Prise de parole contre les violences d’extrême droite après l’agression du maire insoumis René Revol
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Quelques mots d'accueil avant que je donne la parole à deux intervenants et je me permettrai de conclure ce rassemblement. Quelques mots d'accueil. D'abord, mon premier mot, c'est merci. Merci d'abord à tous les Grabellois et les Grabelloises qui m'ont manifesté leur soutien, je dirais même leur affection. Dans cette épreuve, pour que nous fassions face ensemble. Et j'en profite pour dire merci à tous les conseillers municipaux de la majorité municipale qui sont tous ici, mobilisés avec vous. Merci à tous ceux qui sont venus de Montpellier, des communes voisines, de la métropole et de bien plus loin. Et je tiens ici à remercier tous les maires.
Car parfois les maires, au-delà de leurs opinions politiques et de leurs étiquettes politiques, vivent au quotidien les malheurs de la vie de leurs concitoyens et font le maximum pour les accompagner et les aider. Et j'ai été très touché qu'il y ait plus d'une centaine de maires de l'Hérault qui m'aient envoyé un message de soutien dont quelques-uns sont ici parce qu'ils ont pu se libérer. Et je tiens à les remercier particulièrement. Parmi ces maires, je voudrais saluer le maire de Montpellier, M. Delafosse, qui est...
Et s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, nous avons dit que nous faisions un rassemblement dans le calme et de manière déterminée. Donc je vais citer tous ceux qui se sont manifestés. Donc M. Delafosse, qui est à Florence actuellement pour négocier une position sur les réfugiés qui soit contraire à celle de Mme Mélanie, qui vient de convaincre M. Macron et d'autres dirigeants de rejoindre sa position. Donc il est dans une mission que j'approuve. Et il est ici représenté par le maire de Jacou, Renaud Calva, et je les remercie de leur présence.
Je tiens à remercier toutes les forces politiques qui se sont mobilisées depuis samedi, sur lequel événement, sur lequel je reviendrai tout à l'heure. Je salue la délégation du Parti communiste français avec Nicolas Cossange, qui la dirige, son secrétaire départemental, et qui présente une qualité, c'est qu'il est en même temps conseiller municipal d'opposition à Béziers. Et c'est une position dont on a besoin. Je salue la présence de Europe Écologie Les Verts, d'une délégation conduite par Julia Mignacca et Mourad Derouich, qui lui a un défaut, c'est qu'il est conseiller municipal de Grabelle.
Je salue une délégation du Parti socialiste, je salue une délégation du Parti ouvrier indépendant, qui s'est mêlé à nous pour organiser la sécurité, et je tiens à les remercier particulièrement. Je remercie la présence du nouveau parti anticapitaliste, ainsi, bien sûr, tous mes amis insoumis, qui sont nombreux et variés ici, et qui sont mobilisés. Je suis particulièrement heureux d'accueillir les parlementaires qui sont ici présents. D'abord, je signale que les quatre sénateurs de l'Hérault ont tous fait un message public, parce que les messages privés, c'est bien gentil, mais je suis bien content quand c'est public. Les messages publics de soutien et de défense dans cette situation.
Et je salue la présence ici de Hussein Bourgie, sénateur de l'Hérault. Sur les neuf parlementaires de l'Assemblée nationale, députés, six m'ont manifesté leur soutien, et trois sont ici présents, et je vais me permettre de les présenter. Parce que Grabelle, la ville de Grabelle a une particularité. C'est que si vous partez par la route du sud-ouest, si vous partez par la route du nord-ouest, si vous partez par la route du sud, les deux routes du sud, on n'a que quatre routes pour sortir de Grabelle, à chaque fois vous tombez sur une circonscription où il y a un député, une nupe et les filles. Et je tiens à saluer le député de notre circonscription qui est souvent présent ici.
