Mathilde Lemoine : « Il y a un décalage entre la sphère financière et la réalité économique »
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Pourquoi les banques doivent-elles cesser de trop prêter aux grandes entreprises ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Le crédit a augmenté de 6% en France, bien plus qu'ailleurs en zone euro. Est-ce un cas français ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas augmenter les taux d'intérêt pour calmer le crédit ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Les banques centrales ont-elles trop d'emprise sur l'économie ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Les taux bas ne poussent-ils pas à des investissements risqués ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Faut-il privilégier les PME plutôt que les grandes entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Chiffre
« en zone euro il a augmenté à peu près 3% »
- 2:30Chiffre
« la croissance des crédits aux entreprises en France explique plus de la moitié de la croissance des crédits en zone euro »
- 5:00Fait
« les banquiers centraux ont été considérés comme les sauveurs de la planète »
- 7:00Fait
« si le taux d'intérêt nuls ça veut dire que en fait on ne souhaite pas que vous investissiez dans des produits risqués »
- 9:00Fait
« le crédit en pourcentage du produit intérieur brut est un indicateur avancé des crises »
- 9:30Fait
« il ya une déconnexion totale entre les sports financiers la hausse du prix des actifs l'accélération du crédit et la réalité macroéconomique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour à tous en cette fin d'année on voit ces marchés financiers qui augmente fort la bourse également on peut se demander si on n'est pas en train d'assister à une forme de retour début en tout cas ce risque que cette inquiétude elle commence à exister et en fin de semaine dernière il ya eu un signal intéressant avec le haut comité de stabilité financière qui a décidé que les banques devaient arrêter de trop prêter aux entreprises envoient en parle avec mathilde lemoine bonjour bonjour vous êtes économiste en chef chez edmond de rothschild la banque est-ce qu'on peut essayer avec vous expliquer cette décision qui paraît peut-être un petit peu curieuse à nos auditeurs pourquoi est ce qu'on a décidé en france que les banques devaient cesser de trop prêter aux grandes entreprises le crédit a fortement accéléré le crédit envers les entreprises a forcément accélérée en france il a augmenté de près de 6% depuis un an et donc c'est relativement inquiétant par ailleurs il évoque sans pardon c'est beaucoup plus que dans d'autres pays est ce qu'il ya un cas français sur le crédit qui fait que les entreprises françaises tout particulièrement son d'être davantage qu'ailleurs il y a deux choses non seulement dans l'absolu le crédit a fortement accéléré en france mais en plus il a augmenté beaucoup plus rapidement que ce qu'on peut observer dans le reste de la zone euro en moyenne en zone euro il a augmenté à peu près 3% d'accord c'est au foie plus du double voilà et la croissance des crédits aux entreprises en france explique plus de la moitié de la croissance des crédits en zone euro toute la zone euro cet inquiétant à double titre parce que ça veut dire que la croissance française est déséquilibré mais aussi parce que ça gêne la banque centrale européenne puisqu'elle voit que le crédit accélère trop vite dans un pays et pas assez dans les pays du sud de l'europe où la le crédit aux entreprises continuent de ne pas augmenter parce que typiquement si on se dit qu'il faut calmer le crédit parce qu'il accélère trop pour une banque centrale la réponse évidente c'est de dire j'augmente les taux d'intérêt pourquoi est ce que là on décide de faire autre chose c'est-à-dire une mesure dans laquelle les autorités nancière impose aux banques de limiter de décélérer sur le crédit c'est vraiment la nouveauté liée à la crise c'est à dire que les banques centrales se sont donnés de plus en plus de moyens pour intervenir de plus en plus largement dans les économies donc comme elles veulent maintenir les taux d'intérêt bas pour faire en sorte que les stigmates de la crise soient effacées que le crédit accélère mais en même temps qu'elle puisse juguler pour éviter la formation de bulles la croissance du crédit dans certains secteurs dans certains pays en particulier pour la banque centrale européenne les banques centrales et les autorités financières nationales se sont dotés de nouveaux instruments mon appel mesures macroprudentielles et donc qui permettent aux banques centrales d'utiliser d'autres instruments pour forcer les banques à changer leur politique de crédit indépendamment du niveau des taux d'intérêt et c'est là où c'est vraiment une banque centrale ou pas parce que on se dit que la politique de crédit ça dépend de