Discours des ministres | Rachida Dati, Vincent Jeanbrun, Mathieu Lefèvre
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le Président, cher Julien, Madame la Ministre, cher Rachida, Monsieur le Ministre, cher Vincent, Monsieur le Président du Conseil national de l'ordre des architectes, cher Christophe Millet, Monsieur le Directeur général de JPPO, Monsieur Marie, Mesdames et Messieurs les préfets, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les concepteurs et chers habitants également et habitants venus de toute la France. Merci à toutes et à tous pour votre présence et puis de votre mobilisation exceptionnelle durant ces huit derniers mois dans le cadre de cette consultation inédite lancée par le Président de la République. C'est à la fois un grand plaisir et un grand honneur d'inaugurer aujourd'hui cette exposition qui s'intitule, cher Julien, Quartier de demain, l'avenir s'écrit aujourd'hui dans ce lieu chargé d'histoire et chargé de symboles qu'est la cité de l'architecture et du patrimoine.
Quand le Président de la République a annoncé en juin 2023 à Marseille le lancement de cette consultation, il a, je crois, défendu une conviction forte. Les quartiers populaires qui ont longtemps été présentés comme en retard, éloignés des centres culturels, des centres moraux et des centres sociaux, doivent devenir et peuvent devenir les territoires les plus innovants du pays face aux défis climatiques. Car oui, mesdames et messieurs, il y a dans ce pays une fracture écologique et je crois sincèrement que l'un des enjeux de la consultation qui a été menée, c'est précisément de dire que les quartiers prioritaires, les quartiers, comme on dit, sont des quartiers dans lesquels se bâtiront et se bâtissent les solutions de demain.
Et si on pense qu'on sait mieux que les quartiers, ce qui est bon pour les quartiers, je crois qu'on se trompe lourdement. Alors, mesdames et messieurs, avec quartier de demain, nous affirmons en effet que la transition écologique doit et peut être une transition juste et que la France ne se transformera durablement que si elle se transforme avec ses quartiers, pour ses quartiers et depuis ses quartiers. En août 2024, dix sites ont été sélectionnés qui sont représentatifs de la diversité de notre pays, de sa diversité urbaine et culturelle, des métropoles, des villes moyennes, des petites villes, des sites qui racontent la France telle qu'elle est et non telle qu'elle devrait être.
Caen, Colmar, Corbeil-Essen, Coulomiers, Le Mans, Lodeve, Manosque, Marseille, Pessac et Sedan. Depuis près d'un an, à travers cette consultation exceptionnelle d'architecture, d'urbanisme et de paysage, une conviction s'est imposée partout. Loin des idées reçues, les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont aujourd'hui parmi les territoires où s'inventent les réponses les plus concrètes face au changement climatique.
Et ils sont, me semble-t-il, très clairement des laboratoires d'une transition juste, populaire et profondément ancrée dans le réel. Cette transition, elle est d'autant plus importante, Madame la Ministre et Monsieur le Ministre, me semble-t-il que les quartiers populaires sont en général les premières victimes du dérèglement climatique et qu'ils en sont de moins en moins, et qu'ils en sont les moins acteurs. Et par conséquent, l'action publique, elle est indispensable puisqu'elle vient réparer cette injustice, cette fracture écologique contre celles et ceux qui subissent un phénomène dont ils ne sont pas responsables.
Alors, pour chacun des sites que j'ai évoqués, des défis concrets, parfois immenses, ont été identifiés. Restructurer des immeubles ou des équipements publics, réhabiliter des tours de logements, cher Vincent, repenser des espaces publics, renaturer des rivières, recréer de la fraîcheur et restaurer les patrimoines oubliés. Parce que oui, les quartiers prioritaires sont les territoires les plus exposés au changement climatique.
Avec Vincent, nous sommes les élus de banlieue et nous le savons. Il est en général extrêmement injuste et difficile pour un élu, quand il se balade dans un quartier prioritaire, d'avoir affaire à des familles qui ne sont en responsables en rien, ou en tout cas de peu de choses du dérèglement climatique et qui sont les premiers à en subir toutes les conséquences. Par conséquent, logement mal isolé, température étouffante en été, froid en hiver, espaces publics minéralisés, manque d'ombre, faible présence du vivant.
