Guerre au Moyen-Orient : le point sur les rapatriements - C à Vous l’intégrale - 07/03/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... -M.Bouhafsi: Bonsoir à toutes et à tous.
Bienvenue dans "C à vous". On est ensemble jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce samedi 7 mars. On est en direct avec Eglantine Eméyé, Amandine Bégot, Paul Larrouturou et Yaël Goosz.
Bonsoir. A la une de l'actualité, Donald Trump promet l'enfer à l'Iran. Détnoations. ... -Y.Goosz: On parlera de la guerre au Moyen-Orient vue de France.
Que pèse vraiment la voix de la France? -M.Bouhafsi: Ca fera réagir notre invité, Jean-Noël Barrot.
Un anniversaire historique. - Nous parlons de l'OTAN. Nous voulons changer les conditions dans lesquelles l'accord a été conclu. - Paul Larrouturou: Je vais vous montrer comment le général de Gaulle parlait de l'OTAN. -A.Bégot: On va parler des gâteaux apéritifs pour bébés.
Ca inquiète les nutritionnistes. -E.Eméyé: Nous, on va parler de musique avec une jeune artiste, rappeuse et violoniste.
Elle sort son premier EP. -M.Bouhafsi: Nous aurons avec nous Sonia Rolland, Viktor Vincent et Sidonie Bonnec avec Bruno Guillon.
Plus de 80 avions de chasse israéliens ont pilonné Téhéran. Donald Trump promet une attaque sans précédent contre le régime iranien. Au Liban, on dénombre déjà près de 300 morts au huitième jour de la guerre.
Le Moyen-Orient s'embrasse. - Des frappes puissantes au sud de Beyrouth lancée par Israel. - De nuit comme de jour, la capitale libanaise vit dans l'angoisse des bombardements. - Un désastre humanitaire en cours au Liban. - Nous menons une vie tragique en tant que personnes déplacées.
C'est une vie misérable. - La guerre gagne en intensité. Tsahal a commencé des frappes de grande ampleur. - Une des attaques les plus importantes depuis le début de la guerre. - Une opération menée par 80 avions de chasse.
Le président iranien affirme que son pays ne se rendra jamais. - Le peuple iranien est un peuple fort. Quand il sent un danger extérieur, il s'unit. -M.Bouhafsi: Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères est notre invité exceptionnel.
Bonsoir, monsieur le ministre. Merci d'avoir accepté notre invitation. On a beaucoup de questions à vous poser ce soir.
Tout de suite, l'édito d'Yaël Goosz. Huit jours après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, y a-t-il une solution française pour en sortir? Emmanuel Macron a été pris de court.
Depuis, il s'active, mais avec quel impact? Parlons-nous d'une même voix? -Y.Goosz: Oui, presque, et c'est assez rare pour être souligné.
Il y a une forme de consensus autour de la politique étrangère d'Emmanuel Macron. Certains critiqueront le "En même temps", la France avocate internationale, tout en envoyant le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. C'est une ligne de crête.
Même le RN copie-colle les mots d'Emmanuel Macron. - Je pense que la France a eu jusqu'à présent la réaction nécessaire. -M.Bouhafsi: Il faut aussi dire qu'entre-temps, Emmanuel Macron a aussi frappé les esprits sur la dissuasion nucléaire. -Y.Goosz: Une doctrine renouvelée: un bouclier potentiellement élargi à huit pays européens sans perdre le contrôle du bouton nucléaire.
Marion Maréchal a applaudi. Jean-Luc Mélenchon a parlé d'une bonne décision. Résultat: un forme d'effet drapeau pour le président, plus 6 points de confiance. - Finalement, pour les Français, il y a un Macron qui est jugé très bon au niveau national et un Macron qui est jugé comme faisant le job à l'international.
Ca ressemble à un effet drapeau. Ce n'est pas encore tout à fait ça. Dans les électorats qui sont hostiles, il n'y a pas de progression de confiance envers Emmanuel Macron.
On verra si ça trace d'une évolution à plus long terme de la confiance qu'ils ont envers lui. -Y.Goosz: Aux oppositions qui s'inquiètent d'être mises à l'écart, l'Elysée a répondu.
Sébastien Lecornu va briefer mercredi prochain les chefs de partis politiques. -M.Bouhafsi: La France serre les rangs et retrouve de la voix? -Y.Goosz: Que pèse cette voix?
On peut se faire plaisir avec le souvenir du non à l'Irak il y a quelques années. *- Les pays européens, dont la France, continuent à rentrer dans les canons du droit international et à reprocher aux Américains et aux Israéliens d'avoir agi en dehors du droit international. Mais plus personne ne le respecte aujourd'hui.
On peut arriver du fait que le premier pays à avoir violé le droit international, c'est l'Iran. -Y.Goosz: Alain Juppé a beau dire que la France doit continuer à se battre avec l'Europe dans le concert des nations, il est aussi très réaliste. - Aujourd'hui, on a aussi un rôle politique pour essayer de réclamer l'arrêt des combats, mais la voix de la France, pardon de le dire avec lucidité, elle est faible, aujourd'hui. -Y.Goosz: Ce qui m'amène à la citation d'Hubert Védrine, qui a eu ce poste hautement stratégique des Affaires étrangères: "La France est une puissance moyenne d'influence mondiale." Un magnifique oxymore.
