Valérie Pécresse : "Je remets en cause la rigidité du temps de travail et des 35 heures"..
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Un mot sur la revalorisation du travail au cœur de votre programme, fin des 35 heures ou pas ? Négociation en entreprise du temps de travail, ça c'est très important pour moi, parce que je pense que le télétravail change absolument tout à la façon dont nous allons travailler. Donc c'est une façon de remettre en cause les 35 heures ? Oui, une façon de remettre en cause la rigidité du temps de travail et des 35 heures, mais évidemment, mon cœur de mon projet, c'est d'augmenter les salaires. D'augmenter les salaires de 10%. Donc cette logique de flexibilité, elle va avec un donnant-donnant. C'est travailler plus pour gagner plus. Je n'ai rien inventé. En baissant les cotisations.
Mais lesquelles ? Les patronales ? Les salariales. Il y a sur les cotisations salariales à peu près 8,7% de charges de cotisation retraite que l'on pourrait progressivement transférer sur un financement État. C'est ce que je souhaite. En contrepartie, il faut faire des réformes. Des réformes de l'État, la réforme de l'assurance chômage aussi, la deuxième étape, avec de la dégressivité pour inciter au retour à l'emploi. Plus forte ? Plus rapide ? Des allocations ? Plus forte, disons élargie jusqu'à 2,5 SMIC. Et donc de permettre qu'on ait la dégressivité sur plus de salaires et qu'ainsi on soit plus incité à retourner à l'emploi.
Donc réforme de l'assurance chômage, qui était voulue par tous les candidats de la droite qui n'a toujours pas été faite, réforme des retraites et réforme de l'État. On travaille jusqu'à 65 ans ? On travaillera jusqu'à 65 ans. Mais en contrepartie, pour tous ceux qui ont eu des carrières longues, pour tous ceux qui sont usés par le travail, on garantira une retraite au moins égale à un SMIC net, 1230 euros. Parce que ça n'est pas acceptable. C'est une question de dignité, d'avoir des retraites qui ne sont pas au niveau du SMIC quand on a travaillé toute sa vie. Donc la dignité c'est le travail et le travail doit payer, M. Bourdin. Et c'est ça mon projet pour la France.
Valérie Pécresse