Réunion publique à Bruz (35) : discours de Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:02PrésentateurChiffre
« les eaux qui concentrent 75% des volumes totaux des poissons pêchés par les pêcheurs du nord de la France. »
- 15:48PrésentateurChiffre
« On donne 22 milliards, on nous en rend 13. »
Temps de parole
- Présentateur90 %
- ?10 %
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Permettez-moi de saluer l'ensemble de nos délégués départementaux ici présents de Bretagne pour leur engagement, de nos élus et bien sûr de notre président de groupe au Conseil Régional et nouveau directeur de campagne pour les municipales, Gilles Penel.
On
voit que tu es en terrain conquis, Gilles. Vous savez maintenant 48 heures que Marine Le Pen, Dominique Bild et moi-même traversons la Bretagne, cette région étonnante où la violence de l'océan tutoie la sérénité millénaire de la Lande.
Cette
région qui a longtemps été rétive au pouvoir central, au pouvoir tout court et qui est pourtant si profondément, si charnellement, la France que l'on aime et que l'on souhaite préserver.
Tous
les Français, même ceux qui n'y sont jamais venus, ont forcément une image,
un
paysage, une musique ou une anecdote en tête sur la Bretagne. Car, mes amis, votre région ne laisse personne indifférent.
Pour
chaque Français,
et
même pour moi qui n'ai eu pour seule forêt de brosséliande l'alignement morose et HLM de Seine-Saint-Denis,
il
existe un attachement particulier à la Bretagne.
Je
vois que je ne suis pas seul de Seine-Saint-Denis.
Notre
imaginaire collectif, très certainement nourri par les images de Ménhir,
par
les figurations de cérémonies druidiques avec la fée Morgane,
par
l'océan indompté qui nourrit les familles de pêcheurs et aussitôt les affames en leur emportant un père ou un ami,
les
coiffes insolites des Bigoudènes, les festivals de musique celtique ou des festivals dits du bout du monde, mais aussi les chansons de Trian ou la tribu de Dana.
Cet
imaginaire, disais-je donc, est conforté par la réalité.
Tout
comme ces deux célèbres bretons,
que
sont Astérix et Obélix, vous êtes, vous aussi, et n'en déplaise à Emmanuel Macron d'irréductible gaulois.
Le
mouvement des bonnets rouges, vous avez montré la voie aux gilets jaunes.
Vous
n'avez pas attendu l'Europe de Bruxelles pour donner un véritable sens à ce qu'est la liberté de circuler.
Car
cette liberté que les européistes exigent pour assurer la rentabilité de leur multinationale, vous la vivez depuis Anne de Bretagne. Et contrairement à eux, vous ne la défendez pas pour assurer le profit de quelques-uns, mais bien pour défendre les vôtres, tous les vôtres.
Si
vous
êtes
de génération de pêcheurs et de paysans,
vous
connaissez la dureté du travail
et
avez compris qu'en démocratie, seul le peuple gouverne et que le peuple n'est pas juste là pour payer des taxes. Voilà pourquoi, mes amis, la Bretagne est si particulière.
Votre
région a une âme, votre région a une identité forte, historique, mais aussi solide que le granit de ses maisons, aujourd'hui, granit devenant de plus en plus du granit chinois, malheureusement.
Et
voilà pourquoi l'Union Européenne, telle que nous la connaissons, telle que nous la subissons, aujourd'hui semble froide et si déconnectée, à l'image d'ailleurs de cette météo.
Elle
est une simple machine administrative, dénuée de chair, de sang, de racines et d'histoire. Voyez cet attelage mastodonte administratif mené par une poignée de technocrates qui ne sont pas élus, que vous ne connaissez même pas et qui régentent votre vie.
Sa
religion,
c
'est l'austérité imposée au peuple,
le
matraquage fiscal que vous subissez,
la
casse des services de proximité et le maintien du déficit public en dessous du seuil de 3% du PIB. Voilà leur seule idéologie. Ses héros sont Angela Merkel, Emmanuel Macron ou encore le titubant Jean-Claude Juncker.
Ses
mythes, c'est l'Union Européenne, c'est la paix.
L
'Union Européenne, c'est la prospérité. Demain, l'Europe sociale, demain, une meilleure Europe, nous explique-t-il depuis 30 ans bien avant que je naisse.
