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Fête de Lutte Ouvrière à Grenoble : discours de Nathalie Arthaud (15/10/2016)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nathalie ArthaudFait
    « Les principaux candidats de gauche et de droite ont choisi de faire du terrorisme et des migrants le centre de la campagne. »
  • 0:45Nathalie ArthaudChiffre
    « Il y a 6 millions de chômeurs dans ce pays et s'il y a des salariés qui vont au boulot la peur au ventre, ce n'est pas à cause du danger terroriste, c'est de peur d'être licencié. »
  • 3:30Nathalie ArthaudFait
    « Hollande a pris le relais de Sarkozy en prolongeant sa politique anti-ouvrière. »
  • 10:30Nathalie ArthaudFait
    « La situation ne peut qu'empirer pour le monde ouvrier s'il ne se bat pas collectivement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chers amis, chers camarades, travailleuses, travailleurs, la campagne pour la présidentielle est lancé et je voudrais discuter des objectifs qui sont les nôtres et du combat que nous avons à mener. Les principaux candidats de gauche et de droite ont choisi de faire du terrorisme et des migrants le centre de la campagne. C'est le fond de commerce que se dispute Le Penel et Sarkozi.

Mais comme Hollande ne peut pas nous rejouer la comédie de la finance, c'est mon ennemi, c'est aussi sur ce terrainlà qu'il espère tirer son épingle du jeu. Ce petit jeu à3 donne donc lieu à une campagne sécuritaire, anti-immigrée et xénophobe répugnante. Il ne faut pas rester à regarder. contre cette campagne démagogique, il faut que les travailleurs mettent en avant leurs préoccupations et défendent leurs propres intérêts matériel et politique.

Il y a 6 millions de chômeurs dans ce pays et s'il y a des salariés qui vont au boulot la peur au ventre, ce n'est pas à cause du danger terroriste, c'est de peur d'être licencié. C'est parce que les cadences et la charge de travail ne cessent d'augmenter. C'est parce que la pression des cadres et des chefs est de plus en plus insupportable.

Alors, affirmer son droit à un emploi, à un salaire, à une retraite et à un logement digne est une nécessité vitale pour chacun d'entre nous. les centaines de milliers de salariés du privé du public qui se sont battus contre l'augmentation du temps de travail, contre la précarité et contre les mensonges patronaux sur le prétendu dialogue social en entreprise lors de la mobilisation sur la loi commerie. Et puis tous ceux qui ont été solidaires de ce mouvement et qui se sont reconnus dans leur revendication doivent continuer de s'exprimer et ils peuvent le faire dans les élections.

Alors dans cette élection et bien nous appelons les travailleurs à dénoncer la politique patronale, à affirmer la nécessité de prendre sur les profits pour garantir les emplois, pour répartir le travail entre tous de façon à combattre le chômage et pour augmenter les salaires. Prise ou pas prise ? La classe capitaliste continue d'accumuler des profits.

La grande bourgeoisie a s'enrichir avec la collaboration active de tous les gouvernements. Alors, nous devons affirmer que les travailleurs ont le droit et le devoir de défendre leur peau. Nous appelons les travailleurs à affirmer que le monde du travail n'a pas à être sacrifié sur l'hôtel du Grand Capital. s'exprimer se rassembler le plus nombreux possible pour faire entendre le camp des travailleurs au premier tour.

C'est ce qu'il y a de plus utile à faire dans cette élection parce que l'enjeu n'est pas de savoir qu'il sortira vainqueur du second tour. On le sait d'avance. Les jeux sont faits.

Celui qui sortira des urnes en 2017 sera un ennemi des travailleurs. Choisir parmi Sarkoji, Jupé, Hollande, Le Pen, c'est choisir parmi ses ennemis celui qui piétinera nos intérêts à partir de mai 2017. C'est accepté par avance d'être trompé et sacrifié.

