Biarritz : un tiers des danseurs du Malandain Ballet tirent leur révérence cet été
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Vous êtes donc sept danseurs à quitter la compagnie cet été. Ça fait quand même un tiers de l'effectif total des ballets. C'est assez inhabituel. Pourquoi est-ce que vous partez ?
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J'imagine que prendre cette décision, ça ne se prend pas comme ça sur un coup de tête. C'est quelque chose qui se réfléchit depuis des mois, voire peut-être même des années.
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Et vous, votre reconversion, du coup, ça va se traduire comment ? Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ?
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Ça représente quoi, les balais de Biarritz, quand on a tout juste 18 ans ?
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Comment vous qualifieriez les balais ? Est-ce que c'est, par exemple, comme le top 14 du rugby ou la Ligue 1 au foot ?
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Pays Basque, premier sur l'actu local au Pays Basque, ici matin.
Les Malandins Ballets Biarritz gardent le nom de leur créateur, mais lui, il a pris sa retraite avec lui. Sept danseurs ont décidé de quitter la compagnie, c'est le cas d'Irma Offren.
Qui est notre invitée ce matin. Bonjour Irma Offren. Bonjour. Vous êtes donc sept danseurs à quitter la compagnie cet été. Ça fait quand même un tiers de l'effectif total des ballets. C'est assez inhabituel. Pourquoi est-ce que vous partez ?
Parce que moi, comme tous mes autres collègues, ça fait 15 ans en moyenne qu'on danse avec Thierry. On a tous grandi ensemble, on a rentré jeunes. Mais bon, on arrive à un âge où le corps ne suit plus, où suit pire. Donc nous, on a la réconversion en tête depuis un petit moment. Et vu qu'il y a une page qui se ferme dans la compagnie et qu'il faut un investissement énorme d'énergie et mental pour commencer avec un nouveau chorégraphe, un nouveau langage. Nous, on s'est dit qu'il fallait fermer la page aussi et passer à la réconversion.
C'était le bon moment, en fait.
Oui, exactement.
Il n'y a pas de soucis au ballet Malandins.
Pas du tout, pas du tout, pas du tout. Tout le monde est hyper motivé avec Martin Riag. Donc voilà.
J'imagine que prendre cette décision, ça ne se prend pas comme ça sur un coup de tête. C'est quelque chose qui se réfléchit depuis des mois, voire peut-être même des années. Des années, oui. Vous allez avoir 40 ans.
Oui, oui, oui, des années. Je pense qu'il y a un déclencheur vers les trentaines chez les danseurs parce que la réconversion, c'est quelque chose où on doit penser. On sait que ça va arriver depuis toujours. Mais oui, on commence à penser un petit peu vers la trentaine et ça mûrit peu à peu, selon les envies qu'il nous reste de danser. Donc voilà et oui, du coup, ça fait quelques temps que j'y pense.
Et vous, votre reconversion, du coup, ça va se traduire comment ? Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ?
Moi, j'ai l'artistique très ancrée à moi, donc je voulais rester dans l'artistique. Et en fait, je vais pouvoir transmettre des pièces de Thierry Malandin, du coup, dans des autres compagnies. Grâce à la fondation Tempresson qui a été, du coup, créée pour sauvegarder tout son travail, toutes ses années. Et du coup, voilà, je vais remonter des balais. Je vais faire danser des autres personnes.
Vous avez commencé la danse à 14h, à 14h peut-être aussi, mais à 14h surtout. Vous êtes originaire de Donochti, c'est votre ville natale. Vous êtes partie à Madrid, ensuite à Saragosse et vous avez intégré les balais de Biarritz Junior à 18 ans. Ça représente quoi, les balais de Biarritz, quand on a tout juste 18 ans ?
