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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 11 mars 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransports

L'interview en intégralité de Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Sur un plein, je reprends le chiffre de Raphaël, 2 euros de plus en ce moment pour l'État, ça veut dire que l'État profite de cette hausse ?

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Ce sont les chiffres qu'on vient de voir ?

  • 0:30RelanceÉludée

    Mais on est d'accord, pour reprendre les chiffres donnés à l'instant, que sur un plein, il y a bien davantage d'argent qui rentre aujourd'hui dans les caisses de l'État pour financer l'État.

  • 1:00OuverteRéponse directe

    18 centimes de hausse à la même station-service en l'espace d'une heure et demie, est-ce que c'est de l'abus ou pas ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Comment vous allez le vérifier et surtout comment vous allez obliger à ceux qui n'auraient pas envie de baisser si le pétrole baisse alors que les prix sont libres en France ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Y aura-t-il à un moment ou à un autre si la situation continue des mesures pour les plus modestes ou est-ce qu'au vu de l'état des finances publiques vous dites « on ne le fera pas, ça n'est plus possible aujourd'hui » ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Maud BregeonFait
    « Non, ça c'est faux et c'est une affirmation qu'on entend beaucoup depuis quelques jours. »
  • 0:30Maud BregeonFait
    « Mais pour autant, l'État ne s'enrichit pas et l'État ne s'enrichit jamais lorsqu'on est confronté à à des chocs pétroliers ou à des crises de façon générale »
  • 2:00Maud BregeonPromesse
    « On a demandé une chose extrêmement claire aux distributeurs. C'est que les hausses qu'on a vues, qui ont été impactées très vite lors du début de la crise, soient égales en baisses dans les jours à venir. »
  • 3:00Maud BregeonPromesse
    « Le Premier ministre a demandé à ses ministres, à Roland Lescure et à moi-même d'instruire ces questions-là, d'instruire d'autres mécanismes comme par exemple celui du lissage des hausses et des baisses dans le temps »
  • 4:00Maud BregeonChiffre
    « 400 millions de barils. C'est l'équivalent du transit dans le détroit d'Hormuz pendant environ une vingtaine de jours. »
  • 5:00Maud BregeonFait
    « La France va extraire le pétrole qu'elle garde au chaud dans ses réserves stratégiques et le revendre sur le marché pour rassurer les marchés. »
  • 6:00Maud BregeonChiffre
    « Nous avons mis sur la table un bouclier tarifaire qui a représenté plus de 70 milliards d'euros pour les finances publiques. »
  • 7:00Maud BregeonFait
    « La baisse de la TVA réclamée par le RNC est donc non, le blocage des prix réclamés par la France Insoumise, c'est non aussi. »
  • 8:00Maud BregeonChiffre
    « On a 100 millions de barils aujourd'hui de stockage stratégique en France. On devrait en libérer dans la durée, de façon coordonnée avec nos partenaires, 14 5 millions environ »
  • 9:00Maud BregeonChiffre
    « On sécurise le passage des navires depuis maintenant deux ans grâce à des moyens militaires déployés sur place à titre d'exemple on a escorté sécurisé le passage la france d'environ 150 navires depuis le début de l'opération »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

– Merci Raphaël. Sur un plein, je reprends le chiffre de Raphaël, 2 euros de plus en ce moment pour l'État, ça veut dire que l'État profite de cette hausse ? – Non, ça c'est faux et c'est une affirmation qu'on entend beaucoup depuis quelques jours. – Ce sont les chiffres qu'on vient de voir ? – certes, mais il faut le mettre en parallèle de l'impact que ça a sur la croissance et de l'impact que ça a sur la baisse des volumes vendus.

Et donc, moins de volume de carburant vendu, c'est aussi moins de revenus issus des taxes qui rentrent dans les caisses de l – Mais on est d'accord, pour reprendre les chiffres donnés à l'instant, que sur un plein, il y a bien davantage d'argent qui rentre aujourd'hui dans les caisses de l'État pour financer l'État. – Mais pour autant, l'État ne s'enrichit pas et l'État ne s'enrichit jamais lorsqu'on est confronté à à des chocs pétroliers ou à des crises de façon générale, parce que là encore, ça a un impact négatif sur la croissance. Ça a un impact négatif pour la consommation.

