Punchline - Pour 89% des Français Noël est un moment essentiel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On est avec François de Rugie, Éric Nolo, avec Alexandre de Vecot et Jeffroy le jeune. Noël, on va en parler dans un instant avec Monseigneur Dominique Ray qui va nous rejoindre sur le plateau. Mais c'est vrai qu'on a un petit peu de mal mon cher François du Rugie, à se dire que dans ce pays, il faut désormais faire des efforts pour défendre notre patrimoine culturel et identitaire et que tout est prétexte à stigmatiser en fait.
Non, en fait, on a le droit de d'assumer, de d'être heureux, de fêter Noël et de On disait au début de l'émission, mais j'y reviens parce qu'on sans doute ce message de la part de Monseigneur R. Mais c'est important quand même de pas se brider, de pas s'autocensurer, ce que c'est. Mais est-ce que c'est pas aussi parce que il y a il y a un discours qui prend une place beaucoup plus importante que elle naî en réalité dans la société française où il y aurait en effet des gens qui hésiteraient à dire Noël ou qui feraient exprès de dire bonne fête de fin d'année parce que il voudrait éviter qu'il y a cette espèce de de politique en ce mélange de politiquement correct de walkis de cancel culture on peut appeler ça comme on veut mais on voit bien que ça c'est assez présent dans certaines élites médiatiques et politiques.
Moi je pense que dans la France, quel soit la France, des villages, des grandes villes, des quartiers et cetera, les gens sont assez loin de ça et en revanche, ils sont assez proches de choses simples comme Noël tout simplement et ils ont envie ils ont des envies simples de se retrouver en famille, ce qui est pas toujours facile. On a parlé aussi il y a quelques jours sur un autre plateau des familles divisées parce qu'on dit recomposé mais c'est souvent en fait qu'elles sont divisées avant d'être recomposé. Et donc oui, pour certains ça peut être la chance de fêter deux fois Noël mais pour d'autres ça peut être aussi des Noël qui ne sont pas vraiment en famille.
Moi, je pense que c'est plutôt ça la réalité des Français euh que le fait de se dire bah en fait on ne pourrait plus dire joyeux Noël en France. Enfin, je veux dire qui se dit qu'on ne peut pas dire joyeux Noël en France euh dans la France de 2025 quelquesuns, il y en a quelques-uns qui tentent he Nol, on s'est porté par un parti politique. Moi, je trouve ça inquiétant que ça fasse partie d'un programme, le programme de liquidation des racines d'un pays, de ce qu'est un pays.
Il faut un homme nouveau qu'on appellera l'homme créolisé. On peut plus parler de langue française, on peut plus dire joyeux Noël. Bah écoutez, ce sont vraiment des des des esprits totalites, quoi, sous une espèce un peu, on peut pas dire monsieur Cockrel soit effrayant, mais en fait ce qu'il dit est effrayant.
Moi ça m'effrait. Je fera le jeune. Bah, c'est vrai que c'est moi c'est la première année que euh j'ai je pense que j'ai toujours dit joyeux Noël de manière assez euh assez évidente et cetera.
Et depuis que j'ai pris conscience de cette bataille de Noël, euh je le dis et en ayant l'impression d'être coupable quasiment. Euh donc je pense que tout à l'heure hors antenne quelqu'un a dit euh quelqu'un a dit euh je je pense que c'était François ou Éric mais euh euh a dit euh ça va faire porter une culpabilité, une responsabilité à ceux qui disent joyeux Noël alors que c'était quelque chose qui était avant écrit dans les rues et cetera et euh et et on a l'impression de porter exactement un discours politique en en le disant. C'est très bizarre mais ça me donne envie de continuer du coup.
Évidemment et on accueille Monseigneur Dominique R. Bonsoir à vous. Vous venez nous parler de votre livre Mes choix mes combats, ce que je crois aux éditionsège.
Vous entendez ce débat que nous avons sur joyeux de Noël et le fait que certains veulent censurer cette même expression. Qu'est-ce que vous pensez ? Qu'est-ce que ça dit de l'état de notre société, Monseigneur ?
Euh fondamentalement, une société ne peut se comprendre qu'à partir de ses racines, bien sûr, euh et euh non pas pour faire de la nostalgie et braquer sur le rétroviseur, mais parce que fondamentalement, elle nous explique, hein, et je dirais qu'on soit chrétien ou pas chrétien, naturellement, euh ce passé formé par plusieurs siècles de christianisme, 1500 siècles de christianisme, c'est quand même quelque chose qui qui marque notre société à travers ne serait-ce que les des appellations dans des des des villages, les églises dans sur le territoire qui qui sont là. C'est c'est une mémoire qui qui existe pour nous notre esprit. Donc on peut pas la renier évidemment, on peut surtout pas la nier mais quand même on est dans une société fracturée et vous le savez au combien on est dans une société où voilà on s'antagonise, les gens sont antagonisés.
