L'interview de Xavier Bertrand en intégralité
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Bonsoir, Xavier Bertrand. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans C'est pas tous les jours dimanche, président les Républicains de la région des Hauts-de-France. C'est la première fois que vous prenez à la parole à la télévision depuis ce 23 décembre, jour où vous avez failli devenir ministre de la Justice de François Bayrou. C'était sans compter le refus du Rassemblement National. On reviendra sur cet épisode dans un instant, mais l'actualité c'est d'abord la semaine décisive qui s'ouvre. François Bayrou qui va demain engager la responsabilité de son gouvernement sur le budget de l'État. Il était temps ?
C'est pas un scoop qu'il utilise le 49-3, qu'il engage la responsabilité. Vous savez, depuis les élections législatives, on sait qu'il n'y a pas une majorité qui est capable de voter pour un budget. Et qu'est-ce qui est important, c'est qu'il n'y ait pas une majorité qui vote contre. Parce que le pays a besoin d'un budget, le pays a besoin de stabilité. Et je pense, j'espère, qu'il y aura quand même l'esprit de responsabilité qui va souffler chez les parlementaires, parce que c'est à l'Assemblée Nationale que ça va se jouer et qu'on aura le vote du budget. Alors, honnêtement, ce budget, on ne peut pas dire qu'il soit formidable. C'est le moins qu'on puisse dire.
Mais en attendant, il nous faut un budget.
Il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout. C'est ce que vous dites ?
Écoutez, même si chacun aurait pu avoir son avis, comment on le construit différemment, oui, au moment où je vous parle, il faut un budget. Ce qu'il faut bien comprendre, j'entendais dans le débat qui précédait, c'est qu'aujourd'hui, on a un pays qui est au ralenti et qui est guetté en plus par l'immobilisme. Ce n'est plus le ralenti, c'est l'immobilisme. Or, l'immobilisme, c'est synonyme du déclin. On ne peut pas se permettre ça. Et donc, aujourd'hui, tout le monde attend. Regardez, moi, à la région des Hauts-de-France, je n'ai toujours pas voté mon budget.
Il sera voté fin mars, parce qu'en attendant, je ne sais pas exactement quelles seront les dotations que l'État va accorder aux collectivités et comment je dois construire mon budget. Mais ce n'est pas moi le sujet. C'est les associations, les mairies qui attendent pour investir et aussi nombre de particuliers qui se demandent
si je vais être à leur côté ou pas. On va rentrer dans le détail dans un instant de ce budget, Xavier Bertrand, mais juste avant, sur le plan politique, vous voyez bien qu'il y a cette interrogation, vue tout à l'heure, de savoir si les socialistes vont voter ou non la censure mercredi, de savoir ce que va faire le Rassemblement national. Et là, je pense à ceux qui nous regardent, qui se disent pourquoi François Bayrou y réussirait là où Michel Barnier a échoué. Est-ce qu'il y a un risque pour vous que François Bayrou soit censuré et que le gouvernement tombe ?
Écoutez, les partis qui hésitent, qui nous disent qu'ils réfléchissent, que c'est sur la table, que ça peut changer ou autre, et qu'ils écoutent les Français. Les Français, de toute façon, ils s'expriment assez clairement ces temps-ci dans les enquêtes d'opinion. Ils ne sont plus des deux tiers à dire ça va bien, il faut qu'il y ait aujourd'hui un budget, il faut qu'il y ait de la stabilité. Pourquoi ? Parce qu'en plus, derrière, sur les mêmes enquêtes d'opinion qu'ils disent, les Français ont réalisé qu'il y avait un véritable risque de crise financière. Et la crise financière, ça veut dire le pire pour notre pays.
C'est ça, au fond, l'idée, c'est que si d'aventure François Bayrou était renversé, si le budget était renversé, la France risquerait de subir une crise financière ?
Attendez, moi, je ne vais pas crier au loup comme les uns et les autres en disant, vous savez, demain, s'il n'y a pas de budget, les cartes vitales ne fonctionneront pas, tout ça, il faut arrêter tout ça. Ce que disait Elisabeth Borne, il faut arrêter tout ça. Parce que c'est aussi une façon de culpabiliser les Français. Non mais c'est de votre faute s'il n'y aura pas de budget. Et on arrête là. Ce n'est pas de la faute des Français s'il y a cette situation politique. Les Français, ils payent leurs impôts. Les Français, ils bossent. Les Français, ils veulent tout simplement, en fonction du résultat des élections, que les responsables politiques prennent leur responsabilité.
