Avion vs. train, le cerveau, agroclimatologie… Best of 28’| 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir et bienvenue dans 28 minutes. Je suis très heureux de vous retrouver pour vous proposer une séance de rattrapage des meilleurs moments de l'émission. Au sommaire ce soir, plusieurs invités qu'on a adoré recevoir et du débat bien sûr hein.
En fin d'émission, vous retrouverez aussi vos chroniqueurs de l'été Théophile Cossa et Marjie Adelson. Mais tout de suite, on commence avec Sylvie Chocron, neuropsychologue qui nous explique pourquoi le cerveau est lui aussi addicte au bronzage. Et oui, Julia Vanest nous éclaire.
Bonsoir Sylvie Chacron. Bonsoir. Vous êtes neuropsychologue, directrice de recherche au CNRS.
Vous avez publié ce livre plonger dans votre cerveau. L'explorer, c'est l'apprivoiser, c'est aux presse de la cité. Julia, vous vous êtes penché sur un passage du livre.
Alors, c'est assez étonnant qui fait le lien entre notre passion du bronzage et le cerveau. Oui, c'est un passage du livre important parce que c'est vrai qu'on est on est beaucoup quand même à vouloir se faire bronzer mais c'est pas sans danger. La ligue contre le cancer lance une nouvelle campagne de prévention.
C'est l'histoire, vous allez le voir, de deux copines saucisses qui bronzent sur la plage sans chapeau, sans parasol et surtout sans crème solaire. Regardez. Attends, tu mets pas de moutarde ?
Non, je vais être bien grillé pour la rentrée. On n'est pas des saucisses. L'exposition au soleil cause 80000 cancers de la peau et 2000 décès par an.
Été comme hiver, sous le soleil ou les nuages. Protégez-vous. Une campagne drôle et décalée visible sur les affiches en pharmacie ou via ce spot vidéo.
Pour rappel, h cancers de la peau sur 10 sont dû au rayons ultraviolet. Ils sont en en augmentation. En 35 ans, le nombre de cas de mélanome a été multiplié par 4.
Alors, Sylvie Chocon, expliquez-nous concrètement ce lien entre le cerveau et cette addiction au bronzage. Alors, vous vous avez raison. D'ailleurs, cette addiction au bronzage, elle porte un nom.
On appelle ça la tanorexie quand on peut pas se passer du soleil. Et effectivement ce qu'on ce que des chercheurs australiens ont découvert c'est que lorsque vous exposez votre peau au soleil, vous avez une réaction inflammatoire d'abord sur la peau, ce qui va provoquer le coup de soleil, mais vous avez immédiatement une activation dans les régions de votre cerveau qui sont aussi impliquées dans la dépendance et les addictions. Et au départ, le soleil, c'est quelque chose qui est très important parce que c'est ce qui va permettre le métabolisme de la vitamine D.
C'est pour ça qu'on va véritablement vers le soleil. Le problème c'est que si on est dépendant du soleil, alors à ce moment-là, on va véritablement activer dans notre cerveau des régions qui sont impliquées dans la dépendance, dans les addictions et on va devenir de plus en plus dépendant. Et c'est comme ça que on a montré que même certains sujets qui avaient un cancer de la peau à qui on interdit le soleil lorsqu'ils sont véritablement anorexiques, ils ne peuvent pas s'empêcher d'aller au soleil.
Alors, on apprend vraiment plein de choses qu'on ignorait en lisant votre livre et notamment quelque chose qui est assez surprenant, c'est que euh quand on a des comportements altruiste, hm c'est bon pour notre cerveau, ça peut nous rendre heureux. Exactement. Donc on sait en fait que faire du bien littéralement nous fait du bien.
Euh les théoriciens de l'évolution pense même que l'altruisme a été associé au plaisir pour pouvoir être conservé tout au long de l'espèce, de l'évolution de l'espèce parce que sinon c'est coûteux de de faire du bien, c'est coûteux de donner un organe, c'est coûteux de donner de l'argent, de donner du temps. Et donc finalement, le meilleur moyen de conserver cet altruisme, c'était de l'associer au plaisir. Et il se trouve que dans notre cerveau, on a un seul circuit du plaisir.
Et ce circuit du plaisir peut s'activer quand on fait du bien. Il peut s'activer quand on mange du chocolat, il peut s'activer quand on écoute de la musique et ainsi de suite. Et donc véritablement, on a montré, il y a eu des expériences qui ont montré que dépenser notre argent pour les autres pouvait nous rendre plus heureux que dépenser cet argent pour nous-même.
Donc oui, à propos de vacances, comment on fait pour couper, pour reposer notre cerveau ? D'ailleurs, est-ce qu'il faut tout couper ? Est-ce qu'il faut tout arrêter ou continuer à à l'entretenir un peu en faisant des mots fléchés peut-être ?
Alors, vous avez raison, la question c'est est-ce qu'il faut couper ou pas ? Pour le cerveau, le repos, c'est pas forcément tout arrêté. Par contre, je pense qu'on peut rassurer tout le monde toutes les activités qu'on est censé faire pendant qu'on est en vacances.
Être avec des amis, discuter, avoir des moments conviviaux, découvrir de nouveaux endroits, faire du sport, faire des jeux même tout ça fait travailler notre cerveau et tout ça est bon pour notre cerveau. On va rentrer plus intelligent. On va rentrer plus intelligent, plus attentif, capable de de mettre vraiment en jeu nos capacités cognitives.
Donc oui, il faut céder au plaisir des vacances. Merci beaucoup en tout cas Sylvie Choconron d'être passé par 28 minutes. Bonsoir Serge Zaka.
Bonsoir à tous. Alors vous êtes agroclimatologue. Vous publiez ce livreage sur le climat.
Alors Serge Daka, vous le dites dans votre livre pour vous la médiatisation elle commence en avril 2021 au moment où la France est frappée. Donc nous sommes au printemps par un épisode de gel vraiment très très fort, très très puissant. Et à ce moment-là, vous recevez un coup de téléphone, celui du ministre de l'agriculture de l'époque Julien de Normandie.
Vous vous avez averti euh les agriculteurs notamment sur les réseaux sociaux et le ministre vous dit "Mais comment vous avez fait pour prévoir finalement cette catastrophe ?" Et en gros, il découvre euh et bien vous ce que vous êtes agroclimatologue. Est-ce que vous diriez que finalement il y a il y a un problème entre les connaissances finalement scientifiques et les nouvelles connaissances en terme de climat et ce que savent les politiques ?
Alors, il y a effectivement un trou entre la connaissance scientifique et à ces deux pointes en France, on a LINRAE notamment qui travaille dessus et euh la connaissance des politiques de ces résultats scientifiques. Euh avril 2021 a été un exemple marquant puisque vous allez me dire il y a eu un épisode de gel 2 milliards d'euros de perte de rendement sur la vigne et l'arbriculture. Qu'est-ce que ça à voir avec le changement climatique ?
Bien sûr, c'est du gel. Et donc, on m'a posé la question mais comment ça se fait que dans un contexte de changement climatique, on a des dégâts du haut gel ? Je pensais qu'il y en aurait moins.
