DARMANIN : UNE AFFAIRE SOUS HAUTE SURVEILLANCE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
À chaque décision contre un ministre, un ou une candidate à l'Élysée ou un ex-président, la même petite musique électrise la classe politique et ses relais médiatique pour taner le trè pouvoir. Justice politique, magistrat rouge, parquetier dévoyé, idéologisé ou frustré rêvant de se payer le scalpe d'un élu gouvernement des juges. Je considère que c'est une sorte de coup d'état judiciaire contre la séparation des coup d'état judici.
Oui. Pourquoi ? Il y avait la gauche mélanchonisée, l'audiovisuel public gauchisé et maintenant la justice politisée.
S'il est innocent, on est c'est comme pour l'affaire de réfuge. C'est comme si on disait incarcér au moment de l'affaire de réfuse. Je vois que celui qui a hébergé les assassins du batacler, il a pris 4 ans président et 3 5 ans.
La justice là, je pense qu'il y a deux points et de mesures réelles. Hier, on a assisté quand même à l'apothéose du jugement sans preuve. Et c'est pas moi qui le dit.
C'est troublant que deux fois dessus voilà il soit victime de l'imagination débordante et malveillante. Imagine pas ce type de traitement pour Nicolas. Pourquoi ?
Parce que c'est Nicolas Sarkozi. La récente condamnation de Nicolas Sarkozy et l'annonce de son incarcération prochaine a permis une fois encore au même procureur de sonner la charge pour faire le procès de la justice. Audience et abrutissement garanti.
J'ai bien compris quand même qu'un certain nombre de magistrats ont une sorte de tableau de chasse où ils essayent d'épingler un maximum de politique. Alors vous imaginez bien un ancien président de la République, il est tout en haut du tableau. Bon, je connais pas le fond du dossier donc je suis très à l'aise.
Ce procè pour Nicolas SarkoZi, c'est le combat de sa vie he mais oui parce que ça fait 15 ans que la justice le martyrise. S'appeler SarkoZi, c'est déjà une infraction d'y maître Darrois. Est-elle politisée ?
Et quand on pense à lui, oui, bien sûr. Et certains juges qui ne Oui, il s'affiche et il éprouve le disent une véritable haine pour lui. On a constitué peu à peu et depuis l'invention du PNF sorte d'arc pénal pour détruire l'ancien monde politique jugé par un nouveau monde qui se croit le champion de la vertu et de la transparence.
Le pénal est en train de devenir fou. La justice condamne qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et il n'est pas nécessaire d'apporter des preuves. Ne sous-estimez pas ce message qu'envoie les magistrats et qui va bien au-delà du cas Nicolas Sarkozy.
Tremblez mesdames, messieurs, personne n'est à l'abri. N'en déplaise à ces batteleurs, la justice doit s'appliquer à tous avec la même rigueur, à tout citoyen, quel que soit son statut, son parcours, sa condition sociale, ses médailles, ses mérites passés ou supposés, sa popularité, son chapeau à plume et son CV. surtout ces rengaines aux accents trumpistes qui défendent de fait une justice de classe oublient de rappeler la litanie de contreexemples et d'affaires qui témoignent du mensu profitant précisément à des personnages puissants.
En définitive, ce refrain complaisant sert à cacher l'essentiel et une toute autre réalité. Quand l'histoire le temps venu se penchera sous la double présidence Macron, elle se souviendra aussi d'un homme qui aura joué un rôle de premier plan à ses côtés tout au long de cette singulière aventure. Cet homme, Gérald Armanin, aura traversé cette histoire dont les derniers chapitres s'écrivent sous nos yeux au cœur du réacteur, en first class, en première ligne, en permanence, que ce soit sur le plan institutionnel, politique, partisan ou personnel.
L'histoire, si elle est curieuse, retiendra peut-être aussi que le ministre de la justice a pleinement profité de cette bienveillance de la justice, celle que le café du commerce médiatique oublie facilement. Ce poids lourd de la Macronie, à l'intérieur précédemment et auparavant au compte public, figure au premier rang de ses puissants épargnés. Gérald Armanal est ressorti à peine et gratigé par les plaintes pour violus de faiblesse qui l'ont mis en cause sur coup au début de la présidence Macron.
