Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 19 décembre 2025 59 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

Les légendes de tous les écrans - C à Vous l’intégrale - 19/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pierre, vous êtes à la maison. Mais c'est votre 1re fois en tant qu'invité.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Dominique, c'est votre 1re fois aux côtés de P. Lescure en tant qu'invité.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    J.-L. Azoulay, on a appris aujourd'hui la mort de C. Berda.

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pierre, vous avez côtoyé C. Berda au cours de votre carrière.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Ca vous fait quoi de revoir ces images?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Vous avez une idée de produire des disques, qui ont immédiatement cartonné.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00M. BouhafsiFait
    « Inoxtag est notre invité. A ses côtés, 2 légendes de la télévision française. »
  • 5:00M. BouhafsiFait
    « Il n'a peur de rien. A 23 ans, il a gravi l'Everest, survécu dans la jungle. »
  • 6:00M. BouhafsiChiffre
    « Sa chaîne YouTube cumule plus de 10 millions d'abonnés. »
  • 8:00M. BouhafsiFait
    « Il a eu mille et une vies. Cofondateur de Canal+, coprésident du PSG, du Festival de Cannes... »
  • 10:00M. BouhafsiFait
    « On lui doit les sitcoms des années 90. Il a bouleversé les programmes jeunesse le 2 septembre 1987. »
  • 12:00M. BouhafsiChiffre
    « AB Productions, c'est combien de personnes? - C. Berda: 1300 personnes. »
  • 14:00M. BouhafsiChiffre
    « Vous faites combien d'heures de programmes par an? - C. Berda: Cette année 93, 4000 heures aux différentes chaînes mondiales, pour environ 1/3 en France. »
  • 16:00M. BouhafsiFait
    « Le jour de la naissance du Club Dorothée, c'était l'anniversaire de vos 23 ans. »
  • 18:00M. BouhafsiChiffre
    « 40 à 60 % de part d'audience en moyenne pour le Club Dorothée. »
  • 20:00M. BouhafsiChiffre
    « Le 1er tome est sorti l'an dernier. C'est un énorme succès. Vous êtes numéro 1 des ventes de livres, de mangas, juste derrière un président de la République, 100 000 exemplaires... »
  • 24:00M. BouhafsiChiffre
    « Beau geste, environ 500 000 spectateurs. C'est un gros succès pour un magazine culturel. »
  • 28:00M. BouhafsiFait
    « On était allés le voir. On lui a dit: On a un problème, le président. Tout le monde veut aller aux obsèques de Bruno dans le sud de la France. »
  • 30:00M. BouhafsiFait
    « Vous dites que vous avez découvert la cuisine dans le restaurant de vos parents mais que ce n'était pas de la grande cuisine. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - M.Bouhafsi: On est de retour en direct jusqu'à 21h.

V.Blanchet, vous avez trouvé le péché mignon de notre prochain invité, D.Farrugia. - Je pense.

On a plutôt l'habitude de travailler les ravioles de xistora. On va faire des cacio e pepe. - M.Bouhafsi: On va se régaler.

Au menu ce soir, l'idole de toute une génération. Il n'a peur de rien. A 23 ans, il a gravi l'Everest, survécu dans la jungle.

Sa chaîne YouTube cumule plus de 10 millions d'abonnés. Inoxtag est notre invité. A ses côtés, 2 légendes de la télévision française.

Le 1er est comédien, producteur, a créé Les Nuls. C'est D.Farrugia.

Le second fait partie des chroniqueurs phares de "C à vous" depuis plus de 10 ans. Il a eu mille et une vies. Cofondateur de Canal+, coprésident du PSG, du Festival de Cannes...

C'est P.Lescure. D'abord, un hommage à un génie de la télévision.

C.Berda s'est éteint aujourd'hui à 78 ans. On lui doit les sitcoms des années 90.

Il a bouleversé les programmes jeunesse le 2 septembre 1987. ... - Dorothée: C'est bon de revenir.

Bon de redécouvrir tout son horizon...

C'est bon de retrouver ses amis réunis comme une grande famille, de savoir avant tout qu'ils sont là, près de vous. - M.Bouhafsi: Jackie, J.-L.Azoulay, P.Lescure et D.Farrugia sont nos invités.

Bonsoir. On est fiers de vous recevoir. 4 légendes du PAF qui ont révolutionné la télévision française.

Pierre, vous êtes à la maison. Mais c'est votre 1re fois en tant qu'invité. - P.Lescure: Je suis tout ému! - M.Bouhafsi: Vous présentez la 4e saison de "Beau geste" sur France 2.

Dominique, c'est votre 1re fois aux côtés de P.Lescure en tant qu'invité. On va revenir sur vos 40 ans d'amitié et vos années à Canal+.

C'est un bon programme? - D.Farrugia: Parfait, je suis très content.

Ca me fait plaisir. - M.Bouhafsi: J.-L.Azoulay, on a appris aujourd'hui la mort de C.Berda.

Vous aviez fondé avec lui l'empire AB Productions. A comme Azoulay, B comme Berda, connu pour le "Club Dorothée", et ses sitcoms cultes. Vous vous êtes connus quand vous étiez étudiants.

Vous dites que vous avez perdu un frère. - J.-L.Azoulay: On s'est connus alors qu'il était étudiant à Dauphine et j'étais étudiant en médecine.

J'avais fondé le club de S.Vartan. Le père de Claude avait monté les boutiques de S.Vartan.

Il nous hébergeait. Claude et moi, on s'est connus à ce moment-là. On est devenus copains dès le départ.

Ensuite, quelques années après, quand Sylvie est partie à Los Angeles et que je ne savais pas trop quoi faire, j'ai rencontré Claude. On a commencé à faire des disques. - M.Bouhafsi: Jackie, vous êtes une figure légendaire du "Club Dorothée".

Dorothée a dit sa peine immense. ...

Vous partagez sa peine? - Jackie: Complètement. Je suis très ému et triste. - M.Bouhafsi: Pierre, vous avez côtoyé C.Berda au cours de votre carrière.

Vous gardez quel souvenir de lui? - P.Lescure: Je garde surtout le souvenir de l'humanité, de l'enthousiasme de cet homme, et surtout son caractère novateur.

