Défense : le grand retour du service militaire
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et cet après-midi à 16h30 sera diffusé sur notre antenne un reportage de Céline Schmitt. Réinsertion, la France à la peine consacrée aux difficultés de réinsertion après la prison. Je vous propose de regarder le témoignage de Cédric, ancien détenu de 56 ans, qui fait face à des galères de logement et de travail après sa sortie de prison.
Cédric lutte au quotidien pour se réinsérer après trois ans et demi passé en détention. Sorti il y a neuf mois, il vit aujourd'hui à la rue. C'est sous un sol pleureur et c'est un endroit qui est plutôt caché. Donc voilà, c'est histoire de ne pas ennuyer les gens dans le côté visuel. Voilà, on fait ce qu'on peut. Donc moi, je vis dans cette tente-là, en fait. Un taux d'humilité qui est quand même énorme. C'est un peu limite comme vie. Je ne le souhaite à personne. J'ai eu une compagne pendant le temps d'incarcération, mais elle n'a pas supporté mon incarcération. Donc elle a décidé de faire autre chose de sa vie. Ce qui est son droit quand même.
Et puis voilà, ce qui me laisse un peu orphelin à tout niveau d'ailleurs. Parce que je n'ai plus de lien sur l'extérieur, hormis les associations qui sont autour de moi. Mais je n'ai pas de famille, donc à proprement parler, qui puissent par exemple me proposer un hébergement ou autre. Je n'ai pas ça. Comme lui, selon Emmaüs et le Secours catholique, 26% des détenus déclarent n'avoir aucune solution d'hébergement à leur sortie. À 56 ans, Cédric doit s'organiser pour survivre. On a un quotidien qui demande des habitudes de connaître certaines associations pour rester propre, pour pouvoir se nourrir aussi un peu.
Cédric a fait ce que l'on appelle dans le jargon une sortie sèche, une libération sans réel accompagnement. On fait une forme d'état des lieux, des affaires qu'on a. Puis on vous met, si vous avez un pécule libérable, c'est-à-dire un peu d'argent, on vous remet ce pécule-là, puis vous sortez. J'aurais aimé voir quelqu'un, au niveau des suivis, que ce soit le SPIP ou une assistante sociale, qui me fasse un dernier rendez-vous en me disant, voilà, vous repartez sur Rennes, voilà l'endroit, voilà quel bus prendre pour aller à la gare. Et non, on m'a lâché un peu comme ça du jour au lendemain. Comment survivre ? Comment projeter quelque chose sans accompagnement réel dans le cadre du logement ?
Voilà, et le reportage est à voir en intégralité à 16h30, réinsertion, la France a la peine à voir sur notre antenne. L'info dans nos régions maintenant, ce sont aussi ces élus qui décident de remettre de la lumière dans leur commune, et c'est le cas notamment dans le Calvados. Bonjour Hervé Mounouri, merci beaucoup d'être avec nous, vous êtes maire de Falaise. Vous avez décidé, monsieur le maire, d'augmenter le temps d'éclairage public dans votre commune la nuit. D'abord, d'où ça vient ? Est-ce que c'est vos habitants qui vous ont fait remonter qu'ils trouvaient ça un peu trop court ?
Non, ça a été un des éléments, mais la réduction du temps d'éclairage public, qui était auparavant de minuit à 5h, avait été modifiée le soir et le matin, avec une heure en moins le soir, donc extinction à 23h et réellumage le matin à 6h, était lié à un plan d'économie d'énergie qu'on avait mis en place en 2022, dans le cadre de l'augmentation un peu folle des coûts de l'énergie.
Donc à l'époque, on avait décidé de réduire pour financer, pour accélérer le financement du passage en LED, et là les objectifs sont atteints puisqu'on va arriver à 60% de LED, on fait 40% d'économie à peu près sur notre consommation d'électricité, donc comme c'était une mesure provisoire, le bureau municipal a décidé de la suspendre.
Est-ce qu'il y a aussi, donc vous nous avez expliqué, est-ce qu'il y a aussi des questions liées à la sécurité ? Est-ce que ça rassure d'avoir de l'éclairage public la nuit ?
Alors un petit peu, bien sûr. Il n'y a pas de lien entre l'extinction de l'éclairage et la délinquance. Nous, ça fait des années, peut-être une dizaine d'années que la lumière est éteinte la nuit, et on a des chiffres de délinquance qui sont très faibles. Par contre, ça peut créer à certains moments une petite notion d'insécurité, peut-être pour des chutes ou des choses comme ça.
Si je prends l'exemple des remontées que j'avais depuis trois ans, qu'on avait mis en place la mesure, c'était, par exemple, vous avez le premier bus qui part à quand le matin, qui part à 6 heures, et la lumière se rallumant à 6 heures, où les Falésiens devaient aller avec leur téléphone portable jusqu'à l'arrêt de bus dans le noir. Donc voilà, là, c'est un gain pour eux. Et on a la même chose le soir. Vous sortiez du cinéma, à 23 heures, ça s'éteignait. Si la séance terminait à 23 heures 15, vous sortiez du cinéma dans le noir.