Un de ces dossiers a énormément inquiété en haut lieu. Mais au terme d'une procédure chaotique, l'affaire d'Arman Patteron et les accusations de viol qu'elle portait a été refermée par Cour de cassation en 2024. Ce dossier est aujourd'hui entre les mains des juges européens.
Saisi par la plaignante, c'est une révélation de Blast, la Cour européenne des droits de l'homme étudie désormais sa requête contre la France. Avec Xavier Monier, nous avons épluché ce document très dense pour replonger dans les secrets du dossier d'une procédure entre classement nonlieu et relance est allée sur 7 ans. Point par point.
Nous avons aussi repris l'instruction dès le début et mené l'enquête sur la façon dont elle a conclu à la relaxe du ministre. Nous avons fait plusieurs découvertes. C'est une enquête de la cellule investigation de Blast. [Musique] Le 14 février 2024, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi de Sophie Patterson interjeté contre le nonlieu prononcé dans le dossier d'Armanin Patterson le 8 juillet 2022.
Une décision devenue définitive par conséquent dossier refermé et affaire classé pour la justice française. Au vu de la tournure prise par la procédure, on avait vu cette conclusion venir et le vent tourner. Mais pour le ministre en titre, ce jour-là c'est une victoire et une sacrée épine retirée de son pied.
Pour la 6e fois, se félicite dans un communiqué à la presse ses avocats, la justice affirme qu'aucun acte répréhensible ne peut être reproché à monsieur Gérald d'Armana. Tout le monde en était resté là. La justice en France était passée.
Elle avait fait ce qu'elle avait à faire, c'est-à-dire son travail. et la vie avait repris son cours chacun dans le trafic le chaos du monde. Mais voilà, la rentrée tout juste passée.
Blast annonce une exclusivité avec ce titre à la une de son site la cour européenne relance l'affaire d'Armanin. En effet, c'est ce que relève Blast, le cas du ministre et le traitement judiciaire dont il a bénéficié sont à l'étude à Strasbourg. C'est là que siègent les magistrats de la Cour européenne des droits de l'homme.
Nous avons eu accès à la requête déposée par les avocats de Sophie Patterson contre la France en juin 2024. Au vu de ce réquisitoire glaçant qui étrit littéralement sa justice et l'instruction, le pays des droits de l'homme a du souci à se faire. En parcourant ce document, le dossier comporte environ 500 pages de pièces et d'analyse.
On est saisi en pénétrant de la sorte dans les coulisses de la procédure, une mécanique qui a abouti à la relaxe définitivement actée en 2024, on découvre un concentré d'irmement dans la prise en compte et le traitement des agressions sexuelles par la justice française. Dès le départ, l'enquête et l'instruction ont installé un déséquilibre flagrant entre les deux parties. La plaignante d'un côté, le mise en cause de l'autre et il n'a fait que se renforcer et se conforter.
Très rapidement, de suspect, c'est ce qu'il est quand l'enquête préliminaire est ouverte en juin 2017 une première fois, puis relancée en janvier 2018. Gérald Arrmanin est placé dans une situation très favorable, bénéficiant d'un a priori bienveillant. On assiste à un renversement des rôles qui va contraindre tout le déroulement de l'instruction.
Le suspect n'en est plus vraiment un et la plaignante en devient une et tout y concourt comme la plainte au juges européens le relève. De sorte que la Relaxe actée par l'ordonnance de nonlieu de 2022 et confirmée définitivement en 2023 par la chambre d'accusation de la cour d'appel, puis par le rejet par la Cour de cassation du pourvoi de Sophie Patterson en 2024, semble conclure une procédure qui ne pouvait se conclure différemment. On a le sentiment alors que le dossier est arrivé là où il devait absolument arriver sur une voie de garage.
La bienveillance à l'égard du ministre d'Armanin qui transpire de façon confondante tout le long de la procédure et ses développements se matérialise formellement dans le statut particulier qu'il se voit accordé. Un parti prix acté dès sa première compar audition libre. Le 12 février 2018, on est dans l'enquête préliminaire dirigée directement par le parquet de Paris.
