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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 décembre 2025 33 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalSécuritéÉconomie & entreprises

Crise agricole : Lecornu peut-il calmer la colère ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:35OuverteRéponse directe

    On en est où des blocages et quelles sont les répercussions concrètes pour les habitants ?

  • 5:25OuverteRéponse directe

    Quelles sont les perspectives d'évolution ? Qu'est-ce qui pourrait débloquer la situation ?

  • 11:04RelanceRéponse partielle

    Ça veut dire que le gouvernement politiquement n'arrive pas à endiguer cette colère ?

  • 16:51OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron, quel est son choix ? C'est ce qu'attendent les agriculteurs de sa part ?

  • 17:21OuverteRéponse directe

    Hubert, est-ce que Bruno Retaille a raison de dire qu'Emmanuel Macron doit clarifier sa position sur le Mercosur ou est-ce que désormais, il vous paraît clair ?

  • 22:26OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a donc passé la journée d'hier à Marseille, qu'est-ce qu'il faut retenir de cette visite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:44InvitéChiffre
    « 750 000 bovins supplémentaires vont être vaccinés contre la dermatose nodulaire, annonce du gouvernement avec un objectif rassuré. »
  • 3:05InvitéChiffre
    « Plus de 3300 bêtes ont été sacrifiées sur un cheptel de 16 millions de têtes sur toute la France. »
  • 5:17InvitéChiffre
    « Le préfet vient d'annoncer ce matin, très tôt, qui lançait la campagne de vaccination avec 200 000 vaches à vacciner. »
  • 7:34InvitéChiffre
    « L'amende forfaitaire passera de 200 à 500 euros. »
  • 9:14InvitéPromesse
    « Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture, promet de faire vacciner 750 000 bovins dans les semaines qui viennent et d'acheminer 400 000 doses supplémentaires de vaccins dès demain, sans oublier l'indemnisation. »
  • 9:29PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement a décidé d'un fonds de soutien de plus de 10 millions d'euros qui sera destiné au soutien direct aux petits élevages, des zones touchées, à la fois des exonérations de charges sociales et fiscales. »
  • 10:00InvitéFait
    « Les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises, mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra-gauche que vous devez dénoncer. »
  • 10:30InvitéChiffre
    « Au total, 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie. »
  • 24:11InvitéChiffre
    « Le président de la République a annoncé le passage de 200 à 500 euros, l'amende contre les consommateurs de drogue. »

Temps de parole

  • Invité63 %
  • Invité 210 %
  • Invité 38 %
  • Invité 48 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 52 %
  • Invité 62 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et c'est l'heure de notre reportage en région. À une semaine de Noël, les marchés de Noël rencontrent un vif succès dans le pays. Je vous emmène sur les bords de chair que vous connaissez bien, Nicolas Faure, ici à Savonnière. Où des lutins bénévoles s'activent pour faire vivre ce marché. Reportage signé Aurélie Renaud pour nos partenaires de Val-de-Loire TV.

0:28
Invité

La réussite d'un marché de Noël repose sur un joli décor, les bords du chair, et sur les lutins bénévoles. Ils sont une trentaine à travailler depuis plusieurs mois pour tout préparer, notamment les décorations. Patrick nous montre le traîneau, c'est lui qui a fabriqué les reines. Découpe des grandes planches, la peinture en X fois, parce que ça a été un petit peu difficile pour avoir le rendu final. À la manœuvre, deux associations, la compagnie saponarienne de loisirs et celle de la boule saponarienne. Tous ensemble, ils ont installé les chalets et sollicité les exposants.

1:08
Présentateur

Des fidèles qui viennent depuis 4 ans, des nouveaux qui ont déjà sollicité leur venue pour l'année prochaine.

1:15
Invité

Dans l'un des petits chalets, on retrouve Audrey. Elle est éleveuse de vaches et de brebis à Depadici, à Berthenay. Est-ce que les saponariens sont gourmands ce matin ?

1:24
Présentateur

Oui, oui, la rillette de veau a forcément du succès parce qu'elle est onctueuse et donc du coup, elle passe très bien à l'atterritif. Là, la petite rillette, visiblement de veau avec le cornichon, elle a rempli d'étoiles les yeux de mon fils, alors j'en prends.

1:39
Invité

La spécialité de Christophe, les boissons à base de décoction de plantes. Et il a quelques conseils de dégustation. Je vous conseillerais quelque chose d'un petit peu d'étrange qui s'appelle pomme à spirule. La spirule étant une plante sauvage qui est utilisée depuis le Moyen-Âge pour aromatiser les boissons. Et avec le jus de pomme, ça vous donne une petite pointe cannelle et un petit côté tarte tatin qui ira tout à fait avec l'esprit de nourriture. Après avoir rempli leur hôte, les visiteurs se réconfortent avec un petit pain local cuit au feu de bois, la fameuse fouet à garnir et à déguster sous le sapin.

2:13
Présentateur

Vous allez en faire cœur beaucoup, vous pensez ?

2:15
Invité

Ah là, aujourd'hui, sur les deux jours, à peu près entre 800 et 1000. À Savonnière, c'est un peu les fêtes avant l'heure, une petite pêche à la ligne et c'est déjà Noël.

2:25
Présentateur

C'est vrai que c'est très familial, donc voilà, c'est ce qu'on recherche. Voilà, c'est notre petit rituel tous les ans.