C'est sans doute le premier à la télé nouvelle des années 80 qui a eu le bon équilibre entre les contenus d'abord et savoir les distribuer au mieux à toutes les générations et à toutes les heures. - M.Bouhafsi: Il était très fier de ce que vous aviez accompli ensemble, Jean-Luc. - AB Productions, c'est combien de personnes? - C.Berda: 1300 personnes.

On espère rapidement doubler. - Vous faites combien d'heures de programmes par an? - C.Berda: Cette année 93, 4000 heures aux différentes chaînes mondiales, pour environ 1/3 en France. - Quand on dit que "Hélène" est un phénomène marketing, ça vous inspire quoi comme réflexion? - C.Berda: Je ris. - M.Bouhafsi: Il avait grandi au Maroc et était arrivé en France à 15 ans.

Il a souffert de l'antisémitisme. Cette blessure profonde ne s'était jamais vraiment refermée. - J.-L.Azoulay: Il en riait.

On est antisémite ou on ne l'est pas, on s'en fiche, on est des êtres humains...

Ce qui nous intéresse, c'est notre travail. On n'a jamais été très préoccupés par ces questions. On l'appelait "le marchand de merguez", "le marchand de jeans"... - M.Bouhafsi: Ca vous fait quoi de revoir ces images? - J.-L.Azoulay: Il est toujours présent dans notre esprit.

C'était un entrepreneur extraordinaire, un phénomène, un garçon avec qui rien n'était impossible. J'avais des idées folles. Grâce à lui, on les réalisait.

Il faisait en sorte que ça devienne réel. - Jacky: Ils étaient complémentaires. Jean-Luc était l'artiste et Claude gérait tout. - J.-L.Azoulay: J'étais le fou dangereux. - M.Bouhafsi: Tout de suite, E.Eméyé nous parle de C.Berda et de l'héritage d'AB Productions. - E.Eméyé: Vous deux, comme Dorothée, avez perdu un frère.

Le monde de la télévision perd l'un de ses plus grands bâtisseurs. C.Berda n'était pas forcément connu de tous.

On vous connaît mieux, J.-L.Azoulay.

Vous étiez la signature créative, celui dont le nom apparaissait au générique. C'est ensemble que vous avez inventé une nouvelle façon de faire de la télévision. Tout a commencé en 1987 avec le "Club Dorothée", une émission quotidienne entièrement pensée pour les enfants, qui devient un rendez-vous incontournable. - Allô, Dorothée, tu m'entends? - Bienvenue au "Club Dorothée".

Un "Club Dorothée" exceptionnel. - Je vais t'offrir "Le hit-parade des enfants" et le disque des Musclés. C'est un peu une punition... - Pour l'amour d'un garçon... - E.Eméyé: Les chroniqueurs de cette table auront reconnu quelques-unes de leurs séries favorites.

La première, celle qui a ouvert la voie à toute une génération de sites comme AB Productions, c'était "Premiers baisers". Une série qui installe un style et un univers reconnaissables qui marquera les années 90. - J'ai jamais vu un type aussi beau. - La dernière fois que tu m'as dit ça, il avait la figure couverte de boutons. - Là, c'est pas pareil.

J'avais mes lunettes. - Il nous a même pas regardées et il est copain avec les garçons. - Remarque, il y a au moins une bonne nouvelle: il s'intéresse pas plus à Isabelle. - L'important dans la drague, c'est d'y croire. - A toi de jouer. - E.Eméyé: Le succès a été immédiat.

Ont suivi "Hélène et les garçons", "Le Miel et les Abeilles" ou encore "Salut les Musclés". Les sitcoms rythment la fin d'après-midi, les goûters et voient naître les premières idoles. On crée une télévision populaire accessible, qui parlait directement à la jeunesse, à une époque où la télé rassemblait encore toute une génération devant le même écran.

Berda, c'était une vision industrielle de la télévision, mais surtout une intuition très forte du public. On peut saluer son héritage qui a contribué à créer une télévision avec laquelle des millions d'enfants ont grandi. - J.-L.Azoulay: Merci.

C'est gentil. - M.Bouhafsi: Vous avez créé AB Productions avec C.Berda en 1977.

Vous l'avez rencontré par l'intermédiaire de S.Vartan. Son père avait une entreprise de jeans... - J.-L.Azoulay: Il avait hérité de cette entreprise.

Il s'ennuyait un peu. - M.Bouhafsi: Au départ, vous étiez spécialisés dans la production de disques.

Le disque qui vous a lancés, c'est un album avec le pape. - Jacky: C'est là où je t'ai rencontré. - J.-L.Azoulay: C'était l'époque du disco.

On avait fait "Mustafa" en disco. Claude me dit qu'il faut des vedettes. Qui est la plus grande vedette du monde?

Le pape. "On va l'appeler." On a appelé le Vatican et on est tombés sur des gens très attentifs, ouverts.

On a signé un contrat avec le Vatican nous permettant d'exploiter et de vendre dans le monde entier la messe du pape. Ca s'est très bien passé. - M.Bouhafsi: Vous avez aussi repéré Dorothée alors qu'elle animait une émission pour les enfants sur Antenne 2.

Qu'est-ce qu'elle avait de plus? - J.-L.Azoulay: Elle avait un peps.

Il y a des gens qui sont faits pour être des vedettes. On a commencé comme ça avant qu'elle commence "Récré A2". Nos premiers pas à la télévision, ça a été avec France 2, France Télévisions.

On produisait le son et France Télévisions produisait les images. - M.Bouhafsi: Vous avez une idée de produire des disques, qui ont immédiatement cartonné. - C'est comme un tremblement de terre...

Allô, allô, monsieur l'ordinateur? Dites-moi, dites-moi où est passé mon coeur. - Ouh, la menteuse, elle est amoureuse... - Et mes chaussettes rouges et jaunes à petits pois. - M.Bouhafsi: Dorothée a fait 42 Olympia, 54 Zéniths de Paris, 50 Paris-Bercy, vendu plus de 20 millions de disques.

En 1987, E.Mougeotte et P.Le Lay vous ont fait venir sur TF1 pour piloter l'unité jeunesse.

Vous avez eu l'idée de créer le "Club Dorothée", avec des membres phares, des stars, Jacky, aux côtés d'Ariane, Patrick et Cordier. - J'ai le choix entre 3 personnes. - A. - Je le mets où? - M.Bouhafsi: Vous gardez quel souvenir de cette époque?

Le succès a été foudroyant tout de suite. - Jacky: Ca a été assez immédiat. Au départ, on avait juste le direct.

