Benjamin Lavernhe & Pierre Lottin en fanfare - C à vous la suite, l’intégrale - 21/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre et Mohamed.
En cuisine, N.Rouillé et Théo. - M.Bouhafsi: Elle nous accompagne depuis le début de la semaine.
Traiteure et cheffe chez Biscornu. Qu'est-ce que je dois faire sur ce magnifique suprême de volaille? Polenta grand roux...
Qu'est-ce que je dois faire? - Il faut râper du parmesan. - M.Bouhafsi: 24 ans, Théo? - Oui. - M.Bouhafsi: Il a un grand rêve. - Devenir pâtissier. - M.Bouhafsi: Il n'y a pas de gâteau, là. - Il n'y a que des plats. - M.Bouhafsi: Vous viendrez avec vos pâtisseries, la prochaine fois.
Babeth, c'est à vous. - A.-E.Lemoine: C'est enregistré, Théo.
Il faudra tenir votre promesse. A tout à l'heure pour le dîner. La table autour de laquelle, tous les soirs, nos invités se retrouvent, c'est l'ADN de l'émission et un lieu incontournable dans l'émission hebdomadaire de France 2 qui propose à des personnalités de passer "Un dimanche à la campagne". - Au niveau des recettes, on est où?
On envoie! - Les carottes, vous me les faites coupées très finement. Si je vois quelques centimètres de différence, ça va barder. - On en est où pour le parmesan? - Si vous arrêtez de me parler, on avancera plus vite.
Ce n'est pas mal. Tout va bien. - C'est en train de commencer à cramer. - On baisse? - Non...
Quand je le dirai. Je voudrais une fourchette. - Je vais te la chercher. - J'ai failli baisser la tarte tatin. - A.-E.Lemoine: Cette émission fêtera sa 50e ce dimanche, animée par F.Lopez, qui s'apprête à reprendre le temps d'une émission la présentation de "Rendez-vous en terre inconnue".
Il est notre invité ce soir. Salut, Frédéric. Ravie de vous accueillir.
Nous fêtons cette 50e. La salade de lentilles de J.Jonathan, la tarte tatin de R.Bachelot...
Autant de recettes qu'on retrouve dans un livre. Votre rôle est juste de demander où on en est. - F.Lopez: Dans la vie, quand je cuisine, je suis les recettes.
Elles sont ratées 1 fois sur 2. Moi, quand je rate une recette, j'en fais une autre. Je teste l'amitié de mes amis.
C'est impossible pour moi de suivre une interview et de cuisiner en même temps. Pour mes invités, c'est compliqué de répondre en même temps que de cuisiner. - A.-E.Lemoine: C'est un gentil piège.
Quand ils sont concentrés à préparer un repas, à exécuter une recette, ils répondent plus facilement à des questions. C'est un moment clé de l'émission. - F.Lopez: C'est comme ça que j'ai eu l'idée du programme.
Quand j'étais parti en terre inconnue avec des invités, certains me faisaient découvrir leur coin. M.Robin m'avait fait découvrir la Corse.
P.Timsit m'avait fait découvrir un coin du Gard. Pendant qu'ils étaient en train de cuisiner, de faire la vaisselle, je me suis dit: "Ca, ils ne me l'ont jamais raconté en interview, c'est drôle." Le concept est venu de là. "Faisons une émission à la campagne." - A.-E.Lemoine: Il y a des tas de recettes.
Il y en a une qu'on aime, le tajine de N.Madani. - WAOUH! - J'allais faire comme ma mère. "Mange, ma fille.
Il faut manger!" - Il va y en avoir 2. C'est vrai, il n'aime pas... - Ce n'est pas grave. - A.-E.Lemoine: Parce que vous êtes végétarien. - F.Lopez: Je ne mange pas de viande en ce moment.
Les invités que je reçois, souvent, sont en période de succès. Des fois, ils font des millions d'entrées au cinéma. Ils sortent de Bercy.
Ils ont rempli tous les Zénith de France. Et quand ils font une tarte aux pommes... - A.-E.Lemoine: Ils ont une pression folle. - F.Lopez: Quand on cuisine, on a envie de faire plaisir.
Il y a ceux qui sont de mauvaise foi et qui disent que mon four ne fonctionne pas, qu'il n'y a pas les bons ingrédients...
C'est toujours un moment assez rigolo. - M.Bouhafsi: Vous n'êtes pas très fort en cuisine.
C'est un euphémisme. Même un truc simple comme faire des crêpes avec L.Thilleman, ça ne passe pas. - A ton tour.
Doucement! Ouh là. - Tu es sûr de toi? - F.Lopez: Non, pas du tout. - Tu ne vas pas la vendre, celle-ci.
Tu n'iras jamais à Montmartre. Elles ne sont pas belles, les crêpes de F.Lopez, mais qu'est-ce qu'elles sont bonnes! - M.Bouhafsi: M.Gasteuil vous a appelé "Frédéric Loupé", ce jour-là.
C'était en juin 2023. L.Thilleman prendra votre suite.
On a montré la vidéo où vous annoncez son arrivée dans "Rendez-vous en terre inconnue". C'est un moment particulier, de la choisir, elle. - F.Lopez: On ne s'était jamais rencontrés avant ça.
Elle m'avait marqué. Elle a un côté québécois, un peu C.Dion.
C'est un livre ouvert. Elle raconte tout. Elle est très connectée à ses émotions.
Elle arrive très bien à les communiquer. J'avais été subjugué par son authenticité. Aucun d'entre nous n'a été Miss France.
J'ai eu l'impression de comprendre ce que c'était que cette expérience, de passer d'étudiante à la femme la plus médiatisée en France de manière très brutale. Elle raconte ça très bien. J'étais très touché par ça.
Elle m'a invité dans son podcast, qui s'appelle "Comment tu fais?" Ce n'est pas "comment tu fais pour faire des crêpes", mais "comment tu fais pour traverser la dépression", des thèmes qui l'intéressent vraiment. C'était très profond.
