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interviewbsmart· 10 juillet 2026 59 min

SMART BOURSE - Emission du vendredi 10 juillet

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:08
Présentateur

Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change Pour rester à l'écoute des marchés Chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box Et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage Soit en replay vidéo sur bsmart.fr Soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées Au sommaire de cette édition ce soir nous évoquerons dans un instant avec nos invités de Planète Marché Les perspectives estivales qu'on peut avoir sur le plan de la macroéconomie Sur le plan des marchés financiers bien sûr Avec un rendez-vous important La saison des publications de résultats d'entreprise Qui va monter en puissance à partir de la semaine prochaine Et notamment le coût d'envoi qui sera donné par le secteur bancaire américain Ce sera évidemment une étape importante pour valider ce que le marché a déjà acheté, bien payé On attend encore des croissances bénéficiaires spectaculaires sur le marché américain notamment Que ce soit à travers le secteur de l'énergie Mais bien sûr le secteur de la technologie dans son ensemble Des croissances bénéficiaires attendues à plus de 20% pour le marché américain pour ce trimestre encore Et puis sur le plan macro, malgré un risque géopolitique qui reste toujours assez présent On notera que les mouvements de marché sont quand même relativement contenus Depuis la fin du cessez-le-feu annoncé ces derniers jours par Donald Trump Le pétrole a réagi en première intention Mais les prix se sont assez vite calmés On reste entre 70-80 dollars pour le baril de pétrole aujourd'hui Si jamais c'était un nouvel équilibre Quelles sont les perspectives macro que cela peut ouvrir ou réouvrir pour un certain nombre d'économies Là aussi c'est une question que nous pourrons nous poser Et puis l'actualité des entreprises de manière assez immédiate C'est l'accueil qui va être réservé à SKINX sur le marché américain Au Nasdaq, le champion sud-coréen de la mémoire avec Samsung Mais SKINX est l'entreprise qui est en train de monter en puissance Et de gagner des parts de marché aujourd'hui sur ce marché de la mémoire SKINX a levé plus de 26 milliards de dollars à l'occasion de cette cotation américaine Ce qui est en fait tout simplement la plus grande levée de fonds de l'histoire aux Etats-Unis Pour une société étrangère Pauline Grattel vous donnera plus de détails sur l'opération dans un instant Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse Comme chaque mois, nous ferons un point sur l'actualité de l'industrie ETF Avec l'observatoire ETF d'Alteis Olivier Malteste, le directeur des investissements d'Alteis Sera avec nous en plateau dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés Bonsoir Pauline Merci d'être avec nous ce soir Pour évoquer cette séance sans grand mouvement majeur En tout cas du point de vue des indices européens Notamment qui ont plutôt tendance à faire du surplace aujourd'hui

3:09
Invité

Oui, il consolide après le rebond d'hier Le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 évoluent sans tendance Tandis que le CAC 40 est tout à fait stable autour de 8300 points L'indice parisien est lesté par Thales qui cède 2% Dans les autres baisses, il y a aussi Legrand et Safran par exemple On note tout de même le bond d'ArcelorMittal de plus de 6% qui fait suite à un relèvement d'opinion de la part de JP Morgan Aux Etats-Unis, les indices évoluent à l'équilibre à l'ouverture avec certainement quelques prises de bénéfices Le Nasdaq avait rebondi hier de près de 1,5% pour rappel

3:42
Présentateur

Un point sur les marchés asiatiques également Pauline

3:45
Invité

Au Japon, le Nikkei a clôturé en hausse de plus de 1,5% ce matin Sur les marchés obligataires japonais, le rendement à 10 ans se détend violemment de plus de 15 points de base Pour évoluer autour de 2,70% Et les rendements plus longs à 20, 30 et 40 ans se détendent de plus de 10 points de base Le Yann japonais a progressé face au dollar à la suite d'annonces liées à un plan d'investissement de fonds de retraite Qui soutient la monnaie nippone

4:10
Présentateur

Et puis la bourse la plus volatile du monde, celle de Séoul en Corée du Sud A progressé aujourd'hui avec un indice Kospi qui gagne 2,5% en clôture

4:18
Invité

Oui l'indice sud-coréen est toujours soutenu par ses deux poids lourds Samsung et SKNX SKNX qui est d'ailleurs à la une aujourd'hui du côté des sociétés Car le géant de la mémoire IA débarque à Wall Street après une levée de fonds monumentale de 26,5 milliards de dollars C'est simple, c'est du jamais vu pour une entreprise étrangère aux Etats-Unis Puisqu'ils font encore mieux que le record d'Alibaba en 2014 et c'est 25 milliards

4:42
Présentateur

Et une autre entreprise qui fait l'actualité en ce moment, c'est EasyJet

4:45
Invité

Après Castle Lake il y a seulement quelques jours, la compagnie low-cost britannique EasyJet se retrouve à nouveau au cœur des convoitises En l'occurrence celle du géant américain Apollo Global Management Face aux rumeurs d'une offre de rachat imminente, l'action de la compagnie aérienne a immédiatement décollé de 15% Le fonds américain propose 5,7 milliards de livres C'est un cran au-dessus de l'offre concurrente de Castle Lake Reste à voir si le conseil d'administration d'EasyJet cédera aux sirènes du fonds ou choisira de défendre son indépendance

5:16
Présentateur

Dans le secteur aérien, les investisseurs ont pris connaissance des résultats de Delta Airlines

5:20
Invité

La facture de kérosène a été historique pour Delta Airlines au deuxième trimestre Si les prix du pétrole refluent depuis quelques temps, Delta indique maintenir ces hausses de tarifs qui avaient été appliquées au printemps Les prévisions pour le troisième trimestre sont confirmées, portées par la forte demande pour les voyages premium d'affaires et internationaux Qui ont d'ailleurs permis de compenser cette facture de carburant trimestriel la plus élevée de toute son histoire Le titre cède 3% à les premiers échanges à Wall Street

5:48
Présentateur

Quels sont les équilibres qu'on peut observer sur les grands marchés obligataires internationaux aujourd'hui Pauline ?

5:53
Invité

Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans est globalement stable autour de 4,55% Les rendements américains à 20 et 30 ans restent sur le seuil de 5% En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue légèrement supérieur à 3% au cours de la séance En France, le rendement de même échéance se traite autour de 3,85% Le spread franco-allemand reste toujours situé autour de 80 points de base Sur le marché d'échange, le dollar est en léger repli ramenant l'euro-dollar autour de 1,1430 Du côté des prix du pétrole, ils sont globalement stables avec un baril de Brent au-delà de 75 dollars

6:27
Présentateur

Quels seront les événements à l'agenda la semaine prochaine qui marqueront les prochaines séances Pauline ?

6:33
Invité

La semaine prochaine sonnera le lancement officiel de la saison de publication des résultats du deuxième trimestre avec les banques On attend dès mardi J.P. Morgan, Bank of America, Morgan Stanley, Wells Fargo et Citigroup Suivi dans la semaine de nombreuses autres publications BlackRock, Netflix, TSMC ou encore Publicis en France Côté macro, les journées seront plus calmes On attend quand même l'inflation américaine du mois de juin La croissance chinoise du deuxième trimestre L'inflation de la zone euro en seconde lecture pour le mois de juin Et la décision monétaire de la Banque du Canada

7:06
Présentateur

Merci beaucoup Pauline, Pauline Grattel avec nous chaque soir pour vous accompagner à travers les marchés Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché David Belloc est à nos côtés, gérant et stratégiste chez Mirova Bonsoir David Bonsoir Merci d'être là, merci à Romain Aumont d'être avec nous ce soir Bonsoir Romain Bonsoir Ravi de vous accueillir dans l'émission Vous êtes économiste et stratégiste quantitatif chez Natixis IAM Et à nos côtés également Joachim Jean, le directeur de la gestion action de Mansartis Bonsoir et bienvenue Joachim

7:43
Invité

Bonsoir Régo

7:44
Présentateur

Ravi de vous retrouver messieurs Joachim, je me tourne vers vous Vous avez une connaissance des marchés actions asiatiques historiques chez Mansartis Parlons donc de SKINX qui entre aujourd'hui au Nasdaq Qui est déjà depuis plusieurs mois voire trimestre une des deux vedettes du marché sud-coréen En tout cas celles qui sont visibles sur le plan global Il y a Samsung, SKINX, on est évidemment dans le marché de la mémoire C'est là où se trouve aujourd'hui un des goulets d'étranglement de la chaîne de l'intelligence artificielle Joachim C'est aussi le signe qu'après les levées de fonds en dette, en equity des hyperscalers On voit désormais des équipementiers, des fabricants de puces mémoire se mettre également à lever des fonds Et pas qu'un peu, 26 milliards, c'est la plus grosse levée de fonds d'une entreprise étrangère sur le marché américain Pour là aussi j'imagine investir en capacité et suivre le rythme de ce train lancé à pleine vitesse

8:41
Invité

Totalement, le timing est assez intéressant puisqu'on a eu l'annonce très récente de Micron sur l'investissement aux Etats-Unis Donc je pense que ça fait écho aussi à ce que pourrait faire SKINX plus tard aux Etats-Unis A mon sens, ce n'est pas surprenant de voir aujourd'hui une cotation sursouscrite sur le marché américain Il y a deux raisons La première, c'est qu'il y a beaucoup d'investisseurs qui sont restés à quai pour le moment Et qui veulent, je pense, rentrer dans le train Pourquoi ?

