Olivier BERZANE : Maire "Les Ecologistes" du 8e arrondissement de Lyon
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de l'agitation pré-électorale actuelle ?
- 2:20OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous trouvez bien que des personnalités de la société civile s'engagent ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Vous ne vous considérez pas comme un homme politique ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Est-ce que les citoyens se désintéressent de la politique ?
- 5:41OuverteRéponse directe
Les politiques n'ont-ils pas échoué à répondre aux attentes ?
- 7:29OuverteRéponse directe
Faut-il changer la loi PLM à un an des élections ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:44Invité politiqueFait
« On ne peut pas dire qu'on s'en fiche, mais effectivement, on voit une certaine agitation à un peu plus de 13 mois maintenant de l'échéance électorale des élections municipales. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Ce n'est clairement pas un métier, pour commencer. »
- 8:10Invité politiqueFait
« Modifier une loi électorale à un an d'une échéance, c'est quand même un peu fort de café. »
- 8:49Invité politiqueFait
« Notre rôle d'arrondissement, moi, je le vois avant tout comme un rôle de proximité avec les citoyens. »
- 10:54Invité politiqueFait
« Jusqu'à maintenant, c'est une aventure passionnante. »
- 11:58Invité politiqueFait
« On n'arrive pas à résoudre tous les problèmes. »
- 14:29Invité politiqueFait
« La gouvernance, elle n'est pas écologiste. Cette ville, elle est gérée par une majorité. »
- 16:08Invité politiqueChiffre
« Une centaine d'arbres vont être plantés sur l'avenue des Frères Lumières. »
- 17:15Invité politiqueFait
« Quand on pose un tuyau qui fait plus d'un mètre de large, on est obligé d'éventrer la rue d'autant qu'il est à 3 mètres de profondeur, en plein milieu. »
- 20:44Invité politiqueFait
« Ce marché il a commencé à s'installer en 2016. »
- 21:56Invité politiqueFait
« On a décidé au niveau de la ville de venir en plus de ça mettre un grand nombre de policiers municipaux et de différents services. »
- 28:15Invité politiqueChiffre
« on a aujourd'hui deux fois plus de participants inscrits au conseil de quartier qu'il y a cinq ans en arrière »
- 28:33Invité politiqueFait
« on a des habitants qui depuis dix ans a demandé la création d'un café associatif »
- 29:33Invité politiqueFait
« quand on a décidé ici dès la première année de mandat de créer le conseil d'arrondissement des enfants »
- 30:10Invité politiqueFait
« on décide de fermer la rue devant l'école Édouard Riau »
- 30:36Invité politiqueFait
« quand on a créé un conseil des aînés »
- 31:07Invité politiqueFait
« quand on vient de créer un conseil consultatif économique d'arrondissement »
- 32:25Invité politiqueFait
« on a fait le choix d'implanter cette scène européenne enfance-jeunesse dans ce théâtre Le Ciel »
- 32:36Invité politiqueFait
« le musée urbain Tony Garnier auquel la région a retiré sa subvention il a été sauvé quand même »
- 34:23Invité politiqueFait
« on a décidé le maire de Lyon avec ses adjoints et Audrey Hénor qui ont décidé d'augmenter le financement des maisons de la jeunesse et de la culture »
- 35:32Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui on va encore embaucher une petite vingtaine de salariés cette année en plus »
- 35:57Invité politiqueFait
« d'une expérimentation de sécurité sociale et alimentaire qui s'appelle la caisse de l'alimentation »
- 36:03Invité politiqueChiffre
« elle permet à plus d'une centaine de personnes de bénéficier chaque mois d'un minimum de 150 euros pour aller acheter des produits de qualité bio »
- 36:31Invité politiqueChiffre
« moi je bénéficie avec ma famille aujourd'hui de 220 euros par mois à travers la caisse de l'alimentation »
- 38:03Invité politiquePromesse
« ce qui est engagé puisse se poursuivre et aller à son terme »
- 38:55Invité politiqueFait
« je cours pour commencer je prépare le marathon de Paris »
Temps de parole
- Invité politique65 %
- Présentateur33 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. On va entamer et poursuivre, parce qu'on a déjà reçu un maire d'arrondissement, cette tournée des arrondissements au plus près des citoyens et des électeurs, pour faire un peu le bilan doucement de cette fin de mandat. On avait reçu l'ensemble des maires d'arrondissement au début, on poursuit pour voir tout ce qui s'est passé depuis un peu plus de 5 ans.
Avec vous, Olivier Berzanne, merci d'être avec nous aujourd'hui. J'allais dire que vous êtes un peu ici chez vous, puisque vous êtes le maire du 8ème arrondissement et vous savez que les studios de Long Première sont dans le 8ème arrondissement. Merci d'être avec nous, on va parler de votre bilan, on va regarder ce qui s'est passé, on va voir comment l'arrondissement s'est transformé, ce qui avait d'important, comment la ville de Lyon bougeait, on parlera aussi un peu de politique éventuellement. Et puis vous savez, on commence toujours par une actualité, alors elle est un peu politique, parce qu'on en parlait comme ça tous les deux juste avant.
C'est vrai qu'on a le sentiment, à 13 mois d'échéance, qu'il y a un peu une agitation, et que ça y est, tout le monde est en train de partir. On a eu récemment la déclaration de candidature de Georges Képéné-Kian, qu'on a reçue, on a Jean-Michel Aulas qui est en dévé léité. Qu'est-ce que vous pensez de tout ça ? Est-ce que c'est bien que des personnalités comme ça se lance ? Est-ce que c'est le moment ? Est-ce que vous vous en fichez un peu ? Comment vous regardez cette agitation pré-électorale en ce moment ?
On ne peut pas dire qu'on s'en fiche, mais effectivement, on voit une certaine agitation à un peu plus de 13 mois maintenant de l'échéance électorale des élections municipales. Nous, on est en charge pour le moment, en l'occurrence, donc on va continuer à travailler. Moi, je continue à travailler, il y a encore plein de choses à faire jusqu'à la fin de ce mandat. Il y aura un temps, qui sera celui de la campagne, qui viendra en son temps. En attendant, on va continuer à aller au devant des habitants et des habitantes, faire le bilan du mandat, expliquer, écouter. Voilà, il y a ce temps qui est important, et puis le temps de la campagne viendra en son temps.