Elle a un côté très solaire. Et en même temps, elle est en quête de sens. - E.Tran Nguyen: On revoit quand vous la surprenez cet été et que vous lui annoncez la nouvelle. - E.Tran Nguyen: Vous l'avez totalement eue et elle nous l'a raconté sur le plateau. - L.Thilleman: C'était en plein été.
Je ne m'y attendais pas. "Viens, on va faire ce podcast." En fait, il s'est migré sur mon plan.
Il m'a dit: "Non, je suis là..." Il m'a pipeautée depuis le début.
Je suis dure à surprendre. C'est F.Lopez, quoi. - E.Tran Nguyen: Juste avant qu'elle ne reprenne le flambeau, c'est vous qui allez présenter une dernière fois "Rendez-vous en terre inconnue".
Ce sera avec K.Girac. Ce sera au Kenya.
Vous avez tourné en mars dernier. Il était extrêmement excité de venir dans l'émission. Il parlait d'une énorme expérience. - F.Lopez: C'était incroyable.
Je n'étais pas parti depuis 6 ans. C'est un peu comme le vélo. On retrouve des réflexes, sauf que des années ont passé.
Il faisait 45 degrés à l'ombre. Je ne sais pas combien il faisait au soleil. On était dans un désert de cailloux.
La moitié de l'équipe est tombée dans les pommes. En pleine interview, Olivier, du son, est tombé dans les pommes. Kendji ne se plaint jamais.
Il y a un truc qui lui a fait très peur. C'était son angoisse, et il est tombé dessus. Il est très doux avec les gens qui nous ont reçus.
Ils ne savent pas que c'est une star. Ils l'ont adopté. C'était un compagnon de voyage extraordinaire. - A.-E.Lemoine: Ce sera le printemps prochain et ce sera le dernier "Rendez-vous en terre inconnue" de F.Lopez? - F.Lopez: Oui.
Quand je suis parti avec T.Pesquet, pour moi, c'était le dernier de ma vie. Un jour, mon équipe m'a dit que c'était les 20 ans.
J'ai cru que c'était une blague. Je ne me suis pas fait prier. - A.-E.Lemoine: K.Girac est aussi l'invité de la 50e d'"Un dimanche à la campagne".
Il sera en compagnie de D.Boon et V.Grimaldi.
On en parlera longuement autour de la table de l'émission. Tout de suite, L'OEil de Pïerre. - P.Lottin: Si on aime L.Schifrin, on sait qu'il pourrait écrire sur son passeport "je fais du jazz, de la musique symphonique et de la pop music".
Si vous dites que vous avez déjà entendu son nom, vous êtes certain d'avoir déjà entendu ça, en tout cas. ...
Certaines des musiques de L.Schifrin ont aussi servi pour des pubs entrées dans la légende. ... ...
Il a le sens de la formule. Il dit: "Si je dois écrire une lettre à ma femme, ce sera une musique de film. Si c'est un télégramme, ce sera une musique de télé." Pour une série à venir, on lui a demandé un truc qui promet de l'action et qui fait que quand on l'entend à la cuisine, on fonce devant la télé dans le salon.
Ca a donné ça. ...
Il a reçu un Oscar d'honneur pour sa contribution au cinéma. Sans lui, les films comme "Bullitt" ou "L'Inspecteur Harry" n'auraient pas été aussi aboutis. Quand il allait au cinéma à Buenos Aires, c'était toujours la musique qu'il entendait.
Cet hyper doué qui a su mettre du son latin dans toutes ses musiques sans les envahir a quitté Buenos Aires pour le conservatoire de Paris. C'est pour ça qu'il parle aussi bien français. Plus tard, il a rencontré son maître, son idole, le génial trompettiste Dizzy Gillespie.
Son rêve est devenu réalité. Il a joué avec lui. - L.Schifrin: C'était impossible d'être avec lui sans rire. - P.Lescure: Un coffret extraordinaire de 16 CD va sortir dans quelques jours.
L'étendue de la palette de L.Schifrin est vertigineuse, du jazz au cinéma en passant par les génériques télé. Il a même fait la musique des "Félins", le film de R.Clément, quand il était en France.
J'ai envie de vous proposer un extrait de "Free Ride". Il avait demandé à Lalo de se mettre au piano. ...
J'ai le coffret de L.Schifrin. Je l'ai mis sur ma liste de Noël.
Je suis sûr que je vais être entendu. - F.Lopez: Pas mal! - A.-E.Lemoine: Vous m'offrez une transition en or.
On va continuer de parler de musique, avec l'histoire de Thibaut, chef d'orchestre parisien. A la faveur d'un test ADN, il découvre non seulement qu'il a été adopté par une famille aisée, mais qu'il a aussi un frère biologique qui n'a pas eu les mêmes opportunités que lui. Jimmy a grandi dans le Nord, dans une famille plus modeste, là où il est employé dans une cantine scolaire.
Mais une chose les rapproche: leur passion commune de la musique. - Tenez! Large!
Je vous explique. Il y a 15 jours, j'ai appris que j'avais une leucémie. - Ah, merde. - Oui.
Ma soeur a fait un test pour savoir si elle pouvait me faire un don de moelle, et il s'est avéré qu'elle n'était pas compatible. - Ah, merde. - Mais surtout qu'elle n'était pas ma soeur. - Ah, putain!
Enfin, je veux dire, merde. - Oui. Mais j'ai découvert que j'avais un frère.
En fait, ce frère, c'est vous. - Putain, qu'est-ce qu'il me raconte, lui? Le mec débarque avec sa gueule de premier de la classe...
On n'a rien à voir, lui et moi. - J'essaie de comprendre pourquoi, moi, je suis ici, et lui, là-bas, alors qu'on aurait pu être réunis. - Si tu savais ce que j'ai pu penser à ce garçon pendant des années. - Si on vous avait confiés à moi, je vous aurais gardés tous les deux. - Quelle chance de vous avoir trouvés... - C'est sûr, il a de la chance, lui. - Pour la moelle, ça a marché.
