Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 16 juin 2023 20 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTravail & emploiImmigration & asile

Face à Face : Geoffroy Roux de Bézieux - 16/06

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que, pour vous, ces actions sont au fond légitimes ou est-ce que vous dites, attention, ça va commencer à poser un problème pour l'économie ?

  • 1:49RelanceRéponse partielle

    Ce ne sont pas des lanceurs d'alerte pour vous ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous inquiète pour l'économie française ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Comment on finance cette transition écologique ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Il dit ISF vert et mettre à contribution les entreprises, c'est un mot tabou.

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Croissance attendue de 0,6% cette année. Vous, vous êtes beaucoup plus pessimiste.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:07Invité politiqueChiffre
    « Ce projet Lyon-Turin c'est 1 million de tonnes de CO2 économisées. »
  • 5:02PrésentateurChiffre
    « Croissance attendue de 0,6% cette année. »
  • 8:11Invité politiqueChiffre
    « L'inflation est à 5,9%. »
  • 10:22Invité politiqueChiffre
    « Il y a beaucoup plus de français qui travaillent après la pandémie qu'avant. Il y en a un million trois. »
  • 12:14PrésentateurChiffre
    « 75 000 postes de saisonniers toujours vacants. »
  • 17:07Invité politiqueFait
    « J'étais le premier en 2018 quand je suis arrivé à parler de souveraineté. »
  • 17:33Invité politiqueFait
    « Thierry Breton appelait à bannir à interdire les fabricants chinois d'un père de télécoms. »
  • 19:06Invité politiqueFait
    « Je vais m'occuper de mes affaires. Moi je suis chef d'entreprise. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Présentateur27 %

5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez

0:01
Locuteur non identifié

RMC

0:02
Présentateur

RMC jusqu'à 9h

0:05
Locuteur non identifié

Apolline Matin Face à face Neila Latrousse

0:12
Présentateur

Il est 8h33 sur BFM TV RMC Bonjour Geoffroy Roux de Bézieux Bonjour Président du MEDEF, je le disais pour encore quelques jours Merci d'être dans ce studio ce matin On va parler de réindustrialisation, de salaire, d'immigration De l'emploi des saisonniers Cette saison, c'est l'occasion de le dire A quelques jours de l'été Mais d'abord, je voulais vous interroger Sur ces actions qui se multiplient en France Avec un rassemblement prévu demain Interdit mais toujours annoncé Contre la ligne de TGV Lyon-Turin Le week-end dernier, près de Nantes Ce sont des plantes de salade expérimentale Qui utilisaient moins d'eau et moins de pesticides Qui ont été détruits Et en début de semaine, on apprenait que le projet d'île artificielle Dans les Alpes-Maritimes, qui devait employer 100 personnes A été abandonné sous la pression de groupes écologistes Est-ce que, pour vous, ces actions sont au fond légitimes Ou est-ce que vous dites, attention, ça va commencer à poser un problème pour l'économie ?

1:01
Invité politique

C'est pas tellement que ça pose un problème pour l'économie Ça pose un problème pour la planète Ce projet Lyon-Turin C'est 1 million de tonnes de CO2 économisées Aujourd'hui, on prend la route Avec des millions de camions Qui transitent entre Lyon et Turin Turin à Lyon Et puis globalement, Rhône-Alpes et le Piémont Demain, si ce tunnel voit le jour Quand ce tunnel verra le jour On passe par le ferroviaire Et donc des économies pour la planète Enfin, pas des économies, économies de CO2 Et donc là, on est face à la contradiction absolue Des militants écologistes extrémistes C'est-à-dire qu'ils veulent, soi-disant, sauver la planète Mais comme ils ne veulent pas se donner les moyens On ne sauvera pas la planète en faisant de la décroissance Alors, évidemment, il y a toujours la solution d'arrêter tout D'arrêter l'économie, de décroître Mais ça, la grande, très grande majorité De nos concitoyens n'en veulent pas

1:49
Présentateur

Je vous pose la question Parce qu'il y a quelques semaines Des militants s'étaient invités à l'Assemblée Générale de Total Énergie Et Elisabeth Borne, la Première Ministre, avait dit Que finalement, ces militants du climat Étaient dans leur rôle d'alerter Ce ne sont pas des lanceurs d'alerte pour vous

2:01
Invité politique

Mais en fait, il ne s'agit pas d'un lanceur d'alerte Il s'agit de bloquer un projet Est-ce que ce projet est meilleur pour la planète Que ce qui existe aujourd'hui ?