Et c'est ce message-là qu'ils doivent entendre. Et d'ailleurs, dans quasiment toutes les formations politiques, peut-être en dehors des extrêmes et encore, les électeurs des différents partis leur disent, écoutez, arrêtez,
il faut qu'il y ait un budget. Il y a un instant, malgré tout, Boris Vallaud, président des socialistes à l'Assemblée nationale, dit « la censure reste sur la table ». Qu'est-ce que vous dites ce soir ? Je rappelle que vous appartenez à un parti politique qui gouverne, qui est présenté au gouvernement, on en parlera dans un instant, qui a voté en faveur de ce budget au sein de ce qu'on appelle la CMP, Commission mixte paritaire. Qu'est-ce que vous dites aux socialistes qui, visiblement, n'ont toujours pas tranché sur le fait de savoir s'ils allaient ou non faire tomber François Barriot et qui disent « non, non, nous, on continue d'attendre des concessions ».
Tout à l'heure, Philippe Brun parlait, par exemple, de la question du pouvoir d'achat. Qu'est-ce que vous leur dites ?
Qu'ils posent la question aux Français qui votent socialistes. Il aura la réponse. Ils leur disent très clairement « au bout d'un moment, il faut arrêter les surenchères, il faudra continuer après le vote de ce budget à se battre, notamment pour les services publics, pour la santé, pour l'école, mais qu'encore une fois, qu'ils entendent la voix du terrain. » Et là, ils ne seront pas surpris, ils ne seront pas déçus, et ils sauront, à mon avis,
quelle est l'attitude de la responsabilité. Vous avez un peu tenu la chandelle dans ces négociations. La spécificité de François Bayrou, c'est qu'il est arrivé à Matignon en disant « moi, je vais élargir, je vais discuter avec les socialistes ». La droite, dans toute cette séquence, on n'a pas le sentiment qu'elle ait été beaucoup entendue. Je vous l'ai dit tout à l'heure,
vous savez qu'il n'y aura pas de majorité pour voter pour. Qu'est-ce que vous devez faire ? Vous devez éviter qu'il y ait une majorité pour voter contre. Alors, il faut discuter. Il faut discuter avec les gens de bonne volonté. Sauf que ceux qui se reconnaissent dans ces gens de bonne volonté, au bout d'un moment, il faut arrêter la surenchère.
Sur le fond, Xavier Bertrand, cette semaine a été marquée par l'inquiétude des grands patrons, Bernard Arnault, notamment fondateur de LVMH, sur cette contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises qui doit rapporter 8 milliards d'euros. Il a dit que c'est une douche froide qui pourrait pousser à la délocalisation. Est-ce qu'il a raison d'alerter ? Est-ce que c'est une mauvaise mesure ? Ou est-ce que vous dites qu'il faut un peu de patriotisme dans cette période ? Il faut que ceux qui ont beaucoup contribuent à la hauteur de ce qu'ils ont et de ce dont ils bénéficient ?
Vous savez ce que m'ont dit un certain nombre de patrons de PME. Tiens, c'était vendredi à Beauvais. La même chose. Non mais les impôts, on voit toujours où sont les économies. Quel est le message de Bernard Arnault et d'autres grands patrons ? C'est les économies, elles sont où ? La baisse des dépenses, c'est où ? Parce qu'il y a une vérité, Benjamin Duhamel, c'est qu'il y a trop de politiques qui ne connaissent pas le monde de l'entreprise et qui raisonnent impôts avant de penser économie. Ce que dit Bernard Arnault, c'est aussi ce que dit le patron de Michelin. C'est exactement la même chose. Réduisez les dépenses, réduisez vos dépenses. Sophie Binet a dit les rats quittent le navire.
Non, attendez. Il y en a marre de cette surenchère verbale. On est aujourd'hui dans la surexcitation les uns sur les autres, ces polémiques sur polémiques. Basta. Basta. Les Français aujourd'hui aimeraient bien qu'il y ait des politiques qui fassent preuve de sang-froid et des responsables syndicaux qui agissent d'eux-mêmes. D'ailleurs, vous remarquez qu'elle aura été la seule à tenir ses propos odieux. Je veux juste en revenir un instant sur cela. Vous savez, moi, peut-être parce que j'ai été chef d'entreprise pendant plus d'une dizaine d'années, ce ne sont pas les politiques qui créent les emplois. Ce sont les entrepreneurs.
Et le rôle des politiques, c'est aussi de créer l'écosystème pour que les emplois se créent et qu'il y ait de la richesse qui se crée. Mais c'est vrai que beaucoup trop, on le réflexe, on fait les impôts et les économies, on verra après, malgré tous les discours. Je vais vous donner un exemple dans ma région. C'était sur votre plateau, je vous avais indiqué que compte tenu du budget qui avait été présenté par Michel Barnier, j'allais avoir fait des économies importantes, près de 150 millions d'euros d'économies sur le fonctionnement et plus de 100 millions d'euros sur l'investissement.