Et donc, ça a un impact négatif à la fin pour les finances publiques. Je voudrais vous montrer une Une séquence, Maud Bréjean qui a été tournée hier matin par les équipes de BFM. Ça se passe dans une station-service à Paris.

Regardez bien les images. On est retourné à 1h30 d'écart dans cette même station regardez suffit de regarder sur ces images de vincent de vincent c'est rond pardon les prix qui sont affichés ici à la porte de clichy dans une station service 1 euro 997 pour le gasoil — Et on vient de passer, vous le voyez sur ces images de Vincent Serron à 2 ,179 euros, soit plus 182 centimes, près de 18 centimes, une augmentation de 8%. — Voilà. 18 centimes de hausse à la même station-service en l l'espace d'une heure et demie, est-ce que c'est de l'abus ou pas ?

En tout cas, moi je n'ai aucune explication pour justifier 18 centimes de hausse en une heure et demie. Je n'ai pas regardé l'exemple de cette station service. Ce que je vous garantis, moi, c'est que nous on On veille, avec Roland Lescure, avec Serge Papin, à s'assurer qu'il n'y ait pas d'abus.

On a demandé une chose extrêmement claire aux distributeurs. C'est que les hausses qu'on a vues, qui ont été impactées très vite lors du début de la crise, soient égales en baisses dans les jours à venir. Je vais le dire plus clairement, les baisses doivent être impactées aussi vite que les hausses l'ont été et je constate.

Comment vous allez le vérifier et surtout comment vous allez obliger à ceux qui n'auraient pas envie de baisser si le pétrole baisse alors que les prix sont libres en France ? On n'est pas dans une économie administrée, c'est une certitude. Donc les On a réuni les distributeurs la semaine dernière, on réunira les distributeurs demain à Bercy.

On a procédé à un certain nombre de contrôles. On suit l'évolution des prix dans chacune des stations. On a des outils qui nous permettent de le faire.

Notre volonté, c'est de travailler de façon intelligente avec les distributeurs et plus globalement avec l'ensemble de la chaîne. Donc je le redis, les baisses doivent être répercutées aussi vite que les hausses l'ont été. Et je remarque, et c'est tant mieux qu'un certain nombre de distributeurs ont déjà annoncé que ce serait le cas.

Notamment ce matin, je pense à un grand distributeur qui a annoncé...

On va le citer, c'est Leclerc qui a dit à la fin de la semaine baisse de 30 centimes. Une baisse d'environ 30 centimes. C'est évidemment substantiel pour le pouvoir d'achat des Français.

Et donc je crois qu'on a une responsabilité collective. Là encore, c'est pas l'État contre les acteurs privés. C'est tous ensemble dans un moment de crise internationale qui nous dépasse à certains aspects, trouver des solutions qui permettent de protéger les Français.

C'est ce que vous allez demander demain aux distributeurs dans cette réunion à Bercy, c'est de baisser sur la base de la bonne volonté les tarifs ? On n'avait pas de levier pour ça. On demande à tous les distributeurs autant que possible de pratiquer, encore une fois, les baisses aussi rapidement qu'ils ont pratiqué les hausses.

Tout simplement. Et puis ensuite, il faut quand même prendre un petit peu de recul. Cette augmentation de prix, elle est d'abord et avant tout dû à ce qui se passe au Moyen-Orient.

Vous l'avez beaucoup dit sur votre plateau, le Détroit d'Hormuz voit transiter en temps normal 20 % du pétrole et 20 % du gaz à l'échelle mondiale. Donc les deux leviers majeurs qu on a aujourd'hui, c'est d'une part l'initiative qui est portée par le président pour débloquer le Détroit d'Hormuz et d'autre part la libération de volumes importants, de stocks stratégiques dans plus d'environ 30 États à travers le monde qui doit permettre là aussi de tirer les prix vers le bas. On va parler de ces deux points dans un instant, est-ce que vous pourriez comme le fait par exemple la Grèce qu'il a annoncé aujourd'hui plafonner les marges des distributeurs de carburant ?

Toutes les solutions sont à l'étude. Ça c'est une piste. Les solutions sont à l'étude.