2:30
Invité

Un porte-clés pour ce petit bonhomme, de quoi le faire patienter jusqu'au 25 décembre. Et voilà, avant de profiter des plaisirs des marchés de Noël, Simon va regarder ce qu'il y a à la une de la presse régionale. Et on commence évidemment par la colère des agriculteurs qui ne retombe pas. 750 000 bovins supplémentaires vont être vaccinés contre la dermatose nodulaire, annonce du gouvernement avec un objectif rassuré. Des éleveurs très inquiets, très mobilisés dans le sud-ouest. Mais l'inquiétude touche toute la France. Regardez le courrier de l'Ouest qui parle de malaise dans la région d'Angers où des agriculteurs se mobilisent pour dénoncer l'abattage des troupeaux.

À ce jour, plus de 3300 bêtes ont été sacrifiées sur un cheptel de 16 millions de têtes sur toute la France. Le courrier Picard évoque, lui, une colère paysanne qui se remet en route sur son deux semaines décisives pour le traité du Mercosur. On en parlait tout à l'heure, Auriane. Et on va justement se rendre dans le sud-ouest au cœur des blocages et de la contestation. On est à Pau. Bonjour Nicolas Rebière. Merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef de la République des Pyrénées. Les Pyrénées-Atlantiques y sont particulièrement concernées. On en est où, justement, des blocages et quelles sont les répercussions concrètes pour les habitants ?

Alors, on n'en est que depuis maintenant, depuis samedi, l'autoroute A64, qui est, on va dire, la colonne vertébrale de l'ouest des Pyrénées, entre Toulouse et Bayonne, est coupée à la circulation. Et donc, ça provoque un report sur les voies secondaires. C'est ce qu'on a constaté hier en appelant des mers entre Pau et Bayonne sur les itinéraires bis, on va dire, sur les départementales. Mais il faut savoir aussi que la route depuis le Pays Basque vers la France et le nord de l'Espagne était coupée aussi depuis lundi. Hier soir, ça s'est un peu débloqué. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a ouvert quelques camions dans le sud-nord, c'est-à-dire Espagne-France, mais par l'eau de 200.

Et le reste du trafic, notamment nord-sud, reste coupé. Ce sont les agriculteurs de la coronisation rurale qui occupent ces autoroutes. Et de la même manière, d'ailleurs, que la 65 est coupée, elle aussi, entre Pau et Bordeaux, dans le sens nord-sud. Donc, ça ne bouge pas. C'est bloqué depuis ce week-end. Et en fait, depuis vendredi soir, la coronation rurale a installé tous ces barrages suite à la déclaration d'un cas de DNC dans les Hauts-de-Pyrénées voisines. Comment on en sort ? On en sort avec difficulté, puisque dans les Hauts-de-Pyrénées, la campagne de vaccination a commencé.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le préfet vient d'annoncer ce matin, très tôt, qui lançait la campagne de vaccination avec 200 000 vaches à vacciner. On a beaucoup de vaches dans les Pyrénées-Atlantiques. Nicolas, quelles sont les perspectives d'évolution ? Qu'est-ce qui pourrait débloquer la situation ? C'est très compliqué. Les agriculteurs de la coronation rurale ne veulent pas entendre parler d'abattage de troupeaux, d'abattage totaux de troupeaux. Or, c'est la stratégie du gouvernement, mais qui est aussi la stratégie des vétérinaires. C'est une stratégie que la FDSEA, qui est syndicat majoritaire dans les Pyrénées-Atlantiques, soutient.

On a la présidente de la FDSEA à 64, qui, dans nos colonnes ce matin, confirme qu'ils sont même prêts à aider à la vaccination, parce qu'il y a une difficulté. C'est difficile de vacciner autant d'animaux. Ils sont très éparpillés. Ça peut être dans des exploitations de montagne, dans des exploitations de plaine. Et la présidente de la FDSEA a dit qu'elle était même en train de constituer un groupe pour aider les vétérinaires, parce qu'il manque de moins pour vacciner, afin que la vaccination soit le plus rapide possible. Merci beaucoup. Merci Nicolas Rebière d'avoir été avec nous pour nous parler de cette crise agricole qui se poursuit donc, et particulièrement chez vous, dans le Sud-Ouest.

Steve, on continue avec le reste de l'actualité à la une de nos régions. C'est l'Union européenne qui recule en matière de tout électrique. Et ça fait la une de plusieurs quotidiens ce matin. La dépêche du midi, le républicain Lorrain face à la crise que traverse le secteur de l'automobile en Europe. L'Union européenne a donc renoncé hier à imposer aux constructeurs de passer au tout électrique à partir de 2035. C'était pourtant une mesure emblématique du grand pacte vert européen.

Les constructeurs pourront continuer à vendre une part limitée de voitures neuves équipées de moteurs thermiques ou hébrides, alors même que l'Union européenne affirme toujours vouloir atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

7:12
Présentateur

Emmanuel Macron était à Marseille hier.

7:13
Invité

Le président a martelé sa détermination à mener la guerre contre le narcotrafic. Ça fait la une de la marseillaise. Le déplacement présidentiel a débuté par un temps de recueillement sur la tombe de Medi Kessassi, assassiné mi-novembre pour intimider son frère militant engagé dans la lutte contre le trafic de drogue. Une annonce à retenir d'Emmanuel Macron, l'augmentation de l'amende contre les consommateurs, l'amende forfaitaire passera de 200 à 500 euros, 500 balles, et c'est tout, nous dit la marseillaise. Quelles sont les trois ambitions de Stéphane Le Foll ? Déjà remportées, les élections municipales, regardez cette une du Maine Libre.