Les vulnérabilités des quartiers sont connues, mais ce constat, avec vous, avec les habitants de ces quartiers, n'a jamais nourri un discours de résignation. Il me semble qu'ici, au contraire, avec les 30 équipes qui ont été engagées dans le quartier de demain, celles-ci ont révélé un potentiel d'action immense, souvent invisible, souvent ignorée. Elles ont montré que lorsque l'on mobilise les bons outils et les bonnes méthodes, l'adaptation au changement climatique n'est pas une contrainte, mais un levier puissant de transformation du cadre de vie.
Et si j'ose dire, si les politiques ne le font pas, l'opinion publique, dans sa diversité et dans sa sagesse, qui a toujours un temps d'avance sur les politiques publiques, le fera pour elle. Par conséquent, il nous appartient, et il vous appartient non seulement d'accompagner ce mouvement, mais de l'amplifier et de le rendre de plus en plus concret. Et la consultation l'a démontré, tout est là, sous nos yeux, pour faire des QPV, des territoires résilients, exemplaires, pionniers dans la lutte contre le changement climatique.
Dans 5 des sites qui ont été labellisés, la question essentielle de l'adaptation s'est imposée. A Marseille, avec la création d'une coulée verte. A Manosque, avec la renaturation d'un cours d'eau en pleine zone sportive.
A Lodeve, avec une ville qui devient éponge grâce à la rivière. A Sedan, avec un parc central dédié à la santé environnementale. Et à Colmar, où une friche de 6 hectares se transforme en un parc résilient et vivant.
Parmi les acteurs de cette transition écologique, je profite également de vous voir ici réunis pour saluer le rôle essentiel des élus locaux. Et nous sommes ici deux semaines après le congrès des maires. Et il me semble que le gouvernement a fait passer à l'occasion de ce congrès un message fort, consistant à dire que les maires et les élus locaux sont les premiers acteurs de la transition écologique.
Et que nous ne ferons pas la transition, ni contre les habitants de ces quartiers, ni contre les élus locaux, ni depuis un bureau, sans connaître les réalités du terrain. Mesdames et messieurs, les jurys citoyens qui ont été constitués dans chaque quartier, parce qu'il est indispensable d'associer les citoyens de ces quartiers, ont, me semble-t-il, montré un enjeu fondamental. C'est qu'aucun projet d'adaptation du territoire au changement climatique ne peut être souhaitable.
C'est l'ignore les conditions de vie de ses habitants. Les jurys citoyens ont accompagné les concepteurs, orienté les choix, débattu, proposé et surtout décidé. Je veux saluer leur travail, leur exigence, leur sens du bien commun.
Vous êtes très concrètement les co-auteurs des projets qui seront réalisés. Dans nos quartiers, mesdames et messieurs, les enjeux écologiques et les enjeux sociaux sont indissociables. Ils se touchent, ils se rejoignent, ils se renforcent.
Vincent Jambrun, dans le ministère qui est le sien, en est pleinement conscient et nous travaillons conjointement, parce qu'il s'agit de vivre dans un logement confortable, d'offrir de la fraîcheur pendant les canicules et d'assurer aux enfants comme aux aînés un cadre de vie de qualité. Mesdames et messieurs, les travaux nous montrent, je crois, l'importance d'avoir une transition qui est une transition de l'usage, du quotidien, du bien-vivre et non un recours systématique à des solutions techniques ou déconnectées du réel, parfois dictées depuis Paris. Les lauréats qui ont été labellisés représentent, de ce point de vue, me semble-t-il, 10 visions pour transformer les quartiers et inspirer la France.
Chacune et chacun d'entre vous porte une vision, une part d'audace, un regard neuf sur nos territoires. Et votre mission commence aujourd'hui, faire de ces projets des laboratoires de la transition écologique capables de montrer qu'une autre manière de construire, d'habiter, de vivre ensemble est possible. Alors aujourd'hui marque le début de l'acte 2, le lancement du programme national d'expérimentation des quartiers de demain, qui reposera sur des dimensions essentielles, sur des innovations technologiques, techniques, sociales, méthodologiques.