Alors il y a les investisseurs privés, je pense, qui vont acheter massivement On l'a vu au moment de l'annonce, notamment d'Interactive Brokerage De l'accès aux Américains au marché coréen Ça a traîné quand même un flux assez important d'achats sur le marché coréen Et le deuxième, c'est les investisseurs institutionnels Qui n'ont peut-être pas aujourd'hui pris la décision d'ouvrir des comptes en Corée Ce n'est pas si simple, en fait L'accès au marché de capitaux coréen n'est pas aussi simple que d'investir en Europe ou aux Etats-Unis Donc c'est une facilité aussi pour eux, notamment pour les investisseurs américains De rentrer sur cette valeur-là Alors maintenant, est-ce que ça fait du sens de l'acheter ?

Maintenant, je vais être assez consensuel, je vais dire que je vais être neutre Pourquoi ?

La première, c'est que d'un point de vue positif On a quand même une valorisation qui est extrêmement faible On est à 5 de PE sur l'année prochaine fiscale de SKINX On est à 7 pour Micron Donc on a une petite décote qui est assez intéressante Et puis aujourd'hui, c'est un poids quand même assez énorme dans l'indice Donc ne pas être exposé à SKINX, c'est quand même prendre un risque assez conséquent Sur une thématique qui est assez importante Le point qui est peut-être un peu plus négatif, c'est la manière dont s'est fait le rallye récemment Donc on a un environnement qui est très peu sain Notamment sur le levier des investisseurs privés en Corée, mais partout dans le monde entier Qui viennent financer par de l'endettement ces investissements-là Et aussi l'émergence des ETF Donc une valeur avec un levier extrêmement important Single stock leverage Donc une cascade de produits le jour où on a un petit choc Ça peut entraîner quand même un pull back assez

10:41
Présentateur

Et ces produits-là sont plus traités que les sous-jacents sur le marché du Corée On traite plus le ETF single stock sur Samsung Qu'on ne traite le titre Samsung lui-même

10:50
Invité

Totalement, et quand on voit ça, souvent c'est des petits red flags Alors c'est pas dit que demain on va avoir un crash Mais c'est le début de petits red flags Et puis il y a d'autres petits acteurs, enfin petits qui émergent On voit, c'est aussi assez marrant de voir que le timing Avec notamment les annonces d'IPO de CXMT Donc qu'il y a un acteur chinois de la mémoire qui va rentrer en bourse Qui est un acteur crédible, on va dire porté par le gouvernement chinois Pour venir concurrencer notamment les acteurs historiques de la mémoire Avec notamment aussi une communication d'Apple Qui serait prête notamment à acheter des mémoires auprès de cet acteur-là

11:25
Présentateur

Quoi ? Un chinois ?

11:26
Invité

Un chinois, alors on va dire le seul frein qu'il peut avoir C'est que je pense que les bâtons dans les roues vont être mis Notamment au niveau des équipements pour semi-conducteurs pour ces acteurs-là Donc ils n'auront pas accès notamment aux dernières machines à SML, etc Mais voilà, attention

11:40
Présentateur

Pourquoi ça se paye aussi peu cher SKN5 ? Moi j'ai quand même en tête qu'on est dans un secteur des semi-conducteurs Qui a historiquement été ultra-cyclique Et quand je parle de cycle, ce n'est pas des cycles de 3-5 ans C'est des cycles de 18-24 mois historiquement Là je comprends que le cycle est un peu déformé Mais ces boîtes cycliques généralement Quand les PE sont à aussi bas Est-ce que c'est vraiment le moment de les acheter ? Et on a plutôt envie d'acheter des boîtes cycliques quand les PE sont assez élevées Avec l'idée qu'on a peut-être touché un point bas aussi en termes de perspectives pour ces entreprises

12:14
Invité

Alors ce qui est très intéressant sur les notions de valorisation sur ces acteurs-là En ce moment, c'est que j'ai pu interroger énormément d'experts, d'analyses Qui couvrent depuis des années ces sociétés-là Et on sent qu'ils ont une certaine difficulté à répondre sur les modèles de valorisation Aujourd'hui, comment on valorise ces sociétés-là ? On ne peut plus les valoriser comme on aurait pu le valoriser à l'époque Et ça aussi, c'est des petits red flags Quand on commence à mettre un peu la valorisation sur le côté Et qu'on dit bon...

12:41
Présentateur

Qu'on change d'indicateur

12:42
Invité

Voilà, on a les analyses qui sont derrière le marché C'est-à-dire qu'on rattrape des prix cibles Parce qu'en fait, on ne sait pas trop comment valoriser ces sociétés-là Et puis, on met un principe juste pour rattraper le marché Sans forcément comprendre les notions de valorisation derrière Donc, ça aussi, c'est des... Donc, est-ce que le PE est aujourd'hui l'élément le plus intéressant à regarder ? Peut-être pas Et c'est peut-être là où le marché aujourd'hui...

13:05
Présentateur

Alors, qu'est-ce qu'on garde pour valoriser ces boîtes ?

13:07
Invité

Alors, on regarde des notions des fois de price to book, de reverse DCF Donc, on essaye de voir combien price de croissance aujourd'hui le marché Mais à plus long terme Et puis, c'est ce qu'on faisait, je me souviens, à la sortie du Covid Et puis, parfois, on voit peut-être des exubérances sur certaines sociétés Où on a presque envie de penser que ce qu'on vit aujourd'hui est une normalité à long terme L'avenir nous le dira Mais c'est vrai que c'est des petits red flags, notamment, qu'on aperçoit Donc, encore une fois, c'est très compliqué d'être sous-pondéré sur ce genre de valeur-là

13:36
Présentateur

C'est un milliard, maintenant, c'est une boîte trillionnaire

13:38
Invité

De rentrer maintenant et d'être surpondéré, c'est assez compliqué aussi

13:43
Présentateur

Bon, sur le dossier, est-ce qu'il y a INX ? Est-ce qu'il y a des choses à dire spécifiques, David ? Et quel est le message que ça envoie ? Encore une fois, on a vu les levées de dettes d'equity gigantesques des hyperscalers On voit maintenant les acteurs de la chaîne de semi-conducteurs Se mettre à lever aussi beaucoup d'argent pour suivre le rythme des capex

14:03
Invité

Tout à fait Alors, c'est vrai que le marché, vraiment, se focalise sur les goulots d'étranglement Et le marché de la mémoire Puis de mémoire en fait partie L'année dernière, c'était le nucléaire et l'électricité Demain, ça sera peut-être la robotique ou le manufacturing On voit qu'il y a une part de narratif Et là, effectivement, le fait est que SkyMix a 2-3 ans de carnet de commandes Et devient finalement plus aussi cyclique que ça en termes de chiffre d'affaires C'est du carnet de commandes solides ? Ils expliquent que les pratiques ont changé ?

Les pratiques ont changé, c'est-à-dire que les prix sont florés Il y a des pénalités en cas des commandes Et la demande est absolument monumentale Tout simplement, les hyperscalers sont censés investir Je crois que de l'ordre de 5 à 6 000 milliards Alors, ils ont 2030 sur la chaîne de valeur IA Et le piste mémoire, ne serait-ce que je crois pour un iPhone C'est 30 à 40% en fait du coût d'un iPhone C'est la piste mémoire Donc il y a un pricing power absolument monumental Et le SkyMix en profite Et le marché, peut-être à court d'idées aussi Compte-nu de l'incertitude géopolitique Et compte-nu d'un BPA qui est tellement attractif Enfin tellement élevé C'est une bulle de bénéfices On n'est pas dans une bulle de valeur On est dans une bulle de bénéfices Que ça nous sort des PE à 5 Se focalise sur ces valeurs Jusqu'à ce que la dynamique de CAPEX se retourne Ou qu'il y ait une technologie en mémoire Qui concurrence avec moins de pricing power Donc il faudra s'attendre forcément à ce qu'il y ait un retournement Et pour l'instant, ce n'est pas le narratif de marché On a eu une correction de 15-20% Alors pas sur la piste de mémoire Et plus généralement sur la thématique momentum IA Comme par hasard, ça intervient à partir du 22 juin Qui était la date à laquelle le régulateur coréen A mis en garde les investisseurs par rapport à des ETF levé de G Et qu'il estimait que ce n'était pas sain comme...

