la cuisson, etc.

Non, mais la plupart du temps, on déguste tout avec les gens, avec les jeunes. On a des petites assiettes en carton et on partage. Et ce qui est formidable, c'est qu'il y a aussi les mini cuistots des enfants et puis le conseil de grand-mère. C'est-à-dire que ça, c'est bien parce qu'à chaque fois que vous traversez une région, il y a une grand-mère qui gueule, qui dit que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. Non, mais Cyril, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. Donc voilà, ça, on aime assez bien. Alors chaque jour, évidemment, on a des thématiques. Et en l'occurrence, le mercredi, c'est les enfants qui viennent faire un petit peu à manger avec moi.

Mais tous les jours, les enfants sont avec moi. Je pense que c'est la seule émission de cuisine, d'ailleurs, qui fédère les enfants. C'est super. Et c'est assez sympathique. Mais il faut rappeler quand même que l'idée vient de Kitchen Factory, de M6, où ils voulaient une émission pendant le Covid, parce que pendant le Covid, tout le monde s'est mis à cuisiner. Oui. Cyril faisait déjà des recettes sur les réseaux sociaux. Cyril Lignac. Cyril Lignac faisait déjà des recettes sur les réseaux sociaux. Et c'est un petit peu de là que tout est parti. Lui, dès le début, il a commencé à faire des recettes. Et puis on en a fait finalement une émission de télé.

Et puis au départ, c'était tout le monde qui était chez soi, parce qu'on était coincés. Ils étaient en Zoom. Et puis les stars se sont mis... Tout le monde était disponible. Tout le monde a venu à participer. Mais là, vous avez des guests aussi. Vous avez des invités pour parler français. On a des invités tous les soirs. On fait exactement l'inverse de ce qu'on faisait pendant le confinement. C'est-à-dire que tout le monde était bloqué à la maison. Et là, c'est tout le contraire. On va chez les gens. On va au milieu des marchés de Noël partager tout ça avec le public. Ça, c'est une formidable idée. Donc on peut citer. Il y a Julien Courbet qui est venu vous voir.

Nelson Bonfort ce soir, je crois. Il y a François Berléon. Vous avez Amandine Petit. Il y a Camille Lacour et sa femme, Alice, qui seront là aussi. Et oui, c'est l'occasion de découvrir aussi les conjoints, les conjointes, les enfants. Alors, est-ce que c'est leur vraie cuisine ou on n'est pas chez eux, chez les staves ? Alors, moi, je ne suis pas dans ces secrets-là et en fait, je m'en moque. Ah bah, par quoi ? Parce que moi, je me demande s'ils ont une belle cuisine ou pas. Ah bah, en l'occurrence, ce soir avec Nelson Bonfort, on est chez lui, ça j'en suis sûr. Et c'est une belle cuisine ? Oui, c'est une cuisine plutôt sympa. Oui, c'est une cuisine toujours très sympa.

Et est-ce que vous, du coup, dans votre cuisine, vous vous êtes équipé suite à cette émission ? Parce que moi, je me souviens que durant le Covid, vous n'aviez rien. Vous n'aviez pas de... Oui, manquait quelques... Bah oui. Mais non, parce que je vous le lis et je vous le redis. Ce n'est pas un mensonge. Moi, je ne suis pas très très bon en cuisine. Et pourtant, on a une amitié qui nous lie avec Cyril. Et ça faisait longtemps avant qu'on fasse ce programme que Cyril me disait « J'aimerais bien qu'on fasse une émission ensemble. » Voilà, c'est venu par hasard, mais on n'a pas du tout la même culture dans ce domaine. Mais pas du tout.

Moi, je lui amène tout le côté un peu folklorique, un peu populaire, un peu en rigueur. Vous mettez les mains à la pâte, comme on dit. Je mets aussi les mains à la pâte, mais moi, je suis là pour faire de cette émission un divertissement. Je fais ma petite part à moi, quoi. Mais non, chez moi, je ne suis toujours pas très très bien équipé. Mais je vous avoue qu'aujourd'hui, ma cuisine est devenue une star. C'est-à-dire que quand j'ai quelqu'un qui vient pour me faire des travaux, je ne sais pas, qu'il arrive et qu'il recule d'un pas et qu'il fait « Ah, mais c'était ici l'émission, en fait ! Je peux faire une photo pour ma femme et pour le mec aussi dans le photo ! » Ça n'a aucun sens.

