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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 26 octobre 2026 37 minDivertissement

Le Petit Chaperon Rouge : une histoire éternelle... en concert-fiction !

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0:05
Locuteur

[cloche] Il était une fois une petite fille de village la plus jolie qu'on e su voir. Sa mère en était folle et sa mère grand plus folle encore. Vous croyez que je vais devenir célèbre ? Sans doute puisque ton nom est dans le journal. Le petit chaperon rouge. Ça marchera jamais. Personne va se souvenir d'un nom pareil. Je n'en peux plus que le petit chaperon rouge se fasse bouffer dans la [musique] forêt. Il faut que ça cesse. Il faut que ça s'arrête. On m'appelle et on me propose de d'adapter le petit chaperon rouge et évidemment je refuse pas. C'est tellement un cadeau que voilà par gourmandise je dis oui.

Le célèbre comte a été revisité sous la forme d'un spectacle musical unique en son genre destiné à la fois aux spectateurs et aux auditeurs de la radio. Le concert fiction. Ça tourne, ça tourne. C'est pour quand tu veux Marieunne. L'histoire qui va vous racontée est celle d'un tout autre petit chaperon rouge. J'ai faim. Un concert fiction, c'est une forme qui a été inventée par la radio il y a une dizaine d'années environ.

En partant de ce qu'avait fait Horson Wells en dans les années 30-40 à la radio, il avait inventé avec le Mercury euh Theatre, il faisait des fictions en direct avec un orchestre et donc il répétait et cetera et en 1938, ils ont monté Dracula, je crois que c'est leur tout premier et ensuite ils ont fait d'autres choses. Donc c'est c'est parti un petit peu de cette inspiration là mais de le faire à notre façon. On a pu dire parfois que c'était comme un opéra de parole. Des coinc fictions, il y en a eu beaucoup. Donc il y a eu Dracula, Alice et merveille, Far 451. Combien d'exemplaires de Shakespeare et de Platon ? Aucun. Vous le savez aussi bien que moi. Aucun. Allô ?

Plus récemment, il y a eu la Reine des Neiges, Blanche-Neige, Odysseé au centre de la Terre et cetera et cetera.

2:10
Non speech

[musique]

2:24
Locuteur

Ce nuancer des sep couleurs du spectre solaire. Nous marchions d'un pas régulier qui raisonnait [musique] avec une intensité étonnante. Le moindre bruit se transmettait à une [musique] vitesse à laquelle l'oreille n'est pas habituée.

2:45
Non speech

[musique]

2:48
Locuteur

Verrais-je parier sa lumière [musique] [musique] me regarde ce hasard [musique] à venir voir courir sur ma lettre.

3:07
Non speech

[musique]

3:08
Locuteur

Donc c'est une fiction sonore, c'estàdire comme un film sonore avec un orchestre et on joue tout en direct. Donc là où la radio habituellement la fiction est tournée plutôt comme le cinéma, là on va se rapprocher plutôt du théâtre puisqu'on va faire un spectacle, le spectacle de la radio dans toute sa grande diversité. orchestre comédien avec tout ça, j'ai toujours rien mangé prise de sonorisation bruiteur et donc ça va réunir énormément de talents de la maison de la radio. C'est assez intéressant de travailler sur les comptes parce que c'est une tradition bon qui n'est plus orale aujourd'hui mais qui charie beaucoup de symboles depuis très longtemps.

Il y a eu beaucoup beaucoup de réécritures, des comptes en général du petit chaperon rouge en particulier. Qu'est-ce qu'on fait du petit chaperon rouge aujourd'hui ? Est-ce que vraiment on continue ? C'est perro quoi. Moi je trouve ça dur. Mais tu as pas le chasseur à la fin qui ? Mais ça c'est pas ça. Ça c'est pas perro. C'est d'autres versions ils ont fait après où tu as le chasseur qui vient [musique] et tout ça. C'est dur à entendre aujourd'hui la morale du compte. Oui, si le petit chaperon rouge avait mieux écouté sa maman, si elle n'avait pas accueilli des fleurs sur le chemin, elle ne se serait pas fait manger.

Ben, en fait, si, elle se serait fait manger parce qu'en réalité le loup, il l'attendait qu'elle cueille des fleurs ou qu'elle cuueille pas de fleurs. Il y a un piège qui est tendu et dans la version de Pérot, elle se fait manger et c'est terminé. C'est sur les premières notes que tu dis "J'ai faim". D'accord. Alors c'est vraiment ça commence directement texte musique. Une fin pareille, c'est à hurler. L'adaptation est libre, elle est par moment infidèle mais voilà, on retrouve quelques ingrédients. Mais c'est vrai qu'il y a une infidélité mais je pense que le compte suppose l'infidélité. C'est comme les mythes. Les comptes sont ouverts donc toutes les versions sont permises, il me semble.