Il est là, voilà, il me donne un plaisir. Sylvain Carrière ! Je tiens à saluer, si vous partez par le nord, et bien vous allez tomber sur la circonscription de notre ami Sébastien Rome. Et enfin, si vous partez vers Montpellier, et bien vous aurez l'honneur de tomber sur une circonscription dont la députée m'a choisi comme suppléant, et j'en suis particulièrement heureux, Nathalie Oziol. Et je vais lui demander d'ailleurs, à cette occasion, de nous présenter la délégation du groupe parlementaire insoumis, qui est ici présente. Quels sont les présents ? A toi Nathalie.
Oui, c'était important pour nous, dans le groupe parlementaire, d'être présente et présente ici. Nous sommes neuf en tout, mais nous représentons l'ensemble du groupe parlementaire. Il y a ici Nadej, à Beaumangoli, députée de Seine-Saint-Denis, Farida Amrani, putée de l'Essonne, et voisin de nous, Michel Salah, députée du Gard. On était présente lorsque le maire de Saint-Brévin avait été agressé. Et évidemment, ça comptait pour nous. Lorsqu'un élu est agressé et agressé par l'extrême droite, nous sommes présents et présents. Et que nous prenons très au sérieux le combat contre l'extrême droite. Et nous prenons très au sérieux le combat contre le racisme.
Et donc, c'est naturellement que nous sommes ici présents et présents, aux côtés de René Revol, qui est non seulement maire, mais qui est un camarade. Voilà pourquoi nous sommes là.
Je tiens également à remercier des associations présentes qui jouent un grand rôle. Le mouvement contre le racisme, l'antiséminisme et la paix, qui avait organisé la manifestation de samedi dernier. Bravo ! La Ligue des Droits de l'Homme. Et je tiens ici à saluer une jeunesse mobilisée, particulièrement active, dont de loin, j'admire la compatibilité. Je parle de la jeune garde. Et son responsable national, Raphaël Arnaud, est ici avec nous.
Pour les prises de parole, désormais, la première personne qui va vous parler, on ne va pas être très long, on va faire nos interventions, parce qu'à 6h30, on doit plier bagage, non seulement pour reprendre le train pour certains, mais parce qu'il y a en près un spectacle magnifique de nos amis qui a lieu rue du Presbytère. J'y peux rien, elle s'appelle comme ça, cette rue. Voilà. Et ce spectacle, c'est la CIA qui l'organise. La vraie CIA, c'est-à-dire la compagnie de théâtre, qui s'appelle CIA. Et qui s'appelle 5 façons de devenir maîtres du monde. Ils avaient fait un spectacle magnifique sur Joaresse, un spectacle magnifique sur la Révolution française.
Donc, à 6h30, ne quittez pas Grabelle, retournez rue du Presbytère. Et donc, maintenant, je vais donner la parole à quelqu'un qui est comme moi, qui est maire d'une commune et qui se paye le travail au quotidien. Et qui représentera par sa parole tous les maires. J'ai oublié de remercier l'Association des maires de France, qui a parfaitement joué son rôle. Son président national, M. Lysnard, qui n'est pourtant pas de ma sensibilité politique. Et son vice-président, M. Léniel, qui m'ont téléphoné, qui ont manifesté publiquement et qui m'accompagnent comme parti civil dans la plainte que j'ai déposée, puisqu'il y a des menaces de mort.
Et Frédéric Roig, le représentant départemental, est ici représenté et nous soutient aussi. Donc, je vais donner la parole à ma consœur, Véronique Négret, maire de Villeneuve-les-Maguelones.
Bonjour à tous. Alors, quand René m'a demandé de venir m'exprimer devant vous pour le soutenir, j'ai pas hésité... Ça va ? J'ai pas hésité longtemps. Pas du tout, même. Bien qu'il y ait une énorme manifestation ce week-end sur ma commune, je dis j'y vais. Et je suis pas venue seule puisque trois autres de mes élus, trois autres des élus de Villeneuve, sont venus avec moi pour soutenir René face à ses attaques et ses menaces qu'il a reçues. Donc, on est là en tant qu'élus amis parce qu'on vient aussi exprimer notre proximité de valeur avec René. C'est extrêmement important. Alors, j'ai quand même réfléchi à vous faire...