Effectivement, ce n'est pas le cas parce que d'après les résultats de mes collègues ou des travaux que j'ai pu effectuer à Linrae, et bien la douceur du printemps fait que on a une floraison qui sera de plus en plus en avance. Donc des végétaux qui sont plus sensibles au gel. Certes, le gel est moins important en avril, mais vu que les végétaux sont plus sensibles à cause du changement climatique, la floraison avancant, et bien c'est bien un des constats du changement climatique.
Les dégâts du OGEL augmentent. Et pour prendre une bonne décision politique derrière, c'est-à-dire d'adapter les variétés, d'adapter les espèces, de changer d'air de répartition de la plupart des arbres fruitiers en France, il faut que les politiques prennent bah conscience de ce problème scientifique et mon rôle est d'apporter ce gap entre la science et le politique pour qu'on d'ailleurs on prenne les meilleures décisions. Et toutes ces connaissances, toutes ces informations, vous les diffusez sur les réseaux sociaux, notamment sur X vous vous faites insulter à peu près toutes les je sais pas toutes les minutes, toutes les 5 minutes.
Pourquoi vous continuez à faire ça ? Est-ce qu'il y a une vertu pédagogique à essayer de de confronter les climatosceptiques ? Vous savez, quand je je communique ce risque, en général, je travaille avec des faits.
Globalement, j'essaie de de faire cette pédagogie pour que nos agriculteurs qui qui me suivent en grande quantité he sur les réseaux sociaux s'adaptent au changement climatique, que ce soit les politiques, les agriculteurs ou d'autres types de décisionnaires. Alors, qu'on m'insulte sur les sur les réseaux sociaux pour mon physique ou pour d'autres aspects de ma science, ça m'est complètement égal. Parce qu'il faut savoir que 5 % des personnes qui m'insultent représentent une minorité, mais 95 % des mails que je reçois en privé, bah sont des mails qui me remercient en fait des préventions que je fais sur les réseaux sociaux.
Donc je continue pour cette majorité silencieuse qui sur laquelle je dois continuer. Comme vous voyez de temps en temps les climatosceptiques sont souvent anonymes mais quand vous voyez qu'aujourd'hui le climatcepticisme touche même la classe politique. Oui.
Puisqueaujourd'hui l'environnement n'est plus véritablement à la mode dans le monde politique. Qu'est-ce que vous en pensez de justement de ces politiques servent de ça ? Alors l'environnement n'a pas être à la mode.
L'écologie n'a pas être à la mode et la climatologie n'a pas être à la mode. C'est une science de long terme, c'est une science d'adaptation. C'est une science dont les décisions qu'on prend maintenant ont des impacts sur nos enfants dans 20 30 ans.
Donc ce que je trouve dommage dans la politique, c'est qu'on est sur une politique du pensement suivant l'air du temps. Suivant l'air du temps. Il faut se détacher de la politique du pensement et réfléchir à la science à long terme.
C'est notamment sur ça que je communique sur les réseaux sociaux. Alors Cédric Gras, on vous connaît pour vos livres notamment, vous avez raconté des récits de montagne. Les alpinistes de Staline, les alpinistes de Mao, vous avez racc raconter aussi votre expérience en Ukraine.
Là, vous êtes parti carrément dans les steps de l'Asie centrale. C'est un peu loin, non ? Que vous allez d'habitude.
Non, vient des montagnes. C'est J'ai à force d'avoir un usage un peu récréatif de la montagne, faire du ski, de l'alpinisme et cetera, je me suis posé la question de bien, on où voit toute cette eau aujourd'hui ? Je pense que c'est un petit peu compliqué de prendre la théâtre la montagne seulement pour un décor de de théâtre, de vacances, de sport, d'exploit.
Et je me suis intéressé à la destination de cette eau de fonte et c'est appris à être notamment tombé sur un des plus gros glaciers de la planète qui s'appelle le glacier Fechenko Tajikistan que j'ai compris qu'en réalité toute cette eau de fonte, elle s'écoulait sur des milliers de kilomètres jusqu'à ce qu'on appelait la mer d'Ar et qui n'existe plus, presque plus. On va regarder une carte juste de la région où se trouve la mer d'Al. Comment vous pourriez me décrire un petit peu voilà cette région avec ces ces affluents ?
Cette partie de la centrale est désertique. Au mieux, ce sont des steps semi-harides. Donc ces deux fleuves que vous voyez, le sirdaria et la moudaria sont un petit peu comme à l'Asie centrale ce que le Nil est à l'Égypte.
Sans eux pas de vie et ceux aujourd'hui comme pour les premières civilisations. Donc ces deux fleuves à l'époque abondaient la mer d' Naral qui n'est pas une mer qui est un lac. C'est un système lacusre qu'on appelle endorique en géographie.
En gros, ça veut dire que c'est une mer fermée, c'est une cuvette que l'eau de ses fleuves remplissait. Si ces fleuves meurent, si ces fleuves se tarissent, si ces fleuves n'arrivent plus jusqu'à la mer, et bien la la mer s'évapore progressivement. C'est ce qui arrive aujourd'hui.
Donc moi, j'ai remonté le plus goin important de ces deux fleuves, la moudaria qui n'arrive plus du tout jusqu'à la dernière nappe d'eau de la meral. C'est 100 % des eaux du fleuve est consommé avant d'arriver sur ce qui était les rivages de la mer d'Ara. Et dans votre livre, vous dites que c'est le plus grand désastre écologique de l'histoire contemporaine.
C'est ce qu'on a dit à l'époque dans les années 90. On a aussi l'employé l'expression de Ternobyl de l'Asie centrale puisque ça ressemble à un accident environnemental comme un peu par analogie c'était en URSS tout ça par analogie avec l'accent l'excident nucléaire de de FIR 2000 en en Ukraine. En tout cas ça a été un des un des désastres écologiques les plus frappants parce que la disparition d'une mer fut-elle un lac.
Évidemment, ça frappe les esprits. C'était quand même deux fois la Belgique en superficie qui est aujourd'hui devenu à 95 % un désert. Enfin, ça sera bientôt 95 %.
Il y a que les casacs au nord qui ont réussi à sauver en fermant une baie avec une digue, une toute petite partie qui représente moins de 5 % de la surface initiale. Et donc cette catastrophe écologique euh elle est née de la surexploitation agricole. Donc on parle euh du blé, euh du du riz bien sûr et surtout du coton de l'or blanc.
Vous pouvez nous expliquer en fait tous les pays se sont servis en fait euh de ces fleuves en en détournant même les cours. Alors, tous ces pays à l'époque faisaient partie de ce qu'on appelle ce qu'on appelait l'URSS. C'était plutôt Moscou qui décidait que localement Moscou attribuait des objectifs de production qu'on appelait des plans quinquenau et on avait notamment assigné à l'békistan mais aussi au Turkministan ou voir aussi un petit peu au Tadjikistan la culture la monoculture pratiquement du coton.
Et le coton consomme énormément. En plus, on est dans sur des régions où les sols sont assez salins. Il faut laver les sols d'abord avec une première inondation, première mise en eau et puis il y a plusieurs arrosages qu'on appelle des mises en eau dans l'année.