Ce matin, le maire PS du Mans a annoncé hier sa candidature pour le scrutin du mois de mars. Il est à la tête de la ville depuis 2018 et ne veut pas que ça s'arrête. Il a lancé officiellement sa campagne hier dans une brasserie du Mans. Trois priorités affichées pour sa ville, le logement, la santé et l'éducation, Rianne. On termine par ce buzz qui fait la une du Télégramme. Cette pub dont tout le monde parle, la pub de Noël d'Intermarché, a fait le tour du monde. Ça a redonné vie aussi à Claude François et à son titre, le mal-aimé qui accompagne ce loup, devenu végétarien pour se faire accepter des autres animaux de la forêt.

Ça fait la une du Télégramme, le titre de Claude François qui cartonne aux Etats-Unis, en Suisse, au Canada, en Angleterre. Bref, immense succès pour cette pub qui totalisera dans les prochaines heures combien de vues, vous le savez ?

8:37
Présentateur

Plus d'un milliard, j'imagine.

8:38
Invité

Vous avez vu mon texte ?

8:39
Présentateur

Je n'ai pas vu, mais j'ai écouté le PDG de Intermarché.

8:42
Invité

Un milliard de vues selon le groupe Intermarché. Vous allez acheter la peluche parce qu'elle va être commercialisée.

8:46
Présentateur

Mais oui, mais qu'en 2026 ?

8:47
Invité

Oui, donc ce sera pour Noël prochain.

8:49
Présentateur

Pour Noël prochain. Et du coup, vous ne nous chantez pas Claude François ?

8:51
Invité

Non, j'ai oublié les paroles. Ah non, ça sera pour 2026 aussi. Merci beaucoup, merci Steve. On va revenir à l'actualité. On en parlait avec vous, Steve. Mais cette colère agricole qui ne retombe pas les agriculteurs, qui continuent les blocages malgré les annonces hier soir du gouvernement. Elles sont résumées par Marion Lampage. Réunion de crise hier soir à Matignon. Pour tenter d'enrayer la colère, Annie Gennevard, la ministre de l'Agriculture, promet de faire vacciner 750 000 bovins dans les semaines qui viennent et d'acheminer 400 000 doses supplémentaires de vaccins dès demain, sans oublier l'indemnisation.

9:29
Présentateur

Le gouvernement a décidé d'un fonds de soutien de plus de 10 millions d'euros qui sera destiné au soutien direct aux petits élevages, des zones touchées, à la fois des exonérations de charges sociales et fiscales.

9:44
Invité

De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu est revenu sur les violences de la semaine dernière. Il dénonce des militants violents venus de l'ultra-gauche. Les éleveurs qui peuvent légitimement et démocratiquement contester les décisions qui sont prises, mais qui n'ont rien à voir avec ces militants de l'ultra-gauche que vous devez dénoncer, mesdames et... Sur le terrain, les agriculteurs restent mobilisés. La stratégie d'abattage systématique dès la détection d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse reste fortement contestée. Puis aujourd'hui, qu'on abatte la vache qui est réellement malade, on est d'accord.

Mais le troupeau, après qu'on le mette en quarantaine, on ne fusille pas un troupeau comme ça se fait aujourd'hui. Au total, 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France depuis l'apparition de la maladie en juin en Savoie. Plus de 3300 bovins ont été abattus sur un cheptel national de 16 millions de têtes. Et on va en parler avec nos éditorialistes. Bonjour Françoise Degouard. Bonjour ma chère Auriane. Comment allez-vous ? Ça va très très bien. Et bonjour Hubert Coudurier. Bonjour Auriane.

10:54
Présentateur

Ça va Hubert, directeur de l'information du Télégramme.

10:57
Invité

Et on va donc revenir sur cette crise agricole et les blocages qui continuent malgré des annonces hier soir du gouvernement. Ça veut dire que le gouvernement politiquement n'arrive pas à endiguer cette colère ? Alors le gouvernement, comme beaucoup de gouvernements, n'arrive pas à endiguer la colère. On voit bien quand même une dégradation, comment dirais-je, de la psyché, ai-je envie de dire, de tout ce monde rural qui paraît aujourd'hui en fait au bout du rouleau. Je vous rappelle que l'an dernier, à la même époque, vous aviez une crise.

Vous aviez Gabriel Attal, nouveau Premier ministre, à peu près décembre-janvier, qui venait faire des annonces sur des bottes de paille avec l'effet qu'on a eu. Un salon de l'agriculture désastreux pour Emmanuel Macron. Et on a bien compris que cette crise, en fait, elle est latente, elle revient, etc. Elle est sous l'ombre portée du Mercosur. C'est pour ça que j'espère vraiment, véritablement, que la signature sera reportée et que la France aura une minorité de blocage demain pour reporter la signature. Parce que imaginez si le Mercosur se rajoute sur ce moment français, ce moment agricole français où on voit très bien qu'on a une profession qui est au bout, en fait, du rouleau.