C'est une dupe. Sarkozi, Jup Fillon se déchirent pour accéder à la mangeoire. Mais ils sont tous d'accord pour reculer encore l'âge de la retraite, pour considérer que les salariés ne travaillent pas assez et qu'il faut mettre fin au 35 he ils sont d'accord pour dire que les fonctionnaires sont trop nombreux, que les chômeurs sont trop bien traités, d'accord encore pour augmenter les impôts des plus pauvres et baisser les impôts patronaux et pour faire bien sûr reculer les services publics.

Et j'oublie les idées originales du genre privatiser pour l'emploi, supprimer le statut de fonctionnaire pour les enseignant, le personnel hospitalier et celui des collectivités locales. Parce que le débat de la primaire de droite de jeudi soir l'a montré. Tous ces gens-là rivalisent d'idées pour mener la lutte de classe.

Mais si la droite peut présenter des programmes aussi anti-ouvriers, c'est que les socialistes pouvoir ont préparer le terrain avec, je le rappelle 40 milliards de cadeaux au patronat avec le démantellement du code du travail, du travail de dimanche, la généralisation des accords de compétitivité. En fait, la droite ne fait que reprendre le travail là où le laisse Hollande, Val et Macron. Il se passe le relais.

En 2012, Hollande a pris le relais de Sarkozy en prolongeant sa politique anti-ouvrière. La droite se prépare à pousser le bouchon plus loin et Le Pen aspire exactement à la même chose. Hollande, Sarkozi, Jupet, Le Pen, ils aspirent tous à gouverner pour le compte de la bourgeoisie.

Ils raisonnent tous du point de vue des intérêts patronaux. Il défendent tous une politique pour aider le patronat, pour baisser, comme ils disent, le coût du travail, pour faciliter la compétitivité, les profits patronaux. Le FN n'a pas eu l'occasion de le démontrer en accédant au gouvernement.

Alors, certains autour de nous se disent qu'il faut peut-être l'essayer. Mais Le Pen, c'est Sarie et Hollande empire. C'est du faux neuf.

Le Front National n'a pas le passif de la gauche et de la droite au gouvernement, mais il a un passé politique. Le Front National, c'est la France de Vichi et de l'Algérie française avec une grosse couche de maquillage. Le Pener fut élu député en 1956.

À l'époque, il était parachutiste torsionnaire en Algérie. Aujourd'hui, le père Le Pen est mis de côté. Mais au cœur du Front National, il y a toujours les mêmes idées.

L'anticommunisme, l'hostilité au syndicat, aux GREP, aux travailleurs qui se battent et les dirigeants actuels du FN le montrent quand ils sont à la tête de municipalité par exemple enfermant les centres sociaux, enfermant comme dans la commune de Haange le secours populaire. Pour dénoncer les migrants, les pauvres parmi les pauvres, Marine Le Pen n'a pas de mot assez dur. Mais quand il y a une lutte contre les vrais privilégiés, contre les riches, dont elle fait partie ?

Et bien, elle est de l'autre côté de la barricade, du côté, elle est du côté de l'ordre et du gouvernement. On l'a vu lors des grèves et des manifestations du printemps dernier contre la loi de travail. Et souvenez-vous comment maréchal le Pen avait traité les salariés d'Air France de Boyou qu'il fallait mat avec l'armée.

Alors voter pour l'un ou l'autre de ces candidats quand on appartient au Mandou ouvrier, c'est voter contre son camp, c'est voter contre ses intérêts, c'est tendre le bâton pour se faire battre. Dans cette élection, il faut affirmer nos droits de travailleurs, notre conscience d'appartenir à un camp, un camp opposé à celui de la bourgeoisie et à celui de tous ses serviteurs politiques. À les entendre tous, de Le Penne jusqu'à Hollande, les seuls problèmes du pays se sont calés. les migrants, la sécurité et la montée du communautarisme qu'il contribuent d'ailleurs tous à créer eux-mêmes par les une provocation quotidienne.