Le Premier ministre a demandé à ses ministres, à Roland Lescure et à moi-même d'instruire ces questions-là, d'instruire d'autres mécanismes comme par exemple celui du lissage des hausses et des baisses dans le temps, je ne vais pas rentrer dans le détail. Ce n'est pas notre volonté première. Notre volonté première c'est de travailler en bonne intelligence avec les distributeurs, en bonne intelligence avec toute la chaîne de valeur.

Nous ne sommes, je le redis pas dans une économie administrée mais nous avons un intérêt commun, c'est le pouvoir d'achat des français. Y aura-t-il à un moment ou à un autre si la situation continue des mesures pour les plus modestes ou est-ce qu'au vu de l'état des finances publiques vous Vous dites « on ne le fera pas, ça n'est plus possible aujourd'hui ». Je dis qu'il est trop tôt pour apporter une réponse.

Trop tôt, ça ne veut pas dire non ? Je dis qu'il est trop tôt pour apporter une réponse. Vous savez, et on l'a vu dans le passé, nous avons toujours été au rendez-vous pour protéger le pouvoir d'achat des Français.

Lorsqu'on a connu la crise énergétique suite à l'évasion de l'Ukraine par la Russie, nous avons mis sur la table un bouclier tarifaire qui a représenté plus de 70 milliards d'euros pour les finances publiques. C'était absolument colossal. Nous ne sommes pas dans la même situation.

La première réponse qu'on doit réussir à apporter, elle est à l'échelle internationale, encore une fois, et c'est le rôle de la France, contenir autant que possible ce conflit pour éviter, là encore, l embrasement, et libérer les marchandises et la navigation des navires dans le détroit d'Hormuz. Et puis nous verrons ce qu'il en sera dans quelques jours ou quelques semaines. Pour être parfaitement clair, la baisse de la TVA réclamée par le RNC est donc non, le blocage des prix réclamés par la France Insoumise, c'est non aussi.

Alors c'est deux très mauvaises solutions à nos yeux. Le blocage des prix, ça ne veut rien dire. Si vous bloquez le prix en dessous du coût réel pour les distributeurs et là encore l'ensemble de la chaîne de valeur, c'est un marché mondial.

Donc si vous apposez un prix qui est inférieur au coût de revient, vous allez vers un risque de pénurie évident pour les consommateurs. Nous ne souhaitons pas la pénurie aux stations-service en tout C'est notre cas. Quant à la question de la TVA, là encore ça n'a pas de sens.

D'abord parce que ce n'est pas ciblé, que ça concerne tout le monde et dans la demande du Rassemblement national, ça concerne l'ensemble des produits énergétiques. Eh bien la TVA à 5 pour cent pour le gaz, pour le fioul, pour l'électricité. Ça représente peu ou prou 12 milliards d'euros par an à l'État.

Là encore, je crois que ce n'est pas sérieux. On a un objectif qui est de tenir les 5 % de déficit en 2026. Ça a de la valeur parce que c'est ce qui nous permettra ensuite d'investir, d'investir pour le réarmement militaire, d'investir dans la transition énergétique.

Et donc c'est un cap que l'on doit tenir. Vous avez cité il y a quelques instants, Maude Bréjon, ces 30 pays et Et quelques, dont la France, qui se sont engagées aujourd'hui à piocher dans leur réserve stratégique de pétrole 400 millions de barils. Ça ne veut pas dire grand-chose.

On comprend que c'est énormément, mais c'est difficile de cerner exactement ce que ça veut dire. Ça va changer quoi ? Alors, ça va faire baisser les prix ?

Oui, d'abord 400 millions de barils. C'est l'équivalent du transit dans le détroit d'Hormuz pendant environ une vingtaine de jours. Ça donne un ordre de grandeur au-delà du nombre de millions de barils.

L L'objectif, c'est évidemment de remettre du volume sur le marché. En remettant du volume sur le marché, vous pouvez tirer ce prix à la baisse. Donc la France va extraire le pétrole qu'elle garde au chaud dans ses réserves stratégiques et le revendre sur le marché pour rassurer les marchés.

On a 100 millions de barils aujourd'hui de stockage stratégique en France. On devrait en libérer dans la durée, de façon coordonnée avec nos partenaires, 14 5 millions environ, c'est le chiffre que nous avons annoncé aujourd'hui, avec un objectif qui a un objectif de prix. Là encore j'insiste, il n'y a pas de risque de rupture d'approvisionnement.