On on voit à quel point Per a le sens du raccourci, c'est tout est très très bref. C'est c'est quelque chose qui est vraiment réduit. On peut pas enlever un mot, ça dure 5 minutes enfin mettons 10 minutes raconter. Donc au contraire, fallait faire foisonner tout ça. Donc on a rajouté des personnages, des scènes, rajouter des ingrédients et des péripéties, du discours, du dialogue. Et ça permet de de développer aussi les personnages, de leur donner une plus de chair et donc de d'apporter à chacun et chacune sinon une psychologie, disons une couleur, un goût, une des préférences, des attitudes.

Je dirais le travail est forcément en collaboration avec Pierre puisqu'il y a il a écrit ce texte, il l'a rendu croustillant, cocass, il a ajouté des scènes qui peuvent être drôles, il a ajouté des lieux, il en a imaginé d'autres, il a entendu des choses, il a apporté une une rythmique au texte. Laurence va aussi créer un univers autour de tout ça. Ce qu'il emporte, c'est vraiment ça. C'est pour ça que c'est important ce rendez-vous musical parce que ça tout d'un coup, il y a un truc qui s'ouvre pour le petit chaperon. D'accord. C'est ça qui va faire cla que bon ça va balayer les inquiétudes de la mère et bon de toute façon la grand-mère elle est trop contente de voir sa petite fille.

J'arrive après effectivement pour essayer de créer autour du texte scène par scène de façon presque solitaire et après le travail se fait avec Laurence et là vraiment un travail de collaboration où je vais redécouper. Moi, je vais avoir pensé une musique sur certaines scènes, mais Laurence l'aura entendu peut-être sur un autre passage et c'est ce travail après qui va être déterminant. C'est fait la rythmique. Bon, voilà, c'est pas le meilleur côté que j'ai mangé, c'est très bien. Et sur passons passons au suivant. Et là, bah là, il y a les cordes en haut.

Voilà, il y a les Aujourd'hui c'est vraiment c'est une première on on se fait une première table juste entre nous sans la technique pour vraiment lire une première fois, se le mettre en bouche une première fois et les comédiens ensuite voilà apportent leur voix, apportent leur corps, apportent leurs idées, apportent leur musique à ces paroles et donc au personnages. Réussir le casting, c'est réussir à 80 % la direction d'acteur derrière. Patience, [soupir] la forêt est profonde, quelqu'un finira bien par arriver. Malheur qui s'approchera de moi. Maxensual, c'est vraiment la première personne que j'ai appelé pour le loup et c'est la première personne que j'ai appelé pour le casting.

Parce qu'à partir de là, ça s'appelle le petit chaperon rouge mais quand même, il disput un tout petit peu le premier rôle avec le petit chaperon rouge. Je crois que je les ai semé pour de bon. C'est satané caniche. Peut-être c'est un personnage hyper agréable parce qu'à chaque séquence, il y a un truc à jouer, il joue, il change des personnages évidemment, il limite la grand-mère, il imite quelqu'un de formidable, de digne de confiance. Il est rusé, il passe son temps à prendre des masques, à les enlever, il joue le bon petit chien. Les deux mâchoires de cet appareil du diable se sont refermé sur ma patoune [musique] et puis depuis je défaille. Tu défailles ? Je défaille.

Qu'est-ce que ça veut dire [musique] ? Je ne sais pas mais ça fait mal. Moi qui [musique] sidouillet, un rien m'affecte. C'est vraiment du la comédia un peu. Ça me fait penser à plein de trucs quoi. Il a un petit côté Nicholson dans Shining aussi et en même temps et on dirait un gros clown. Il faut qu'il soit à la fois pathétique, drôle et quand même un peu inquiétant, un peu violent puis rate quoi. C'est un loser. Entends-tu ? Où yes-tu tout ça ? Que fais-tu ? J'ai bien aimé la fin parce que c'était un petit peu drôle et aussi j'ai bien aimé le chaperon rouge avec sa voix. Pour le petit chaperon rouge, c'est difficile parce que on sait pas quel âge elle a. C'est pas dit. Voilà.

Moi, je partais plutôt sur un enfant de 8 10 ans. Il faut juste [musique] marcher d'un bon pas. Je sais marcher d'un bon pas. Allons-y demain. Comment on embauche une adulte pour jouer une enfant ? Il y avait une couleur que je cherchais vraiment plus dans les aigus déjà parce que il y a quelque chose comme ça dans la façon dont le compte a été réécrit par Pierre. J'ai l'habitude de jouer des rôles d'enfant certainement parce que j'ai une voix qui s'y prête. Tout le monde projette des choses sur elle. Sa mère, sa grand-mère, c'est comme si elle avait pas d'existence propre. Elle n'est que répondant. Et puis au fur et à mesure, elle prend sa place. Le casting se fait comme ça.