Je ne suis pas en train de faire du misérabilisme. Un peu, un peu, quand même. Non, il y a des agriculteurs qui vont bien et qui le disent. Mais la réalité, si vous voulez, ne commencez pas à attaquer sur le sud-ouest parce que je vais mordre. La réalité, si vous voulez. La réalité, il y a eu une erreur, pardon, qui a été commise dès le début, la semaine dernière, en Ariège, pour abattre des troupeaux. C'est un jeune préfet qui venait d'être nommé, qui a fait du zèle. On n'envoie pas les gendarmes mobiles, on n'envoie pas les lacrymos, on n'envoie pas les hélicos. On ne parle pas comme ça, en fait, avec le monde rural. Et je ne leur passe pas tout.

Je dis juste que quand on a rien réglé depuis le début du commencement à la fin, quand on a saupoudré, on fait les choses autrement. Et d'ailleurs… Oui, mais enfin, le problème de l'agriculture, c'est qu'il y a une grande disparité géographique, territoriale et par secteur. Quand on a commencé à abattre des bêtes en Savoie, donc on en parlait tout à l'heure, il n'y a pas eu de résistance. Nous, en Bretagne, il n'y a pas de cas de dermatose constaté. Ensuite, le temps d'incubation est lent, donc ça oblige aussi à prendre des mesures un peu drastiques. Par ailleurs, il y a 20% de la population paysanne qui vit mal et qui est en souffrance.

Et donc, tout ça, finalement, se percute et finit par aboutir aux manifestations paysannes, avec les maladresses que vous dénoncez à juste titre… On est d'accord, bien sûr. Mais qui sont en même temps imposées par des réglementations ou des exigences sanitaires. Et aujourd'hui, tout ça, avec les chaînes d'information qui font l'agenda politico-médiatique maintenant, tout ça finit par faire une crise où l'hystérie est totale. Et c'est là où on voit aussi les limites de Sébastien Lecornu, qui n'est pas forcément le meilleur pour désamorcer ce genre de crise.

Attal était plus réactif et Sébastien Lecornu, pour l'instant, il est pas mal en raminagrobis à l'Assemblée pour essayer de faire ses arrangements. Mais sur une crise à chaud comme ça, il a du mal à exister. Mais je ne suis pas d'accord parce que la vie, ce n'est pas la communication. Moi, je vous tiens très bien de Gabriel Attal, jeune… Non, non, ça n'est plus la communication. C'est strictement ce que les Français ne peuvent plus supporter. C'est exactement ce que Gabriel Attal… – Et Bardella, c'est quoi alors ? – Mais vous verrez que ça s'effondrera de la même manière. Je suis désolé, ce n'est pas parce que vous avez des sondages que vous avez à la fin d'une élection.

Je vous assure que le délire TikTok et la com', les gens ne peuvent plus le supporter. Gabriel Attal sur ses bottes de paille. Mais regardez ce que ça a donné. Et ce Premier ministre, qui évidemment est éjecté par… – Non, mais je ne suis pas pour, mais ça impacte énormément. – Non, il n'y a rien qui impacte du tout. Ça n'a rien fait. Ce n'est pas lui qui a fait se lever les barrages. Il y a eu des mesures. Moi, je crois au contraire que le cornu… Alors, je ne vais pas plaider, ce n'est pas mon camp, entre guillemets. Mais enfin, je pense que Sébastien Lecornu, il est beaucoup plus… Comment dirais-je ? – Non, mais il y a des secteurs agricoles qui vont bien, même si…

Par exemple, nous, en Bretagne, on n'a pas de problème sur la viande bolide. – Vous avez vos problèmes avec le porc. On connaît ça par cœur, donc ce n'est pas le sujet. – Oui, mais le problème, c'est de tout globaliser. À un moment donné, on n'arrive plus à avoir des problèmes sur la viande. – On va venir remarquer, juste sur Sébastien Lecornu. – Juste sur Sébastien Lecornu, au contraire. D'abord, c'est un élu d'un département. Alors là, à l'étang, c'est un élu de l'heure, donc il connaît parfaitement les problèmes agricoles. Justement, ce Premier ministre n'est pas dans la com, à tout craint. Je vous le dis que les gens ne peuvent plus supporter.

Regardez toutes les enquêtes et toutes les études sociologiques. Les Français ne peuvent plus supporter leur politique, quelle qu'ils soient. Donc, je vous dis juste que Sébastien Lecornu, il a compris le truc hier quand il a dit, il y a une maladresse qui a été commise. C'est le premier qui a reconnu… – Ah, il était temps. – Oui, mais d'accord, mais en attendant, qui l'a fait ? Est-ce qu'Emmanuel Macron l'a fait ? Est-ce qu'Anique Gennevard l'a fait ? – Il est fait à Marseille. – Écoutez, moi, je veux bien tout ce qu'on veut. Les gouvernements… – Non, mais arrêtez, si vous avez à défendre Sébastien Lecornu. Je sais bien que sa cote de popularité est plus élevée que celle d'Emmanuel Macron.

– Mais arrêtez ! Est-ce que je suis là-dedans ? Je défends juste, je casse surtout votre idée générale, cette baisse de fascination que vous semblez tous encore avoir pour Gabriel Attal qui s'effondre dans les sondages, qui a en gros tous les défauts d'Emmanuel Macron sans avoir ses qualités. Ça m'ennuie que vous m'expliquiez que l'an dernier, il a réglé la crise en se mettant sur une botte de paille.