Et il faut savoir qu'il y a des régions qui ont décidé de taper à la porte du gouvernement, beaucoup de régions, pour dire qu'on aimerait bien pouvoir avoir un nouvel emploi à notre disposition, ce qu'on appelle le versement mobilité pour financer les transports en commun et qui prendrait à toutes les entreprises de plus de 50 salariés 0,15% de la masse salariale. Ça a été voté. Je n'appliquerai pas ce versement mobilité. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts dans les Hauts-de-France. À l'échelle des Hauts-de-France, à l'échelle de votre relation. Pas dans les Hauts-de-France, des Hauts-de-France. Ce qu'ils voudront, je ne l'appliquerai pas. Et pourquoi ?
Parce que c'est grosso modo 66 millions d'euros qui seraient fait rentrer dans mes caisses. Mais on va mettre la tête sous l'eau des entreprises au moment où c'est si difficile. Mais jamais de la vie. Donc je préfère faire 70 millions d'euros d'économies, mais ne pas avoir la facilité de lever un impôt en plus. On est en train de crever de cette overdose de réglementation et de fiscalité dans notre pays.
Xavier Bertrand, pardonnez-moi, je vais rappeler encore une fois ce fait politique. Vous appartenez à un parti qui gouverne. Est-ce que la droite, votre parti, aurait dû dire cette contribution exceptionnelle puisque vous dites Bernard Ranaud, il a raison d'alerter. Pour nous, c'est niait. Et effectivement, moi j'avais cru comprendre, mais peut-être que les choses ont changé, que la droite avait expliqué avant de participer à cette coalition gouvernementale que les impôts avec elles, c'était fini.
Moi, je préférerais justement qu'on fasse au niveau national ce que je fais dans ma région. Je ne suis pas un magicien. Je suis cohérent avec ce que je dis depuis le départ. Des économies, une baisse des dépenses plutôt des hausses d'impôts. C'est possible. Il y a aussi la carte grise. La carte grise, les régions obtenues qu'elles puissent aller jusqu'à 60 euros du cheval. La région des Hauts-de-France, c'est la région la moins chère de France à 42 euros. Encore une fois, ça m'oblige à faire des économies, une baisse des dépenses mais pas d'augmenter les impôts. C'est possible.
Et les 8 milliards d'euros que rapporte cette mesure, cette contribution exceptionnelle, vous les trouvez où ? Parce que là encore, vous dites, effectivement, vous avez raison. On n'entend plus souvent parler, on n'a plus souvent d'idées pour augmenter les impôts que pour baisser les dépenses. Les 8 milliards, on les trouve où ? Est-ce que par exemple, tenez, sur l'aide médicale d'État, il fallait aller plus loin que ces 111 millions d'euros de budget rabotés ? Est-ce qu'il fallait aller encore plus loin sur... On entend Éric Ciotti, par exemple, dire qu'il faut couper à la hache toutes les agences opérateurs de l'État ? Est-ce que c'est là qu'on trouve les économies ?
Oui, sauf qu'il faut faire avec cette situation politique. Voilà. C'est aussi simple que ça. On le sait depuis la dissolution, on sait que pendant les deux années qui viennent, la situation politique ne changera pas, mais en revanche... Donc il ne se passera rien ? Mais non, on n'est pas... Immobilisme. Comme dit Édouard Philippe, pendant deux ans, plus rien de grande sera fait. Jamais de la vie. On n'est pas condamné à l'immobilisme. Ce n'est pas au moment où dans la compétition internationale, certains chaussent leur botte de 7 lieux, leur basket pour faire la course, que nous, on va se mettre en pantoufles. Il n'en est pas question. Parce que regardez, on va avoir un budget.
Moi, je le souhaite. Mais une chose est certaine, vous l'avez dit tout à l'heure, ne faites pas confiance aux extrêmes sur le choix de leur vote. N'ayez jamais confiance dans le Rassemblement national. Jamais. C'est-à-dire que
quand on tend l'oreille, on peut avoir l'impression qu'ils ne censureront pas. Vous leur dites attention là ? Ils sont capables au dernier moment
d'échanger l'avis. Mais bien sûr. Madame Le Pen censurera au moment où ça l'arrange. Et d'ici les deux ans qui viennent, il est évident qu'elle censurera à nouveau.
Même si ce n'est pas cette fois-là, ce sera...
Mais évidemment qu'elle censurera. Son intérêt, c'est le chaos. Et puis en plus, on le sait bien, tout dépendra de ce qui va se passer le 31 mars avec le jugement. Donc une chose est certaine, n'ayez jamais confiance dans les extrêmes. Ni LFI, ni le Rassemblement national ne leur faites jamais confiance.
Encore un mot, Xavier Bertrand, sur le budget, puisque sur ce plateau, je vous ai souvent reçu et vous parliez de pouvoir d'achat des habitants de votre région. Là encore, je pense à ceux qui nous regardent et qui se disent dans ce budget, avec cette équation politique contrainte, le pouvoir d'achat n'en parle plus. On n'a plus les moyens. Il faut leur dire ça, vous oubliez le pouvoir d'achat. On a trop dépensé, les déficits, les dettes, trop important. Le pouvoir d'achat, la France ne peut plus se le permettre.