Donc c'est plus peut-être pour prévenir les chutes, prévenir la circulation des piétons qui reste assez rare dans une ville de province comme la nôtre après 23 heures ou avant 6 heures. Mais malgré tout, ça donne un petit plus.
Et est-ce que ça veut dire aussi, puisque vous nous parliez tout à l'heure des questions financières, est-ce que ça veut dire un coût supplémentaire aussi pour la commune ?
Oui, automatiquement. Alors, qui reste mineur et acceptable, puisqu'on la chiffre à peu près à 15 000 euros. C'est-à-dire que là, on va arriver à 60 % de l'aide dans les semaines qui viennent, début janvier normalement. Et les deux heures supplémentaires, ça va générer à peu près un coût de 15 000 euros à l'année sur le budget de la collectivité.
Merci, M. le maire. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Hervé Mounoury, maire de Falaise, dans le Calvados. Merci beaucoup. Merci à vous. Quentin, on va regarder ce qui est à la une de nos quotidiens régionaux. Et ce matin, il y a beaucoup de quotidiens qui titrent sur les annonces du chef de l'État sur le service national.
Voilà. Recru, règles, objectifs. C'est le mode d'emploi qui est à lire ce matin à la une de la presse régionale. Il sera limité aux volontaires et vise les jeunes de 18 à 19 ans. L'État qui compte recruter 3 000 personnes dès 2026, monté progressivement à 50 000 jeunes par an en 2035. La peur n'évite jamais le danger, a dit hier le président de la République. La seule façon de l'éviter est de s'y préparer. Emmanuel Macron qui a aussi prévenu que les volontaires serviront exclusivement sur le territoire national après avoir assuré un dès mardi qu'il ne s'agit pas d'envoyer nos jeunes en Ukraine.
Deux détenus s'évadent d'une prison à Dijon.
Ils s'évadent en laissant un petit mot. Titre ce matin, journal de Sonédoir, ça vous fait rire en rien. C'est au moment de l'appel jeudi à 7h que la disparition des deux hommes placés en détention provisoire à la maison d'arrêt a été constatée. Ils auraient scié les barreaux de leurs cellules respectives. La presse qui parle ce matin d'évasion à l'ancienne. Mais quand on lit dans les détails, on apprend que les détenus auraient récupéré les lames de Siametto via des drones. Donc pas tant à l'ancienne que ça.
C'est une évasion un peu ancienne-moderne. Mais effectivement, ça nous a quand même interpellés. Alors, il y a un autre sujet dont on a beaucoup parlé ce matin en préparant cette émission, Quentin. C'est la SNCF qui a décliné toute une série d'annonces.
Et en fonction de la Ouivie ce matin, vous aurez deux récits différents de ces annonces. Le populaire du centre ce matin à Limoges qui titre sur le Limousin encore à Quai. Alors que Sud-Ouest à Bordeaux parle effectivement plutôt d'une réjouissance avec ces annonces. Une oeuvre vers la capitale renforcée ainsi que la création d'une liaison à grande vitesse jusqu'à Lyon mais qui passera par Massy en Ile-de-France. Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, Poitiers et Angoulême. On le voit donc qu'il va faire le tour comme ça par le nord. Ça fait un petit détour, oui. Voilà, et qu'il ne va pas traverser le Massif central. Et donc, dans le populaire du centre, on s'indigne.
On voit aussi tout l'historique de la traversée entre Lyon et Bordeaux qui est donc remplacée maintenant par ce passage par Massy. Et ces élus du Massif central qui racontent n'avoir jamais cessé de croire au retour d'investissement de l'État sur les lignes du centre de la France. Le maire de Clermont-Ferrand, je finirai par là, Auriane, Olivier Bianchi, qui a estimé hier que le déclassement de l'Auvergne n'est plus tolérable et a demandé que l'État joue à nouveau son rôle de planificateur.
Allez, on continue avec l'Alsace au nom Auchan. Pardon, Renon, c'est à ces supermarchés.
C'est 300 supermarchés qui vont disparaître. Fin 2026, ils passeront sous enseigne intermarché. Les hypermarchés, quant à eux, resteront sous le pavillon d'Auchan mais réduisent leur superficie. C'est donc à la une de l'Alsace ce matin. Guillaume Darras, le directeur général d'Auchan Retail, qui a expliqué « Les fonds de commerce, l'immobilier restent propriétés d'Auchan. Les salariés restent des salariés d'Auchan. On travaillera sous enseigne intermarché qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale et le concept magasin. »
On termine avec votre sujet préféré en cette période, Quentin. Les marchés de Noël.