à écrire quelques lignes parce que j'ai voulu réfléchir à la parole que je pouvais poser dans ce moment-là en étant à la fois juste... Comment dire ça ? en conscience et véritablement intègre par rapport à ce que j'ai envie de dire mais arrivé à le dire sans colère, sans haine. Donc, voilà. Je vous propose maintenant mon texte. En devenant mère, nous nous sommes engagés devant toute la population, même celle qui n'a pas voté pour nous. Toute la population de notre ville a travaillé pour l'intérêt général. C'est ce que fait René Revol. Il est animé d'une grande humanité.
Il est convaincu du lien d'égalité qui nous unit et il prône, défend, met en œuvre les valeurs de solidarité et de fraternité. Ceux qui ont la haine pour étendard sont convaincus de l'inverse. Selon eux, certains êtres humains valent moins que les autres. Ils fustigent ici l'égalité inscrite sur le fronton de nos mairies. Dans leur pensée, ces êtres humains, qu'ils considèrent comme valent à moins que les autres, doivent être traités avec mépris et violence. Ils fustigent ainsi la fraternité inscrite sur les frontons de nos mairies. Pour faire valoir leur idéologie, ils passent par des manœuvres terroristes, l'agression, la menace, pour faire peur et faire taire.
Ils fustigent ainsi la liberté inscrite sur les frontons de nos mairies. Ceux qui ont la haine pour étendard piétinent notre République. Ils doivent en être condamnés. Ils doivent en être condamnés et à la fois, nous devons les plaindre car ils sont tenus par l'énergie de la mort, celles qui habitent les êtres qui n'ont pas reçu assez d'amour. Bravo René pour tes prises de position antiracistes et humanistes. Vive Gravel, vive la République, vive la France !
Nous nous connaissons depuis 52 ans. Nous sommes des amis et surtout des compagnons de lutte. Et c'est pour moi un grand honneur de pouvoir accueillir à Gravel dans ce moment de mobilisation citoyenne Jean-Luc Mélenchon.
Merci Mesdames, Messieurs pour cet accueil. Mesdames, Messieurs, les députés, les sénateurs, les responsables d'organisations politiques et vous tous, Mesdames, Messieurs, qui partagez le statut simple et suffisant de membres de la communauté humaine. nous avons appris avec douleur mais sans surprise que le tour était venu de René d'être agressé en pleine rue par deux lâches qu'apparemment ça ne dérangeait pas d'attaquer un plus jeune qu'eux et qui pour pensant l'humilier l'ont qualifié d'amis des Arabes sans savoir que cela provoquerait immédiatement notre rassemblement de gens qui nous disons tous amis des Arabes.
des Arabes des Arabes des Kurdes des Asiatiques de tous les êtres humains car aucun d'entre nous ne s'arrête ni à l'apparence ni au genre ni à la religion ni à la couleur de peau pour reconnaître dans une autre personne une personne c'est-à-dire quelqu'un avec qui il est possible d'avoir une relation d'échange bonne mauvaise ça dépend des cas mais qui ne sera bonne ou mauvaise qu'à raison de ce qu'on se dit ce qu'on échange et pas du reste tout ça vous le savez comme moi mais je ne peux pas vous en parler sans mettre un tel événement à sa place comment peut-on en arriver là d'attaquer un homme dans la rue qui n'est pas très prudent d'après moi de se promener tout seul avec un drapeau quand on s'appelle René Revol et qu'on est en France c'est-à-dire un pays où dorénavant il est possible d'agresser en pleine rue n'importe qui en fonction de ses opinions telle est la France aujourd'hui comment on en est arrivé là je vous parle comme l'insoumis que vous connaissez trois de mes camarades ont eu leur maison incendiée du fait de leur opinion politique le dernier auprès duquel je me trouvais à Gérard-Mais on avait auparavant mis autour de sa maison des pieds de cochon et diverses inscriptions islamophobes ici parmi les neuf députés insoumis qui sont présents sept sont sous menace de mort moi-même tous les mois et deux personnes ont été condamnées l'une à neuf ans de prison l'autre à 18 ans de prison pour avoir tenté de m'assassiner nous en sommes là et bien sûr la force du caractère qui s'est exprimé