Ça veut dire que quand on est un peu, je vais dire, sortant comme vous l'êtes, quand on est installé, on n'a pas forcément besoin de se déclarer. Mais est-ce que, pour revenir sur le cas de Jean-Michel Colas, qui passionne les foules, qui est quand même une personnalité connue et reconnue, est-ce que vous avez un avis sur cette personnalité ? Vous qui êtes un amateur aussi, c'est de sport, etc. Est-ce que vous trouvez bien que des personnes, je vais dire de la société civile, aient envie de s'engager pour leur ville ?
Alors, moi j'ai toujours un problème avec le terme société civile, parce que je ne me sens pas autre chose que faisant partie de la société civile. Je ne connais pas 15 formes de sociétés différentes. Après, je reconnais à Jean-Michel Colas une expertise qui n'est pas la mienne, qui est celle du football.
Société civile, c'est intéressant. C'est-à-dire que vous-même, malgré le fait que vous soyez comme ça, maire depuis bientôt 5 ans, etc., vous ne vous considérez pas encore comme un homme politique ? Vous êtes quoi ? Un citoyen qui fait de la politique, qui s'est engagé en politique, mais vous ne l'avez jamais considéré ni comme un métier, ni comme autre chose que ça ?
Alors, ce n'est clairement pas un métier, pour commencer. Moi, j'ai eu une vie professionnelle pendant 43 années, avant de me consacrer pleinement à mon mandat de maire. Oui, je suis un citoyen qui fait de la politique, mais oui, les gens qui font de la politique sont aussi des citoyens. Le fait de dire aujourd'hui qu'il y aurait deux sociétés parallèles, qui ne se rencontrent pas et qui ne se causent pas, ça n'est pas ma conception de la politique, justement. Donc, c'est important, pour moi, de redire que cette notion de société...
Alors, on pourrait dire qu'il y a des personnes qui sont en politique non membres d'un parti ou non encartés, éventuellement, si c'est ça qu'on veut dire en termes de société civile. Mais quand on fait de la politique et qu'on gère une ville de la taille de Lyon, quand on est engagé, venir dire qu'aujourd'hui, on le ferait en étant 100% totalement apolitique, en n'ayant aucune idée, ce serait quand même un grand mensonge envers les citoyens.
Et puis, quelque part, ce que j'entends, c'est que ça accrédite un peu cette espèce de clivage ou cette dichotomie avec celles et ceux qui font de la politique. Quelque part, ce serait une manière de les mettre ailleurs ou de leur dénier ou de leur enlever des responsabilités. Donc, pour vous, c'est aussi une manière de favoriser l'engagement, quelque part. Parce qu'un des sujets, aujourd'hui, c'est aussi de faire en sorte que les citoyens à la fois se réintéressent, s'investissent, peut-être s'engagent parfois, parce que, justement, ils ont l'impression que la politique n'a pas toujours répondu à leurs attentes. On voit un désamour avec l'univers politique.
Est-ce que vous, vous le ressentez quand vous rencontrez vos habitants ? Est-ce que vous avez l'impression qu'ils sont un peu plus loin de ça, aujourd'hui ?
En tous les cas, je fais tout pour essayer de casser ça, de casser cette idée que la politique, ce serait sale. La politique, ce n'est pas sale. Ce n'est pas parce qu'il a pu y avoir, ou il peut y avoir des affaires, des gens qui se comportent, peut-être pas correctement, que la politique en elle-même est sale. Au contraire, c'est ce qui fait notre vie du quotidien. Moi, j'étais cette semaine, avec Grégory Doucet, maire de Lyon, à la rencontre de jeunes dans un centre social du 8e arrondissement. C'était un moment d'échange, de partage, de questionnement sur la vie citoyenne, l'engagement, pourquoi je vote, quel sens ça a, à quoi ça sert, et ainsi de suite.
Donc, on voit bien qu'il y a quand même une appétence, malgré tout, de comprendre ce pourquoi. Et on a besoin, nous, en tant qu'élus, de rediscuter pleinement, et de redonner ces lettres de noblesse à ce que veut dire faire de la politique.
Et redonner ces lettres de noblesse, c'est aussi quelque chose, on le voit peut-être, on en reparlera peut-être au niveau de la politique, sur un peu la montée des extrêmes, des clivages, de cette polarisation de la société. Est-ce que parfois aussi, on peut se dire que les hommes et les femmes politiques n'ont peut-être pas toujours répondu aux attentes ou aux réels besoins des citoyens ? C'est aussi une explication qui arrive, c'est qu'on se dit, on y croit moins parce que peut-être qu'on n'a pas réussi ou que le politique n'a pas réussi à changer vraiment la vie ou à transformer les choses de manière suffisamment concrète et opérationnelle.
Il y a répondre aux attentes, et puis là, on dépasse le cadre purement local. Quand on est élu, on prend des engagements. La première chose, c'est de les tenir. C'est ce qu'on va faire dans un bilan de mandat, montrer comment on a tenu les engagements que l'on avait pris. Au risque d'étonner, d'ailleurs, certaines personnes qui nous reprochent aujourd'hui de faire des choses alors qu'elles étaient écrites dans notre programme et qu'on a dit qu'on allait les faire.
C'est quand même, vous voyez, une petite contradiction.
Grosse contradiction. Donc, ça peut surprendre qu'une personne qui a demandé le suffrage et qui se dit, je fais ce que j'ai dit que j'allais faire. Donc, ça, c'est important pour les concitoyens. Et puis après, il y a aussi respecter le résultat des urnes quand il se fait jour. Je crois qu'une séquence nationale vient de montrer à quel point un groupe, une union de partis, le nouveau populaire, arrivait en tête d'élection.
Elle n'a pas été respectée, en fait.
Elle n'a pas fouée, très clairement. Donc, forcément, on retire une part de confiance dans le fait de, si je vais voter, je serai entendu et écouté. Donc, certaines personnes, il faut se dire, la prochaine fois, à quoi ça sert que j'y aille, puisque, finalement, on ne respecte pas mon propos. Et ça, c'est dramatique pour, justement, redonner valeur aux gestes politiques.
