"Saturer l'espace public" : Comment Paris devient un paradis de la technosurveillance
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Votre réaction ?
- 5:43OuverteRéponse directe
Les craintes sur la reconnaissance faciale sont-elles fondées ?
- 9:08OuverteRéponse directe
Du coup, on en est où aujourd'hui avec les drones policiers ?
- 12:01OuverteRéponse directe
Doit-on nous inquiéter d'une montée en puissance policière ?
- 12:17OuverteRéponse directe
Pouvons-nous accueillir les JO sans une sécurisation aussi déployée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:21InvitéPromesse
« faire de Paris de son agglomération un territoire zéro délinquance »
- 1:32InvitéFait
« nous saturons l'espace public en présence policière et nous allons finir par traiter le problème »
- 3:53InvitéChiffre
« moins 28,8% de recul sur les violences, les vols avec violence ou encore des violences physiques dans les transports »
- 3:56InvitéChiffre
« reculeraient de 27% »
- 5:40InvitéFait
« Rien ne permettra la reconnaissance faciale »
- 9:27PrésentateurFait
« le gouvernement a voulu donner un cadre avec la loi Sécurité globale »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Invité29 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'idée est de monter en puissance. Plus on va s'approcher des JO, plus on va saturer l'espace public de policiers. C'est ce qu'a déclaré hier, dans Le Parisien, Laurent Nunes, préfet de police de Paris, digne successeur du non-regretté Didier Lallement. À l'approche des Jeux Olympiques de Paris 2024, dont la cérémonie d'ouverture inédite en plein air devrait accueillir un nombre record de spectateurs et spectatrices, se chiffrant en centaines de milliers de personnes et dans un contexte politique toujours plus tendu en France, sans oublier le risque de terroriste, l'enjeu sécuritaire est au centre de toutes les préoccupations.
Pour en parler, je reçois Néomy Levin, juriste à la quadrature du net, c'est l'entretien d'Express. Bonjour Noémie. Bonjour. Vous êtes juriste à la quadrature du net, je le disais, association qui promeut et défend les libertés fondamentales dans l'environnement numérique. Vous avez notamment travaillé sur ce qu'on appelle la technopolis. Pour commencer, rapidement, un rappel sur ce que c'est la technopolis.
Alors, ce que nous, on appelle la technopolis, c'est l'émergence et le développement des technologies policières de surveillance dans l'espace public. Donc, par exemple, les caméras avec des intelligences artificielles, des micros, des capteurs, la reconnaissance faciale et tout ce qu'on voit fleurir dans les villes de France depuis quelques années maintenant.
Bien. Alors, comme je viens de le dire dans l'intro, le préfet de police de Paris s'est exprimé hier dans les colonnes du Parisien pour faire le point sur la situation sécuritaire parisienne dans l'agglomération qu'on appelle maintenant le Grand Paris, notamment sur l'objectif clair qu'il s'est fixé, c'est-à-dire, je le cite, faire de Paris de son agglomération un territoire zéro délinquance. Et à plusieurs moments, durant l'entretien écrit, il parle, enfin, que ce soit pour la sécurisation des JO ou pour la lutte contre le trafic de krach, en gros, la réponse est la même et je la cite encore, nous saturons l'espace public en présence policière et nous allons finir par traiter le problème.
Votre réaction ?
Bah, c'est pas très étonnant parce que c'est dans la lignée de ce qui est utilisé, ce qui est affiché depuis pas mal de mois, voire pas mal d'années. Les Jeux Olympiques, en fait, sont un bon prétexte pour accélérer un agenda sécuritaire et de surveillance. C'est annoncé depuis pas mal d'années comme une vitrine sécuritaire auprès de la Terre entière et aussi un laboratoire où on va pouvoir tester les technologies particulières, on y reviendra.
Mais aussi un moment où on concentre, en fait, tous les efforts et du coup, ça permet, avec ce caractère exceptionnel un peu des Jeux Olympiques, de justifier énormément de choses, de faire accepter plus facilement auprès de la société plus de répression, plus de surveillance. Et dès cet automne, Darmanin avait annoncé effectivement un plan zéro délinquance pour nettoyer les banlieues, je cite.
C'est un terme qu'il a lui-même utilisé.
Qu'il a lui-même utilisé, c'était pendant une audition au Sénat. Et en ce qui nous concerne, en termes de surveillance, c'était le prétexte pour mettre plus de caméras. Donc, 500 caméras en Seine-Saint-Denis, qui est le département qui va accueillir essentiellement les épreuves, les athlètes, etc. Et évidemment, des caméras qui vont rester après, des caméras qui seront financées par l'argent public. Et en fait, ces Jeux Olympiques ne sont qu'un prétexte pour les installer, bien évidemment. Et d'ailleurs, il y a des caméras qui vont être aussi installées à Marseille. Donc voilà, l'entretien du préfet de Paris, Laurent Nunes, est dans cette lignée-là. Et c'est vraiment...