On verra ce qu'il reste de l'influence quand la fumée des bombes se sera dissipée. -M.Bouhafsi: Vous êtes le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
Merci d'être avec nous ce soir. La voix de la France est-elle vraiment encore audible dans cette guerre? -J-N.Barrot: Je crois que oui.
Quand je me retourne sur l'année et demi que j'ai passé dans mes fonctions, je m'aperçois qu'il y a peu de pays qui agissent de manière aussi positive sur le Moyen-Orient et le Proche-Orient. Il y a un peu plus d'un an, on a obtenu un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, qui plongeait le Liban au bord du gouffre. Il y a un peu moins longtemps, on a réussi sur Gaza à rassembler l'ensemble de la communauté internationale autour d'une déclaration de principe qui à la fois condamne le Hamas et appelle au respect du droit des Palestiniens.
C'est la première fois depuis les accords d'Oslo que l'on avait un tel assentiment de la communauté internationale. Plus récemment, en Syrie, c'est encore la France qui a facilité un accord entre les Kurdes syriens et le nouveau gouvernement syrien. Nous sommes en capacité d'agir. -Y.Goosz: C'était avant la guerre au Moyen-Orient. -J-N.Barrot: La France a changé.
Nous étions parmi les cinq puissances du monde. La citation d'Hubert Védrine, qui je crois est une citation de Valéry Giscard d'Estaing, est juste. Si nous voulons peser dans les années qui viennent, nous devons avoir la force économique, diplomatique, militaire et morale.
C'est pourquoi les décisions que nous prenons pour nous-mêmes et pour notre pays pourront dans l'avenir avoir un impact sur notre capacité à peser sur le monde. -M.Bouhafsi: On a de nombreuses questions, des questions que se posent les Français.
Huitième jour de guerre au Moyen-Orient. Donald Trump annonce que l'Iran sera durement frappé. Il a dit ce samedi que des avions étaient en route vers la zone.
L'armée israélienne continue de pilonner le Liban. Une question importante sur les rapatriements. Combien de Français ont été rapatriés?
Est-ce que vous savez combien de Français attendent de l'être? -J-N.Barrot: Nous avons affrété six vols depuis le début de la guerre pour que nos compatriotes les plus vulnérables puissent rentrer en France.
C'est 800 ressortissants français qui ont pu bénéficier de ces vols affrétés. D'ici mardi prochain, nous allons en affréter cinq de plus. En parallèle, ce que nous avons exigé de la part des autorités des Emirats arabes unis, c'est qu'ils augmentent le nombre de vols à destination de la France, et de Paris en particulier.
Nous sommes passés d'un seul vol jeudi à cinq vols hier et cinq vols aujourd'hui. C'est en tout 3500 personnes qui ont pu repartir vers Paris avec ces vols commerciaux. Demain, nous aurons six vols des Emirats arabes unis. -M.Bouhafsi: Des compagnies profitent de cette situation pour proposer des prix exorbitants.
Cela vous choque? -J-N.Barrot: Nous avons obtenu des compagnies aériennes qu'elles augmentent le nombre de vols pour que les Français puissent partir.
Nous avons engagé une discussion très franche pour que les tarifs soient les plus abordables possibles. -Y.Goosz: On peut savoir combien? -J-N.Barrot: Ce sont des compagnies qui ne dépendent pas directement de nous.
Avec les compagnies françaises, et en particulier Air France, c'est mon collègue ministre des Transports qui se charge d'obtenir des tarifs abordables. Il se charge aussi de pouvoir donner les autorisations, le cas échéant, avec les services compétents. -M.Bouhafsi: Un autre front s'est ouvert dans cette guerre avec le Moyen-Orient.
L'armée israélienne frappe le Liban. Plus de 300 personnes auraient perdu la vie depuis lundi. Des Français sont-ils présents dans la zone de Beyrouth sud? -J-N.Barrot: Il y a beaucoup de Français ou de Franco-Libanais au Liban.
C'est une zone qui est vaste et qui est à l'image de la relation entre la France et le Liban, qui est ancienne et étroite. Je ne peux pas vous garantir qu'aucun Français ou Franco-Libanais était sur place au moment des évacuations. Ce que je peux vous dire, c'est que notre ambassade est pleinement mobilisée pour faciliter le retour en France de celles et ceux qui le souhaitent parce qu'ils n'ont pas leur vie au Liban, qui sont allés voir des proches ou qui souhaitent rentrer.
Dès demain, nous aurons un deuxième vol au départ de Beyrouth qui sera opéré par une compagnie libanaise et qui permettra de faire partir les Français les plus vulnérables. -M.Bouhafsi: Je vais vous poser la même question qu'à Alain Juppé hier.
Peut-être plus une réponse de citoyen. Alain Juppé disait qu'il craignait un désastre humanitaire terrible. Vous avez souvent voyagé au Liban.
