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interviewSud Radio· 2 juin 2026 21 min

Choose France : poudre aux yeux de Macron ou vraie relance de notre économie ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio, la vérité [musique] en face. Jean-François Aili. Allez avec notre invité Olivier Luancy.

Bonjour. Bonjour à vous. Vous êtes [musique] expert en réindustrialisation et vous enseignez au conservatoire national des arts et métiers.

La question qui est posée ce matin, Jus France, est-ce de la poudre aux yeux distribué par le président Emmanuel Macron ou une vraie relance de notre économie qui dessine la France de demain ? Si vous le permettez, je pose le le je plante le décor. De jours après les violences qui ont accompagné les célébrations du Parissing-Germain, Emmanuel Macron a inventé à Versailles une France attractive, stable, innovante, capable [musique] d'attirer des dizaines de milliards d'euros d'investissements étrangers.

Euh c'était la 9e édition de Chous France au château de Versailles. Un Eldorado des Data Centers arrive malgré les critiques hein sur l'impact de l'environnement. Euh il y a des chiffres hein 93 milliards d'euros d'investissement.

Olivier Luci vousz nous dire quelle est la réalité de tout ça qui doivent déboucher sur la création de plus de 15000 emplois. Ça paraît alors c'est important 15000 emplois mais ça paraît un peu dérisoire au regard des sommes investis derrière les chiffres et les photos des grands patrons sous les ores de Versailles une question qui demeure la France est-elle réellement le pays dont rêvent les investisseurs ou bien vont-elle une image plus flatteuse que la réalité de terrain Olivier Lui donc c'est ces 93 milliards c'était le 9e choose France c'est une réalité pour l'instant c'est des annonces alors tout investissement commence par une annonce donc on va déjà se réjouir on va pas on va pas pleurer là-dessus, c'est une bonne chose. Il y avait un phénomène d'un peu de fatigue hein sur ces choses France qui était on est quasiment à la 10e édition.

Euh, il y a eu au départ il y a quelques années, c'était super, c'était nouveau, il y avait des investissements et puis la lecture des indicateurs, je remonte ça à 2 3 ans, commençait un petit peu à faire douter. On mettait en avant le nombre de projets, par exemple dans l'industrie, on était les premiers en nombre de projets en Europe. Puis on s'est rendu compte que c'était des petits projets.

Par exemple, dans l'industrie, le projet moyen d'un investisseur étranger, c'est 30 emplois. C'est tout petit. Et quand on moyenne beaucoup de projets et des petits projets, globalement sur le dossier industriel, contrairement à ce qui nous a été affirmé pendant des années, la France était raisonnablement normalement attractive mais il y avait rien d'exceptionnel.

Et j'ai été plutôt critique sur le fait que on nous survendait l'attractivité française à travers T France. Là, je vais changer un peu de pied et je pense qu'il se passe quelque chose. Il se passe quelque chose qui n'est pas de l'industrie réellement.

Euh vous avez un auditeur qui a commenté les data center juste avant cet échange euh et et qui a qualifié les data center d'industrie. Attention, ce sont des superbes infrastructures pour l'intelligence artificielle, le calcul, le stockage de nos données, mais ce ne sont pas des lieux qui sont créateurs de richesse dans les territoires où ils s'implantent. C'est ce que vous avez cité.

Le nombre d'emplois est dérisoire en fait par rapport à la taille de l'investissement. Alors notamment dans les Haut de France hein chez Xavier Bertrand ces data centers Olivier Luancy, il faut quand même du monde pour les bâtir. Ça prend plusieurs années.

Oui, c'est ça. Donc c'est des gros c'est des énormes projets de BTP au départ. Ne pas oublier aussi que certes en France, on va avoir des industriels, des entrepreneurs qui vont construire l'infrastructure, qui va le bâtiment, les accès, le contenu du data center, les puces électroniques, les serveurs aujourd'hui sont fabriqués hors de France.

Donc dans cette somme énorme, il y a une bonne partie qui va être simplement importée. C'est un vrai défi. C'est-à-dire aujourd'hui installer des data centers où 80 90 % de la valeur investie va être importée, on n pas le choix.

On n'a pas l'offre en France, mais il faut vraiment se mettre dans la perspective que dans 10 ans, on demande à ces investisseurs de faire 70 80 % de made in France et made in Europe dans leur futur data center. Ça c'est un deal que je n'ai pas vu. C'est un accord long terme.