On faisait des quotidiennes après. Après, on a fait "Pas de pitié pour les croissants". - J.-L.Azoulay: Le "Jacky Show". - M.Bouhafsi: Vous n'avez pas eu conscience tout de suite de vivre une révolution. - Jacky: On était en tournée jour et nuit. - J.-L.Azoulay: On avait plein d'idées.

Claude, par sa puissance, réussissait à les rendre possibles. Pour avoir des idées, il faut des contrats, de l'argent. Il rendait nos rêves possibles par sa force, son intelligence, sa puissance de conviction.

Il avait une puissance de conviction énorme. - Jacky: Il avait une élégance... - M.Bouhafsi: Pierre, vous étiez déjà patron à l'époque.

Je connaissais la révolution, la folie, la ferveur et l'engouement. J'ai découvert les chiffres de part d'audience. 40 à 60 % de part d'audience en moyenne pour le "Club Dorothée". - P.Lescure: On se partageait les miettes! - M.Bouhafsi: Le jour de la naissance du "Club Dorothée", c'était l'anniversaire de vos 23 ans. - D.Farrugia: Un peu plus. - M.Bouhafsi: C'était une révolution, à l'époque. - D.Farrugia: Pour moi, non.

Pour vous, oui. 87, vous dites? On faisait "Objectif Nul".

On a tourné ça entre 87 et 88. J'avais malheureusement passé l'âge de regarder la télé l'après-midi. Ces parts d'audience sont dingues. - P.Lescure: C'est historique. - D.Farrugia: Vous allez recevoir Inoxtag.

C'est lui qui a ce genre de parts d'audience, aujourd'hui. On fait de la télé... - P.Larrouturou: Vous êtes sûr?

Il est très fort chez les jeunes, mais à cette époque, ça fédérait les jeunes et leurs parents. - Jacky: C'était un programme familial. - D.Farrugia: Je ne pense pas qu'il n'y a que des gamins qui regardent Inoxtag. - P.Larrouturou: Ce n'est pas aussi fédérateur. - D.Farrugia: Le problème aujourd'hui...

On regarde YouTube seul et pas à plusieurs. Ce n'est pas de l'écoute conjointe, comme on dit en marketing. - M.Bouhafsi: Ce qui est fou, c'est qu'on vous parle du "Club Dorothée" dans la rue. - Jacky: Tous les jours. ils me disent: "C'est vous, du 'Club Dorothée '." - D.Farrugia: C'est des audiences de match de football, toute la semaine. - M.Bouhafsi: Le coup de génie du "Club Dorothée" d'AB Productions, c'est les sitcoms faites maison. - Bien dormi? - Déjà debout? - Tu m'a toujours appris que la fortune appartenait aux gens qui se levaient tôt, et j'ai bien l'intention d'être riche. - N'oublie pas que tu as l'honneur des Musclés à défendre. - Reste décontracté. - C'est vous, monsieur Framboisier?

Vous n'avez toujours pas retrouvé mon sifflet? - En voilà une... - M.Bouhafsi: J'aimerais revenir à l'émotion de la disparition de C.Berda.

Il disait que la plus grande fierté de sa vie était d'avoir reçu un coup de fil du directeur de l'Alliance française à Moscou, assailli par les inscriptions de français... - J.-L.Azoulay: Hélène est toujours une star à Moscou, en Russie.

Il y avait des gens qui attendaient devant son hôtel. C'était pareil en Finlande, en Suède...

On a fait monter le nombre de gens qui apprenaient la langue française. C'était un phénomène mondial. On correspondait à une époque.

Je pense qu'on était importants parce qu'on fédérait les jeunes. On donnait un socle commun. Il n'y a plus de socle commun.

Les jeunes sont sur TikTok, YouTube. Ils étaient tous sur la même longueur d'onde. - A.Bégot: Il y avait aussi les mangas, comme "Dragon Ball".

Ca a suscité un certain nombre de critiques, à commencer par une femme politique bien connue. - S.Royal: Trop, c'est trop.

Beaucoup de personnes pensent comme moi et n'osent pas le dire de peur de se ridiculiser. Les séries sont parfois beaucoup plus violentes que les films. Il faut parler des dessins animés, notamment japonais, qui sont exécrables, terribles.

Un jour, je suis rentrée à la maison et mon fils de 3 ans et demi m'a dit: "Maman, je te casse la tête." Je lui ai dit: "J'espère que tu vas me la recoller, après." - J.-L.Azoulay: Je peux vous faire une confidence?

Elle avait dit qu'il fallait revenir à l'époque de "Bonne nuit les petits". Le créateur du "Club Dorothée" avait créé "Bonne nuit les petits". C'est pareil...

On fait de la télé. Elle a dit qu'elle avait fait ce livre pour se faire de la publicité. Elle était jeune, c'était une jeune députée...

Il fallait bien qu'on parle d'elle. - M.Bouhafsi: Il y aura un spectacle autour de Dorothée... - J.-L.Azoulay: Elle revient sur scène. - M.Bouhafsi: Jacky, ça ne vous manque pas, cette nostalgie de l'époque? - Jacky: Bien sûr que ça me manque.

On a fait plein de choses... - J.-L.Azoulay: Il est trop vieux, maintenant! - Jacky: Attends, j'ai 103 ans! - J.-L.Azoulay: Tout ça, c'est grâce à Claude.

S'il n'avait pas été là, on n'aurait pas fait tout ça. Il fallait son énergie, associée à la nôtre, pour y arriver. Vous faites tous de la télévision.

C'est compliqué d'avoir des budgets, de continuer à faire des choses. Claude avait une puissance de conviction. Ce n'est pas l'argent qui le guidait, mais l'envie de gagner. - M.Bouhafsi: Restez avec nous.

Le prochain invité est un héritier du "Club Dorothée". Même s'il n'a pas connu les images, il en a sans doute profité. Il est fan de mangas et de la culture japonaise. "Kaizen", ça vous dit quelque chose? - D.Farrugia: On parlait Inoxtag...

C'est ça. - M.Bouhafsi: C'est une philosophie japonaise qui consiste à constamment s'améliorer, petit pas par petit pas.

C'est aussi le mantra d'Inoxtag, qui a réussi l'exploit de gravir l'Everest après seulement un an d'entraînement. - Il y a une surprise dedans. - Inoxtag: Mes darons, j'ose pas leur dire que je les aime, mais quand j'étais en train de monter, je me chiais dessus.