Est-ce que ce qui est assez incroyable, c'est votre fidélité à M6, à W29 et au groupe ? Vous n'avez jamais eu envie d'aller voir ailleurs ? Vous êtes chez vous, en fait. Je suis plutôt bien là où je suis. Comme on dit dans notre milieu, je suis plutôt bien servi. Je pourrais être un peu plus servi, mais je pourrais l'être un peu moins aussi. Parfois, je passe à côté de programmes qui pourraient me plaire, puis finalement, bon, je ne vais pas rater grand-chose. Comme ? Je n'ai pas d'idées qui me viennent, mais ça a pu m'arriver sur des émissions de variété ou des divertissements. Mais là, en ce moment, je ne ressens pas ça.

En ce moment, je suis très content de ce que je fais avec les émissions que j'ai faites avec Cyril Lignac. Je suis très content des émissions de variété qu'on fait avec notamment Elodie Gossu. Vous en avez une là, au 1er janvier ? 1er janvier, oui, tout le monde chante. Très beau divertissement, très chouette. C'est tout le monde chante contre le cancer, ça ? Tout le monde chante en faveur de l'association de Nicolas Rossignol. Tout le monde contre le cancer. Donc, c'est sympa. Et puis, voilà, il y a toujours une petite notion comme ça, vertueuse, comme on le fait d'ailleurs pour Tous en Cuisine, quand on soutient les restos du cœur. On essaye de servir à quelque chose.

Mais vous aimeriez faire quoi ? Qu'est-ce qui vous plairait bien ? Moi, ce qui me plaît, c'est ce que je fais. Voilà, moi, des émissions de divertissement, des émissions de variété. J'aimerais bien faire des vraies variétés. C'est-à-dire avec un chanteur, un humoriste, un invité qui vient présenter son film. J'aurais aimé faire ça. Bon, ça ne se présente pas, mais pourquoi pas. Et puis, c'est devenu compliqué aujourd'hui. Et c'est devenu très compliqué de lancer des programmes. Alors, en vérité, je suis bien servi. Je suis content de ce qui se passe là. Je n'ai pas envie de prendre plus de risques que ça. Les recettes qui sont proposées sont des recettes volontairement accessibles à tous.

Pas trop chères non plus, avec souvent des éléments qui sont facilement trouvables. On va vous demander de la farine de manioc, du yuzu, des trucs... Ah, ça vous parlez d'émissions de France 3 ! Oui, je parle d'émissions de France 3 ! C'est incroyable ! Mais je ne l'avais pas dit, donc... Ah bah oui, mais je me doutais bien sur un... Je n'ai jamais regardé l'émission de France 3. Ah oui, de recettes. Le fragment Issako, c'est infaisable. C'est des recettes infaisables. Ah oui, d'accord, on est sur autre chose. Oui, on est sur autre chose. Non, non, non, non. Non, là, il y a quelque chose de très familial. De très familial. De très familial.

Et puis, s'il y a des produits qui sont un petit peu chers, on peut trouver un autre produit un peu moins cher pour le remplacer. C'est une période où on peut aussi avoir des produits un petit peu plus chers, un peu upgradés. Mais on a toujours une solution pour pouvoir intervertir des produits. Et puis, sur un site internet, on trouve tous les ingrédients achetés une semaine à l'avance. Et les recettes sont publiées une semaine à l'avance. Donc, vous pouvez vous préparer chez vous. On peut se préparer. Et le secret, c'est de bien préparer, de bien faire ses pesées avant de commencer la recette. Ah, quand même, vous avez appris des trucs. Ah oui, alors je suis plus détendu.

Ah oui, je suis beaucoup plus détendu quand j'avance dans la recette. Je vois à peu près où on veut en venir. Mais bon, je me suis fixé quand même un objectif, toujours. C'est de ne jamais regarder ce qu'on va faire. Ah, c'est marrant. Je n'ai aucune idée de ce qu'on va faire. Donc, vous découvrez en même temps que Cyril Lignac présente. C'est pour ça que je suis complètement paumé, en fait. Je vois juste les ingrédients, mais je ne sais pas où on va, comme tous les gens avec qui on fait la recette. Et il n'y a pas un plat qui vous a marqué ? Quelque chose, vous vous dites, ah, c'est super bon ça, quand même.