Les deux rôles principaux découlent ensuite la couleur des voix autour. Tu serais pas plutôt un loup ? m'a conseillé de me méfier des loups. Oh, un chien, un loup. À quoi bon toutes ces étiquettes ? Un des moments forts, c'est la première lecture à la table, mais la plupart, ils se connaissaient de réputation. Il avaient entendu parler les uns des autres mais ils se connaissaient pas. Ils avaient pas forcément joué ensemble. Écoutez les dernières nouvelles. Un sanglier a perdu trois dents en croquant une coquille de noix. Une bécasse a retrouvé ses œufs dans le nid d'un coucou. Un castor a abattu 15 arbres en 7 minutes. J'ai composé une table comme un dîner.

Bon, c'est un peu ça a l'air un peu comme ça léger de comme comparaison mais il y a un petit peu de ça en plus comme c'est une pièce qui parle beaucoup de du fait de manger. Pour commencer, faire fondre le beurre. Quelle quantité ? Tout douce. Un petit peu. Pas trop. Mais quelle quantité ? Assez quand même, juste ce qu'il faut. Sur la recette, ils disent une once et demi. Ils disent ça bah s'il l'ont écrit, ça doit être vrai. Est-ce que ça va prendre ? Est-ce que les gens vont s'entendre ? Mais pas seulement en terme de personnalité, est-ce qu'ils vont être copains ? C'est pas ça l'enjeu. Mais est-ce que ils vont s'entendre dans le jeu ? Est-ce qu'ils vont pouvoir jouer ensemble ?

C'est des aussi des comédiens qui viennent de milieux très différents. Vous avez vu un article dans le journal ? Oh, fais voir. En première page en plus avec une photo de nous trois. Faut toujours penser à la fois à un jeune public et un public moins jeune. Faut que tout le monde s'amuse et donc que le texte s'adresse aux deux. Alors, parfois c certaines allusions, certaines répliques, certaines situations vont plus s'adresser aux adultes et d'autres plus aux enfants. Je dirais que la difficulté c'est certainement de pouvoir se laisser aller à son imaginaire et de donner rendez-vous à l'enfant qu'on est.

pour pouvoir rêver ce petit chaperon rouge qu'on a entendu quand on était quand j'étais toute petite. Bah c'est assez magique d'être entouré d'enfants parce que c'est ils sont hyper sincère en fait. Si ça leur fait peur, ils crient. S'il trouvent ça nul, ils Enfin l'idée de la représentation pour enfants, moi c'est un truc que j'aime beaucoup parce que justement ça apporte cette touche de naïveté où dès qu'on lance un effet en lumière qui est un peu waouh, directement dans la salle, on a tous les enfants qui réagissent. Et ben plus vite madame, plus vite. Je cours aussi vite que vous voulez. Ma fois oui, c'est exact. Et en plus de ça, je cours devant vous. Écoutez les dernières nouvelles.

Vous allez faire fuir les oiseaux à force de crier. Peut-être, mais j'attire le public. Mais il y a que des lièvres et des champignons. Diriger un concert fiction franculture, c'est vraiment particulier. C'est un exercice pour moi assez exceptionnel. C'est pas de l'opéra, c'est pas du symphonique, c'est pas non plus de la musique de film parce que tout est en direct. Mais pour le chef d'orchestre, finalement ça se passe en plusieurs temps. D'habitude avec un concert symphonique, on est toujours dans un temps passé, présent et futur parce qu'on anticipe ce qui se passe, on retient le passé pour faire les corrections.

Là, j'ai en plus à à gérer entre guillemets les comédiens parce que le texte est sur ma partition, donc j'arrive à suivre la musique et en même temps le début du texte, mais parfois leur texte va mordre sur la page d'après. Donc j'ai beaucoup d'aller-retour dans ma propre partition et c'est assez parfois délicat. Vous pas encore dit cette phrase là ? C'est toi que tout le monde appelle le petit chap. On vient juste de la dire. [rires] OK, c'est parfait. Ça marche. Quand je fais une fiction France culture, c'est toujours un un bonheur et aussi de jouer avec le texte parce que j'adore le monde du théâtre, j'adore les comédiens.

Donc c'est c'est vraiment un bonheur de réunir tout ce petit monde là ensemble. J'adore la radio pour ça, pour plonger vraiment dans l'univers sonore. Bonjour petite. Si tu savais comme je suis heureux de te voir. Qui es-tu ? C'est moins artificiel que les codes du cinéma ou quelque fois il faut parler à un scotch qui est sous la caméra. Il faut vraiment avoir l'impression que c'est donner l'impression que c'est quelqu'un. C'est plus contraignant ça, je trouve. Ou les trucs d'angle de de racord.