Non, ma question aussi, et puis c'est pour ça que je suis content aussi de vous avoir comme maire d'arrondissement, il y a souvent des discussions qui reviennent. Il y a même, en ce moment, des discussions un peu plus techniques. Alors, on ne rentrera peut-être pas dans les détails, mais on envisage, et je crois que ce sera discuté d'ailleurs à l'Assemblée, une revisite ou une rediscussion autour de ce qu'on appelle la fameuse loi PLM Paris-Lyon-Marseille qui définit le mode de scrutin par arrondissement, etc. Au-delà de ces considérations techniques, pour moi, il y a deux aspects.
Il y a à la fois, effectivement, est-ce que c'est bien, est-ce que c'est le moment, à un an des élections, de peut-être changer ça ? Et derrière, il y a la question, quand même, qui est toujours, me semble-t-il légitime, des moyens des maires d'arrondissement, qui sont souvent la porte d'entrée pour les citoyens, mais qui n'ont pas toujours la gestion directe d'équipements, de budget, etc. Est-ce que vous, vous l'avez ressenti ? Est-ce que ça vous met parfois dans une forme d'impuissance ? Est-ce que vous pensez, du coup, que c'est bien d'aller changer cette règle ?
Il y a deux choses dans votre question. Il y a modifier une loi électorale à un an d'une échéance. C'est quand même un peu fort de café. Un mandat municipal, ça dure six ans. Si on veut vraiment s'intéresser à avoir un mode de scrutin plus pertinent, différent, on essaye d'y réfléchir le plus en amont possible pour que ça ne paraisse pas comme un arrangement d'un mandat pour favoriser... Ça ne va pas dans le sens de ce qu'on disait.
C'est-à-dire qu'à un an, c'est comme si on changeait la règle parce que ça va être favorable à quelqu'un plus qu'à quelqu'un d'autre, en vrai.
C'est un peu le but du jeu aussi. Et deuxièmement, il y a quelle est la place des arrondissements dans la ville ? Ça a été défini dans le cadre de la loi Paris-Lyon-Marseille, effectivement, et le rôle qui est le nôtre. Notre rôle d'arrondissement, moi, je le vois avant tout comme un rôle de proximité avec les citoyens. C'est en cela qu'on a une importance en tant qu'arrondissement. Le fait que l'on soit à l'arrondissement, au conseil municipal, dans l'exécutif de la ville, est quelque chose d'important quand on est dans cette majorité. Parce qu'on reporte la parole des citoyens.
Et vous êtes aussi conseiller municipal à l'île ?
Au conseil municipal et à la ville. C'est important. Après, il y a, dans la voie PLML, elle n'a pas été appliquée de la même façon sur les différentes villes. On a fait un travail de fond avec le maire de Lyon, Grégo Véducey, qui a voulu donner plus d'autonomie et d'importance aux arrondissements sur ce mandat. On a déjà bien commencé ce travail.
C'est-à-dire qu'il est allé au maximum du cadre pour essayer de donner vraiment le maximum de choses possibles.
On a ouvert la place des arrondissements et, en tous les cas, la parole des maires d'arrondissement, maintenant, est davantage prise en compte qu'elle n'a pu l'être par le passé. Et quand je discute, y compris avec d'anciens élus, ils reconnaissent qu'effectivement, la manière de fonctionner a bien changé.
Donc ça, c'est plutôt positif. En termes de moyens, il y a peut-être encore des choses à faire pour allouer. Mais on en reparlera, d'ailleurs, peut-être, parce que dans ces possibilités, il y a tout ce qu'on appelle les budgets participatifs ou la manière de faire en sorte que les citoyens soient plus associés. On parle de tout ça. Et puis, on commencera avec vous le bilan de votre mandat dans le 8e, dans une deuxième partie de notre émission. OK. À tout de suite. À tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Olivier Berzane. Je rappelle que vous êtes le maire du 8e arrondissement.
Et donc, comme je l'évoquais déjà, le maire dans lequel nous nous trouvons, enfin, où se trouvent les studios de la radio. On parlait justement de ce rôle de maire d'arrondissement. C'était votre premier mandat. Il y en aura peut-être un autre. On en parlerait peut-être tout à l'heure. Comment vous avez traversé cette période ? Comment est-ce qu'on est transformé ? Comment est-ce que ça se passe ? Pendant cinq ans, on s'occupe des destinées d'un arrondissement. Est-ce que vous êtes un maire d'arrondissement heureux ?
Est-ce que je suis un maire d'arrondissement heureux ? Alors, on n'est pas encore à tout à fait à la fin du mandat. Non, mais aujourd'hui, jusqu'à présent. Jusqu'à maintenant, c'est une aventure passionnante. Très enrichissante. Très enrichissante dans les personnes que l'on rencontre, que l'on contoie. J'ai rencontré des gens absolument incroyables et fantastiques que je n'aurais probablement jamais côtoyé sans être dans cette fonction. C'est passionnant par les projets qu'on peut mettre en œuvre, par les sujets qu'on peut faire avancer, par l'aide qu'on peut apporter, par le dialogue direct avec les citoyens.
Donc, je suis, oui, un maire heureux, même si la tâche n'est pas simple chaque jour.
Oui, j'allais dire, c'est à la fois enthousiasmant et très divers, ça je veux bien entendre. C'est aussi quelque chose qui pèse, puisqu'on est un peu maire à plein temps. On le voit bien aujourd'hui, c'est plus une forme de sacerdoce et d'engagement, comme vous l'évoquiez, c'est difficile de s'arrêter comme ça du jour au lendemain. Donc, on porte une charge qui est importante. Ça, c'était assez nouveau. Comment vous l'avez vécu parfois, y compris quand on peut-être ne peut pas arriver à résoudre tous les problèmes ? Parce qu'il y a aussi des choses qu'on ne peut peut-être pas résoudre.
Est-ce que ça vous met parfois dans une frustration, dans un agacement, dans une difficulté à accueillir tout ça ou on fait aussi la part des choses ?