C'est à la une du journal du Centre à Nevers qui écrit « Pendant un peu plus de trois semaines, à partir de demain, les marchés de Noël vont se succéder un peu partout dans la Nièvre. Un rendez-vous joyeux qui inaugure l'esprit de Noël. » Dans les pages intérieures du journal, on voit aussi que c'est une douzaine de marchés organisés en novembre sur un ou deux jours, une quinzaine en décembre, souvent sur tout un week-end, avec des marchés même dans de tout petits villages qui se réjouissent de voir que le succès est au rendez-vous, avec même des Parisiens qui vont dans ces marchés de Noël. Vous vous rendez compte ?
– Oui, mais parce qu'on adore les marchés de Noël. – Exactement. – À vendredi prochain, un autre marché de Noël. – On va essayer. – On va faire le tour de France des marchés de Noël. Et nous, on passera par le massif central. On verra. – Merci beaucoup. Merci Quentin. – Merci à la même. – Allez, place au débat d'éditorialiste Emmanuel Macron qui a relancé hier le service militaire. Il sera volontaire. Il veut renforcer le chef de l'État, l'armée, face à la menace russe. On regarde les détails avec Jean Bravier.
– Il est rebaptisé service national, mais c'est bien le retour du service militaire que souhaite Emmanuel Macron.
Pas obligatoire comme le dispositif abandonné en 1997 par Jacques Chirac, mais avec un objectif de 50 000 jeunes parents d'ici 2035.
Ce service poursuit trois objectifs précis. Renforcer le pacte noué entre notre nation et notre armée. Renforcer la capacité de résistance de notre nation. Consolider la formation de nos jeunes.
Concrètement, les jeunes de 18-19 ans s'engageront pour 10 mois et seront nourris, logés, blanchis avec une solde de 800 euros par mois minimum et avec l'objectif d'être rapidement opérationnels.
– On fera un service utile. En d'autres termes, on sera dans un premier temps formé pendant un mois et ensuite pendant neuf mois, on sera soit dans l'armée de terre, soit dans la marine, soit dans l'armée de l'air, soit au commissariat général des armées, soit au service de santé des armées.
– Après les propos polémiques du chef d'état-major des armées qui évoquait la nécessité d'accepter de perdre ses enfants dans le climat de tension internationale, le chef de l'État a précisé que les futurs volontaires ne serviraient pas à l'étranger.
– Nos jeunes, je le dis avec clarté, serviront sur le territoire national et uniquement sur le territoire national, c'est-à-dire en métropole et dans nos Outre-mer.
Les premiers recrues commenceront leur service national en septembre 2026 avec l'objectif de 3000 volontaires pour cette première promotion.
– Et on va en parler avec nos éditeurs réalistes. Bonjour Pablo Piavudin, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef de la Revue Regard. Et bonjour Louis Morin, merci également d'être là, journaliste politique. Vous avez entendu, réentendu les propos d'Emmanuel Macron. Il a raison de relancer ce service militaire avec une volonté derrière de préparer les esprits, de préparer la nation à l'éventualité d'une guerre ?
– Moi je pense que ça ne sert strictement à rien. La question du service militaire, quand on regarde son histoire, en fait il a eu une utilité, notamment pour renforcer un espèce de sentiment patriotique et préparé à la guerre, il n'a eu d'utilité qu'entre 1870 et 1914. Après, et c'est très intéressant d'ailleurs, quand on regarde l'histoire du service militaire, entre la première et la deuxième guerre mondiale, il y a des hommes et des femmes politiques qui se sont dit « Tiens, on va aussi utiliser le service militaire pour redonner du sens, redonner de la force à ce sentiment patriotique ». Ça n'a pas marché.
Ça n'a pas marché parce que les dynamiques, en fait, qui étaient à l'œuvre dans la société française n'étaient pas celles de la défaite de 1870. Aujourd'hui, on est dans un moment où, quand vous regardez dans les sondages d'opinion, dans les études d'opinion, le rapport de la jeunesse, parce que c'est à eux, en fait, qui aient adressé ce message de la jeunesse à l'armée, en fait, ils n'ont pas envie d'aller faire la guerre, ils n'ont pas envie de rentrer dans l'armée.
Et j'ai bien peur que ce service militaire, en fait, ne soit adressé, en fait, à des gens qui, n'ayant pas trop d'horizons, peut-être vivant dans des situations de précarité, se disent « Tiens, je vais aller faire ce service militaire » et peut-être servir à un moment, puisque la perspective, l'horizon, c'est la guerre frontale avec une autre puissance, en plus nucléaire, comme la Russie ou la Chine, eh bien, je vais vous servir de chair à canon, mais je vais avoir quand même une espèce de sécurité de l'emploi, je vais avoir un salaire, etc. – Sincèrement, Pablo, on ne peut probablement pas dire, aujourd'hui, que les jeunes qui vont faire leur service militaire vont servir de chair à canon.