C'est un mélange en fait je trouve entre le cinéma et le théâtre au sens où quand même il y a quand même quelque chose avec le son, le rythme, avec le fait de devoir jouer de concert un peu avec donc ça je trouve ça se rapproche du cinéma au sens où quand on joue au cinéma, il y a aussi toute la machinerie autour, les mouvements de caméra et donc on est quand même aussi conscient de tout ce qui se passe autour. Il y a aussi un rapport à la distance, au son, au cinéma, savoir on joue à la fois pour le le micro selon la caméra, si on est de proche ou de loin. Donc on va on va pas pousser la voix de la même manière. Donc il y a quand même des similitudes.

Bon, à part qu'on voit pas son partenaire. Écoutez Louis-Philippe Auguste de la pointe du pâturage. Appelez-moi Louis. Louis Philippe à la rigueur. Votre visite me fait plaisir. Je le savais. En fait, je suis pas immobile derrière mon pupitre. Je m'agite beaucoup. Je me laisse un peu emporter par la musique. J'ai envie de de bouger. Je parle beaucoup avec les mains en fait. [gémissement] La seule différence, ça va être au niveau du regard. Ce qui peut être un peu frustrant par moment pour moi, c'est de pas avoir le regard de mes interlocuteurs, de mes partenaires de jeu.

Mais assez spontanément, en fait, entre les répliques, je vais aller chercher leur regard pour pour me nourrir un peu de de ce qu'ils amènent. Et voilà. Après, il faut faire très attention de rester axé sur le micro. Mais euh mais sinon globalement avec une pièce de théâtre classique et une représentation de théâtre, c'est globalement le même euh fonctionnement. On n'est pas coupé, on déroule le le texte. Alors, c'est entendu. Demain, tu viens me voir dans mon moulin et on aura le reste des crêpes. Voilà, c'est ça. OK, c'est bon pour vous ? Ouais, nickel. On commencer et ben, on commence avec les entrées, les sorties. Entrée, sorties, mouvement, déplacement, intention, niveau, intention.

tout de suite les gros mots, [rires] c'est super parce qu'il y a pas beaucoup de contraintes du théâtre, ça va assez vite. On a quand même l'impression de jouer, de faire quelque chose mais comme il y a pas toutes les contraintes de la mise en scène, du mouvement, de la scén de tout ça, en fait, il y a que l'idée, la force de la parabole et du jeu et évidemment de la musique. Il y a beaucoup moins de rapport au public. Là, c'est vraiment une voix. Sauf que j'ai appris à par cœur quelques textes pour vraiment les jouer, essayer de jouer au maximum avec le public. Ce qui compte, c'est le spectacle mental, c'est le spectacle acoustique.

Le loupgarou, c'était mon personnage préféré car il était rigolo. Une fin pareil, ça rend fou. Ah mes mâchoires claquent dans le vide. une de chien des chasseurs. Il faut condenser toute son expressivité physique dans le visage. Faut qu'il y ait quelque chose qui joue. Pas que la voix mais la je pense l'expression un peu. Le corps aussi un peu. Où courses-tu comme ça ma jolie ? Chez ma grand-mère. Je vais lui rendre visite toute seule. Elle habite à une lieu d'ici. Une lieu, c'est 2000 toises. Une toise, elle est mangeable ta grand-mère ? Pardon ? Je veux dire, elle est aimable ta grand-mère. Le désir d'aller rendre visite à la grand-mère vient du Petit Chaperon Rouge lui-même.

Et puis après, surtout ce qui est vraiment assez jubilatoire à jouer, c'est que c'est la mère qui va sauver sa fille et il va y avoir une alliance de la mère, de la grand-mère et du petit chapeau rouge. Promenons-nous [musique] dans les bois pendant que le loup n'y est pas. Si le loup était, il nous mangerait. Mais comme il n est pas, il nous mangera. On a pu improviser par moment s'il y a des parfois il y a une réplique qui sonnait difficilement ou qui sonnait faux.

Et là Laurence bah assez spontanément me dit "Bah attends là ça tu as peut-être une difficulté avec ce ça sonne faux parce que peut-être dans l'écriture il y a quelque chose qui qui te gêne donc je peux proposer autre chose et puis Pierre était hyper à l'écoute et donc il y a des petits mots qui ont changé même si après le le texte est quand même solide donc il y a très peu de choses mais on a pu apporter des petites modifications. Ouais comme si justement les phrases c'est mon instrument. Du coup, je vais pas forcément le bricoler pour qu'il s'adapte à moi. Moi, j'aime bien me mettre dedans et l'utiliser, même si parfois une phrase va me faire bizarre.