Est-ce que vous diriez la même chose? Est-ce que vous parleriez de désastre humanitaire? -J-N.Barrot: A l'automne 2024, on a connu ce type d'escalade et on a vu des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessés et plus d'un million de personnes déplacées qui ont dû trouver refuge ailleurs au Liban dans des conditions précaires.
On a vu des tensions intercommunautaires se développer. On a vu des épidémies commencer à se propager. On a eu très peur, nous qui sommes si proches du Liban, pays frère et ami, qu'il s'effondre sur lui-même.
Aujourd'hui, il faut que le Hezbollah arrête de tirer sur Israël, il faut qu'Israël s'abstienne évidemment de rentrer sur le territoire libanais, de cibler les infrastructures, les civils, et que l'on parvienne au plus vite à un cessez-le-feu qui nous évite de nous retrouver une nouvelle fois dans une situation catastrophique sur le plan humanitaire. Sans attendre que la situation s'aggrave, nous avons déjà décidé de faire parvenir aux Libanais des abris, des couvertures, des tapis. Le spremières livraisons arriveront en début de semaine prochaine. -M.Bouhafsi: Hier, trois Casques bleus guinéens ont été blessés dans une attaque contre la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
Sait-on d'où provenait cette attaque? -J-N.Barrot: On ne le sait pas à ce stade.
Les responsabilités doivent être établies. C'est inacceptable et illégal de tirer sur des Casques bleus, des soldats de la paix. C'est inacceptable, d'où que viennent les tirs.
Nous avons condamné cette attaque sur des bâtiments des Casques bleus. Lorsque les responsabilités seront établies, nous condamnons les auteurs. -M.Bouhafsi: Vous êtes au Quai d'Orsay depuis septembre 2024.
Vous aviez effectué votre premier déplacement en tant que ministre au Liban. Vous avez participé à la négociation du cessez-le-feu. - Il y a des ministres israéliens qui ont menacé de transformer la banlieue sud du Liban en Khan Younes.
On a une crise humanitaire grave. Quand je vois certaines images, ça me fait mal au coeur. Je vois ma population dans les rues.
Les centres d'hébergement n'arrivent pas à contenir tous les gens. La sécurité de la France dépend aussi de la sécurité du Liban. Il faut un cessez-le-feu le plus vite possible.
Il faut un cessez-le-feu le plus vite possible. Il faut un cessez-le-feu le plus vite possible. -M.Bouhafsi: Le ministre israélien d'extrême droite a dit qu'il allait faire de certains quartiers du Liban un Khan Younes, comme à Gaza. -J-N.Barrot: Ces propos m'ont indigné.
Lors de mon dernier échange avec mon homologue israélien, j'ai vivement protesté contre ses propos et j'ai indiqué que l'intérêt d'Israël, c'était d'avoir, à sa frontière nord, un Liban fort, disposant d'un Etat contrôlant les armes, capable d'assurer la sécurité de toutes les communautés au sein du Liban et de vivre en paix et en sécurité avec son voisinage. Alors même que la responsabilité première revient évidemment au Hezbollah, qui a commis une lourde faute, il ne faudrait pas que par la prolongation de ses opérations militaires, Israël fragilise le Liban, qui était pourtant sur la voie du redressement. Un nouvel espoir s'était levé, que nous accompagnons avec des réformes financières, avec le désarmement du Hezbollah.
Une conférence devait se tenir jeudi dernier pour le renforcement de l'armée libanaise. Elle a dû évidemment être annulée. Nous étions en train de faire renaître ou de voir renaître le Liban.
Le risque, c'est que le Liban soit fragilisé. La guerre entraîne la guerre. -Y.Goosz: Est-ce que vous dites qu'Israël a une réaction disproportionnée? -J-N.Barrot: Israël a été attaqué par le Hezbollah, comme cela avait été le cas dès le lendemain du 7 octobre.
Israël souhaite écarter la menace, une menace que les Libanais veulent aussi écarter. Le gouvernement avait déjà pris des décisions courageuses, celles de mettre en place un plan de désarmement du Hezbollah, une décision courageuse qui date de l'été dernier. Des décisions récentes s'y sont ajoutées.
Elles consistent à déclarer illégale toute la branche armée du Hezbollah. Il y a aussi la décision d'imposer des visas aux ressortissants iraniens. Nous savons l'influence sur le Hezbollah.
Nous demandons aussi le départ des responsables iraniens présents au Liban. C'est un Etat fragilisé par des années d'incertitude et de crise politique. Il faut que l'on puisse le renforcer pour qu'il puisse prendre ses responsabilités et le monopole des armes. -M.Bouhafsi: Israël s'était attaqué à l'Iran et Donald Trump a dit que l'Iran allait être durement frappé.
Est-ce que vous connaissez la stratégie, l'objectif de Donald Trump? Est-ce qu'il y en a vraiment un? Est-ce que vous l'avez identifié? -J-N.Barrot: Je ne sais pas.