– Non, mais j'essaie de vous expliquer un peu aujourd'hui effectivement à quel point on est dans la politique spectacle et à quel point ce genre de crise qui est complexe et qui met en scène des gens qui effectivement sont en réelle souffrance, c'est difficile à désamorcer et c'est difficile de segmenter les problèmes. – On arrive à être d'accord. – Oh là là, on va parler du Mercosur. Vous allez peut-être être moins d'accord et on va écouter ce qu'en pense Bruno Retaille. – Emmanuel Macron, quel est son choix ? C'est ce qu'attendent les agriculteurs de sa part, de la part du chef de l'État. Parce que quand il est au Brésil, il dit oui et quand il est à Paris, il dit non.

On est en même temps, on est dans le pur macronisme. Ce que je veux redire, je ne suis pas du tout moi contre, a priori, les accords de libre-échange. À une condition, c'est qu'ils préservent nos intérêts. À une condition aussi, c'est qu'on n'importe pas, par ces produits-là, des pratiques des produits qu'on interdit sur le sol national. – Hubert, est-ce que Bruno Retaille a raison de dire qu'Emmanuel Macron doit clarifier sa position sur le Mercosur ou est-ce que désormais, il vous paraît clair ? – Non, mais le problème, c'est qu'on n'est plus en 1965. De Gaulle a dit, on ne peut pratiquer la politique de la chaise vide. À l'époque, il y avait six pays adhérents de la communauté.

La France dominait l'Allemagne. Vous avez bien vu que, puisque l'Allemagne n'était pas réunifiée, vous avez bien vu que là, le petit recul sur l'interdiction des véhicules thermiques par la Commission européenne, c'est sous la pression de l'Allemagne que ça s'est fait. Donc aujourd'hui, on est noyé, dilué dans un ensemble à 27. Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas encore des marges de manœuvre, des marges de négociation, des capacités à faire des coalitions, donc on va en parler. Mais malgré tout, Emmanuel Macron, effectivement, il a tenu un discours parfois contradictoire là-dessus. Et c'est une négociation qui a été lancée il y a 15 ans aussi. Et donc, on se réveille un peu au dernier moment.

Oui, alors, moi, je suis absolument d'accord avec ce que dit Hubert, mais justement, c'est un moment clé, le vote de demain au Conseil de l'Europe. C'est un moment clé parce que la France reste quand même, on est d'accord, la plus grande puissance agricole de l'Union européenne. La France pèse quelque chose avec l'agriculture. La France, effectivement, a reculé sous la pression industrielle de l'Allemagne. Aujourd'hui, est-ce qu'on peut faire un état des troupes, si vous voulez ? On va rappeler aux gens. Qui est-ce qui est pour le Mercosur ? Évidemment, l'Allemagne, parce que limousine, bagnole et machine-outil, c'est une vraie question sur l'agriculture.

Quand est-ce qu'on va la sortir des traités internationaux ? C'est-à-dire, en gros, mon entrecôte contre ta limousine, à un moment donné, ça ne peut plus marcher. Donc, en gros, la France, l'Allemagne, l'Espagne, les pays scandinaves, évidemment, sont pour cet accord. Et puis, la France. Mais la France n'est pas seule. Donc, Emmanuel Macron, il zigzague comme toujours, il est au Brésil. À Rome, il fait comme les Romains. Au Brésil, il fait comme les Brésiliens. C'est-à-dire qu'il est au Brésil il y a un mois et demi. Il dit, oh, finalement, cet accord est pas mal. Il est chéloulin. Bon, il aurait pu s'en passer. Bref. Certains disent que ce n'est pas si mal, que ça permet d'exporter.

Non, mais ce n'est pas si mal, Hubert, quand vous faites... Il n'a pas que des inconvénients, sauf pour certains. Hubert, ce n'est pas si mal quand vous faites l'addition globale. C'est pour ça que je vous dis que sur l'addition globale, peut-être qu'on a un petit gain. Mais encore une fois, est-ce qu'on peut mélanger les limousines, les machines-outils et l'agriculture ? Ça me paraît impossible. Et imposer des clauses de sauvegarde. Donc, nous, aujourd'hui, on a... La France, et Mme Macron est assez claire, il veut repousser le Mercosur. Il sait très bien, si le Mercosur est signé dans un contexte actuel français, ça va être l'explosion générale. Donc, il veut...

Mais est-ce qu'il peut le faire ? Parce qu'on avait le ministre Nicolas Faurissier qui disait que pour le moment, il n'y avait pas de réponse. Bon, écoutez... Et qu'en plus, ils n'avaient pas la minorité de blocage. Mais écoutez, ça dépendra de Giorgia Meloni. Alors, c'est quand même malheureux que... Quelle revanche pour les Italiens. Quelle revanche pour les Italiens. Ce pays méprisé qui nous fait la leçon et qui a compris... Moi, je n'ai jamais méprisé les Italiens. Que les Français regardaient avec une certaine condescendance et qui, aujourd'hui, nous disent... Ah ben, dites-donc, chez vous, c'est très instable. Alors que même, ils ont eu des décennies d'instabilité politique.

