Macron 2 : nouvelle équipe... nouveaux défis #cdanslair 21.05.2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Dans les cours des ministères, chassé-croisé et passation de pouvoir depuis hier.
Je vous le confie en bonne fin. Merci beaucoup.
27 ministres et secrétaires d'Etat choisis par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne. Parmi eux, les promus, comme Brigitte Bourguignon qui passe du ministère de l'Autonomie à celui de la Santé, ou Sébastien Lecornu, des Outre-mer aux armées.
La tâche va être rude. Elle va être rude puisque les circonstances le commandent. Mais je sais qu'à ces défis qui ne manquent pas, je saurais trouver ici le secours bienveillant, l'appui bienveillant de celles et ceux qui ont choisi de servir.
D'autres ne changent pas de portefeuille, comme Gérald Darmanin à l'intérieur, Éric Dupond-Moretti à la justice, ou Bruno Le Maire à l'économie, lui, fait son propre bilan.
Oui, la période économique dans laquelle nous sommes est difficile. Mais la France est bien armée pour y faire face. Non seulement parce que nous avons des résultats, les entreprises continuent d'investir, le chômage continue de baisser, la croissance résiste.
Chez les nouveaux entrants, une prise de guerre du côté des LR. Damien Abad, ancien chef des députés Les Républicains, se met en congé de son parti et devient ministre des Solidarités, de l'Autonomie et du Handicap. Mais plus de la moitié du nouveau gouvernement faisait déjà partie du précédent. Une illustration d'un macronisme borné selon les oppositions. De quoi les motiver pour les législatives ?
Voilà la continuité dans son aspect le plus inquiétant à nos yeux. Si bien que c'est maintenant que la campagne des élections législatives prend toute sa signification. C'est-à-dire celle d'un référendum où l'on répond stop ou encore. Tous ceux qui ont très lourdement échoué sont reconduits, comme M. Dupond-Moretti, M. Darmanin, M. Le Maire. Et puis on voit des choix qui sont des choix de provocation, mais très lourds de sens pour l'avenir. En réalité, on s'aperçoit qu'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon défendent tous les deux maintenant une république indigéniste.
Indigéniste. Une attaque au nouveau ministre de l'Éducation nationale. Papendiaï, 56 ans. Historien, jusqu'à présent à la tête du musée de l'immigration.
Je suis peut-être un symbole, celui de la méritocratie, mais aussi, peut-être aussi, celui de la diversité.
Papendiaï, la surprise du gouvernement. Engagé pour la diversité, spécialiste des minorités. Un profil qui tranche avec Jean-Michel Blanquer. L'ancien ministre est resté 5 ans à la tête de l'éducation. Lui s'est engagé sans limite contre le wokisme ou l'islamo-gauchisme. Il faut savoir regarder ce qui vient saper la démocratie et saper la république. Le wokisme est clairement cela.
Des caricatures réfutées par son successeur. Cette notion n'a plus aucune signification. Elle sert simplement à disqualifier sans engager le débat et sans regarder de plus près ce qui se passe, par exemple, dans le monde universitaire, qui n'a rien d'islamo-gauchiste, bien entendu, où il y a des débats, où il y a des recherches vivantes, parfois critiquables, évidemment, mais qui ne relèvent en rien de ce qualificatif infamant.
Cette nomination n'en finit pas de faire réagir à droite et à l'extrême droite. Sans surprise, Éric Zemmour est le plus virulent.
Il parle tout le temps de déconstruction raciale, des races, de la visibilité des races, des minorités visibles, etc. On voit bien qu'on a là un intellectuel wok. Une première polémique avant la grande rentrée politique.
Le tout premier conseil des ministres est organisé ce lundi.
Gabriel Attal