C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas accepté ces opérations militaires d'Israël et des Etats-Unis. Il pourrait avoir le risque d'un embrasement régional, des dérives et des dangers qui sont supérieurs aux solutions que les Israéliens et les Américains tentent d'apporter à un problème auquel nous sommes confrontés, qui est le caractère déstabilisateur et dangereux du régime iranien. -M.Bouhafsi: On va y revenir maintenant.
Une voix dissonante en Europe, celle du Premier ministre espagnol. Il rappelle inlassablement qu'il est contre la guerre et qu'il veut le respect du droit international. Il a même déclaré que la guerre en Iran était une erreur extraordinaire.
Il semble assez clair, il semble nous viser nous, Français, Britanniques, Allemands. Vous avez le même regard que moi? -J-N.Barrot: Ce que nous avons dénoncé et ce que je peux condamner, c'est que ses déclarations ont fait l'objet d'intimidations quant à la conduite de la guerre.
Ensuite, on nous reproche parfois d'invoquer le droit international. Ce n'est pas parce que l'Iran a violé le droit international en développant un programme nucléaire, que l'Iran a violé les Droits de l'homme en tournant ses armes contre son propre peuple, ce n'est pas parce que les Etats-Unis et Israël violent le droit international que nous, les Européens, qui avons été à l'origine de ces règles, nous devons nous taire. Nous devons rappeler lorsque le droit international est violé.
Notre projet à nous, notre civilisation, notre empire à nous s'est construit sur ces règles qui nous ont permis de mettre fin à un cycle infini de violences. -M.Bouhafsi: On a l'impression que notre rôle, c'est de dire que ce n'est pas bien.
C'est pas bien, le régime des mollahs, mais en même temps, on dirait qu'on dit que ce n'est pas bien de l'attaquer. -J-N.Barrot: La France a été un des pays les plus durs vis-à-vis du régime des mollahs.
A trois reprises, nous avons obtenu que des sanctions européennes et internationales soient prises contre l'Iran. Si, aujourd'hui, l'Iran est affaibli, c'est notamment du fait de ces sanctions. -Y.Goosz: Si on est concrets aujourd'hui, l'Espagne dit non pour les avions américains pour se recharger sur les bases espagnoles.
Que disent les Français? -J-N.Barrot: Nous avons fixé une ligne qui est que, lorsque les opérations de routine, comme celles dont nous avons l'habitude dans le cadre des accords qui nous lient aux Etats-Unis au sein de l'OTAN sont conduites, elles peuvent l'être à condition qu'en aucun cas, les moyens utilisés sont mis à destination des opérations militaires des Etats-Unis en Iran. -Y.Goosz: Vous triez les avions en ce moment? -J-N.Barrot: Nous accordons les autorisations en fonction de la mission qui nous est présentée.
Nous avons demandé ces garanties pour que des moyens américains puissent se poser à Istres et nous les avons obtenus. Nous avons obtenu que les moyens bénéficiant de l'accueil sur nos bases ne soient pas utilisés pour des opérations militaires en Iran. -M.Bouhafsi: Cécile Kohler et Jacques Paris sont actuellement à l'ambassade de France à Téhéran avec l'interdiction de quitter le territoire.
Est-ce qu'ils vont bien? Est-ce que l'on peut espérer un retour rapide de nos concitoyens? -J-N.Barrot: Je me suis entretenu aujourd'hui avec eux.
Ils traversent une épreuve difficile. Ils font preuve, comme depuis bientôt quatre ans, d'un courage extraordinaire. Nous allons continuer de tout faire pour obtenir leur retour en France immédiat et leur libération définitive.
C'est en ce sens que j'ai passé des messages à mon homologue iranien. -M.Bouhafsi: Plusieurs pays ont fermé leurs ambassades et ont rapatrié leurs ressortissants.
Est-ce que vous confirmez la fermeture de l'ambassade et le rapatriement des ressortissants? -J-N.Barrot: Le personnel diplomatique présent à Téhéran mène sa mission dans un contexte dégradé en faisant preuve de beaucoup de dévouement.
Une partie de la mission, c'est d'assurer la sécurité de Cécile Kohler et Jacques Paris. Ils continueront d'appliquer leur mission. -A.Bégot: Un porte-avions est arrivé hier.
Le président de la République répète depuis plusieurs jours que la France n'est pas en guerre, qu'il s'agit uniquement de stratégies défensives pour soutenir nos partenaires dans la région. N'y a-t-il pas néanmoins un risque d'être entraîné dans cette guerre, avec le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée? -J-N.Barrot: Non, ce n'est pas notre guerre.
Nous considérons que ces opérations militaires emportent avec elles des risques et des dangers qui sont sans doute, l'histoire le dira, supérieurs aux solutions qu'elles peuvent apporter aux problèmes que nous avions identifiés et auxquels nous travailliions. Notre responsabilité, c'est d'assurer la sécurité de nos compatriotes. C'est d'assurer la sécurité de nos partenaires dans la région avec lesquels nous sommes liés par des accords de défense.
C'est aussi de limiter l'impact sur l'économie mondiale. Cela pourrait avoir des impacts sur l'économie française et le pouvoir d'achat des Français. Nous veillons aussi à la paix dans le monde. -M.Bouhafsi: Merci à vous.