La lumière qui nous est apportée par ces fêtes de fin d'année et de Noël, elle est pas évidente pour tout le monde, mon seigneur ? Oui, bien sûr. Il y a il a il y a un oubli un oubli du passé, renimement parfois du passé.
On voudrait s'exonérer de de ce qui a marqué notre identité depuis des siècles pour construire un monde nouveau. Mais c'est c'est un leur euh Oui. Parce que on ne peut pas se construire sans savoir d'où on vient.
Exactement. Savoir d'où l'on vient pour aller où on va. Absolument.
Proverbe évident. Rnolo, peut-être une question à Monseigneur. R Oui, justement par rapport à ce mouvement de déniation aussi de la pratique.
Est-ce que vous la est-ce que vous la mesurez ? Alors, on le constate effectivement en même temps qu'il y a, comme disait Herbio Léger, une exculturation du christianisme, hein, une désaffiliation. constate en même temps au niveau des nouvelles générations un regain de monde pour entrer dans l'église, découvrir ou redécouvrir l'église qui est qui est nette dans toutes les communautés.
Ça c'est un phénomène qui n'était pas du tout attendu, prévu et cela pour c'est vraiment d'une ampleur remarquable. C'est une ampleur. Non, je dirais pas que c'est une ampleur considérable, mais c'est un flux qui semble très profondément marquer la la plupart des communautés chrétiennes qui sont très étonnés de ce ce phénomène là et qui montre que on a besoin de se retrouver comme on le disait tout à l'heure une identité, un sens.
Derrière l'ité chrétienne, la quête spirituelle, des aspirations de sens, de transcendance, d'intériorité qui ne sont pas honorées. Et est-ce que c'est pour vous, mon seigneur une réponse au dynamisme d'autres religions, la vivacité d'autres religions ? Je pense à l'islam ?
Est-ce que c'est une réponse, une forme de réponse ? Il y a il y a profondement je pense profondément qu'il y a une attente spirituelle inscrite profondément dans le dans le cœur de l'homme. La question de Dieu est inhérente à la condition humaine.
L'homme ne peut pas ne pas se poser la question de Dieu. Tout cela c'est la question du sens, la transcendance et de la finalité de la vie. Alors euh effectivement il y a des il y a des propositions religieuses diverses et variées, mais euh le le substrat chrétien qui marque notre société euh euh aussi est une invitation à redécouvrir euh cette antécédence.
Hm hm. Je prends le jeune une question à mon seigneur pour pour rester sur la question de Noël euh est-ce que puisque on a été évidemment forgé par le christianisme notre notre histoire notre culture sont profondément imprégné. Noël c'est quelque chose de très important pour les Français et pourtant la pratique baisse énormément.
Il y a de moins en moins de de catholiques. On sent que peut-être la la ce qui a ce qui a accompagné notre pays pendant des années est en train peut-être de disparaître. Est-ce que vous pensez que la période qu'on est en train de vivre en ce moment est propice à ce que les gens retrouvent la foi ou se rapprochent de l'église ou est-ce que on est on est on a basculé dans autre chose qui serait simplement culturel et et déconnecté de la question religieuse ?
Moi je pense que c'est un temps de purification aussi pour pour les chrétiens dans le sens que aujourd'hui euh être chrétien procède d'un choix personnel n'est plus porté par un dira un environnement qui nous conduit à cela. C'est un choix de un choix de vie et de ce point de vue peut-être un temps extrêmement propice pour un rebond du christianisme. Quand on voit l'histoire comme l'histoire des sociétés, ce n'est pas il y aurait une croissance rectiligne, c'est passer par des et des et des relèvements et des rebonds.
C'est ce que je constate aujourd'hui de certaine manière. Dans ce livre, vous dites aussi dans dans ce monde privé de raison de vivre et en perte de sens, l'église rappelle un certain nombre de choses la valeur sacrée de toute vie humaine et de la famille. l'impératif d'une solidarité entre riche et pauvre, qu'il s'agisse des personnes, des nations ou entre les générations et la nécessité d'une vraie justice promotrice du bien commun.