Ce n'est pas tant qu'on arrive. Alors, on n'arrive pas à résoudre tous les problèmes. Ça, c'est une chose certaine. Il y en a qui prennent du temps, qui sont compliqués, qui ne sont parfois pas du tout de notre compétence, de notre domaine, en tous les cas. Et puis, il y a aussi la difficulté d'arriver à faire entendre à des concitoyens qu'on n'a pas le bouton magique pour appuyer dessus et dire « Ben voilà, c'est fait, ça, on le résout en appuyant sur tel bouton, sur tel bouton, sur tel bouton.
» Et qu'il y a parfois des solutions qui prennent du temps, qui sont complexes, face à des problèmes complexes et où on est plutôt dans une société où on pense que les solutions aux problèmes complexes peuvent être simples. Mais non, ça n'existe pas. Dans ce monde réel, ça ne fonctionne pas comme ça. Et c'est souvent ça qu'on a plutôt des difficultés à faire.
Une question un peu de la pédagogie, parfois de la complexité, du temps, du timing, des projets. C'est vrai qu'aujourd'hui, peut-être entre maintenant et il y a un certain nombre d'années, on a l'impression que à la fois, il y a un niveau d'exigence du citoyen et de l'administré qui veut des réponses, qui veut aussi parfois un peu consommer du service, etc. et qui ne veut pas entendre ou fait semblant de ne pas comprendre que parfois c'est compliqué ou impossible. C'est une société de plus en plus difficile pour faire avancer parfois le dialogue ou la pédagogie.
C'est difficile et puis il y a honnêtement parfois aussi une incompréhension de ce qu'est le domaine de responsabilité de chacun. Quand on explique aux gens que l'arrondissement s'occupe de tel et tel sujet, la ville de tel autre, la métropole de tel autre, la région de tel autre, que l'État il a sa part de responsabilité sur certains sujets, notamment quand on parle de sécurité, que c'est différent de la tranquillité publique et de ce que fait une police municipale dans cette ville. Voilà, il y a tout un tas de sujets sur lesquels il y a nécessité à reposer les choses et surtout à redonner du sens à l'action et du sens à ce que l'on fait.
Alors, parmi les sujets, il y a des sujets de satisfaction. On ne peut pas non plus ne pas enlever quelques moments qui ont peut-être été un peu plus difficiles, notamment en ce moment. C'est vrai que je me faisais la réflexion dans cette période peut-être un peu, j'allais dire, compliquée, comme si la gouvernance écologiste était un peu au milieu du guet. On a l'impression qu'il y a une sorte un peu d'écolo-bashing ou de montée de boucliers, alors à la fois sur des travaux, sur les questions de mobilité, sur plein de choses. Est-ce que vous, vous le ressentez ? Est-ce que vous pensez que c'est un moment normal et ça ? Est-ce que c'est toujours très juste ce qu'on reproche ?
Je veux juste redire en amont de ça que la gouvernance, elle n'est pas écologiste. Cette ville, elle est gérée par une majorité. Deuxièmement, on conduit des projets à une transformation profonde de la ville. Donc forcément, ça questionne, ça interroge, ça peut générer des insatisfactions, notamment quand on a des périodes où on vit un certain nombre de changements, de travaux, de contraintes et ça nécessite de redonner du sens, ce que je disais tout à l'heure, d'expliquer et puis de donner une vision d'avenir, du pourquoi on le fait.
Pourquoi on le fait vers là où on emmène les gens ? Parmi les moments un peu difficiles, effectivement, qui sont un peu cités souvent en ce moment, comme évidemment les travaux autour de l'avenue des Frères Lumières, on voit beaucoup de commerçants s'exprimer, on a l'impression que parfois les mots sont un peu excessifs. Qu'est-ce que vous en pensez ? Comment vous vivez ? À quel endroit on a des travaux ? Et pourquoi finalement on avait fait ça ? Et par rapport à ce que vous disiez, est-ce qu'on va vraiment emmener les gens vers du mieux ? Je suppose que oui, mais comment vous le racontez aux gens en ce moment qui râlent un peu dans leur voiture notamment ? Vous voyez,
on se disait tout à l'heure la surprise des fois de découvrir que l'on fait ce qu'on a dit qu'on allait faire. Typiquement, le réaménagement de la vue des Frères Lumières, c'était un engagement de campagne, un engagement qu'on est en train de tenir. Pourquoi on le fait ? C'est quoi le résultat visé ?
Avoir des trottoirs plus larges, avoir une marchabilité bien meilleure que celle qui existait jusqu'à présent, parce que le premier mode de déplacement, c'est quand même la marche à pied, pouvoir végétaliser cette avenue qui en plein été supporte des canicules qui font qu'on n'a plus du tout envie de s'y promener, donc avoir de la végétation des arbres et de l'ombre, pouvoir rafraîchir ce territoire, avoir des bandes plantées importantes, une centaine d'arbres vont être plantés sur l'avenue des Frères Lumières, créer des aires de livraison des deux côtés de l'avenue des Frères Lumières, ce qui n'était pas le cas aujourd'hui avec des camions qui montaient à cheval sur le trottoir d'un côté de l'avenue parce qu'ils n'avaient pas de place de livraison, augmenter les places pour les personnes à mobilité réduite, réduire la largeur de la voirie qui sera réservée aux voitures et aux vélos et couper le trafic de transit.
Ça, c'est le sens du... Et refaire à côté de ça la rue du premier film au droit de l'Institut Lumière qui avait bien besoin d'être refaite en regard de la qualité de l'Institut qui est juste à côté. Voilà le sens. Pour passer par là, il y a eu une période de travaux. Qu'est-ce qui vient de se passer ? Pendant un an, il y a eu, en amont du réaménagement de l'avenue, l'ensemble des concessionnaires qui en ont profité pour remettre à niveau leur réseau. L'eau, l'électricité, le gaz, la fibre qui permet à chacun de voir la télévision chez lui et d'utiliser ses outils numériques. Et puis, du côté de la métropole de Lyon, le changement du collecteur des eaux usées.