Voilà, on est dans un marché de trading On n'est plus dans un marché d'investissement Depuis, le momentum a perdu 15-20% Les positions en ETF levé de G se sont normalisées Donc le positionnement s'est assaini quand même Un peu, mais on est au-dessus encore En termes de moyenne mobile 100 sur le facteur momentum On est encore 15% dessus Et il y a encore beaucoup de leviers quand même sur cette thématique Mais on voit que, y compris le régulateur On voit bien qu'on devient sur ce type d'investissement Plus en termes de...

Enfin c'est du pari très très court terme de trading Les investisseurs américains aussi ont recours à ces ETF levé de G Donc c'est une aubaine pour eux de jouer Skynyx Mais vu comme ça, on a quand même plus l'impression Que pour les prochains mois On a une thématique extrêmement forte avec d'excellents fondamentaux Il ne s'agit pas de s'en écarter Mais on est quand même plutôt face à un marché de trading Avec des points bas, des points hauts Et des investissements un peu dangereux quand même

17:04
Présentateur

On dit le stratégiste quantitatif de cette situation Romain, ça m'intéresse Parce que c'est vrai que l'analyse fondamentale C'est plaisant intellectuellement Évidemment c'est très nourrissant Très enrichissant Maintenant le facteur momentum C'est le comportement des investisseurs aussi derrière Qui joue beaucoup Est-ce qu'on est encore dans des marchés Avec l'exemple de Skynyx aujourd'hui Ou de la mémoire en général Est-ce qu'on est encore dans des marchés boursiers Qui sont animés par les fondamentaux Au moins en partie Ou est-ce qu'on s'est complètement déconnecté de ça aujourd'hui ?

17:39
Invité

Ça c'est la vraie question Alors nous quand on est économètre et stratégiste quantitatif On n'aime pas voir des dynamiques exponentielles Il y a quelque chose qui n'est pas vraiment sain derrière tout cela En revanche là où il faut rester quand même aussi mesuré par rapport à ces peurs C'est qu'on est quand même face maintenant à une exposition A une thématique IA L'infrastructure on va dire de calcul et de mémoire Qui devient absolument nécessaire du point de vue de la demande interne américaine On a globalement en fait On épouse un cycle macroéconomique Qui est en train de se renouveler Et donc il est rationnel de continuer à rester exposé A cette thématique Donc on est un petit peu plus que sur la neutralité De notre point de vue Parce que vous avez finalement des fondamentaux Une demande globale C'est pas simplement les Etats-Unis Quand on regarde finalement la balance commerciale coréenne C'est aussi beaucoup de Chine Vous avez quelques pays européens également Et donc globalement qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?

Vous êtes en train de parier sur le fait que le cycle économique global Il ne va pas ralentir Et ça va finalement Et ça justifie aussi par exemple Les dernières projections du FMI Qui ne voient absolument pas de ralentissement Parce qu'on est en train d'épouser un super cycle d'investissement Un choc de productivité majeur Qui fait qu'on est obligé de maintenir cette exposition

18:51
Présentateur

Bien sûr, on ne voit pas ça à toutes les générations Donc effectivement ça peut surprendre Mais c'est quand même la réalité aujourd'hui Vous dites là à travers Alors l'exemple de la balance commerciale coréenne Mais évidemment il faut regarder ce qu'il y a en face Peut-être la Chine, les Etats-Unis également Aujourd'hui c'est l'IA Qui est le moteur ou la dynamique du commerce mondial Des échanges Absolument

19:10
Invité

On avait peur que les tarifs douaniers puissent mettre à mal Les trajectoires finalement d'échanges globaux Et qu'est-ce qu'on a observé ?

Ça s'est même accéléré en 2025 Ça continue le momentum en 2026 Donc vous avez cette thématique qui outrepasse en fait Tous les vents contraires Que pourrait mettre la régulation on va dire sur les flux Et donc derrière Il n'y a pas de barrière qui tienne là Il n'y a absolument plus aucune barrière qui tienne Vis-à-vis de ce genre de la puissance on va dire de ce retournement Maintenant quand on regarde par exemple le premier trimestre aux Etats-Unis On s'attendait à voir un consommateur Un ménage américain qui allait continuer à consommer Et bien il commence à y avoir une sorte d'effet d'éviction Où c'est l'investissement privé non résidentiel des entreprises Qui truste approximativement toute la croissance Donc vous avez toujours une demande interne Mais elle n'est plus de la même nature Et ça justifie aussi d'aller s'exposer plutôt sur des acteurs de l'offre Véritablement

20:03
Présentateur

Et ça veut dire qu'on va avoir Parce que c'est un sujet Alors je ne sais pas si Donald Trump regarde encore Le déficit de la balance commerciale aux Etats-Unis Peut-être qu'il y reviendra Mais ça veut dire qu'on est parti pour avoir un déficit commercial américain Qui va à nouveau s'agrandir, s'élargir Et c'est ce qu'on a observé sur les dernières marques C'est ça

20:20
Invité

C'est ce qu'on a observé sur la dernière marque Quand on regarde et qu'on décrypte ce qui est en train de tirer ce déficit Maintenant vous avez un déficit de l'ordre de quasiment plus de 1% du PIB Qui est juste associé à l'import de ces micro-composants Et vous rajoutez à cela en fait quand même une consommation un petit peu cyclique Des véhicules et de la pharma Et vous avez en fait eu ces 77 milliards qui sont tombés pour mai Et globalement ça réaccélère Le déficit américain réaccélère Et ce n'est pas une mauvaise nouvelle Ça veut dire que globalement vous avez toujours une économie, une locomotive Qui est en train de tirer finalement des économies aussi exportatrices L'Allemagne a surpris assez positivement aussi de ce point de vue là Parce que finalement vous avez une demande Vous avez une absorption de cette offre Donc ça va être bon pour la croissance allemande ça Et ça va être On va avoir des chiffres plus positifs que ce qu'on imagine peut-être sur un pays comme l'Allemagne En revoyant la contribution de la balance commerciale On est peut-être sortis de l'ornière sur la base de cet investissement massif Qu'on observe encore une fois aux Etats-Unis Intéressant parce qu'on revient quand même à un monde très physique je trouve

21:19
Présentateur

C'est-à-dire que oui alors internet il y avait quand même les telcos etc Mais après c'est très vite le monde numérique Là on voit quand même que l'IA c'est aussi très physique Je parle même pas du quantique ou de la robotique Le quantique c'est de la physique On revient à un monde très physique d'échanges de biens aussi en sous-jacent

21:39
Invité

Oui c'est très intéressant parce qu'il y a un autre exemple qui est concret C'est le Japon c'est une économie historiquement avec une croissance extrêmement faible Aujourd'hui il y a un vrai driver sur ces thématiques On va dire de croissance physique Que ça soit la robotique sur lequel on sait le Japon est extrêmement fort Et maintenant sur l'IA Et ce qui est assez intéressant c'est que le Japon profite en fait d'un yen extrêmement faible Pour être un très bon exportateur Mais plus sur les mêmes industries Historiquement en fait le Japon profitait de ses exportations vers ses voisins régionaux Comme la Chine c'est plus le cas Ou vers des industries où elle était extrêmement forte comme l'auto C'est plus trop le cas aujourd'hui Et pourtant on voit des croissances d'exportation extrêmement importantes Qui sont justement sur ces thématiques là Il y a une substitution qui se fait très vite en fait Heureusement pour le Japon Puisque sans cette substitution là je pense que ça aurait été très compliqué Mais aujourd'hui le Japon émerge comme un vrai acteur futur en fait Et qu'il l'aurait dit je pense il y a 5 ou 10 ans Grâce notamment à ces industries là Sur lesquelles il y avait quand même un savoir-faire assez important historique Donc c'est assez intéressant de voir ça Et en même temps en fait il y a des risques pour le Japon C'est que ces exportations là On le voit c'est sur la devise C'est porteur en fait pour les exportations Mais en même temps le Japon subit de plein fouet en fait une inflation importée Ah bah on peut pas avoir

23:06
Présentateur

Enfin oui il y a forcément un revers à piloter une stratégie d'un yen faible voire très faible Parce que tout ça est quand même fait partie de la stratégie et du plan quand même Totalement mais Voilà mais C'est pas un bug

