Deux ans après le lancement de l'Appel de Christchurch.
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« Il y a deux ans, ensemble, nous lancions avec des chefs de gouvernements et des entreprises technologiques l'Appel de Christchurch. »
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« Notre conviction était que, pour gérer la menace, nous devions nous servir du soutien de forums existants comme le G7, le processus d'Aqaba. »
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« Désormais, 55 États, la Commission européenne, deux organisations internationales et dix entreprises soutiennent notre travail. »
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« Cette communauté a été renforcée par le réseau consultatif de l'Appel de Christchurch, qui regroupe 47 organisations de la société civile. »
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« À Conflans-Sainte-Honorine, À Nice, en France l'année dernière, mais également à Vienne, à Hanau en Allemagne, à Glendale aux États-Unis. »
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« Je pense ici particulièrement à la vague de violence en ligne qui a mené à l'assassinat d'un enseignant français. Il s'appelait Samuel Paty. »
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« Je salue la récente adoption du Règlement européen sur la prévention de la diffusion de contenus terroristes en ligne et l'annonce de la Commission européenne sur le Digital Services Act. »
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« Les États-Unis, la Tunisie, le Pérou, l'Estonie, la République tchèque, la Slovaquie et la Croatie ont rejoint la communauté de l'Appel de Christchurch. »
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Madame la Première Ministre, chère Jacinda, Votre Majesté, chers Présidents et Premiers ministres, chers ministres, chers amis, Merci beaucoup Jacinda pour votre intervention, et bien sûr je partage ce que vous venez de dire. Il y a deux ans, ensemble, nous lancions avec des chefs de gouvernements et des entreprises technologiques l'Appel de Christchurch. Nous étions à Paris.
Et ce que nous avons accompli tous ensemble ces deux dernières années constitue un très important pas en avant. Notre conviction était que, pour gérer la menace, nous devions nous servir du soutien de forums existants comme le G7, le processus d'Aqaba, et j'aimerais ici rendre hommage à Sa Majesté et au royaume de Jordanie. Vous avez été parmi les premiers à lutter contre la diffusion de contenus terroristes en ligne à travers l'initiative du processus d'Aqaba, et j'aimerais vous remercier de votre participation aujourd'hui.
Mais nous voulions également unir les forces des États, des entreprises technologiques et de la société civile. Notre méthode était selon moi inédite, et tous ensemble, nous avons démontré qu'il s'agissait d'une approche très efficace. Nous avons également souligné que cette lutte contre le terrorisme ne pouvait se mener aux dépens de nos valeurs : des sociétés ouvertes, l'État de droit et un Internet libre, ouvert et sécurisé.
C'est pourquoi il nous revient à nous, démocraties et défenseurs des libertés fondamentales, de trouver les bonnes solutions. Notre appel a été entendu. Désormais, 55 États, la Commission européenne, deux organisations internationales et dix entreprises soutiennent notre travail.
Cette communauté a été renforcée par le réseau consultatif de l'Appel de Christchurch, qui regroupe 47 organisations de la société civile dotées d'une expertise approfondie sur ces sujets. J'aimerais remercier tous les membres de cette communauté présents aujourd'hui. Pourtant, la tragédie a de nouveau frappé.
À Conflans-Sainte-Honorine, À Nice, en France l'année dernière, mais également à Vienne, à Hanau en Allemagne, à Glendale aux États-Unis et dans de nombreuses autres villes, dans différents pays. À chaque fois, les terroristes se sont servis d'Internet comme d'une arme pour propager leurs idéologies haineuses et parfois inspirer de nouveaux attentats. Je pense ici particulièrement à la vague de violence en ligne qui a mené à l'assassinat d'un enseignant français.
Il s'appelait Samuel Paty. Cet événement ne peut et ne sera jamais oublié. Il ne peut et ne doit jamais se reproduire.
Il nous faut un regain d'engagement envers nos actions collectives, dans le cadre de l'approche multilatérale et multipartite qui a fait la singularité de l'Appel de Christchurch, et nous devons placer la barre haut. Il est de notre devoir en tant que gouvernements de protéger nos citoyens de cette menace. C'est pourquoi je salue la récente adoption du Règlement européen sur la prévention de la diffusion de contenus terroristes en ligne et l'annonce de la Commission européenne sur le Digital Services Act.
Ces outils sont essentiels. Mais les engagements volontaires que nous avons pris ensemble le sont tout autant. Ils nous réunissent dans l'exigence d'un dialogue multilatéral afin de trouver des mécanismes innovants pour lutter contre ces contenus tout en préservant les droits fondamentaux.
Ils nous poussent, gouvernements comme entreprises technologiques, à faire davantage et mieux. Nous sommes ici ce soir pour réaffirmer notre volonté de poursuivre ce travail ensemble. Nous avons tous une responsabilité à assumer et un rôle à jouer pour que les engagements de l'Appel de Christchurch continuent d'être tenus.
C'est pourquoi j'aimerais chaleureusement remercier les nouveaux États ayant apporté leur soutien à l'Appel, reflet de la mobilisation de la communauté internationale à ce sujet. Et j'ai le grand plaisir d'annoncer ce soir que les États-Unis, la Tunisie, le Pérou, l'Estonie, la République tchèque, la Slovaquie et la Croatie ont rejoint la communauté de l'Appel de Christchurch. Nous vous souhaitons la bienvenue, et je sais que nous serons plus forts ensemble.
Jacinda a cité certains des outils et des nouvelles dimensions de ces initiatives. Je partage absolument votre point de vue et vos constats, notamment concernant les algorithmes. C'est absolument essentiel. si nous voulons avancer et être efficaces.
Nous allons aborder notre plan d'action, qui contient de nombreux éléments nouveaux. Nous effectuerons un suivi sur cette méthodologie, la transparence, les algorithmes, etc. Nous élaborerons cette nouvelle approche.
Avant de vous donner la parole, Jacinda, j'aimerais également remercier tous les soutiens de l'Appel de Christchurch pour leur implication. Je sais qu'atteindre un objectif si ambitieux en si peu de temps vous a demandé beaucoup de travail ces dernières semaines, en particulier le réseau consultatif de l'Appel de Christchurch. Toute la communauté de Christchurch vous est reconnaissante, et nous travaillons sur une nouvelle manière d'aborder ces sujets et mettons tout en œuvre pour que votre engagement ne soit pas vain.
Je vous remercie et je vous passe la parole, Jacinda. Merci.
Emmanuel Macron