Vous restez avec nous. On a d'autres sujets d'actualité à vous proposer. - Quand, en 1966, le général de Gaulle décide de sortir de l'OTAN, c'est avec l'idée que la France ne doit pas être entraînée dans des décisions prises unilatéralement par les Etats-Unis.
On était hanté par l'idée que les Etats-Unis décident à notre place. -P.Larrouturou: Je vous emmène ce soir en immersion dans une machine à remonter le temps de l'histoire de France.
Il y a exactement 60 ans, Charles de Gaulle prend cette décision qui va secouer l'Europe et les Etats-Unis. 1949, c'est le temps de la Guerre froide. Une question obsède le général: l'indépendance française.
Trois ans avant, il prépare les esprits. - Il s'agit de savoir si, pendant que les autres se sont faits des armes capables de détruire l'univers, il s'agit de savoir si nous n'aurons pas, nous aussi, de quoi nous défendre. D'autant mieux et d'autant plus que cette puissance nucléaire, comme on dit, est liée directement à l'énergie atomique elle-même qui est, comme vous le savez tous, le fond de l'activité de demain. -P.Larrouturou: Trois ans plus tard, il y a 60 ans, le général explique sa lettre de rupture aux Américains. - L'Occident ne se trouve plus actuellement menacé, comme il l'était.
Notre pays devenant, de son côté et par ses propres moyens, une puissance atomique. Et enfin, la volonté de la France de disposer d'elle-même, ce qui est indispensable. Cette volonté de la France est incompatible avec une organisation de défense dans laquelle elle est subordonnée. -P.Larrouturou: La France reste dans l'OTAN, mais dès l'année suivante, les bases de l'OTAN doivent quitter le territoire.
A l'époque, la guerre du Vietnam est dans toutes les têtes et la décision divise en France. Certains accusent le général de fragiliser la sécurité des Français et d'autres de ne pas avoir assez consulté le Parlement. Georges Pompidou monte à la tribune. - Européens ou Américains nous ont convaincu que ceux-ci n'envisageaient que le maintien d'organisation existante, voire son aggravation.
C'est pourquoi nous avons pris le parti d'agir pour notre compte. -P.Larrouturou: Aujourd'hui, le coeur de la doctrine gaulliste reste d'actualité. - Le général de Gaulle décide de sortir de l'OTAN précisément avec l'idée que la France ne doit pas être entraînée dans des décisions prises unilatéralement par les Etats-Unis.
C'est le cas au Vietnam et aujourd'hui au Moyen-Orient. Ils l'ont fait aussi en Irak. -P.Larrouturou: Le président a fait un discours important sur le nucléaire.
Le biographe de Charles de Gaulle a attentivement écouté le président. - Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. - Ce n'est pas très original de dire ça.
C'est le b.a.-ba.
Si vous donnez les moyens de vous faire craindre, à ce moment-là, vous êtes forcément craint et respecté. J'ai ressenti un moment important dans le mandat de ce président, qui est parfois un peu déroutant dans les décisions qu'il prend. Pour une fois, je me suis dit qu'il était fidèle à un héritage.
Il nous rappelle qu'il y a eu un moment de l'histoire où un homme, Charles-de-Gaulle, a eu raison avant tout le monde. -P.Larrouturou: Huit pays européens ont annoncé qu'ils étaient intéressés par la dissuasion nucléaire avancée.
Quel est pour nous la contrepartie? -J-N.Barrot: On en bénéficie très directement.
Avec ces coopérations nouvelles qui se créent, d'une part, nous allons construire ensemble tout ce qui est hors dissuasion. On appelle ça la défense conventionnelle dans le jargon militaire. Ca concerne les alertes missiles, les systèmes de défense antiaériens et les frappes dans la profondeur, comme on a appris à les découvrir depuis la guerre d'agression russe en Ukraine.
Par ailleurs, ce dialogue que l'on aura avec eux dans la durée, cela se fera avec des manoeuvres de signalement et des exercices en commun. Il y aura aussi des actifs militaires français sur le territoire de ces pays concernés. Ca permettra aussi à notre dissuasion de se disperser dans les pays concernés et de compliquer le calcul adversaire.
Nous allons y gagner et notre dissuasion en sortira grandie. -M.Bouhafsi: Merci à vous.
On doit vous libérer. Vous êtes attendu au Quai d'Orsay. Nous saluons le travail de tous les diplomates français.
Ils font en sorte que les Français reviennent du Moyen-Orient. Dans quelques instants, des témoignages forts. Début janvier, plus de 36.000 personnes ont été tuées par le régime de Téhéran.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Paris pour penser à ce peuple sous le feu des bombes américaines-israéliens. - On ne veut pas rester sous le commandement du guide suprême. Ni chah, ni mollah. - La guerre n'est pas la solution, surtout menée par des puissances étrangères. - On ne veut pas qu'on nous impose un joug étranger. -M.Bouhafsi: Bonsoir, Kheiron.
Vous êtes un humoristique et comédien d'origine iranienne. A vos côtés, votre mère, Fereshteh Tabib. Vous avez quitté l'Iran il y a de nombreuses années.