Putain, qu'est-ce que je les aime! - M.Bouhafsi: La star des créateurs de contenu, Inoxtag, est notre invité.

Il vient de se passer quelque chose. Vous n'étiez même pas rentré sur le plateau que D.Farrugia applaudissait. - D.Farrugia: Je suis un vrai fan.

Ce qu'il a fait est énorme. - M.Bouhafsi: Inès Benazzouz, c'est votre nom.

Inoxtag, c'est votre nom de scène. Vous avez 23 ans et vous êtes l'un des youtubeurs français les plus célèbres. Près de 10 millions d'abonnés sur votre chaîne YouTube, 6 millions d'abonnés sur Instagram et TikTok.

Vous venez présenter le 2e volet de "Instinct", un manga que vous avez écrit avec vos 2 coauteurs, Charles Compain et Basile Monnot. - J.-L.Azoulay: Et nous, on n'a rien? - M.Bouhafsi: Mais si, je vais vous l'offrir après... - Inoxtag: Mets-le à l'endroit! - M.Bouhafsi: Quelques mots sur cette aventure exceptionnelle.

On vous a beaucoup parlé de cette aventure dingue, "Kaizen". Gravir l'Everest après un an d'entraînement. 46 millions de vues sur YouTube... - Inoxtag: C'était un des plus beaux projets de ma vie.

C'était que des bons souvenirs. C'est dans cette démarche que je continue d'essayer de trouver de nouvelles choses. On s'est vus la dernière fois, on avait traversé l'Atlantique sur un autre documentaire que j'ai sorti sur ma chaîne après "Kaizen"...

Il y a 3 semaines, en annonçant la sortie de "Instinct", on était avec la Légion étrangère en train de s'entraîner...

On m'a fait la misère. J'ai mangé des escargots, des serpents... - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qui pousse un jeune homme de 22 ans à se dire qu'il va gravir l'Everest? - Inoxtag: Ca a toujours été dans ma mentalité.

Avec Charles et Basile, on s'est dit qu'on allait faire un manga. Depuis que je suis petit, je lis des shonen, des mangas. C'est la même culture.

Je suis un peu plus jeune...

Je regardais "Dragon Ball Z Kai" sur Game One. Il n'y a plus Game One, malheureusement...

Le rêve de Luffy, dans "One Piece", c'est de devenir Le roi des pirates. "Kaizen", c'était un de mes rêves. Faire le tome 3, le tome 4, la série d'animation... - M.Bouhafsi: Vous êtes très inspirant pour les jeunes.

J'ai le tome 2 de "Instinct" entre les mains. Le 1er tome est sorti l'an dernier. C'est un énorme succès.

Vous êtes numéro 1 des ventes de livres, de mangas, juste derrière un président de la République, 100 000 exemplaires...

On dit que les jeunes ne lisent plus. Ca, c'est une porte d'entrée pour lire. - Inoxtag: Je remercie infiniment ma communauté, qui me pousse à développer ce genre de projet.

Ca me fait plaisir de voir des jeunes retourner en librairie. Il y a beaucoup de gens qui regardent des séries d'animation et encore beaucoup de gens qui aiment le papier, le manga. Ca fait plaisir de pouvoir attirer les jeunes en librairie, avec tous les enjeux sur le livre papier...

Je suis trop heureux. L'étape finale, ce serait de faire une série d'animation. Charles est un passionné.

C'est sa vie. Il m'a dit que son rêve était de faire un manga et on l'a fait ensemble. - M.Bouhafsi: Chers parents, chers grands-parents, on est à 4 ou 5 jours de Noël.

Ca, c'est un beau cadeau. On va raconter l'histoire de "Instinct". C'est un jeune homme de 19 ans qui a la capacité de percevoir l'aura et les intentions des personnes alentour.

C'est plus une malédiction qu'un don. Ca le confronte en permanence à la vraie nature des humains, jusqu'à sa rencontre avec une jeune fille mystérieuse. Mon pitch est bien? - Inoxtag: Il est super.

Dans la vie, on arrive tous à sentir les choses, des fois. On a un peu un instinct en nous. Des fois, on nous dit: "Non, ne fais pas ça." Il y a des gens où on se dit...

En écrivant "Instinct", on s'est dit qu'on allait faire un personnage un peu reconcentré sur lui-même, qui n'a plus confiance en personne et qui va devoir s'ouvrir, s'intéresser aux autres pour s'améliorer. - M.Bouhafsi: Il a quoi de vous, ce personnage? - Inoxtag: Un soir, je suis rentré au studio en parlant à Basile.

Je lui ai dit: "Je sais pas pourquoi, je sens des mauvaises intentions, des mauvaises énergies." Parfois, il me dit: "Pourquoi tu as choisi ce gars sur le projet?" Je lui dis que c'est l'instinct.

Il y a une bonne énergie sur ce plateau. C'est ce qu'on a envie de dégager aussi à travers les vidéos, les contenus qu'on fait. Il y a beaucoup de négatif.

On entend souvent parler des mauvaises choses. L'être humain s'attarde souvent sur le négatif. A travers mes projets, ceux de mes équipes, j'ai envie de diffuser des bonnes choses, des bonnes vibes. - M.Bouhafsi: Vous êtes très engagé, jusqu'à partir au Japon plusieurs semaines et même jusqu'à vous battre. - Il va juste attendre. - Inoxtag: C'est trop. - E.Eméyé: Vous n'avez que 23 ans, mais déjà 11 ans de carrière derrière vous.

Votre 1re vidéo sur YouTube, vous aviez 13 ans à peine. Ca donnait ça. - Inoxtag: On se retrouve pour ma première vidéo sur YouTube.

Je m'appelle Inoxtag...

Ca pue la merde. Merci de m'avoir donné un revolver. C'est bon, on monte assez haut.

Personne croyait en moi. On était 20 000 sur le live, personne Pensait que j'allais gagner. Là, top 1.

Que des bons souvenirs! - E.Eméyé: Les productions ont gonflé, au point d'atteindre 1 million d'euros.

C'est la production pour "Kaizen". La télévision se porte de plus en plus mal. Est-ce que vous avez l'impression que vous faites ce qui était de la télévision? - Inoxtag: Je pense qu'il y a un mixte entre de la télévision, de l'authenticité...

C'est un mix. J'essaie de transmettre des messages à travers mes vidéos, là où avant, j'aimais bien jouer aux jeux vidéo...