C'est une contrepartie à la prise électrique française parce que c'est ce qu'ils sont venus chercher qu'on aurait dû négocier et pour l'instant je la vois pas dans les déclarations publiques. Alors si ces centres s'installent chez nous, c'est parce que nous produisons une énergie, on va dire pas cher, c'est le nucléaire et surtout bon marché donc mais nous en produisons plus que nous en consommons. Donc c'est ce qui a attiré les investisseurs se dire tiens, on va mettre nos centres là en France parce que au fond il y a des centrales nucléaires à côté.

Ça ça va être simple. Alors, c'est exactement ça. Avec une petite nuance, je suis pas sûr que notre électricité soit pas chère.

Euh c'est même un sujet par exemple qui fait l'objet du rapport de Mario Dragui, hein, euh qui dit euh "Certes, on a un marché européen de l'électricité, il a son fonctionnement, il nous a permis de passer la crise de 2022 quand on a eu des problèmes dans nos centrales nucléaires, mais néanmoins l'électricité est beaucoup plus chère que dans d'autres économies." Ce qui a vraiment fait la différence, c'est une disponibilité d'une électricité décarbonée et pilotable. C'est-à-dire qu'il ne va pas dépendre des aléas climatiques du soleil ou du vent.

À tout moment, ces data centers vont pouvoir tirer sur nos centrales nucléaires et elle est vraiment disponible puisque nous exportons est à peu près 100 TW, c'estàdire 20 % de notre production et 10 % de notre production pardon et nous avons environ à peu près autant de capacités de production supplémentaire qu'on ne produit pas. Nous avons effectivement de l'électricité décarbonée disponible. Allez, vous nous appelez 0826 300 comme l'a fait tout à l'heure Guillaume depuis Cambré si vous voulez intervenir dans ce débat.

Olivier Luancy donc nous le disions hein, c'est d'abord de la construction du BTP. Il faut beaucoup d'emplois pour pendant quelques années pour fabriquer ces immenses armoires à puces qui viennent de l'étranger. Mais ensuite l'exploitation, il faut quoi ?

Une poignée d'individu, j'imagine. Ah, c'est une poignée d'individu, hein. Il y a des ratios.

Alors, c'est assez technique, c'est 50 emplois par MGWh. Je vais juste comparer. Quand vous investissez dans une PMI, petite et moyenne industrie, si vous mettez 1 million sur la table, vous créez 10 emplois.

H dans un data center, quand vous mettez 1 million sur la table, vous créez 0,05 emplois. Vous vous rendez compte de la différence ? Donc en fait, c'est des supers usines automatisées à faire du calcul mais qui vont créer de l'activité le temps de les construire.

Mais au moment de où elles vont être opéré, il y a un peu de maintenance, il y a beaucoup de télémaintenance pour la partie informatique et mais mais il y a pas d'emploi réellement. Le deuxième problème ou la deuxième question, c'est que ces calculs vont créer de la valeur ajoutée. On le voit avec l'IA.

Où est-ce qu'elle va être fiscalisée ? elle va être fiscalisée en France ou bien comme on l'a connu avec les plateformes de commerce électronique, est-ce que la fiscalité va être mise en Irlande parce qu'il faut qu'elle soit en Europe mais c'est plus optimum de le mettre en Irlande voire même est-ce qu'elle va être dans un autre pays parce que être capable de regarder le flux et pour une administration de dire "Ah, tel calcul, il doit vouloir temps, vous devez déclarer au moins temps, c'est totalement impossible." Donc finalement, la fiscalité de ces immenses centres implantés chez nous dans les Haut-Durs, elle risque d'être hors de France.

Elle risque d'être hors de France. Elle est même très probablement hors de France mis à part la fiscalité qui est liée au bâtiment lui-même. C'est pour ça que ça plaît dans un certain nombre de territoires.

Il y a une étude qui a été faite par un territoire justement des Haut-Fance qui est transfrontalier et ils avaient un terrain de 80 hactares à peu près. Ils ont été sollicités. Est-ce que je mets un data center ?

Est-ce que je mets de l'industrie de défense, de la pharmacie ou de l'agroalimentaire ? Ils ont fait une étude sur les avantages et inconvénients pour le territoire. Le data center, pour l'intérêt du territoire, de son développement, de ses habitants arrive en dernier.

Le seul critère qu'il a de positif, c'est la fiscalité locale sur le bâtiment. Oui. Mais tout ce qui est la création d'activités, la création d'un écosystème qui permet de nourrir plein de petites entreprises autour, ils avaient un critère qui était la relation transfrontalière. parce que c'est un territoire qui est le long de le long de la frontière.