23:20
Invité

Voilà il y a des niveaux Alors ils ont toujours communiqué sur le fait que c'est l'accélération qui fait peur et pas le niveau Mais on voit notamment avec les annonces de ce matin Voilà d'essayer de favoriser l'investissement au Japon Notamment du fonds de pension japonais C'est notamment derrière un besoin de voir un rapatriement de flux de devises vers le Japon Qui pourrait porter Et ça a fonctionné cette nuit Ça va prendre du temps Mais il y a une volonté pour le Japon aussi de voir les acteurs Que ce soit institutionnels ou privés investir au Japon

23:48
Présentateur

Donc on arrête ou les interventions verbales Ou les interventions où on est obligé de claquer je ne sais combien de dizaines de milliards de dollars Qui ne servent à rien en 24 heures D'un point de vue monétaire On va essayer de mettre en place quand même un soutien plus structurel au marché obligataire Et à la devise et au Yen

24:03
Invité

Exactement

24:03
Présentateur

Et on l'a vu historiquement Donc ils ont bien conscience qu'ils vont un peu loin dans l'idée de piloter un Yen très faible

24:11
Invité

Du point de vue du gouvernement Il y a un vrai sujet sur le pouvoir d'achat et donc sur la consommation Et qui est lié notamment au Yen Donc il y a une vraie prise de considération Donc on a un niveau mais il ne faut pas aller au-delà quand même Renouveau du marché japonais Alors on suit ça avec passion

24:26
Présentateur

Pauline Adorn

24:27
Invité

Sur 5 ans le marché japonais en devise locale est le meilleur marché Par rapport aux Etats-Unis et à l'Europe

24:32
Présentateur

Qui l'aurait dit il y a 5 ans je pense personne En tout cas certainement pas moi Pauline et ses prises de passion pour les marchés obligataires japonais Non mais c'est vrai qu'il y a un vrai renouveau Alors déjà la lumière mondiale entoure à nouveau ce marché japonais Est-ce que c'est un marché sur lequel vous êtes toujours constructif D'un point de vue d'investissement stratégique aujourd'hui David ?

24:52
Invité

Alors oui on est constructif sur les marchés actions en général Et y compris Japon pour les éléments qui ont été mentionnés A savoir le fait que le pays bénéficie à plein de réformes de gouvernance Qui sont plutôt bien menées Un plan de relance budgétaire Et l'IA et la robotique demain qui drive effectivement des CAPEX Avec un consommateur qui retrouve un peu d'inflation salariale Et un peu de pouvoir d'achat Donc globalement c'est vrai que là aussi on est à 40% depuis le début de l'année Et c'est quand même très corrélé à la stratégie Momentum Donc il faut effectivement trouver des bons points d'entrée Après des corrections tactiques, techniques je dirais Mais les fondamentaux sont absolument très bons Pour revenir deux secondes par rapport à ce qu'on est en train de vivre avec l'IA C'est vrai que c'est comparable à la construction des chemins de fer en fait Avec la pression qu'il y avait sur l'acier, le bois, le charbon, l'automobile entre deux guerres Ou même l'électricité à la fin du XIXe siècle Donc en fait ces révolutions industrielles créent nécessairement des goulots d'étranglement Avec des acteurs, donc c'est les puces de mémoire à Skynyx en ce moment Et pas que d'ailleurs Qui bénéficient à plein Et qui génèrent d'ailleurs un peu d'inflation Donc une inflation qui ensuite dans un second temps Se transforme en des gains de productivité assez nets Ça a été le cas avec l'électricité, ça a été le cas avec les chemins de fer Donc il faut s'attendre un peu à ce séquence-là Qu'on est en train de connaître Qui est renforcé par le fait qu'on a des économies extrêmement résilientes Du fait des plans de relance budgétaire, défense ou autre Par rapport à une géopolitique assez complexe Et donc on a une économie finalement qui privilégie les producteurs Via des chocs d'offres, des états qui financent Et une inflation qui reste collante et des taux plutôt élevés Comment on réfléchit au point de bascule ?

26:51
Présentateur

A quel moment ? Alors l'IA, on parle de dé-inflation aujourd'hui C'est vrai que les prix des composants baissent depuis des décennies Et là sont en train de remonter violemment L'iPhone va monter de 200, 250 dollars Il n'y a pas le choix, nous dit Apple A partir de quand est-ce que tout ça se transforme en choc de productivité ?

Et est-ce qu'il faut passer par une phase de guerre des prix Entre les acteurs de l'IA, ceux qui vont fournir les modèles Pour justement participer à une diffusion accélérée, large Qui permettra aussi une généralisation de ces gains de productivité Mais pour ces acteurs-là, ça veut dire qu'il va falloir peut-être passer par une guerre des prix Et là pour l'actionnaire, c'est peut-être une histoire différente

27:29
Invité

Exactement, donc ça c'est un bon point Juste effectivement avec l'électricité, il a fallu attendre des décennies Donc on n'en est pas là, mais en fait ça peut être des gains de productivité Ce qu'on a actuellement aux Etats-Unis, c'est plutôt les investissements post-Covid De télétravail C'est pas encore l'IA C'est pas encore l'IA, ou alors ça commence à l'être, mais pas complètement Effectivement pour que ces gains de productivité profitent à toute la population A la fois les clients, les salariés et les actionnaires Il faut que ça soit correctement réparti Mais compte tenu des valorisations et de l'extrapolation des bénéfices Dont on est en train de parler pour ces fabricants semi-conducteurs On a l'impression qu'il faut qu'ils captent les gains en Europe, en Asie Enfin je parle des acteurs américains Il faut effectivement qu'il y ait une rémunération de l'actionnaire absolument phénoménale Et donc on se dit, ok, mais alors quid l'adoption en fait de ces technologies A partir du moment où c'est monopolistique, où le coût de l'IA devient important Et où il y a aussi des acteurs peut-être moins chers et mieux disant Donc c'est là où je pense qu'à un moment donné, on va se rendre compte qu'effectivement Peut-être que cette bulle de profit et cette capitalisation boursière exigent un chemin quand même d'adoption d'IA Qui n'est pas forcément celui dont l'économie mondiale aurait besoin pour plus de croissance, moins d'inflation Et pour pouvoir rembourser les dettes

28:51
Présentateur

C'est comment on réfléchit aux gains de productivité que tout ça va pouvoir générer Est-ce que vous êtes team Aguillon, team Asseemoglou Enfin, on a les plus grands économistes et les prix Nobel qui sont, j'allais dire presque En train de s'antagoniser sur ce sujet Ce qui montre la complexité du débat, j'imagine Romain Mais de manière plus prosaïque, c'est aussi un Kevin Walsh qui fait ce pari du choc de productivité Tout en assumant dans ses dernières communications depuis qu'il est président de la Fed Que sur le timing, il n'a pas la clé Et qu'il constate qu'à ce stade, l'IA est plutôt un sujet inflationniste Avant d'être un sujet de choc de productivité positif Rassurez-vous, il y a un groupe de travail qui va plancher dessus Oui, bien vu Au passage, les têtes d'affiches des groupes des task forces de la Fed, quand même pas mal Ça va de Mervyn King, alors Marc Andressen, un des plus grands vicies de la Silicon Valley de l'histoire J'en oublie, mais enfin c'est que des grands noms, il y a des prix Nobel qui doivent y participer, etc Il n'a pas mobilisé n'importe qui, puisqu'on s'est moqué de ses groupes de travail Il n'a pas mobilisé n'importe qui, quand même Romain, là-dessus

30:01
Invité

Il faut constater qu'en fait, on est peut-être face à un monsieur Warch tout à fait rationnel Qui ne sait pas, et que Santé, vous parlez de cette lutte un petit peu des chapelles académiques Pour savoir quel va être l'impact de cette transformation majeure On n'en a pas vraiment la moindre idée du monde Et c'est un peu le discours que tenaient aussi les banquiers centraux à Sintra C'est de dire qu'on est face à un monde qui va sans doute changer Face à un monde qui va peut-être maintenant plus fréquemment être face à une succession de chocs d'offres Qu'ils soient positifs ou qu'ils soient négatifs La question c'est comment la banque centrale, comment la politique monétaire s'adapte à ces chocs-là On n'a pas de réponse préacquise On a observé des banques centrales réagir plus ou moins bien dans les années 70-80 Lorsqu'il y avait des chocs d'offres qui étaient également massifs La question c'est de savoir maintenant, à l'heure actuelle, est-ce qu'on doit accompagner le mouvement Comment on peut préempter cette phase désinflationniste qu'on pressent dans les modèles macroéconomiques Mais quand on fait face finalement à des tensions sur la demande à très court terme Comment doit réagir la banque centrale ?

Est-ce qu'elle peut considérer que c'est transitoire ? Est-ce qu'elle est obligée quand même de resserrer les conditions de financement ?