Écoutez, franchement, à chaque fois que je termine l'émission et que je goûte, je me dis, mais vraiment, ce qu'on vient de faire est génial. Mais vraiment, à chaque fois, je me dis vraiment, c'est génial. Et comme je ne sais pas où on va à chaque fois, c'est toujours une découverte. Et votre plat fétiche, c'est quoi, le plat que vous... Moi, dans ma vie, moi, vous me faites un bon couscous, moi, je suis ravi, moi. Un bon couscous familial. Non, mais vous, si vous recevez... Ah non, mais moi, je n'ai pas de... Alors, voilà, j'ai pris une bonne résolution pour 2025. J'aimerais avoir un ou deux plats signatures.

Et qu'on me dise, que les copains puissent me dire, bon, Jérôme, samedi soir, on vient manger ta blanquette. Mais je vais prendre une question que pose Valérie souvent, parce qu'on se connaît bien. Mais quel est le plat de votre maman ? Le plat que votre maman faisait ? Non, on n'a pas de choses comme ça. Ah bon ? Ah non, si ? Non, non, il n'y a pas. Non, non, non. Ma mère, elle fait comme... Quand on laisse, elle fait un peu comme elle peut. Non, non, moi, je n'ai pas vécu dans cette tradition. Ma grand-mère faisait la cuisine, mais je n'étais pas derrière elle, derrière les fourneaux, en train de vivre le moment, comme d'autres l'ont vécu.

Vous n'avez pas le souvenir d'un plat régulier, d'un dessert ? Non, non, non, chez nous, on était très nombreux, ça gueulait, ça partait dans la cuisine, ça... Je ne savais pas du tout ce qui se passait. J'étais assez éloigné de la cuisine. Qu'est-ce qu'il y a dans votre frigo ? Qu'est-ce qu'il y a toujours dans votre frigo ? Des plats congelés. Vous voulez tuer Valérie ? Et qu'est-ce qu'il n'y aura jamais dans votre frigo ? Alors, tout ce qui a trop de... Je déteste ouvrir un frigo et sentir des odeurs. D'accord. Voilà, je déteste ça. Mais là, si je vais chez vous et que j'ouvre votre, on va dire, réfrigérateur, parce que le frigo, c'est une marque, votre réfrigérateur, il y a quoi ?

Il n'y a pas grand-chose. Il n'y a pas grand-chose parce que je ne suis pas beaucoup chez moi en ce moment. Je suis beaucoup au resto et non, il n'y a pas grand-chose, à part des trucs à boire, du champagne, des choses comme ça, pour être sûr de pouvoir recevoir dans de bonnes conditions. Alors, c'est quoi le plat ? C'est des plats sur l'île ? C'est d'une tristesse que je suis en train de vous dire, c'est horrible. Mais oui, mais c'est vrai que je suis tout le temps sur les routes. Là, je vais rentrer à Nancy, je vais rester deux jours, donc je ne vais pas commencer à remplir le frigo. Mais vous ne faites pas une petite omelette ?

Ah, je peux me faire une petite omelette, voilà, un truc comme ça. Mais franchement, moi, j'aime bien aller boire un petit coup, manger un petit bout, voir du monde. Je ne suis pas du genre à rester trop chez moi. L'émission, elle est tournée dans les conditions du direct ? Il y a beaucoup de montage ? Pas du tout de montage, tous les problèmes et les défauts techniques font partie de l'ordre de cette émission. De l'émission. Tous en cuisine. Alors, on rappelle que vous êtes au théâtre, en tournée dans toute la France, et à partir de janvier, également, avec votre pièce, Un avenir radieux.

Et puis donc, du lundi au vendredi, 18h35 sur M6, pour passer un moment joyeux, convivial, sympathique, avec Cyril qui a des fous rires de temps en temps. Ah bon, on en a tout le temps des fous rires. C'est Cyril Lignac qu'on embrasse et à qui on souhaite de bonnes fêtes. Et à vous aussi, Jérôme Anthony. Merci, Valérie. Merci, Gilles. C'est repassé par Sud Radio ce matin. Tout de suite, on va parler d'un autre sujet, beaucoup plus grave, qui sont les... Le harcèlement sur les réseaux sociaux. Le harcèlement sur les réseaux sociaux, et des avocats qui ont décidé de s'attaquer à TikTok et autres Facebook. C'est à suivre.

24:08
Présentateur

Le 10h midi, Sud Radio Média. Valérie Expert, Gilles Gansman. Sud Radio, le supplément Média.