– Perdre nos enfants, ce que disait le… – Bien sûr, non, mais ça, c'est un autre sujet, par ailleurs, et c'est très intéressant, je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir, mais sur le service militaire en tant que tel, vous le disiez, c'est aussi l'occasion pour un certain nombre de jeunes qui sont parfois un peu perdus de trouver un sens à leur vie, et parfois d'être formés, également, gratuitement. Donc, le service militaire, pendant quand même des années, pendant des décennies, ça a été aussi le moyen pour un certain nombre de jeunes de s'élever, de sortir de leurs conditions. – Et de passer son permis.
– De trouver également un socle de valeur, également, parce qu'il y a ça aussi, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une éducation parentale à la hauteur de ce qu'on pourrait attendre, et effectivement, le service militaire, c'est aussi cela. Voilà, ça a un sens pour un certain nombre de jeunes qui sont parfois perdus. – Oui, c'est intéressant ce que dit Louis, parce que c'est ça, en fait, aussi, la proposition d'Emmanuel Macron, et pour le coup, qui va dans le sens d'une dynamique de la société, c'est-à-dire de demander une société d'ordre, et une société avec plus d'ordre. Et donc, du coup, le service militaire répond aussi, en fait, à cette demande-là.
Lorsqu'on écoute Emmanuel Macron, c'est aussi ça qu'il dit, ce sont les valeurs, en fait. Ce n'est pas que pour faire former, avoir une défense plus efficace. Il a parlé dans son discours de soulager les forces qui étaient sur le territoire national. On pense notamment aux forces sentinelles, qui sont très nombreuses. Et d'ailleurs, on pourrait se poser la question de savoir est-ce qu'on a besoin d'autant de militaires sentinelles sur notre territoire qui patrouillent comme ça dans les rues de France. Mais c'est une question que je mets de côté. En revanche, la question de l'ordre est de dire, genre, il y a des valeurs, en fait, derrière ce qui est proposé par l'armée.
Et ces valeurs-là, en fait, elles sont bien utiles, en fait, dans un pays que dans le moment que l'on traverse, c'est les propositions de l'extrême droite. L'extrême droite, ce qu'elle propose depuis des dizaines d'années, c'est une société d'ordre. C'est ça qu'ils mettent en avant. Ce n'est pas une société révolutionnaire, comme le propose, en fait, la République depuis la première année. Il y a une opposition, en fait, entre ces deux forces. Sincèrement, Pablo, venant de vous, vouloir laisser la valeur de l'ordre à l'extrême droite, c'est probablement une erreur que la gauche a faite, d'ailleurs, pendant des années, pendant des décennies.
Le Parti Socialiste a laissé les sujets d'ordre, de sécurité à la droite et pour un certain nombre ont considéré, pendant des décennies, que c'était un sujet qui, d'ailleurs, n'était qu'un sujet d'extrême droite. Et aujourd'hui, on voit quel poids pèse le Parti Socialiste, justement, en raison, entre autres, de son absence totale de considération de ces sujets-là. Ils sont une des priorités des Français. Ce n'est pas la même chose, en fait, de parler de tranquillité publique, de sécurité publique et de parler de société d'ordre. Ça n'a rien à voir.
C'est-à-dire que ce que j'entends et ce qu'à mon avis, l'arrière-pensée d'Emmanuel Macron dans ses discours concernant le service militaire, c'est de dire, je veux une société, en fait, qui soit figée, où chacun sache là où il est, où il n'y ait pas de possibilité, en fait, de poser des questions, de, genre, en fait, faire la révolution. C'est-à-dire que, encore une fois, nous sommes dans un pays d'essence révolutionnaire. La République est révolutionnaire, en fait, par définition. Et donc, la proposition, en fait, alternative, qui est celle de l'extrême droite, c'est une société, en fait, où chacun est à sa place. Et ça, moi, ce n'est pas la société que je veux.
La société où chacun est à sa place, je veux une société où chacun, genre, peut pouvoir. Une société de possibilité. Et ça, ce n'est pas la société qui est proposée par l'extrême droite. Moi, la société de l'égalité, on est dans une société qui est profondément inégalitaire. Moi, je pense que, genre, le moteur de la société doit être l'égalité. Voilà. Donc, genre, dès lors, ça veut dire, genre, remettre en question, en fait, les endroits où sont les gens à l'instant T, au temps présent. Bon, on s'éloigne un peu du sujet, mais je pense que c'est important parce que c'est ça, la toile de fond, en fait, derrière la proposition.
Au-delà, bien sûr, de la question de savoir, est-ce que l'on va vraiment rentrer en guerre avec, nous, France, pays doté de l'arme nucléaire, avec un autre pays qui est aussi doté de l'arme nucléaire, comme la Russie ? – Disons-le clairement, il y a un enjeu, évidemment, pour la France avec le service militaire, mais il y a aussi un enjeu personnel pour le chef de l'État. Emmanuel Macron a toujours aimé se draper dans le costume du chef des armées, et même, d'ailleurs, physiquement, parfois, en arborant un certain nombre de différents costumes que lui proposent tous ceux qui sont ceux des armées. Et avec Emmanuel Macron, tout est toujours calculé. Il pense toujours avoir un coup d'avance.