Je veux faire des choses plus profondes, maintenant. Plus ça va avancer, plus je veux faire des projets qui divulguent des messages. - M.Bouhafsi: Vous avez un lien avec le public grâce aux messages que vous transmettez, vivre ses rêves, le déplacement...

Une polémique touche les créateurs de contenu. Léna Situations, une énorme star, en fait les frais après des propos qu'elle a tenus dans une interview dans "Popcorn" sur Twitch. Elle a reçu des messages de mort.

C'est inévitable? Elle a eu un échange avec un autre créateur de contenus, Anyme. C'est ça, la conséquence de ce que vous vivez? - Inoxtag: On est exposés sur les réseaux sociaux.

Chaque parole peut avoir des impacts, des bons impacts, pour transmettre des bons messages, mais des fois, ça peut se retourner contre nous. Des fois, il y a des non-dits. - M.Bouhafsi: Qu'avez-vous envie de dire à ces jeunes qui vous suivent et qui sont capables de la menacer de mort? - Inoxtag: Le harcèlement, sur Internet ou dans la vraie vie, c'est quelque chose qu'il faut combattre.

Il y a beaucoup de harcèlement dans les écoles et sur les réseaux car on se cache derrière les écrans. J'ai envie de te dire que j'ai envie qu'il n'y ait plus de harcèlement. C'est aux créateurs de contenus de dire ce message à ceux qui nous suivent.

Chaque message sur Internet peut être considéré comme du harcèlement et peut avoir des impacts de fou. Des gens qui diffusent des informations secrètes sur des créateurs ou des influenceurs, ça peut avoir des répercussions dans la vraie vie, avec des cambriolages, ce genre de choses. Il y a le harcèlement sur Léna Situations...

C'est les dérives d'Internet. - J.-L.Azoulay: La différence avec la télévision, c'est que le téléspectateur ne peut pas intervenir.

Il est passif. - Inoxtag: On peut mettre un commentaire directement sous une vidéo. - M.Bouhafsi: Souvent des commentaires horribles ou désobligeants.

On vous garde jusqu'à 21h. Merci d'avoir accepté notre invitation pour rendre hommage à C.Berda.

C'est le cofondateur du "Club Dorothée". On pense à ses proches et à sa famille. Jacky, vous serez sur la scène du Palais des Congrès pour "Stars Manga", un spectacle produit par J.-L.Azoulay!

On retrouve les génériques cultes des mangas des années 80 et 90. On va se concentrer sur les 2 joyeux larrons à gauche, P.Lescure et D.Farrugia.

Vous animez "Beau geste" sur France 2. Vous racontez de façon incomparable les histoires et le lien fort que vous avez avec vos invités. - P.Lescure: Vos premiers chocs de cinéma, vos premiers héros? - "Mon nom est Personne".

Il y a des westerns. Je ne voulais manger que des haricots. - On y va en slibard.

Tu nous rejoins? Il y a quelques vieilles actrices derrière lui qu'on n'a pas vues depuis longtemps. - Vous aviez des notes.

Vous ne les avez pas regardées car vous avez bossé. - P.Lescure: C'était parce que je voulais vous regarder dans les yeux.

Je t'aime. - Allez! - M.Bouhafsi: Il y a beaucoup d'amour dans cette émission.

C'est un vrai succès d'audience. "Beau geste", environ 500 000 spectateurs. C'est un gros succès pour un magazine culturel.

Ce n'était pas évident pour vous de revenir avec un programme de cinéma? - P.Lescure: D'un coup, j'ai eu la pétoche quand Stéphane Sitbon-Gomez m'a proposé ça.

Vu mon âge, je me suis dit que si je me plantais sur une émission de télé...

Quand on se plante sur une émission de télé, on dit qu'on ferait mieux la prochaine fois, mais finir comme ça, ce serait cloche. J'avais la pétoche. On ne voulait pas faire une émission où on serait autour d'une table pour parler de cinéma.

On voulait aller sur les plateaux, là où se fait le cinéma. On voulait montrer des images de cinéma en essayant d'avoir la qualité de l'image qu'on a derrière l'écran. - M.Bouhafsi: Vous êtes bilingue car vous avez passé beaucoup de temps aux Etats-Unis. - D.Farrugia: C'est pas gentil! ... - M.Bouhafsi: Vous vous êtes inspiré des plus grands. ...

Applaudissements. - M.Bouhafsi: Il aurait pu être président, P.Lescure? - P.Lescure: Je m'en sors par le body language, sinon, l'accent... - D.Farrugia: Certains font exprès, comme E.Macron. - M.Bouhafsi: Qui parle un très bon anglais.

Impossible de ne pas revenir sur les années Canal et l'âge d'or de la télévision. Inoxtag n'était même pas encore une idée. Vous avez fondé Canal+ en 1984.

Vous aviez une page blanche au commencement de la chaîne. Il y avait tout à construire. Vous pouviez imaginer ce qu'elle deviendrait et que 40 ans après, on parlerait toujours de l'esprit Canal+? - P.Lescure: Non.

C'est ce que fait Inoxtag. L'idéal est d'avoir une page blanche. On a eu la chance d'avoir une page blanche.

Donc, il fallait faire payer. Il fallait des trucs neufs. Tu cherches tout ce qui n'a pas été fait.

Tu vas chercher un truc qu'on n'a pas encore vu ou tu réunis des équipes qui n'existent pas encore. - M.Bouhafsi: Vous avez travaillé dès 1984, dès le lancement, Dominique. - D.Farrugia: Je suis arrivé à 20 ans. - M.Bouhafsi: Quel souvenir vous gardez? - D.Farrugia: C'est magique.

C'est une chance folle d'avoir 20 balais, de mentir à A.de Greef...

Je lui ai dit...

A l'époque, on faisait son service militaire. Je ne l'avais pas fait. Je ne lui ai pas dit.

Il m'a engagé. Après, j'ai essayé de me faire réformer. J'ai réussi car j'ai un dixième de vue dans l'oeil droit, ce qui est totalement con...

Ce qui est fou, c'est d'avoir eu autant de talents autour d'une chaîne, d'avoir eu Pierre, A.de Greef, qui, pour moi, est celui qui connaissait le mieux la télévision linéaire. Il a inventé un truc.

Il a vu qu'il y avait un trou entre 19h55 et 20h03. Je vous assure. C'est le vrai truc.