24:18
Invité

Le supplément Média, avec... Je reçois Elisa Jadot. Bonjour, vous êtes réalisatrice et maître Laure Boutron-Marmion. On va parler avec vous de ce document qu'il faut absolument regarder. Ça a été diffusé sur France 5 hier soir. Mais il y avait une grosse, grosse concurrence. Donc vraiment, ce matin, on a voulu vous recevoir parce que vous n'avez pas eu de chance en programmation et qu'il faut aller absolument le voir en replay, en prise numérique. Cinq femmes contre les Big Five.

Alors les Big Five, ce sont les cinq entreprises du numérique, Facebook, TikTok, Instagram, Snapchat, tous ces réseaux sur lesquels nos enfants, nos ados se rendent, avec un danger dont on ne se rend pas compte, forcément, nous, parents. Et donc il y a cinq femmes dans ce document qui racontent comment... qui se battent contre ces Big Five et qui racontent l'emprise et la façon dont leurs enfants ont été victimes. Alors racontez-nous un petit peu, Elisa Jadot, d'où est partie ? Comment vous avez construit ce document ? Qui est exceptionnel. Vraiment, je le dis, la réalisation est formidable. Et le propos est excessivement important pour tous les parents qui nous écoutent. Et grands-parents.

Je vous remercie. Oui, le documentaire sera en replay pendant un petit mois sur la plateforme. Donc en effet, France.tv, c'est le troisième film que je réalise sur le numérique et les conséquences sur la santé mentale des adolescents. Et donc en fait, quand on rentre dans cet univers, quand on commence à rentrer, à enquêter dans cet univers, c'est comme ouvrir la boîte de Pandore. Donc à chaque fois, je me rendais compte de choses encore plus terrifiantes, encore plus surprenantes. Et puis, j'ai eu l'occasion de lire des témoignages, notamment le témoignage d'un papa en Angleterre dont la fille Molly Russell s'est suicidée à cause de son addiction aux réseaux sociaux.

Et c'est la première fois en fait qu'une plainte était déposée contre TikTok en Europe et la première fois qu'un tribunal reconnaissait la responsabilité de la plateforme dans le suicide d'une jeune fille. Là, je me suis dit, quand même, il y a quelques choses à faire. On peut se suicider parce qu'on a une addiction sur TikTok. En fait, comme on le montre dans le film, la problématique des réseaux sociaux, qui peuvent être très bien et très éducatifs par ailleurs, c'est les algorithmes. En fait, les algorithmes sont conçus pour faire rester un maximum de temps l'utilisateur sur la plateforme. C'est comme ça que les plateformes gagnent de l'argent.

Et donc, elles choisissent, les algorithmes sont conçus pour choisir, en fonction de l'âge de l'utilisateur, les contenus qui peuvent le faire rester. Donc, peut-être pour vous, ce sera du foot, des petits chats, des vidéos de cuisine. Mais pour les adolescents qui sont déjà, on le sait, à cet âge-là, en souffrance, en détresse, en perte de repères, qui sont en train de passer à l'âge adulte, finalement, une des thématiques qui les fait rester très longtemps, c'est autour de la santé mentale. Et donc, l'algorithme l'a bien compris depuis des années en récoltant les données des utilisateurs.

Et donc, ils ont remarqué que ces problématiques liées à la santé mentale, à la dépression, à la scarification, à l'automutilation, sont des contenus qui font rester les enfants longtemps sur la plateforme. Et donc, ils les suggèrent en masse. C'est ça qui est assez fou. Alors, peut-être, Maître... Oui, je vais juste rebondir. Ce qu'on découvre avec vous, dans un cas très précis, il y a une jeune fille qui a des idées noires. Et du coup, elle se confie à TikTok. Et forcément, à ce moment-là, on lui envoie d'autres ados qui ont aussi des idées noires. Et elle se dit, ah ben finalement, c'est pas si grave que ça, parce que d'autres ados y pensent.

Et puis, elle a même des suggestions de comment se suicider. Et je vais vous raconter la suite. C'est-à-dire que ça fonctionne un peu comme un étouffoir. C'est-à-dire, ce qui s'est passé pour Marie, mais d'ailleurs, dans le recours, il y a aussi Charlize, qui a mis fin à ses jours de la même manière. L'idée, ce sont des jeunes qui, à un moment ou à un trait de temps, soit vont publier une vidéo qui exprime leur mal-être et qui leur montre qu'elles ne vont pas bien, soit elles vont aller voir un contenu un peu sur ces sujets-là. Et alors là, c'est la déferlante. Et c'est ce que montre très bien le documentaire et ce qu'a fait Elisa avec son travail de Lily.