Par contre... - Qu'est-ce qu'il y a? - Maintenant, j'aurais besoin d'un rein.
Comme tu es compatible...
Si tu pouvais me mettre un poumon, avec. - Putain, moi, je plonge, en plus. - Et ça fait combien de temps que tu joues du trombone? - Tu sais, ici, c'est fanfare ou foot. - Notre chef nous a plaqués lâchement. - Vous n'avez pas de remplaçant? - C'est toi qui dois diriger. - Tu ne vas pas t'y mettre non plus. - Je vais t'aider.
Allez, viens. - Je n'ai pas dit oui! ... - A.-E.Lemoine: "En fanfare", en salle mercredi prochain, est une merveille de film.
C'est le 3e signé par E.Courcol, qui interroge le poids du déterminisme social et l'envie de réparer l'injustice du destin. Pour l'incarner, un duo d'interprètes au sommet, B.Lavernhe et P.Lottin, qui sont nos invités ce soir.
Salut à tous les deux. On est ravis. Il est parti dire bonjour à tout le monde. - P.Lottin: Il est allé dire bonjour à tout le monde. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que ce film fait du bien!
Mais dire qu'il est juste un feel-good movie, ce serait réducteur. C'est certes une comédie populaire, mais la fibre sociale est extraordinaire. Ca joue sur le choc des cultures et ça met en scène une magnifique solidarité fraternelle qui n'était pas gagnée.
C'est ce qui vous a séduit, Benjamin. C'est l'histoire d'un homme contraint de s'intéresser à son frère avant de se dire qu'il a une mission: corriger l'injustice du destin. - B.Lavernhe: C'est ce qui est intéressant.
Il a aussi un a priori sur ce frère, tromboniste dans cette fanfare de Walincourt et cantinier dans une cantine scolaire. Il se dit qu'il faut essayer de le sortir de là. C'est un peu condescendant de sa part, mais il va corriger le tir et se rendre compte d'à quel point ce frère va lui apporter.
Il détecte ses capacités musicales extraordinaires. - A.-E.Lemoine: Il était un peu empêché, pas détecté. - B.Lavernhe: T.Desormeaux, on l'a mis au piano à l'âge de 3 ans.
Claudine ne l'a pas mis au piano aussi jeune et n'a pas vu ses capacités musicales. Elle n'a pas vu qu'il aurait pu avoir une grande carrière. - A.-E.Lemoine: Jimmy a un peu de mal à accepter celui qui a sa tête de premier de la classe.
Ce n'est pas évident. - P.Lottin: Il arrive dans sa vie comme un cheveu sur la soupe. - A.-E.Lemoine: Il demande une greffe de moelle, déjà. - P.Lottin: Après, ils se rendent compte qu'ils ont quelques points communs, que l'habit ne fait pas le moine. - A.-E.Lemoine: La différence entre ces 2 personnages a un écho, une résonance, entre vos 2 personnalités et trajectoires. - B.Lavernhe: Ca résonne un peu.
On n'a pas le même parcours professionnel ni même le même parcours de vie. Je ne connais pas tout... - A.-E.Lemoine: On dirait que vous avez peur de Pierre.
Vous faites attention à ce que vous dites. - B.Lavernhe: Je le consulte, en effet. - P.Lottin: La preuve de ce duo, c'est qu'on peut jouer de l'accordéon sur un stradivarius.
C'est ça qui est beau: le mélange de 2 genres. On le voit dans le film. - A.-E.Lemoine: Votre complicité, votre complémentarité, est réjouissante. - F.Lopez: Ca a l'air très drôle.
Les thèmes sont forts, mais ça a l'air drôle. - A.-E.Lemoine: On rit beaucoup, mais on pleure aussi. - P.Lescure: On a toutes les émotions. - A.-E.Lemoine: Les parties musicales du film sont très réussies.
Vous avez dû beaucoup travailler l'un et l'autre. Pierre, vous avez dû vous mettre au trombone. On a quelques images de votre préparation, sous les yeux plutôt inquiets du réalisateur, E.Courcol, qui a l'air de se demander dans quel bourbier il vous a embarqué. - P.Lottin: C'était un sol. ... - Je ne m'inquiète pas pour ça. - P.Lottin: Tu as un beau plan avec les lèvres qui galèrent, le réalisateur, pas rassuré, derrière... - B.Lavernhe: Ce plan est extraordinaire. - A.-E.Lemoine: On est revenus à l'antenne?
Vous l'avez rassuré, finalement. Le musicien le plus accompli des deux, c'est vous, Pierre. - B.Lavernhe: On peut le révéler, maintenant. - P.Lottin: Je fais du piano depuis 30 ans.
Je touche un peu ma bille. C'était vraiment au début de la formation, ça. A la fin, ça allait. - A.-E.Lemoine: Vous aviez vu le réalisateur effondré comme ça derrière vous? - P.Lottin: Oui. - B.Lavernhe: E.Courcol a un style particulier: quand il est concentré, il a l'air très préoccupé.
Quand je travaillais mes parties de direction musicale, en tant que chef, avec un coach, Antoine, utile pour moi, on montrait là où on en était à Emmanuel et il nous regardait en disant: "C'est bien, mais il y a encore du boulot." - P.Lottin: Il était vraiment préoccupé, je pense. - B.Lavernhe: J'ai essayé de le sauver.
On a eu cette exigence car il voulait que si un chef d'orchestre professionnel ou un tromboniste nous voie, il n'y ait pas de doute. - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas de doute sur vous en tant que chef d'orchestre.
Dès la scène d'ouverture, vous êtes hyper crédible. Vous avez travaillé avec Antoine, vous l'avez dit. Il y a une mise en abyme très drôle: vous transmettez votre savoir-faire à Pierre. - B.Lavernhe: Quand tu descends, tu fais une boucle.