Tout ça, le data center est le dernier sur tous ces autres critères de développement territoriaux. Pas de quoi pas de quoi faire Cocorico hein de de crier victoire. C'est je vous sens un peu sceptique quand même làdessus hein.

Alors je suis j'aime bien dire les choses comment ça s'appelle votre émission parlons vrai. Donc j'aime bien parler vrai. J'aimerais donner un autre point de vue qui est qu'en fait et et c'est là où je je dis que je change un peu de pied sur le les commentaires que j'ai eu sur T France.

Je pense qu'on est en train de voir se dessiner en France un un nouvel une nouvelle organisation que je vais qualifier productive. Il y a quatre sujets en France sur lesquels dans les 10 ans à venir on va investir entre 100 et 200 milliards d'euros. Les data center, on vient d'en parler, [grognement] la défense, les centrales nucléaires et les réseaux électriques.

Si vous mettez ça bout à bout, vous avez peut-être un positionnement qui nous a tellement manqué depuis 10 ans. Quelle est la position, le rôle de la France en Europe ? Donc là la masse c'est vous avez dit combien de 200 milliards, c'est ça ?

Entre 100 et 200 milliards pour chacun d'entre eux. pour chacun d'entre eux. Pour chacun d'entre eux.

Voilà. Alors, les data center, ils sont un peu spécifiques parce que c'est des investisseurs étrangers. tous les autres, la défense, les réseaux électriques, les centrales nucléaires, ce sont des investissements qui sont pilotés par la puissance publique, par l'État, hein.

Et et si on met ça bout à bout, on commence à voir se dessiner de ce quel pourrait être le rôle de la France en Europe dans ce monde de retour des empires. Il se peut que demain nous soyons le fournisseur de référence en Europe d'électricité décarbonée et pilotable grâce à notre parc électronucléaire. que nous soyons un stockur de référence de nos données et on sait combien la donnée est importante dans le monde d'aujourd'hui et que le tout soit quelque part défendu par une armée, un système de défense qui va profiter euh également de la dissuasion nucléaire en disant pas touche à cet actif qui peut servir en France.

C'est un projet qui est en train de se dessiner, un peu pointiste. C'est absolument pas le projet de 2017, on va prendre cette date-là, hein. C'est pas la startup mission.

Euh mais c'est quelque chose, je dirais, que les circonstances sont en train de forcer. Et si on pousse un peu le trait, là moi j'y vois une forme d'élan, une forme de projet collectif à une condition, c'est celle qu'on a énoncé, c'est que ces investissements irriguent le tissu industriel français. Et c'est toute la question qui est posée, hein, français. se fournisse uniquement de puces et d'équipements qui viennent d'Asie, on aura raté l'opportunité.

Allez Olivier Luci, restez avec nous. Nous marquons la pause. La suite de la vérité en face 0826 300.

N'hésitez pas à nous appeler. Nous essayons de comprendre et nous voyons bien ce qui se déroule sous nos yeux avec vous sur ces annonces spectaculaires de de Choes France, les chiffres, la réalité, les investissements. Est-ce queil y a de la subvention derrière ? parce que au fond nous allons transformer le pays où nous allons le vider de sa substance avec au fond une réindustrialisation plutôt artificielle.

Allez 0826 300300 appelé et nous retrouvons Olivier Luan dans un court instant. Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Akili.

Allez, nous évoquons la réalité de Shous France et son annonce à 93 milliards d'euros d'investissement avec Olivier Lui expert en réindustrialisation et c'est pas facile à dire hein et enseignant conservateur national des arts et métiers. Et nous sommes avec vous Pierre. Bonjour.

Vous appelez de Toulouse. Bienvenue. Bonjour.

Alors que dites-vous pour réagir avec notre invité ? Étonné. Voilà, je suis très étonné de ce que dit ce monsieur.

Il oublie un élément essentiel. Ces datas center vont conser énormément d'électricité. Ils vont donc forcément rapporter de l'argent à EDF et donc à l'état par le biais des impôts et en même temps EDF pourra réinvestir et embaucher des gens pour construire d'autres centrales.

Ce qui fait que les 400 emplois dont on parle, ce n'est pas 400 emplois, c'est beaucoup plus puisque derrière vous allez avoir une réindustrialisation de EDF. Alors alors Olivier Luancer, le monsieur va vous répondre. Euh merci pour cette question Pierre depuis Toulouse.