C'est ça le débat Le reste, que l'Élysée a le droit de manifester Moi, je ne connais pas les détails d'interdire Ou de laisser la manifestation C'est au ministère de l'Intérieur de décider Mais le fond du débat qu'on doit avoir C'est est-ce qu'on veut continuer A vivre, à voyager, à produire En faisant moins de CO2 C'est la solution du Lyon-Turin Et plein d'autres projets Ou est-ce qu'on bloque tout Ou quelqu'un Non seulement, d'ailleurs, on ne sauvera pas la planète Parce qu'on n'aura pas ces outils-là Mais il ne faut pas se tromper Les autres vont continuer La Chine va continuer à croître L'Inde va continuer à croître

2:42
Présentateur

Mais je vous pose quand même la question Est-ce que ça vous inquiète pour l'économie française ? Oui

2:45
Invité politique

Alors pas, si vous voulez, en termes de PIB Parce que... Mais pour le futur Puisque si on ne peut pas transformer nos usines Si on ne peut pas transformer nos outils de production Il n'y en aura pas de nouvelles Elles vont partir petit à petit Et en plus, celles qui vont continuer Vont rester sur d'anciennes technologies Très émettrices de CO2

3:03
Présentateur

Comment on finance cette transition écologique ? Ça va créer des emplois Mais ça va coûter cher

3:08
Invité politique

Ça va coûter cher Moi je dis souvent Dans 95% des cas Produire plus vert C'est produire plus cher Sinon on l'aurait déjà fait

3:16
Présentateur

On peut s'habituer à ce que ça coûte plus cher À l'avenir ?

3:17
Invité politique

Oui, parce que Tout simplement C'est simple à comprendre Un chef d'entreprise Un directeur d'usine Il cherche toujours le moindre coût Donc si on avait le moyen de décarboner En faisant moins cher Il y a longtemps qu'on l'aurait fait Or, les techniques existent Dans beaucoup de cas L'acier vert, ça existe L'acier plus vert Le ciment peut réduire son émission de CO2 Plus de 40% Mais ça coûte plus cher Et toute la question C'est comment le passer dans la chaîne de valeur Nous on avait fait une étude À peu près 40 milliards d'euros Par an d'investissement Pour les entreprises françaises Le rapport Pizani-Ferry dit 66 Parce que ça intègre l'agriculture Un certain nombre d'autres choses On est dans cet ordre de grandeur C'est beaucoup, beaucoup d'argent

3:56
Présentateur

Il dit ISF vert Et mettre à contribution les entreprises C'est un mot tabou Impôt, taxes Il ne faut pas demander des parts aux entreprises

4:02
Invité politique

D'abord, mettre à contribution les entreprises Pardon, mais c'est une tautologie de Pizani-Ferry Pourquoi ?

Parce que c'est elles qui vont investir C'est pas, pardon Mais c'est pas le gouvernement C'est pas les écolos C'est pas les ONG Qui vont transformer l'usine de Dunkerque Vous dites c'est nous De toute façon, on n'a pas le choix On n'a pas le choix J'allais dire Qu'on soit, je pousse le raisonnement Qu'on soit climato-sceptique ou pas On n'a pas le choix Ne serait-ce que parce que maintenant Les banques Les fonds d'investissement Les actionnaires Ne vont plus financer D'investissements qui ne sont pas vert Donc c'est nous Quant à l'ISF vert D'abord, on parle Dans le rapport Pizani-Ferry De quelques milliards d'euros Alors qu'il faut 66 milliards d'euros par an Donc c'est totalement symbolique On est dans ce symbole français De dire L'important c'est pas que je sois heureux C'est que les autres soient malheureux On va les taxer Or, on sait qu'on est le pays Qui taxe le plus au monde Je pense que Ce système un peu Pavlovien Qui est dire Un problème, une taxe Il faut arrêter

4:58
Présentateur

Geoffroy Roux de Bézieux Le chiffre est tombé hier soir De l'INSEE Croissance attendue de 0,6% Cette année Le mois dernier encore J'ai le souvenir de Bruno Le Maire Le ministre de l'économie Qui se félicitait De la solidité de l'économie française Vous, vous êtes beaucoup plus pessimiste Vous dites que la France s'approche De la récession Qu'est-ce qui vous inquiète ?