Oui, moi, je connaissais d'avant en plus parce que c'est vrai qu'ils ont fait un travail des sensibilisations transfrontaliers dans le territoire du Pays Basque énorme. Du coup, je les connais depuis qu'ils sont installés à Biarritz. Et c'était une compagnie que j'aimais beaucoup, beaucoup, beaucoup. Les styles me parlaient beaucoup. Je me sentais très identifiée dans la façon de parler physiquement, on va dire, de Thierry. Et du coup, moi, c'était énorme d'intégrer le balais Biarritz Junior. J'allais apprendre énormément, je savais. Et c'était un honneur déjà de pouvoir... Et en plus, c'était à Saint-Sébastien. C'était parfait. Ça cochait toutes les cases. Tout.
Les balais Biarritz-Malandin, nous, qui ne sommes pas dans le milieu de la danse, on les a sous la main, on connaît. Mais à vrai dire, on ne se rend peut-être pas vraiment bien compte de ce que c'est, de ce que ça représente dans le milieu de la danse. Comment vous qualifieriez les balais ? Est-ce que c'est, par exemple, comme le top 14 du rugby ou la Ligue 1 au foot ?
Je ne sais pas. C'est première division, ça, c'est sûr. Et c'est très unique, en fait. On ne peut pas le comparer, je pense qu'on ne peut pas le comparer à rien, parce que c'est très unique. C'est une façon de bouger de Thierry et un langage très propre à lui. Et ouais, je ne pourrais pas le comparer, je crois.
On est quand même au top niveau de la danse en France et à l'étranger. Ça, oui, c'est une première division, ça, on est d'accord. Merci beaucoup, Irma Offren, d'être venue ce matin dans notre studio. Bonne journée. Merci beaucoup.
Et comme chacun a invité, vous pouvez retrouver l'entretien sur le site ou sur l'application ici. Avant de découvrir le portrait d'un sportif, c'est Chien de Louane. Chien de Louane. Retenez bien son nom pour savoir qui seront nos champions de demain. Olivia Leray met en lumière cet été les sportifs et sportives qui compteront dans les années à venir. Et ce matin, Olivia ?
Jonas Chollet. Parce qu'en plein été, c'est quand même pas mal de se prendre un peu de fraîcheur dans le visage. Alors je vous emmène faire du snow avec Jonas Chollet. Il aura 18 ans dans quelques mois et il est spécialiste du snowboard cross. Vous savez, c'est ce parcours, cette course à quatre avec des bosses et des virages que vous avez certainement regardé aux Jeux Olympiques cet hiver. Il s'est mis sur un snow à trois ans, Jonas. Son grand frère avait déjà commencé. Ses parents étaient moniteurs. Basique. D'ailleurs, c'est le papa Julien qui l'a entraîné en premier. À la bonne franquette, à la débrouillant.
Il découpait des petits carrés de coton pour les mettre dans le caleçon de ses petits garçons pour pas qu'ils se fassent mal s'ils tombent. Et puis Jonas va choper le truc. Il va tout gagner chez les jeunes et débouler en équipe de France pour rejoindre son grand frère. En décembre dernier, il a même fini devant lui sur une étape de coupe du monde. Les Chollet devant, les autres derrière. Jonas, premier sur le podium. Aydan, deuxième. Mais les places, ça veut rien dire. Franchement, la rivalité, ça n'existe pas entre eux. Ils se taquinent, ils se chambrent, ils se tombent dans les bras. Ils ne sont pas l'un contre l'autre. Non, ils sont ensemble pour faire perdre les autres.
Aussi potes que frères. Ils ont même découvert les Jeux Olympiques. Je vous le disais, ensemble, cet hiver. Jonas, il ne devait pas être de la partie, mais il a été l'invité surprise de dernière minute grâce à sa victoire de décembre. Il termine sixième des Jeux Olympiques à 17 ans, si vous me suivez bien. Quand il ne fait pas du snow, il surfe. Quand il ne surfe pas, il fait du skate. Jonas ne connaît pas les jours de repos. Il connaît la glisse, partout, tout le temps. Et puisque les prochains Jeux Olympiques d'hiver sont dans les Alpes, venez, on lui dit à dans quatre ans.
Merci Olivia Leray avec vous. On va retenir son nom, c'est promis. Tout de suite, c'est Marvin Gaye avec Séchuel Elling sur votre radio. Belle matinée à vous.