L'édito de Thomas Bonnet : «Emmanuel Macron : guerre, poèmes et soldat de plomb»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va revenir avec vous Thomas sur cette prise de parole du chef de l'État locution de 7 8 minutes hier soir à 20h pour expliquer aux français la situation au Moyen-Orient et l'impact pour notre pays. Thomas, vous revenez ce matin sur cet exercice évidemment un exercice de communication avant tout. Oui.
Alors, indéblement, il y a un intérêt des Français pour ce qu'il se passe au Moyen-Orient, une inquiétude certaine sur les conséquences d'un tel conflit pour notre quotidien. Et c'est d'ailleurs cette inquiétude qui a poussé l'Élysée à organiser cette allocution hier. Quand on a appris que le président de la République allait parler aux Français à 20h, ça nous a plongé 6 ans en arrière au début de la pandémie de Covid.
Il y a 6 ans, presque jour pour jour, Emmanuel Macron nous martelait le désormais célèbre Nous sommes en guerre. Désormais, c'est d'une vraie guerre dont on parle et pas d'un virus, mais cette fois, on ne sait pas vraiment si nous en sommes. Le chef de l'État a soufflé le chaud et le froid dans une nouvelle déclinaison du En même temps entre condamnation de l'offensive israélo-américaine qu'il estime contraire au droit international et satisfaction de la mort d'Allienei.
Quant à l'implication de la France, elle reste assez vague. Nos forces armées sont mobilisées pour protéger nos intérêts dans la région ainsi que nos partenaires. À cet égard, le porte-avion Charles de Gaulle fait route vers la Méditerranée où disons-le, il sera bien plus utile qu'en mer Baltique.
Pas de grande annonce donc ce qui veut dire que vous avez davantage retenu la forme de cette prise de parole. Oui, à mesure que la locution avançait, son intérêt se réduisait puisqu'on a vite compris qu'il n'y aurait pas de déclaration fracassante. Dès lors, mes yeux se sont baladés sur la mise en scène offerte par l'Élysée.
C'est donc assis à son bureau qu'Emmanuel Macron a décidé de parler au Français comme pour donner l'image que la locution avait été enregistrée aux débautés entre deux coups de fil et qu'il nous accordait l'honneur d'une courte pause dans une journée bien remplie. Ensuite, le décor était assez chargé et soigneusement misise en scène. Au premier plan, vous le voyez, un soldat de plomb de l'armée napoléonienne trône fièrement en position de tir.
Le message est clair, même s'il interroge. Les mauvais esprits diront que ça donne un côté enfantin qui joue à la guerre. D'autres pointeront les contradictions autour de la célébration de Napoléon, personnage oublié dans certains grands événements comme par exemple la cérémonie d'ouverture des Jo.
L'autre objet placé en évidence sur le bureau présidentiel, c'est ce livre de Pablo Neroua, prix Nobel de littérature. L'auteur chen fut aussi une figure du communisme sud-américain. C'est ça aussi le en même temps faire coexister l'héritage de Napoléon et du communisme sur le même bureau.
En tout cas, puisque Emmanuel Macron lit Pablo Neroua, citons-le. Voici un extrait d'Elog général, un de ses plus célèbres poèmes. Je ne suis rien venu résoudre.
Je suis venu ici chanter. Je suis venu afin que tu chantes avec moi. Et bien, je sais pas pour vous, mais moi je vois en ces quatre vers un bon résumé de la prise de parole du président de la République hier.
Emmanuel Macron ne peut rien résoudre, mais il veut plus que jamais occuper l'espace, parler, j'allais dire presque chanter et ainsi fédérer les Français autour de sa personne. C'est le retour de l'effet drapeau mais cette fois avec une petite touche de poésie. Ah.
Emmanuel Macron