5:14
Invité politique

Je suis plus prudent Vous savez, il y a En 2020 En 2020 Quand Bruno Le Maire Ou d'autres D'ailleurs disaient Le million de chômeurs Le mur des faillites J'ai été le premier Au début le seul A dire non Ça va repartir beaucoup plus vite Pourquoi ?

Parce que Moi je suis micro-économiste Je parlais des patrons Toute la journée Je ne fais pas de prévision Scientifique Ils sont inquiets Et aujourd'hui Les gens à qui je parle Sont beaucoup plus inquiets Voir un ralentissement Alors un mélange de raisons Il y a l'inflation qui persiste Ralentie mais qui persiste Très grosse difficulté de recrutement Or Quelqu'un qu'on ne recrute pas Évidemment c'est de la croissance en moins Un restaurant qui ferme Un jour par semaine Ou deux soirs par semaine C'est de la croissance en moins Donc Je ne dis pas qu'on va entrer en session Mais je dis que Les signaux qu'on a Du terrain Des chefs d'entreprise De PME Me font penser Qu'il y a des signes d'inquiétude

6:08
Présentateur

Alors même que ça va mieux Que nos voisins par exemple

6:09
Invité politique

Alors ça va moins mal Et on peut s'en réjouir

6:12
Présentateur

La zone euro rentre en récession Pas la France

6:13
Invité politique

Voilà Non mais c'est là où Bruno Le Maire a raison C'est-à-dire que

6:16
Présentateur

C'est grâce aux actions Notamment du gouvernement

6:18
Invité politique

C'est grâce à 7 ans, 6 ans De réformes De compétitivité C'est grâce à la baisse des impôts Dont on parlait tout à l'heure

6:25
Présentateur

Vous mettez au crédit d'Emmanuel Macron

6:26
Invité politique

Oui que je mets au crédit du gouvernement Oui il y a eu une politique Pro business Je crois qu'il faut l'assumer Depuis 40 ans C'est des français qui travaillent Et l'autre résultat C'est qu'on ralentit Mais on ralentit moins fort Que les autres Et notamment que l'Allemagne

6:41
Présentateur

Et vous demandez plus de preuves d'amour Vous dites Il y a eu une politique pro business Vous attendez quoi de plus par exemple Effacer l'ardoise Des prêts garantis Par l'Etat ?

6:48
Invité politique

Surtout pas Surtout pas Non non Un prêt ça se rembourse Un prêt ça se rembourse Sinon c'est la fin de l'économie C'est la fin des prêts Non D'abord constance dans la politique C'est-à-dire pas de signaux négatifs Parlez de l'ISF Si pendant 6 ans On a baissé les impôts Pour les mettre à la moyenne européenne Pour partie Parce qu'il reste des impôts Qui sont plus élevés Tout signal contradictoire Donnerait Vous savez L'économie c'est la confiance Avant des preuves d'amour C'est le signal qu'on est Pour les entreprises Après Il faudra continuer à baisser Les impôts de production Mais on a une autre contrainte C'est les dépenses publiques Qui vous a pas échappé On a un petit problème de dette Standard & Poor Nous a pas dégradé Mais c'est pas passé loin

7:30
Présentateur

Vous évoquiez les difficultés De recrutement il y a quelques instants Est-ce que vous les mettez Sur le compte des salaires trop faibles ? On entend les syndicats dire Voilà Avec le patronat On peut discuter de tout Des primes De l'intéressement De la pénibilité On peut pas discuter de salaire

7:41
Invité politique

Non On peut pas discuter de salaire Au niveau national Tout simplement Parce que moi J'ai pas un bouton rouge Ou vert ou bleu Ou tout ce que vous voulez Pour dire à toutes les entreprises D'augmenter les salaires

7:50
Présentateur

Tout ce que vous faites Avec les syndicats actuellement Sur tous les autres sujets Ça ne peut pas exister sur les salaires Parce que j'ai pas