Ce sont des messages essentiels et que parfois notre société oublie. Monseignor, je dirais, il y a aujourd'hui, il y a il y a le défi de de l'identité aussi bien personnelle que collective, hein, qui je suis. Il y a une espèce de d'érance euh actuellement euh savoir euh comment euh me me découvrir hein.
Et je je crois fondamentalement c'est l'apport de au pour moi de la la vie chrétienne, c'est nous permettre d'advenir à nous-même, découvrir profondément qui nous sommes. Et pour cela, il faut un regard qui nous qui nous sollicite, qui nous espère et c'est celui de du Christ. Et en même temps, la question de l'identité est une histoire une question aussi collective.
On voit aujourd'hui dans une fragmentation euh de la vie sociale, mais aussi une atomisation des modes de vie, une privatisation du chacun pour soi l'individualisme. Et donc on a difficulté du faire du nous, du collectif, hein. Et lorsque l'église parle du bien commun, c'est cette requête de pouvoir construire une identité aussi à l'échelle d'une nation, à l'échelle ne serait-ce que d'une d'une commune d'une commune communauté locale.
François Rugie, une question à Monseigner peut-être. Oui, j'avais envie de poser une question alors qui est peut-être un peu politique à certains égards, mais qu'est-ce que vous pensez si vous vous sentez de vous exprimer là-dessus de par rapport au nouveau pape qui est assez discret finalement par rapport à son prédécesseur. Est-ce que vous voyez des différences dans le discours qu'il porte, que ce soit sur la pratique, les rites ou tout simplement sur le message de l'Évangile tel qu'il est porté par le pape actuel par rapport au pape François ?
Moi, je pense que euh le le pape donc Léon euh aujourd'hui et je dirais en face d'un d'un d'un défi qui est qui est l'unité euh dont je parlais il y a quelques instants. Euh la question de la fragmentation touche aussi l'église et euh son propos c'est de rétablir un climat de paix entre les différentes sensibilités, entre les différentes spiritualités. Euh et ça c'est un c'est un très grand défi aujourd'hui.
Comment faire là aussi une véritable communion qui soit symphonique. S'agit pas simplement de euh de d'être sur la même tonalité tout le monde. Il y a il y a le racinement dans la foi, la doctrine de la foi et en même temps une expression qui peut extrêmement variante suivant les situations, suivant les aspirations de chacun.
Donc c'est fait à la paix et puis une attitude, je dirais aussi très prudentielle par le fait queant le pape François qui avait des visions parfois très prophétiques, mais il était dans une gouvernance très très personnelle, subjective, il est autoritaire et il veut quand même camper les positions de l'église sur la doctrine de la foi. Saaugustin marque son sa vie religieuse personnelle. Monseignerait vous raconter d'ailleurs dans ce livre ce qui s'est passé avec le pape François qui vous a demandé de démissionner de votre poste Fréjus Toulon.
Peut-être je fera le jeune là-dessus revenir parce que c'est aussi l'un des motifs de ce livre. Vous expliquez vraiment mes choix, mes combats, ce que je crois. je crois.
Mais j'imagine que cette histoire euh pour vous est une blessure et mais elle ne l''est pas que pour vous, elle l' aussi pour des pour des catholiques dont je fais partie si vous voulez. Euh moi j'ai grandi dans le sud de la France et euh et il m'a j'ai beaucoup été confronté quand vous étiez évêque de Toulon à ce que vous faisiez dans votre diocèse. C'est-à-dire que pour résumer pour les gens qui ont pas vécu ça, Monseigner était connu pour donner par exemple leur chance à beaucoup de communautés très dynamiques qui soient des communautés très nouvelles ou plus traditionnelles mais les dans les deux sens.
Euh et donc quand on était un jeune, moi j'habitais à Avignon, mais je je c'étais pas si loin. Euh j'ai beaucoup été dans des dans des comment avec des communautés que vous avez implanté là-bas. Euh et je vous remercie d'ailleurs parce que ça m'a beaucoup euh formé quand j'étais jeune.
Euh et euh et et pour ça vous avez été durement combattu pour votre franc parler, pour votre pour vos pour certaines de vos positions qui étaient, je pense simplement les positions de l'église mais et votre manière de les défendre. Et vous avez finalement été vous êtes devenu, j'ai l'impression en tout cas de là où j'étais une cible. et je fais partie des gens qui ont été heurtés par cela.
Ça a été un une forme de chemin de croix. Ça a duré longtemps. Euh et aujourd'hui, je voudrais vous demander, je fais aussi partie des gens qui trouvent que l'église de France est pas réellement au niveau où elle devrait être aujourd'hui.