Donc tout cela euh a entraîné le développement de canaux d'irrigation et on a on a on a creusé tellement de de canaux que au final on a pris toute l'eau du fleuve. Il faut lire votre livre Cédric Gras, les routes de la soif voyage aux sources de la mer d'Arab publiée chez Stock. Et si on veut vous voir en action parce qu'on s'étonne toujours des gens qui écrivent savoir s'ils font vraiment le voyage et ben on peut regarder sur bien sûr aux sources de la mer d'Aquel vous remonter les cours d'eau qui alimentent voilà cette mer quasi asséchée.
C'est disponible sur.tv jusqu'au 21 septembre. Merci beaucoup Cédric.
Grav de passé ce soir par 28 minutes. Bonsoir Blancie. Bonsoir.
Alors vous êtes danseuse chorégraphe présidente de la Grandal et du parc de la Villette. Vous serez d'ailleurs à la scène musicale à partir du 23 septembre pour la reprise du bal de Paris. C'est un spectacle en fait en réalité virtuelle.
Il y a un groupe de spectateurs qui vient qui met un casque et ensuite on est immergé et là on est guidé par des danseurs dans un monde un peu fantastique. Euh d'où vous est venue justement cette idée de mélanger danse et réalité virtuelle ? Et j'aime beaucoup la technologie et j'ai travaillé avec toutes les nouvelles technologies depuis beaucoup d'années parce que c'est quelque chose qui m'inspire pour justement dire que je peux inventer quelque chose qui a jamais été fait.
Ça ça c'est quelque chose toujours que qui me qui qui m'inspire beaucoup et me don envie de me lancer dans des aventures impossibles un peu parce que c'est des aventures un peu impossibles. Donc j'ai eu cette idée quand quand j'ai mis Paul la première fois en casque en réalité virtuelle, j'ai vu les potentiels dans les spectacles vivant et donc j'ai eu cette idée de créer un spectacle dans lequel le public il est vraiment comme s'il venait sur scène avec nous. Donc les danseurs sont sous scèes, le public est sous scène et tout le monde est équipé avec un cas de réalités virtuelles et euh il se voit avec sous forme d'un avatar.
On peut parler, on on se voit tous, on voit les danseurs, on danse ensemble, on se touche, on participe. C'est très drôle, c'est pour toute la famille, tous les sages et c'est une expérience très ludique. Vous venez de le décrire très bien justement le le public qui se mélange avec les danseurs.
Vous avez comparé ça dans un entretien à à l'esprit des Jeux Olympiques, au fait d'être ensemble. Est-ce que ça c'est presque un projet politique ? Et c'est sûr que pour moi la danse c'est c'est une forme d'art qui nous permet de célébrer beaucoup de choses et d'être ensemble. et danser ensemble et à travers des grands événements, c'est quelque chose de très joyeux et qui nous permet justement de vivre des moments unique et de vrais partag et c'est ça que j'aime aussi des fois dans dans mon métier, c'est d'imaginer des projets qui vont pouvoir faire que le public il participe participe à notre profession de dan des danseurs et qui peut se dire "Moi aussi aujourd'hui j'étais danseur C'est ça.
Alors Julien, on va voir avec vous que les robots et bien eux aussi débarquent dans le monde de la danse. Et si les robots dansaient aussi bien que nous la question se pose. Quand on voit par exemple le magnifique palais de 16 robots humanoïdes en janvier dernier à l'occasion du nouvel an chinois, ils ont interprété sur scène une danse traditionnelle.
Je vous laisse découvrir. [Musique] Ce robot là, il est appelé H1. Il a été créé par la société chinoise Unitre.
Il mesure 1,75 et en plus de danser, il arrive même à faire des saltos arrières. Incroyable. Alors Blancalie, on sait que vous vous avez déjà travaillé sur ce rapport entre les humains et les robots.
Est-ce que vous seriez prête à par exemple créer un spectacle uniquement avec des robots ? J'ai fait un spectacle en 2013 avec les robots les robots humanoïdes, c'était les robots nao et on avait fait j'avait h hu danseurs et h robots. Et on avait réussi à faire des vraies choréraphies et c'était quand même il y a quelques années.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui moi j'ai aurais envie de faire robot 2 pour parce que entre les moments que j'ai eu mes petits robots qui étaient déjà quand même assez bien pour danser et aujourd'hui il y a une évolution incroyable dans les dans la mobilité des robots. Mais c'est vrai que tout ce que vous faites, c'est assez iconoclasse, c'est inattendu dans le monde de la danse. Comment est-ce que vous regardes les tenants de de l'orthodoxie de la danse ?
Et bon, je pense que maintenant ils se sont un peu habitués à moi. Au début, il c'était il comprenait pas très bien et surtout que j'adore me réinventer à chaque fois, partir sur des aventures diverses. Mais c'est vrai que la danse pure et mon fil conducteur hein, c'est ce que j'aime le plus et je suis toujours entourée des danseurs magnifiques et tout ce que j'ai fait, il y a quand même la danse derrière.
Bonsoir Péroper. Bonsoir. Alors, vous êtes historien, professeur d'histoire moderne à l'université Côte d'Azur.
Vous publiez les sociétés secrètes des Rosecroix aux Anonymous 17e 21e siècle chez Talandier. Alors, qui arrive vos repères aujourd'hui ? Quelle est la société secrète qui alimente le plus de fantasmes ?
Moi je dirais tout ensemble parce qu'en fait non, c'est pas une réponse de Normand mais elle tisent une sorte de trame où chacune reprend des éléments à l'autre. Euh ça permet une sorte de mise à jour en permanente. Donc moi, je dirais fondamentalement euh les Illuminati, mais quand j'ai travaillé justement dans le précédent livre sur les Illuminati, je me suis rendu compte que ça ne faisait sens que si on voyait avant après.
Et poursuivre justement sur les Illuminati, au départ, il y a une vraie société secrète créée en Allemagne, les Illuminaton au 18e siècle. Comment on passe d'un vrai d'un vrai fait réel à une un délire complètement complotiste ? Tout à fait.
Ça c'est passionnant parce qu'en fait dans le cas des Illuminati, il y a effectivement au départ pendant moins de 10 ans une société historique hein qui a existé documenté et puis ensuite le myth a complètement fait disparaître cette société pour être alimenté jusqu'à aujourd'hui. Mais dans le cas des rose croix que vous évoquiez tout à l'heure, c'est exactement le contraire. C'est une fiction littéraire proposée par des étudiants.
Ça part pas toujours d'un fait réel ça. Voilà, c'est ça. Ça marche dans les deux sens.
Ouais. Et là ça a tellement plu parce que c'était la confréie des invisibles, parce que il disait avoir des pouvoirs de communication à distance. Il y a toujours aussi quelque chose de l'utopie technicienne.
Exactement. Et finalement euh ben là les gens sont dit elle n'existe pas, on va la créer. Et aujourd'hui, il y a encore des ordres néorgiques russiens à travers le monde entier.