C'est-à-dire que, Pablo, vous le disiez tout à l'heure, il y avait cette déclaration de son chef d'État-major, maintenant, il y a une dizaine de jours, qui vient nous dire qu'il faut accepter de perdre nos enfants. Et finalement, tout cela était probablement orchestré. C'était un peu l'étape de la sidération. Et puis, par la suite, tout cela a maturé dans les médias, l'étape un peu de la maturation, où on a laissé les propos être commentés par absolument tout le monde. Et puis, Emmanuel Macron revient en disant que les propos ont probablement été mal interprétés, pour faire peur, alors même qu'il ne faut pas être dupe. Il avait validé chaque virgule du discours de son chef d'État-major.
Qui était son ancien conseiller. Il savait très bien l'effet que cela allait produire. Et donc, il se victimise, troisième étape, étape de la victimisation. Et maintenant, il revient en faisant cette proposition pour apparaître un petit peu au-dessus de la mêlée. Étape de l'élévation. Tout est orchestré avec Emmanuel Macron. On a une stratégie de communication qui était prévue probablement depuis le début. J'ai écouté, du coup, le général Mandon. J'ai aussi écouté le général Desportes, qui était là juste avant. Je trouve ça très intéressant, en fait, la façon dont ils ont de présenter les choses.
En gros, ils essayent de nous dire que la guerre avec la Russie, la confrontation avec la Russie est inéluctable. Puisque le régime poutinien, en fait, ne fait qu'avancer sur le front ouest et pourrait attaquer, je ne sais pas qui, la Lituanie, les Lettonies, un pays balte ou même un pays comme la Pologne. Et qu'à ce moment-là, il faudrait répondre. Et donc, il faut avoir la capacité, en fait, de les dissuader par la force de notre armée. Soisie d'en passant, je ne comprends pas, en fait, pourquoi est mis de côté la question de la dissuasion nucléaire, puisque nous sommes toujours dotés de l'arme nucléaire. Et cette arme nucléaire, théoriquement, elle est toujours dissuasive.
Et le plus gros problème que j'ai, lorsque j'entends le général Desportes, le général Mandon ou Emmanuel Macron, qui nous parlent de la guerre, je suis là, est-ce qu'ils ont conscience, en fait, qu'en fait, il est impossible, dans l'ère moderne, c'est-à-dire depuis que nous sommes dotés, depuis que des pays sont dotés de l'arme atomique, nous ne pouvons pas envisager de confrontation directe entre deux pays qui ont l'arme atomique. Enfin, je veux dire, est-ce qu'ils ont conscience que c'est un suicide collectif, en fait, que d'aller vers ça ? Ça n'a jamais existé, en fait, dans l'histoire, depuis 1945, de confrontation directe. Ils s'affrontent toujours via des proxys.
Et lorsque la Chine, l'Inde et le Pakistan, qui sont deux pays dotés d'armes nucléaires, ont commencé, en fait, à s'affronter de façon directe, tout le monde entier, Donald Trump et compagnie de l'Union Européenne, ils disaient, stop, stop, stop, on arrête tout, parce que, genre, ce n'est pas envisageable. C'est ça, et je ne comprends pas que les gens n'aient pas ça en tête.
– Et on va réécouter le général Desportes, qui nous explique comment le service militaire voulu par Emmanuel Macron va aider l'armée.
– Le projet n'est pas d'envoyer ces jeunes volontaires sur le front, mais prenons l'année 1935, 2035, pardon, 2035. Nous aurons normalement 50 000 jeunes, 50 000 jeunes qui feront des tâches militaires sur le territoire national, mais qui viendront, je dirais, en soutien des armées, et qui permettront, en gros, de dégager 50 000 combattants professionnels qui se retrouveront, eux, en capacité de combattre. Donc, par cette manœuvre-là, on accroît de manière certaine la masse des armées. – Louis ? – Oui, évidemment qu'il y a cette ressource qui était jusqu'à présent inexploitée et qui est intéressante. Maintenant, il y a quand même débat aussi sur les chiffres.
C'est-à-dire que l'objectif, c'est 50 000 jeunes d'ici 2035, avec évidemment une évolution progressive, puisque en 2026, on parle seulement de 3 000 jeunes. C'est bien pratique pour Emmanuel Macron de fixer un objectif aussi haut, à aussi long terme, puisque le plus probable, c'est qu'il ne soit pas là en 2035, au pouvoir, pour en faire le bilan. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, selon les différentes enquêtes d'opinions qui ont pu être produites sur le sujet, il y a 70 000 jeunes, en tout, en tout, sur tous les jeunes qui pourraient être intéressés pour faire un service militaire. Si on en met 50 000, ne serait-ce que sur une année, l'année d'après, il reste 20 000 places.