La
moindre de nos petites communes,
le
moindre de nos villages a plus d'histoire, a plus d'épaisseur, de réalité, d'ancrage et de sérieux que cette institution qui veut préexister à toute réalité charnelle. Pourtant,
il
n'est pas dur quand on prétend incarner l'Europe de puiser dans des siècles d'histoire,
de
richesses intellectuelles et politiques.
L
'Union Européenne de Bruxelles, nous le disons, est devenue un zombie.
Un
corps sans tête, juste animé par des pulsions comptables dont nous sommes les produits.
Comment
ces dirigeants peuvent-ils se dire, Européens et défenseurs de l'Europe, quand certains vont jusqu'à en nier les racines chrétiennes
?
L'inexistence de cultures nationales ou que des organes satellites comme la Cour Européenne des Droits de l'Homme estiment que la charia peut être à l'occasion désormais compatible avec les droits de l'Homme.
Qu
'ils aillent dire cela aux femmes qui, dans nos banlieues à travers toute l'Europe, ont reçu de l'acide au visage pour désobéissance à la dictature d'islamistes primaires.
Qu
'ils aillent dire cela aux femmes qui, dans les quartiers où j'ai grandi,
ne
peuvent plus se vêtir comme elles le souhaitent,
et
parfois sont contraintes de porter un voile en guise de soumission.
Cour
Européenne des Droits de l'Homme qui nous empêche aujourd'hui d'expulser des djihadistes étrangers, vous l'avez vu récemment,
au
motif, accrochez-vous, qu'ils pourraient subir dans leur pays des traitements inhumains ou dégradants. Messieurs les défenseurs de l'Union Européenne des Notables,
dites
-nous donc quelle est votre Europe.
Une
Europe où le diktat budgétaire oblige un peuple millénaire comme les Grecs à sacrifier des années d'espérance de vie ou à pousser sa jeunesse à l'émigration pour survivre. Je dis bien à l'émigration.
Une
Europe qui n'envisage son avenir que dans des barques menées par des passeurs sans scrupules et remplies de naufragés africains parmi lesquels se sont infiltrés les terroristes du Bataclan.
Une
Europe de semi-esclaves importés,
payés
un euro de l'heure comme en Allemagne et de millions de chômeurs désemparés comme ici en France.
Une
Europe d'enfants avec des dérèglements hormonaux ou des allergies en pagaille
parce
qu
'on
leur a fait consommer tout un tas de saloperés ayant parcouru des milliers de kilomètres de par le monde sans aucune traçabilité sérieuse comme le saumon transgénique qui arrivera dans nos assiettes grâce à l'accord de libre-échange qui vient d'être négocié par Bruxelles avec le Canada.
J
'ai débattu cette semaine jeudi avec
nos
principaux opposants à commencer par Mme Loiseau
qui
visiblement a du mal à prendre son envol
pour
qui la seule obsession
est
de lutter contre le Rassemblement National.
On
a trouvé l'héritière de Manuel Valls. Mme Loiseau,
elle
est le symbole de ce qui est devenu l'Union Européenne. Une technocrate hors sol
qui
sait tout
mais
qui ne ressent rien,
qui
ne ressent ni nos souffrances,
ni
nos espérances
et
qui n'a jamais vu un électeur. Pour elle c'est la politique au balcon, vous voyez il y a des chômeurs ici. Je crois qu'elle n'a jamais croisé un électeur de sa vie et ça se sent.
Alors
l'Europe que nous proposons de construire n'est évidemment pas celle de Macron, vous l'aurez compris, ni celle des technocrates de Bruxelles.
Elle
n'est pas celle des lobbyistes, des grandes banques qui jouent au casino avec votre argent.
Elle
n'est pas celle des commissaires européens payés, j'ai vérifié, 25 000 euros par mois.
On
n'en connaît aucun.
Pour
vous imposer des directives délirantes, à commencer par la réinstallation, partout dans nos villes et nos villages, de centaines de migrants.
J
'ai senti un début d'applaudissement derrière. Alors accrochez-vous parce que le meilleur vient.
L
'Europe va devoir accueillir 6 millions de migrants, nous dit le commissaire européen aux migrations que personne ne connaît, M. Avramopoulos.
On
les met où exactement
?
Oui parce que c'est ce que je disais à Mme Aubry, la candidate de la France insoumise qui donne toujours des leçons sur l'immigration et sur l'accueil.