Si elle resserre les conditions de financement derrière, il y a peut-être moins d'investissement Donc ça veut dire qu'on a peut-être une adoption de cette révolution qui sera plus lente Exactement, donc on a des vrais problèmes d'incohérence temporelle dans les modèles Qui sont finalement en train d'être pris en compte par les banquiers centraux Et qui expliquent aussi peut-être la raison pour laquelle on a des communications qui deviennent de plus en plus cryptiques Et donc la meilleure manière de faire c'est d'arrêter de communiquer, nous dit Kevin Walsh Et il a peut-être finalement raison si on se met de ce point de vue et de cette perspective-là Maintenant le marché lui cherche à avoir des réponses maintenant Il cherche à savoir si on a vraiment une vitesse d'adoption On sait que les chocs technologiques maintenant sont adoptés de plus en plus rapidement La question c'est de savoir comment ils percolent dans l'économie Vous mentionnez tout à l'heure, il faut rémunérer avant tout le détenteur de l'action Il y a un moment où pour que la technologie se diffuse et pour que les gains de productivité se réalisent vraiment Il faut que la force ou du moins le capital, la force de travail soit rémunérée aussi à juste titre Et donc la question c'est que la force de travail à l'heure actuelle Quand on regarde les grandes décompositions de répartition du profit entre les entreprises et les ménages par exemple aux Etats-Unis La part des ménages dans la rémunération est historiquement basse aux Etats-Unis Dans la rémunération et la création de valeur ajoutée Et donc il faut que ça bénéficie à tout le monde Ça ne peut pas juste être un choc d'offre, on va dire, hermétique à la partie de demande par la suite

32:33
Présentateur

A partir de quel moment on commencera à avoir des évidences, une démonstration que l'IA effectivement est capable de générer cette productivité qu'on attend, qu'on espère ? Romain, est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée que ce qu'on voit ? J'ai en tête que les gains de productivité, le rythme de croisière aux Etats-Unis est peut-être de l'ordre de 3% aujourd'hui Est-ce que c'est un chiffre qui est cohérent Romain ? 2, entre 2 et 3 Ok, entre 2 et 3, très bien Est-ce qu'on est déjà dans des effets de l'IA ? Voilà, on a eu le dernier rapport du travail sur le marché du travail il y a quelques jours, la semaine dernière je crois aux Etats-Unis Est-ce qu'on a déjà des effets d'IA ?

Ou est-ce qu'on est plutôt dans les effets de gains de productivité qu'on a pu engranger post-Covid avec les changements de mode de fonctionnement, de mode de travail, etc. Est-ce qu'on est encore dans cette partie-là ou est-ce qu'on est déjà dans l'histoire suivante ?

33:21
Invité

Ce qu'il faut bien comprendre c'est quand on parle de productivité, on parle généralement de productivité apparente du travail Qu'est-ce qu'on observe à l'heure actuelle aux Etats-Unis ? On a ce cycle d'investissement massif, on a une demande interne qui tient Mais finalement le taux de participation décroche totalement, il y a de moins en moins de travailleurs sur le marché de l'emploi La force de travail globalement diminue et c'est l'une des seules économies développées qui va dans ce sens-là Et qu'est-ce que c'est la productivité ?

C'est la chose qu'on n'explique pas entre cette main d'oeuvre qui structurellement continue à baisser Et finalement la création de valeur ajoutée qui elle ne cesse pas de croître Et donc la productivité à l'heure actuelle nous on l'associe plus à toute la politique d'offres qui a été déjà mise en place sous Obama puis Biden Où globalement on a fait des subventions, le CHIP Act, l'Inputation Act, des choses comme ça On voit factuellement dans les agrégats d'investissement des entreprises qu'on va avoir plein d'investissements dans les technologies de l'information et de la communication Dans tout ce qui va être produit de propriété intellectuelle On a des efforts massifs de ce point de vue-là Maintenant avec une main d'oeuvre qui grosso modo décroît dans l'absolu Vous avez simplement ce qu'on appelle la productivité et les fameux gains de productivité de l'ordre de 2, 2,5 aux Etats-Unis La question c'est l'IA derrière, qu'est-ce que ça signifiera ?

Est-ce qu'on va réussir à générer des profits sans cette force de travail en face pour la consommer ? Le quid de la demande interne et de la demande interne des ménages ? Force de travail pénalisée aussi par la fermeture des frontières

34:48
Présentateur

Le flux de nouveaux entrants sur le marché du travail venant de l'étranger a été considérablement réduit aussi

34:55
Invité

Ça c'est ce qu'on pensait mais il y a une inflexion Ce qui est très étonnant quand on regarde la population en emploi à l'heure actuelle aux Etats-Unis C'est la population dite native qui décroît fortement et qui est moins que contrebalancée Parce qu'il n'y a pas suffisamment de main-d'oeuvre étrangère Mais on commence à voir dans la donnée finalement une inflexion Donc peut-être aussi un pragmatisme de l'administration américaine vis-à-vis de cela On va peut-être avoir besoin encore de travailleurs étrangers

35:21
Présentateur

Je ne doute pas du pragmatisme américain effectivement face à différents types de situations Sur le plan des marchés pour y revenir avec vous Joachim Comment on gère tout ça ? Et notamment comment on gère la volatilité du terme de l'IA ? Sur SKNX vous avez été limpide, très clair Je peux au mieux être neutre parce qu'on ne peut pas aller face à ça Et c'est des boîtes qui pèsent des trillions aujourd'hui dans les marchés Mais ce n'est plus un strong buy Comment on gère la volatilité du thème de l'IA ? Donc l'idée qu'il faut rester exposé à ce thème Mais que c'est un thème qui est quand même très mouvant et de plus en plus volatile Et où est-ce qu'on trouve de la diversification ?

Si c'est un sujet

36:00
Invité

Écoutez nous on l'a trouvé en barbellisant les portefeuilles Puisqu'en fait on voit des vases communicants C'est-à-dire que lorsque l'IA fonctionne très bien Encore une fois je pense qu'il faut rester neutre Donc en avoir dans les portefeuilles Et du coup ça porte quand même la performance des portefeuilles En revanche lorsqu'on a des séances de secousses Ou même des périodes un peu plus compliquées Comme on vient de vivre sur toutes les zones géographiques En fait on a cet effet de vases communicants Avec des flux qui vont vers d'autres valeurs Et là on se dit c'est peut-être intéressant d'avoir les deux en portefeuille C'est-à-dire que quand l'IA marche ça marche peut-être un peu moins Et puis en cas de retournement ça ça fonctionne bien Et par exemple je vous donne très rapidement un spectre qu'on peut avoir Si je prends l'Asie qui est quand même fortement pondérée sur l'IA Grosso modo qu'on regarde

36:45
Présentateur

Corée, Taïwan, Japon Voilà

36:47
Invité

Qu'est-ce qui se passe lorsque l'IA ne fonctionne pas ? En fait typiquement là aujourd'hui on voit des flux s'intéresser à la Chine Aux grandes plateformes internet qui ont été quand même délaissées Pendant des trimestres Alors certes pour des bonnes raisons quand même Mais on sent

37:02
Présentateur

Un peu comme les hyperscalers américains

37:03
Invité

Exactement La question de la monétisation se porte également en Chine Mais lorsqu'on voit des Alibaba rebondir de 13% sur une séance Lorsqu'on a SKNX qui perd 10 Et ça sur plusieurs séances On sent qu'il peut avoir un intérêt aussi sur ces valeurs-là Si on a un désengagement des flux de l'IA Sur le Japon on a les mêmes phénomènes Plutôt sur la robotisation typiquement Qui reste une thématique sous-jacente quand même Avec moins d'excès on va dire sur le marché Ou même les valeurs domestiques également Qui progressent dans ces séances assez compliquées Et je pense qu'un peu partout dans le monde L'idée c'est d'avoir des portefeuilles Qui sont plutôt aujourd'hui à l'instant T Plutôt bien balancés Parce qu'on ne sait pas encore exactement où on va Donc c'est très compliqué quand même De s'engager totalement de l'IA Mais en même temps on sent qu'il faut se protéger Avec ce qui fonctionnerait S'il y a ne fonctionne pas Et en Europe on a vu notamment Alors il y a la défense qui prend un peu le relais Pour d'autres raisons aussi Mais c'est Enfin qui prend le relais La défense depuis le début de l'année Non mais il y a une Non mais quand je dis prend le relais À court terme Dans les mouvements de va et vient Voilà exactement Ou le staples aussi Donc voilà c'est une manière de travailler en barbelle Avec deux gros poids Deux gros paniers dans les portefeuilles Qui se balanent Mais cet équilibre Il devient nécessaire aujourd'hui Vous dites quand même Il devient nécessaire Mais encore une fois Aujourd'hui je ne prendrai pas le risque De me désengager de la thématique IR Pour la stratégie C'est vrai qu'on attaque là une saison de résultats Et il y a fort à parier Que les sociétés de la chaîne de valeur IA Continuent à délivrer Comme le marché l'attend Voir au dessus