Je suis certain qu'elles pourront inspirer d'autres politiques publiques et d'autres façons de penser la ville. Mesdames et messieurs, l'avenir s'écrit aujourd'hui, dit l'exposition que nous allons inaugurer dans quelques instants. La force, l'énergie avec laquelle vous vous êtes mobilisés depuis août 2024 et avec laquelle vous allez continuer à vous mobiliser montre que l'avenir ne se décrète pas.
Il se construit patiemment, collectivement, localement et il se nourrit d'expériences individuelles, de regards croisés, de sciences et de sensibilités, de techniques, d'émotions parfois. Parce que la ville se bâtit avec celles et ceux qui vivent la ville, la traverse et la rêve. Et ce que nous inaugurons aujourd'hui, ce n'est pas simplement une exposition, c'est la démonstration, me semble-t-il, qu'une autre manière de faire la ville est possible.
C'est la preuve que les quartiers populaires sont des territoires d'innovation, de solidarité, d'intelligence collective et de créativité urbaine, qu'ils peuvent être des phares plutôt que les marges de la transition écologique. Je remercie les équipes, les collectivités, les partenaires et surtout les jurys citoyens. Votre engagement est la force vive de ce programme.
Aujourd'hui, grâce à vous toutes et tous, nous montrons qu'il est possible de concilier transition écologique, justice sociale et exigence architecturale. Nous faisons la démonstration que les quartiers populaires peuvent et doivent être à l'avant-garde du pays. Nous affirmons qu'en France, la transition écologique n'est pas seulement une nécessité, c'est une chance et un formidable levier, une chance pour les territoires, une chance pour leurs habitants et une chance pour la République.
Je vous remercie. Bonsoir à tous et à tous. Ravi de vous retrouver ici ce soir.
Bonsoir Madame la Ministre, chère Rachida, cher Mathieu, merci infiniment. Je me joins et je rejoins tous les propos qui ont été les tiens. Permettez-moi de tous vous saluer en vos grades et qualités et avoir une pensée particulière pour les administrations du ministère, la DGALN, la DHUP qui sont ici représentées et peut-être que nos chères agences, la NCT et l'ANRU sont également dans la salle.
Je prie de m'excuser à mes équipes qui ont écrit ce merveilleux discours de 16 pages, mais j'ai surtout envie de vous parler avec le cœur ce soir. D'abord pour vous dire un immense merci. Vous n'imaginez pas, pour l'enfant des barres HLM que je suis, qui a grandi dans la belle commune de la Hylérose dans le Val-de-Marne, l'enfant des quartiers prioritaires, ce que ça peut représenter, d'avoir autant de personnes, autant de compétences, autant de qualités, autant de détermination, que ce soit celle du président de la République, du gouvernement, de nos agences, de nos ministères, des élus locaux, mesdames et messieurs les maires, qui aujourd'hui disent aux habitants de ces quartiers, non seulement on ne vous oublie pas, non seulement vous allez être notre priorité, mais en plus, et tu l'as dit très justement Mathieu, « Vous serez des exemples ».
Vous serez des exemples, parce qu'on fera de ces 10 projets des exemples dans tous les QPV de France, parce qu'on fera grâce au travail qui est lancé ici, on dira à la jeunesse de ces quartiers, aux familles de ces quartiers, on prend soin de vous et vous habiterez demain là où ce sera le plus beau, le plus sûr et le meilleur. Parce qu'au fond, si on est réunis ici ce soir, c'est pour dire tout ça. Et vous savez, quand j'étais gamin, dans ma ville de la Île-et-Rose, qui était coupée en deux par l'autoroute A6, on nous disait, il y a le bon et le mauvais côté de l'autoroute.
On nous disait, t'habites où toi ? Alors moi j'habite du mauvais côté de l'autoroute. Vous imaginez ce que pour un gamin, ça veut dire, quand on répète ça 10 fois par jour ?