C'est le bout de ta baguette qui bouge. - P.Lottin: Je n'arrive pas à être crédible. - B.Lavernhe: C'est galère.
C'est un boulot. Pourquoi tu crois que je gagne des pépettes? - E.Tran Nguyen: Les gestes des chefs d'orchestre, c'est hyper compliqué. - B.Lavernhe: C'est hyper technique et précis.
Je fais vraiment l'imposteur. Je connais 2 ou 3 trucs depuis une heure et je lui donne des cours. Cette vidéo est absurde!
C'est très technique. - A.-E.Lemoine: 2 mois de travail, de répétitions... - B.Lavernhe: C'est pas mal, 2 mois.
En effet, l'indépendance, c'était difficile. "Comment je tiens ma baguette?" Il y a plein de manières de le faire. "Quel est le style de Thibaut Desormeaux?" Est-ce qu'il en a une?
Il y a une autre scène de concert où je n'ai pas de baguette. Il y a ce temps d'avance, l'école allemande, qui est de donner l'impulsion. Il y a le signe que le chef d'orchestre est toujours un peu en avance.
Il faut vivre l'intention, l'émotion. Quand on a 65 musiciens, un orchestre de scoring qui joue normalement pour les films, je les regardais et quand je faisais n'importe quoi, ils me regardaient, d'un air dépité, et s'arrêtaient. - A.-E.Lemoine: Vous avez adoré l'accueil dans la région du Nord, où vous avez tourné.
Vous êtes très crédible en chef d'orchestre, mais vous êtes également un ambianceur de génie, notamment dans le bus, lors de la tournée des avant-premières. - B.Lavernhe: Est-ce que vous êtes chauds? - Oui! - B.Lavernhe: Tant mieux.
Air des "Copains d'abord", de G.Brassens. - A.-E.Lemoine: Les qualités d'ambianceur de Benjamin, Pierre, un mot dessus? - P.Lottin: C'est un bon camarade.
Il fédère. - A.-E.Lemoine: Vous vous connaissiez avant le tournage? - P.Lottin: Non.
On s'était vus une fois dans la rue, et on a su qu'on allait bien s'entendre. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'aviez pas engueulé parce qu'il n'était pas venu vous voir? - P.Lottin: C'était après. - B.Lavernhe: Il n'était pas venu me voir, donc je l'invite.
On se rencontre au restaurant et je lui propose de venir. Il me dit qu'il en avait très envie, mais il n'est pas venu. - P.Lescure: En parlant des Ch'tis, puisque vous étiez en tournée dans le Nord, on va forcément parler des Tuche.
Vous incarnez le fils aîné. C'est un rôle de composition compliqué parce que ce n'est pas le plus malin? - P.Lottin: C'est dur de faire un mec débile quand on est très intelligent! - P.Lescure: Vous le faites bien. - P.Lottin: C'est ce qui est cool avec "Les Tuche", ça permet de faire un peu de composition.
On s'amuse dans un rôle. Là, c'est pour faire rire. - P.Lescure: On va vous voir parler anglais.
Le prochain, le Tuche 5, tourné et réalisé par J.-P.Rouve, sera en Angleterre. - P.Lottin: Personne ne le comprend à part lui-même. - A.-E.Lemoine: Vous êtes extraordinaire dans ce film, qui est formidablement réussi.
C'est vraiment des bouffées d'émotions, d'amour. On en sort avec... - P.Lescure: C'est un chef d'orchestre d'émotions, E.Courcol.
Il est vraiment fort. - A.-E.Lemoine: "En fanfare", en salle le 27 novembre.
Votre duo est formidable. On a envie que vous soyez frères à d'autres reprises au cinéma. Voilà le check.
Dans un instant, le dîner de "C à vous". Pour l'instant, le PVPP de M.Bouhafsi.
Avec une image plus qu'insolite pour démarrer. - M.Bouhafsi: Regardez ces images.
Pouvez-vous me décrire ce que vous voyez? - B.Lavernhe: Un ring de boxe.
Du catch? - M.Bouhafsi: Bravo, Benjamin.
Ce n'est pas un film ni une série, mais vraiment un match de catch qui a lieu dans une église. 169 000 fidèles en moins depuis 2020 dans les lieux de culte anglicans. Pour stopper l'hémorragie, des combats de catch sont organisés dans des église anglicanes.
Ca se passe dans le Yorkshire, en Angleterre. But de l'organisateur: que les brebis galeuses et égarées reviennent à l'église. Ce qu'il propose pour qu'elles reviennent est assez surprenant. - M.Bouhafsi: Est-ce que cela fonctionne?
Eh bien, non. Certains crient au sacrilège. Seulement 30 nouveaux fidèles se sont fait baptiser dans cette église cette année.
Ce n'est donc pas gagné. A quand du catch dans les églises en France, ou pas du tout, pour que les fidèles reviennent dans certaines petites villes? La réponse du père A.Alibert, rédacteur en chef de "La Croix". - Les personnes qui sont de culture chrétienne verraient dans le match de catch une façon de dépoussiérer l'Eglise.
Ils n'y seraient pas opposés, mais ils sont des fidèles de 2e rang. Il n'y a aucun jugement de valeur dans ce que je dis, mais ils seraient moins impliqués dans la vie de l'Eglise. - A.-E.Lemoine: Parler de "2e rang", c'est mieux qu'autre chose.
Le mot du jour, c'est "beauté". - M.Bouhafsi: Il y a quelques jours, on vous parlait de la France moche, une opération organisée qui récompensait de manière amusante des villes jugées moches.
Ca avait beaucoup fait rire le plateau et particulièrement Babeth. Aujourd'hui, c'est la beauté qui est à l'honneur. 32 villes françaises viennent de lancer l'opération "la beauté sauvera le monde".
Des villes comme Aix ou Bourges remplacent des panneaux publicitaires par des affiches célèbres. Pendant 3 semaines, les habitants pourront observer des oeuvres de Van Gogh ou d'impressionnistes. On a rencontré une maire pour nous en parler. - On a pu constater que ça interpelle les gens.