Cette campagne n'a qu'un seul but, celui de faire des voix en s'appuyant sur les peurs et en flattant les préjugés racistes. C'est de la diversion et c'est de la démagogie parce qu'ils ne sont pas plus capables de maîtriser l'arrivée de migrants que d'éradiquer le terrorisme. ni Hollande, ni SarkoZi, ni Leideront l'arrivée des migrants.

Ils peuvent construire des murs, débarbeler, creuser des fossées, mettre des miradors. Et c'est ce qui se fait déjà dans de nombreux pays. Mais ils n'empêcheront pas la vague migratoire parce qu'on a tous en tête ces images d'Alep et de ces villes bombardées en Syrie et en Irak.

Et on sait que les hommes que tant que les hommes auront des jambes et de l'énergie pour marcher et bien ils essaieront de sauver leur peau. Comme nous tous dans la même situation. L'extrême droite, la droite multiplie les pétitions contre l'accueil des réfugiés tandis que le gouvernement se tarde lui de défendre une politique plus humaine.

Mais regardez comment les socialistes présentent les migrants non pas comme des victimes, mais comme des indésirables. non pas comme des femmes et des hommes qui sont comme nous, mais comme des fardeaux et qu'un élan de solidarité s'exprime et la propagande se met en marche pour marteler qu'il ne faut pas créer d'appel d'air. Et tout est fait pour que nous taisions nos sentiments de fraternité.

Tout est fait pour nous convaincre que les migrants représentent une menace pour nous et nos enfants. C'est de la démagogie aussi stupide qu'un fe. Et le résultat de tout ça, c'est que ces dirigeants rendent la vie de ces femmes et de ces hommes plus insupportables encore.

Et puis il flat les préjugés les plus abjects dans la population et il poussent les plus racistes à passer aux actes. Ce sont des gyomanes. Et les victimes de cette démagogie ne seront pas seulement les migrants d'hier ou d'aujourd'hui.

Nous empérons tous les conséquences car les politiciens qui justifient le rejet des étrangers ne spéculent pas que sur les préjugés et sur les fantasmes. Ils invoquent aussi le chômage élevé, la pénurie de logement, la saturation de notre système de soins. C'est une façon de matraquer l'idée qu'il n'y a déjà pas assez pour tous.

Cela sert à justifier la politique anti-ouvrière en nous enfonçant dans le crâne qu'il est vendre revendiqué et qu'il faut tous se serrer la ceinture. C'est une façon de nous mettre en concurrence permanente, de nous opposer les uns aux autres, ceux qui ont un travail à ceux qui sont au chômage en interrim ou en CDD. C'est un instrument de division.

Avec cette campagne sur l'identité nationale, sur l'immigration, les SarkoZ et les Hollandes nous enfument pour ne pas savoir de compte à rendre sur la misère qu'ils ont contribué à fabriquer et pour cacher les milliards accumulés dans les mains d'une minorité. Il ne cesse de répéter qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais ce sont eux qui la fabriquent la misère en pillant les richesses des pays pauvres partout sur la planète, en s'a coquinant avec les pires dictatures. Il la fabrique en Irak, en Syrie par leur manœuvre et leurs bombes.

Et il la fabrique aussi ici par ce chômage de masse, par cette précarité. Il la fabrique pour que la minorité capitaliste s'enrichisse toujours et encore. Alors dans cette élection, montrons qu'il y a des travailleurs qui ne se trompent pas d'ennemis.

Affirmons que les travailleurs n'ont pas à se battre entre eux pour se partager la misère. Ils ont à imposer le contrôle sur les richesses qu'ils produisent pour s'opposer à ce qu'elles soi confisquée par une minorité. Affirmons qu'il y a bien de mondes dans cette société. celui des riches et des pauvres, celui des exploiteurs d'un côté et de l'autre côté, le monde des exploités qui regroupe des femmes et des hommes de toutes origines et de toute confession.