Mais ce qui est bien, c'est que j'arrive à à comprendre comment c'est avant pour que je sache si j'accélère ou si je décélère les champignons pour que ça tombe nickel quand il rentre. Souvent, un auteur, il sait ce qu'il a écrit et pourquoi il a écrit. Moi, j'essaie toujours de me dire respectons le texte pour voir où est-ce qu' nous emmène et où est-ce que ça emmène le personnage de parfois c'est par les mots que le personnage se construit parce qu'il a telle telle manière de de parler, telle [raclement de gorge] expression et après on peut négocier moyennant beaucoup d'argent euh avec l'auteur quand même des des petits changements mais qui sont vraiment rien du tout.

Mon rôle dans cette forêt, c'est de propager les dernières nouvelles, les meilleures, les plus fraîches. J'ai aimé quand le piv il disait les infos du jour. Moi, j'ai bien aimé les acteurs, surtout le celui qui dit ce qui se passe l'oiseau parce qu'il était rigolo et c'est grâce au chapeau rouge maintenant qu'il fait des journals. Pour des raisons dramaturgiques et pour des raisons narratives, il fallait un personnage qui fasse le lien un petit peu entre tous ces personnages qui se croisent dans la forêt à différents moments.

18:43
Non speech

[musique]

18:46
Locuteur

Après 5 jours de répétition sans les musiciens, les comédiens, l'équipe technique et l'orchestre philharmonique de Radio France se retrouve pour 3 jours au studio 104.

18:57
Non speech

[musique]

18:59
Locuteur

Mettre en forme le spectacle, répéter et harmoniser l'ensemble afin d'être prêt pour les représentations en public. Bonjour à tous. Très heureuse de vous retrouver pour cette fiction. C'est la première fois que je travaille avec Laurence et puis avec Marie-janne, donc c'est toujours une joie de pouvoir travailler avec des nouvelles personnes. La collaboration en fait, ça s'est fait finalement très rapidement parce que la partition je l'ai reçu il y a peu de temps. Je l'ai commencé il y a 3 jours, lundi et mardi c'était déjà la répétition avec les comédiens avec seulement le piano pour avoir vraiment un contact avec les comédiens et connaître un petit peu leur jeux, leurs débits, leur voix.

Et c'est vraiment un travail ensemble où presque comme si c'était un laboratoire avec par exemple Marie, cette flexibilité dans le tempo pour que la musique et le dialogue ne fasse qu'un. Donc là, il y a toute une partie de transition de de première envol orchestrale seule. L'orchestration, [musique] la présence des musiciens sur scène, la présence des des vrais instruments, des cordes, des bois, des percussions change évidemment l'univers sonore mais change aussi le jeu des comédiens. Je pense qu'ils vont se réapproprier cet univers comme s'ils entraient dans une forêt nouvelle. C'est c'est complètement nouveau. Et donc à chaque étape, c'est comme si on reprenait le texte à zéro.

C'est comme si on est des nos vois on est des petits bateaux sur l'océan et l'orquête c'est l'océan et qui nous fait qui nous fait comme ça et on est dessus et c'est bah la magie de la musique quoi. Je peux pas m'adresser à 36 personnes en même temps. Je les connais pas. Elle elle les connaît très bien, elle joue beaucoup avec eux. Elle les a beaucoup dirigé ils la connaissent tous. Ils ont une grande confiance en elle. En fait ce qu'on va faire c'est qu'on va jouer de noirs la sol et pas la sol. Deux noirs comme les premiers.

Elle est formidable parce qu'elle fait le lien entre une intention, un besoin et je peux m'adresser à elle pour obtenir une couleur, un pianissimo, un fortissimo, une intention de jeu, d'interprétation. Par exemple, entre deux scènes, il y a toute une partie que Marie-janne Crer a écrite qui est plus brutiste. "Aide-moi à couper les oignons, veux-tu ?" dit le loup. Et ciao cia cia.

21:23
Non speech

[musique]

21:26
Locuteur

C'est pas forcément indiqué dans la partition. soit très euh interprété de façon bruitiste pour qu'on comprenne cet enjeu tranchant. Pour commencer, [musique] c'est trop t la musique. [musique] Je suis un peu la le garant du temps parce que c'est moi qui vais accélérer ou ralentir les choses. Ça, je peux donner le départ. [musique] Oui, très bien. Et aussi la gestion de la balance en général entre l'orchestre qui doit toujours soutenir le texte, être un apport, avoir sa partie, mais ça doit vraiment se mélanger et avoir une vraie balance. Donc ça c'est un vrai travail entre les comédiens, l'orchestre et le travail de ceux qui font les les bruits.

Les comédiens peuvent avoir des repères musicaux, sauf que ils ont le casque. Donc comme ils ont le casque, ils peuvent pas tout entendre. Et donc on s'est donné des repères depuis hier quand je les ai rencontré pour leur dire là tu attends mon départ parce que il va y avoir tel bruit d'un bruit d'elle. Voilà donc ça c'était les ailes de d'Herneste Lepiver. Écoutez les dernières nouvelles. Un sanglier a perdu 3 ans trop de ou une chute qui va être créée par Elodie. Et donc pour que ça soit vraiment ensemble parfois même je dirige les bruideuses en même temps que l'orchestre.