L
'accueil c'est toujours bien mais c'est jamais chez eux. L'accueil c'est toujours bien quand c'est chez les autres. Mais jamais ils ne prennent un migrant chez eux pour nous montrer l'exemple. Alors en préparant ce débat jeudi dernier, j'ai trouvé mieux. Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, appelle elle l'islam politique à s'intégrer.
Alors
je vous ai ramené la citation,
vous
me direz ce que vous en pensez.
Je
n'ai pas peur de dire que l'islam politique devrait faire partie du tableau. Cette dame est chef de la diplomatie européenne. Je n'ai pas peur de dire que l'islam politique devrait faire partie du tableau.
La
religion joue un rôle en politique.
Pas
toujours bon mais pas toujours mauvais. Ce qui fait la différence c'est si le processus est démocratique ou non. La voilà l'Europe de Macron qu'il faut battre dans les urnes le 26 mai.
Pardon,
je n
'ai
pas entendu. Non mais ne les tuons pas. Mais battons-les dans les urnes le 26 mai.
Les
amis, l'Europe des nations que je vous propose a une identité.
Elle
a une réalité historique et une évidence contemporaine. C'est une Europe où chaque peuple a son mot à dire. Où chaque peuple décide de ce qui est bon pour lui.
Où
la démocratie est pleine et entière. Et où le vote d'un peuple sera respecté et n'entraînera ni menaces, ni malédictions, ni blocages mesquins de la part de nos institutions.
Les
marchés financiers vont apprendre aux Italiens à bien voter, à déclarer un commissaire européen lorsque Salvini est arrivé au pouvoir. Et bien nous, nous allons remettre ces commissaires européens et leurs amis des marchés financiers à leur juste place. L
'Europe
que nous voulons est une Europe du bon sens. C'est une Europe où les pêcheurs, où nos pêcheurs bretons que nous avons rencontrés hier, ne s'inquièteront plus de la météo avant de sortir en mer.
Je
vais la refaire parce que je me suis trompé.
C
'est l'inverse en fait. J'ai regardé Gilles, ça m'a perturbé. Alors si vous le voulez bien, on revient 15 secondes en arrière.
L
'Europe que nous voulons voir est une Europe du bon sens.
Où
les pêcheurs s'inquiètent davantage de la météo avant de sortir en mer, que des objectifs fixés par quelques scrabouillards en costume qui ne sont sûrement jamais montés une seule fois dans leur vie sur un chalutier.
Par
l'intégralité de leur pêche
est
aujourd'hui aux mains de l'Union Européenne
et
leur survie également. Dernier exemple en date, en refusant de respecter le choix des Britanniques
et
en refusant la voie de la négociation et de la coopération apaisées, nos pêcheurs sont certainement interdits d'accès aux eaux britanniques.
Soit
les eaux qui concentrent 75% des volumes totaux des poissons pêchés par les pêcheurs du nord de la France.
Autant
dire que cela les condamnerait à mort et cela nous ne l'acceptons pas.
On
la garde celle-ci ?
Pour
laquelle nous militons n'édictera pas ses normes sous la dictée des lobbies, mais après la victoire du dialogue et la décision souveraine des peuples.
Que
penser, j'en ai parlé à Madame Loiseau jeudi soir, quand des entreprises comme Microsoft, comme Google et même Bayer Monsanto subventionnent le parti européen d'Emmanuel Macron au Parlement européen ?
A
votre avis, Emmanuel Macron et ses législateurs servent qui en premier ? Vous
ou
les financiers ?
Pourquoi
à votre avis, Emmanuel Macron n'a cessé de promettre et de se contredire sur la question du glyphosate
?
Oui
? Là
encore, pensait-il à la santé de nos agriculteurs et des enfants français ou bien avait-il d'autres intérêts privés en tête ? Parlons justement de nos agriculteurs.
L
'Europe que je défends et que nous défendons est une Europe où ceux qui nous nourrissent seront considérés et recevront des rémunérations dignes et à la hauteur de leurs sacrifices quotidiens.
La
France des campagnes ne doit plus être endeuillée tous les deux jours
par
la disparition brutale d'un paysan qui ne sait plus comment faire face,
qui
ne sait plus comment faire vivre ses enfants, comment faire vivre l'exploitation qu'il tient de son père et qu'il tenait avant lui de son grand-père.