Et je rajoute qu'il faut bien sûr affirmer pour tous les exploités de cette terre la liberté de circulation et d'installation. Accueillons les migrants à bras ouverts. Ils ont leur place dans le combat qui est le nôtre. c'est celui de changer cette société qui est de plus en plus inhumaine.

À côté de toute cette campagne contre les migrants, il y a encore tous les débats sur le terrorisme. Les débats sont fin sur les fichiers, sur l'état d'urgence, sur l'organisation de la police et de l'armée, sur la construction des prisons, les amalgames permanents entre terroristes et musulmans sous couvert de grandes questions contre comme la laïcité ou la nature de l'islam. Du Front National jusqu'à Hollande, tous se complaisent dans des postures autoritaires et répressives.

Mais ce n'est pas cette course à l'échalote sécuritaire qui empêchera l'évocation terroriste de naître. Notre société est malade, elle pourrit de l'intérieur. Que des jeunes de 15, 18, 20 ans rêvent de se faire exploser et de tuer le maximum de monde possible pour aller plus vite au paradis est une des expressions de la décadence de notre société.

Il n'y a plus d'idéal de projet collectif, c'est le culte de la réussite et de l'enrichissement personnel. On est censé s'extasier devant des milliardaires alors que la misère s'étale partout tous les jours sous nos yeux. La société capitaliste marginalise et exclu.

Elle nous met en concurrence permanente. Elle nous force à nous forger du carapace et elle nous elle pousse au chacun pour soi à l'isolement et à la haine de l'autre. C'est cette déshumanisation qui fait le lit de la délinquence et aussi du fanatisme religieux.

Alors, il est facile de tenir des discours électoralistes et de promettre toujours plus de répression. Mais changer cette réalité là, c'est autre chose. Mais tant que nous ne la remettons pas en cause, la société ne fera que s'en que s'enfoncer dans la barbarie.

Et je pense en particulier aux plus jeunes. Nombre d'entre eux ne s'intéressent pas à la à cette élection présidentielle, mais il y a autre chose. Il y a l'organisation de la société.

En plus d'avoir à subir le chômage et la précarité, tous ces stages non payés ou sous-payés où la jeunesse sert de cher à patron, on leur dit maintenant qu'ils vont devoir faire avec la menace terroriste, avec ce racisme, avec toute cette montée des idées réactionnaires. Et bien, je ne peux pas croire que la jeunesse se résignera à vivre dans ce monde-là. Les jeunes ont toujours été l'aile marchande des révoltes et des révolutions.

Alors vous les jeunes qui êtes qui êtes là et qui vous intéressez à la politique et bien défendez la perspective de renverser l'ordre capitaliste. Rejoignez le camp des travailleurs qui est la seule force sociale capable de construire une société de justice de fraternité. Enfin débarrasser des classes sociales et de l'exploitation.

Rejoignez-nous dans ce combat pour une autre société. Du côté de ce que l'on appelle la gauche de la gauche, on est bien loin de ces perspectives, y compris au Parti communiste dans cette campagne électorale que nous propose la direction du PCF ? de trouver un bon candidat de gauche.

Alors que de plus en plus de travailleurs ont compris qu'ils avaient autant d'ennemis à gauche qu'à droite, la direction du PC nous propose de retomber dans le même piège et dans les mêmes illusions. Pierre Laurent, le secrétaire national du PC, voit même son candidat parmi les Montbourg Duflot Amont. Mais ils ont tous été les exécutants de la politique de Hollande.

Ils ont applaudi au pacte de responsabilité et à tous les cadeaux patronaux. Ils se sont félicités des accords de compétitivité imposés aux travailleurs à coup de chantage patronal. Aujourd'hui, Montebourg dénonce le laisser faire du gouvernement et le rend par exemple coresponsable de la fermeture programmée, enfin de la menace qui pèse sur l'usine d'Alstom à Bellefort.