Euh donc il y a peut-être d'autres emplois comment on diton direct indirect ou en question. Oui, c'est c'est le cas hein, vous avez raison sur sur le principe. Après, il faut le il faut le pondérer.

Aujourd'hui gagne très bien sa vie, hein. Je vous rappelle que son résultat avant impôt et amortissement est de 20 milliards d'euros sur les deux années précédentes, ce qui lui laisse de la place pour réinvestir dans les nouvelles centrales nucléaires. Si jamais cette électricité n'allait pas au data center qui vont être construits dans les années à venir en France, le marché européen est très preneur d'une électricité pilotable et décarbonée.

Je vous rappelle que on exporte 100 TWh aujourd'hui. Que cette électricité soit consommée en Europe ou qu'elle soit consommée en France, ça va faire des revenus pour EDF. C'est sans doute mieux pour d'autres raisons qu'elle soit consommée en France.

Mais encore une fois, cette électricité d'origine nucléaire décarbonée et pilotable est désormais un bien précieux pour l'Europe dans un contexte d'électrification. Et je n'ai pas de doute qu'edf vendra son électricité soit au data center, soit à d'autres pays européens. Encore une fois, on exporte de manière massive aujourd'hui.

Bon, ça répond à votre question Pierre hein, j'imagine Toulouse. Oui. Oui.

Oui. Je crois que de elle n'a pas le choix, elle est obligée de le vendre. Si si le les dates sont en France, c'est EDF qui vendra son électricité.

Je vois pas en quoi euh euh euh l'Allemagne vendrait électricité à à ces sociétés qui sont implantées en France euh sauf par des moyens que je ne connais pas ou des choses un peu extraordinaires et qui me paraissent complètement dépassé. Je crois qu'en effet EDF est le est partie prenante de cette affaire et sera certainement une des un des avantages principal de de de cet investissement. Merci Pierre Olivier.

Oui, juste une toute petite réaction pour confirmer ce que vous dites. Par exemple, il y a des data center, vous en avez parlé, qui vont s'installer dans les Haut de France. L'un d'entre eux au moins est sur un terrain de EDF où EDF a démantelé une centrale à charbon, a construit à côté une centrale à gaz parce qu'on en avait encore besoin et c'est du terrain d'DF sur lequel est supposé s'installer un data center.

Ce qui montre bien que EDF est investi dans ce projet-là pour fournir de l'électricité mais même un peu plus du foncier. Merci Pierre depuis Toulouse et bonjour Alain. Vous êtes à Lyon Alain ?

Oui bonjour. Bienvenue à vous ce matin. J'ai l'impression que vous allez émettre une petite inquiétude.

Ouais. Et vous annoncez excusez-moi, j'ai mis le haut-parleur. Excusez-moi, je me suis trompé.

Euh je la personne annonce que les prix de l'électricité sont très intéressants. C'est pour ça que les data center viennent en France. Alors, il oublie qu'il y a simplement encore quelques années, on vient d'avoir un le prix de l'électricité qui a doublé, triplé, quadruplé à la demande de l'Allemagne qui voulait un équilibre des prix qui supportait pas que le que l'électricité française soit moins cher.

Donc, il y a pas ce problème là n'existe pas. Ou alors on est en train de nous dire qu'il y aura un prix d'électricité pour les data centers et un prix de l'électricité pour le citoyen lambda. C'est quand même un petit peu embêtant.

Deuxièmement, les data centers en terme écologique, c'est une véritable catastrophe. Ça a déjà été dit, redit, tout le monde le sait. ou on vient de sortir d'une canicule, on nous dit meilleure idée, on va mettre des data center partout qui vont être des puits à chaleur invraisemblable qui vont consommer l'eau qui nous reste.

Les agriculteurs n'ont plus d'eau pour arroser leurs plantes. C'est pas grave, on va mettre les l'eau dans les data cent. Non mais on va où ?

On marche sur la tête là. Euh être être chef d'entreprise, être un polyque, c'est prévoir, c'est pas essayer de dépasser la limite sans fin. C'est on joue pas au poker, on fait en fonction de ce que l'on a.

Question double et très intéressante. Merci Alain euh à Lyon et je rappelle he Olivier Luci est un expert, il n'est pas acteur hein dans cette histoire. Euh il y a deux choses que soulèvent deux deux aspects que soulève Alain Olivier Luancy, c'est d'abord cette différence de prix.

Est-ce qu'il y aura une sorte de taxation à deux vitesses pas cher pour les data center et plus cher parce que ça monte pour les les particuliers, on va dire. Et l'autre aspect, c'est l'impact climatique. D'abord les prix.