la banque c'est la banque le banquier son conseil d'administration qui doit avoir une stratégie choisir les entreprises dans lesquelles ils croient et auquel il a envie de prêter et là on a une autorité publique monétaire en l'occurrence qui dit là on se calme les banquiers centraux ont été considérés comme les sauveurs de la planète puisque après la crise financière ils sont intervenus pour justement éviter une forte déflation et ils ont de fait une emprise de plus en plus importantes sur le fonctionnement de l'économie donc il ya eu la régulation bancaire pour éviter que les crises se reproduise à mon avis c'est vain parce que la nature même du crédit fait qu'il ait augmente quand la croissance va mieux mais parallèlement à ça les banquiers centraux se sont dit qu'ils étaient mieux placés que les banques ou les gouvernements pour savoir quel était le bon niveau de crédits pour une économie et c'est là où je pense qu'il ya une erreur parce que dans une économie de marché ce qui fait que une économie de marché crée de la croissance même si après on utilise la redistribution pour limiter les inégalités c'est quand les signaux prix sont les bons c'est à dire que effectivement vous si vous souhaitez mettre votre épargne dans un produit risqué vous allez c'est le cas de le dire risquer de perdre ce que vous avez investi mais aussi si ça fonctionne avoir une rémunération de votre épargne supérieure si le taux d'intérêt nuls ça veut dire que en fait on ne souhaite pas que vous investissiez dans des produits risqués mais donc c'est ce que vous allez faire et on souhaite aussi la banque centrale souhaite que vous consommiez que vous arrêtiez d'épargné donc on voit bien que c'est complètement paradoxal est que le consommateur les épargnants sont complètement perdus et ont des taux bas donc et parme parce que sinon ils ont ils n'ont plus de rémunération de leur épargne sa limite leur consommation c'est pas du tout ce qui attendait les banquiers centraux mais parallèlement ils s'endettent pour acheter leur logement parce qu'ils considèrent que c'est un actif réel c'est quelque chose de sûre et que c'est beaucoup moins risqué que les autres produits financiers et la banque centrale européenne elle dit non non non il faut vous continuer à investir dans des produits très très risqué c'est pas grave si vous perdez une partie de votre capital parce que c'est ce qui va relancer de l'économie les investisseurs le fonds est là les autorités financières nationales mais aussi passe bien avec la banque centrale européenne depuis l'application nouvelles directives 10 mais il faudrait pas investir comme ça il faut pas les grandes entreprises françaises faut plutôt des pme mais on sait que les pma ce moment là faut faire attention aussi parce que c'est risqué enfin tout ça est complètement incohérents il le risque c'est que ça pèse à moyen terme sur la croissance même si ça court terme ça peut juguler un risque de bulle oui parce que là où on peut donner raison malgré toi là-bas aux autorités financières c'est qu'effectivement cette accélération du crédit elle est souvent annonciatrices de quelque chose c'est un indicateur avancé intéressant de crise potentielle ou en tout cas de deux bull qu'on peut craindre de voir éclater un peu plus tard effectivement de nombreux travaux économétriques ont montré que le crédit en pourcentage du produit intérieur brut est un indicateur avancé des crises donc le suivre c'est extrêmement important pour autant on n'a pas de moyen de savoir quel est le bon niveau optimal de crédit dans une économie ce qui est très important c'est son efficacité ce n'est pas tant la quantité c'est l'efficacité donc est-ce que ça finances des innovations quel type d'innovation est-ce que ça financent leur diffusion est ce que ça finance aussi la formation des salariés parce que s'il ya des innovations dans l'économie mais que les salariés ne peuvent pas les utiliser pour améliorer les processus de production et crée de la consommation des ménages de fait ça génère pas de croissance de long terme et l'important encore une fois il faut pas perdre de vue l'objectif c'est une augmentation de la richesse par habitant est aujourd'hui il ya une déconnexion totale entre les sports financiers la hausse du prix des actifs l'accélération du crédit et la réalité macroéconomique puisque les salaires augmentent relativement modestement et c'est ce déséquilibre qui finalement limite les perspectives d'activité et crée aussi cette instabilité cet interstice et incertitudes qui qui qui hypothèque les perspectives d'investissement donc on est dans un an une situation complètement paradoxale très bien écouter ça nous fera beaucoup de sujets de réflexion certainement pour toute l'année prochaine 2018 qui s'annonce merci beaucoup mathilde lemoine mais l'alerté a tous très bonne journée [Musique]