Il y a une cohérence. Il y a une cohérence avec le plan de base.
Voilà. Et en fait, c'est vraiment une instrumentalisation de cet événement pour la politique du chiffre, pour la politique de toujours plus de policiers. Et en fait, quand on regarde les précédents, d'autres villes qui ont accueilli des méga-événements comme ça, c'est pareil, la surenchère sécuritaire, toujours pour... Soit c'est un agenda politique qui était déjà là, soit c'est pour... Ils ont peur. Et à Paris, il y a quand même beaucoup ça aussi, des critiques. Et du coup, c'est toujours plus de policiers. C'est la seule solution qu'ils ont dans leur tiroir.
Solution qui semble, si on écoute le préfet, fonctionner sous beaucoup de choses. Notamment, là, on a dans les colonnes du Parisien, on parle de 2800 policiers fraîchement sortis de l'école qui vont du coup débarquer dans les rues de la ville pour faire des patrouilles et sécuriser la ville, l'agglomération, les transports, etc. Le préfet avance des chiffres dans le Parisien hier qui viendrait illustrer une baisse. Et selon lui, il avance un chiffre de moins 28,8% de recul sur les violences, les vols avec violence ou encore des violences physiques dans les transports qui, selon le préfet, reculeraient de 27%. Ça fonctionne, en fait, finalement, plus de police ?
Alors, bon, là, je sors un peu de mon autre champ de compétences qui est vraiment la surveillance. Mais il faut évidemment faire hyper gaffe aux chiffres annoncés de comment on mesure la sécurité. En fait, c'est un vrai sujet. C'est un vrai sujet qui n'a pas forcément de réponse. Il y a des sociologues qui se penchent là-dessus. C'est quoi la sécurité ? Comment on la mesure entre les personnes qui sont victimes d'infractions ou entre ce qui est remonté par la police ? C'est absolument pas la même chose. Mais du coup, à nouveau, nous, ce qui nous intéresse quand on parle de technopolis et notamment de surveillance, c'est quels sont les problèmes de sécurité en réalité et comment on les règle.
Et par exemple, là, à nouveau, on parle de la Seine-Saint-Denis, qui est un des départements les plus pauvres de France, qui a des problèmes structurels. Et la seule réponse qu'on voit qui est apportée, c'est plus de police, c'est la présence policière, alors que... Et financée par l'argent public, à nouveau, enfin, pour les caméras, alors qu'il y a des besoins en termes d'éducation, en termes de politique sociale. Donc, faire sécurité, en fait, il y a d'autres manières que juste de la répression supplémentaire.
Et on le voit aussi aux médias et dans les autres médias, maintenant, de plus en plus, où la police peut parfois faire partie du problème aussi. On le souligne aussi à ce moment-là. Alors, évidemment, la question, et vous y tenez beaucoup dans votre travail, des nouvelles technologies s'est posée durant cet entretien, notamment l'utilisation des IA, des intelligences artificielles dans la vidéosurveillance. Alors, le préfet Nunes, lui, a précisé à ce moment-là qu'il s'agirait d'une assistance aux vidéos opérateurs, comme il les appelle, pour prévenir des situations potentiellement injustes et encore dangereuses et détecter des gestes suspects. Encore faudrait les définir.
Tout en affirmant que rien ne permettra la reconnaissance faciale. Alors, ma question est toute simple. Les craintes sur ce terrain, notamment sur la reconnaissance faciale, dans le cadre de la loi olympique, on en avait parlé il y a quelques semaines, étaient donc finalement affondées.
Alors, là, à nouveau, on est dans le prolongement de discours depuis des mois du gouvernement qui tente de minimiser cette technologie. Donc, pour rappel, pour ceux qui n'auraient pas forcément suivi, il y a la loi sur les Jeux olympiques qui légalise pour la première fois en France et même en Europe la vidéosurveillance algorithmique, qui vise à mettre des couches logicielles algorithmiques sur les flux vidéo pour reconnaître des situations, comme tu l'as dit, suspectes, enfin, prétendument suspectes.
Et pour minimiser cette technologie, pour dire non, non, mais c'est juste un petit logiciel qui va aider les opérateurs sur le terrain, il y a toute une rhétorique derrière, qui est en fait celle des entreprises qui développent ces logiciels, qui a été reprise par les défendeurs du texte et notamment le gouvernement. Sauf que nous, on sait comment ça fonctionne. C'est une technologie super intrusive qui ne peut pas faire autrement que d'analyser en permanence l'espace public, nos corps, nos déplacements, nos gestes. Donc, il y a une analyse de nos données comportementales et physiques et de nos données biométriques.