Il a diffusé d'abord le JTN puis les "Guignols". C'est resté 15 ans à l'antenne. Ca faisait des cartons.

Ca passait au moment de la publicité ou des titres sur les journaux télévisés. C'est un temps qu'on ne connaît plus, mais...

Il y avait mon camarade...

La 1re fois que je suis allé dans son bureau, je ne faisais pas le con. Je ne savais même pas qu'ils me connaissaient. Ils m'ont proposé de faire des bandes-annonces.

On a l'impression que c'est connu mais à l'époque, on ne faisait pas de bandes-annonces. On faisait des bandes-annonces sur les films qu'on passait, parce qu'on passait des films! - M.Bouhafsi: Pierre connaît tout le monde, les stagiaires, les membres de la rédaction...

Vous dites que sans P.Lescure, vous ne seriez pas là aujourd'hui? - D.Farrugia: Sans A.de Greef et P.Lescure, je n'aurais rien...

C'est compliqué de faire ça. Je ne voulais pas faire ce genre de truc. - P.Lescure: Je ne suis pas là. - D.Farrugia: Mais tu es là.

En plus, on avait un déjeuner prévu de longue date à midi. - P.Lescure: Tu veux dire qu'on n'a plus rien à se dire? - D.Farrugia: Ils m'ont ouvert des portes qui m'étaient fermées.

Ils m'ont expliqué ce qu'était un talk-show de 3e partie de soirée. On échangeait énormément. Il y a un vieux mythe...

On faisait les émissions sur un coin de table ou à la machine à café...

Non. On réfléchissait. On parlait énormément.

Quand B.Carette nous a quittés, on s'appelait Les Nuls. On voulait arrêter.

A.de Greef nous a demandé de ne pas nous arrêter. - M.Bouhafsi: En 1987, vous fondez Les Nuls avec C.Lauby, A.Chabat et B.Carette.

Pierre, c'était votre idée, au début. Les sketchs des Nuls sont devenus cultes. - Comment on fait les bébés?

Papa, c'est quoi, cette bouteille de lait? - C'est ta mère. Ca, c'est ma bite.

Voilà comment on fait les enfants. Il suffit de demander. - Lactel vous montrera comment on fait la diarrhée avec Lactel cacao. - A.Bégot: Vous parlez souvent du rire de Pierre. - D.Farrugia: Quand il riait, on l'entendait et ça nous rassurait. - A.Bégot: Quand il regarde vos bêtises, et ça le fait toujours autant rire...

On lui a montré un sketch à la rédaction. ...

P.Lescure rit. - D.Farrugia: Ca doit être "je vais chier chez mes voisins", aux costumes. - A.Bégot: Vous étiez libre.

Vous faisiez ce que vous vouliez. - D.Farrugia: On était libres mais il y a peut-être eu 2 coups de fil en tout et pour tout.

On a voulu se moquer d'un truc et il nous a dit que ce n'était pas la peine. Pour un autre, on était allés un peu loin. On avait pris un extrait de film porno.

On avait mis "Chambourcy, oh oui", au moment de l'éjaculation. - P.Lescure: Ce n'est pas l'idée des Nuls.

Avec A.de Greef, c'était l'idée de réunir des dizaines de talents à qui on a donné 8 à 9 mois pour bosser en studio. Ils ont appris à se connaître et à s'entendre, ou à moins s'entendre, à faire que 1 + 1 fasse plus que 2.

Au bout de 8 ou 9 mois, ils ont rendu des séries de sketchs et des formes qui ont donné "Objectif Nuls", notamment. Il y avait 4 talents qui faisaient une équipe comme on n'en avait jamais vu. Les autres sont partis vivre leur vie autrement.

Il y a eu cette gestation qui a amené la rencontre de 4 talents incroyables. - M.Bouhafsi: Cette liberté serait compliquée aujourd'hui à la télévision.

Elle existe sur YouTube. - D.Farrugia: Pourquoi faire des fausses publicités alors que personne ne regarde la publicité?

On n'a pas tous le même humour. On ne rit pas tous des mêmes choses. On ne peut pas non plus faire "Royal Rabbin", avec Alain qui court au ralenti avec la musique...

Avec B.Carette qui parlait un arabe parfait...

On ne peut plus faire ça. On avait un gros plan d'Alain avec une immense barbe. On le retrouvait sur une croix.

Il disait: "Sans colle ni clous, Ader, ça adhère." Je ne pense pas que ce soit possible aujourd'hui. - P.Larrouturou: Pourriez-vous encore faire ceci? - Bonjour.

Je suis Odile Deray. Voici Serge Karamazov. - Aucun lien. - Il sera chargé de votre confort et de votre sécurité.

Vous avez des bagages? - On m'a dit de venir, mais pas de venir avec des bagages. - Comment on fait, pour les lits?

On tire à pile ou face? Il vomit. Je prends l'autre. - Je suis hyper content. - P.Larrouturou: Vous connaissez ce film? - Inoxtag: Malheureusement, non.

Il faut que je le regarde. - M.Bouhafsi: On va vous mettre ça sur un DVD.

Ca existe encore? C'est quelle année? - D.Farrugia: 95, je crois. - M.Bouhafsi: C'est des rires toutes les 10 secondes, des sketchs... - D.Farrugia: Il est trop jeune. - Inoxtag: C'est bien.

Il faut que je regarde. Je voulais regarder "Apocalypse Now" ce week-end. - D.Farrugia: C'est pas pareil...

Regarde d'abord celui-là et après "La Cité de la peur". - M.Bouhafsi: Place à une séquence plus intime, le Répondeur. - A.Bégot: Vous devez laisser un message à une personne que vous n'avez jamais remerciée publiquement.

A qui avez-vous pensé? - P.Lescure: J'ai pensé à B.Carette.

On a tous des portables. Vous êtes de cette génération. On a souvent le réflexe de garder dans nos contacts le numéro de ceux ou celles qui sont partis.

A l'époque où B.Carette est parti, on avait des gros répondeurs. On appelait sur des lignes fixes.

Dans les gros répondeurs, il y avait des petites cassettes. avec l'espèce d'affection et ces mots tellement affectueux qu'il était capable de nous dire, aussi bien à vous trois qu'à A.de Greef ou moi...

J'ai gardé ces petites cassettes où il y a les messages de Bruno quand il était content de ce qui se passait. - A.Bégot: La caméra est là. - P.Lescure: Je voulais te remercier.