Et c'est là où on voit le rôle tout de même qui est assez intéressant d'Internet sur ces sociétés secrètes parce que là on parle tout de même et vous en parlez vous du 17e au 21e siècle. qu'elles sont très anciennes ces sociétés secrètes et il y a eu une régurgence vraiment avec les réseaux sociaux, une loupe. Oui.
Oui, totalement. Totalement. C'est-à-dire qu'à l'époque, c'était l'imprimé, c'était le manifeste anonyme, aujourd'hui c'est le réseau, c'est les réseaux sociaux, c'est décrypter une image.
Vous avez derrière la pyramide, la pyramide lors d'élection de d'Emmanuel Macron et instantanément, ça devient quelque chose de de révélateur. C'est-à-dire tous les signes que les sociétés secrètes sont censées, elles sont tellement sûres d'elles-mêmes qu'elles laissent comme ça des traces. Ouais.
Alors, vous évoquez justement les les réseaux sociaux, il y a aussi la question de la pop culture. Vous l'évoquez dans votre livre, la société secrète et comment dire irrigue la pop culture. Est-ce que vous avez des des exemples à nous donner récents de livres ou d'œuvres qui ont été influencé par ça ?
Ah bah, dans tous les domaines, les les jeux vidéos Assassin's Creed, toute la série quand même qui a plus de 15 ans surf là-dessus. Vous l'avez aussi dans chez Marvel, hein, Doct Sange versus Illuminati où il est jugé dans l'espace. preuve aussi que finalement c'est ça se détache complètement de tout ancrage spatio-temporel.
Donc on peut les mobiliser à à tout point de vue la musique cortomaltèse et cetera, mais avec une forte dimension là de de création euh alors que parfois on a vraiment du bas de gamme mais ça fonctionne très bien. Donc est-ce que vous avez vous-même été initié par une société secrète ? Ah ah vous pouvez pas nous le dire peut-être.
C'est ça. Je termine la conclusion en disant que on devient soi-même un peu comment dire en en en travaillant sur ces sujets là, notre vision du monde, le risque d'être il y a une forme d'addiction quand même he au secret, à la lecture secrète des des choses. Merci beaucoup Pierre Borè d'être passé ce soir par 28 minutes et ce n'était pas un secret en plus.
Walidia, vous êtes donc en tourné actuellement dans toute la France avec votre spectacle 1 heure à tuer et vous savez que vous avez un point commun avec 28 minutes figurez-vous. Ah ben je veux bien savoir lequel. Et oui parce que votre spectacle s'appelle 1 heure à tuer, il dure 2h ou 28 minutes ça dure plus de 40 minutes.
On est donc des grands menteurs. Voilà. Et est-ce que de temps en temps, on peut vous le reprocher ça vous dites ça dure votre spectacle c'est 1 heure à tuer en fait c'est près de Ouais ouais.
Il y en a qui ont des frais de babysitter derrière qui disent "Tu aurais pu quand même prévenir que ça faisait le double mais bon en général si ça se passe bien c'est mieux quand c'est quand c'est un peu plus long." Ouais. Alors commencez votre spectacle par cette question.
Israël ou Palestine c'est pour mettre une bonne ambiance tout de suite ? Ouais, c'est pour montrer qu'il y a pas de sujet interdit, que partir du moment où où on reste dans des valeurs humaines, on peut parler de tout. Ouais.
Et moi, c'est vraiment mon combat parce que aujourd'hui, on sent que l'humour est est est sclérosé à tous les niveaux. Je vais pas refaire l'histoire de France Interne, mais mais voilà, on on on met beaucoup de responsabilité sur l'humour et alors qu'on devrait en mettre beaucoup plus sur certains propos politiques ou ou médiatiques. Et en fait, je je milite pour le droit d'expression des humoristes où on a le droit d'aller sur tous les terrains qui nous qui nous chantent quoi.
Vous parlez en effet de tous les phénomènes de société et d'actualité comme on va le regarder avec un extrait du spectacle et notamment sur le féminisme. Non mais en plus c'est quand même on est là, on rigole mais c'est une technique bien rodée. Leur but, c'est de faire passer le féminisme pour un danger.
He c'est dangereux quand le féminisme concrètement c'est parce que le féminisme c'est des idées, c'est des manifes, c'est des livres. Bon allez, au pire tu te coupes un doigt quand tu tournes une page mais je veux dire ça va. Il y a pas de grande violence liée au féminisme, tu vois.
Après après mitou, il y a pas eu la grande nuit des Maricides, il y a pas eu le massacre de la Saint-Barté lesébites, on est bien. Vous avez été chroniqueur sur France Inter, vous travaillez également pour Media Part. Est-ce que ça fait de vous un humoriste de gauche ?
J'en sais rien. Moi, souvent, je m'attache à des valeurs. Je m'attache pas à un côté de l'hémicycle en fait.
Si si euh si quelqu'un est dans une valeur de partage, de respect de l'autre et et de tolérance et d'équité sociale, bah s'il se trouve que c'est ça la gauche, ça veut dire que ça dit quand même un problème des autres. Donc donc voilà, moi c'est c'est les valeurs qui m'intéressent, c'est pas l'étiquette politique. Et ça existe vraiment humour de droite ou humour de gauche ou seulement la vanne est bonne ou elle est pas bonne ?
Je sais pas si on peut qualifier ça. Je pense que c'est encore une fois c'est plus une question de positionnement. Est-ce que c'est de l'humour d'humiliation ?
Est-ce que c'est de l'humour de domination ? Est-ce que c'est de l'humour justement de lutte contre ça ? C'est plus ça que qu'un qu'un clivage politique parce que il y a des gens euh qui se définissent comme de droite qui viennent me voir et qui en fait sont d'accord avec moi.
Je dis alors peut tu peut-être pas de droite. Alors moi il y a une chose que je trouve assez étonnante chez vous et ce qui vous définit aussi véritablement bien Walidia, c'est votre guille euh quoi qu'on en dise. Euh voilà, c'est vrai que vous avez une guaille et on en parlait tout à l'heure dans votre portrait, il y a Oiar.
Est-ce que ça de de temps en temps devant le miroir vous récitez des dialogues d'Odar ? Je les récite pas mais je les je les regarde beaucoup, je les lis, je les admire. Euh je trouve que c'est vraiment un beau cadeau à la langue française qui a été inventé avec ce type de dialogue là.
Évidemment, Audiar c'est le phare de de ça, mais c'est tellement spécifique au français, je trouve que c'est la gymnastique de cerveau la plus intéressante qu'on a avec notre langue et et j'ai pas l'impression que ça existe ailleurs. Donc c'est un privilège en fait d'avoir ça, d'avoir d'avoir 115 mots pour dire la même chose et d'avoir des fois des mots qu'ils ne veulent rien dire et arriver à les coller dedans quand même. Et et et voilà.
Moi c'est je trouve que notre langue elle est elle est fantastique pour ça et je j'adore faire ça. Merci Walidia. À les suite de notre séance de rattrapage des meilleurs moments de l'émission et place au débat avec cette question qui prend source dans un paradoxe.