C'est-à-dire que on est très souvent déçu par la la tiédeur ou par le le manque d'engagement dans la dans la cité de de nos évêques. Vous vous étiez l'inverse de ça et vous avez été entre guillemets un peu puni pour ça. Est-ce que vous pensez qu'il y a aujourd'hui la place dans l'église de France pour le feu ?
Il a commencé la Pente-côte et il ne s'est pas il ne s'est pas éteint encore, j'espère. Mais c'est vrai que il y a il y a sans doute des conversions à vivre à tous les niveaux, hein, et au niveau de la hiérarchie aussi de l'église pour que je dirais par rapport à ces réalités qui qui marquent notre société, l'accueil des nouveaux convertis, l'accueil des différentes sensibilités et cetera, un travail qui est de mieux prendre en compte toutes ces réalités, non pas pour les bénir n'importe comment, mais pour pouvoir les accueillir, les accompagner, aider à à leur cheminement et leur intégration dans la vie de l'église. Il y a parfois eu des attitudes de latéralisation hein de ces réalités ou d'exclusion qui ne semblait pas du tout adapté. que notre effort c'est précisément de d'aider toutes ces réalités, les différentes manières de vivre la foi, de pouvoir s'exprimer de manière concertée et avec l'attachement à l'enseignement de l'église pour que ce soit, comme je l'ai dit tout à l'heure, une communion symphonique.
Peut-être une question d'Alexandre de VCO qui n'a pas encore pris la parole peut-être sur le la question de l'euthanasie parce que elle risque de revenir sur le le le le tapis. Qu'est-ce que l'église peut dire y compris en sortant d'un discours peut-être purement religieux sans avoir l'air de prêcher pour sa paroisse mais de prêcher vraiment pour le le bien commun ? Alors vous allez peut-être me dire que le rôle de l'église est prêché pour le bien commun.
Mais quand comment vous vous parleriez à des des gens qui n'ont pas forcément la foi ? qui s'interroge sur cette questionlà. D'abord, le christianisme offre une une découverte de Dieu, mais aussi une découverte ce qu'elle l'homme, l'humain, ce qui fait l'humain et je dirais le grand péril, c'est quand une société décide qui mérite de vivre et qui doit mourir.
Je me rappelle toujours cette rencontre que j'avais eu dans le cadre d'une visite à un hôpital d'une personne que j'avais rencontré, c'était en plein Covid. Elle disait ne pouvait pas bénéficier de visite euh pour m'empêcher de mourir, on m'empêche de vivre, hein. Et euh et donc je crois que c'est cette attache à l'humain, ce qui fait l'humain qui est essentiel dans le propos de l'église par rapport au défis anthropologique aujourd'hui qui qui nous menace.
Et sur ces questions de d'euthanasésie, d'abortement, le début de la vie et à la fin de la vie, l'église rappelle et ça c'est pas seulement pour elle-même, c'est pour la société, la vie est un don de Dieu, on doit la respecter. Euh on a aucune raison de de dire cette vie ne vaut plus la peine d'être vécu de quel titre ? Enfin, on se prend pour Dieu quoi.
On dit "La vite mérite la vie mérite d'être vécue jusqu'au bout d'elle-même, ce qui requiert le soutien et la sollicitude des proches." Tout est dans la fin de cette phrase. C'estàdire si vous êtes seul et abandonné évidemment et si vous êtes au contraire entouré et porté par votre entourage.
Les premières personnes que Jésus tout petit enfant a rencontré, c'est Anne et Siméon des vieillards. C'est dire que lorsque la petite enfance rencontre la grande vieillesse, c'est un message aussi au-delà des mots qui ont été prononcés. Éric Nolo.
Oui, moi il y a quelque chose qui m'a beaucoup frappé dans le casadre du pape François. Évidemment, c'était pas le premier à incarner cette contradic mais entre les messages fondamentaux du christianisme et les réalités du terrain, si j'ose dire. C'est-à-dire que vous pouvez et c'est conforme au messages christiques dire il faut toujours il faut accueillir tout le monde de manière inconditionnelle et puis ça se heurte à des réalités politiques géopolitiques à au fait que les pays accueillent avec plus ou moins de bonne volonté justement ces ces ces migrants.
Est-ce que vous pensez que ça doit évoluer ou qu'on doit rester dans ce message christique absolu ? le message que l'église accueille tout le monde et on doit être dans cette ouverture. Ça c'est voilà, c'est une règle fondamentale.