J'essaie de comprendre, c'est un message adressé aux marchés pour leur dire il n'y aura pas de pénurie, calmez-vous, arrêtez de spéculer à la hausse. C'est un message envoyé au marché et une action extrêmement concrète qui permet de remettre du volume sur le marché. Et donc quand vous augmentez l'offre, vous pouvez tirer le prix à la baisse.

De combien ça va faire baisser les prix ? C'est trop tôt pour le dire parce que le cours du marché ne dépend pas uniquement du déblocage des stocks, ça dépend de l'évolution de la situation au Moyen-Orient. Et donc là encore j'en reviens à ce Je peux dire au français qu'un certain nombre de distributeurs se sont engagés à répercuter immédiatement les baisses qu'on constate depuis quelques jours avec une baisse d'environ 30 centimes sur le gasoil.

Et donc là c'est une bonne nouvelle pour leur pouvoir d'achat. Quant à l L'impact exact de la libération de ces stocks, je ne suis pas en mesure de le dire parce qu'encore une fois c'est multifactoriel. Emmanuel Macron, vous l'avez dit, souhaite une coalition internationale pour sécuriser le 2-3 d'Hormuz.

La plupart des spécialistes qu'on interroge sur ce plateau disent aujourd'hui c'est impossible ça prend un peu de temps et c'est normal ça dépend de encore aujourd'hui des bateaux sont attaqués il faudrait envoyer une armada absolument considérable Il faut regarder le rôle de la France et le rôle de nos partenaires européens sur l'ensemble de ce conflit, si je puis dire. Nous, on travaille à quoi ? On travaille à contenir ce conflit dans une posture défensive, en étant aux côtés de nos alliés régionaux, là encore pour éviter l'embrasement ou en tout cas pour le circonscrire autant que possible.

Et c'est en arrivant à contenir cet embrasement qu'ensuite on pourra engager une action dans le détroit d'Hormuz, je rappelle qu'on… – Ce qui voudrait dire renforcer notre présence militaire sur place très clairement, emmener une partie de l'arsenal qui est en Méditerranée du côté de ce détroit ? – Alors c'est trop tôt pour le dire et c'est pas à moi de le dire, ce que je peux en revanche expliquer à vos téléspectateurs, c'est qu'on mène déjà ce type d'opération. En mer rouge, dans le cadre d'une mission qui s'appelle la mission Aspides, qui réunit 21 pays membres de l'Union Européenne, on sécurise le passage des navires depuis maintenant deux ans grâce à des moyens militaires déployés sur place à titre d'exemple on a escorté sécurisé le passage la france d'environ 150 navires depuis le début de l'opération donc mon message c'est On sait faire.

Il y a d'autres pays qui ont dit oui ou on est tout seul ? Ça, c'est des discussions qu'a le président de la République. En tout état de cause, tout le monde a intérêt à ce que le détroit d'Hormuz soit libéré le plus rapidement possible.

Ce n'est pas un problème franco-français, c'est un problème qui touche les Asiatiques qui sont très dépendants des importations depuis le Moyen-Orient mais c'est aussi un sujet qui touche les Américains qui voient aussi, quand bien même ils produisent eux-mêmes du pétrole, les prix augmentés. Donc c'est dans l'intérêt de tout le monde. Merci beaucoup Maude Bréjon.

Je rappelle donc cette réunion demain à Bercy. Vous y participez notamment avec le ministre de l'Économie Roland Lescure avec les distributeurs. Vous allez donc leur demander de baisser les prix pour revenir pas loin des prix coûtants sur le pétrole.

C'est ça l'objectif ? Tout à fait. Avant de voir les distributeurs, nous recevrons à 8h les représentants des agriculteurs avec la ministre de l'agriculture annie genevar parce que vous savez qu'eux aussi sont touchés par ces hausses notamment sur le prix du gasoil long routier et les pêcheurs qu'on a entendu aussi aujourd'hui qui disent on part aujourd'hui péché en sachant qu'on va perdre de l'argent à fait et nous les recevrons vendredi avec la ministre en charge de la pêche catherine chabot merci beaucoup maude bréjon