C'est le côté, le biberonnage de contenu encore et encore et encore qui, évidemment, dans la tête d'un adolescent, vous fait dire, ah ben finalement, c'est ok de penser au suicide. C'est pas grave. Et ça le valide, si vous voulez. Non seulement ça le valide dans son mal-être. Ça banalise totalement l'idée du suicide. Exactement. Mais en plus, ça le fait absolument tomber dans une espèce de descente aux enfers sur son mal-être qui l'a ou qui voit poindre et verrouille, verrouille tout bonnement son idée de se suicider. Mais ça a un point tel qu'aujourd'hui, on en est à des vidéos qui carrément disent voilà, ce soir, je vais en finir, ça y est, je suis convaincue.

Et avec des commentaires, t'inquiète pas, tu vas y arriver, cœur, cœur, émoji, on pense à toi. C'est ça, ils trouvent une communauté. C'est ça qui est élément aujourd'hui. Mais quel est l'intérêt, entre guillemets, des plateformes, pardon de poser cette question, peut-être que les gens se posent, mais l'intérêt d'aller sur ce type de sujet pour eux ? Alors, c'est ce que disait tout à l'heure, Elisa. C'est le temps de visionnage. C'est le temps passé, le temps de visionnage. Ça rend, en fait, si vous voulez, c'est la conjonction de deux choses. Une application qui, par essence, est addictive parce que de toute façon, on a créé les réseaux sociaux pour ça.

S'ils ne sont pas addictifs, ils ne sont pas intéressants puisqu'on ne passe pas du temps dessus. Aujourd'hui, une plateforme, elle gagne de l'argent si son utilisateur reste du temps dessus, premièrement. Et puis la deuxième chose, la non-modération des contenus. Et donc, pour le jeune, c'est un cocktail, si vous voulez, absolument mortifère puisqu'il se retrouve non seulement avec une application qui, de façon pas anodine, est déjà addictive par essence, par la rythmique, le côté un peu ludique, la machine à like, etc., mais sur des contenus qui parlent du suicide et de la scarification.

Vous, par exemple, dans le film, pardon, Meta a donné une valeur à chaque adolescent qui est 270 dollars. Alors, je ne sais pas, ça vous paraît beaucoup, ça vous paraît peu, 270 dollars par adolescent, par temps passé en moyenne. Mais quand on prend conscience qu'il y a plus d'un milliard d'adolescents connectés aux réseaux sociaux, vous multipliez 270 dollars par un milliard. Vous comprenez les revenus que ça génère. Alors, Maître, vous avez attaqué TikTok. Moi, si j'étais TikTok, je vous dirais, mais apportez-moi la preuve qu'elle ne se serait pas suicidée sans les réseaux. Sans les réseaux. Comment vous pouvez prouver que derrière...

En termes juridiques, ça ne fonctionne pas nécessairement comme ça. Parce qu'en fait, si vous voulez, évidemment qu'on a fait un travail de fourmi avec chaque histoire de ces jeunes. On est allé fouiller leurs comptes, qu'est-ce qu'ils ont publié, pourquoi ça n'a pas été censuré, etc. Alors, d'abord, il y a un premier élément de droit, si je puis dire, c'est que la plateforme s'engage elle-même dans sa charte d'utilisation, puisqu'elle dit, je vous garantis un environnement sain, vous, utilisateur, donc rassurez-vous, ces contenus-là sont illicites, ils sont censurés, ils sont modérés. Force est de constater que ce n'est pas le cas. C'est ce que déjà je démontre d'une première part.

Ensuite, c'est très facile de voir poindre le lien de causalité entre la dégradation vertigineuse de l'état de santé du jeune par rapport à ce qu'il a visionné, tant c'est rapide et énorme. Si vous voulez, je vous donne un exemple. Par exemple, sur la scarification, on n'est pas sur une ou deux cicatrices. Moi, j'ai des jeunes filles qui aujourd'hui ont les bras et les jambes entièrement couvertes de cicatrices. Ce qui montre bien, vous voyez, le phénomène amplifié, qui montre que c'est par, justement, cette amplification algorithmique, par la rythmique même du réseau social. Et puis, ces contenus sont largement diffusés, comme on l'a montré dans le documentaire, sur les plateformes.