Et avec l'idée qu'il y a l'épouvantail de la reconnaissance faciale, qui est aussi une technologie super grave et super dangereuse, mais ils agitent ce chiffon rouge.
Qui a été testée d'ailleurs à Châtelet-Léal.
Qui n'a pas été testée en temps réel, mais par contre qui existe déjà via les fichiers de police et qui est utilisé massivement dans les commissariats via le fichier de traitement des antécédents judiciaires. Donc, à nouveau, il y a cette tentative de dire non, non, nous, on est gentil, on ne fait pas de reconnaissance faciale alors que ça existe déjà. Et en fait, cette vidéosurveillance algorithmique est tout aussi dangereuse que la reconnaissance faciale. C'est les mêmes acteurs, les mêmes algorithmes, les mêmes applications. En fait, il y a d'autres attributs physiques qui sont tout aussi identifiants que le visage, la démarche, la manière dont on se déplace, la manière dont on s'habille.
Et en fait, autoriser la vidéosurveillance algorithmique, c'est permettre la reconnaissance faciale demain. Et il y a d'ailleurs déjà des propositions de loi au Sénat et à l'Assemblée qui arrivent sur ce sujet. Donc en fait, peu importe que ce ne soit pas de la reconnaissance faciale ou de l'identification avec l'État civil, c'est une technologie de surveillance de masse, de contrôle de nos comportements parce que jamais n'a été défini ce qui est un comportement suspect ni dans la loi et ni en fait, ce n'est pas définissable et c'est la police qui va définir, qui va décider ce qu'elle veut regarder.
Et souvent, c'est des choses en fait, issues de leurs stéréotypes et de leurs préjugés qui vont être inscrits dans le code de l'algorithme. Donc, ce qu'a dit le préfet de Paris, c'est, ça avait été déjà dit par Darmanin, ça a été dit par les rapporteurs à l'Assemblée. Rassurer, c'est vraiment être gentil avec lui. Pour nous, on n'est pas loin de l'incompétence et du mensonge de ne pas savoir comment fonctionnent ces logiciels et de minimiser à nouveau qu'en fait, il y a des décisions politiques et morales qui sont prises quand on fabrique ces logiciels. Donc, de dire non, non, mais c'est juste de l'assistance, ce n'est pas nous, c'est le logiciel, ce n'est pas vrai.
En fait, c'est des humains qui fabriquent les logiciels, c'est la police qui décide comment ils vont être utilisés et à nouveau, donner un outil de surveillance de masse à la police, ce n'est pas neutre. En fait, c'est toujours renforcer son pouvoir de contrôle et de répression.
Bien sûr. Rappelons une info aussi qui est passée un peu à la trappe ces derniers jours. Un décret autorisant finalement l'usage, venant enterriner l'autorisation des drones par les forces de l'ordre dans certains cas, deux ou trois mots là-dessus, a été publié au journal officiel il y a quelques jours, le 20 avril. Drones policiers, dont on avait beaucoup parlé à l'époque de la loi Avia en 2020, qui avait été censuré par le Conseil d'État, etc. Du coup, on en est où aujourd'hui ? Est-ce que c'est open bar maintenant désormais ?
Alors, effectivement, petite chronologie. Donc, en 2020, il y a eu quelques affaires, notamment pour l'utilisation des drones pendant le confinement et pour les manifestations qui avaient été interdites par le Conseil d'État parce qu'il n'y avait aucun cadre. Du coup, le gouvernement a voulu donner un cadre avec la loi Sécurité globale. Ça avait été censuré par le Conseil constitutionnel, mais le gouvernement est revenu à la charge avec la loi Sécurité intérieure six mois plus tard. Là, ça a été validé. Donc, c'était l'année dernière. Il manquait un décret d'application qui est arrivé.
Le voici.
Le voici, qui est arrivé la semaine dernière. Donc, il y a tout un tas de finalités, de raisons pour lesquelles les policiers peuvent utiliser ces drones avec celui qui nous intéresse le plus, c'est la prévention des risques pendant les rassemblements qui seraient susceptibles de troubler l'ordre public. Donc, en gros, les manifestations. Et là-dessus, en fait, c'est que ça va mettre une nouvelle pression sur les organisations de manifestations. Il y a eu deux jours après la première application avec l'utilisation des drones exactement pour la manifestation contre le chantier de l'autoroute Castres-Toulouse.