Mais qu'a-t-il fait lui-même pour empêcher celle de l'usine Peugeot Citroën d'enz ? Il a gesticulé pour mais il a fini par se coucher lui aussi devant vital en laissant les travailleurs sur le carreau. Et c'est dans ce genre de politicien que les travailleurs devraient remettre leur confiance et les militants du PC devraient encore leur servir de masse de manœuvre.

Pierre Laurent est prêt à subordonner son parti sans même se donner la peine de fixer les conditions de son soutien. Il est prêt à soutenir un candidat de gauche sans même exiger quoi que ce soit pour les travailleurs parce que les perspectives politiques du PC ne sont pas fondées sur les intérêts et sur les luttes du monde ouvrier. Elles sont fonction des alliances électoralistes censées préserver ses élus à l'Assemblée nationale dans les régions, les départements ou les municipalités.

Mais ce sont des calculs stériles, illusoires et démoralisants pour ses propres militants. Exactement comme il l' fait avec Méran puis avec Jospin, le PC peut recréer des illusions dans la gauche gouvernementale et refaire une virginité à des politiciens qui pensent en bourgeois et qui sont attachés à l'ordre de bourgeois. En remplaçant la lutte de classe par l'électoraliste, le PCF a désarmé les travailleurs.

Il les a écœuré et désorienté au point que certains aujourd'hui regardent du côté du Front National. Alors, ce que j'ai à dire à des militants et des sympathisants du PC pour qui l'étiquette communiste a encore une signification. Et à tous ceux qui n'ont pas renoncé à agir auprès des travailleurs dans les entreprises et les quartiers, c'est retrouver confiance dans les travailleurs par-dà l'état d'esprit actuel. retrouver les idées qui ont été à la base de la fondation du parti communiste quand il avait rompuiste, quand il avait rejeté l'union sacrée avec la bourgeoisie et son état, renoué avec les origines révolutionnaires du Parti communiste.

Ce n'est sûrement pas Jean-Luc Mélenchon qui fera progresser les perspectives qui sont les seules à pouvoir faire avancer le combat des travailleurs. Mélenchon que le PCF a soutenu en 2012 et qu'il pourrait soutenir encore cette fois et comme tous les autres, il défend une politique pour la France comme s'il pouvait y avoir une bonne politique à la fois pour le grand patronat et pour les travailleurs comme si leurs intérêts n'étaient pas des intérêts contradictoires. Mélenchon est en guerre contre beaucoup de choses, contre les traités européens, contre la politique de l'Allemagne et ses retraités, contre les États-Unis, contre la 5e République, contre les médias aussi souvent, mais pas contre le grand patronat, pas contre son pouvoir sur l'économie, pas contre ce système d'exploitation qui est à la base de la condition ouvrière avec d'autres, y compris Le Penel ou du Pontignan.

Mélenchant se veut le champion du souverainisme et de l'indépendance de la France. En prétendant que l'Union européenne et ses traiter sont responsables de tous les mots des travailleurs, il détourne la classe ouvrière des vrais responsables du chômage et des bas salaires. Les patrons bien français n'ont besoin d'aucun dictate de Bruxelles pour débolir les droits des travailleurs ou pour tirer les salaires vers le bas. la loi de travail, les licenciements d'Alstum et les 6 millions de chur, ce n'est pas la faute de Bruxelles, mais des capitalistes et des gouvernements bien de chez nous.

On peut opposer les pays les uns aux autres, c'est opposé les travailleurs entre eux. Et c'est ainsi qu'on en vient à accuser, comme l'a fait Mélenchon, je le cite, les travailleurs détachés venus de Pologne d'ailleurs, de voler le pain des Français, ce qu'il a d'ailleurs confirmé dernièrement. en expliquant que s'il était élu, plus aucun travailleur détaché n'entrerait en France.