C'est la première fois que vous prenez la parole depuis qu'Israël et les Etats-Unis sont rentrés en guerre contre l'Iran. Vous remerciez Donald Trump ou vous lui en voulez, Fereshteh Tabib? -F.Tabib: Je ne le remercie pas.
Je ne peux pas le remercier. Je me demande s'il n'y avait pas une autre solution que de bombarder l'Iran. Il n'y a pas la possibilité de médiation?
Il n'y avait vraiment pas d'autres moyens politiques en prenant en compte le droit international, en prenant en compte le concept de négociation? L'objectif pour nous, c'est le changement de régime. A quoi cela a servi au juste?
OK, quelques mollahs ont été abattus. Mais vous savez quel est le bilan le plus important de ce régime en Iran après 47 ans? Il y a deux choses.
La production massive de drones et de missiles, et la production massive de mollahs. On en a quelques centaines de milliers. Ils sont là.
Ils sont dans le régime. Le régime est féroce, maintenant. Le régime est blessé.
C'est ça que monsieur Trump nous a laissé. On ne va pas le remercier. -M.Bouhafsi: Le discours de votre mère nous étonne, nous, Français.
On se dit que Donald Trump attaque les mollahs. On se dit que cela peut donner de la force au peuple iranien. Le discours de votre mère est plus nuancé. -Kheiron: Il n'attaque pas pour protéger le peuple iranien, il attaque pour ses propres intérêts et pour ceux d'Israël.
Dans les négociations, il n'y a pas eu un mot sur la condition du peuple. Tout était lié au nucléaire. Il n'attaque pas pour les bonnes raisons.
Tout le monde le voit. Il s'en fiche, du peuple iranien. Il ne voit que ses propres intérêts. -Y.Goosz: Il voit que le tyran du Moyen-Orient va perdre.
C'est ce que dit Donald Trump. -F.Tabib: Comment il va le faire? -Kheiron: Ils ne peuvent pas gagner juste en bombardant.
Il faut qu'ils envoient des forces terrestres. -Y.Goosz: Ce n'est plus exclu. -Kheiron: Mais ça veut dire des millions de morts. -E.Eméyé: Ils comptent sur l'aide des Iraniens, sur le peuple. -Kheiron: Il n'a rien fait, au final.
Je ne suis pas fan de Trump. -M.Bouhafsi: Empêcher l'Iran d'obtenir la bombe nucléaire, c'est aussi permettre la sécurité des pays qui sont à côté, notamment de l'Etat d'Israël.
Depuis 47 ans, les mollahs veulent la suppression de l'Etat d'Israël. Kheiron, vous avez de nombreux proches en Iran. Comment vivent-ils cette guerre? -Kheiron: Je te laisse raconter. -F.Tabib: Je peux?
Ce matin...
Après le début de la guerre, j'ai eu mon beau-frère, il a mis trois jours à pied, en voiture et en bus, par tous les moyens, pour rallier la Turquie depuis Téhéran. Il est allé jusqu'en Allemagne. Aujourd'hui, il nous a appelé de D sseldorf.
Il disait qu'il y avait énormément de morts. Les bombes qui tombent, certes, quand on les lance sur un endroit, on peut atteindre un quartier sensible, mais il y a plein d'innocents qui meurent. Il n'y a pas la possibilité de savoir combien.
Il y a la police du régime, les Pasdarans, qui sont très présents. Toute information qui sort de l'Iran, les personnes qui les sortent, ils seront considérés comme traîtres à la nation. -Y.Goosz: Ils risquent la condamnation à mort. -F.Tabib: La télévision iranienne, ce qu'il en reste, annonce systématiquement à des familles "vos jeunes sont ignorants.
Ce sont des imbéciles. Si vous les laissez sortir, on va les tuer. On est honnêtes avec vous." A ce niveau de face-à-face avec le régime, il n'y a pas beaucoup de gens qui vont chercher des informations. -M.Bouhafsi: Dans ce paysage incertain, un nom revient, celui de Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran.
Est-ce qu'il peut vraiment incarner une alternative? -Kheiron: Je trouve ça ridicule. Quelles sont ses compétences à part avoir dans ses veines le sang de son père, qui était le roi avant lui?
Il n'a pas montré ses compétences, mais il a montré son incompétence. A l'époque où c'était encore juste des grèves liées aux financiers, à la nourriture, avec Trump, ils ont poussé les Iraniens à sortir. Reza Pahlavi a incité les Iraniens à aller dans la rue.
Les Iraniens ont cru que c'était la fin du régime. Ils sont sortis. Ils se sont faits massacrer.
Quand on lui a dit: "Qu'est-ce qu'il s'est passé? Pourquoi vous n'êtes pas venu?" Il a répondu qu'il ne leur avait jamais dit de sortir.
Il fuit ses responsabilités. S'il n'a pas d'information de l'intérieur, il a envoyé les gens à l'abattoir par ignorance. On ne peut pas lui faire confiance.
Sinon, il avait des informations et c'est encore pire, il les a envoyés se faire tuer. -M.Bouhafsi: Vous avez vécu toute cette histoire, sous le chah.