C'est sans doute les cassettes les plus précieuses que j'ai, Bruno. Je sais exactement où elles sont, dans le tiroir du bureau, à droite. C'est comme les contacts qu'on garde.

C'est une cassette qui résonne et que j'écoute volontiers. Bisous. - M.Bouhafsi: Décembre 1989, vous annoncez la mort de B.Carette à l'antenne.

Dominique, vous aviez 30 ans quand le diagnostic de sclérose en plaques a été posé pour votre maladie. Vous dites que la mort de B.Carette y est sans doute pour quelque chose. - D.Farrugia: Oui, non...

Il y a plein De bruits qui courent sur la sclérose en plaques. On a pensé que c'était un virus qu'on aurait chopé et que le stress dû à la mort de quelqu'un de proche pourrait créer ça...

D'un coup, après la mort de Bruno, je n'arrivais plus à courir...

Je n'en sais rien. Je ne peux pas dire. J'ai posté cette photo il y a quelques semaines, parce que le 8 décembre, je pense à lui.

Il y a 2 personnes chères, lui, qui était mon ami, et un Beatles, qui sont morts le 8 décembre. C'est J.Lennon et lui. - M.Bouhafsi: A.Rousselet avait demandé à la SNCF de rajouter 2 wagons à un train pour que toute la rédaction puisse aller aux obsèques dans le sud de la France.

C'est là qu'on voit qu'A.Rousselet était un grand Et la place qu'a laissée B.Carette. - P.Lescure: On était allés le voir.

On lui a dit: "On a un problème, le président. Tout le monde veut aller aux obsèques de Bruno dans le sud de la France." Il m'a demandé combien il faut de personnes pour tenir l'antenne 36 heures.

Je lui ai dit qu'il fallait 64 personnes mais que 310 personnes voulaient y aller. 10 minutes après, il avait fait ajouter 2 wagons pour que tout le monde descende. - M.Bouhafsi: C'est là qu'on reconnaît un grand.

Vous nous faites rire, D.Farrugia. Vous êtes un grand producteur.

Vous vous battez pour vous mais aussi pour les autres. Vous dites qu'on ne pactise pas avec votre maladie, la sclérose en plaques. - D.Farrugia: On en parlait.

J'ai beaucoup de chance. J'ai une personne qui m'aide tout le temps. C'est beaucoup plus facile que pour plein d'autres.

J'ai la voix qui porte. C'est bien. Parfois, j'en ai marre qu'on me réduise à ça.

J'ai parlé à vos confrères récemment. Ils m'ont dit que ce serait bien que je vienne, mais non. Je suis producteur.

Je ne peux pas passer mon temps à venir parler...

Et je n'ai pas envie d'être réduit à ma maladie. C'est important pour moi. Inoxtag est ici.

Je suis content. Mes filles regardent. C'est sympa.

On devrait faire un selfie. J'ai une fille de 15 ans et l'autre a 17 ans et demi. Elles te connaissent, toi, et elles ne savaient même pas que je fais de la télé!

Inoxtag a sorti "Kaizen" au cinéma un vendredi. C'est fort. Il l'avait prévu.

Il avait envie que ça passe au cinéma et c'est passé un vendredi. Les César ne veulent pas le mettre au César du meilleur documentaire car il n'est sorti qu'un soir. C'est dommage. - M.Bouhafsi: Le message est passé.

A chaque fois qu'on invitera D.Farrugia, il faudra inviter Inoxtag. V.Blanchet a une surprise, votre péché mignon.

Il n'y aura ni serpent ni escargot, promis, Inoxtag. - Inoxtag: C'est une sensation bizarre de faire ça mais c'est la sensation normale...

On prépare le serpent. - Tu prends la peau et tu tires jusqu'en bas. - Inoxtag: Ca me dégoûte.

Escargot de jungle...

Je vais le mâcher, quand même, pour savoir si c'est bon. Gluant mais appétissant. C'est pas de la grenouille?

C'est du crapaud? Tu te fous de ma gueule? De la grenouille ou du crapaud? - M.Bouhafsi: Bienvenue à la table de "C à vous".

On est ravis de vous recevoir et de vous réunir. Chef, vous avez trouvé le péché mignon de D.Farrugia. - V.Blanchet: J'ai cru comprendre que vous adorez les cacio e pepe. - D.Farrugia: Oui et j'adore aussi...

C'est des conneries! On va manger. - M.Bouhafsi: Vous dites que vous avez découvert la cuisine dans le restaurant de vos parents mais que ce n'était pas de la grande cuisine. - D.Farrugia: C'était un restaurant sympa.

On en a des bons souvenirs. - M.Bouhafsi: Votre truc, c'est les abats, les tripes, notamment...

Ils ont eu l'idée de vous faire manger des gencives de porc. - D.Farrugia: C'est mon idée.

On essayait de caractériser nos personnages. Je vomissais quand j'étais content. C'est ma pauvre idée de merde.

On en parle encore. Je porte le même Costume du début à la fin. 4 mois de tournage! - M.Bouhafsi: Vous allez pouvoir vous régaler avec les cacio e pepe.

Ca a quel goût, des escargots dans la jungle? - Inoxtag: Dans ma vie, j'en ai mangé, des choses, mais les escargots de jungle, c'est le pire. - M.Bouhafsi: Vous êtes capable de tout, pour un bon contenu?

Vous vous dépassez? - Inoxtag: C'est pas tellement pour le contenu, mais plus parce que j'ai envie de découvrir. Quand j'ai vu le serpent, je voulais savoir quel goût a le serpent.

Ca a goût de poulet, au final. - D.Farrugia: Je vais rester sur le poulet. - Inoxtag: C'est juste le fait de découvrir, de tester des choses.

Ca me fait kiffer. Mais l'escargot, plus jamais! - E.Eméyé: Votre passion, Pierre, c'est particulier.

On vous connaît comme homme de médias. On connaît le journaliste, le grand dirigeant. On connaît moins le collectionneur fou.

Vous êtes atteint de collectionnite aiguë depuis l'enfance. - Il y a un côté un peu effrayant, quand même. - P.Lescure: Tu penses que c'est effrayant? - Oui. - P.Lescure: En même temps, je ne gêne personne.

Regarde: une VHS. C'est pas beau? Les enfants n'ont pas connu.