Je suis d'accord, mais enfin, moi, je ne regarde pas du tout l'Italie. Vous savez ce que disait Jean Cocteau. Les Italiens sont des Français de bonne humeur. C'est tout à fait exact. Donc, je veux dire, Giorgia Meloni, avec son poids, avec la pondération... Vous savez que la minorité de blocage, ça dépend du nombre d'habitants que vous regroupez, etc. C'est elle qui va faire la différence. Mais vous savez, le succès de Giorgia Meloni, c'est d'abord, il est lié au fait qu'elle a reçu de négocier extrêmement habilement grâce à Mario Draghi. Et elle a obtenu 200 milliards d'euros qui ont remis son économie à flot.

Et même aujourd'hui, quand vous voyez Viktor Orban qui essaie de faire du blocage par rapport aux institutions européennes, il arrive un moment où la communauté dit, si c'est comme ça, on n'aurait pas d'argent. Et donc, si vous voulez, tout est une négociation financière. C'est pour ça que Giorgia Meloni, si elle part avec la France, elle a la Pologne, elle a l'Autriche, elle a l'Irlande, mais ça ne suffit pas.

Si l'Italie bascule, comme le laisse entendre Giorgia Meloni, et comme le laisse entendre son ministre de l'Agriculture, Francesco Lobrigida, oui, c'est le neveu de Gina Lobrigida, je préfère le préciser pour les gens qui écoutent, eh bien, si elle va jusqu'au bout, c'est vrai, et c'est en plus le beau-frère de Giorgia Meloni, il a épousé sa soeur. – C'est la commune italienne, c'est la donchevita. – C'est surtout, ça s'appelle du népotisme, ça s'appelle l'extrême droite. – Allez, elle a placé ça. – Non, non, je l'ai placé.

Si d'aventure, comment dirais-je, demain au vote, non mais c'est important pour les gens qui écoutent, si l'Italie se range avec la France, le traité, la signature serait reportée de quelques mois, et c'est, je pense, dont la France a besoin. – C'est une fuite en avant, et c'est une volonté de gagner du temps par rapport à quelque chose qui est un peu inéluctable, et c'est clair qu'aujourd'hui, l'Europe a besoin de mieux se protéger, mais on a un train de retard. – On va continuer à parler de Macron, mais sur un autre sujet, puisque le chef de l'État était hier en déplacement à Marseille, et on va aller dans la cité fosséenne.

Bonjour Olivier Biscay, merci beaucoup d'être avec nous Olivier, directeur de la rédaction du journal La Provence. Olivier, Emmanuel Macron a donc passé la journée d'hier à Marseille, qu'est-ce qu'il faut retenir de cette visite ? – D'abord une rencontre, une rencontre avec Amine Kessassi, qui est le frère de Mehdi Kessassi, exécuté il y a un mois à Marseille, vous le savez, il s'est recueilli sur la tombe de Mehdi Kessassi, c'était une rencontre attendue, une visite attendue et très symbolique, vous l'imaginez, le président de la République s'était engagé auprès d'Amin Kessassi, être là auprès de lui, un mois après cette exécution.

Beaucoup de familles évidemment auraient voulu le rencontrer, ce président de la République, pour évoquer les dérives du narcotrafic, les mafias et les effets de la mafia sur le terrain. Beaucoup de conseillers ont rencontré ces familles-là, mais hier soir il y avait un peu de frustration, et beaucoup d'attentes encore chez les familles des victimes du narcotrafic.

Une rencontre, des visites également, puisque le président de la République est allé à la fois au commissariat, au Beaumet et à la gare centrale, autour d'une thématique que l'Elysée a appelée régalienne, évidemment montré que Marseille en grand, lancée il y a 4 ans en 2021, avait des effets positifs à Marseille, 5 milliards d'euros, qui se traduisent sur la sécurité, les Beaumet 3, l'extension de la prison, et puis ce commissariat dans le 13-14, avec le renforcement des policiers. En tout cas pour l'Elysée, c'était majeur de montrer que là encore, un mois après l'exécution médicale Sassi, l'État régalien est là très présent.

Puis montrer aussi que Marseille en grand, qui est parfois décrié par une partie de l'opposition, a eu des effets positifs tout au long de ces 4 dernières années. Et puis une mesure qu'il faut retenir, liée là encore au narcotrafic, le président de la République a annoncé le passage de 200 à 500 euros, l'amende contre les consommateurs de drogue. Là aussi, fil conducteur, tout au long de la journée de la visite du président de la République, qu'il avait annoncé il y a un mois, après l'exécution, venir à Marseille et montrer que l'État est présent, ne reculera pas face au narcotrafic. Il l'a répété tout au long de la journée.

Olivier Emmanuel Macron, qui a également rencontré vos lecteurs, les lecteurs de la Provence, comment s'est passé face aux lecteurs que vous avez animés ? Près de 300 lecteurs, en effet. Alors vous le savez, le président a entamé il y a quelques semaines maintenant un tour des presses quotidiennes régionales. La Provence avait choisi de l'inviter, de l'accueillir, pour parler réseaux sociaux, démocratie, jeunesse, évidemment, et également d'ingérence étrangère. 300 lecteurs qui l'ont interrogé sur tous ces sujets. Le président de la République a rappelé combien il fallait probablement interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Et des lecteurs qui voulaient l'entendre également sur cette place des réseaux sociaux à l'école, dans les établissements scolaires. Et puis au sein des quartiers, puisqu'une des thématiques évoquées pendant cet entretien portait sur le recrutement des jeunes sur les réseaux sociaux, les violences et les bandes criminelles organisées qui utilisent les réseaux sociaux dans les quartiers et qui utilisent ces réseaux sociaux pour recruter des jeunes. Donc un face au lecteur de deux heures qui a permis d'aller un peu plus loin sur le sujet. Il restera évidemment, maintenant vous le savez, à aller un peu plus loin dans le concret des propositions de loi.