38:41
Présentateur

On peut voir encore des hyperscalers Une augmentation des CAPEX Annoncées Comme ils ont pu le faire À l'occasion des premiers trimestres

38:49
Invité

Les CAPEX ça y est c'est fait Les hyperscalers pour 2026 Ils ont annoncé ce qu'ils devaient annoncer C'est déjà énorme C'est 200 milliards de plus Oui oui c'est ça Donc ces révéliations Elles ont eu lieu une fois Ce n'est pas chaque trimestre Non pas chaque trimestre On attend la fin de l'année On attend la fin de l'année 2026 On aura droit à nos annonces À surveiller de très près Après on peut avoir d'autres annonces Il n'y a pas que les hyperscalers Donc effectivement il va falloir surveiller Durant cette saison de résultats D'autres annonces de CAPEX Or hyperscalers Après en termes de bénéfices purs Il y a aussi Alors c'est des bears qui disent ça Comme Michael Burry Mais enfin il y a quand même moyen De faire dire un peu ce qu'on a envie de dire À des bénéfices À partir du moment où on amortit des CAPEX Sur 10-15 ans Et qu'on génère des bénéfices Sur un trimestre Donc je n'ai pas de soucis Sur la dynamique de BPA Y compris très forte attendue Il ne faut quand même pas oublier Que c'est 40-60% De la croissance de BPA Sur ce trimestre C'est la chaîne de Valeria Donc 40% Uniquement Micron et Nvidia Donc c'est quand même Ultra méga concentré Mais je pense que ça va délivrer À court terme Après On voit qu'il y a eu une volonté De jouer une diversification européenne Avec la réouverture des Trois d'Ormouz Le trait de stagflation Qui s'est transformé Quasi en un trait de goldilove Ou en tout cas En tout cas Moins d'inflation Plus de croissance Un plan allemand Enfin alors même si Un plan 2.0 Mais enfin le même Qui essaye de rebondir un peu Et de redonner un peu d'entrain Et des flux aussi Parce que tout le monde S'est désengagé de l'Europe Donc on voit qu'il y a des choses À faire clairement Mais c'est conditionné Au prix du pétrole Et à court terme Et au sein même de la thématique IA On peut aller jouer effectivement L'électrification On peut aller jouer Toutes sortes de choses Qui sont peut-être moins surdétenues Que les puces de mémoire Ou les puces d'assemblage Oui mais qui restent corrélés à l'IA Mais qui restent corrélés à l'IA Mais donc c'est une façon de le jouer En étant un peu moins Avec un état un peu moins fort Hyperscaler qui a énormément souffert Effectivement Les valeurs sont très très attractives Et je pense peu rebondir Par rapport aux semi-conducteurs Et puis après Oui donc c'est de la diversification C'est donc là aussi Un peu comme le trait d'Europe C'est des valeurs de consommation Donc on voit les staples Qui ont très fortement rebondi Mais c'est lié également A la baisse du prix du baril Et la pression du dollar Est sûrement Donc tout ça c'est quand même Malgré tout lié à la géopolitique Et au mix croissance inflation classique Qu'on pourrait attendre D'ici le second semestre Et nous on a envie de croire Effectivement que le baril de pétrole Devrait évoluer Dans des niveaux à peu près actuels Et qu'il y a effectivement Une jambe de rebond et de hausse A aller chercher de ce point de vue là

41:17
Présentateur

Bon ça fait partie Du champ des possibles bien sûr Ou est-ce que vous vous fixez Là parmi les scénarios possibles Notamment sur le plan Un peu macro Est-ce que Si tant est que Le baril de pétrole Reste dans cette zone Des 70-80 Avec sans doute Une situation qui peut rester instable Dans le golfe persique Romain Est-ce que ça réouvre Des perspectives pour l'or Autrement dit Est-ce qu'on a déjà vu Le gros des révisions à la baisse Sur la croissance européenne Est-ce qu'on va pouvoir Peut-être même réajuster Un peu à la hausse La conjoncture Le cycle Pour les prochains mois Et les prochains trimestres

41:52
Invité

Il est clair que c'est une excellente nouvelle De voir des réactions Ou du moins Une sorte d'immunisation progressive Du marché Vis-à-vis des développements Géopolitiques Dans Hormuz Depuis le pic de conflictualité Et des bombardements Des structures de production De matières premières énergétiques On se rend compte Que le marché digère Petit à petit Les conséquences Que ça signifie Quand on regarde Quand on regarde les flux À travers Hormuz Il n'y a toujours presque aucun bateau Qui passe Néanmoins Le marché a déjà acheté Le fait qu'on avait Une paix durable Et on va dire On retrouvait une situation Qui est stationnaire Et donc du point de vue Du scénario macro C'est absolument génial Parce qu'on peut partir du principe Que le choc a été finalement Transitoire Et que le risque De voir une persistance De l'inflation C'est-à-dire des effets De second tour Il devienne de plus en plus faible N'en déplaise À certains orthodoxes De la banque centrale européenne Et maintenant Qu'est-ce que ça signifie Et bien vous pouvez avoir Finalement On s'attendait à avoir Une perte de pouvoir d'achat Réelle Une perte de revenu réelle Des ménages Et des entreprises Sur un trimestre En fait Une économie Elle est quand même Tout à fait résiliente Elle peut absorber ce choc Et ça veut dire Qu'on a peut-être Une capacité de rebond Et des surprises positives Au niveau du troisième trimestre Ou du quatrième trimestre De l'année

43:00
Présentateur

Et ça va se jouer À travers la consommation Des ménages Aussi simplement que ça Par exemple Romain ?

43:04
Invité

Alors on considère Que ça va se jouer À travers la consommation Des ménages Mais ça va aussi Peut-être Permettre aux entreprises De pouvoir investir Ce qu'elles souhaitaient Initialement investir Quand on Dans les enquêtes Ça restait quand même Un sujet C'est l'incertitude géopolitique Ou l'incertitude politique Ça n'a jamais été bon Du point de vue Du plan d'investissement D'une entreprise Et donc vous avez quand même Des catalyseurs en Europe Qui sont le plan De relance allemand Donc cette seconde promesse De réalisation plutôt Mais on commence à voir Finalement certains effets Tout de même On a quand même Certains secteurs En Allemagne Qui sortent du bois On a l'immobilier On a les industriels Qui reprennent vraiment Du poil de la bête Donc on sent que globalement Ce choc S'il n'a fait que durer Cette période-là Va être positif Pour l'Europe Et ça ne change pas du tout La trajectoire de croissance Par contre pour les Etats-Unis Et c'est quasiment une bonne nouvelle Parce que si On part du principe Que M.

Warch A adopté cette posture Un petit peu attentiste C'était pour voir Finalement se réaliser La promesse D'une administration pragmatique Qui n'irait pas jouer La politique de la terre brûlée Sur la seconde partie de l'année Et il s'avère Qu'on va peut-être Se retrouver à l'heure actuelle Dans un statu quo monétaire Jusqu'à la fin de l'année Ce qui est la meilleure des choses Que Kevin Warch Pouvait apporter à Donald Trump Absolument Il ne pouvait pas apporter de baisse Ça tout le monde L'avait bien compris Parce qu'on a quand même Un petit sujet inflation encore Et de crédibilité Rappeler la cible Et finalement M.

Warch A délivré sur la défense De la crédibilité Il n'y a qu'à voir le dollar Le dollar c'est le témoin C'est le témoin du retour De la crédibilité Dans la réserve fédérale Il arrive pour l'instant À être crédible À pas trop braquer Trump

44:38
Présentateur

Et à maintenir un stance Un réglage Qui semble être le bon quoi

44:42
Invité

Absolument Parce qu'encore une fois On a aussi quelques Quand on regarde les minutes Du FOMC C'était absolument génial De voir que La grande bataille de famille Qui a lieu C'est que Le sujet du marché de l'emploi Ça reste quand même Pour certains Assez problématique C'est une sorte de choc d'offre négatif Qui ne se translate pas En accélération des salaires Mais à un moment Le mandat aussi De plein emploi C'est Pourra revenir aussi Dans la balance Pourra revenir dans la balance Bien sûr Parce qu'on est vraiment Face à une économie À deux vitesses Et on se rend bien compte Qu'il y a quelque chose Qui cloche Donc on a peut-être besoin D'une fête Qui soit quand même Structurellement plus accommodante Et une fête