Ils s'arrêtent et se posent la question. Ils découvrent, et ça, quel que soit leur âge. C'est quelque chose de très positif. - Vous avez perdu votre chapeau, il me semble. - Ce n'est pas grave. - Vous disiez que les gens s'arrêtent, mais depuis qu'on est là, on ne voit pas grand monde... - En même temps, il neige, il fait nuit.
Revenez quand il y aura du soleil. On devrait avoir plus de monde quand les familles iront au square. - M.Bouhafsi: C'est mieux qu'une énorme pub sur un abribus.
Si vous avez besoin de conseils en bricolage, Pierre, je vous ai trouvé 2 personnes qui pourraient vous être utiles. Il y a un concept qui cartonne sur les réseaux. Ces personnes vous conseillent en rénovation.
Beaucoup de followers. Leur bonne humeur pourrait bien vous donner envie de tout rénover chez vous. - Bonjour, tout le monde! - Il y a 6 ans, on a acheté une vieille maison à retaper sans avoir jamais tenu d'outils de notre vie.
On a fini par la transformer en apprenant tout par nous-mêmes. On a créé notre compte Instagram en 2018 au moment où on a acheté la maison. On avait beaucoup vu de vidéos avant-après sur Instagram en décoration.
C'est ce qui nous a donné envie. On n'avait jamais touché d'outils de notre vie. Pendant 6 ans, on s'est informés petit à petit et on a appris, testé des choses.
On a souvent raté et recommencé. Merci! - M.Bouhafsi: La cuisine ne marche pas pour vous, mais la rénovation et le bricolage, Frédéric? - F.Lopez: Je suis nul en tout...
J'ai plein d'autres qualités. - A.-E.Lemoine: On est deux.
Dans un instant, un live exceptionnel avec B.Lavernhe et P.Lottin sur la scène.
D'ici là, Jibé et Lucien en coulisses. - Ici, vous avez mon plat signature avec...
Chers téléspectateurs...
Ce soir, au menu, nous...
Chère Babeth...
Chers télésp...
Il bafouille. Babeth? Chère Babeth? - EUH, NON. - Vous avez un carpaccio de courgettes, des pommes de terre coupées en fines tranches, avec toutes sortes de...
J'y arrive pas, les gars. - Ca va aller. - C'était pas mal du tout, chef. - Mon boulot, c'est de faire à manger, pas de parler en public. - Tenez, un petit verre d'eau. - On va reprendre au début. - Ca va? - Je vais me ridiculiser en public. - C'était pas mal du tout.
On reprend, parce qu'on a... - Tu es un gros nul!
Tu croyais quoi, mec? Que ça allait être super? Ca aurait été la 1re fois de ta vie que tu fais un truc bien!
C'est nul, c'est horrible! - Chef, l'émission commence dans 10 minutes. - Voilà, l'émission va commencer!
C'est comme quand j'étais petit. Mon jogging a craqué sur le trampoline. La fête est finie! ... - Alors, chef, vous nous parlez de ce plat? *-Bonjour, Babeth, et merci pour l'invitation.
J'espère que ce carpaccio de courgettes va vous régaler. Miam miam! Que bueno la mama! - A.-E.Lemoine: Frédéric, bienvenue à la table de l'émission pour y déguster le suprême de volaille préparé par N.Rouillé, cheffe traiteure chez Biscornu, et par Théo.
Nous sommes ravis d'accueillir 2 comédiens musiciens, B.Lavernhe et P.Lottin, au piano pour nous interpréter un boogie-woogie, comme dans le film.
Cette musique est un trait d'union entre la culture classique du frère aîné et celle plus autodidacte du cadet. ... ...
Applaudissements. C'était magnifique. Quand le film a été présenté à Cannes, vous étiez en tournée... ...
On a le plaisir d'accueillir la fanfare Y4, qui nous interprète un titre de la bande originale du film. "Emmenez-moi", de C.Aznavour. ... ... ... ...
Applaudissements. - Bravo! - A.-E.Lemoine: C'est une fanfare de copains qui se produit régulièrement à Paris et dans toute la France.
Bravo et merci beaucoup. Les mini-concerts privés, c'est un privilège de l'émission. - F.Lopez: C'est génial d'être au milieu de la fanfare. - B.Lavernhe: Qu'est-ce que vous dites? - A.-E.Lemoine: C'est aussi un privilège que vous offre "Un dimanche à la campagne", cher Frédéric. - F.Lopez: Quelle transition! - A.-E.Lemoine: Tout est au cordeau, comme l'a souligné Benjamin tout à l'heure.
Régulièrement, vos invités poussent la chansonnette autour du piano. Comme il a neigé aujourd'hui, on a voulu vous voir en pull moche de Noël autour du piano. Ils chantent "Vive le vent".
Il y a de plus en plus de Français accros à ce rendez-vous. On peut des fois tomber sur une chorale de personnalités en pulls moches de Noël. Ca a un énorme succès, cette émission. - F.Lopez: En ce moment.
On sait tous que c'est éphémère. Ca fait quelques années qu'on fait ce métier. On sait que c'est magique.
C'est le public qui décide tout le temps. On donne tout le temps le meilleur de nous-mêmes. Des fois, il y a la concurrence.
En ce moment, en plus, on est en hebdomadaire depuis la rentrée. C'est merveilleux. Ca donne beaucoup de sens à notre travail.
On est obsédés par l'idée de faire un programme positif. C'est une sorte de tuto pour réaliser ses rêves. On demande aux artistes comment ils ont fait pour réaliser leurs rêves et les obstacles qu'ils ont franchis.
On se rend compte que beaucoup ne se sont pas arrêtés aux premiers obstacles. Ca compte beaucoup pour moi. - E.Tran Nguyen: La campagne dans laquelle vous tournez est en Seine-et-Marne.