Alors bah votre auditeur a raison. Alors, on n'a pas d'information officielle, mais il est à peu près certain parce que le cadre juridique existe, que les opérateurs des data center ont négocier avec EDF un prix fixe avec un contrat long terme. Ça a un nom barbare dans la nomenclature des contrats électriques, je vais pas vous infliger ça mais ça existe.

Et donc il est très très probable, il est vraisemblable que eux se soient sortis des aléas du marché dont votre auditeur a parlé. Ce qui nous pose à tous collectivement une véritable question. Nous avons choisi euh en Europe il y a quelques décennies de mettre toute notre électricité sur le marché avec ces prix qui montent et qui descendre en fonction des situations.

Si l'électricité est un bien essentiel, est-ce qu'il doit être totalement soumis aux aléas du marché ou bien est-ce qu'il faut qu'il y ait des prix fixes ? Parce qu'encore une fois, c'est un bien de première nécessité. Il y a on est très bon l'impression que la bonne réponse c'est la deuxième hein.

C'est et ben c'est un peu ma tendance, vous avez compris. Mais en tous les cas, c'est une question qui doit être ouverte et que votre auditeur a bien raison de souligner. Pourquoi seulement les gros investisseurs profiteraient de contrat à prix fixe ?

Ça c'est une véritable question d'équité. sur l'impact climatique avant de conclure et parler de dire unamo quand même sur la réindustrialisation sur l'impact climatique. Oui, sur l'impact climatique.

Alors, vous avez raison, ce sont des machines à faire de la chaleur, à chauffer les oiseaux, les data center, toute cette énergie qui est consommée pour faire du calcul infé, elle se transforme en chaleur qui est dégagée. Il y a quelques projets sur des data centers. Par exemple, l'auditeur précédent venait de Toulouse.

À côté de Toulouse. Airbus a ses propres data center. Il la chaleur est récupéré pour chauffer les bâtiments de Airbus, un nouveau campus depuis quelques années quand même.

Donc il y a cette possibilité de récupérer ce qu'on appelle la chaleur fatale. Et vous avez raison, c'est absolument essentiel dans un monde de limite planétaire. l'économie circulaire et c'est la forme d'économie circulaire ou de récupération pour la partie énergétique.

Je souhaite que ce soit le cas. Ça demande quand même à ce que ces énormes data center soient installés à côté d'endroit où on consomme de la chaleur, donc pas trop loin de ville. Et ça c'est des choix qui sont pas toujours simples en terme d'aménagement du territoire.

Il vous reste 40 secondes luanc est-ce que la France est réindustrialisée ? Vous revenez à la à la question à la question première qui est que non hélas, on nous a vendu à travers Tes France, d'où mon secepticisme initial un outil de réindustrialisation de la France. On a eu un peu de belles années, ce que j'ai appelé le printemps de notre renaissance industrielle en 21 22 23.

En 2025, nous avons détruit 65 usines en France, 65 usines en moins en France. Nous avons détruit 20000 emplois manufacturiers en France en 2025. Et avant de vous rejoindre, j'ai regardé les chiffres du 1er trimestre 2026.

Ils sont hélas sur la même tendance. Au 1er trimestre 2026, nous avons détruit 5000 emplois manufacturiers. Donc, on va peut-être faire des data centers.

Mais en attendant, notre réindustrialisation ne fonctionne pas alors qu'il existe des solutions et ça c'est un immense regret mais ce sera pour une prochaine émission peut-être. et et nous vous réinviterons avec bonheur Olivier Luancy, expert en réindustrialisation et vous enseignez au conservateur national des artes et métiers et vous êtes un datainteur à vous tout seul hein. Merci [rires] pour vos lumières et bonjour Valérie Expert.

Bonjour Jean-François.Vous d'accord. Mons-nous d'accord.

Ben écoutez euh les premières peines sont tombées euh hier après les interpellations euh après ces violences de samedi soir. On va évoquer ses peines, beaucoup de sourcis. Est-ce que c'est suffisant ?

Est-ce que c'est exemplaire ? 1 heure de plus d'attente aux urgences. Euh c'est de plus en plus long.

Appelez-nous 0826 300 pour nous raconter votre expérience si vous avez dû aller aux urgences et si vous constatez effectivement bah que c'est de plus en plus compliqué. Voilà. Et puis on parlera de T France.

Le président de la République se félicite des annonces en trompelœil peut-être. On y reviendra ensemble. 0826 300 à tout de suite.

Bonne émission. Merci.