Elle sera classée quelques jours plus tard, puis la procédure réouverte à deux reprises est encore refermée. Le mise en cause doit pour la première fois comparaître face aux enquêteurs. Le suspect de cette affaire de viol est reçu dans les locaux de la direction régionale de la PJ à de pas du palais de justice de la porte de Clichi pour être ouvré les guillemets entendu librement.
Ce statut lui donne plusieurs garanties. Il ne peut être interpellé, autrement dit contraint par la force publique de s'y présenter. Il ne sera pas menoté.
Il n'y a pas de garde à vue et il n'y aura pas d'audition qui s'éterniserait. Gérald Armanain, en effet la possibilité de quitter les lieux, donc d'y mettre fin à tout moment s'il le souhaite. À l'évidence, son avocat, maître Pierre Olivier Sûr, a su trouver les arguments pour convaincre le parquet de mettre les formes qui conviennent pour que cette audition ait une certaine tenue.
Par la suite, quand le dossier est confié à un juge d'instruction, Darmanin sera placé sous l'origine de témoins assistés. Pas de mise en examen, par conséquent, cette position et ses statuts le mettent dans la meilleure configuration et situation possible étant donné les circonstances. Cette position, on ne sait pas comment elle est décidée, on négocie au départ, le dossier ne le dit pas, n'est en effet pas seulement formel et pas sans conséquence sur la suite.
Ce choix arbitraire est d'autant plus discutable au vu des éléments et de la nature de l'affaire que le mise en cause est tout sauf injusticiable lambda. Ce qui cumule et amplifie le phénomène. Au vu de son statut social et institutionnel, c'est lui reconnaître d'emblé une position en surplomb dans un autre monde, un vieux monde, celui d'avant Emmanuel Macron.
Il était convenu qu'un ministre mis en examen devait démissionner par souci de la séparation des pouvoirs. La tradition n'est plus à l'ordre du jour en Macronie. La République exemplaire, c'est pas la République qui fait zéro faute.
Ça n'existe pas de faire zéro faute. On en fait tous. Donc moi, j'en ai fait une, c'est là où j'ai dit je suis responsable parce que c'est moi qui a embauché Alexandre Benala et il a fait plein de choses très bien.
Il a fait aussi une faute grave. Bon par contre la République exemplaire c'est celle qui ne cache pas. Gérald Armanain n'est pas mise en examen comme on l'a vu, mais quand l'enquête démarre, il est ministre de l'action des comptes publics, le 13e dans l'ordre protocolaire du gouvernement Philippe.
Pas le plus haut dans la hiérarchie, mais déjà incontournable et un rouage essentiel pour le président de la République et sa majorité. Dans le niid droite ni gauche qu'il s'agit de consolider, le nordiste est celui qui est chargé de débaucher les élus de LR pour dynamiter la droite et son ancienne famille et les rallier au panage de Macron. Cette position et ce statut de ministre est un lourd problème.
Par la suite, Darmanin et Promule devient numéro 6 du gouvernement Castex en étant nommé place beauvau à l'intérieur. On âge alors dans la schizophrénie totale. Les fonctionnaires de police travaillant sous la direction de la juge d'instruction devant enquêter sur leur propre patron le premier flic de France.
Si on n' pas beaucoup entendu les batteleurs qui s'affolent aujourd'hui sur les plateaux télé, ce simple énoncé se suffit à lui-même. C'est une situation tout simplement intenable quand on connaît le poids du principe hiérarchique dans la fonction publique. Et 3 jours avant que la juge d'instruction prenne son ordonnance de non lieu le 8 juillet 2022, l'élu de Tourcoin confirmé à l'intérieur grimpe un peu plus à l'échelle du pouvoir pour devenir numéro 3 du gouvernement de la France.