Et puis ensuite, il n'y a plus de jeunes qui veulent le faire. Donc, on voit bien que l'objectif est quand même extrêmement ambitieux. Et aujourd'hui, ça va être compliqué aussi de réussir à faire le plein. Ça a été aussi le problème du SNU. Le SNU n'a pas réussi à trouver son succès, parce que par manque de candidature, tout simplement.
On va passer au second thème de ce club, qu'on a un peu le temps de débattre de la suite. On va parler du budget. Après l'échec du compromis entre députés et sénateurs sur le budget de la Sécurité sociale, le Sénat a attaqué hier l'examen du budget avec une volonté de la droite sénatoriale d'affirmer sa ligne. Et pourtant, le gouvernement croit encore à un compromis, à l'image ce matin du ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, il était sur RTL.
Franchement, je rencontre de plus en plus de parlementaires. Je sens qu'ils ont envie de converger. Alors, il faut trouver le chemin, il faut le concrétiser. Il faut que ça se traduise par un vote, parce qu'à la fin, il faudra voter. Le mieux, c'est qu'il y ait un vote responsable parlementaire. Ça montrerait que notre démocratie est capable de fonctionner. Vous savez ? Non, je ne suis pas d'accord avec vous. Je pense qu'il y a une chance et on la joue. On la joue et je la joue à fond et je ne suis pas le seul. Moi, je pense qu'il y a un chemin qui permettra d'avoir un vote sur la Sécurité sociale. Je pense que c'est possible.
Il y a encore un chemin possible, Pablo ?
Moi, je suis assez d'accord avec Thomas Soto. Franchement, vous êtes sûr ? Je vois, ils essayent de prêcher quelque chose pour que ça advienne. Là, c'est Farandou, Le Cornu dit à peu près la même chose. Ils sont tous là, les ministres, à nous expliquer. Ouais, ouais, si, si, on va y arriver alors que tout le monde voit très bien que c'est un peu foutu. Enfin, je veux dire... Et d'ailleurs, il y en a qui le savent. Ici, au Sénat, Patrick Cannaire, qui est le chef des députés socialistes ou Yannick Jadot, l'écologiste, il commence à dire « Bon, je pense que là, l'affaire qu'on est en train de débattre depuis des mois à l'Assemblée nationale et au Sénat, il faut le mettre derrière nous.
On va avoir une loi spéciale, c'est-à-dire une reconduction, qui est une catastrophe. Tout le monde s'accorde à dire que la loi spéciale, c'est catastrophique. » On reconduit les crédits de l'année dernière sur l'année suivante et ensuite, on redébat à partir, à la fin du mois de janvier, au mois de février, comme ça a été le cas l'année dernière, au moment où Bérou est arrivé à Matignon. Et là, les propositions de Patrick Cannaire et de Yannick Jadot, c'est de dire « On fait un texte négocié avec... » On fait un deal avec le gouvernement et on passe ça par 49-3 au mois de février. Je pense que c'est vers ça qu'on va.
Mais donc, ça veut dire que tous les débats qui ont eu lieu depuis le mois de septembre, poubelle, on n'en parle plus. Et tout ce qui est fait là au Sénat, bon, c'est ok, d'accord, très bien, le Sénat donne des signes, etc., qui parfois sont un peu contradictoires avec ce qu'il disait il y a six mois. Mais enfin, je veux dire, ce n'est pas les premiers... Enfin, je ne vais pas jeter l'opprobre sur les sénateurs, alors que les députés ont fait exactement la même chose. Je veux dire, on n'y comprend plus grand-chose dans les positions des uns et des autres. Je pense qu'il est temps de tourner la page de cet premier acte du budget de 2026.
Vous ne pensez pas d'accord possible ? Oui, même pas sur le budget de la Sécurité sociale ?
Enfin, il faut être sérieux quand même. Les textes n'ont rien à voir. Et pour le Sénat, pour la majorité sénatoriale, le texte qui est sorti de l'Assemblée nationale est complètement incongru. Il n'y a pas de possibilité. C'est impossible. D'ailleurs, finalement...
Sauf que le Sénat, a priori, ne réexaminera pas le texte. Il ne va pas faire de nouvelles lectures, puisqu'il va faire ce qu'on appelle une question préalable. Et donc, c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot.
Mais oui, mais...
Et donc, il n'y a pas de vote possible à l'Assemblée ?