Alors, j'ai entendu tout un tas de réflexions sur la rue éventrée. Bien entendu, quand on pose un tuyau qui fait plus d'un mètre de large, on est obligé d'éventrer la rue d'autant qu'il est à 3 mètres de profondeur, en plein milieu. Et quand on tire la chasse d'eau le soir, chez soi, quand on ouvre le robinet ou quand on prend sa douche, on est quand même content que l'eau s'écoule sans difficulté quelque part. Donc, ce collecteur était en mauvais état, il y avait nécessité de le remplacer. C'est quand même mieux de le faire en amont d'un aménagement définitif
que de refaire
un trou après. Donc, effectivement, ça a pris une année de remise à niveau des réseaux, mais pour le bien de tout le monde. Et on est entré maintenant, depuis le début de cette année, dans la première tranche d'aménagement définitif de la voirie. Encore une fois, ça veut dire qu'on décroûte complètement la voirie par moitié, bien entendu, puisque la circulation pour le moment continue sur notre moitié, même si à un moment elle va être interrompue totalement. on casse les trottoirs et on installe des tapis pour pouvoir permettre à chacune et à chacun de se déplacer. Ça ne fait plaisir à personne d'avoir ça devant chez soi. J'entends que ça puisse générer des gènes et occasionner des gènes.
C'est normal, c'est une période de travaux. Au moins, d'ici le mois d'avril va commencer la pause du pavage des trottoirs. Cet été, cette première tranche de travaux va être terminée, sauf les plantations qui viendront à l'automne prochain puisqu'on ne plante pas en période estivale. Chacun va pouvoir découvrir à travers cette première tranche qu'elle sera la physionomie finale de l'avenue des Frères Lumières et donc on va donner à voir le sens du projet futur sur lequel on s'est engagé il y a cinq ans.
que vous évoquez aussi je suppose que vous êtes beaucoup sur le terrain avec les commerçants et en fait on voit peut-être aussi surtout ceux qui râlent mais est-ce qu'il y en a qui ont l'air conscients, contents qui attendent ça aussi en se disant c'est le sens de l'histoire et ce sera quand même peut-être mieux après ?
Alors moi, je discute avec tout le monde. Je discute avec un très grand nombre de commerçants et je vais à leur rencontre. Je suis allé à leur rencontre lors de la soirée des voeux de l'union des commerçants de mon plaisir et j'ai eu l'occasion de discuter avec un grand nombre de commerçants de tout type de commerçants du commerçant de bouche au commerçant de lunettes d'agence de voyage d'habillement qui était présent. Dans une période de travaux tout le monde m'exprime qu'il ne saute pas de joie de voir des travaux devant son pas de porte et que ça génère un certain nombre d'inquiétudes.
On est obligé de l'entendre ça bien entendu et je me mets à leur place sur le fait que effectivement ce n'est pas plaisant ça. Pour autant que le sens du projet et le fait que demain l'avenue sera belle qualitative mettra en valeur l'ensemble des commerces de l'avenue fait globalement une unanimité là-dessus. C'est plus cette période qui est compliquée à traverser et à passer qui effectivement pose des questions.
Parmi les sujets qui je suppose vous apportent une satisfaction avant qu'on rende vraiment l'ensemble des transformations qui ont eu lieu sur des tas de détails il y a aussi un sujet qui revenait régulièrement mais qui est visiblement en face d'être réglé c'est ce fameux marché sauvage des Etats-Unis ça a mis du temps mais a priori ça y est c'est réglé qu'est-ce qui a fait que ça a été si long et pourquoi aujourd'hui on a pu trouver une solution du coup ?
Alors c'est réglé Je ne crée pas encore victoire mais je veux refaire deux petits mots d'histoire en étant rapide Ce marché il a commencé à s'installer en 2016 Moi je n'étais pas maire de l'arrondissement Je pense que ça aurait été efficace de l'empêcher de s'installer dès le départ On n'en aurait pas été là jusqu'à maintenant Au début du mandat il avait déjà pris une ampleur telle qu'il était conséquent On a commencé immédiatement à mettre en place des moyens de police pour essayer d'y mettre fin Sur les matinées il n'est plus venu Il s'est adapté Il est venu en début d'après-midi Ensuite il s'est installé sous les arbres le long de la rue Arachard On nous a suggéré en lien avec la police nationale de barriérer là pour pouvoir y mettre fin On a posé des barrières pour 140 000 euros Et puis du coup il s'est redéplacé et s'est mis sous la halle du marché légal que l'on surveille depuis longtemps tous les matins On est arrivé à un stade où il y a des ventes qui étaient totalement pas acceptables des actes délictueux pas acceptables sur ce marché Donc on a fortement sollicité aussi l'état à travers la préfecture et la police nationale pour avoir un concours d'intervention sur ce marché qui du coup a commencé à se faire avec des opérations ponctuelles de police nationale pour venir lutter contre toutes les formes de trafic et notamment les cigarettes et ainsi de suite Et on a décidé au niveau de la ville de venir en plus de ça mettre un grand nombre de policiers municipaux et de différents services ASVP fourrière policiers municipaux l'état de ce côté a mis les douanes la police nationale les TCL ont mis des contrôles sur la rame de tramway pour essayer d'endiguer le phénomène définitivement on est au stade aujourd'hui où effectivement ce marché ne s'installe plus depuis quasiment trois semaines il va falloir maintenant surveiller ça dans la durée pour éviter qu'ils ne se réinstallent parce qu'on sait qu'ils ont une capacité aussi à revenir aussi rapidement qu'on les a fait partir mais en tous les cas je note une très grande satisfaction des habitants et des habitantes de ce quartier et surtout des commerçants qui me l'ont écrit d'ailleurs en mail pour nous dire combien ça leur change la vie
ça faisait quand même des formes de concurrence pas tout à fait très saines ça amène aussi une mini question sur les enjeux de la sécurité c'est-à-dire que pendant un moment notamment au début du mandat la nouvelle gouvernance était parfois taxée d'une forme d'immobilisme de ne pas s'intéresser à ces sujets à la fois avec la police municipale la vidéosurveillance etc vous avez toujours été comment face à ce sujet est-ce qu'il faut s'en emparer est-ce qu'il fallait ne pas le voir est-ce qu'il faut être concret ça a bougé un peu depuis un petit moment alors un c'est un faux procès