Il faut marquer un temps d'arrêt pour apprécier et mesurer tout cela. Comment imaginer que ce contexte ne pèse pas sur l'enquête, que cela n'a pas joué. C'est très difficile, disons-le, et c'est un douuphémisme quand on décortique le dossier, ce que le juge européen doit faire et qu'on constate que le parquet de Paris qui échange, quoi qu'on en dise, avec la chancellerie, Matignon et la présidence sur ce qu'on appelle les affaires signalées, a expédié l'enquête préliminaire pour la refermer au bout d'un mois et demi à la vitesse du TGV au terme d'une enquête partielle. ce premier classement et ses motivations pour absence d'infraction, ce qui est très discutable, les éléments déjà rassemblés établissant au minimum les conditions d'un viol possible à conditionner la suite.
À aucun moment, cette instruction à sens unique ne prend en compte la situation de déséquilibre manifeste entre une jeune femme vulnérable et dépressive qui réclame de l'aide et un jeune loup de la politique pleine d'avenir qui a parfaitement assimilé sa position sociale et son pouvoir. Les juges avaient pourtant de quoi peser la nature de cette relation asymétrique dans le dossier pour se faire un avis rationnel et équilibré sur l'intentionnalité de chacun. [Musique] En réalité, cette construction s'appuie sans recul sur la formulation du viol en droit français qui exclut la notion centrale du consentement. pour se ranger dans cette affaire d'Armanin Patterson du côté du plus puissant celui qui c'est un a priori présente bien la requête à la Cour européenne pointe cet aspect déterminant en ces termes la définition française actuelle des agressions sexuelles n'envisage pas le fait de se passer du consentement d'une personne comme élément constitutif de ces infractions.
Elle repose sur une présemption de disponibilité sexuelle permanente et donc sur une présemption de consentement à tout acte sexuel. Selon l'article 222-22 code pénal français, seuls les actes commis par violence, contraintte, menace ou surprise sont susceptibles d'être qualifié d'agression sexuelle dont le viol, sauf concernant les mineurs. Cela signifie que l'on considère à contrario que si l'auteur n'a pas fait usage de ses procédés, la victime est réputée être consentante.
Ainsi, les individus, en particulier les femmes, sont présumés consentir à tout rapport sexuel. Or, la plainte au juges de Strasbourg le soulligne par ailleurs. La France est signataire de la convention d'Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes.
Un texte ratifié en 2014 qui impose et exige des pays signataires d'adapter leur lois et leur fonctionnement pour empêcher et sanctionner justement les violences faites aux femmes. Cette convention et dicte en particulier une règle qui oblige les signataires. Voici ce qu'elle énonce sur la notion du consentement au cœur de l'affaire d'Armanin Patterson.
Comme on peut le lire dans la requête à la CEDH. Au terme de la convention d'Istanbul, une agression sexuelle ou un viol doit pour être caractérisé être commis sans le consentement de la victime entendue comme un consentement donné volontairement comme résultat de la volonté libre de la personne considérée dans le contexte des circonstances environnantes. La convention d'Istanbul insiste sur le fait que le consentement doit être donné et donc consist un acte positif libre compte tenu des circonstances.
En février 2024, la sénatrice Mélanie Vogel avait interpellé le ministre de la justice Éric Dupont Moretti, le prédécesseur de monsieur Darmanin, pour rappeler au gouvernement que la France était signataire de cette convention d'Istanbul. La sénatrice écolo des Français de l'étranger avait constaté que seulement 6300 condamnations pour violence sexuelle étaient prononcées chaque année en France, relevant que de l'autre côté 84500 cas avaient été enregistrés pour la seule année 2022 et qu'à peine 0,6 % des viols et tentatives de viol débouché sur une condamnation. Malgré une libération de la parole des victimes, les agresseurs sexuels continuent à bénéficier trop souvent de l'impunité, avait-elle relevé.
La parlementaire déploré que le code pénal ne réprimait toujours pas les actes sexuels pratiqués alors qu'il n'avait pas été consenti. Alors que c'est ce que prévoit la convention d'Istanbul. Elle se disait sidérée que non seulement le gouvernement ne s'engage pas à appliquer toutes les dispositions de la convention, mais qu'il s'oppose à ce qu'une telle définition fondée sur l'absence de consentement soit inscrite dans le droit européen.