Non, justement, je vais revenir sur un des points que vous évoquiez à l'instant. On n'est pas condamné à l'immobilisme pendant deux ans. Et on n'a pas le droit de connaître l'immobilisme pendant deux ans. Et on a les moyens d'achat pour le pouvoir d'achat des Français ? Le budget voté. Il faut avancer sur la réindustrialisation. Il faut avancer sur le logement. Parce que si on attend deux ans, la situation sera devenue tellement grave que nos concitoyens connaîtront les pires difficultés. Je vous donne deux exemples. Je connais bien Marc Ferracci, le ministre de l'Industrie. Je me suis entretenu avec lui. Il sait ce qu'il veut faire. Il a envie de faire.
Il faut que François Bayrou l'aide à faire. Le logement, Valérie Létard, elle connaît le sujet sur le bout des doigts. Il faut qu'il y ait un Premier ministre qui dise très clairement qu'on en fait une priorité. Et ce n'est pas seulement une question d'argent.
Ce n'est pas assez le cas. Parce que tout à l'heure, on en parlait avec Nicolas Béthoud sur ce plateau qui soulignait une forme de flou dans l'agenda de François Bayrou une fois que ce budget passera. Effectivement, on a du mal à y voir clair ou pas ? Vous savez ce qu'on dit dans les Hauts-de-France quand c'est flou ? C'est qu'il y a un loup ? Et ça vaut concernant
du courage. Et ça manque ? Un cap, évidemment. J'espère que dès le vote du budget, on aura ce cap, ces convictions et ce courage. Parce que ça voudra dire dans ces cas-là qu'on n'est pas condamné à l'immobilisme et que nos concitoyens peuvent retrouver de l'espoir, y compris avant 2027. Mais pourquoi ça manque ?
François Bayrou... Vous avez posé lui la question, M. Bayrou. C'est quoi ? C'est parce que c'est un manque de... Parce qu'il a au fond trop envie de rester à Matignon et que donc il se dit qu'il ne doit pas prendre de risque ?
L'immobilisme n'est pas un projet. L'immobilisme, c'est une faute. Voilà. Et il faut prendre des risques aujourd'hui. Surtout dans la compétition internationale que nous connaissons. Et donc François Bayrou est trop immobile ? On va voir après le vote du budget. Mais encore une fois, on a besoin d'avancer. Et même si la situation politique est complexe, il est possible d'avancer et pas seulement avec des lois, pas seulement avec des grandes lois. Il y a tout ce qui relève des décrets, des arrêtés, des circulaires qui dépendent du pouvoir réglementaire où on peut changer et bouger les choses.
Mais pour être très clair, Xavier Bertrand, et puisque c'est un message important que vous lancez ce soir, vous dites aujourd'hui qu'il manque un cap. Un cap des convictions et du courage. Et c'est ce qu'il manque. Xavier Bertrand, ce qui a poussé les socialistes à s'interroger sur une éventuelle censure, c'est l'utilisation par François Bayrou de l'expression « sentiment de submersion migratoire ». Est-ce que vous auriez utilisé cette expression ? Bon, écoutez,
vous avez bien vu ce qu'en pensent les Français. Le mot a été utilisé pour Mayotte ou pour le territoire national ? François Bayrou dit Mayotte
et d'autres départements.
Voilà. Bon, ok. C'est la réalité de ce que pensent beaucoup de nos concitoyens. Donc, cette expression ne vous chante pas. Moi, j'ai utilisé à différentes reprises, notamment, c'était en 2021, je dis, Calais, c'est l'exemple de l'échec historique de notre politique d'immigration.
Et ce n'est pas la même chose de parler d'échec d'une politique migratoire et d'utiliser un mot que vous avez Bertrand qui a été, si j'ose dire, popularisé notamment par Jean-Marie Le Pen. Est-ce que vous qui êtes un, comment dire, quelqu'un qui combattez le Rassemblement national, est-ce que le fait de légitimer cette expression-là ? Est-ce que c'est un problème ?
Je combats les dirigeants du RN, je ne parle pas comme eux, je n'utilise pas les mêmes arguments qu'eux. Maintenant, regardons les choses. Vous savez ce que disent les Français. Regardez ce qu'a dit notamment la députée de Mayotte. Je crois qu'elle a dit on s'en moque ou elle a dit un autre terme, on s'en moque des termes. Mais réglez le problème, bon sang. Ça fait des années et des années que vous parlez, vous n'agissez pas. Ce que veulent nos concitoyens, c'est qu'on choisisse qui rentre sur le territoire et qu'on se batte de façon acharnée contre ces réseaux de passeurs qui nous font venir ces immigrés clandestins. C'est ça le fond du problème.