C'est ça aussi qui est génial dans les concerts fictions, c'est qu'on peut créer un petit peu son univers et moi, j'adapte en fonction de ce qu'on va faire au niveau théâtral. Donc il y a beaucoup de changements de thèmi. La partition n'est pas figée. Elle va évoluer au fur et à mesure du temps et au fur et à mesure aussi des comédiens et de leur manière de jouer. Donc je fais 1 2 3 4 C'est coupé. Goûtons voir, je pense dans le silence qu'on comprenne et que tu arrives à capter le et tu prends ton temps. Je pense qu'elle va aussi m'aider à faire les entrées avec le texte et on va pouvoir vraiment calculer le temps entre chaque phrase et vérifier le tempo de chaque scène.

Tout ça se met ensemble et je suis un peu le top chef comme il m'appelle des comédiens parce que je leur donne des tops et j'essaie de mettre tout ce monde ensemble. Le fait qu'il y ait des dialogues aussi m'obligeait à créer ce qu'on appelle les underscores. Donc des musiques qui sont des musiques d'accompagnement pas du tout dominante mais au contraire tenu qui peuvent soutenir un texte et ne pas être trop parlante. Ce loup affamé pris dans ses pièges, j'imaginais des décors.

23:54
Non speech

[musique]

23:55
Locuteur

Est-ce que tu as eu peur du loup ? Non, j'ai beaucoup aimé quand il s'est coincé la pâte. J'aiaiméis quand quand le quand le loup il s'était coincé la pâte dans le piège. Avançons. C'est le piège pas de loup. Aïe ! [pleurs] Carnivora, can le pouss et en même temps pour le petit chaperon rouge, la nécessité aussi de de faire peur aux enfants mais jusqu'à quel point de créer des harmonies pas forcément trop complexes au point de perdre ce public. Mais en même temps, on sait que les enfants sont sensibles au langage un peu contemporain. Belle inconnu, je lis de l'honnêteté dans ton regard. J'ai dû faire une synthèse entre des langages ou des esthétiques un peu différentes.

Un peu de jazz, un petit peu de contemporain, un peu de musique brutiste par moment pour essayer de ne pas perdre les gens et ne pas les ennuyer. Même s'il y a des récurrences évidemment comme dans le théâtre. Tu as tellement changé. C'est à cause des rhumatismes. Comme tu as de grandes oreilles. C'est pour mieux t'entendre mon enfant. L'effectif par contre était choisi au départ mais après j'ai une énorme liberté quand je choisis des instruments. Je te préviens Blanc. Bon de vous à moi, vous n'obtiendrez jamais rien par la menace. Attends que je t'attrape. Les bruiteuses, elles viennent s'insérer à l'intérieur de de la partition orchestrale. Ça qui est beau aussi.

C'estàdire, c'est vraiment réussir à faire se mêler tout ça. [musique] Le bruitage en fait c'est reproduire des sons avec de la matière, avec des objets pour raconter des histoires. Donc on suit une histoire et avec des objets, on fait les sons. Du coup, bah là pour le chapeuron rouge, c'est surtout bah elle est utilisée dans l'ambiance de forêt au début sur le monologue du lot. Ça installe un peu une atmosphère inquiétante. Suspense. Elle est aussi utilisé pour une porte. J'ai aimé quand au début quand il faisait la cuisine. J'ai bien aimé quand la mamie elle éta en train de faire les crêpes avec les bruits de d'œuf et les bruits du beurre.

Pour commencer, faire fondre le beurre tout doucement. Quelle quantité de beurre ? Un petit peu. Pas trop. Enfin assez quand même. Les bruteux c'est des interprètes artistes. Mon rôle moi, c'est de diriger, c'est pas d'impulser, mais on a déjà passer le texte en revue en échangeant des idées. Et moi je disais oui non, ça plutôt comme ça. Elle me proposait des choses, des choses que j'avais pas anticipé, sur lesquelles je j'avais pas notion qu'elle pouvait amener quelque chose. On fait trois ou quatre mais en fait c'est assez long parce que lui a craque. Ouais. Qu'est-ce qui se met au service du texte et comment on dirige ça après ?

Voilà, c'est vraiment le génie des bruiteuses de l'odie à ce moment-là d'amener une chose avec sa sensibilité, sa finesse, son matériel, sa façon d'utiliser. Le fusil, ben en fait, j'utilise ça pour les sons qui sont plus des présences de fusil, donc sont plus des comme des manipulations. Et par contre pour tous les sons un peu plus précis d'armement, je vais je tire, [rires] je peux pas m'en empêcher. Donc c'est le moulin à café qui a pas été huilé depuis un petit moment.