45:17
Présentateur

Qui est toujours très réactive Sur quelques indicateurs En fin d'année dernière Concernant le marché du travail La fête est capable De réagir De rééquilibrer aussi Sa position Absolument Merci beaucoup Messieurs Merci d'avoir été avec nous Jusqu'au bout de cette saison Romain Aumont Était avec nous Ce soir Économiste et stratégiste Quantitatif Chez Natix ICM Joachim Mujan Le directeur de la gestion Action de Mansartis Et David Belloc Gérant et stratégiste De Mirova Le dernier quart d'heure De Smartbourg Chaque soir Le quart d'heure thématique Et une fois par mois Grâce aux équipes D'Alteis By Iomony Nous faisons un point Sur l'actualité De l'industrie ETF Olivier Maltest A mes côtés Bien sûr Le directeur des investissements D'Alteis Bonsoir Olivier Bienvenue Avant de parler De l'actualité De l'industrie Votre actualité J'aime bien ces moments Alors Iomony Ou Alteis Je ne sais plus Comment dire Parce que là Vous faites C'est un nouveau coup de pub Donc là C'est Iomony Forcément Donc il y a eu Moi j'aime bien analyser L'enjeu stratégique D'un coup de pub Donc le coup de pub Désolé pour l'expression Mais il y a eu Paul Nareff Il y a eu Paul Nareff C'était quoi Il y a deux ans C'était il y a deux ans Il y a deux ans Et donc là C'est Florent Manoud Qu'est-ce que ça nous dit De l'étape A laquelle vous vous trouvez Chez Iomony Et de ce moment Un peu stratégique Où après Paul Nareff On a envie de sortir Florent Manoud Pour faire la promotion De la plateforme

46:44
Invité

On peut se dire Qu'il n'y a pas vraiment De rapport Et en fait pour nous C'est la continuité C'est-à-dire que Ce qu'on voulait montrer Avec Michel Polnareff C'est qu'il fallait s'occuper De son épargne Et que si Michel Polnareff S'était occupé Et nous avait connus Il n'aurait pas eu besoin De faire d'autres publicités Si j'avais connu Les solutions d'épargne Je n'aurais pas eu besoin De faire de la publicité C'était vraiment l'idée Qu'il faut épargner Il faut s'y mettre Et là on est dans la deuxième étape Avec Florent Manoud C'est plutôt Maintenant que je sais Que je m'y mets C'est comment je m'y mets Et Florent Manoud Qui est évidemment Un très très grand champion sportif Et qu'il a pour l'instant Donc je me jette dans le grand bain Et c'est surtout Je me jette Moi qui suis habitué En fait à y aller Par moi-même A vraiment faire des longueurs Là je ne sais pas Si vous avez vu la publicité Ou quand vous la verrez Mais je me fais porter La décharge mentale C'est la décharge Et c'est le fait De se sentir maintenant La première étape C'était vraiment dire Il faut prendre conscience Et je pense que maintenant Pratiquement tout le monde A pris conscience Qu'il fallait s'occuper De son épargne Et donc c'était un peu L'allégorie de la cigale Et la fourmi Et donc voilà Et après c'est une fois Qu'on a pris conscience

47:42
Présentateur

Et comment on fait ? Mais ça veut dire Qu'il y a un moment clé Entre la prise de conscience Et le passage à l'action Et qu'il peut y avoir Un délai important Entre les deux Enfin en tout cas Que cette période-là Cette période Avant l'activation Avant l'entrée en action C'est une période Pendant laquelle Il faut aussi accompagner En fait la personne

48:01
Invité

Oui alors il y a les deux choses Il y a pour le cas De Florent Manodou C'est après la carrière Vraiment sportive Comment est-ce que je gère Mon argent ? Comment est-ce que j'arrive ?

Voilà et donc il y a un besoin Évidemment plus important Pour à ce moment clé Mais en fait on perçoit Ce qu'on perçoit Par le biais des volumes Ce qu'on peut voir Par l'AMF et ainsi de suite C'est que les particuliers Se mettent de plus en plus A épargner Le taux d'épargne en France A jamais été aussi important Donc ça on a l'impression Que la première étape Les gens en ont confiance On sent une inquiétude Pour la retraite Enfin on sent tout ça Et après une fois Qu'on sait qu'il faut le faire C'est comment on le fait Est-ce qu'on le fait par nous-mêmes Est-ce qu'on y passe du temps C'est vraiment ça Nous on est là Pour le délégataire rationnel Pour éviter la charge mentale Et ainsi de suite Et donc on fait vraiment De la gestion pilotée On est vraiment sur ce panel-là Beaucoup plus que la gestion Même si on en propose C'est vraiment ça Notre offre de services Depuis la création de Gémonie Et donc c'est la deuxième étape Et c'est l'idée de faire l'allégorie Entre Florent Manoudou Et puis les équipes de Gémonie Personnifiées par les gens Qui viennent l'assister Voilà dans ce métier Donc c'est vraiment cette recherche Et il y a une continuité Qui n'est pas forcément évidente Au premier regard Mais dans cette démarche Dans cette démarche Il y a vraiment cette idée

49:05
Présentateur

Bon nouveau coup de pub Donc de Gémonie Revenons alors A ce qui nous anime Depuis plusieurs années maintenant Chérie-moi Olivier Mais prenons juste un peu de distance Ou sur le premier semestre Ou sur le trimestre écoulé Qu'est-ce qui a retenu Votre attention là Vous en tant que directeur D'investissement d'Alteis Sur le fonctionnement Et l'actualité Et les tendances De l'industrie ETF

49:27
Invité

Sur ce qui a retenu Notre attention Sur les 6 premiers mois C'est d'abord Trois choses C'est d'abord le nombre D'ETF nouvellement créés On a créé sur les 6 premiers mois 250 nouvelles stratégies Sous format d'ETF Donc ça fait un peu plus De 40 par mois Donc on voit qu'il y a Énormément d'ETF Qui se créent On le voit tous les mois Ensemble Et donc ça C'est à la fois une bonne chose Parce que ça veut dire Que ça se diversifie Et puis c'est aussi un piège Dans le sens où C'est de plus en plus complexe Pour certaines stratégies Donc ça demande de plus en plus D'y passer devant Et on reste toujours dans le même thème Mais c'est qu'on peut le faire tout seul On peut regarder Il faut faire attention quand même Comme dans tout investissement Sur ce qu'on en achète Et là aussi Le fait de se faire accompagner Peut aider Parce que c'est du travail On en a parlé ensemble Sur Pessix En fonction des indices et tout Et les ETF Du coup il y a de plus en plus La gamme s'élargit C'est bien Pour les allocataires Mais il faut regarder Il faut regarder exactement Ce qu'on achète Ça devient aussi des produits complexes Exactement Ça devient de plus en plus Des produits complexes La deuxième C'est un retour de l'ESG On le verra aussi sur le mois Mais globalement Les flux reviennent On n'est pas sur une explosion Comme on avait pu avoir Jusqu'en 2022 Globalement Mais on est sur des parts de marché Qui reviennent au niveau Des collègues qui sont L'ordre de 20% Depuis le début de l'année Donc c'est la fin Pour l'instant En tout cas C'est le point qu'on a vu C'est la fin vraiment De la disparition Ou de la perte des parts de marché Sur l'ESG Les flux reviennent Sur le premier semestre Et le dernier évidemment C'est les ETF actifs Pas forcément en volume Ça dépend des mois C'est assez volatil Néanmoins En termes de création De création De création d'ETF On voit que l'ETF Les ETF actifs C'est quand même Particulièrement actif C'est le cas de dire Depuis le début du semestre

50:57
Présentateur

On voit que ça s'accélère C'est vrai qu'il y a une croissance On voit On connecte

51:01
Invité

Ça commence à se voir Mais c'est pas non plus

51:02
Présentateur

Mais c'est vraiment En création de nouvelles Est-ce que toutes ces tendances Se poursuivent au second semestre Est-ce qu'il y a d'autres Dynamiques embryonnaires Qui va falloir regarder Sur la deuxième partie d'année C'est quoi vos Nous on fait trois prévisions On se mouille

51:15
Invité

C'est le cas de le dire

51:15
Présentateur

C'est le job

51:17
Invité

Et donc on se mouille On pense que les ETF actifs Ça ça paraît facile Ils vont continuer Mais surtout on pense Qu'on aura des nouveaux noms Qu'on n'attend pas Sur les ETF actifs Des gens qui se sont opposés Historiquement aux ETF Je ne sais pas de nom Mais là on attend Avec impatience

51:31
Présentateur

Toutes les sociétés de gestion De conviction comme on dit Exactement Donc ceux qui étaient vraiment opposés