qui nous est fait sur le fait qu'on serait laxiste en matière de sécurité ça n'est pas vrai peu de villes ont fait autant pour l'offre municipale en termes de revalorisation en termes d'équipement et ainsi de suite sur ce mandat deux dans le huitième arrondissement typiquement c'est ici qu'on a mis en place le rappel aux obligations légales citoyennes avec le procureur de la république qui a permis depuis quatre ans maintenant de passer plus d'une centaine de personnes en maison de justice c'est du droit trois on l'a vu dernièrement avec le maire de Lyon il n'y a pas de dogme sur la question de la de pose de caméra puisqu'on dit en fonction des évolutions de la ville certains endroits nécessitent qu'on en réimplante davantage ou qu'on en déporte davantage la ville s'est dotée d'un parc de caméras mobiles qui permet aussi d'aller intervenir ponctuellement sur des endroits où on a un certain nombre de difficultés et ça porte ses fruits puisque moi je l'ai expérimenté déjà sur différents endroits de l'arrondissement donc il n'y a pas de laxisme en matière de sécurité ce sujet je n'ai aucun état d'âme à en parler aucun problème à en parler parce qu'au contraire ça fait partie de la vie courante mais ne confondons pas dans la sécurité ce qui est de la responsabilité de la ville de ce qui est de la responsabilité de l'état ce sont bien des choses et des compétences différentes
très bien très clair sur ce sujet on va aborder dans une troisième partie de notre émission les transformations les autres celles qui sont aussi importantes peut-être dans la durée la végétalisation je me souviens que vous aviez le souhait d'un arrondissement apaisé humaniste et végétalisé on va voir si vous avez réussi votre pari dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec vous Olivier Berzen et vous êtes toujours maire du 8ème arrondissement on parlait d'un certain nombre de grands sujets si je vous le disais parce que là je sais que vous allez certainement préparer un certain nombre de documents peut-être de réunions de moments de rencontre pour aller partager ce bilan de fin de mandat en quelques mots quand vous commencez à y réfléchir qu'est-ce qu'il restera de ces 5 à 6 années passées à la mairie du 8ème de quoi vous êtes le plus satisfait qu'est-ce qui vous semble le plus marquant pour vos habitants aujourd'hui quand vous en parlez
alors ce sera le bilan d'un mandat complet à la fin de ce mandat j'aurai le sentiment qu'on aura engagé une profonde transformation de l'arrondissement qu'on aura rattaché le 8ème arrondissement en restant de la ville il avait à mon sens et à mon goût au bout de la ville pris un certain retard sur un certain nombre de sujets c'est aussi pour ça qu'il a bénéficié sur ce mandat d'une masse d'investissement comme jamais
comme un rattrapage un petit peu en fait
plus du double des mandats précédents donc il y avait un besoin de rattrapage effectivement il y avait un besoin de développement d'équipements publics de qualité de très haute qualité d'où la construction de nouvelles écoles la construction d'un complexe sportif avec une piscine un gymnase mur d'escalade ainsi de suite les ateliers de la danse on a fait revenir dans l'arrondissement au plus près de la maison mère mais aussi des investissements dans les crèches typiquement la création la rénovation urbaine des quartiers qui s'accélère la construction d'un pôle sportif et culturel à Mermoz des engagements sur les espaces publics et la refonte des espaces publics des quartiers populaires qui sont en train de se faire jour puis vous le disiez tout à l'heure un très fort besoin de végétalisation de cet arrondissement
qui est le moins végétalisé
de la ville puisque comme on me disait jusqu'à présent qu'on avait tendance à dire que le cimetière de la Guillotère était le plus grand parc du huitième donc non des créations de nouveaux espaces verts c'est le cas d'ici cet été de la création d'un nouveau jardin à Schwartz dans le quartier Grand Trou au milieu de l'ex-pupâté mais juste à côté d'ici la végétalisation de toute l'esplanade devant la maison de la danse aujourd'hui qui va se transformer en un grand parc avec encore une fois plus d'une centaine d'arbres qui vont être plantés donc un espace fortement végétalisé et aménagé au profit des habitants du quartier dans un quartier qui va lui-même être aménagé avec la voie lyonnaise qui traverse l'avenue Jean-Mermoz et puis un rond-point à la hollandaise qui va permettre aux cyclistes de traverser ce grand carrefour d'expérimenter
le carrefour à la hollandaise correctement juste pour revenir sur la transformation on va aller continuer dans le détail bien sûr mais en vous entendant je me disais quand est-ce qu'on sait qu'on a transformé un quartier comme ça ou une ville est-ce qu'il ne faut pas sans doute plusieurs mandats avant que ça se voit ou vous avez l'impression que ça commence déjà à se voir et quoi est-ce qu'il faut 10, 15 ans, 20 ans quand on commence toucher à l'urbanisme c'est cette durée-là qui est un peu nécessaire pour que tout d'un coup on se dise ça a vraiment changé
alors on peut le voir à travers des gros investissants comme ceux que je viens de citer l'école ça se voit les ateliers de la danse ça se voit le pôle sportif et culturel de Mermoz ça se voit mais il y a plein de petites choses
qui au quotidien ont changé
et puis il y a la transformation qui s'est faite pour moi dans le travail qu'on a fait avec les habitants et les habitantes de ce quartier c'est comme ça que j'avais orienté mes voeux d'ailleurs en début d'année sur comment chacun a contribué dans son quartier dans son cœur de quartier à faire cette transformation j'en prends pour exemple aussi le fait qu'on a aujourd'hui deux fois plus de participants inscrits au conseil de quartier qu'il y a cinq ans en arrière ça n'est pas rien quand on passe de 500 personnes à 1100 habitants qui contribuent à ces discussions dans les conseils de quartier c'est important on l'a vu dans les projets qui sont portés par le budget participatif je prends un exemple quant à Grand Trou on a des habitants qui depuis dix ans a demandé la création d'un café associatif d'un lieu qui puisse leur permettre à eux de se rencontrer de faire du lien social et ainsi de suite ça y est on le crée ils ont travaillé à ce projet ils l'ont proposé dans le cadre du budget participatif on les réalise quand les habitants des différents quartiers ont plaisir par exemple on dit sur le terrain Saint-Hippolyte c'est des mésusages ça sert à rien c'est mal aménagé ou autour du terrain d'argent on voudrait revoir des aménagements qualitatifs ou autour du lycée Colbert le plateau c'est du goudron il sert à rien on ne peut pas l'utiliser il fait 52 grands étés tout cela ce sont des chantiers