C'est une maison sur un terrain de 7 ha dans un petit village d'un peu plus de 500 habitants près de Nemours. Les téléspectateurs se demandent toujours si vous dormez sur place. La réponse est oui. - F.Lopez: Ils ont leurs moments d'intimité.
Ils dorment dans une chambre dans la maison. C'est l'une des chambres, là. Il y a le bruit de la rivière juste là.
Quand on se réveille et qu'on se retrouve au petit-déjeuner, il y a beaucoup de blagues à ce moment-là. - E.Tran Nguyen: Vraiment, il n'y a jamais personne qui a refusé de dormir sur place? - F.Lopez: Pourquoi?
J'ai des amis au bout du monde qui dorment sur des peaux de bête. Là, il y a tout ce qu'il leur faut. Ils ont chacun leur salle de bains. - E.Tran Nguyen: C.Lara, P.Lellouche et l'animateur C.Féraud sont restés tous les 3 en contact.
Ca forge forcément des liens, de rester? - F.Lopez: Dans 100 % des cas, quasiment, ils s'échangent les numéros.
Quand je les reçois, on fait comme on fait là. Je sens la timidité de certains. Une fois qu'on a raconté notre enfance, il y a une forme d'universalité.
Ca crée une forme d'empathie. Après, on fait des jeux un peu débiles où d'un coup, il y a de la mauvaise foi, de la compétition. Et puis quand on raconte les débuts, il y a forcément des moments où on leur a fermé la porte et ils ont continué.
Des fois, il y a des histoires où ils se recroisent en vacances. - P.Lescure: En 10 ans d'émission, il y a 150 personnalités qui se sont confiées à vous.
Et le mot n'est pas trop fort. Je pense par exemple à un présentateur qu'on connaît depuis toujours et qui est notre ami à tous, J.-P.Foucault, évoquant son père assassiné quand il était enfant dans une rue d'Alger. - Le 22 février 1962, il se fait descendre dans la rue d'une balle dans le dos et d'une balle dans la nuque.
C'est ainsi qu'à 14 ans, d'un coup d'un seul, je suis devenu adulte. Mon coeur s'est durci d'un coup. Je suis devenu quelqu'un d'autre, y compris à l'école.
C'est pour ça que j'ai commencé à faire le clown, pour éviter qu'on me pose la sempiternelle question: "Pourquoi ton père s'est fait descendre dans la rue?" C'était ça sans arrêt. J'en avais assez.
En fait, il m'a aidé à faire mon métier. - P.Lescure: L'important, en fait, c'est la durée du tournage et c'est tout ce week-end ensemble.
Au bout d'un moment, on s'ouvre. Il y a aussi le fait de savoir beaucoup de choses sur eux et de prendre le temps de les écouter. - F.Lopez: C'est vrai que c'est une magie compliquée.
J'ai le trac à chaque fois. Est-ce que la magie va fonctionner? Pour que toutes les conditions soient réunies...
On sait aujourd'hui que le taux de cortisone baisse de 25 % quand on est à la campagne. Le stress baisse de 25 %. Ils ne se racontent pas juste à un journaliste, mais à d'autres personnes.
Souvent, quand on raconte son histoire, on a l'impression de l'avoir racontée plusieurs fois. D'un seul coup, ils la racontent vraiment. Il y en a qui ne veulent pas se confier beaucoup.
Quand ils voient les autres, qui ont choisi d'être authentiques, car au fond, c'est de la transmission, ils se mettent à raconter des choses. J.-P.Foucault, ça m'a beaucoup touché.
On se moquait de son sourire dans "Les Guignols". On se rend compte que c'est un acte politique, de sourire quand on a vécu un drame à 14 ans. Cette émission est sur la résilience.
Beaucoup d'invités ont été malheureux à l'école. Beaucoup étaient dans des familles toxiques. Des profs leur ont donné envie de faire le métier d'artiste.
C'est vraiment l'idée qu'on peut rebondir après ça. Il y a cette phrase de la grand-mère de J.-M.Bernier: "Il y a souvent un tant mieux dans un tant pis." Je l'aime beaucoup. - M.Bouhafsi: Pour la 50e de l'émission, vous réunissez V.Grimaldi, K.Girac et D.Boon, qui vous a souhaité bon anniversaire à sa façon. - M.Bouhafsi: Je ne sais pas si vous suivrez cette suggestion.
En tout cas, ils se sont bien marrés, vos invités de la semaine prochaine. - Faire la poule? - Un coq?
Rires. - Tu veux me bouffer? - Un bec? - Faire le canard? - Un canard boiteux?
Il n'y a pas de quoi casser 3 pattes à un canard. - M.Bouhafsi: Ca pourrait paraître futile, mais ce genre de jeu fait partie du package déconnexion, avec un petit message derrière.
Il y a des activités manuelles dans l'émission. C'est aussi pour dire aux téléspectateurs: "Relâchez-vous, déconnectez. Passez plus de temps en famille ou entre potes." - F.Lopez: Ce moment vient souvent après la grange.
La grange, comme on raconte l'enfance, ce sont souvent des choses très fortes...
Ce petit moment de déconnexion...
Les jeux, c'est l'occasion de voir ceux qui ont l'esprit de compète ou qui sont de mauvaise foi. Il y a des gens qui nous font découvrir de la poterie, des choses qu'on n'aurait jamais essayées. Ca les décomplexe.
Ce sont des moments très forts. Les 3 invités de cette émission sont exceptionnels. Ils sont tous les trois numéro 1 dans leur discipline.
Ils viennent tous les 3 d'un milieu très modeste. Ce sont des gens très gentils et sincères. - A.-E.Lemoine: Kendji parle pour la 1re fois de l'accident dont il a été victime le 22 avril.
Il a quand même frôlé la mort. Vous ne l'avez pas forcé à en parler. Vous auriez même été prêt à ne pas aborder le sujet avec lui. - F.Lopez: Mes collaborateurs ont les invités au téléphone pour leur poser des questions sur ce qu'ils n'ont pas encore dit dans la presse.