Jiminy Cricket, c'est pas très sérieux, mais j'ai grandi avec ça. Quand on aime le jambon persillé, tu vois...

Elle n'a jamais servi. - E.Eméyé: C'est - P.Lescure: Je collectionne ce qui a un esthétisme quotidien renversant.

La trancheuse à jambon, c'est beau. C'est un objet quasiment parfait. En plus, c'est une matière brillante.

Franchement! - E.Eméyé: Quelle est l'esthétique de l'objet du magazine "Playboy"? - P.Lescure: A l'époque, c'était quelque chose.

Ca montre peu de choses. C'est un érotisme qui entrouvre la porte. Quand j'avais 14 ou 15 ans, c'était une révolution.

Ce n'est pas le côté grenouille écartelée qu'on a maintenant dans le porno. - M.Bouhafsi: Vous avez pris la succession d'A.Rousselet en 94, mais vous dites que vous étiez fait pour être numéro 2, pas président. - P.Lescure: C'était extraordinaire d'avoir un président vertébré plus âgé que nous, avec une autorité extraordinaire.

Il nous laissait une telle liberté...

Il m'a donné 100 % de liberté et en même temps, je n'avais pas à m'emmerder avec les relations avec les actionnaires, les politiques, l'administration...

On pouvait faire notre métier, donc. - M.Bouhafsi: C'est peut-être la seule fois où vous vous êtes trompé?

Vous êtes notre président. Pour toute la rédaction, vous représentez beaucoup. Hors antenne et à l'antenne, on vous appelle "le président".

Voici ce que pensent les gens qui travaillent avec vous. - A.-E.Lemoine: Tu es la mémoire du PAF.

Tu es un boss. Tu es le premier à m'avoir fait signer mon contrat à la télévision. - Comment on fait pour être aussi curieux de la vie quand on a vécu tout ce qu'il a vécu? - Grâce à lui, je sais tout de P.Dewaere, R.Schneider, C.Chabrol et du sandwich au pastrami. - J'ai travaillé plusieurs années avec lui.

C'est devenu mon pilote de vie et mon meilleur ami malgré nos 50 ans d'écart. - Il a eu mille vies. Il a été influent.

En même temps, il peut rigoler sur un prout. - Merci, Pierre. - M.Bouhafsi: Vous étiez fils unique.

De peur que vous ne restiez seul, votre mère vous avait inscrit aux scouts. - P.Lescure: J'ai grandi comme un fils unique.

Ma mère a eu l'intelligence de me mettre dans les scouts laïcs. Je rencontrais des gens de tous âges. C'est ensemble qu'on a fait des aventures de repas dans la nature, des aventures qui étaient extraordinaires pour nous.

C'était un petit Everest. En même temps, il y avait plusieurs âges, venant de toutes origines sociales. Ca apprend l'esprit d'équipe. - M.Bouhafsi: Vous avez cette passion de la transmission.

Vous avez dirigé la chaîne Comédie, où vous avez révélé pas mal d'artistes, comme les Robins des Bois, Jonathan Lambert, Kad et Olivier. - O.Baroux: C'est le cri du dodo à poil roux.

D.Farrugia est un spécialiste. Il est aussi producteur, réalisateur et découvreur de talent.

Il nous a découverts il y a 25 ans. On l'appelle "monsieur carte blanche" car on fait ce qu'on veut avec lui. Il vous donne confiance en vous et on avance main dans la main avec lui.

A très vite. Les conneries, c'est pas fini. - J.Lambert: J'ai des souvenirs de discussions triviales.

La discussion suivante pouvait porter sur le tweed qu'il affectionne ou le pantalon en flanelle avec un débat sur le revers et sa hauteur. Les discussions se mélangeaient et on parlait de pantalon en flanelle en forme de bite. C'est l'élégance de Dominique. - M.Bouhafsi: Quel artiste vous a rendu le plus fier? - D.Farrugia: Tous.

J'ai un projet avec Kad et Olivier. Qu'est-ce que c'est bon! Même si on ne va pas gagner une fortune...

C'est le producteur qui parle. Voilà...

J'ai eu la chance de rencontrer tous ces talents les uns après les autres, de travailler avec M.Payet, L.Lafitte, Kad et Olivier, F.Dubosc...

C'est génial, dans une vie, d'avoir réussi à en rencontrer autant et de travailler avec tous et de continuer à garder de bonnes relations avec eux. - M.Bouhafsi: Vous êtes des passionnés de musique tous les trois.

On ne pouvait pas terminer l'émission sans le blind-test. Tout le monde joue. C'est le blind-test de vos vies.

Il y a un lien avec vous, messieurs. ... - P.Lescure: E.Presley. - M.Bouhafsi: Bravo.

Un point pour Pierre. C'est le président. Il va vite.

Pourquoi Elvis? - P.Lescure: J'avais 13 ans quand il est apparu.

Ca change une vie. Il n'y a plus Gloria Lasso ou T.Rossi.

Il y a Elvis Presley. - M.Bouhafsi: 2e titre. ... - D.Farrugia: "C'est la ouate". - E.Eméyé: C.Loeb. - D.Farrugia: C'est une histoire de soûlard...

Le mec qui compose la musique me dit qu'on va se retrouver à plein pour faire les choeurs le lendemain. Quand j'arrive, on est deux! - M.Bouhafsi: 3e titre. ... - Inoxtag: PNL.

Quand même! C'est mon groupe de rap préféré, mes rappeurs préférés. Non, franchement...

Ils ont sorti leur dernier album. Vont-ils en refaire un? On ne sait pas.

Ils partent comme ça, ça me va. Ce qui est beau, avec leurs sons, c'est qu'ils ont sorti des albums il y a 5 ans ou 10 ans...

Je peux réécouter les sons en boucle. Le son ne se démode pas. C'est ça qui est beau. - M.Bouhafsi: C'était un plaisir de vous réunir.

Ils feront peut-être leur prochain album sur vous. - Inoxtag: Ils ne se mélangent pas trop. - M.Bouhafsi: C'était un énorme plaisir de vous avoir tous.

Tous les jeunes vous suivent. Vous les inspirez. Vous êtes déterminé et engagé.

Deux légendes de la télévision. "Beau geste" revient tous les dimanches soirs sur France 2. Merci pour tous les conseils.

Inoxtag, le tome 2 de "Instinct" écrit avec Charles Compain et Basile Monnot est disponible. Merci à tous.