L'avion est parfois moins cher que le train. Alors faut-il faire payer davantage l'aérien ? Et pour entamer les échanges, on retrouve Mario Lourd. de pourcentages pour le prix d'un Jean-Mthie qui illustre donc cette différence de tarif entre le train et l'avion.
Alors le premier pourcentage c'est 40 % le rail est 40 % moins cher que l'aérien quand il n'y a pas de correspondance donc quand il y a une liaison directe entre deux villes. En revanche, dès qu'il y a une escale, une une correspondance, et bien le rail devient 10 % plus cher que l'avion. Alors, j'ajoute que voler est deux fois et demi moins cher quand on rejoint une destination euh européenne.
Vous qui appartenez à une des organisations qui ont publié, qui ont coordonné ce rapport, euh Alexis Chayou, euh comment vous en êtes arrivé à ce résultat en fait ? Oui, alors peut-être une petite précision. On a regardé le prix le moins cher euh sur une journée en train et en avion.
Donc c'est pas une comparaison des prix moyens, c'est une comparaison du prix le moins cher dans la journée parce que c'est finalement on s'est mis dans la peau d'un usager d'un d'un personne qui veut se déplacer et c'est ce qu'on va regarder. Mais c'est pas que les prix affichés parce que parfois l'avion il y a des choses qui se rajoutent au fur et à mesure quand on achète un billet. Oui, l'avion low cost en particulier.
Les Wigo aussi que vous connaissez peut-être où vous avez des prises en option, des bagages en option. Exactement. Donc là, on a pris le prix brut le plus bas vraiment pour comparer le le prix d'entrée.
Et vous l'avez dit, le donc sur la les liaisons internes, finalement, c'est plutôt une bonne nouvelle puisque le train est moins cher que l'avion. En revanche et vous l'avez dit aussi sur la Lia européenne, là on a un fossé qui sépare les deux modes de transport puisque sur un Paris Rome par exemple, vous allez avoir des prix d'entrée en moyenne à 70 € pour un billet d'avion et 210 € pour un billet de train. Là, il y a un problème de signal prix.
C'estàdire que si on veut que les Français choisissent le train parce que c'est beaucoup moins polluant, vous l'avez rappelé, il va falloir agir sur ce signal prix. Oui, c'est ça. Mais c'est ça qui est assez étonnant parce qu'on le voit Jean-Baptiste chez Barry, il y a Greenpeace donc a trouvé un billet d'avion entre Marseille et Londres et un un billet d'avion pour 15 € quand le billet de train le moins cher coûtait 188 € le même jour.
C'est quand même incroyable de voir une telle différence. Ouais. Mais pour revenir un petit peu sur le le débat et pour rebondir ce que disait Alexis Chayou, je pense que il y a très peu de moments où le train est très en tout cas le TGV est très facilement concurrent avec l'avion.
Alors ça c'est un cas un peu particulier parce que l'Eurostar est particulièrement cher et on y reviendra. L'Eurostar est aussi en monopole sur ces lignes. Euh mais en vérité à chaque fois que le train LTGV a été en concurrence avec l'avion, le train a gagné.
Je prends deux exemples. Le Paris Bordeaux ouvert en 2018, en 6 mois, vous avez quasiment toute la clientèle, quelques exceptions prêts, qui voyageaient sur l'avion et qui finalement a pris le train 2h04, un service extraordinaire. Bref, le train a gagné.
Pareil sur le Paris-Srasbourg. Donc à environ à 2h 2h30 de de trajet, le train, le TGV notamment gagne toujours face à l'avion. Alors Geno, on voit bien qu'il y a des points de vue qui peuvent être différents, mais quelle est la perception des Français ?
Ils ont l'impression que le train ou l'avion est plus cher. Alors, peut-être d'abord savoir de qui on parle. Chaque année, il y a environ 2/33 des Français qui partent en vacances. 65 % des Français qui partent en vacances pour les petites vacances, pour les grandes vacances.
Parmi euh ceux qui partent en vacances, il y en a 85 % qui partent en France. Et parmi eux, en fait, la majeure partie utilise pareil à pour h vacanciers sur 10 la voiture. En fait, c'est la voiture.
Voilà. Après, c'est à part égal entre le le train et l'avion. C'estàd 25 26 % utilisent le train et l'avion.
Mais au total, ça veut dire qu'aujourd'hui en fait en France, il y a 19 % un français sur 5 qui emprête l'avion emprunte l'avion chaque année. Un français sur 5, on peut dire déjà beaucoup. Enfin, c'est voilà et et en moyenne c'est pour deux trajets aller-retour par an.
Donc déjà, ça permet de voir qu'on parle pas de tous les Français, je pense. Après, pourquoi est-ce que on prend l'avion ? Ceux qui prennent l'avion le prennent d'abord parce que alors il y a deux contraintes temps dans nos vies, hein.
Il y a il y a deux contraintes dans nos vies. La contrainte temps et la contrainte prix. La première raison, c'est parce que c'est plus pratique, c'est plus rapide.
La deuxième raison, c'est parce que on se rend dans une destination qui n'est pas accessible autrement. Et la troisième raison, c'est la raison du prix parce que c'est plus avantageux. Ça veut dire que aujourd'hui la tendance globale, c'est que sur le territoire hexagonal, on prend moins l'avion pour se déplacer.
Donc il faut s'en féliciter. Les bonnes nouvelles écologiques sont suffisamment rares, il faut le dire. En revanche, le secteur aérien, le trafic aérien explose à l'échelle européenne.
Mais pourquoi à l'intérieur il il finalement il n'explose plus ? C'est parce que en effet l'offre ferroviaire est plaisante et suffisante peut-être pour les Français ou alors c'est que il y a une conscience écologique qui se met en place et ils se disent et ben l'avion pour un petit trajet je le prends pas. Je pense pour tout mon général mais d'abord parce qu'on a la géographie qu'on a c'està-dire qu'on a un pays qui est hyper centralisé avec en gros Paris et son étoile et quand même un réseau qui est très développé qui notamment beaucoup développé les trains à grande vitesse et donc pour des raisons de contrainte de temps et de prix dès lors que vous avez un TGV qui remplit son office et qui fait effectivement du point à point qui permet de là aussi de la productivité dans le train, évidemment il trouve son son public.
Moi, moi je pense que d'une manière générale, enfin, on a parlé un peu de complémentarité, on a vu ce que polétiquement ça a fait d'essayer de d'opposer des modes. Rappelez-vous, euh il était très bonton pendant des années d'être contre le nucléaire et pour l'éolien et le et le soleil, on voit bien que ça affaiblit finalement le fait de comme ça de pas agir en complémentarité, de monter les modes les uns contre les autres alors que dans les faits, les Français font ce qu'ils font. Dans les faits, il y a quand même par rapport au nucléaire et l'autre, c'està dire que là, l'avion pollue, le train non.
Euh ouais. Alors, c'est un peu plus complexe que ça. Euh et c'est là où vraiment il faut raisonner décarbonation et capacité à faire des choses au lieu d'avoir des discours moraux.