Ensuite, il y a des attitudes à l'intérieur de l'église qui ont les attitudes pastorales ou de prudence dans le cadre de la vie civique voir dans quelle manière on peut et suivant quelle modalités quelle règles on se donne par rapport à cet accueil pour que cet accueil ne soit pas déstabilisant hein. D'où ce qui a été rappelé par le pape Léon XIV, la nécessité dans les pays de pouvoir permettre à des personnes qui seraient tenté de partir de leur donner les possibilités de de rester sur place. C'est pas ce que j'entendais chez le pape François.
Vous avez l'air d'être dans une ligne un peu différente. Non, ben je je soulignais justement la différence du propos par rapport à ce qu'a dit. Vous avez l'air d'être plus proche du nouveau pape que de l'ancien Léon X.
C'est justement attention première première réalité c'est d'aider personnes qui sont tentées de partir pour des raisons économique on peut comprendre de pouvoir trouver des solutions de pour rester sur place et et sinon on est on a une espèce de de tremblement de terre où on se déplace conctuellement où a plus de stabilité, il y a plus d'identité quoi. Et on reste dans un logique de flux de circulation et je crois que c'est pas c'est pas bon pour notre humanité. Antoine Ruier.
Oui, j'aurais envie de de connaître aussi mon seigneur votre sentiment par rapport à un phénomène dont on parle assez peu en France mais qui en réalité est assez important qui est l'essort de communauté protestante. Je dis de communauté parce que souvent ça se matérialise, on le voit d'ailleurs hein dans l'espace public, dans nos villes, il y a des des des paroisses qui se créent un peu comme ça au coin de la rue hein quasiment. C'est-à-dire c'est c'est parfois des anciens commerces ou des anciens hangars qui deviennent euh des communautés protestantes mais qui d'ailleurs souvent bousculent un peu la Fédération des des protestants de France qui elle avait des des un autre une autre forme d'organisation.
Comment est-ce que vous voyez ça ? parce que c'est c'est une forme de de christianisme mais qui qui vient un peu concurrencer aussi la religion catholique est souvent liée d'ailleurs, on peut le dire aussi à à l'arrivée de de population d'origine étrangère qui porte enfin importe aussi un peu des traditions qui existent dans dans d'autres régions du monde notamment en Amérique ou en Afrique. Oui.
Donc quand on parle d'univers protestant, c'est une nébuleuse entre les églises attachées à l'église réformée, des lutériens, des calvinistes, des églises évangéliques très nombreuses. Voilà. Euh en réalité, bon ce phénomène est très présent effectivement dans des des lieux d'immigration en particulier. on la voit dans la en lieu parisienne et ailleurs.
Mais c'est lié, je crois à des choses qui sont très fondamental qu'on retrouve dans le dans ces églises évangéliques. D'abord une approche très très affective, hein, de de la foi, hein, par rapport à à l'isolement dans lequel ces populations peuvent se retrouver. C'est un c'est un lieu de de non pas de mixité sociale, mais je dirais de de pouvoir trouver des fraternités, construire une fraternité alors que ce sont des personnes isolées.
Euh donc c'est des lieux de fraternisation, on pourrait dire, ces communautés. Et puis je dirais, c'est une expression très très libre, parfois très émotionnelle de la foi, très directe aussi. Euh on dit dans le langage chrétien charismatique, l'annonce Dieu m'a touché, Dieu veut toucher et voilà. des choses qui sont très directes et très simples euh qui doivent aussi nous interpeller nous dans une foi qui est parfois un peu formelle, un peu rituel et qui manque d'expressivité hein.
Mais c'est un phénomène qu'on a on a du mal à saisir parce que ces ces églises sont pas hiérarchiques, hein. H et alors il y a des collaborations parfois qui se trouvent mis en place sur le terrain mais c'est un quelque chose qui qui qui nous interpelle effectivement. Merci beaucoup monseigneur Dominique Red d'être venu ce soir parler de ce livre mes choix mes combats, ce que je crois avec la contribution de Samuel Prot et Henric Lindol.
C'est bien cela et c'est aux éditions merci à vous. Merci François de Rugie, Eric Nolo Alexandre le jeune Monseigneur Royeux Noël à Joyeux Noël [rires] c'est vous qui allez nous le dire peut-être pour terminer mon seigneur voilà mais bien sûr joyeux Noël et à travers l'avènement du B6 Saveur sous le visage d'un petit enfant bah ça nous invite comme le disait Bernanos à retrouver l'enfant qui est en nous voilà c'est c'est une belle grâce et un beau signe d'espérance que personnifie l'enfant merci beaucoup pour ce message d'espérance dans un instant c'est Pierre de Ville qui va continuer à le porter sur Europell sur c News.
Marina Ferrari