dans les paroles de madame la mère montre comment nous puisons en nous-mêmes les ressources pour ne pas accepter d'entrer dans cette logique de surenchère de la haine et de la violence qui assez spontanément nous viendrait à l'esprit quand nous nous sentons agressés de cette façon physiquement mais il faut aller au fond d'où vient toute cette violence de la société elle-même mais ce n'est pas l'ensauvagement que décrit le président de la république et quelques-unes des personnes qui l'entourent qui nous menacent ce n'est pas vrai la brutalité la violence elle vient des rapports sociaux elle vient des dominations qui s'exercent dans la société et toute domination est toujours un rapport social une exploitation une manière de nier dans l'autre sa similitude puisque celui-ci ou celle-là se reconnaît le droit de le maltraiter de le mal payer de l'oublier de l'ignorer de l'abandonner à la rue lui ses enfants elle la société qui est capable de laisser 2000 personnes par an mourir de la rue des milliers d'enfants de ne plus être nourris 20% de la population de se priver de nourriture pour nourrir ses enfants 560 personnes par an mourir sur leur poste de travail cette société contient en elle toute cette violence qui surgit alors en volonté politique et c'est pour briser cette volonté politique d'écarter les rapports de violence pour accéder à une autre forme de société d'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature que se dressent des forces qui sont là pour le maintien du désordre de la violence les forces du maintien du désordre ont besoin de désigner un bouc émissaire parmi le peuple par sa religion par sa couleur de peau par son appartenance supposée et vous pousse chacun un par un à entrer dans cette logique infernale où vous renieriez vos ancêtres si vous acceptiez d'y mettre le doigt si peu que ce soit lorsque moi j'ai ouvert les yeux sur ce monde un français sur dix avait un ancêtre étranger moi j'étais gâté ils l'étaient tous mais vous autres dorénavant c'est un sur quatre et c'est à vous qu'on demande d'abandonner avec le sourire à la mort dans la mer ceux qui essayent de se faire une autre vie tout simplement comme vous le feriez comme vous le faites comme vos enfants vos petits enfants voyant l'impasse dans laquelle leur existence est plongée décident de partir comme l'ont fait 400 000 grecs comme l'ont fait 80 000 portugais comme le font 25 000 allemands par an les êtres humains se sont toujours déplacés à travers le monde et là ces organisations du maintien du désordre viennent et agressent le maire comme ils voudraient agresser les parlementaires que vous voyez ici ces femmes que vous voyez toutes pour des raisons politiques montraient du doigt menacés insultés voilà où nous en sommes les dominants ont toujours des chiens de garde et ils croient qu'en les faisant aboyer ils se protègent et puis un jour le chien monte sur la table et mange dans l'assiette du maître voilà ce qui leur pend au nez et nous nous devons trouver le moyen d'épargner cette issue à notre patrie non pas pour eux pour qui nous n'avons que du mépris mais pour nous-mêmes pour le monde que nous voulons construire dans lequel un père une mère de famille n'a pas à dire à son enfant du fait qu'il a les cheveux frisés ou la peau plus joliment bronzée que la moyenne mon garçon ma fille quoi qu'il arrive ne répond jamais parce que nous ne sommes pas comme les autres comment papa maman qu'est-ce que nous avons qui n'est pas comme les autres et c'est à vous que revient la honte d'expliquer que vous vivez dans un pays raciste où l'apparence d'une personne peut valoir jugement avant même qu'elle ait ouvert la bouche toutes ces choses vous les connaissez je n'en dirai pas plus par respect pour tous ceux d'entre vous toutes celles d'entre vous qui ne partagent pas nos opinions et à qui je veux dire la gratitude et le bonheur que cela nous inspire de les savoir ici parmi nous parce que quand ça va mal on n'aime pas être seul on aime bien que tout le monde soit là à Saint-Brévin nous étions tous là le maire il était les