Là, je l'utilise pas tant mais je m'étais demandé si je l'utilisais sur le sur le [grognement] piège quand il se défait parce qu'il y avait une question de ressort et puis mais je l'ai utilisé pour d'autres concert-fictions sur Blanche-Neige pour faire une horloge de coucou par exemple. Voilà, ça faisait le mécanisme de l'horloge. C'est un peu à l'image du dans le métier de ces objets qu'on détourne et et qui nous raconte d'autres histoires parce que un moulin à café s'il a un bon grincement, ça nous fait un beau portail ou une belle balançoire quoi.

À la base, le petit chaperon rouge c'est un spectacle mais c'est aussi une production qui va être diffusée à la radio et en podcast qui est beaucoup écoutée. Donc nous on se concentre principalement sur la partie podcast. Donc sur la fin de la scène 8, garder quelques pas et un peu d'ambiance. Donc ça faut que je diseage mais un peu d'ambiance sur la transition. Sur un concert fiction, on a plusieurs postes. Il y a deux chefs opérateurs. Il y en a un qui va s'occuper de la partie fiction qui va plus être à la base de la création avec les comédiens en terme de son pur. Quand je parle de création, il va choisir les micros.

Il va aussi placer les micros sur les bruiteurs, beaucoup parler avec les bruiteurs pour savoir comment ils veulent se déplacer d'un micro à un autre. C'est lui qui va filtrer les ambiances. Imaginons que le personnage principal comme on a là sur le petit chaperon rouge toque à la porte et bien on l'entend derrière la porte. Donc lui il va tout de suite faire en sorte avec ce qu'on appelle un equalizer de couper les aigus parce qu'and on est derrière une porte on a moins d'aigus. C'est plus comme ça. Et l'autre chef opérateur qui mixe sur une autre partie de la console qui va s'occuper de la musique de tout l'orchestre. Au tout début je reçois donc la nomenclature de l'orchestre.

Donc je sais combien il y a de musiciens, quel instrument il va y avoir. À partir de là, je réserve mes micros. Je prends donc des micros euh en fonction de la tessiture de chaque instrument et aussi en fonction de la directivité des micros. Habituellement pour les orchestres classiques, on fait des prises de son avec des micros un peu éloignés de l'orchestre. Ça permet de prendre également l'acoustique de la de la salle. Toute la difficulté et donc de pas euh de pas gêner euh la partie fiction bruitage en faisant une prise de son trop loin. Euh ça dégrade rapidement le le son des voix et des bruitages quoi. Si on met des micros euh qui récupèrent trop la le son de la sonorisation.

de ce côté jusqu'au grand gel, il y a donc un micro par instrument plus des micros qui prennent quand même le global mais pas trop loin. Donc ça représente à peu près 80 micros en comptant l'orchestre, les comédiens, le bruitage et l'ambiance parce qu'on enregistre aussi les applaudissements du public. Et après, il y a moi derrière qui vais m'occuper des ambiances qui va mixer toutes les ambiances. Donc on mixe à six mains très exactement sur un concert fiction. Carnivora de canis llupous un [cri] piège. Sur le spectacle, il y a deux personnes à la sonorisation donc un qui envoie le son en salle et qui va le spatialiser.

La sonorisation euh ça permet de d'amplifier le son dans une salle de concert pour les musiciens et pour le public. Le concert fiction est diffusé dans la salle en sons immersif et donc mon rôle à moi, c'est de spatialiser les sons en fonction de la manière dont je veux les entendre, les ambiances, les spatialisés, les comédiens parfois, les bruitages, l'orchestre est assez frontal donc on ne spacialise pas beaucoup mais les réverbes enfin voilà, je travaille surtout avec mon collègue qui lui amplifie l'orchestre et les comédiens. Je collabore évidemment avec Laurence qui me donne des indications de spatialisation. Est-ce que le son le fait tourner ? Sinon, finalement ça marche pas.

Ambiance piano et un autre qui sera sur scène et qui va faire les retours pour les musiciens. Il faut fêter ça. Un gueuleton, un banquet. À la source de tous ces techniciens sons, il y a le plateau, donc les opérateurs plateaux, ils arrivent directement sur le spectacle et leur mission sera d'installer tous les micros et de faire en sorte que tous les musiciens se sentent bien, que les comédiens se sentent bien avec leur micro, la la perchette à la bonne hauteur sur un pied de micro, c'est-à-dire une perchette, c'est c'est ce qui permet d'avancer le micro. et eux vont s'occuper de tout le plateau et faire l'interface entre toutes les consoles. On en parle pas assez mais c'est la base.