Et bien nous disons qu'aucun travailleur n'a jamais volé son pain. Son pain, il le gagne à la su front et de ses muscles. Et nous affirmons que le droit à un emploi est un droit pour tous, quelle que soit sa nationalité, son origine et les vrais voleurs dans cette société, ce sont les exploiteurs.

Et puis à côté de ça, Mélenchon nous sert la bonne vieille soupe réformiste. Mais regardez Cypras en Grèce. Cpras est un mélchon qui a réussi parce qu'il a été élu.

Mais que fait-il de son pouvoir ? Bah, il a fini par s'aplatir face au dictat de la finance et aujourd'hui, il lui sert de coural de transmission pour imposer plus d'austérité au peuple grec. Pour être du côté de la classe ouvrière, il faut être contre le grand capital.

Il faut être résolu à s'appuyer sur la combativité des travailleurs pour inverser le rapport de force et pour avoir une chance de gagner, il faut être prêt à aller jusqu'au bout du combat, c'est-à-dire jusqu'à exproprier la bourgeoisie. Jean-Luc Mélenchon n'en a pas du tout l'objectif. C'est pourquoi il ne peut pas représenter le camp et l'avenir des travailleurs.

Au lendemain de l'élection, qu'est-ce qui changera pour nous ? Nous irons au travail. Beaucoup d'entre nous irons pointer à l'emploi, d'autres à l'agence d'intérim et on se retrouvera confronté au même chef. aux mêmes patrons, aux mêmes actionnaires invisibles mais toutpuissants.

On se retrouvera confronté à son banquier, à son propriétaire qui n'admet aucun retard de paiement quand bien même on a perdu son boulot. On se retrouvera confronté au pouvoir de l'État. qui sait dérouler le tapis rouge pour les plus riches mais qui est sans pitié pour les classes populaires.

Rien de fondamental n'aura changé pour nous parce que ces élections ne changeront pas notre condition d'exploiter ni cet ordre social dominé par l'argent et la bourgeoisie. La nouveauté, c'est que le petit personnel politique aura changé. Les riches auront un nouveau président de la République à leurs pieds.

Cela beaucoup de travailleurs le savent parce qu'élection après élection, ils en font l'expérience. Ils savent qu'il ne faut pas prendre les promesses des politiciens pour argent comptant. Mais faute de lutte sociale d'ampleur, toute la vie politique se résume à ses élections et chaque campagne électorale donne lieu à un spectacle où jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, les politiciens relayés par les médias nous jouent la comédie du changement ou du renouveau.

Et c'est ainsi que la que repart la machine à fabriquer des illusions électoralistes. C'est ainsi que les électeurs sont dressés pour voter utile ou alors pour essayer quelqu'un qui n'a jamais gouverné ou pour voter pour le moins pire. Mais encore une fois, le mieux que nous pouvons faire dans cette élection en tant que travailleur, c'est de nous exprimer.

Beaucoup parleront avec mépris d'un vote de contestation, de protestation ou encore d'un vote d'expression. Et bien nous le revendiquons. Nous appelons les travailleurs à voter pour exprimer leurs intérêts matériels et politiques.

Cela ne changera pas la société. Cela ne modifiera pas le rapport de force avec le patronat et le gouvernement. C'est vrai.

Il n'y a que l'action collective des travailleurs qui peut le faire. Qu'un mouvement social puissant comme ceux qu'on a connu en mai juin 1936 et en 1968. Mais regardez la mobilisation contre la loi comie.

Elle n'a pas réussi. elle non plus à inverser le rapport de force et à faire reculer le gouvernement. A-t-elle été pour autant inutile ?

Sûrement pas. Parce que en se montrant, en défendant nos intérêts pendant 4 mois, et bien nous les travailleurs conscients et comatiques, nous avons contribué à élever la conscience du monde du travail en général. Souvenez-vous comment pendant cette lutte qui a duré 4 mois, le patronat, le gouvernement et les médias et les médias bien pensant ont déversé des tombeaux d'insultes et de calomnie.