Et ce que je n'aime pas dans l'expression en plus, c'est qu'on confond celles et ceux qui sont d'origine étrangère, qui vivent en France, qui sont là, qui sont intégrés, qui travaillent, qui ont leur place et celles et ceux qui viennent de façon irrégulière et clandestine. Il faut arrêter tout amalgame. Mais vous dites je n'aime pas cette expression. Je vous ai dit, moi quand je combats les dirigeants du RN, je n'utilise pas les mêmes arguments qu'eux. Mais la réalité, je vais vous dire, moi je ne la nie pas. Vous savez, j'ai plein de défauts, mais pas la naïveté.
Et la lucidité oblige à reconnaître que sur tout ce qui est régalien, il faut être beaucoup plus ferme et je dirais même plus, plus dur qu'on ne l'a été.
Il y a trop d'immigration en France aujourd'hui ?
Trop d'immigrés clandestins, bien sûr. Et qu'il faut mettre un terme à l'immigration clandestine.
Et sur l'immigration légale ? Vous savez ce que j'ai dit aussi en 2021 ? Parce que l'immigration clandestine, pardonnez-moi, le sujet c'est l'immigration légale. Quand Bruno Retailleau fait une nouvelle circulaire en disant il faut moins régulariser, c'est parce qu'il veut
donc moins d'immigration légale. Il a raison. Je le disais aussi en 2021 parce que je retravaille ces questions avec Nous France, avec mon mouvement politique. Je disais à l'époque la politique de la France ne doit pas se faire en fonction des besoins de l'immigration, mais la politique d'immigration doit se faire en fonction des besoins de la France. Je ne retire rien à ce que je disais voilà trois ans et demi.
Jordan Bardella, hier en meeting, il dit la chose suivante. Monsieur Retailleau est le ministre de la Parole. Il dit, il dit, il dit, mais quand est-ce qu'il fait ?
Ah ben ça y est, ils ont décidé de taper Retailleau. Madame Le Pen cette semaine qui a été très dure avec Bruno Retailleau, Jordan Bardella aujourd'hui, il ferait mieux de présenter un contre-budget M. Bardella au fait. C'est l'actualité. Pourquoi ils ne présentent pas un contre-budget là ? Au lieu de réclamer les élections, au lieu de taper sur Bruno Retailleau, pourquoi ils ne font pas ? Parce qu'ils n'ont pas d'idée. Parce qu'ils n'ont pas de compréhension.
Pardonnez-moi, mais on a quand même un contraste saisissant dans l'actualité. Bruno Retailleau souhaite expulser un influenceur algérien, Doualem, envoyé vers l'Algérie, que l'Algérie n'accepte pas, qui revient en France. La justice suspend la procédure d'urgence engagée par Bruno Retailleau. Aujourd'hui, la justice maintient en détention cet influenceur. C'est qu'il y a des vraies raisons. Oui, mais de nos côtés, vous avez un président américain, Donald Trump, qui lui, réussit à tordre le bras du président colombien pour expulser des ressortissants qu'il ne souhaite plus voir sur le territoire.
Est-ce qu'il n'y a pas, et là je pense à ceux qui nous regardent, un sujet d'impuissance publique et d'impuissance aussi de Bruno Retailleau sur la question de l'immigration ?
Non, mais vous êtes sérieux ? Vous comparez Donald Trump avec la Colombie ? On m'a dit, il est sur son parcours de gosse dans sa voiturette, il tweet et il fait plier la Colombie. Et c'est les États-Unis par rapport à la Colombie. Vous n'allez pas non plus. Donc on est contraints
en France à l'impuissance si l'on veut expulser des gens vers l'Algérie.
Il a fait la même chose avec le Canada qu'il veut annexer ? Bien sûr que non, il a fait la même chose avec d'autres pays. Il le fait parce que c'est la Colombie qui est ultra-dépendante. Alors on est en train de dire « Ah, M. Trump, c'est formidable ! » Attention, tous ceux qui trouvent M. Trump formidable, M. Trump, il est formidable pour les Américains, pas pour les Européens et certainement pas pour les Français. Puis on dit ça Trump et Pascua à l'époque, ça envoyait du bois. Donc Bruno Retailleau, il fait du bon boulot ?
Ah oui, je le pense. Je le pense. Et c'est un bon ministre de l'Intérieur ? Oui. Juste une toute petite parenthèse puisque je m'en voudrais de ne pas vous poser la question. Vous parliez du pouvoir d'achat.
Vous avez un petit côté Colombo quand vous vous posez cette petite question-là.
J'en parlerai à ma femme, comme dirait l'autre. Est-ce qu'il faut augmenter le SMIC ? Puisque visiblement, il y a eu un débat. Il faut augmenter tous les salaires. Il faut pouvoir augmenter les salaires. Il s'est interrogé sur la possibilité de l'augmenter de 1% au mois de juillet. Est-ce que là encore, une droite sociale que vous incarnez, ce ne serait pas de dire « Ben oui, on va faire ce coup de pouce ? » Et pas seulement le SMIC.
