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interviewyoutube.com· 12 octobre 2023 3 min

Interview de Bruno Le Maire

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Bruno Le Maire

Le Maroc est un pays ami. Nous avons des relations historiques que chacun connaît qui sont extraordinairement profondes et qui l'emportent sur tout. Il peut y avoir toujours dans des relations des malentendus, des incompréhensions. Les malentendus sont faits pour être levés, les incompréhensions sont faits pour être levées. C'est le cas aujourd'hui. J'ai eu l'occasion de rencontrer hier le Premier ministre du Royaume du Maroc. Je le remercie du temps qu'il m'a consacré. Il se trouve que je le connais très bien parce qu'il a été ministre de l'Agriculture en même temps que moi.

Il m'a même rappelé qu'il avait formulé une invitation il y a quelques années à un salon d'agriculture à Meknes que je n'ai pas honoré. J'honorerai très volontiers cette invitation dans les semaines, dans les mois qui viennent. Tout ce qui est certain, c'est que nous voulons renforcer notre coopération économique, que nous avons beaucoup à faire ensemble sur les sujets de développement économique, sur les sujets d'énergie. Le Maroc va être un pays leader. En matière d'énergie renouvelable, un pays leader en matière d'hydrogène vert, un pays leader en matière d'énergie décarbonée, notamment avec l'énergie solaire ou avec l'énergie éolienne.

Nous pouvons et nous voulons travailler ensemble sur ce sujet-là. La réorganisation des chaînes de valeur qui a suivi le Covid doit permettre de renforcer les liens entre la France et le Maroc sur le plan économique. Vous voyez, nous avons beaucoup de perspectives positives devant nous. Je suis convaincu que nous allons accélérer et renforcer la relation économique entre le Royaume du Maroc et la France, sur la base, une fois encore, pas simplement de contrats entre une entreprise ou une autre, mais sur la base de grands projets stratégiques.

Tout ça, c'est ce que je suis venu porter ici, mon amitié pour le Maroc et notre volonté de travailler ensemble, pas simplement à des contrats singuliers, mais à de grands projets stratégiques qui ont trait au développement en Afrique, aux énergies renouvelables et à l'innovation. Sur la question du Sahara, par exemple, la position de la France pourrait évoluer, pourrait rejoindre celle de l'Allemagne, celle de l'Espagne ?

Je ne suis pas ministre des Affaires étrangères, je suis ministre de l'Économie et des Finances, mais dans le domaine qui est le mien, qui est un domaine très important de notre relation, nous avons des perspectives de développement, pas simplement, je veux le redire, sur la base d'un contrat ou d'un autre contrat. Nous ne sommes pas ici pour aller rendre telle entreprise ou telle autre entreprise. Nous sommes ici pour réfléchir à des perspectives stratégiques entre nos deux grandes nations, le Maroc et la France.

Deux grandes nations qui ont des défis devant elles, restructuration des chaînes de valeur, réorganisation des chaînes de valeur, lutte contre le changement climatique et développement des énergies renouvelables, innovation et développement du continent africain. Sur ces quatre sujets que j'ai eu l'occasion d'aborder avec le Premier ministre marocain, nous sommes totalement déterminés à donner un nouvel élan à la relation économique et financière entre le Maroc et la France.

À titre plus personnel, et comme gaulliste, seule étiquette que j'ai jamais revendiquée, vous connaissez mon attachement au Maroc, vous connaissez mon attachement au peuple marocain, je souhaite que dans les mois qui viennent, cela puisse se traduire par des projets très concrets dans le domaine économique et financier. Il n'y a pas de titre personnel à exprimer sur ce qui se passe en Israël, les attaques. Merci.