Le seul secteur industriel au monde sur lequel la France a une capacité de décarboner de façon industrielle, c'est l'aviation. On maîtrise les moteurs, on maîtrise toute la filière. C'est vraiment pour le coup.
Ce qui est ce qui est sûr, c'est que la conscience écologique quand même est de plus en plus forte dans la société, notamment dans les chez les nouvelles générations. Comment ils voyage les jeunes aujourd'hui et quels sont leurs critères de sélection quand ils partent et qu'ils se disent "Bon, est-ce que je vais prendre plutôt le train ou l'avion Hm. Alors euh justement ce qui est intéressant parmi les les 19 % donc de Français qui prennent l'avion euh chaque année, en fait, on retrouve enfin surreprésenté deux populations, c'est-à-dire les les catégories sociop-professionnelles supérieures et les plus jeunes.
Euh les plus jeunes voyagent beaucoup et aspirent à voyager beaucoup, aspirent à avoir de l'expérience. D'ailleurs, on dit voilà, les voyages forment la jeunesse et ça continue d'être d'être vraiment le le cas. Et on trouve en fait chez les plus jeunes les écarts les plus euh les plus marqués.
Euh c'est-à-dire qu'il va y avoir effectivement des jeunes qui ne voyagent plus du tout en avion, qui ont vraiment décidé de ne plus du tout voyager en avion. D'ailleurs, il y a aujourd'hui un euh touriste français sur 10 qui décide de ne plus prendre l'avion et plus encore les plus jeunes. Et en même temps, les plus jeunes sont aussi ceux qui prennent le plus l'avion pour des petits voyages, par exemple des petits voyages en weekend parce que c'est souvent aussi ils possèdent pas de voiture, ils ont ils sont aussi des des contraintes de temps.
Donc on retrouve en fait les deux extrêmes chez chez les plus jeunes qu'on retrouve dans la société de manière générale mais encore plus marqué. Bon, Alexis Chayotou, du coup, c'est réglé. Ça veut dire que dans quelques années, finalement plus personne ne prendra l'avion et tout le monde prendra le train.
C'est ça, non ? Malheureusement non. Parce qu'on voit qu'il y a quand même une contradiction et et le signal prix dont on parle depuis le début de cette émission, il contribue.
Euh parler du nucléaire, en fait, il y a un problème, c'est comme si ça coûtait moins cher de acheter une nouvelle machine à laver que de la réparer. Ben forcément, vous vous allez aller sur un nouvel achat. Or, ce serait plus écologique de réparer votre machine à laver.
Là, c'est pareil en fait, c'est pas une question morale, c'est une question financière. Paris Rome 70 € Paris Rome 210 €. Moi moi le choix est fait.
Ouais. Alors Julia avec vous on va voir que bientôt alors ça c'est très concret hein les bagages cabines pourraient coûter d'ailleurs moins cher au passagers. Ouais.
Pourquoi ? parce que les grandes compagnies aériennes européennes ont décidé de se mettre d'accord sur une taille commune pour vous savez ce petit bagage à main qu'on emporte gratuitement et qu'on place sous le siège devant soi en cabine. L'association Airlines for Europe qui représente ces grandes compagnies aériennes a fixé les dimensions à 40 cm de hauteur, 30 cm de largeur et 15 cm de profondeur.
Alors, quel est l'objectif ? Et bien c'est d'harmoniser les pratiques. C'est le Parlement européen qui a mis la pression sur ses compagnies aériennes car jusqu'à présent c'est un peu le Pha Wouest dans les aéroports quand vient le moment d'enregistrer les valises car chaque compagnie applique ses propres règles.
Vous l'avez peut-être déjà vécu ça Jean-Mhie. Si votre bagage cabine a le malheur de dépasser de quelques centimètres certaines compagnies notamment les compagnies locaux surfacturent selon UFC que choisir ça peut monter jusqu'à 280 € en plus c'est pas rien. Une pratique jugée abusive à tel point que l'Espagne a infligé des amendes record de 179 millions d'euros à des compagnies aériennes.
Alors ce nouvel accord, il sera appliqué d'ici la fin de l'été. C'est donc plutôt une bonne nouvelle, on pense pour les voyageurs. Jean-Baptiste Jarry, mais est-ce que ça va pas pousser les gens notamment à plus prendre l'avion ?
Bon, il y a eu deux choses que l'aviation a inventé et qui ont été repris par le ferroviaire. Il y a la tarification dynamique, ce qu'on appelle le management, ça a été beaucoup repris notamment par les SNCF en France et du bien général. Donc c'est vraiment répondre princip à mesure que il y a moins de place dans ce qui permet aussi de faire des petits prix et donc des prix d'appel mais c'est vraiment aujourd'hui une pratique qui est adoptée par tous les les opérateurs de transport et puis a le fait de standardiser alors par contrainte dans l'avion de standardiser notamment les les bagages et c'est vrai que l'aviation l'industrie de l'aviation a pendant très longtemps essayé de découpler les tarifs grosso modo vous achetez un siège et autour du siège vous achetez des services plus de cabines plus de place pour les jambes et c'est vrai que ça le fait d'être dérégulé d'avoir des opérateurs lowcost qui deviennent très forts et assez dominants sur des trajets courts et le fait que les passagers ne veulent pas payer le bagage en sout, ça a amené effectivement ce wouest.
Là, je pense que pour le coup, du point de vue du consommateur sur raisonne comme ça, d'abord, je crois pas que ce soit très particulièrement inductif pour le trafic. Je pense que par contre, ça va résoudre beaucoup de problèmes à la fois dans les files d'attente et de problèmes très pratiques à bord des avions. Je tout ça d'un bon œil.
Alexis Chaillou, est-ce que justement là on n'est pas au cœur du du problème ? C'est dire en gros c'est est-ce que nos engagements climatiques résistent à et bien cette politique pour un meilleur pouvoir d'achat ? Bah en tout cas, le business model du low cost qui vise à à baisser les coûts au maximum, à séparer le siège et les autres options, ajouter à ça la tarification dynamique.
Donc donc par exemple B 6 GBARI fait que vous allez avoir des billets d'avion à 15 €. D'accord ? Donc Paris Prague, euh Paris euh Lisbon prix d'appel 15 € et c'est pas des cas isolés.
C'est-à-dire que nous on a regardé euh donc au niveau européen sur 21 liaisons la moitié enfin la moitié non 1/3 on a trouvé des billets à 15 €. Donc là c'est un pas le prix que vous payez hein, c'est le prix qui était affiché avant. C'est le prix qui est affiché, vous pouvez payer que 15 €.
Après, il y a souvent des options qui rajoutent. C'est 30 % pour Ryaner qu'on rajoute en général, mais ça reste extrêmement bas. Et là, ça a un effet inductif, c'est même le business model des locaust, c'est-à-dire de vous pousser à faire un voyage que peut-être vous n'aviez même pas prévu à ce prix-là.
Vous avez des systèmes comme Google Flights, où vous pouvez dire "Je pars de telle ville à telle date et il vous propose le moins cher." Voilà. Et ça, c'est complètement contraire euh à nos engagements climatiques, contraire à nos objectifs climatiques et c'est absolument pas une fatalité.