Mais donc le SMIC ? Et pas seulement le SMIC. Le SMIC, c'est aujourd'hui 15% des salariés français. Donc pas seulement les SMIC. Et je vais vous donner trois exemples. Pardonnez-moi, Xavier Bertrand. J'essaie de comprendre. Vous dites pas seulement le SMIC. Ça veut donc dire qu'augmenter le SMIC est une bonne idée. Et c'est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas mettre la tête sous l'eau des entreprises. Vous ne pouvez pas leur dire des impôts en plus, des contraintes administratives et en plus le salaire. Et là, vous avez... Je n'ai pas compris la réponse. Est-ce qu'il faut augmenter le SMIC ? Je viens de vous dire que oui, les salaires ne sont pas assez hauts en France.
Donc c'est une bonne chose de donner un coup de pouce supplémentaire au SMIC, par exemple, au mois de juillet. Vous me laissez finir ?
Oui, mais j'ai un tout petit peu de mal à comprendre.
C'est ce que je vais vous expliquer. Ça mérite un peu plus qu'une phrase en 10 secondes. Et puis voilà. Il y a plusieurs façons d'augmenter le salaire. Vous augmentez le SMIC, mais ça ne fait pas forcément augmenter tous les salaires. Et puis, il y a la façon de baisser les charges salariales. Et je pense qu'aujourd'hui, c'est ça la véritable voie. Donc, Benjamin Duhamel, vous ne m'avez pas laissé finir tout à l'heure, mais un autre exemple. Je pense qu'on doit engager très vite une vraie conférence sur les salaires. Et c'est la raison pour laquelle vous ne pouvez pas pénaliser les entrepreneurs. Mais il y a trois secteurs sur lesquels vous devez aller très vite.
Ce sont des secteurs, la sécurité, tiens, les agents de sécurité sont à l'entrée de BFM. La propreté, toutes celles et ceux qui travaillent pour entretenir des locaux partout. Et aussi tous les métiers liés à la personne. Ce sont des salaires où non seulement c'est très bas, mais sur toute une carrière, vous n'aurez pas de progression. Eh bien, il faut les défendre et il faut se battre pour eux, tout cela. Et cela, vous devez dire aux entreprises, si vous ne bougez pas les salaires, dans ces conditions-là, quand il y a des minimas de branches qui sont inférieurs au SMIC, les allégements de charges, terminés. Vous allez voir si ça ne va pas bouger.
Et ça, c'est ce qui permet de faire bouger aussi l'ensemble. Augmenter le SMIC de 1%
au 1er juillet ?
Je vous l'ai dit. Je vous l'ai dit.
Pas seulement le SMIC. Mais donc aussi le SMIC. Pardonnez-moi. Et la baisse de charges, vous vous en moquez ? Non, pas du tout. Mais je pense que c'est deux sujets qui sont différents. Non, c'est trois sujets
qui font l'ensemble. Vous devez aujourd'hui... Non, attendez. On a parlé des entrepreneurs. Vous savez aujourd'hui ce qui pose problème ? Le vrai scandale français. C'est tous ceux qui bossent. Et la fin du mois, ce n'est pas le 30 du mois, c'est le 15 du mois. Pourquoi j'aide, moi, dans la région, ceux qui travaillent ? Tout simplement parce que normalement, ce n'est pas à moi de le faire. On devrait s'en sortir avec son salaire. Mais c'est l'ensemble des revenus qu'il faut faire progresser.
Xavier Bertrand, 23 décembre, François Bayrou doit composer son gouvernement. Vous êtes pressenti pour devenir garde des Sceaux et finalement, ça ne se fait pas. Il faut dire que le Rassemblement national proteste. Vous mettez en avant un gouvernement formé avec l'aval du RN. Vous grillez la politesse d'Alexis Colleur qui doit annoncer la composition du gouvernement. Et voilà ce que répond François Bayrou, exactement à cette place, sur ce plateau, le 23 décembre au soir, face à Apolline de Malherbe et moi-même. Écoutez.
D'abord, il n'est pas vrai que quelque influence que ce soit, se soit exercée sur moi. J'ai proposé à Xavier Bertrand d'entrer au gouvernement et il m'a dit je ne veux que la justice et j'ai reçu Xavier Bertrand et il m'a exposé ses vues sur le ministère de la Justice et je ne me suis pas reconnu dans ses vues.
C'est vrai ce qu'il dit ? C'est une blague. C'est une blague.
Pourquoi c'est une blague ? Ce qu'il dit que ma feuille de route était trop dure. Je lui ai présenté ce que je voulais faire notamment sur les narcotrafiquants, ce que je voulais faire sur des places de prison supplémentaires et aussi sur les alternatives à la prison et je lui ai même dit vous voyez le scandale qu'il n'était quand même pas normal aujourd'hui qu'il y ait autant d'amendes qui ne soient pas recouvrées et qu'il fallait faire en sorte qu'il n'y ait pas que les braves gens qui payent leurs amendes. C'est violent ça ? C'est pas sérieux. La vérité est un peu différente. La vérité est un peu différente.