Allez entendre les grvistes de la SNCF, les raffineries étaient des preneurs d'otage, des terroristes. Les manifestants étaient des casseurs d'hôpital pour enfants. Un éditorialiste a même comparé la CGT à Daesh.

Et pourtant, l'opinion a résisté à tout cela. Pourquoi ? Parce qu'une fraction des travailleurs ne lâchait pas le combat et parce qu'il continuaient de dire ce qu'ils pensaient.

Et bien oui, seuls ceux qui se battent pour leurs idées, pour leurs objectifs, pour leurs perspectives peuvent influencer l'opinion et l'état d'esprit des travailleurs. La résistance des travailleurs dépend de ce qu'ils ont dans la tête. Alors, dire que l'on n'est pas d'accord, exprimer nos intérêts contre nos ennemis, c'est le premier acte de la résistance.

Et ne craignons pas d'être minoritaire. À quoi cela sert-il de voter avec la majorité quand cela conduit à élire un adversaire aujourd'hui ? Combien de travailleurs se mordent les doigts d'avoir voté pour François Hollande en 2012 ?

Et il voudrait recommencer avec un autre. Chercher à voter pour le moins pire est également un piège. La situation ne peut qu'empirer pour le monde ouvrier s'il ne se bat pas collectivement.

Alors, il faut tout faire pour renforcer ce combat là. Quand à s'abstenir, ce n'est pas une preuve de radicalisme ou de conscience. S'abstenir, c'est se résigner, c'est se taire.

Encore une fois, si nous ne défendons pas nos idées, qui fera à notre place ? personne ne mènera le combat à notre place. On peut nous enlever beaucoup de choses, notre boulot, notre salaire, notre logement, mais on ne peut pas nous enlever nos idées, nos convictions, notre dignité et bien il faut les exprimer.

Et il n'y a pas de petit combat, il n'y a pas de petit geste. Quand on est minoritaire, la moindre voix compte et peut porter. Alors, il faut entraîner le maximum de ceux qui nous entourent à joindre leur voix à la nôtre.

Nous sommes un contre-courant. Mais quand le courant pousse dans une direction aussi réactionnaire, aussi infecte, voire aussi barbare, quand le courant pousse à la soumission et à la résignation, oui, nous pouvons être fiers d'être à contre-courant. Je suis la candidate de lutte ouvrière dans cette élection.

Les institutions sont ainsi faites qu'il fallait un nom et mes camarades m'ont choisi. Je serai donc en première ligne et je me battrai comme je pourrai sur les plateaux de télé à chaque fois que l'on donnera la parole. Mais ma campagne sera ignorée par les médias jusqu'aux 15 derniers jours à peu près où ils seront un peu obligé de m'inviter.

Alors, il ne faut pas compter sur les médias. Mais ce n'est pas nouveau non plus. Le mouvement ouvrier est né avant la télé et lorsqu'il est né, il avait lu aussi toute la grande presse contre lui.

Et bien cela ne l'a pas empêché de se développer parce que justement il s'est développé grâce au militants qui faisait circuler l'expérience ouvrière, les idées et les valeurs communistes. Et bien il faut faire la même chose pour que cette campagne soit réussie. Il faut que ce soit notre campagne à tous.

Il faut que ce soit aussi votre campagne. Il faut que ce soit une campagne militante. Il faut que vous multipliez les discussions avec vos camarades de travail dans votre famille, auprès de vos amis, dans votre voisinage.

Il faut essayer de convaincre et de leur donner envie de s'exprimer en tant que travailleur, salarié, chômeur. Rien n'est à négliger. Toutes les discussions seront utiles.

