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Discours / meetingPhilippe de Villiers· 14 décembre 2025 6 minAutoproduitActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & international

Philippe de Villiers : "Nous vivons un populicide agricole !"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Philippe de VilliersFait
    « On demande à nos paysans de faire des efforts considérables au point d'abattre leurs vaches. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

Mon mon pronostic c'est que c'est c'est trop tard aujourd'hui. Vous savez la la France demande qu'il a un organisme de contrôle obtiendra jamais qui ait des clauses de sauvegarde qui des clauses miroir et cetera. Enfin c'est c'est la rouite sansonnaie. Alors sur le Mercosouro, moi je voudrais dire ceci. D'abord c'est un accord incohérent. Il est incohérent pour la France, pas pour l'Allemagne qui a des voitures à vendre. Il est incohérent pour la France parce que on demande à nos paysans de faire des efforts considérables au point d'abattre leurs vaches.

Euh on leur demande de faire des efforts considérables alors que dans le même temps, en matière de sécurité sanitaire s'entend, alors que dans le même temps, la viande argentine, elle est n'est soumise à aucune règle. viande aux hormones, la volaille, les activateurs de croissance, le maïs, les substances euh chimiques. Aucune traçabilité, aucune traçabilité, ils en sont incapables. Donc voilà, une incohérence totale. On peut pas demander à nos paysans, à nous ce qu'on ne peut pas demander aux autres, à ceux qui vont nous enveillir.

Euh petite parenthèse, juste avant de d'arriver à CS, j'ai découvert que il y avait une exigence européenne pour l'année prochaine 2027 faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne. Alors là, c'est là c'est la totale là. Il manquait plus que ça. Ouais. C'estàd qu'en fait on se sert de nos paysans comme une monnaie d'échange tant qu'il y a du liquide. Deuxièmement, c'est un accord le mercur, c'est un accord déséquilibré. Je vous donner un exemple. Une ferme française en moyenne est de 69 hectares. Une ferme au mato, j'ai regarder 500000 hectares.

Il y a il y a un ami paysan, il s'appelle Nicolas, je le salue d'ailleurs, il' il m'a il m'a envoyé un message tout à l'heure pour me dire euh le nous on vend le le kilo à de 2 € non euh le comment dirais-je le l'argentin ça lui revient à 2,5 € alors que nous il faut qu'on fasse au moins 6 € pour commencer à gagner de l'argent. Donc c'est pas jouable. Pourquoi ? Parce qu'il y a un déséquilibre complet des prix de revient évidemment parce que c'est pas du tout nous on n pas les Latifundia de de l'Argentine ou du ou du Brésil. Et puis il y a autre chose, c'est qu'en fait madame Varleyen, elle est allemande. C'est la commission qui négocie et la commission, elle a négocié pour l'Allemagne.

Et l'Allemagne, elle a la chimie, elle a l'industrie automobile et cetera. Et donc pour l'Allemagne, peut-être que le mercosour c'est rentable, mais certainement pas pour la France. Euh là, on est devant un cas de figure extraordinaire qui nous invite à réfléchir. Je sais pas si vous sou vous souvenez pas, vous étiez trop jeune, le la chaise vide. Un jour le général de Gaul dit à son ministre de l'agriculture où j'ai pu à Bruxelles ? Pourquoi ? Parce que il y avait une mesure agricole qui était prise contre nous, je sais plus laquelle. Et donc à l'époque, il y avait le droit de véto qui était encore dans le le traité de Rome.

Le droit de véu, c'est qu'un pays qui considérait qu'il y avait un intérêt vital en l'occurrence l'agriculture, il pouvait lever la main et dire non, je vote pas. Et à ce moment-là, c'était l'unanimité s'il y avait le droit de véu de la France et tout a été bloqué et la France a repris sa place et après il y a eu ce qu'on a appelé le compromis du Luxembourg, c'est-à-dire le droit de véu. Or aujourd'hui, il y a plus le droit de véau. Il y a plus le droit de véau. Voilà, nous sommes dans un super état fédéral où la France ne peut que supplier euh supplier ses partenaires, aller les voir, faire la salle pour leur dire de grâce non posumous, aidez-nous. Voilà, on en est là aujourd'hui.

Et donc en fait le mercosour sera adopté bientôt c'est l'Inde et donc ça veut dire qu'il y a un nouveau modèle. Tout à l'heure euh le président de la SNSEA a posé une question juste. Il a dit "Nous, on veut savoir quelle est la vision française de l'agriculture." Ça, c'est une vraie question, la question politique. Quelle vision avez-vous de l'agriculture française ? Est-ce que on a la vision d'un pays souverain ? Alors, dans ce cas-là, il faut protéger nos agriculteurs avec des droits de douane et imposer un label viande française par exemple. Bon ben pour ça, il faut quitter l'Europe. Voilà.

Et euh l'Europe là donner de l'argent aux agriculteurs, mais de moins en moins aujourd'hui la contribution nette de la France, les Français le savent pas, elle est de entre 10 et 15 milliards d'euros netes entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit. Donc, il est temps de partir. Je sais qu'en disant cela, j'étonne dans beaucoup de chaumières, mais une fois de plus, je suis un peu en avance. Ah.