C'était ça la réalité. Et même si je n'ai pas bénéficié du travail formidable que vous faites ce soir, devenu jeune maire de ma ville à 29 ans, je n'ai eu de cesse que de venir réparer ce sentiment d'être du mauvais côté, ce sentiment d'être dans le mauvais quartier. Et au fond, à travers de magnifiques opérations de renouvellement urbain, on a pu transformer la ville.
Et la priorité, ça a été justement d'y mettre de l'architecture, de l'ambition architecturale, de l'innovation, aussi de l'innovation architecturale, de l'innovation d'un point de vue de la transition énergétique, bien sûr. Et puis, et ça Rachida, je sais à quel point tu y es attaché, de la culture, du sport, mettre du beau sur les murs et du beau dans les têtes. Et ça a été tout le travail qui a été le nôtre.
Et pour ne pas être trop long, je vous raconte juste une anecdote. Quand on inaugure, parce qu'on commence la rénovation urbaine par un équipement, une nouvelle école, un nouveau gymnase, qui a été pensé comme une œuvre d'art sur les cinq faces, dans un quartier où, objectivement, il n'y a pas grand-chose de beau d'un point de vue urbain et architectural. Le plus beau cadeau qui m'a été fait, c'est un parent d'élèves, le jour de l'inauguration de cette école, qui me dit, vous savez, nos enfants, on les avait mis loin d'ici, loin du quartier, on les avait mis dans le privé.
Mais quand on a vu la très belle école que vous avez faite, vous voyez le critère esthétique, quand on a vu à quel point vous aviez parié sur le quartier, quand vous avez mis du beau dans ce quartier, eh bien on s'est dit qu'on allait les retirer du privé et les remettre à l'école du quartier, parce qu'au fond, cette école du quartier, on peut en être fier. Alors, merci à chacune et chacun d'entre vous, merci à tous ceux qui portent ce projet, M. le Président, M. le Directeur, parce que c'est un projet qui va redonner de la fierté aux habitants de ces quartiers.
Et pour une fois, on va arrêter de dire quartier prioritaire, priorité de personne. Là, on pourra leur dire, au moins dans ces 10 communes, vous êtes la priorité et vous serez très fiers du quartier que vous aurez demain. Et puis une fois qu'on aura fait ça dans 10 communes, eh bien j'espère qu'ensemble, on pourra le faire dans toute la France.
C'est le vœu que je forme devant vous ce soir. J'ai la chance d'être ministre du logement et de la ville, donc des quartiers prioritaires. Et vraiment, je suis convaincu qu'on va y arriver.
Mais ce sera une victoire collective, ce soit une victoire non pas pour des bâtiments, mais pour les humains qui y vivent, les 5 à 6 millions de Français. Pour moi, c'est fondamental. Alors d'avance, merci pour le merveilleux travail collectif qu'on va pouvoir produire ensemble.
Merci à tous. Passer après toi, même pour la voix, chers Vincent, mesdames, messieurs, messieurs les ministres, chers Vincent, chers Mathieu, mesdames et messieurs les préfets, mesdames et messieurs les élus. J'intéresse justement Julien à ce propos.
Vous êtes très, très nombreux. Et donc, ça démontre aussi votre intérêt pour l'architecture et comme a dit le président de la République, pour le beau et pour le beau pour tous les habitants, quel que soit leur lieu de résidence. Madame la directrice générale des patrimoines et de l'architecture, chère Delphine Christophe, madame la directrice de l'architecture, chère Hélène du Fernandez, monsieur le président de la cité de l'architecture, cher Julien Bargeteau, monsieur le directeur général du GIP, mesdames et messieurs les architectes, les paysagistes, les concepteurs, les acteurs engagés.
En fait, une fois de plus, le programme Quartier de demain, cette initiative inédite, voulue par le président de la République, nous réunit ce soir. Je dois vous dire que quand je suis devenue ministre de la Culture, j'ai découvert ce programme et je me suis dit, mais celui qui a eu cette idée, enfin, on pense le parc social, des quartiers qu'on croit éloignés de tout, des quartiers dits prioritaires, en fait, on pense à eux, on les intègre à un aménagement, on ne pense plus pour eux et on ne les parque plus. Cette initiative, ce programme Quartier de demain, on ne parque plus les gens pour dire, ils ont un toit sur leur tête et ça suffit, c'est déjà bien.