Non, non, mais non. Parce que les amendements qui ont quand même été discutés, qui ont été votés, sont des amendements qui ne peuvent en aucun cas rassembler une quelconque majorité. En réalité, lorsque vous les mettez bout à bout, c'est un texte qui n'a plus aucun sens, qui n'a plus aucune cohésion, qui finalement est sortie de l'Assemblée nationale. C'est impossible. On ne peut pas réussir à avoir un accord dessus. Et aujourd'hui, effectivement, on est coincé. Et je suis plutôt dubitatif sur la méthode du gouvernement, avec cette fausse méthode couée pour essayer de se dédouaner, de vouloir finalement passer en force.
Je ne vois pas bien, si vous voulez, à quel moment est-ce qu'ils ont pu se dire que ça pouvait s'inscrire dans une stratégie de communication ou dans une stratégie parlementaire quelconque. On a plutôt le sentiment que c'est la moins pire, pardonnez-moi de l'expression, mais la moins pire des stratégies qu'ils ont trouvées, tout simplement pour éviter de porter l'échec des discussions. Mais la réalité, c'est qu'effectivement, il n'y a pas d'autre possibilité qu'une loi spéciale, comme vous l'avez dit, Pablo. Oui, et donc derrière, à nouveau un texte renégocié. Parce qu'il faut quand même dire aux gens qu'une loi spéciale, ça ne tient pas sur toute l'année, pour deux raisons.
La première, c'est que si on remet exactement les mêmes crédits que l'année passée, il y a un problème avec l'inflation, puisqu'il y a eu une inflation d'une année sur l'autre. Donc ça veut dire que tous les budgets, en fait, baissent au moins de l'inflation. La deuxième chose, c'est que nous avons besoin d'engager des nouveaux crédits, en fait, d'une année sur l'autre. On parle souvent, par exemple, de ce qui se passe sur les questions de l'armée et du militaire. Bon, ben voilà, on a des nouveaux besoins entre 2025 et 2026, et ces besoins ne seront pas envisagés, ne peuvent pas être envisagés dans une loi qui reconduit ce qui s'est passé l'année dernière.
Après, moi, le problème que j'ai, c'est que, quand bien même, Oriane, les députés arrivent à se mettre d'accord, je ne sais pas, genre, enfin, je veux dire, ils arrivent à se mettre d'accord, ils se disent, il faut absolument un budget, tiens, on va voter ce truc, en fait, qui nous est proposé, comme l'a dit très bien Louis, qui ne ressemble pas à grand-chose. Qu'est-ce que ça produit politiquement ? Ben, une catastrophe. C'est-à-dire que, genre, en fait, on ne comprend plus rien.
Moi, c'est ça qui m'inquiète encore plus que de ne pas avoir de budget, c'est qu'il y a un espèce de flou artistique, en fait, sur les différentes propositions, sur les différentes positions, je ne mets pas tout le monde à la même enseigne. Je veux dire, la France insoumise et le Rassemblement national, chacun dans leur endroit très dissocié, eux, ils sont à peu près plus, à peu près clairs, en fait, sur ce qu'ils proposent. Le reste, au milieu, je suis là, genre, waouh ! Je ne comprends pas, en fait, ce que font, par exemple, certains écologistes et certains socialistes à vouloir un deal avec, genre, le Titanic macroniste.
Je ne comprends pas, en fait, la position des LR, en fait, qui est un coup avec les macronistes, un coup pas avec les macronistes. Je veux dire, et le problème, c'est que derrière, ce manque de clarté, à mon avis, atteint profondément notre démocratie et notre capacité, en fait, à avoir une démocratie représentative digne de ce nom.
Dernière actualité de la semaine, elle est parlementaire. On reste dans l'actualité parlementaire. C'est l'Assemblée qui a lancé une commission d'enquête pour interroger la neutralité, le financement, le fonctionnement de l'audiovisuel public. On va écouter le rapporteur de cette commission d'enquête, le député ciotiste Charles Laloncle.
J'attends, en fait, une totale transparence sur l'affectation des 4 milliards d'euros par an auxquels l'ensemble des Français contribuent chaque année pour financer l'audiovisuel public. Je tiens à insister sur deux éléments. Déjà, le montant, 4 milliards d'euros par an, c'est, à titre de comparaison, à peu près la moitié du budget du ministère de la Culture. Donc, c'est une somme qui, on ne peut pas le nier, est une somme importante, surtout dans un moment où, à l'Assemblée nationale, on a les plus grandes peines à trouver des pistes de réduction de la dépense publique.
Est-ce que, Louis, cette commission d'enquête va devenir une commission d'enquête très politique dans une période électorale ?
Une commission d'enquête très politique, ça, c'est certain. Après, comment est-ce qu'elle va se terminer ? Est-ce qu'elle va se terminer en pugilat ? Je ne l'espère pas. Mais, effectivement, on peut imaginer qu'il y ait quand même aussi, si ce n'est des règlements de compte, en tout cas, des éclaircissements qui sont parfois probablement nécessaires aussi, des éclaircissements qui soient demandés avec beaucoup d'insistance et peut-être de manière désagréable à certains moments vis-à-vis des dirigeants de l'audiovisuel public.