Votre mari a milité contre lui. Il a passé 8 ans en prison. Il y a quelques semaines, il y a eu 36.000 morts en une semaine en Iran.
Il y a des morts tous les jours à Téhéran. Qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui, selon vous, pour se relever? -F.Tabib: C'est très difficile.
Vous savez, l'Iran a commencé depuis 1953 à exprimer sa volonté de changement. Il y a eu d'abord le coup d'Etat contre un mouvement national. Ensuite, il y a eu le chah jusqu'en 1979.
Là aussi, c'était l'envie de la liberté et de la démocratie. Suite à cela est venu ce gouvernement, ce régime islamique, qui est le pire de notre histoire. Notre histoire couvre quand même quelques milliers d'années.
Aujourd'hui, on a un espoir, et le peuple iranien a envie d'arriver à vraiment mettre ses compétences, ses différences, ses différentes croyances, ses différentes pensées, au service de la population. Il a envie de faire naître une vraie République. -M.Bouhafsi: On vous sent très émue, Fereshteh Tabib.
Aujourd'hui, l'Iran n'est pas un pays libre. Vous aimeriez y retourner avec Kheiron? -F.Tabib: Bien sûr, si on nous laisse quelque chose dans ce pays.
Si les infrastructures n'ont pas toutes disparues, si les hôpitaux ne sont pas cassés, si les aéroports existent encore et si le gage de réussite de l'Iran, c'est la liberté de nos prisonniers politiques...
Ils souffrent. Ils n'ont pas à manger. C'est l'élite de l'Iran qui est en prison. -M.Bouhafsi: Vous parlez de ces rêves, de ces espoirs qui règnent en Iran, Kheiron, avec votre travail.
Avec le football, aussi. C'est le cas de votre pièce qui se joue actuellement à Paris. L'une des héroïnes est en Iran et rêve juste d'aller au stade soutenir son équipe, ce qui lui est interdit.
L'autre personnage est au Salvador. C'est donc l'histoire de deux femmes qui luttent chacune à leur manière pour leur liberté. Il y a trop de femmes qui n'y arrivent pas aujourd'hui en Iran. -Kheiron: La liberté, c'est dans mon ADN.
C'est le truc le plus important pour moi. C'est terrible. Je ne savais pas que les femmes n'avaient pas le droit d'aller au stade en Iran.
Pareil pour l'avortement. Je ne savais pas que, quelle que soit la raison, c'était minimum 20 ans de prison. Ca m'a choqué.
J'ai voulu écrire sur cette thématique-là. A travers mon art, j'essaie d'apporter ma petite pierre à l'édifice. -M.Bouhafsi: Il faut foncer pour voir cette pièce.
Merci à vous, Fereshteh Tabib. Vous êtes une militante iranienne anti-régime, mère de Kheiron, réalisateur et comédien français d'origine iranienne. Amandine, pour commencer, les Jeux Paralympiques. -A.Bégot: La France a décroché sa première médaille dès ce matin.
Aurélie Richard a 20 ans. Elle a décroché l'argent en descente. - Je suis un peu déçue.
Je voulais aller chercher l'or. Je suis très contente de cette médaille. Je ne réalise pas encore. -A.Bégot: Un peu déçu aussi, le quadruple médaillé aux Jeux de Pékin.
Il espérait cinq médailles d'or. - La descente, ce n'est pas forcément ma discipline. Cette médaille d'argent, ça me fait du bien.
Ca change mon objectif. 1 argent et 4 or. -A.Bégot: Il voit le bon côté des choses.
Hier, la cérémonie d'ouverture s'est déroulée en l'absence d'officiels de plusieurs pays, dont la France, en raison de la présence d'athlètes russes et biélorusses sous la bannière de leur pays. Le drapeau russe a été hissé à deux reprises aujourd'hui. C'est une première depuis 2014. -M.Bouhafsi: Des gâteaux apéros pour les bébés.
Ca nous inquiète tous. -A.Bégot: Depuis quelques années, ce genre d'apéro... -E.Eméyé: Ils sont au lit à l'heure de l'apéro! -A.Bégot: En magasin, on voit de plus en plus ces produits.
C'est une tendance venue des Etats-Unis. Elle séduit de plus plus de parents. - Des chips, des crackers, ça m'arrive. - Pourquoi pas, des chips, quand il faut aller rapidement. - Ca peut arriver à l'heure de l'apéro, avec des chips.
Ce n'est pas du quotidien. -A.Bégot: Ce marché est en pleine expansion. 3,3 milliards d'euros au niveau mondial.
De quoi inquiéter de nombreux nutritionnistes. Dans la plupart des cas, dans ces produits, même pour les bébés, il y a trop de gras, de sucre, de calories. En décembre dernier, le magazine 60 millions de consommateurs sonnait l'alerte.
Sur 15 snacks, 12 étaient ultra-transformés. *- C'est de la maltraitance nutritionnelle. Ces aliments sont remplis d'additifs, de substances absolument catastrophiques.