7:54
Invité politique

On n'a pas de système On n'a plus de système Qu'en soit en 1968 Pour dire À part le SMIC Mais c'est l'État qui le fait Pour dire J'augmente tous les salaires Par contre Dans les entreprises Les salaires ont augmenté Je vous donne le chiffre C'est le pas moins C'est un chiffre de l'URSSAF 5,8% Ce qu'on appelle Le salaire moyen par tête L'inflation est à 5,9% Donc On a quasiment Matché l'inflation Alors évidemment C'est une moyenne

8:16
Présentateur

C'est pour nos auditeurs Et nos téléspectateurs Dans le privé Je précise pour nos auditeurs

8:19
Invité politique

La fonction publique C'est pas moi Je veux bien Prendre toutes les responsabilités Mais là J'y peux rien Mais La vérité m'oblige à dire Que 5,8% C'est une moyenne Et que vous avez des secteurs Notamment des grandes entreprises Qui ont fait des augmentations Plus significatives On se souvient Total Je crois que c'est 7% Des PME Qui souffrent Parfois les PME Peuvent pas augmenter leur prix Par exemple Les PME du nettoyage Ou des services Elles ont des contrats Sur plusieurs années Et qui ont été moins généreuses Donc c'est une moyenne

8:48
Présentateur

De vos inquiétudes Pour les mois à venir Il ne faut pas s'attendre A des hausses aussi spectaculaires Dans les mois à venir

8:53
Invité politique

Alors qu'est-ce qui va se passer A l'avenir Je vais vous dire Je suis prudent Parce que vous m'auriez demandé Il y a 3 ans Est-ce que l'inflation Va remonter comme ça Je vous aurais dit non Donc vous voyez Mais on voit une inflation Qui décélère Légèrement On peut imaginer Que les salaires Vont s'adapter L'inflation qui décélère

9:08
Présentateur

Vous vous dites Les salariés vont moins Venir nous voir

9:10
Invité politique

Oui et non Parce que le marché du travail Ça a été dit par quelqu'un Ce matin dans la matinale C'est complètement inversé En faveur des demandeurs d'emploi En faveur des salariés Et donc On est pris entre les marges Garder les marges La capacité d'augmenter les prix Et puis la nécessité de recruter Il y a beaucoup de postes en feu Et moi ce qui me frappe aujourd'hui Je ne vois pas un patron Qui n'a pas un problème de recrutement Et ce n'est pas juste Vous voyez Les cadres informatiques Dans les grandes villes C'est des chauffeurs routiers C'est dans les restaurants Etc

9:38
Présentateur

Et c'est aussi un rapport au travail Geoffroy Aroude-Bézieux A la sortie des débats Sur les retraites Emmanuel Macron vous a demandé De vous mettre d'accord Avec les syndicats Sur un nouveau pacte de la vie au travail Comment mieux vivre de son travail Comment mieux vivre au travail On est malheureux aujourd'hui En entreprise

9:51
Invité politique

Non Ce n'est pas moi qui le dis C'est la CFDT Elle a fait une grande enquête Alors ça date de l'année dernière Je crois Les gens sont à la fois fiers Et heureux au travail Maintenant évidemment

10:01
Présentateur

Et pourtant ils disent On ne veut pas travailler deux ans de plus On voit une explosion Des arrêts de travail Notamment pour burn-out

10:06
Invité politique

C'est chez vous que ça se passe Il y a beaucoup de questions Et beaucoup de sujets dans la question Globalement les français Sont heureux au travail Il y a évidemment des exceptions Comme partout Après est-ce qu'il y a un rapport au travail Qui a changé ? D'abord je pense qu'il y a une chose Qu'il faut qu'on dise Il y a beaucoup plus de français Qui travaillent après la pandémie Qu'avant Il y en a un million trois Donc on ne peut pas dire Les français ne veulent plus travailler Mais ce qui est vrai C'est qu'on voit une explosion Des arrêts de travail Courte durée

10:30
Présentateur

Ça vous remonte ?