Dans une remarquable langue de bois, le ministre Dupont Moretti avait répondu que la France soutenait de longue date l'adhésion de l'Union européenne à cette convention, qualifié d'instrument essentiel de la lutte et de la prévention des violences faites aux femmes dont la France, toujours selon les mots du ministre, promeut l'universalisation. Cette adhésion désormais effective, avait ajouté l'ancien pénaliste dans sa réponse a envoyé un signal fort aux États-membres de l'Union européenne ne l'ayant pas encore ratifié. et monsieur Dupont de vanter pour parfaire ce bel auto satisfait site l'action prioritaire du gouvernement en matière de lutte contre les violences sexuelles.
Avouons-le. On aurait été curieux de l'entendre sur le cas de son successeur Place Vendo, mais sur une procédure que le ministre a pu suivre mettant en scène un collègue et un membre du même gouvernement. Un parfait exemple très probablement de l'action prioritaire du gouvernement en matière de lutte contre les violences sexuelles.
Moins envolé mais plus en phase avec la réalité, celle du traitement de l'affaire d'Armanin, la requête de madame Patterson fait écho à cet échange entre la sénatrice et le ministre. La législation française viole les exigences du droit international et l'État n'a pourtant pas agi afin de mettre la loi et son application en conformité avec ses engagements, ce qui a conduit à la mauvaise prise en charge de la requérante. Délaissant les éléments factuels essentiels, l'instruction va coller des intentions au protagonistes conforme au tableau plein de préjugés qu'elle adressé de chacun d'eux.
Ces considérations durement contestées par les conseillers de Sophie Patterson pour qui ce n'est pas au juge d'instruction de trancher ce qui relève d'un tribunal souverain au terme d'un procès d'un débat public vont peser plus lourd que les faits rassemblés qui pouvaient justifier un renvoi devant le tribunal ou au minimum imposer la poursuite de l'enquête et d'explorer toutes les pistes. Tout au contraire. On assiste à la mise en place d'un fonctionnement qui prend comme principe l'excuse, quoi qu'il en soit du mise en cause avec qui on se montre bien aimable, compréhensif et bienveillant.
La jujugué écrira ainsi dans son ordonnance que Gérald d'Armanin a pu légitimement se méprépendre sur les intentions de Olga Patterson, ce qui vaut à la magistrate cette méchante réplique en retour. On voit mal comment il serait possible de se méprendre sur quelque chose dont on ne s'est pas soucier, avoir de malentendu sur quelque chose qu'on ne cherche pas à entendre. Il s'agit ici de la validation par la juge de la possibilité de présumer un consentement et d'une déresponsabilisation totale de l'auteur.
À la suite de la requête de madame Patterson, on peut retourner cet argument intentionnel au détriment de Gérald Darmanain. En effet, qui décide que l'auteur, autrement dit le mise en cause bien épargné, ne pouvait pas savoir que madame Patterson n'était pas consentante ainsi que l'écrive le juge. Qui donc ?
C'est très simple, le mise en cause lui-même. Résumons, il suffit qu'il le dise, qu'il affirme qu'il ne s'en est pas rendu compte. C'est ce qu'a expliqué le ministre.
Et voilà, l'affaire est pliée puisque le suspect le dit lui-même. C'est donc sans prendre en compte le fait que l'auteur ait décidé, par exemple, de tout faire pour ne pas voir ses potentielles manifestations ou pour ne pas s'en préoccuper aveuglement volontaire que l'élément moral est étudié. Single la plainte à la cour européenne de justice.
Caricatural dans sa gestion, cette enquête mériterait d'être enseignée à l'école nationale de la magistrature. Les futurs juges y apprendraient comment enfermer une plignante dans un stéréotype, faire peser sur ses épaules tout le poids de son sexe, de sa position sociale et de préjugés aussi sexiste que petit bourgeois pour nier ses droits. Et comment mettre dans le même temps le suspect dans un fauteuil, actant complaisemment, presque avec différence quand on parcourt les PV des auditions, l'autoportrait qu'il dessine de lui-même dans un confort absolu, celui d'un qui n'a fait que profiter des sollicitudes d'une professionnelle du sexe comme ses avocats ont présenté la plaignante qui l'aurait ni plus ni moins vampé.