Le risque est d'habituer vos enfants à grignoter, de ne plus savoir quand est-ce qu'il faut manger et quand est-ce qu'il faut arrêter de manger. Cela va donner de futurs diabétiques. -A.Bégot: Selon les derniers chiffres publiés à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'obésité, on estime que 4% des enfants sont obèses en France. -M.Bouhafsi: On part à Marseille.
Kanye West est persona non grata. -A.Bégot: Sa présence a suscité un tollé au sein de la communauté juive. - Je suis choqué.
Kanye West a défrayé la chronique par ses propos antisémites, négationnistes. Il a dit qu'il aimait Hitler. C'est inacceptable qu'un artiste puisse se servir d'une tribune, pour continuer à diffuser ce genre de propos.
On souhaite que ce concert n'ait pas lieu à Marseille. -A.Bégot: L'affaire a pris un tour politique. "Je refuse que Marseille soit une vitrine pour ceux qui promeuvent la haine et le nazisme décomplexé." C'est ce qu'a déclaré le maire de la ville de Marseille.
Ce sont les mots de la candidate de la droite et du centre. Une position partagée par de nombreux Marseillais. - La mairie veut l'interdire.
Ils ont raison. *- Vous savez très bien que le personnage de Kanye West ne correspond pas à la ville de Marseille. -A.Bégot: L'agence qui organise ce concert à Marseille nous a répondu hier.
Elle assure qu'elle sera particulièrement vigilante. Elle a mis des clauses dans le contrat. -M.Bouhafsi: La campagne des municipales est un peu éclipsée par la guerre au Moyen-Orient. -A.Bégot: A une semaine du premier tour, on ne parle presque plus des enjeux de ce scrutin.
Impôts locaux, transports ou accès au logement, tous ces sujets se retrouvent au second plan. Beaucoup d'articles se retrouvaient dans la presse ce matin à ce sujet. Au total, ce sont plus de 891.000 candidats qui vont se présenter à ces élections municipales.
Ca fait beaucoup de chiffres. Ouest-France a épluché les noms dans chacune de ces listes. Dans la plupart des cas, le nom de la commune est mentionnée.
C'est évident. La concision est aussi de mise. Parmi les mots qui reviennent le plus, "ensemble", "avenir" et "vivre". - Ce sont des mots-grigris.
Il y en a d'autres, évidemment. A force d'avoir été entendus, ils ont perdu une partie de leur diversité. Ils racontent un réel défaillant.
Ca nous donne une bonne température d'un climat social. -A.Bégot: Je vous ai préparé un jeu.
Je vais vous donner le nom d'une commune et vous allez tenter de me donner le nom du slogan. -Kheiron: Vous me tendez des perches. Je ne peux pas la faire.
Tout le monde à la vanne. -A.Bégot: Voici le nom de la liste.
Toujours dans les Vosges... -Kheiron: C'est forcément un jeu de mots? -Y.Goosz: Paré à virer? -A.Bégot: Pas mal.
Dans le Doubs! Toujours dans le Doubs, la commune de Romain. Si je vous dis Idéfix?
Dans le Gard... -Y.Goosz: "En avant"! -A.Bégot: Bravo! -M.Bouhafsi: Un nouveau venu au musée d'Orsay à Paris. -A.Bégot: "Le déjeuner des canotiers", l'un des plus célèbres tableaux de Renoir, sera visible à partir du 17 mars.
Il appartient à une collection américaine. Il est très rarement présenté. Il n'avait pas été exposé à Paris depuis plus de 20 ans. - Il n'a jamais été présenté au musée d'Orsay.
C'est une oeuvre très connue. Tout le monde l'a déjà vu. On l'a vu dans le film "Amélie Poulain".
Il faut le voir en vrai. vont chatoyer, ce n'est pas la même chose que sur une reproduction. -A.Bégot: Un prêt accordé dans le cadre d'une double exposition consacrée à Renoir, qui débute le 17 mars au musée d'Orsay, jusqu'au 19 juillet. -M.Bouhafsi: Une restauration de la chapelle Sixtine commence. -A.Bégot: L'objectif est de retirer un dépôt blanchâtre laissé par la transpiration des visiteurs. -A.Bégot: Les visiteurs pourront toujours accéder à la chapelle Sixtine pendant la restauration, mais la fresque sera masquée.
Un grand échafaudage qui sera recouvert par une reproduction de l'oeuvre de Michel-Ange. -M.Bouhafsi: Vous vouliez nous donner des nouvelles de notre chouchou. -A.Bégot: C'était la demande d'Eglantine.
Punch, on avait parlé de ce petit singe abandonné par sa mère, qui ne quitte plus sa peluche pour lui donner du réconfort. L'image nous a attendris. Cette image appartient désormais au passé.
Le petit singe s'est habitué à ses congénères et il délaisse de plus en plus son doudou. Le zoo japonais ne désemplit pas. Les visiteurs se pressent pour tenter de l'apercevoir.
Regardez-le avec ses copains. Il est même devenu le nouveau personnage d'un jeu vidéo. On va découvrir les images.
Il est avec son doudou! à Punch comme nous?
Jean-noël Barrot