républicains alors on s'est fait engueuler mais on était content d'être là avec lui donc là on dit oui mais est-ce que par votre violence verbale on ose vous ne faites pas venir la violence alors j'ai envie de dire qu'est-ce que j'ai bien pu dire qu'il me vaille deux personnes qui essayent de m'assassiner bien sûr ce n'est pas là mais restons-y un instant pour y réfléchir mesdames, messieurs la violence symbolique n'est pas la violence matérielle elle peut des fois être très blessante et il peut arriver qu'une parole qui échappe une caractérisation qui n'en est pas une blesse et alors il faut savoir reculer et s'excuser mais la violence symbolique n'est pas la violence qui consiste à agresser un homme dans la rue et à lui dire toi on s'est quitté la prochaine fois on te rate tel ami des arabes ça n'a rien à voir je veux qu'on se le dise les mots les polémiques sont des violences nécessaires dans la société car elles permettent d'évacuer par le verbe la violence qui pendant des millénaires s'est exprimée autrement la politique la démocratie le choc des idées permet d'évacuer d'une façon positive et féconde les oppositions qui nous séparent nous n'avons donc pas à les montrer du doigt nous n'avons donc pas à les regretter mieux vaut que les choses soient dites et à ceux qui nous font cet étrange procès je rappelle que depuis le sacrifice d'Abraham la violence physique est passée à la violence symbolique et par conséquent c'est cela que nous prolongeons lorsque nous nous disputons j'ai voulu faire ce détour par les idées pour faire la part des choses et vous dire une bonne fois ce que nous pensons tous ceux qui décident que l'on mérite d'être frappé d'être abattu d'être incendié parce que nous sommes les amis d'autres parmi nous qui sont des êtres humains cela se retranche eux de la communauté humaine pas nous eux disent que les autres sont assez différents pour qu'on les tue on les incendie on les agresse eux se retirent de la communauté humaine si la république a une grandeur sublime qui permet qu'elle nous rassemble c'est qu'elle se dit être le bien commun la chose publique la chose publique est notre vie commune et c'est pourquoi il est si fondamental de bien dire qu'en république française oui il y a une séparation définitive entre tous ceux quel que soit leur étendard quelle que soit leur appartenance politique qui disputent en reconnaissant qu'entre nous tous chacun la parole qui nous lie est liberté égalité fraternité quelle que soit notre religion notre couleur de peau notre genre et il y a les autres les autres qui vendirent la patrie lorsqu'elle fut envahie les autres qui continuent à répandre des paroles de haine pour nous diviser gloire à tous ceux qui le moment venu dans le passé ont su chacun sous leur drapeau les communistes les gaullistes les socialistes les autres se réunir pour chasser pour chasser l'abomination qu'était le nazisme et dont vous avez fait tout à l'heure le souvenir mais qu'on n'aille pas faire de tout ça une histoire passée c'est une histoire présente ceux qui ont agressé le maire de Grabels ceux qui ont agressé tous les autres élus au nom du fait que l'un tendait la main aux migrants de l'autre qu'il est considéré comme un ami de tous les êtres humains ceux-là se sont retranchés de la République et le moment venu nous les en retrancherons par la force de la loi je déplore que le président n'ait pas trouvé un mot pour le maire de cette commune car moi j'étais à Saint-Brévin et aussi je ne le dis pas pour régler un compte qui à mes yeux est réglé définitivement je le dis pour la douleur de voir qu'on pourrait faire deux poids deux mesures à ce sujet dans notre pays et vous autres vous êtes les visages qui témoignez de tout ce qui nous unit j'ai vu à vos applaudissements j'ai vu à vos sourires j'ai vu à vos regards pleins de colère à certains des moments de ce que je prononçais que j'ai parlé pour vous tous j'ai porté votre parole ce qui est ma plus grande dignité et alors je demande à tous ceux qui m'ont entendu de savoir que telle est la voix du peuple français qui m'ont dit