Cela dépend de la ténacité et de la force de conviction de chacun d'entre nous. Si nous sommes plusieurs milliers à entraîner 5 10 50 personnes à voter et si ces personnes entraînent elles-mêmes deux trois personnes autres autour d'ell et bien nous aurons fait une bonne campagne. Cela nous donnera aussi l'occasion de nous rassembler et d'associer des jeunes et des moins jeunes à cette campagne et cela nous donnera la possibilité de grandir, de renforcer les équipes militantes pour construire le parti qui est nécessaire au monde du travail.

Aujourd'hui, du Front National jusqu'au Parti socialiste, la bourgeoisie a une variété de parties à sa disposition. Mais la classe ouvrière n'en a aucun qui exprime ses intérêts de classe. La constitution de parti a pourtant joué un rôle essentiel dans le développement du mouvement ouvrier.

Les premiers partis socialistes au 19e siècle, des premiers partis socialistes au 19e siècle au Parti communistes dans les années 1920. Ces partis ont permis à ceux qui refusaient le capitalisme de s'organiser et donc de décupler leurs forces. Ils ont permis qu'existe une autre opinion que celle des partis bouois.

Ils ont permis qu'existe les idées contre l'exploitation, contre le nationalisme et ces avatars racistes et colonialistes. Des idées contre les guerres aussi. Ils ont permis que les travailleurs existent non seulement dans la défense de leurs intérêts matériels, mais aussi politiquement en tant que classe sociale postulant à la direction de la société.

Alors oui, il faudrait être un parti des travailleurs, un parti qui dissipe les illusions, qui n'asque les faux amis, cible les vrais ennemis et diffuse sur chaque question un point de vue communiste. Un tel parti ne se ne se formera bien sûr pas en un jour. Il faudra surtout des luttes massives et déterminées, mais les élections peuvent contribuer à une petite échelle à ce que se regroupe ceux qui veulent combattre pour un autre monde.

Alors, il nous faut profiter de cette campagne au maximum. pour avancer sur la voie d'un tel parti. L'Élysée, ni Harlette Laguiller ni moi-même n'en avons jamais rêvé.

Ni moi ni aucun camarade de lutte d'ouvrière n'inspirons à prendre quelque responsabilité que ce soit dans ce système qui est basé sur l'exploitation et sur l'oppression. Nous voulons le renverser. Et je l'ai déjà dit, le pouvoir de l'État, nous voulons le conquérir oui, mais nous voulons le conquérir avec la classe ouvrière.

Nous sommes communistes révolutionnaires et nous avons la conviction que les travailleurs peuvent établir leur propre pouvoir étatique et s'en servir pour exproprier la bourgeoisie et créer un monde débarrassé de l'exploitation et capable de répondre aux besoins de tous. Ce n'est évidemment pas ce qui est en jeu dans cette élection, mais cela signifie qu'il n'y aura pas de mauvaise surprise. Ceux qui voteront pour ma candidature voteront pour faire entendre le camp des travailleurs, leur camp.

Leur vote ne servira pas de tremplin à un arriviste. Il ne sera pas déformé, il sera sans ambiguïé. Personne ne pourra se tromper sur le sens de ce vote.

Nombre de gens et de catégories sociales sont suffisamment en colère pour chercher à exprimer un mécontentement et ils l'exprimeront mais de bien de façon différente. Mais le mécontentement qui s'exprimera sur ma candidature aura un caractère ouvrier. Ce sera un vote de rejet de tous ces politiciens prêt à servir la soupe à la bourgeoisie.

Ce sera un vote qui affirmera les droits, les intérêts et les perspectives du monde du travail. Ce sera un vote qui affirmera que quel que soit l'élu en 2017, nous savons que nous serons attaqués et nous ne nous laisserons pas faire. Ce sera un vote de dignité et de conscience ouvrière qui affirmera que la société peut se passer de la bourgeoisie pas des travailleurs qui font tout tourner et produisent toutes les richesses.

Alors qui vous propose de reprendre pour le ch des travailleurs l'international de vous les amis de la terre