Un tableau improbable de ce qu'on se racontait autrefois au service militaire dans les Chambré avaler tout cru sans jamais interroger ce narratif et bousculer un minimum celui qui le porte et l'impose comme un fil conducteur le fil conducteur de l'enquête. Il est en l'espèce bien démontré que la loi française est l'utilisation qui en effet conduit à présumer le consentement sexuel et à le présumer d'une fois pour toutes. Ici, toute la responsabilité incombe donc selon les juges à la victime.
Devoir anticiper une potentielle agression ou du moins une tournure sexuelle des choses, éviter tout contact, s'opposer clairement et fermement car indiquer devoir partir ne semble pas suffisant et fuir. Aucune responsabilité n'incombe aux mises en cause qui peut avoir réalisé un acte sexuel sans se soucier de connaître et de prendre en compte la volonté d'autrui. Ce faisant, on a oublié au passage de s'interroger sur le déséquilibre flagrant de la relation pour passer par pertes et profit élément au cœur de toute cette histoire, cette rencontre et cette fin de nuit controversée.
Un service que Gérald Armanin était réputé ou prétendait pouvoir donner. Autre question posée au cœur de la requête à la CEDH. la question de l'étanchéité de la procédure.
À ce propos, le juge européen sera certainement intéressé de découvrir par ailleurs plusieurs révélations de l'enquête série en quatre volets de blast. Nous avons repris toute l'affaire et l'enquête avec mon confrère Xavier Moeter. Je suis euh étonnée puisque non seulement j'avais été interrogée une semaine et demi avant, mais je me rends compte que la personne qui m'interroge que j'avais rencontré préalablement lors de mon dépôt de plainte ne va absolument pas taper sur son clavier.
Je sens que cette la personne est complètement absente quoi. Donc elle n'écoute pas mes réponses et je suis tout de suite je me rends compte qu'il se passe quelque chose qui qui va pas. Les éléments mis bout à bout.
Je me dis que qu'il y a quelque chose qui est en train de se jouer. En fait, il est en train de se passer quelque chose à l'intérieur de la police judiciaire. En fait, parmi nos découvertes, c'est l'objet d'un volet de notre série consacré à une journée particulière, nous avons constaté que l'avocat du ministre mise en cause se trouvait dans le même bâtiment que la plaignante au moment où elle était entendue pour la seconde fois après sa seconde plainte de 2018.
Dans le même bâtiment, à l'heure du déjeuner dans les couloirs et au 3e étage celui de la direction du commissariat au-dessus du bureau où Sophie Patterson était interrogé en répondant à une convocation pour déposer une pièce à conviction. Nous produisons un document vidéo sur cette présence inattendue et cela à quelques jours de la première audition de son client. Une audition certes libre, mais à laquelle Gérald d'Armanin devait se présenter vierge de connaissance des informations contenues dans le dossier auquel ni ses avocats ne pouvaient avoir accès.
Ce proche a fait la vidéo, on a tiré les mêmes conclusions et on va prendre un taxi et je veux dire à ce proche surtout on ne parle pas dans le taxi. Et on arrive à la maison, il fait visionner la vidéo et là on voit Pierre Olivier sur mais c'est mais c'est certain qu'il s'est passé quelque chose ce jour-là. Bah évidemment qu'on a été interloqué stupéfait. en 45 ans d'exercice de la premiation.
C'est la première fois que euh je je je vois une vidéo la thèse de la présence de l'avocat pas n'importe lequel du d'un mise en cause pas n'importe lequel euh dans un commissariat de la République euh de façon concomitante avec la présence de la de la plaignante Sophie Patterson qui a été entendu quelques jours auparavant qui vient remettre son portable à cette occasion il une discussion informelle avec la policière qu'est-ce que vient faire Pierre Olivier sur commissariat comment est-ce qu'il est rentré Quel a pu être-il eu ou recherché euh pour permettre de rendre pas simplement au commissariat mais dans cœur de de la hiérarchie, c'est-à-dire dans l'étage où où où tient la direction du commissariat, qu'est-ce qu'il est venu chercher comme information, quelle information a été partagée par qui et comment ? Une série de questions très lourdes qui se posent qui a notre part à certain nombre d'initiatives certainement. Donc enquête IGPN, il y a des questions sur les comportements des policiers ter de déontologie policière, il y a des questions sur la connaissance qui a pu être celle d'un certain nombre de ministères ou l'appui permettant cette émission, cette infusion, on est en fait enquête préliminaire, c'est une enquête secrète et sous le contrôle du parquet et est-ce que le caractère secret a été malmené euh éventé des ans précédent ?