Vous prenez ce thème de commission d'enquête ?
Il y a quand même eu un certain nombre de sujets qui peuvent interroger au cours des dernières années dans l'audiovisuel public, que ce soit à France Télé ou à Radio France, des dépenses, évidemment, mais aussi, tout simplement, des sujets de fond avec des décisions. Et lorsqu'on entend, par exemple, l'ancienne patronne de France Inter venir s'exprimer par ailleurs sur le service public, sur une émission de France 2, et dire que, finalement, elle regrette que le Parti Socialiste n'ait pas autant d'électeurs que France Inter n'a d'auditeurs. Ça interroge quand même aussi sur la ligne éditoriale et sur l'influence que peut avoir une radio comme France Inter.
Il y a eu l'affaire Thomas Legrand et Patrick Cohen également, où les enregistrements qui ont été révélés, là aussi, interrogent. On ne peut pas faire comme si tout cela n'avait aucune influence, aucune incidence. Je pense aussi que c'est assez sain d'avoir du débat et d'éclaircir le sujet. Aujourd'hui, si vous voulez, vous avez toute une partie de la gauche qui s'indigne de l'influence grandissante que peut prendre CNews et que peut prendre Europe 1.
La réalité, c'est qu'il y a des médias qui sont par ailleurs des médias de service public qui ont quand même pour un certain nombre une couleur politique, quoi qu'on en dise, voilà, et que cette couleur politique est arborée avec l'argent des Français. Il n'est pas complètement illogique qu'à un moment donné, on demande simplement des éclaircissements sur ce sujet. Pablo ? Moi, je pense que, hélas, cette commission d'enquête va taper à côté, en fait, du véritable sujet.
Que il y a un débat, en fait, sur l'audiovisuel public, c'est super, sur les tenants et les aboutissants de qu'est-ce qui se passe dans ces grandes maisons et comment est-ce qu'on assure en fait que cet audiovisuel public remplisse bien les missions en fait qui lui sont allouées, c'est-à-dire d'éclairer correctement la population, de nous permettre de grandir collectivement, d'être intelligent collectivement. Le problème, c'est que là, effectivement, moi, je pense que ça va devenir un règlement de compte.
Je veux dire, elle a été créée pour ça par l'extrême droite qui déteste France Télévisions parce qu'ils ont l'impression que c'est un repère de wokistes et de gauchistes, ce que ce n'est absolument pas. Et donc, ils vont passer leur temps à attaquer en fait France Télévisions alors qu'il y a des vraies questions et en interne à France Télévisions et à Radio France, il y a des gens qui se posent des questions. Je veux dire, les syndicats, les travailleurs et les travailleuses, ils disent, attendez, on n'a plus les moyens de travailler nous par exemple, on est en train de nous supprimer.
Moi, par exemple, je suis très inquiet en fait quand je vois que les capacités d'enquête, notamment à Radio France, ont été réduites. Et je me dis, en fait, un audiovisuel public qui n'est plus capable de mener dignement des enquêtes, derrière, va produire des analyses qui ne sont plus aussi puissantes qu'ils ne sont plus. Et c'est pour ces raisons-là. Ce n'est pas parce que c'est des gauchistes. Ça, c'est absurde. Vraiment, je trouve que c'est des procès qui sont totalement hors de propos.
Mais la question des moyens qui sont allés à l'audiovisuel public pour nous éclairer correctement et qu'est-ce que ça veut dire aussi éclairer correctement une population, je trouve que c'est des vraies questions qui méritent un vrai débat. Hélas, le fait que ça soit mené par les surdits, c'est l'évolution globale du secteur des médias. J'en sais quelque chose, je suis réalisateur et producteur de documentaires et aujourd'hui, on a de moins en moins d'argent pour produire chaque documentaire, quel que soit le média, le financeur. C'est l'évolution malheureusement des médias dont pâtit aujourd'hui également le service public.
Merci, Pablo Oli. Merci beaucoup d'être venu débattre sur ce plateau. On va terminer par l'histoire du jour. Elle est à lire dans la République des Pyrénées. C'est celle d'André Gilles depuis le Béarn. Elle offre une second chance à de nombreux lévriers espagnols victimes de maltraitances en Espagne. Ces chiens de chasse au lièvre de course sont abandonnés, torturés ou tués dès qu'ils perdent ou qu'ils ne sont plus aptes. Alors avec son association, elle lutte contre cette barbarie en menant des campagnes de sensibilisation en proposant ces chiens à l'adoption. Et le 1er février, c'est la date de la fin de saison de la chasse et ça fait craindre du coup à ses bénévoles un nouvel afflux.
Et on va terminer sur cette belle phrase, cette belle philosophie d'André Gilles. On s'en grandit quand on s'occupe d'eux. Merci beaucoup. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.
Emmanuel Macron