En janvier, en tout cas, le président s'est engagé à aller très loin sur ce sujet. – Merci beaucoup Olivier Biscay d'avoir été avec nous, directeur de la rédaction de la Provence. Et on voit votre une, c'est Emmanuel Macron. Réseaux sociaux les interdire au moins de 15 ans à la une de votre journal. Merci beaucoup Olivier Biscay d'avoir été avec nous. Un mot sur ce Tour de France, Hubert, puisque vous représentez ici la presse quotidienne régionale. C'est un impact ce Tour de France qu'a entamé Emmanuel Macron avec l'électeur de la PQR ? – Écoutez, nous on ne s'y est pas associé parce qu'on n'est pas la voiture balai de la communication élyséenne. Et qu'on considère que…

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Présentateur

– Une voiture avec vos collègues !

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Invité

– Non, mais on considère si vous voulez que… Bon, alors si le président vire à Brest, on l'accueillera évidemment. Mais ça avait commencé avec les gilets jaunes. Et donc on considère que ce n'est pas non plus notre rôle de se prêter à ce genre d'opération de communication. Pour le reste, c'est vrai que les problématiques qui sont posées sur l'interdiction des réseaux sociaux, les algorithmes, les fake news sont des vrais problèmes. Oui, on ne le conteste pas. – Et puis c'est important de parler via les lecteurs de la presse régionale aussi. – Tout à fait, mais bon, vous savez qu'on n'est pas non plus sur le numérique et les réseaux sociaux. On a une culture, nous, traditionnelle.

On n'est pas les meilleurs là-dessus. – Oui, honnêtement, moi je comprends. Emmanuel Macron veut se réinventer, c'est évident. Il veut finir le quinquennat avec quelque chose. Le problème, si vous voulez, c'est que c'est un vrai sujet, mais qui est déjà porté. Je vois la une de la Provence. J'aime beaucoup, j'apprécie énormément Olivier Bissier. Sky que je connais depuis très longtemps. J'aime beaucoup ce journaliste et ce directeur de journal. Mais la réalité, si vous voulez faire la une sur les interdits, au moins de 15 ans, j'ai juste envie de pleurer. C'est ce qu'a fait l'Australie il y a une semaine.

C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, qui veut se réinventer, va piquer de ci, de là des idées ou des choses qui sont en train d'être faites. Aux États-Unis, on réfléchit par exemple, dans certains États, à la responsabilité pénale des patrons de plateformes en cas de stress et même de suicide d'adolescents. Donc on va très loin. Donc là, il picore. Il en fait, s'il est son sujet, pour essayer de remonter et de se réinventer. Mais l'enjeu est européen, c'est la capacité de l'Europe pour bloquer les GAFA. – Qui se mettent en scène pour se battre sur le Mercosur et sur les sujets véritablement sur lesquels on l'attend et sur lesquels il a été assez peu présent.

La lutte sur le narcotrafic, Marseille-en-Grand. Oui, écoutez, il y a des choses qui ont été faites, mais la réalité, c'est que Marseille-en-Grand, qu'est-ce qui s'est passé depuis Marseille-en-Grand ? – Marseille-en-Grand. – Oui, Marseille-en-Grand. – Non mais en réalité… – Marseille-en-Grand, enfin je veux dire. – En réalité, je suis d'accord avec Françoise, mais il y a des choses qui ont été faites, on ne peut pas le contester. – Non, non, je ne l'enlève pas. – Entre les annonces de chiffres et la réalité, il y a aussi tout le problème de la technologie française et de la capacité à dépenser et à investir au bon endroit au bon moment, mais le problème c'est l'immensité des problèmes.

Le narcotrafic c'est une guerre sans fin, on le voit aux Etats-Unis, et pourtant c'est un pays répressif. – On l'a vu en Italie. – Bon, là on a annoncé qu'il y a un certain nombre de choses, commissariat, extension des baumettes, gare TGV jusqu'à Nice, bon c'est bien, mais cette ville, il y a un quart de la population qui vit sous le seuil de pauvreté, qui évidemment fournit des chouffes et de la main d'œuvre pour les narcotrafiquants. – Plus largement, on a quand même intérêt collectivement, si vous voulez, à ce qu'Emmanuel Macron ne sombre pas plus encore dans les GN et dans l'enfer des sondages.

Emmanuel Macron, qu'on l'aime ou pas, c'est la clé de voûte puisque c'est le président de la République. – On est d'accord. – Je ne sais pas comment on va passer l'année 2026, franchement, vu comme on est parti, mais on ne pourra pas la passer si on a un président de la République qui continue à chuter, chuter, chuter, qui devient tellement inaudible. – Non mais le problème, c'est qu'il communique, il pourrait se faire oublier un peu, il communique trop, les problèmes sont énormes, la France est à un tournant, elle a besoin d'une reprise en main. – Elle ne veut plus l'entendre sur les problèmes. – Notamment en termes de réindustrialisation.