10:31
Invité politique

Oui plus 30% Et il faut dire les choses C'est des arrêts de travail Qui explosent Notamment le lundi Et le vendredi C'est-à-dire ? Bah écoutez Il faut dire les choses En français dans le texte Des arrêts de travail Oui des arrêts de travail De complaisance Parce que Que les conditions de travail Soient parfois pas parfaites Moi je l'entends Mais elles n'ont pas évolué En trois ans

10:50
Présentateur

Il n'y a aucune part De l'entreprise Dans l'explosion des burn-out Ce n'est pas une problématique Managériale

10:55
Invité politique

Vous me parlez d'explosion des burn-out Il n'y a aucune statistique Qui parle d'explosion des burn-out Il y a une explosion Écoutez Nous la seule chose qu'on a C'est les arrêts de travail Qui ont augmenté de 30% C'est le seul chiffre que j'ai Avec une forte proportion Des courtes durées Donc 1, 2, 3 jours Donc il y a des vrais arrêts de travail Et puis il y a aussi Des arrêts de travail De complaisance Donc là il faut travailler ensemble Parce que C'est une perte Pour la qualité des idées Parce qu'à la fin Il y a quelqu'un qui le paye

11:19
Présentateur

On va venir sur les arrêts de travail Dites-vous de complaisance Sur les burn-out tout de même Plus 8% en 2022 Est-ce qu'il y a une part Dans le rapport Des chefs d'entreprise A leurs salariés Est-ce que vous dites Il y a quelque chose Qui s'est distendu peut-être Avec la pandémie Il y a quelque chose Qu'il faut qu'on retravaille Pour faire en sorte Que nos salariés soient Encore plus heureux Je ne vais pas dire malheureux

11:40
Invité politique

Je vais dire encore plus heureux Non mais D'abord c'est la responsabilité Des chefs d'entreprise Globalement Ça c'est sûr Que sur une longue période Le burn-out Qui n'est pas un phénomène Uniquement dû au travail Puisque c'est toujours multifactoriel Ça peut être des problèmes personnels De la maison Etc On doivent le traiter Oui Mais je ne veux pas laisser dire Que globalement Tous les français Sont malheureux au travail Il y a tellement de cas particuliers Que je pense qu'on ne peut pas Généraliser Et c'est une chose distincte Du point précis Des arrêts de travail De courte durée

12:11
Présentateur

Je reviens sur la question Des rémunérations Geoffroy Roux-de-Bézieux 75 000 postes de saisonniers Toujours vacants À quelques jours De la saison estivale Est-ce que c'est à cause De ce manque de main-d'oeuvre Que vous appelez à régulariser Les sans-papiers Qui travaillent dans ces secteurs En tension

12:24
Invité politique

Alors je ne m'ai pas appelé Régulariser Là aussi

12:27
Présentateur

Il faut un cadre plus clair Pour pouvoir recruter Plus de travailleurs étrangers

12:30
Invité politique

Je dis deux choses La première chose C'est qu'aujourd'hui Pour quelqu'un qui travaille Alors non pas sans papier Mais avec des papiers Qui sont des faux papiers Parce que travailler sans papier C'est illégal Et c'est condamnable On ne peut pas employer Quelqu'un sans papier C'est de l'esclavagisme Il y a des gens Qui viennent avec des papiers Le chef de police N'a pas les moyens techniques De vérifier S'ils sont vrais ou pas On n'est pas la police Si vous voulez Or aujourd'hui C'est une circulaire La circulaire vals Du nom du premier ministre Et qui est Comment dire Qui est exploité Département par département Avec des critères différents Pour les métiers en tension Non pour tout d'ailleurs

13:08
Présentateur

La circulaire vals Elle fixe par secteur

13:10
Invité politique

Vous avez dans un restaurateur Quelqu'un qui travaille Depuis un an Vous découvrez que finalement Il n'est pas légal Vous allez voir la préfecture Et là on vous dit oui On vous dit non On ne sait pas exactement pourquoi

13:19
Présentateur

Vous n'avez vraiment aucun moyen De vérifier en amont Si les papiers sont vrais ou pas

13:22
Invité politique

Non mais je veux même vous dire C'est pire que ça Vous envoyez le nom de la personne A la DSN Enfin un outil informatique On ne vous répond pas Savoir si la personne A le droit de travailler ou pas Donc un chef d'entreprise N'a aucun moyen Sauf si le faux est grossier Avec du bon sens Si vous voulez Mais un chef d'entreprise N'a aucun moyen C'est pas un policier Il n'y a pas de système De fichiers Et pour revenir sur les quotas Vous m'avez parlé Deux choses différentes Je voudrais juste répondre On est nous intéressés Par avoir des travailleurs Mais ça n'est pas au patronat De décider de la politique Migrateur du pays C'est au Parlement

13:54
Présentateur

Et pour revenir Je veux tout de même revenir Sur ce que vous disiez Juste auparavant Sur les salariés Avec des faux papiers Dont vous n'avez aucun moyen De vérifier en réalité L'identité Qu'est-ce que vous demandez A l'État Un cadre plus clair Ça veut dire quoi ?