Et j'ai essayé d'être très édulcorée aussi dans ce que je montrais, pour que les spectateurs ne soient pas non plus trop choqués par les contenus. Mais enfin, moi, j'ai été confrontée, puisque j'ai créé un profil d'une adolescente, pour avoir vraiment, prendre conscience de ce qui était vraiment proposé et suggéré aux adolescents. On parle de plaies qui sont fraîches. On parle de sang très rouge qui dégouline. On ne parle pas juste d'une cicatrice, d'une blessure d'il y a trois jours. On parle d'une scarification qui vient d'être réalisée et qui est mise en avant par la personne. Et c'est largement commenté. Et puis, il s'engraîne en plus. C'est si ça ne saigne pas, ça ne marche pas.

Si tu ne vas pas à l'hôpital après t'être scarifié, ce n'est pas assez. Tu n'as pas réussi. Pourquoi moi, j'ai des gens qui glissent sur de la glace ou des petits chiens qui sourient et je n'ai jamais des scarifications ? Parce que vous n'avez pas le même âge. C'est peut-être qu'à votre âge, vous n'êtes pas attiré par ce type de contenu, comme le sont les adolescents. Ça veut dire que les parents ne peuvent pas savoir ce que leurs ados regardent sur TikTok. C'est très compliqué pour les parents de le savoir. D'ailleurs, si vous mettez vous, si vous allez taper maintenant sur Instagram, TikTok, « Tiens, j'aimerais voir de la scarification.

» Hashtag scarification, vous allez être bloqué par la plateforme. Puisque ces contenus sont censurés, soi-disant. Donc quand vous les tapez, quand vous les cherchez, vous êtes bloqué. En revanche, quand vous ne les cherchez pas et que vous êtes adolescent, ils vous sont suggérés. Alors ce qu'on voit dans le document, et c'est aussi le propos, c'est de voir que les parents commencent à se révolter, à se rebeller et à vouloir agir. Donc il y a cinq femmes qui parlent dans ce document, vraiment, regardez-le en replay sur France 5, et qui ont décidé de s'attaquer, de porter plainte. Et on voit l'exemple en Espagne de cette femme qui réussit finalement à mobiliser beaucoup, beaucoup de parents.

Mais est-ce que ce n'est pas le pot de terre contre le pot de fer ? On a l'impression qu'on ne peut rien contre ces algorithmes, contre ces big five, justement. Alors disons, je dirais que c'est plusieurs pots de terre contre le pot de fer. parce qu'aujourd'hui, on est, à mon sens, à un tournant. C'est-à-dire que jusqu'à il y a peu, effectivement, les plateformes profitaient de l'ignorance de la plupart des parents. Et de toute cette génération de parents qui n'ayant pas été confrontés à ce bain digital à 100% dès l'enfance, ou en tout cas l'adolescence, ne savaient pas et ignoreaient totalement. Aujourd'hui, c'est plus le cas. En tout cas, c'est en train de ne plus être le cas.

Et les parents, très vite, il suffit qu'ils aient une petite brèche, et là, ils font les recoupements. En général, les mamans, c'est ce qu'elles me disent toutes, et les papas, c'est qu'on sentait bien qu'il y avait quelque chose avec ce que voyait notre enfant sur les réseaux, mais on se disait que ce n'était pas possible. Et aujourd'hui, nous, c'est ça, avec le documentaire, c'est ce qu'Elisa, elle, tente de faire.

C'est le lien en se disant, mais si, en fait, il est possible aujourd'hui que des grandes plateformes, qui ont pignon sur rue et qui font des chiffres astronomiques d'affaires, eh bien, aujourd'hui, nuisent à la santé de nos jeunes et des utilisateurs mineurs sans que ça leur pose le moindre problème. Juste l'Australie qui veut imposer un âge minimum entre 14 ans, ça marche ou pas ? Ou il y a forcément des contournements ? Un bon sens, c'est une partie de la solution. Déjà, de se dire, les réseaux sociaux doivent être interdits en deçà d'un certain âge, puisqu'il faut quand même voir deux choses. Mais est-ce que ça ne va pas les rendre plus attractifs ? L'interdit.