Ça veut dire que s'il y avait une fiscalité plus juste sur l'aérien, on aurait pas des billets à 15 € et on aurait de l'argent pour pouvoir baisser le train. Alors, pour rendre le train plus attractif, les associations environnementales comme la vôtre proposent de mettre fin aux exonérations fiscales qui existent dans l'aérien. Par exemple, il y a pas de taxe sur le le kérosène et il y a une TVA sur les billets qui s'élève à 10 % au lieu de 20 sur les billets internationaux.
Jean-Baptiste Jbari, on se demande au fond, c'est vrai pourquoi le secteur aérien n'est pas traité fiscalement pareil que le ferroviaire par exemple. Mais mais on peut faire l'exercice hein, il y a un problème d'ordre de grandeur. Si vous faites l'exercice euh factuel sur la France de regarder combien d'État subventionne les deux secteurs, je je l'ai dit un peu tout à l'heure, on subventionne en moyenne par an 10 à 12 milliards le secteur ferroviaire et pour des très bonnes raisons et un très grand réseau, on prend simplement les travaux de régénération par an, c'est 3 milliards.
Euh et donc de fait vous ne vous n'arriverez pas à compresser ces coûts-là. On a un réseau de 27000 km, il y a des coûts et ils sont importants et tant mieux. C'est aussi l'action publique.
Si vous prenez le secteur de l'aérien, en gros, vous prenez absolument tous les mesures fiscales, toutes les mesures fiscales, c'est 600 millions par an. Si vous rajoutez, allez, admettons que la taxe kérosène au max en France, c'est vraiment le max du max, ça fasse 3 milliards d'euros, vous arrivez à un secteur de l'aérien qui serait financé en taxant au max de ce qu'on peut taxer de 3 milliards d'euros. Donc 3 milliards pour l'aérien taxer, possiblement 12 milliards pour le ferroviaire.
De toute façon, il y a euh c'est une illusion de continuer ces départ fiscaux parce qu'en terme d'or de grandeur, vous n'y arriverez jamais. Et là où moi je comprends pas du tout cette écologie de la conflictualité, c'est que quand vous faites ça, par définition, le transport aérien est en global, vous abîmez qui ? Vous abîmez les acteurs du transport aérien français.
Et ça, c'est une réalité tangible. L'effet récessif, c'est sur les boîtes françaises, les emplois qualifiés français. Et par définition, je suis en total désaccord avec que je respecte beaucoup par ailleurs.
Mais d'abord un, le marché européen, il n'est pas du tout en croissance explosive. Il y a des il y a des secteurs en Indonésie, oui. En Inde, oui.
En Chine, oui. Pas en Europe. Euh on retrouve à au niveau de 2019.
À force d'avoir une approche très morale des choses et à ne pas se soucier de ce que veulent les gens, vous finissez d'abord un à être en contradiction à ce que avec ce que font les gens. Deuxiement, vous abîmez votre tissu productif ici et ça c'est une aberration politique. Alexis justement sur encore une fois, il y a rien de moral.
C'est vraiment les les émissions de CO2 euh elles sont physiques donc elles sont pas morales. Euh elles sont dans l'atmosphère sur cette taxation finalement qui serait bah pas aussi rentable et qui nous rapporterait pas autant que ça. On a absolument pas les mêmes ordres de grandeur.
Donc je sais pas si on peut développer là mais par exemple nous on a estimé qu'une taxe sur le IFC qui a qui a un ST tank a développé que c'est 6 milliards d'euros par an auquel on pourrait ajouter 3 milliards de TVA s'il y avait un taux normal. Je précise juste que la TVA sur les vols internationaux est pas à 10 % mais à 0 %. h c'est vous avez quand même une invité, vous partez en voiture, en vacances, vous payez une taxe de carburant, vous partez en avion.
Non, vous partez, vous allez acheter un vélo, vous payez 20 % de TVA, vous partez en avion 0 %. Il y a quand même une injustice. Et juste une précision par rapport à ce qui a été dit, les autres gros hub aéroportuaires, donc les principaux aéroports en Europe que sont Londres, Amsterdam, Francfort ont des taxes bien plus élevées que la France.
Donc il y a absolument pas de risque en se comparant avec des aéroports comparables de fuite de personnes qui restent dans d'autres pays. Donc on a largement la capacité pour augmenter la fiscalité aérienne et c'est pas pour l'augmenter en soi, c'est pour pouvoir baisser le prix des billets de train avec ça. On nous parle de déficit budgétaire, on nous dit il y a pas assez d'argent et on a un secteur polluant qui ne paye pas autant de taxe qu'il devrait.
Donc là il y a il y a une partie de la réponse. Le père Lachaise a-t-il bâti sa renommée sur un mensonge ? La question vous paraît farfelue et pourtant dans les années 1780 au cœur de Paris le cimetière des innocents suffoque sous le poids des morts.
Les corps s'entassent depuis des siècles dans ce petit enclos du quartier des Halles. Un jour l'impensable se produit. Le mur d'une cave voisine s'effondre, déversant une marée macabre de cadavres en décomposition.
L'odeur est insoutenable. Des miasmes putrides envahissent les rues adjacentes. Des riverins terrifiés alertent les autorités.
À cette époque, les médecins sont convaincus que ces exhalaisons transportent des maladies. Le lieutenant de police Lenoir ne peut plus détourner le regard. En 1786, il prend une décision radicale, vider entièrement le cimetière et transférer les ossements dans d'anciennes carrières.
Pendant deux longues années, un balai funèbre se joue dans les rues de Paris. Chaque nuit, des charrettes bâchées traversent la capitale en direction des futurs catacombes. Des prêtres les escortent, psalmodiant l'office des morts tandis que les Parisiens se barricadent chez eux terrifiés par ce cortège d'outreet tombe.
Traumatisé par ces scènes d'horreur, les autorités décident aussi de créer de nouveaux cimetières, mais loin du centre-ville cette fois. C'est ainsi qu'en 1804, le préfet de la scène achète un vaste domaine à l'est de Paris. Le père Lachaise est né.
Pour attirer les Parisiens réticents à l'idée d'être enterrés si loin du centre, une stratégie ingénieuse est mise en place. On décide de transférer les restes de personnages illustres comme Molière et la Fontaine. Mais voilà le hic.
Après un siècle sous terre, retrouver les ossements relèvent de l'impossible. Qu'importe, on prélève quelques eaux anonymes, on les place dans de somptueux monuments et le tour est joué. La stratégie fonctionne.
Les riches familles parisiennes s'arrachent désormais les concessions perpétuelles pour reposer près de ces célébrités, même si les tombes en question sont probablement vides. Voilà, vous dîner moins bête. À vous Théophile Cosa et Marjadelson.
Théophile, on commence avec vous. Ah, c'était il y a un an et oui, l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris, ça nous manque pas presque en fait beaucoup, autant le dire. Et en parlant de Jodt, on se projette déjà dans les prochains.
On vient de l'apprendre. Le Qatar d'ailleurs est candidat pour les accueillir en 2036. L'occasion de se demander Théophile les candidatures des au JIO, comment ça marche ?