Il faut il faut pas se tromper, il faut en avoir le cœur net. une galerie de personnes euh fonctionnaires policier évidemment l'avocat qui doivent s'expliquer. Un des éléments factuels de la requête qui a été déposée il y a déjà un bon moment dans la cour des droits de l'homme s'occupe à personne euh au condamné la France pour manquement un certain nombre de de de principes fondamentaux de préquitable.
Bah cette vidéo à la vocation et communiquée au jebourg, elle est de nature à illustrer peut-être conforter ce climat de soupçon de d'interrogation des précédents avocats de Sophie Petterson parfaitement mis en relief dans leur requête de soulignant une asymétrie de traitement. Il y a bien d'autres facteurs qui peuvent de façon relativement invisible et sans trace parfois corrompre le caractère impartial d'une d'une procédure. Il y a un principe aussi qui est celui de la séparation du pouvoir.
Un ministre dépêche son avocat. Qu'en est-il des autres ministères ? Est-ce qu'ils ont été informés en temps réel ? très coup toutes ces questions et bien il va falloir de façon très sérieuse que des réponses très précises soient fournies à toutes à toutes ces interrogations.
C'est donc sur ce fiasco que la cour européenne doit se prononcer. Le spectacle concernant d'une justice qui s'assoit sur des principes et des impératifs aussi fondamentaux que l'impartialité de l'enquête, la séparation des pouvoirs, l'équilibre et l'égalité entre les partis ou encore le respect des droits procéduraux. Conséquence, la France risque de se retrouver condamné pour avoir nié les droits procéduraux de la plaignante victime présumée de ce dossier et pour avoir en sens inverse favoriser un homme puissant, un ministre en exercice, mise en cause dans une affaire de viol.
Je vous conseille de vous rendre sur le site et l'application de Blast si vous aimez le journalisme, le vrai et l'enquête pour découvrir ces éléments et de nombreux documents que nous publions et lire nos informations sur la stratégie mise en place par les conseils du ministre d'Armanin pour museler la presse, sur les rendez-vous en colisse du ministre pour mobiliser des soutiens puissants à quelques jours de son audition au sein de la Macronie et de la SarkoZie a commencé par son mentor Nicolas Sarkozy lui-même ou dans la sphère institutionnelle sur l'action d'un journaliste des mineurs spécialiste du sauvetage en SarkoZie encore quand son chef ou l'un de ses poulins est mise en difficulté dans une affaire judiciaire. Il est également et encore question dans un autre volet document exclusif à l'appui là encore d'un échange entre le parquet et de mystérieux correspondant tenu informé à la minute de l'avancée de la procédure ou d'un expert et de ses antécédents dont la vie va définitivement faire pencher la balance pour conforter l'épouvantable tableau fait de la plaignante. De quoi d'ors et déjà se faire une idée précise de la façon dont Gérald Armanin a finalement été relaxé, vous aussi comme les juges européens. [Musique] Il y a de semaines, le toujours ministre de la justice a tenu à rassurer les Français en leur adressant un message sans ambiguïé.
Les victimes doivent être au centre des préoccupations de la justice. À chaque fois que l'une d'entre elles demande protection aux forces de l'ordre et à la justice et que nous n'avons pas réussi à la protéger, c'est un profond et terrible échec. Ce message répond à l'émotion suscitée par un féminicide, le meurtre d'Inolem, tué par son ex-compagnon dont les alertes n'ont pas été entendu.
Son auteur, ce ministre plein d'humanité, de bon sens, attentif aux attentes des justiciables, tout le monde le connaît. qui s'appelle Gérald Darman. [Musique]
Gérald Darmanin