Si un opérateur plateau fait mal son travail, on est tous dans le jus. Et Julien a donc fait un mixage en multicanal qui est donc écoutable sur le site en 51 pour les gens qui ont des hommes cinéma et il a aussi binoralisé ce 51 pour pouvoir écouter au casque en son immersif. Je long pas. Non non non non. C'est juste [rires] c'est un lieu commun qui dit la vérité que c'est c'est un travail collectif et je suis toujours ému. Il y a toujours un moment de grâce où il y a une vingtaine de personnes, des adultes très professionnels, très compétents, des techniciens à la pointe qui se rassemblent dans une pièce pour essayer là par exemple pour mettre au point la dévoration d'un orteil.

Goûtons voir. C'était réaliste. Est-ce que tu sais avec quoi c'était fait ? Non. Les instruments. Ah, des instruments ? Non, c'était avec avec leur voix. Non, avec un fruit et un légume. Je pense plutôt que c'était une banane. Oui. Et un légume orange. Ouais, bien vu. Mais oui, l'orteil, il fallait l'enregistrer et on s'est dit en fait sur scène, c'est un son qui était trop précis. On avait envie que ce soit très très sonore, donc on l'a enregistré en amont et ce qui a fonctionné, je pensais que le radi allait fonctionner et au final c'est la carotte et la banane en même temps pour avoir un peu de liquide et de bon de croque.

[rires] Moi j'ai bien aimé les acteurs et aussi quand le loup il a préparé la soupe, au final c'est lui qui était dans la soupe. Ah ça manque un peu de sel, tu ne trouves pas ? Ah le chaudron. Ah non mais le chauderon, ça c'est vraiment génial parce que ça manque surtout de champignon. H le chauderon, c'est un mélange de sound design et de bruitage en direct. Elle a quand même une casserole sur la plaque et elle diffuse de l'air sous pression et ça fait un petit et c'est ça qui fait le bouillon. Un petit bouillon comme ça en premier plan tout seul. C'est un peu trop aigu, c un peu trop petit. Et donc on rajouta en même temps un bouillon envoyé depuis la régie.

Un petit blou blou comme ça un peu plus grave un sub quoi. Une espèce de base comme ça mais de feu qui faisait vraiment le rougeoiment du feu sous le chauderon quoi. Six ou sep gousses d'ail. Le parc instrumental très gentiment nous a prêté une timbale baroque dans laquelle on a mis un projecteur rouge, une machine à fumer et là tout d'un coup la magie opère. C'està dire que le son correspond à l'image et alors qu'on a quand même quelque chose comme ça qui en fait est complètement de la triche du début jusqu'à la fin quoi. Il y a jamais de bouillon en fait.

Pour des concerts plus classiques pour l'auditorium, ça sera une lumière, un plein feu qui va pas trop bouger parce que ça correspond plus au concert classique. Et là, pour un concert fiction comme celui-ci, on se permet d'avoir des lumières qui bougent plus, différents tableaux de couleur pour accompagner justement le concert et plonger les gens dans dans le décor. Les réactions du public, ça émule quelque chose à un moment donné, tout d'un coup, tout le monde est en tension. Les comédiens, les musiciens, c'est quelque chose qui ça nourrit en fait.

le spectacle et puis même nous parfois on peut mettre tout d'un coup des ambiances plus fortes parce qu'on sent que on sent qu'ils sont hyper réceptifs et donc du coup euh il y a plein de choses qui peuvent aussi euh se rajouter, se créer autrement quand le public est réceptif au spectacle. Qu'est-ce que tu veux ? Un morceau de jou, une tranche d'épaule ? Tu sais bien que je suis végétarien, je préfère les champignons. Ah, chacun son truc ? Et puis je n'aime pas trop l'idée de manger un être humain. C'est parce que tu n'as jamais goûté.

Il y a un livre qui est sorti, je pense qui est intéressant sur le petit chaperon rouge et qui inverse la lecture habituelle en disant que on a beaucoup éduqué les enfants leur disant qu'il faut se méfier des inconnus dans la forêt, le prédateur au sens du violeur, du manipulateur, du pervers et que la famille à côté, c'est toujours un lieu de sécurité, de confort, alors qu'on sait tous que c'est souvent l'inverse. C'est-à-dire que c'est dans la forêt l'inconnu, l'aventure qui finalement peut porter à de la liberté, à des rêves, à des choses. Et la famille, ça peut être aussi un endroit de la violence. Et le grand méchant loup, il est souvent dans la famille.

C'est quelque chose qu'il faut pas oublier quand on lit ce compte. Voilà. Et maintenant, par quoi commencer ? Un morceau d'épaule ? Non, un petit orteil. Je suis comme une petite gamine qui est hyper heureuse de faire partie de cette expérience assez unique d'être là et et de jouer tout ça en live demain soir. Ça va être superbe je pense.

35:59
Non speech

[musique] [musique]

36:07
Locuteur

Le petit chapeuron rouge. Le grand méchant lon. Le petit chaperon rouge. Oui. Enregistré en public le 3 avril 2026 26 au studio s oui arrête de te moquer.