14:05
Invité politique

Un cadre plus clair C'est que la circulaire VAL Soit appliquée par les préfectures De la même manière Dans tous les départements Ce qui n'est pas ce qu'au Vous répondez en fait Alors on nous répond Mais on ne répond pas Avec les mêmes délais Pas avec les mêmes critères

14:16
Présentateur

Dans le plan saisonnier J'y reviens lancé Par le gouvernement Il y a la création D'une plateforme On évoque les métiers en tension On évoque la question Des salaires Du rapport au travail Il y a aussi la question Tout simplement du logement Pour ces saisonniers C'est aujourd'hui Un frein à l'emploi Et je vous propose D'écouter Théo Qui est saisonnier Depuis deux ans Qui habite à Nantes

14:32
Auditeur

Quand je pars en saison Quand je pars quelqu'un Loin de chez moi Où j'habite En fait il me faut un logement Et je ne peux pas Combiner les recherches Du travail et du logement Mon employeur me fournisse Un logement Je ne peux pas rechercher Et mettre peut-être La moitié de mon salaire Ou une partie du salaire Dans un loyer Alors que je viens Aider quelqu'un Qui a besoin de saisonnier Pour sa saison

14:57
Présentateur

Comment on fait ?

14:59
Invité politique

Pour tout le monde Le logement c'est un problème Pour les saisonniers Mais c'est un problème Pour tout le monde Et c'est un problème Pour l'emploi

15:04
Présentateur

C'est un frein à l'emploi en général Énorme

15:06
Invité politique

Énorme Il y a deux choses Qu'il faut savoir D'abord la distance La durée du trajet Sur 20 ans Augmente pour les Français Pour aller travailler On habite plus loin De son travail

15:17
Présentateur

Il aurait demandé D'être plus mobile

15:18
Invité politique

Oui mais c'est pas seulement La mobilité d'un département C'est aussi le fait Que le temps perdu Si vous voulez Dans le transport augmente Et on construit pas Assez de logements C'est ça la réalité Et pas aux bons endroits Et donc Il y a le problème Des saisonniers Qui est exacerbé Parce qu'évidemment Il y a un afflux À un moment Avec un problème de logement En même temps que les touristes Mais j'allais dire C'est le haut de la pyramide Le vrai problème C'est pour tout le monde Très souvent Les jobs qui sont pas pourvus Les refus Un problème de logement Ou de temps de trajet

15:47
Présentateur

Et il y a eu des annonces D'Elisabeth Borne Oui mais qui sont

15:49
Invité politique

Très insuffisantes

15:50
Présentateur

Ça ne vous a pas convaincu

15:51
Invité politique

Non du tout Du tout Vous avez vu la réaction Des fédérations Non il s'agit pas De construire Si vous voulez On nous dit Oui mais vous voulez juste Faire de la construction C'est pas faire tourner Vos entreprises Non parce que c'est un problème Pour les français Et pour les entreprises Beaucoup beaucoup De postes non pourvus C'est je ne peux pas me loger À côté de l'emploi Que je voudrais occuper

16:10
Présentateur

Geoffroy Roux de Bézieux Aujourd'hui Emmanuel Macron Va recevoir Elon Musk Le propriétaire de Tesla Pour le convaincre D'implanter une usine En France Est-ce que Vous souhaitez voir Une usine Tesla

16:20
Invité politique

En France Moi je souhaite voir Des usines en France Tesla et les autres

16:24
Présentateur

Il y a tout ce qui dit C'est le leader mondial De la voiture électrique Ça va être une concurrence Terrible pour les constructeurs français

16:31
Invité politique

Non il ne faut pas raisonner comme ça Si on ne veut pas de la concurrence On met des murs Tout autour du pays Et on revient au 19ème siècle Donc évidemment On veut Tesla On veut les usines Il y a d'ailleurs Un gros afflux D'investissements en France Mais il faut aussi Que les constructeurs français Se développent et croissent Donc au contraire Ça sera une fierté Si Musk Mais d'autres Créent leurs usines Leurs investissements en France

16:52
Présentateur

Un semaine de la souveraineté Industrielle Technologique Sur les médicaments aussi Portés par Emmanuel Macron Pour vous Comment vous vivez cette semaine ? Vous dites Ce sont des effets d'annonce Ou vous dites Chouette Il y aura des emplois

17:03
Invité politique

D'abord je me réjouis Que le mot souveraineté Soit dans le vocabulaire J'étais le premier en 2018 Quand je suis arrivé A parler de souveraineté Et à l'époque Ça avait fait lever Quelques sourcils Y compris au gouvernement C'est un mot que vous aimez bien ?