La vérité c'est que je fais d'autres propositions à François Bayrou mais on le sait bien. Marine Le Pen s'y est opposée et ça a été dit ensuite et elle-même ne s'en est pas cachée qu'elle a fait savoir son opposition. Pourquoi ? Parce qu'elle a une curieuse conception de la justice Madame Le Pen. Elle pense que c'est le garde des Sceaux compte tenu de mon opposition à Madame Le Pen qui fait la politique pénale. Elle ne connaît pas l'indépendance des magistrats. Moi je suis convaincu de l'indépendance des magistrats. Ma nomination n'aurait strictement rien en changé à la décision que prendront les magistrats le 31 mars. Mais ça en dit long sur la conception de Madame Le Pen.
Il y a Marine Le Pen Xavier Bertrand et puis il y a François Bayrou où vous considérez toujours que son gouvernement aujourd'hui est un gouvernement qui est sous surveillance du Rassemblement national.
Ça se voit. Regardez le début de l'entretien sur la position du Rassemblement national sur le budget. Après il y a un autre point dans l'entretien là. Je voudrais aller jusqu'au bout. Si François Bayrou m'avait dit le lundi matin écoute je ne vais pas te nommer la justice je ne peux pas te nommer la justice parce que Marine Le Pen s'y oppose. Je l'aurais entendu. Vous savez pourquoi ? Michel Barnier avait été renversé à cause du Rassemblement national. François Bayrou c'est le but de sa vie notamment d'être nommé à Matignon. Il n'a pas envie de se faire renverser tout de suite. Il me l'aurait dit je n'aurais pas été d'accord sur le fond mais je l'aurais clairement entendu.
Il a été dans quoi ? Dans une forme de dissimulation ? Bien sûr, d'évitement. Moi je préfère qu'on ait le courage de dire que ça plaise ou non mais au moins c'est clair et au moins c'est la vérité. Mais je vais vous dire ensuite une chose c'est que j'ai vu qu'ensuite on allait indiquer très clairement que j'avais refusé que j'avais fait ma diva ce n'est pas le genre de la maison je n'avais pas envie qu'on me salisse. Donc j'ai dit à partir du moment où je ne rentre pas dans ce gouvernement parce que Mme Le Pen s'y oppose je n'ai rien à faire dans un gouvernement dont la composition est dictée par Mme Le Pen je ne retire pas une virgule
à ce que j'ai dit ce jour-là. Et en même temps Xavier Bertrand ce qui vous a été reproché à l'époque c'est cette expression que vous aviez eue. D'ailleurs je me souviens il s'avère que j'assistais comme reporter à ce discours quand vous aviez gagné au Régional vous vous étiez félicité d'avoir je cite brisé les mâchoires du Rassemblement National. C'est vrai que quand on est dans une majorité relative qu'on doit dialoguer se dire qu'on ne va pas nommer au gouvernement quelqu'un qui a utilisé cette expression peut-être que ça va de soi. Est-ce que vous regrettez d'avoir eu cette phrase ? Certainement pas parce qu'il faut aussi se souvenir des choses.
Vous ne regrettez pas d'avoir dit que vous aviez brisé les mâchoires du Rassemblement National ?
Attendez les mâchoires des dirigeants du Rassemblement National mais qui souhaitaient quoi ? Qui souhaitaient mettre la main clairement sur la région des Hauts-de-France c'était déjà le cas en 2015 avec Mme Le Pen qui a échoué et qui a espéré six ans après à nouveau gagner. Mais alors j'entends aussi dire que moi j'insulte les électeurs du Rassemblement National. Vous l'avez entendu ça ce mensonge ? Je vais vous donner juste un exemple. Au deuxième tour des élections régionales en 2021 vous connaissez la ville de Villers-Cotterêts ? Elle est dirigée par ? Un maire du Rassemblement National. Au deuxième tour en triangulaire je fais près de 50% 50% dans cette ville. Ça montre quoi ?
C'est que les gens dans ma région qui peuvent voter pour Mme Le Pen au niveau national quand je suis candidat ils reconnaissent que je me bats que je me bats pour tout le monde et que je ne suis pas sectaire. Ça montre aussi une chose c'est que Mme Le Pen que ce soit en septembre ou que ce soit en décembre elle n'a pas envie qu'au gouvernement de la France j'ai les mêmes résultats qu'au niveau de ma région.
Xavier Bertrand si d'aventure François Bayrou tombait on n'est pas à l'abri d'une surprise puisque la tendance n'est pas exactement à ce qu'il chute mais sait-on jamais ? Ce qui n'est pas l'intérêt du pays. Est-ce que vous seriez disponible pour être Premier ministre ?