– Elle ne veut plus l'entendre sur les problèmes français. – Non mais il faut faire moins de com' et travailler plus sur le fond. – Et juste sur la lutte contre la guerre, lancée contre le narcotrafic, on va écouter le ministre de l'Intérieur, Noreen Nunes, c'était ça. – Depuis 2017, il a complètement révolutionné la lutte contre le trafic de stupes. – Il a révolutionné.

– Bien sûr, il nous a demandé de créer l'OFAST, c'est ce qui a été fait, on a décloisonné, on démantèle de plus en plus de réseaux, on a des moyens juridiques, des moyens budgétaires, avec le projet de loi de 2026 budgétaire, qui j'espère sera voté, on aura 700 emplois supplémentaires, dont 300 qui rendent sur la criminalité organisée. – Des moyens pour l'investigation ? – On attaque la pieuvre et on essaie de l'attaquer à la tête. On aura avec la loi narco, la possibilité de geler administrativement des avoirs, c'est-à-dire que les préfets pourront prendre des décisions de gel d'avoir contre les narco-trafiquants.

Donc on s'attaque évidemment à la pieuvre, Benoît Payan laisse à penser qu'on s'attaque aux consommateurs. Les consommateurs, oui c'est un problème, c'est un problème, s'il n'y avait pas de consommateurs, il n'y aurait pas de trafic, c'est juste ce qui est dit. – Les mesures de la loi narco-trafique, il y a ce que disent les mises intérieures et Emmanuel Macron, la responsabilité des consommateurs, est-ce qu'il faut s'attaquer à ça aussi ou pas ?

– Je ne crois pas du tout à ça, c'est comme quand on a voulu pénaliser les clients de la prostitution, ça ne fait pas baisser la prostitution, au contraire ça met encore plus les prostituées dans des réseaux encore plus sauvages, je pense que tout ça c'est de la démago, on vous tape au portefeuille, par contre ce qu'a dit Laurent Nunez avant, c'est très bien, gèle des avoirs, gèle des biens, attaque directe là où ça leur fait mal, au portefeuille, je redis l'Italie a vraiment réussi, l'Italie a réussi à venir en route. – L'Italie a eu la décennie de plomb aussi. – Je suis d'accord avec vous, elle a pris.

– Et sur les consommateurs Hubert, est-ce qu'il a raison d'augmenter l'armement de Faut-Fait-Terre, est-ce qu'il faut s'attaquer plus aux consommateurs ? – Oui, mais ce n'est pas la solution, et puis derrière tout ça il y a un enjeu politique, c'est-à-dire qu'en réalité, l'alliance entre Franck Alizio, le candidat du RN et Stéphane Ravier, le sénateur RN, fait qu'ils ont eu une petite chance de faire tomber Marseille dans leur escarcelle, à moins que ce soit Martine Vassal. – Non mais ils peuvent s'allier, Martine Vassal et Franck Alizio, elle a laissé entendre, donc vous savez il y a un combat.

– Ça c'est un enjeu, alors l'ERN est très prudent, ils ne veulent pas non plus faire, ils font l'inverse de ce qu'ils ont fait la dernière fois avec le plan Matignon, c'est-à-dire qu'ils sont beaucoup plus modestes, ils fanfaronnent moins, – Mais il y a un enjeu sur Marseille. – Je suis d'accord. – Évidemment, on suivra ça, on termine par l'histoire du jour. – Il est bien, Hubert Cotillier, malgré ça. – Et regardez, l'histoire du jour, on va en Bretagne. – Ah ! – Et qui dit Bretagne dit ? – Dit… – Crêpes, galettes ? – Ah ben oui, et si ! – C'est quoi ? – Cidre aussi, mais ça on ne va pas en parler. Dans le pays de Guingamp, et dans le pays de Guingamp,

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Présentateur

vous pouvez déguster,

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Invité

je vais y arriver, les crêpes. – En avant, Guingamp.

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Présentateur

– Oui, en libre-service aussi, dans un distributeur de crêpes

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Invité

et de galettes à emporter. Installé 7 jours sur 7, les produits sont préparés le matin. La machine est rechargée à 14h, et une fois sortie du distributeur,

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Présentateur

vous pouvez les consommer pendant 7 jours. – J'adore. – C'est attesté quand même. – Nicolas Sincasse.

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Invité

– Partout dans le monde, il y a des crêpes. – En libre-service ? – Partout. – Non mais on ne croit. À le bout du monde, on tombe sur les bretons. – C'est notre armatomique, la crêpe.

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Présentateur

– Vous en avez déjà mangé en libre-service ?

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Invité

– Oui, moi j'ai tout fait.

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Présentateur

– Bon ben super. – Et depuis lundi,

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Invité

il y a une case par jour à 1 centime. C'est-à-dire que, hop, si vous avez de la chance, vous tombez sur la crêpe à 1 centime. – En avant-légant, et vive Mason Greenwood, allez l'OM. – C'est à jamais que vous alliez de l'OM. – Je ne peux pas finir une émission sans parler de l'OM. – C'est les deux seules, nous sommes les deux seules supportrices de l'OM sur l'ensemble de la place de Paris, donc j'en profite. – C'est le sud, l'appel du sud.

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Présentateur

– Merci, merci François. Passez de bonnes fêtes,

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Invité

on se retrouve l'année prochaine. Merci à tous, et on se retrouve demain. Très bonne journée. – Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

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Locuteur

– Sous-titrage ST' 501