Nos
granges ne doivent plus être des lieux morts,
mais
redevenir comme ici aujourd'hui, le berceau de notre puissance agricole future comme elle furent celui de notre gloire passée.
Nous
perdons aujourd'hui notre indépendance alimentaire et nous importons jusqu'à nos herbes de Provence.
Nous
doutons justement de ce que nous avons dans nos assiettes,
de
ce que consomment nos enfants alors que les scandales alimentaires s'enchaînent et pendant ce temps, notre agriculture familiale se meurt au profit de dispositifs intensifs et démesurés, plus proches de la ferme des mille vaches et du modèle américain que de celui qui fait que la France est un pays où il fait bon vivre.
Je
ne veux plus de petits agriculteurs vivants de l'aumône. Que veut bien leur faire l'Union européenne avec l'argent de nos impôts
? Et
n'oublions jamais que
l
'argent de l'Europe, comme ils disent, ce n
'est
pas l'argent de l'Europe,
c
'est le vôtre.
On
donne 22 milliards, on nous en rend 13.
C
'est un peu comme si vous donniez... C'est ce que j'ai dit jeudi soir. C'est un peu comme si
vous
donniez 100 euros à un ami, il vous en rend 60, mais en plus, c'est vous qui lui dites ce qu'il va faire précisément avec cet argent.
Enfin,
l'enfant du bitume et des HLM de Seine-Saint-Denis que je suis et qui renoue avec la France véritable au fil de mes rencontres en province,
je
suis venu vous demander de léguer à tous vos compatriotes cet attachement viscéral à votre histoire et à votre identité bretonne millénaire.
Si
la Bretagne
est
si remarquable, c'est par l'assurance d'appartenir à un espace culturel singulier.
La
sensation d'être unique
et
particulier en France.
Le
26 mai prochain, mes amis, les élites doivent comprendre que
nous
ne voulons pas brader notre culture,
que
nous sommes attachés au fait de rester des Français en France, des Européens en Europe,
que
nous n'avons pas besoin d'importer ni des êtres humains par million, ni des valeurs si opposées aux nôtres. Et répondons à tous ces gens qui nous expliquent qu'on a besoin d'immigration, que les futurs Français, que les futurs travailleurs, que les futurs ingénieurs, que les futurs talents de notre pays, nous allons les faire nous-mêmes.
Le
Rassemblement National est aujourd'hui le seul mouvement de France, je dis bien le seul, en capacité de freiner ces fous qui dirigent aujourd'hui l'Union Européenne et la France, d'arriver en tête le 26 mai en France, mais aussi en Europe, avec nos alliés. J'étais, il y a quelques jours, en Italie, où nos alliés de la Ligue gouvernent. Et au-delà d'avoir des résultats très concrets sur l'immigration, sur la question sociale,
ce
qui est intéressant chez Salvini, et ce qui doit le plus nous inspirer, c'est qu'il a réussi à redonner une noblesse à la politique, et il a réussi à redonner confiance aux Italiens, et c'est ce que nous voulons faire demain en France.
S
'il ne devait rester qu'un seul argument, c'est bien celui-ci. Le 26 mai, tout le monde sans exception, qu'ils aient déjà voté Rassemblement National ou qu'ils le feront pour la première fois,
je
vous invite à venir avec nous écrire une nouvelle page de l'histoire de France.
Nous
voulons vivre en démocratie,
nous
voulons vivre en paix chez nous, nous voulons vivre dignement des fruits de notre travail, nous voulons être respectés, nous ne voulons plus survivre, en un mot, nous voulons vivre.
Mes
amis,
faites
en sorte que nos destins ne soient plus tracés à des centaines de kilomètres de nos frontières par une poignée de technocrates sans visage.
Le
26 mai, sortez de chez vous. Allez chercher tous les Français un par un, fiers d'être Français, ceux qui refusent de baisser les bras. Stoppez la saignée de notre agriculture, de notre pêche, de nos usines, de nos commerces. Stoppez la mort de nos campagnes et le mépris à l'égard de tous les Français travailleurs comme retraités. Soyez fiers d'être Français, soyez fiers d'être Bretons. Et le 26 mai prochain, mes amis, tous aux urnes, le jour de gloire va arriver. Vive le peuple et vive la France.