51:34
Invité

On pense qu'ils vont venir Sur le semestre Et ça va surprendre globalement La deuxième c'est qu'on pense Qu'en termes d'élargissement Ce qui nous paraît intéressant C'est que les ETF Vont aussi beaucoup plus travailler Sur la méthode d'allocation Globalement on l'a vu Il y a beaucoup de prémices Sur les quality weighted Ça fait longtemps que ça existe Sur les approches en PIB Et ainsi de suite Mais que ce soit sur le côté Par des actions US Par des valeurs technologiques On pense que tout ça Va continuer de se développer Ce qui va rajouter de la complexité C'est sûr Mais aussi apporter des nouvelles briques Pour les allocataires Et la dernière peut-être La plus surprenante Celle sur laquelle on se mouille le plus C'est qu'on pense que l'EG va redécoller Va réaccélérer C'est pas juste l'histoire d'un semestre

52:09
Présentateur

C'est un comeback

52:10
Invité

Et en fait on pense Que c'est pas les effets canicules On pense plus sur le thème De la souveraineté Ce que nous apprend aussi Le détroit d'Hormuz Et nous a rappelé C'est que si on fait de l'énergie renouvelable Beaucoup plus C'est beaucoup plus sur notre sol Et donc si on veut être souverain Au niveau énergétique On pense que ça peut être Une tendance qui pourrait émerger Et donc l'EG C'est un nouveau moteur pour l'EG C'est ça

52:29
Présentateur

Avec le driver de la souveraineté Exactement Qu'est-ce qu'il faut écouler Le mois de juin Rapidement Qu'est-ce qu'il faut retenir Est-ce qu'on reste sur un niveau de colère Oui j'ai l'impression assez solide Après les mois d'avril On a eu le mois de mars

52:44
Invité

C'est le mois de mars On a eu vraiment eu un trou Et depuis on a l'impression Qu'on est habitué Aux presque 40 milliards Ou 40 milliards tous les mois Là on est à 39 milliards ce mois-ci Donc ça fait 225 depuis le début de l'année Plus 40% Par rapport au record de 2025 Donc tout se porte bien Malgré le petit trou en mars On est à plus 40% 31 milliards sur les actions 8 et demi Sur les obligataires Et 1 milliard de rachats nets Sur les matières premières On est à plus 44% en rythme Sur le semestre Sur les actions Et plus 55 sur le marché obligataire Donc ça collecte Ça collecte très très bien C'est très robuste Il n'y a pas de question

53:18
Présentateur

Sur la partie action C'est peut-être ce qui m'intéresse le plus Olivier Comment les 31 milliards Se décomposent là Sur le mois de juin

53:25
Invité

Donc c'est toujours très global Ça c'est toujours le service ETF Il y a beaucoup d'exposition globale Les US 13 milliards pratiquement Donc reviennent très très fort Ça fait plusieurs mois L'Asie et les émergents Ensuite Continuent de collecter Et on a encore un mois de rachat Sur les actions européennes Environ 2 milliards de rachats Sur le mois Donc on a eu 3 premiers mois On a eu même des décollectes Par moment sur les actions américaines Ensuite il y a eu la rotation Et ça continue Même si les performances Des actions européennes Ont été meilleures Sur le dernier mois On a vu de la décollecte Côté actions Côté thème Value Pardon pas value Mais size Et small cap Essentiellement sur le mois C'est là où ça a collecté le plus La tech aussi Est revenue Globalement De manière très importante Et ce qu'a décollecté Plus tôt C'est l'énergie Et puis justement Les values Qu'on décollecté globalement Sur le mois Sur le côté actions Pour aller vite Et se concentrer Sur les flux Ouais ouais

54:16
Présentateur

Bon sur les flux SG Alors venons-en aux flux SG Effectivement Mais là avec la série historique Que vous avez Sur plusieurs années Oui on voit le point d'inflation On voit que ça s'infléchit Un mois ou deux On ne le voyait pas Là on commence vraiment à le voir

54:30
Invité

Oui parce qu'en gros Les encours C'est environ 20% en EG Donc EG c'est article 8 Article 9 au sens large On n'est pas puris puris A avoir regardé uniquement l'article 9 Et là on a 21% des flux Sur les ETF actions Et obligataires Qui se sont répartis Sur l'EG Donc légèrement au-dessus Donc on voit l'inflexion 18% sur les actions 34% sur les obligations Et donc on voit Ce retour Des flux Des flux globalement Sur l'EG Donc on va voir Si ça continue Nous c'est notre prédiction Mais en tout cas C'est un retour Depuis le début de l'année Et on l'a vu aussi Sur mars Quand les flux Et les flux étaient un peu moins forts C'était resté de manière Un peu plus importante Sur l'EG Ouais ouais

55:10
Présentateur

Donc non non Mais à surveiller Au second semestre Le SG n'est pas mort Non non Le retour même Le comeback De l'EG Sur les émetteurs Est-ce qu'il y a des choses particulières A dire Parce qu'il nous reste deux minutes Olivier ?

55:22
Invité

Non sur les émetteurs Sur les émetteurs C'est un trimestre Émetteurs américains BlackRock Comme souvent Et pratiquement tout le temps Vanguard Ensuite Et 7Street Avec SPDR Donc c'est les trois Plus gros émetteurs Ensuite X-Tracker Et AirBundi Donc voilà pour les flux En termes d'encours Et de répartition Ça ne bouge pas énormément Ça bouge un petit peu Mais ce ne sont pas non plus énormes Peut-être juste sur les lancements Peut-être 30 lancements Globalement Donc c'est un peu moins Que d'habitude Mais c'est quand même relativement costaud Dans ce qui m'a Donc 25 actions 5 obligataires Toujours de l'ESG Aussi Toujours de l'actif Ce qui m'a un petit peu Attiré Deux choses peut-être Sur l'action Dans l'élargissement des gammes Piquet est arrivé Avec 4 ETF actifs Et donc ça Ce n'est pas les seuls Mais dont le moteur d'allocation Est fait par de l'intelligence artificielle Donc regardez Est-ce qu'on sera bientôt remplacé Par l'intelligence artificielle

56:08
Présentateur

Il n'y a pas de gérant là Sur la Il doit y en avoir un Je pense qu'il contrôle Mais en tout cas Les moteurs d'allocation Les signaux

56:13
Invité

Sont donnés vraiment La complexité de l'ETF Qui vient sur un Un long short Ah oui Long short action européenne Grande et moyenne Capitalisation C'est nouveau ça D'ETFiser des stratégies long short Non il y en a déjà eu Ça existait déjà D'accord Il y en a déjà eu On a même essayé de faire Des réplications de hedge funds Ce genre de choses Donc voilà Mais je trouve que c'est assez Ah oui Parce que c'est quand même BNP Qui au niveau ETF Est très

56:39
Présentateur

On a compris que l'ETF Devenait une simple enveloppe Et qu'on allait essayer De pouvoir mettre Tout un tas de stratégies Parfois complexes Dans cette enveloppe ETF

56:47
Invité

On a même vu des produits Structurés sous Ce format ETF On voit énormément De choses arriver Et donc je trouve Que c'est assez symbolique Parce que c'est BNP Quand même Donc c'est un gros acteur C'est pas un gérant De conviction Qui vient lancer son ETF C'est BNP En tant que gérant indiciel Habituellement Donc là ce sera de l'actif Mais voilà

57:05
Présentateur

Un mot du positionnement Là pour les clients De You Money Ou d'Ateis Qui s'interrogent Avant l'été Qu'est-ce que vous avez pu Bouger ou pas D'ailleurs dans les portefeuilles Dans les stratégies Olivier

57:15
Invité

On vient de te dire Un comité d'investissement Sur lequel on a décidé De remettre un petit peu De risque Sur les diversifiés Donc nos profils Complètement actions Sont toujours investis Complètement actions Et on a remonté Du coup on est passé On était à 45 Sur un profil équilibré Normalement 50-50 Sur du long terme On est repassé à 47-5 Donc c'est modeste Mais on s'est dit Que c'était le moment Avant les résultats Potentiellement de reprendre Un petit peu de risque En restant quand même prudent Et on l'a fait surtout En rajoutant du coup Un pari sectoriel Sur la santé Qu'on avait longtemps eu Et on se dit Voilà ça va diversifier Un petit peu le portefeuille Globalement Nous on attend toujours Et on croit toujours Que c'est l'un des domaines Sur lesquels l'intelligence Artificielle devrait porter Ses fruits premiers Et donc voilà Et puis on reste toujours Nous surpondérés Sur les actions américaines Par rapport aux actions De la zone euro Notamment Et on attend de voir Ce qui se passe Evidemment on ne peut pas prévoir Ce que fera Donald Trump Et ce que fera le conflit Mais on reste prudent Mais on a remis Un petit peu de risque Globalement En se disant Qu'on allait rentrer Dans un scénario micro Exactement Et on pense qu'on aura Des bonnes nouvelles

58:13
Présentateur

Effectivement D'excellentes factures On aura les résultats Qui commenceront à monter En puissance A partir de la semaine prochaine Merci beaucoup Olivier Olivier Maltès Directeur des investissements D'Alteis