qu'il faut savoir aussi entendre un peu sa population c'est aussi une autre approche pour vous de la discussion du partage de pouvoir il n'y a pas que l'élu qui sait en fait parce que pendant longtemps on a considéré que c'était un peu du gadget ce type de démocratie participative mais pour vous c'est essentiel et ça a fait ses preuves
ça n'est pas du gadget très clairement c'est faire avec j'en prends pour exemple quand on a décidé ici dès la première année de mandat de créer le conseil d'arrondissement des enfants on se dit quelle est aujourd'hui la prise de parole des enfants dans une ville de la taille comme Lyon elle existait très peu aujourd'hui on a des enfants qui portent des projets qui définissent des projets avec leurs petits camarades à qui on demande l'avis et on les réalise derrière ça peut être des choses toutes simples dans une résidence à la Hénèque les enfants qui n'avaient strictement rien voulaient juste une table une table pour pouvoir s'asseoir jouer pique-niquer ensemble et ainsi de suite installer une table vous vous rendez compte ça fait des années qu'ils attendaient ça quand au tout début du mandat on décide de fermer de faire les rues des enfants on a lancé un grand programme de rues des enfants le premier mois du mandat en juillet 2020 on décide de fermer la rue devant l'école Édouard Riau quand le directeur de l'école nous dit mais ça fait plus de 10 ans que je l'attendais vous l'avez fait en 15 jours c'est entendre la parole des gens c'est montrer à quel point on peut être utile et répondre à quelque chose qui est une forte attente quand on a créé un conseil des aînés parce que je vous parle des enfants mais du coup faisons l'intergénérationnel on vient de mettre en place un conseil des aînés qui s'est organisé les aînés ont essayé de s'organiser en commission thématique pour travailler les sujets sur la santé sur l'information sur les mobilités et nous faire des propositions qu'on peut du coup transformer en politique publique quand on crée un spot senior pour leur donner plus d'informations et leur proposer des activités parlons des entreprises de l'économie des commerces quand on vient de créer un conseil consultatif économique d'arrondissement je vais rencontrer dans peu de temps le MEDEF et la CCI pour discuter du cadre que l'on donne à cette instance et comment on peut travailler ensemble il y a besoin qu'on travaille avec l'intégralité des acteurs et de faire de la participation de l'ensemble des acteurs une réelle contribution au devenir de l'arrondissement et à sa transformation pour les générations futures
C'est une transformation assez visible et assez rapide quand on est à un arrondissement comme le vôtre qui a deux monuments de la culture comme la maison de la danse et l'institut lumière est-ce que c'est plutôt une responsabilité est-ce que c'est un peu écrasant est-ce qu'on arrive peut-être plus que d'autres de donner une importance à la culture comment vous avez fait vivre la vie culturelle ici dans votre arrondissement ? Alors
on a ces deux monuments effectivement qui sont des institutions l'institut lumière connu depuis toujours maintenant la maison de la danse je ne veux pas oublier les autres le théâtre Le Ciel dans le quartier Etats-Unis un théâtre en plein quartier populaire la première scène européenne enfance-jeunesse de la ville de Lyon qui permet aujourd'hui une offre incroyable et c'est nous qui l'avons mis en place alors le lieu existait il était géré par une autre compagnie avant mais on a fait le choix d'implanter cette scène européenne enfance-jeunesse dans ce théâtre Le Ciel un autre outil culturel fantastique sur l'histoire de ce quartier le musée urbain Tony Garnier auquel la région a retiré sa subvention il a été sauvé quand même
au final
pour la région je suis sûr que d'un seul coup elle a pu investir de manière fantastique grâce à la subvention retirée au musée urbain Tony Garnier tellement elle était importante c'est des outils qui sont importants pour la culture l'histoire racontée d'où vient ce quartier Tony Garnier dans le truc et c'est important parce qu'au moment où on lance aussi la transformation urbaine du quartier Etats-Unis il va y avoir des gens qui portent l'histoire c'est important hier j'étais auprès des salariés de l'usine Isaltis qui va fermer qui ferme les portes dans ce quartier Etats-Unis le directeur de l'usine nous disait qu'on a à fond d'archives des données importantes qu'est-ce qu'on pourrait en faire je voudrais aller je vais aller voir le musée urbain Tony Garnier pour voir si ça les intéresse des lieux qui conservent l'histoire le quartier d'un arrondissement
dans cette période est-ce que c'est pas quelque chose qui vous inquiète un peu parce que vous évoquiez effectivement la région mais l'ensemble des collectivités aujourd'hui sont impactées à la fois par ce qui se passe au niveau national mais aussi par des nécessaires économies et on a l'impression que c'est souvent la culture on a même des endroits ou des départements ou des régions c'est vraiment de manière quasi totale et abrupte est-ce que ça c'est pas inquiétant est-ce que c'est pas après tout construire à l'envers le vivre ensemble parce qu'en fait la culture c'est quand même essentiel même si ça produit pas autre chose que de la culture du lien de la relation etc ça vous inquiète pas qu'il y ait un risque sur ces grandes institutions on voit que même au niveau de la métropole on va essayer de donner peut-être moins d'argent aux Nuits de Fourvière aux Célestins etc jusqu'où il faut aller ou pas aller vis-à-vis de la culture
et la culture c'est pas que les grandes institutions quand l'année dernière on a décidé le maire de Lyon avec ses adjoints et Audrey Hénor qui ont décidé d'augmenter le financement des maisons de la jeunesse et de la culture des centres sociaux des maisons d'enfance qui sont des lieux de diffusion aussi de la culture ça prend c'est multiforme la culture quand on fait tout le monde dehors l'été avec des spectacles un petit peu partout dans la ville c'est la culture il y a plein de manières différentes de financer de faire vivre la culture au-delà de simplement les grandes institutions qu'on a l'habitude de citer comme la maison de la danse l'institut lumière ou l'opéra de Lyon