Oui, je sais 2036 c'est loin. Avant il y aura en 2028 Los Angeles, en 2032 Brisban en Australie mais on se projette déjà. On regarde déjà après.
Bah oui, parce que pour le pays qui recevra les jeux, évidemment, il faut anticiper, construire. Rendez-vous compte hein, en 2024, Paris a reçu 11 millions de visiteurs. C'est c'est énorme.
La procédure d'attribution se joue donc très en amont, mené par le CEO, le Comité international olympique. Vous savez hein, c'est l'organisation qui décide tout. C'est le garant le le gardien des JO composé d'une centaine de membres actifs cooptés de toutes les nationalités ou presque pour beaucoup d'anciens champions comme Tonier Stanget.
Ils ont la lourde tâche de voter pour désigner les pays hautes. À noter qu'un membre du CEO ne peut pas bien sûr voter si l'élection concerne son pays. Et ça se passe comment alors cette candidature, cette procédure pardon pour candidater ?
Alors, elle a changé avec l'attribution des jeux à Brisbane. Fini le temps où les pays devaient candidater, vous savez, 10 ans en avance et faire une longue campagne jusqu'au vote. Le cadre désormais, c'est ce qu'on appelle le dialogue continu.
Grosso modo, plus de dossiers de candidature classique où les pays doivent cocher des cases. Le CO leur fait directement des retours personnalisés. Ça permet de laisser sa chance à tout le monde.
Et l'autre nouveauté, c'est la confidentialité des discussions. Maintenant, les candidats n'ont plus à se à se faire connaître publiquement. jusqu'à la phase finale des votes.
Ah oui, mais pourtant là, le Qatar a annoncé qu'il était candidat. Ouais, c'est vrai. Il a fait le choix de ne pas avancer masquer.
Vous savez pour le Qatar, le sport c'est un enjeu majeur d'influence. Son émir est propriétaire du PSG. Ils ont organisé la coupe du monde de foot en 2022.
Les championnats du monde de natation et de handball également. Il est le Qatar était déjà candidat pour les JO de 2032. Bref, le Qatar la sû, il est prêt et il n'est pas le seul dans les starting blocs.
L'Inde, la Corée du Sud, euh la Turquie, la Hongrie et l'Afrique du Sud avancent aussi à visage découvert. Et selon l'ex-président du CEO, il y aurait encore d'autres candidats. Alors, est-ce que le Qatar peut l'avoir ?
La grande question pour le savoir. Patience, on ne connaît pas encore la date du vote mais traditionnellement vous savez il y a une alternance des continents. En Europe, c'était enfin voilà, c'est en 2024, c'était en Europe.
En 2028, ce sera en Amérique, en Occanie, en en 2032. L'Asie a donc toutes ses chances. Mais attention, l'Afrique n'a jamais accueilli les Jeux Olympiques.
Et tiens, la nouvelle présidente du CO et Zimbabwen, je dis ça, je dis rien moi. La rue sont tenu en tout cas pour 2036. Margerie avec vous.
On va parler d'un sondage qui vient de paraître et c'est assez incroyable parce que les Français apparemment ont l'habitude de mentir sur leurs vacances. Oui. Alors vous et nous Jean-Mthie on n'est pas concerné hein car difficile de cacher quand même qu'on est ici tous les soirs.
On est juste à Sainttropé mais bon. Oui voilà c'est ça c'est la plage là. En revanche plus d'un français sur deux a déjà menti sur ses vacances.
Et oui, c'est vrai que c'est pas toujours facile d'assumer he qu'on a passé 3 semaines à supporter sa belle-mère quand à côté votre voisin de bureau lui revient doré comme une crêpe de son voyage en Grèce. D'ailleurs, parmi les mensonges les plus fréquents, est-ce que vous savez ce qu'on retrouve ? Non.
Ben alors, le soleil, non, je sais pas. Ouais. Oui.
Mais du coup, d'abord la destination et ensuite la durée des vacances. Bien sûr. Alors, quand on demande aux Français où est-ce qu'ils iraient, s'il pouvaient partir, n'importe où, vous avez raison Jean-Mthieu, un sur choisit une plage paradisiaque et un sur 5 une croisière dans le monde.
Bon, ça c'est pour les rêves, sauf que la réalité, elle est bien différente, notamment à cause d'un élément perturbateur qu'on appelle l'inflation. Près d'un français sur deux affirment ainsi qu'à l'impacte leur été. D'ailleurs, cette année, 40 % des Français ne partent pas en vacances et parmi ceux qui partent, et bien 40 % ont carrément dû avoir recours à un crédit pour justement supporter cette pause estivale.
Mais alors, pourquoi mentir en fait sur ces vacances ? Et bien en fait, pour sauver les apparences, hein, parce qu'en France, on le sait, depuis l'instauration des congés payés en 1936, les vacances font vraiment partie de notre culture et puis aussi, il faut dire qu'il y a une pression sociale. Nos vaances comme tout objet de consommation et bien elles disent quelque chose de nous.
Si par exemple moi je vous dis que je pars faire une randonnée nudiste ou que je vous dis je pars chez mes parents ou encore dans un hôtel 5 étoil à l'autre bout du monde et bien ça ne raconte pas la même chose de moi. Or les vacances pour certains et ben elles sont devenues justement une manière de se raconter à travers des récits de voyage. Voilà.
Et on imagine que les réseaux sociaux ne doivent pas arranger la chose he non ils aggravent même la situation mais c'est pas le cas uniquement en France hein. Aux États-Unis par exemple il existe même des start-ups qui créent pour vous des fausses vacances. Alors, ça s'appelle Fake Vacation qu'on pourrait traduire par simul tes vacances.
Et alors là, ils ont vraiment tout prévu. Alors, vous choisissez d'abord où vous voulez aller, hein, si c'est les Bahamas ou je sais pas moi New York et il se charge de faire le montage pour vous. D'ailleurs, le slogan, il est très clair, c'est "Rendez vos amis envieux".
Alors, là où ça devient complètement fou, c'est que certaines start-up louent carrément des décors qui s'adaptent à vos envies. par exemple des faux jets privés mais là c'est pour des budgets plus conséquents de type influenceur. En revanche avec Lia et bien les mensonges ils sont comment ?
Ils sont gratuits. Beaucoup de personnes à vous retoucher quand même régulièrement leurs photos et sans que ça leur coûte de l'argent seulement du temps et c'est vrai que c'est quand même très chronophage. Au final en revient donc à travailler pour montrer qu'on est en vacances et ça c'est quand même un comble.
Et oui, vous avez raison. Merci beaucoup Margerie. Merci Victor Dequivert de nous rendre tous les soirs moins bête.
Merci à vous de nous avoir suivi. Et pour rebondir sur la chronique de Théophile Cossa, on se quitte en musique avec un hymne qui nous renvoie à l'an passer oui en longtemps et une certaine géostalgie aller demain. C'est avec Benjamin Sportouche que vous avez rendez-vous pour le club de 28 minutes bien sûr moi je vous retrouve lundi.
Tchus. [Musique]
Dominique Theophile