La 1re question qu'on leur pose, c'est celle de savoir s'il y a un sujet qu'ils ne veulent pas qu'on aborde. Ensuite, on approfondit. Il n'a pas parlé de ce sujet, il n'a parlé d'aucun sujet.
Au moment où on se rencontre, je ne sais pas du tout ce qu'il choisira de faire. Je dis quelque chose de sincère, c'est qu'au fond, on ne peut pas parler de ce fait divers parce qu'il était dans la rubrique. "Je ne sais pas si vous choisirez d'en parler, mais moi, ça ne me choquerait pas que vous n'en parliez pas.
C'est quelque chose de très personnel." Il se trouve qu'il a choisi d'en parler. Vous verrez ce qu'il a raconté.
Ca m'a beaucoup touché. C'était chouette qu'il y ait D.Boon.
Il a bien désamorcé tout ça. - A.-E.Lemoine: Vous parlez de ce moment dans la grange où les invités parlent de leur enfance.
Ils sont souvent face à une photo d'eux, enfants. Vous leur posez cette question: "Si, comme par magie, vous pouviez retourner dans le passé et souffler quelque chose à l'oreille de cet enfant, que lui diriez-vous?" Sur cette photo, c'est Benjamin.
Quel âge aviez-vous? - B.Lavernhe: Je ne sais pas, 5 ou 6 ans.
Je ne sais pas. - F.Lopez: Il a 3 ou 4 ans. - A.-E.Lemoine: Que lui diriez-vous à l'oreille, maintenant que vous connaissez la suite? - B.Lavernhe: C'est une question difficile. "Change de salopette et profite de tous les cheveux que tu as." Je lui dirais qu'il faut croire en ses rêves, un peu comme dans "En fanfare".
Il faut s'autoriser à rêver et ne pas croire les gens qui vous diront: "Tu n'y arriveras pas." Les professeurs, les pédagogues, la famille... "Oublie tout ça." - A.-E.Lemoine: Pierre nous a confié une photo très personnelle de lui.
C'est un photomontage que vous avez réalisé pour l'émission. Merci. - P.Lottin: Un gros bébé.
Ma mère a dû faire une césarienne à cause du poids du machin. - B.Lavernhe: La moustache empêchait de passer? - P.Lottin: Je lui dirais: "Arrête la bouffe.
Mange moins." C'est tout. Je lui dirais: "Tes conneries, ça a marché." - A.-E.Lemoine: Vous êtes merveilleux tous les deux dans "En fanfare".
La 50e d'"Un dimanche à la campagne", c'est ce dimanche sur France 2. - B.Lavernhe: Je voudrais remercier la fanfare de cette ville près de Lille qui nous a accompagnés.
Et S.Suco, sans qui on ne serait pas grand-chose dans ce film. Sarah, on t'embrasse et on t'aime. - A.-E.Lemoine: On conclut avec les Actualités de B.Chameroy.
Bonsoir. - B.Chameroy: Nous sommes le 21 novembre.
Précédemment en France, je ne sais pas si vous avez fait votre liste au père Noël, mais aurons-nous tout ce que nous avons commandé? - Y aura-t-il des décorations pour Noël? - Y aura-t-il du foie gras au Réveillon? - Qu'y aura-t-il pour le chef du gouvernement à Noël?
Une bûche ou un budget? - Y aura-t-il encore un gouvernement à Noël? ... - B.Chameroy: "Feliz Navidad", comme disaient les paroles.
A la une, P.Bruel. De l'eau congelée et tombée des nuages sous forme de flocons blancs et légers.
En d'autres termes, il a neigé. Certains ont passé une bonne journée bien chargée. - J'ai fait un bonhomme de neige.
Après, j'ai fait une bataille de neige. Après, j'ai refait un bonhomme. Et après, j'ai refait une bataille. - B.Chameroy: Sacré emploi du temps!
Mais ce n'est rien à côté des bonshommes de neige des chaînes info. - Beaucoup de vent, comme vous le voyez. - Solène, vous avez froid, je le vois. - Moins 10 degrés en ressenti. - Le ressenti est de -15 à l'endroit où nous nous trouvons. - Le vent commence à poser problème.
Il est de 30 km/h. - Les conditions sont catastrophiques, et les températures bien négatives. - B.Chameroy: Théo est en hypothermie.
Appelez les secours. Ils ont tous froid. Heureusement que M.Switek est là pour prodiguer des conseils. - Qu'est-ce qu'on peut dire à Marion et à ceux qui sont du côté du Calvados ce matin?
Ca va durer? Abritez-vous? - B.Chameroy: Bonne idée mais qu'ils n'ont pas appliquée.
Je vous présente Marion, qui va vous faire relativiser si vous avez passé une journée bof-bof. - La neige est en train de tomber à gros flocons sur les bords de l'A84. Ca commence à être compliqué. - Ca a l'air de plus en plus compliqué du côté de Marion. - Le vent commence à se mêler à la neige.
On ne va pas tarder à arriver sur les 10 cm de neige. Il faut avoir envie d'être dehors. Je le fais pour vous, téléspectateurs.
Mon expression sur le visage vous fera comprendre qu'il fait extrêmement froid. - B.Chameroy: "Et que je veux rentrer chez moi prendre un bain chaud." C'est quasiment de la maltraitance de journalistes à ce niveau-là.
Marion avait perdu à la courte paille organisée le matin même au sein de la rédac. Pauline était la grande gagnante. - Pauline, où es-tu? - Je suis chez Tesla, dans le showroom de Madeleine. - B.Chameroy: Si vous ne savez pas comment agir lorsqu'il neige chez vous, ne paniquez pas.
LCI est là pour vous expliquer la marche à suivre. - Il faut se munir d'un bon équipement, comme de pneus neige, qui permettent de mieux adhérer. Sinon, des vêtements chauds, de la nourriture ou de l'eau si vous êtes amené à rester coincé dans les bouchons dans votre véhicule. - B.Chameroy: Si vous avez soif, buvez de l'eau.