à côté de toutes ces initiatives de ces changements de cette transformation est-ce qu'il y a encore une autre expérimentation sur d'autres sujets qui vous viennent on a parlé rapidement du territoire zéro chômeur de ces expérimentations autour de l'alimentation etc est-ce qu'il y a des choses qui sont peut-être en cours et qui sont un peu innovantes ou un peu nouvelles dans certains par rapport à d'autres arrondissements
je vais m'arrêter juste sur territoire zéro chômeur on en a déjà parlé un certain nombre de fois c'est un superbe projet qui me tient particulièrement à cœur et qui fonctionne aujourd'hui on va encore embaucher une petite vingtaine de salariés cette année en plus deux mots sur l'alimentation on en a fait un vrai sujet sur cet arrondissement parce qu'on est un tiers de la population aussi en quartier politique de la ville donc avec une certaine forme de précarité alimentaire aussi et on a besoin que les gens se nourrissent bien donc on bénéficie en lien avec la métropole et avec l'État d'ailleurs d'une expérimentation de sécurité sociale et alimentaire qui s'appelle la caisse de l'alimentation la caisse de l'alimentation aujourd'hui elle permet à plus d'une centaine de personnes de bénéficier chaque mois d'un minimum de 150 euros pour aller acheter des produits de qualité bio dans des magasins qui sont ciblés par le groupe de personnes qui ont défini le mode de fonctionnement de cette caisse de l'alimentation j'entendais il y a peu de temps sur LCP un reportage sur cette expérimentation alliant 8ème et une personne interviewée disait moi je bénéficie avec ma famille aujourd'hui de 220 euros par mois à travers la caisse de l'alimentation c'est progressif en fonction du nombre de personnes dans le foyer bien entendu qui me permettent d'aller acheter à manger il dit je peux aujourd'hui acheter des produits qui sont bons pour ma santé parce que je sais que jusqu'à présent comme je n'avais pas les moyens j'achetais des mauvais produits et j'étais en mauvaise santé et je sens les bienfaits aujourd'hui pour ma santé de produits de qualité auxquels je n'aurais pas accès sans la caisse de l'alimentation et bien là on a clairement le sentiment de réussir quelque chose de la satisfaction de faire du bien en l'occurrence maintenant l'étape suivante c'est qu'effectivement cette caisse de l'alimentation et cette sécurité sociale deviennent un droit et là on a besoin de nos parlementaires qui portent ce sujet au parlement à Paris
ok bah de rien c'est Boris Tavernier qui est très engagé sur ces sujets qu'on avait reçus il n'y a pas longtemps avec nous alors on arrive tout doucement vers la fin de cette émission on a encore quelques instants mais mine de rien ça passe on pourrait discuter de votre arrondissement pendant longtemps comment vous vous projetez on est sur cette fin de mandat on avait commencé à parler des échéances on sentait qu'en ce moment c'est un moment facile est-ce que vous êtes plutôt de nature optimiste sur la continuité de cette gouvernance menée au niveau de la ville de Lyon par Grégory Doucet on parle beaucoup d'alliances de complications etc de vie un peu politique politicienne est-ce que vous pensez que c'est là l'essentiel est-ce que vous avez bon espoir que ça puisse continuer vous-même est-ce que vous avez envie de poursuivre votre chemin et votre action
l'essentiel c'est que ce qui est engagé puisse se poursuivre et aller à son terme moi je mettrai toutes mes forces pour que le mandat de Grégory Doucet puisse être un mandat reconduit qui lui permette d'aller au bout de ce qu'il a engagé sur ce premier mandat parce qu'on sait qu'effectivement les six premières années ne sont pas suffisantes pour tout mettre en place donc comme je suis de nature optimiste je vais me battre pour ça
alors on est samedi demain c'est dimanche c'est souvent ma question à ce moment là de se dire on parlait de l'engagement du sacerdoce du temps que ça représente d'être élu comment on s'échappe un petit peu comment est-ce qu'on arrive de temps en temps à alléger un peu cette charge et cette responsabilité est-ce que vous avez une passion un hobby qui vous permet de temps en temps comme ça le dimanche de vous évader ou est-ce qu'on arrive d'ailleurs à s'évader de ces engagements
alors moi je m'échappe déjà en faisant un peu de sport je cours pour commencer je prépare le marathon de Paris pour tout vous dire j'adore m'échapper dans la nature c'est-à-dire aller randonner et marcher pour commencer voilà donc comment je m'échappe essentiellement dans mes temps libres
du sport donc vous êtes plutôt au foot ou rugby vous ? plutôt rugby plutôt rugby en ce moment ça va ça va être dur et basket et basket oui féminin de préférence voilà parce que les masculins c'est un peu plus dur aussi alors j'aime bien aussi savoir justement quand vous avez un peu de temps si vous en avez si vous avez un livre deux chevets ou ce qui peut vous inspirer ou qu'est-ce que vous avez en ce moment en lecture comme ça qui vous vient
alors je ne suis pas un énorme lecteur je lis beaucoup la presse et pendant des vacances quand j'ai plus de temps mais c'est vrai que la longueur de mes journées le soir je tombe vite dès que j'ouvre une page mais on m'a offert il y a peu de temps un livre qui s'appelle Champs de bataille de Nesléro et Pierre Vonhove qui raconte l'histoire du remembrement
en mode bonne dessinée
passionnant en mode bonne dessinée en mode dessinée effectivement
et alors je sais et là du coup c'est un peu un échec parce que souvent je dis bon est-ce que vous avez un morceau de musique pour qu'on se quitte vous me disiez que vous n'êtes pas très musique j'écoute très peu de musique et du coup vous allez nous laisser carte blanche
je crois je vous dirais allez mais c'est une musique de chœur et dire
très bien on choisira pour vous alors merci en tout cas à monsieur le maire d'être venu inaugurer ce temps un peu consacré à nos mairies d'arrondissement pour en faire le tour et le bilan c'est toujours important d'être au plus près des habitants merci de votre présence et quant à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission merci beaucoup c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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