Avec vous, vous avez changé cette manière de voir, cette manière de loger, cette manière de vivre et cette manière aussi de réduire les inégalités. Alors, je suis très attachée à ce programme, vous le savez, c'est un programme qui répond à l'ambition première de ce ministère, c'est de faire de la culture et de l'architecture une réalité concrète pour tous et partout. C'est pourquoi les habitants ont été pleinement impliqués en amont à travers tous les jurys citoyens placés auprès des concepteurs, comme ça, ils intègrent aussi leur regard et leur volonté.
Et je crois aussi que ce programme Quartier de demain, c'est une réflexion nationale entièrement partagée, partagée par des gens qui se parlent d'un territoire à l'autre et ils nous invitent aussi à regarder les potentialités de l'architecture, des patrimoines, de l'urbanisme, du paysage, dans la transformation de tous les territoires. Alors, la consultation montre combien les professionnels ont élargi leurs compétences. Moi qui ai connu le logement social, je peux vous dire qu'on n'est plus dans les années 80, comme tu le disais d'ailleurs tout à l'heure.
Cette consultation, évidemment, montre aussi combien les nouveaux acteurs, les acteurs ont beaucoup changé, changé leur regard. Cette expérience nous dit aussi qu'il faut porter un autre regard sur l'architecture de nos bâtiments, de nos villes, de nos espaces, comme sur les professionnels du cadre de vie. C'est aussi un changement de culture.
Alors, j'ai souhaité aussi, tu l'as rappelé, cher Vincent, que l'art nous permet aussi de poser un regard nouveau sur les quartiers. C'est l'ambition de la mission documentaire nationale de reportage photographique et vidéographique que j'ai lancée à cet égard. Et vraiment, les résultats sont présentés ce soir en collaboration entre nos ministères, tous et tous les opérateurs.
Alors, si je résume quartier de demain, ça porte beaucoup d'ambition, de stratégie nationale pour l'architecture que j'ai lancée il y a un an, qui a porté ses fruits. Et nous en sommes les témoins ici, grâce aussi aux ambitions, mais aussi aux engagements politiques. Vous êtes des élus locaux et notamment de régions parisiennes.
Et c'est important aussi de le rappeler. Grâce à votre engagement politique, personnel et comme élu local, cher Vincent et cher Mathieu, vous permettez aussi d'enrichir ces programmes. L'architecture, l'urbanisme sont des outils techniques culturels, mais ce sont des outils politiques très puissants, puisqu'ils façonnent notre manière de vivre ensemble, notre rapport à la ville.
Tu l'as rappelé, cher Vincent, en étant ministre de la ville. Et nous avons fait de dix quartiers, dix laboratoires, où nous voulons prouver que l'on peut partout en France penser la ville. Autrement, au bénéfice des habitants, évidemment, réinventer des quartiers pour les faire durer plus longtemps, les réparer, les transformer aussi en lieu d'attractivité.
Alors, je voudrais féliciter les trente équipes qui ont présenté leurs travaux dans cette exposition. Bravo pour votre travail. Bravo aussi pour votre créativité et votre technicité, pour relever dans un temps très contraint et avec beaucoup d'esprit collectif, des défis tout aussi concrets qui nous concernent tous.
Je salue également les dix équipes qui vont poursuivre ce chemin. Je les félicite d'avance. Et je me réjouis aussi qu'elles soient si différentes les unes des autres, si diverses, si riches d'expériences et de propositions.
A partir d'aujourd'hui, s'ouvre l'acte 2 de quartier de demain. Et à travers un programme national d'expérimentation, vous êtes tous concernés, pour faire de ces dix projets les fers de lance de l'architecture de demain et de l'innovation en la matière. Je vous remercie.
Merci beaucoup.
Rachida Dati