Oui Ce n'est pas le protectionnisme La souveraineté C'est la capacité D'un pays Ou d'un continent L'Europe A développé lui-même Des technologies On ne peut pas être souverain Surtout On ne peut pas être souverain Ça ne sert à rien A être souverain Sur les t-shirts Parce qu'il y a Des problèmes de coût Mais il y a un centre De technologies Qu'on a besoin de maîtriser Moi je viens du monde Des télécoms J'ai vu qu'aujourd'hui Thierry Breton Appelait à bannir A interdire Les fabricants chinois D'un père de télécoms Oui c'est important Que l'Europe et la France Soit souveraines Sur un centre de technologies

17:40
Présentateur

Et les annonces pour vous Ce ne sont pas que Des effets d'annonce

17:42
Invité politique

Non je pense que petit à petit Je ne sais pas ce qu'il va annoncer Aujourd'hui Mais petit à petit Les industriels

17:47
Présentateur

La décarbonation de l'aviation

17:48
Invité politique

Oui Un sujet absolument majeur Il est important Que nos industriels Nos grandes sociétés Soient capables Dans la technologie Ne soient pas dépendants C'est le nucléaire Dont on peut se réjouir C'est une décision Du général de Gaulle Dans les années 60 D'avoir une technologie française On en tire les bénéfices Aujourd'hui

18:05
Présentateur

Geoffroy Roux de Bézieux Laurent Berger Passe la main à la CFDT Le 21 juin Vous au Medef Je crois c'est le 6 juillet

18:10
Invité politique

17 juillet précis

18:11
Présentateur

Vous avez reçu un carton d'invitation Vous deviez rencontrer Emmanuel Macron Je crois tous ensemble Assez prochainement

18:17
Invité politique

Pas encore Mais je veux dire Ce le plus important C'est pas ça C'est qu'on discute avec les syndicats Pour essayer de faire notre agenda commun Et je pense plus important Qu'on soit d'accord avec les syndicats Sur ce sur quoi on va discuter Dans les prochains mois Y compris nos successeurs Que de se réunir devant les caméras de télévision Pardon pour la télévision

18:36
Présentateur

Laurent Berger Il est remplacé par une femme à la CFDT Philippe Martinez à la CFDT Et par une femme aussi Est-ce que c'est une femme Qui va vous remplacer vous ?

18:43
Invité politique

Je sais pas Il y a une élection Donc le vote est le 6 juillet

18:46
Présentateur

Et puis il y a des rumeurs De remaniement Vous quittez votre poste Vous nous avez dit le 17 juillet C'est le bon timing

18:51
Invité politique

Non c'est pas pour moi

18:51
Présentateur

Ça vous intéresse pas la politique ?

18:53
Invité politique

Écoutez j'ai fait La politique c'est contribuer à la prospérité de son pays Je l'ai fait en tant que leader syndical Ça me suffit largement

19:01
Présentateur

Vous allez faire quoi après le 17 juillet ?

19:02
Invité politique

Écoutez je vais prendre des vacances d'abord Et ensuite je vais m'occuper de mes affaires Moi je suis chef d'entreprise Donc je vais rester chef d'entreprise Je garderai peut-être un pied dans l'intérêt général D'une façon ou d'une autre Mais pas au gouvernement

19:12
Présentateur

En tout cas vous nous annoncez pas votre entrée au gouvernement Je vous ferai roule des yeux Merci à vous D'être venu à ce micro ce matin Vous êtes le président du MEDEF Donc pour encore un mois Vous me dites ce matin Vos inquiétudes pour la suite de l'économie Message passé au gouvernement Sur le recrutement notamment des travailleurs étrangers Il faut clarifier le cadre Merci à vous Il est 8h52 sur RMC et BFM TV