Encore faut-il contrôler l'âge. Certainement, mais au moins, ça limitera quand même l'usage. Ça rentrera aussi dans l'inconscient collectif que les réseaux sociaux peuvent être dangereux et en tout cas, qu'il y a du coup une éducation à leur utilisation, ce qui n'était pas le cas encore aujourd'hui. Comme vous le dites si bien, la plupart des gens voyaient les réseaux sociaux comme quelque chose de ludique et d'attractif. Eh bien aujourd'hui, il faut aussi mettre dans les données de l'équation la dangerosité aussi des réseaux. Que c'est très dangereux. Vous avez monté une association, lancé une association qui s'appelle Elgos Victime.

Vous défendez des parents qui veulent aujourd'hui se retourner contre TikTok. Le conseil qu'on peut donner aux parents, c'est quoi ? Parce qu'on est très démuni. L'enfant, enfin l'ado est seul avec son portable dans sa chambre. Ou à l'école. Ou à l'école. C'est compliqué de supprimer les portables. Comment on fait ? Communiquer avec son enfant. D'être attentif. Être attentif. Et regarder le film déjà, parce que c'est un bon support aussi pédagogique pour les parents, pour les écoles. Mais dans le doc, la jeune fille qui s'est suicidée, sa mère lui avait donné des horaires de portable. Elle avait même verrouillé son portable avec un... Oui, il y avait un contrôle parental.

La seule différence, c'est qu'on parle d'il y a trois ans. Elle a fait sauter tout ça. On parle d'il y a trois ans. Stéphanie n'avait pas conscience des choses. Aujourd'hui, l'avantage, c'est que des paroles se lèvent sur ce sujet-là. Donc à mon sens, effectivement, le documentaire est aussi une des clés, c'est-à-dire dialoguer avec le jeune, l'adolescent, voir un peu quel est son usage des réseaux sociaux, qu'est-ce qu'il voit, etc. Et très vite, il va vous dire, ah bah oui, ça, maman, papa, ça c'est pléthore, ça j'en vois plein, etc. Oui, mais t'es pas branchée, maman. Comment t'es par rapport à ça ? Tu connais rien, c'est pas ton époque, c'est pas grave.

C'est pour ça qu'il ne faut pas laisser les parents, ils ne peuvent pas s'en sortir seuls, ils ont besoin d'aide. Ils sont dans une période aussi avec leur enfant adolescent où de toute façon, par récence, ils vont être en conflit avec. Donc là, ça rajoute du conflit supplémentaire à la maison. C'est, ah, mais je ne veux pas que mon enfant se sente isolé, donc je vais lui donner. Mais en même temps, il va peut-être avoir accès à ses contenus. Comment je fais ? Il y a une énorme pression sociale sur les parents pour donner un téléphone à leurs enfants. Donc, en fait... De plus en plus tôt, d'ailleurs.

Vous voyez cette jeune fille qui s'est enfuie après que son père lui ait cassé son téléphone. Et c'est des histoires qui arrivent les unes après les autres. C'est toujours la même histoire. Donc, le problème, c'est qu'il faut aussi aider les parents, leur dire mobilisez-vous pour faire bouger aussi les institutions. Parce que là, à Noël, il y a plein d'adolescentes qui vont peut-être avoir un portable et découvrir tout ça. Et puis, on parle aussi du contrôle parental et de la possibilité des parents. Oui, mais vous avez la possibilité d'installer le contrôle parental de vérifier ce que font vos enfants. Mais les enfants, ils ont aussi d'autres comptes, en fait.

Aujourd'hui, juste avec une adresse mail, vous pouvez ouvrir un compte sur les réseaux sociaux sans qu'il y ait la moindre vérification de votre âge. Vous pouvez avoir 5 ans, vous pouvez avoir un réseau social, je veux dire, librement. Moi, j'ai une amie qui s'est rendue compte que sa fille avait filmé le code qu'elle faisait pour breloquer son téléphone. Elle a filmé l'écran et donc, ils sont très ingénieux. C'est pour ça que je pense aussi qu'une partie de la solution, c'est effectivement éduquer à tout ça et éduquer à la dangerosité des réseaux sociaux.

C'est à voir, vraiment, vraiment, en prise numérique, 5 femmes contre les Big Five, c'est sur France 5, c'est disponible en replay sur France.tv. J'espère que ce sera diffusé dans les écoles. où il est question que ce soit diffusé dans les écoles. Il est également question que ce soit diffusé à l'Assemblée nationale. Donc, on espère que ça va faire bouger les lignes. Bravo. Et on va suivre ça avec beaucoup d'intérêt. Merci à vous. Dans un instant, les débats.

39:15
Présentateur

À suivre sur Sud Radio, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.