C'est bon la question s'était posée en septembre la question s'est posée pour le gouvernement en décembre moi aujourd'hui j'ai une formidable région à gérer et je me prépare à l'élection présidentielle je vous l'avais confirmée la fois dernière. Ah donc Je vous l'avais confirmée la fois dernière. Oui c'est vrai ? Et comme vous avez de la mémoire et que vous bossez vos dossiers
vous le saviez pertinemment. Mais simplement comme effectivement on vous a vu et du moins on avait compris qu'il y avait des ambitions pour Matignon vous dites là maintenant Matignon j'ai compris que ce n'était pas pour moi. Vous savez tant qu'on aura la menace
du Rassemblement National auquel certains cèdent il faut toujours être indépendant et encore plus à vie des extrêmes. Encore plus. Donc l'Elysée plutôt que Matignon.
Je vous l'ai dit. Xavier Bertrand quelques questions sur votre famille politique mercredi Laurent Wauquiez va faire ses premières propositions pour refonder la droite devant le bureau politique des Républicains. Il faut tout revoir changer de nom c'est une ambition saine portée par Laurent Wauquiez ? Mais je ne sais pas
de quoi il s'agit. On a été invité pour un bureau politique mercredi on nous dit que c'est ça il n'y a pas d'ordre du jour et tout ça et moi j'ai passé l'âge de signer des chèques en blanc. C'est-à-dire ? Je ne sais pas de quoi il s'agit. Je ne sais pas de quoi il s'agit. Il y a des groupes qui sont réunis j'ai des amis qui y sont mais le moins qu'on puisse dire c'est que mercredi je ne sais pas du tout ce qui nous sera présenté.
Vous regrettez de ne pas avoir été suffisamment consulté par Laurent Wauquiez concernant votre famille politique ?
Les affaires du pays m'intéressent plus que les affaires de mon parti ça oui je vous le confirme.
Il y a assez peu de doute sur le fait que Laurent Wauquiez sera candidat pour devenir chef de sa formation politique c'est le leader naturel de la droite Laurent Wauquiez ?
Vous voyez bien qu'il n'y a pas le leader naturel aujourd'hui. Et je pense qu'il y a encore deux ans pour cela et dans deux ans on verra quelle a été l'attitude de chacun. Qui aura joué sa carte perso ? Qui aura joué la carte de l'intérêt général ? Et je vais vous dire on peut être très attaché à sa famille politique à son parti et quelque chose de plus important c'est notre pays. Et surtout vu les circonstances politiques aujourd'hui ça serait bien quand même que l'intérêt général ne soit pas une donnée trop subjective pour certains. Pour moi ça compte.
Certains s'interrogent sur la possibilité que Bruno Retailleau soit candidat à la tête des Républicains. Si vous aviez le choix entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau ? Posez-lui déjà la question
pour savoir s'il sera candidat et si les deux seront candidats.
On peut être ministre de l'Intérieur et candidat à la tête de sa formation politique ?
Il y a eu des précédents oui. Il y a eu des précédents Nicolas Sarkozy je ne vois pas en quoi ce serait un empêchement.
Mais la droite peut se permettre ce que certains appellent déjà une nouvelle guerre fratricide Retailleau-Wauquiez ou est-ce qu'il faut se mettre d'accord sur un profil ?
Non, si c'est pour se mettre d'accord sur de l'eau tiède ça ne sert à rien l'eau tiède ça ne sert à rien d'autre que se laver les mains.
Et on ne saura pas pour qui je ne sais pas qui est candidat
je ne sais pas je ne sais pas donc on ne va pas se précipiter aujourd'hui et puis pour ne rien vous cacher ce n'est pas ma priorité des priorités.
Un tout dernier mot Xavier Bertrand sur le mode de désignation puisqu'il y a derrière ça la question de savoir comment désigner un candidat à l'élection présidentielle. Laurent Wauquiez il veut se débarrasser de la primaire en faisant le pari de s'imposer lui-même. Primaire machine à perdre ou primaire il n'y a pas de meilleure solution à partir du moment où il y a plusieurs ambitions dont la vôtre donc puisque vous nous avez rappelé il y a un instant que c'était l'Elysée qui était dans votre ligne de mien. Et vous voulez savoir quoi ? Ce que je pense des primaires
machine à perdre évidemment. Vous savez chaque année je me fais vacciner contre la grippe mais les primaires j'étais vacciné une fois ça me suffit pas deux fois. Et donc on désigne comment
dans ce cas-là ?
Vous verrez le moment venu. Vous verrez le moment venu. Il y a beaucoup de candidats dont on parle aujourd'hui. Vous verrez qu'il sera capable d'être sur la ligne de départ. Il n'y aura pas grand monde.
Mais votre envie d'être candidat à l'élection présidentielle n'a pas bougé.
Benjamin Duhamel à chaque fois vous me posez la question là vous me l'avez posé à peu près trois fois. Non non je revendique ma cohérence je ne changerai pas de réponse.
Et tous les six mois
je la poserai. Merci Xavier Bertrand
d'avoir été l'invité de C'est pas tous les jours dimanche.
Xavier Bertrand