Si vous avez faim, grignotez. Les envoyés spéciaux sont partout en France, et ça valait le coup... - Vous n'allez pas pouvoir livrer à temps vos clients.
Comment ça se passe? - Ca se passe comme ça va se passer. On va devoir continuer.
Ca va suivre avec le temps. On va juste être décalés. - B.Chameroy: Très bien.
On continue avec la neige. Sonnerie Skype. Qui m'appelle?
C'est I.Balkany. - Bonjour.
J'ai été piratée. Méfiez-vous. Ce n'est pas moi qui vous envoie des films pornos.
Je vous embrasse. - B.Chameroy: Je trouvais ça étrange, aussi...
Bisous, Zaza. A plus. - Bonjour, ce n'est pas moi... - B.Chameroy: Qui envoie des films pornos, tu l'as déjà dit.
Allez, tu raccroches? A 3, on raccroche? Non?
Allez, je raccroche. On reparle de neige dans un instant. Rien que le mot, ça donne le sourire.
Illustration avec le ministre des Transports, F.Durovray. Dès qu'il a entendu le mot "neige", il avait à nouveau 8 ans et demi, avant de déchanter. - Il neige, on se dit que c'est un jour où on ne doit pas prendre la voiture.
On doit prendre le RER, qui est en grève. Quel regard portez-vous sur la grève? - B.Chameroy: "J'aurais préféré parler des flocons." Le ministre a tenté de s'imposer au cours de l'interview. - A l'occasion des fêtes de Noël... - Est-ce qu'il faut aller jusqu'à encadrer ce droit de grève? - C'est la première des choses.
On essaie de lutter contre la dette. - C'est aussi les usagers...
Il y a un certain nombre d'aéroports... - Les Français... - B.Chameroy: Elle n'écoute pas, on est d'accord?
Ce n'est pas grave. Dans le reste de l'actualité, nous sommes sans nouvelles du charisme de F.Durovray.
Forte du succès de la série "Squid Game" diffusée sur Netflix, les chaînes info ont lancé leur version. - Quid de la peine D'inéligibilité? - Quid de la séparation des pouvoirs? - Quid du secrétaire d'Etat? - Quid de la hausse des taxes sur l'électricité?
Quid de ces demandes? - Quid des nuages bas? - B.Chameroy: A propos de Netflix, innovation aujourd'hui au Chili.
Le discours d'E.Macron face au Congrès national était diffusé en plusieurs langues. E.Macron parle en espagnol. - Ces grands défis de notre temps sont ceux que nous avons à relever.
Nous avons à être ensemble les conquérants de ces mondes nouveaux. ... - B.Chameroy: Si, senor.
J'ai une nouvelle pour vous deux: E.Macron n'ira pas voir "En fanfare". Dès qu'il en croise une, il juge les musiciens.
C'était encore le cas hier au Chili. "Encore une fanfare, je ne supporte pas ça." Il est peut-être simplement au bout du scotch.
Propos en espagnol. Musique de solitude. "Ils ont encore mis des fanfares alors que je n'aime pas ça." C'est l'heure du vrac. - B.Lavernhe: Il regrette, là.
Il se dit que ce n'était pas si mal. - A.-E.Lemoine: Il ira donc au cinéma mercredi prochain. - B.Chameroy: En vrac, quand on est ministre de la Sécurité au quotidien, on ne peut plus rien faire. - On n'a pas le droit d'ouvrir un coffre, de contrôler un sac. - B.Chameroy: Le bon camarade du jour, J.-B.Boursier. - Le style de dessin de l'affiche des JO... - Je ne vois pas trop. - B.Chameroy: Pendant ce temps-là, sur CNews... - Tout de suite, on reçoit M.Ferracci, ministre de l'Industrie. - B.Chameroy: C'est parti...
On a la même définition de "tout de suite". A part ça, aujourd'hui, c'est le jour où la phrase "un petit coup de banane" est de sortie. C'est le jour du beaujolais nouveau.
Certains l'ont célébré comme il faut. A moins qu'il ne s'agisse d'images de reportages consacrés aux chutes de neige. Je pense que c'est la 2e option.
Ouvrons notre page neige avec des images terribles. Gros coup dur pour ces habitants des Côtes-d'Armor. - Impossible de se commander une pizza sur ce distributeur automatique. - B.Chameroy: C'est dommage, pour tous les gens qui voulaient aller chercher une quatre-fromages au distributeur par -10 degrés.
On pense très fort à tous les habitants. C'est le grand retour des testeurs de neige. - Regardez, il y a une petite couche de neige de 2 cm.
Elle est bien là, dans la nature. La neige est toujours présente sur la chaussée. 2 cm de neige dans la nature. - B.Chameroy: La championne se trouve sur BFM. - Vous pouvez la voir ici, sur cette barrière, 2 cm.
On peut le voir sur cette barrière. C'est notre repère depuis ce matin. On se rend compte qu'il y a de plus en plus de neige sur cette barrière.
Ca progresse. Je vais vous faire un dernier point. - B.Chameroy: Autre technique, sur franceinfo. - Je vais vous en montrer une autre.
Regardez. Hop. Voilà. - B.Chameroy: Et?
C'est ça qui est beau, avec la neige. Elle ramène à la vie l'enfant décédé qui existait en nous à un moment mais qui est décédé depuis. "Last Christmas", de Wham! ...
Rires. Mon Dieu. L'info continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir été nos invités.
Bon dimanche à la campagne, dimanche. - F.Lopez: A 16h sur France 2. - A.-E.Lemoine: Ne ratez pas non plus "En fanfare".
Vous nous remercierez de vous avoir donné un si bon conseil. Si vous voulez bien vous tourner vers Nicolas, dont c'était l'anniversaire hier...
On ne va quand même pas lui souhaiter son anniversaire tous les soirs...
Bonne soirée et à demain soir.
Xavier Bertrand