Et c'est comme les interdictions de manifestations, ça va être aux associations de contester, en tout cas aux organisateurs, de contester la nécessité d'utiliser ces drones. Et là, on le voit, c'est le préfet, le préfet du Tarn a justifié en disant que c'était des organisations très radicales qui allaient être là pour justifier qu'elles allaient avoir une atteinte grave à l'ordre public. On a vu les images de la manifestation, c'était à peu près pas le cas, c'était assez joyeux, etc. Donc à nouveau, c'est le récit que vont en faire les préfets qui vont justifier...
Vous dites là qu'ils trouvent toujours du coup le récit nécessaire pour utiliser ces technologies ?
Ils vont faire un récit et après, voilà, c'est comme pour les interdictions de manifestations, ça va être aux organisateurs de les contester, mais à nouveau, dans des délais très courts, souvent c'est 48 heures avant et ça va être au cas par cas. Maintenant que le décret est là, il va y avoir des autorisations préfectorales pour les manifestations ou pour d'autres événements qui sont permis par la loi pour utiliser ces drones et donc il va falloir faire énormément de veille, il va falloir documenter et si possible, donc les contester quand on voit que les drones ne sont absolument pas nécessaires en fait à ce qui est prévu.
Et après, nous, l'autre crainte qu'on a, c'est que les drones, normalement, auraient dû être utilisés juste sur le terrain en direct et on voit qu'il y a une possibilité de conserver les images sept jours, ce qui n'est pas logique pour des pouvoirs de police administratives. Donc on se dit si c'est conservé sept jours, c'est que ça va arriver, peut-être, ça va être permis d'être utilisé dans le cadre d'enquête et là, il n'y a plus vraiment de cadre, c'est assez flou, on ne sait pas ce que vont devenir ces images, on ne sait pas si elles vont être croisées peut-être avec des fichiers et ça, évidemment, nous, on le conteste, on le condamne et il va falloir faire hyper attention.
Et pour finir, essayons de comprendre précisément même si on a brossé pas mal de sujets et j'invite les personnes à aller voir le site de la Courtaire du Net où vous allez brosser beaucoup de choses dans le détail. Doit-on, en outre, c'est ma question en fait, nous inquiéter d'une montée en puissance pour citer le préfet et d'une saturation de l'espace public en force de l'ordre par un nombre toujours plus croissant de policiers en agents parisiennes, c'est ma première question et puis, tant qu'à faire, on t'en posait une deuxième.
Pouvons-nous, est-ce qu'on pouvait réellement accueillir les JO 2024 dans de pareilles circonstances sans aller obligatoirement vers une sécurisation à ce point déployée ?
Là-dessus, nous, c'est via cette vidéo surveillance algorithmique qui a été autorisée par la OGO qu'on s'est intéressé aux Jeux olympiques, aux précédents notamment, comment d'autres pays ont pu gérer ça et il y a toujours, en tout cas en termes de surveillance, il y a toujours d'autres moyens.
Il y a toujours d'autres moyens que la surveillance et le fait d'aller en premier réflexe vers plus de répression, plus de surveillance, là, oui, c'est inquiétant en fait de voir la France qui a toujours ce réflexe sécuritaire sans réfléchir à d'autres manières de faire et par exemple l'instrumentalisation de ce qui s'était passé au Stade de France l'année dernière le montre où ils ont mis des policiers qui ont fait n'importe quoi alors que gérer des foules, gérer des sorties de stade, c'est un savoir-faire, c'est un métier, d'ailleurs, ça fait toutes les semaines, c'est de la signalétique, c'est une bonne organisation des personnes, donc il y a toujours des manières alternatives que juste réprimer, mettre la présence policière et l'avenir nous le dira si ces milliers et ces milliers de policiers dans Paris vont vraiment servir à quelque chose où en fait, et ce qui est souvent le cas quand on parle de nos sujets, on ne parle pas vraiment de sécurité mais de sentiments d'insécurité et on pense que c'est surtout cette démonstration de force faite pour rassurer et il n'y a jamais de preuve, il n'y a jamais de démonstration vraiment qui est faite sur est-ce que ce qui est proposé par le gouvernement, que ce soit de la surveillance algorithmique ou plus de policiers, est-ce que ça sert vraiment à l'objectif poursuivi ou est-ce que c'est juste des manœuvres politiques, politiciennes pour rassurer et pour ne pas avoir à rendre de compte ensuite.
Merci beaucoup Noémie Levin. Merci. Je rappelle que vous êtes juriste à la Cour de la Cour du Net, association qui promeut et défend les libertés fondamentales dans l'environnement numérique et qu'on retrouve sur laquadrature.net.
Laquadrature.net, c'est ça.
Alors à bientôt.
Merci, à bientôt.