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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 29 février 2024 11 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Poutine répond à Emmanuel Macron et brandit la menace nucléaire

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:50InvitéFait
    « « à repousser l'agression du terrorisme international ». »
  • 2:58InvitéFait
    « « la majorité absolue des habitants de la Russie serait en faveur de ce conflit ». »
  • 4:29InvitéFait
    « « Nous aussi avons des armes capables d'atteindre des cibles sur votre territoire. »
  • 7:32InvitéChiffre
    « plus de 25 000 femmes et enfants palestiniens ont été tuées. »

Temps de parole

  • Invité62 %
  • Présentateur38 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Invité

Les menaces occidentales créent un réel risque de conflit nucléaire. C'est ce qu'a déclaré le président russe Vladimir Poutine ce jeudi, en référence aux récents propos du président français, cependant sans le nommer directement lors du discours. Mais ces déclarations, elles ont été faites lors de son discours à la nation, un discours organisé par Vladimir Poutine tous les ans. Alors, quels sujets ont été abordés ? Qu'a-t-il annoncé concrètement ? Et faut-il craindre une extension du conflit ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. On est partis ensemble pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes.

Et au passage, la situation est chaque jour plus critique à Gaza, avec un bilan humain catastrophique selon toutes les ONG sur place. L'Organisation des Nations Unies d'ailleurs parle de zone de mort à Gaza. C'est évidemment un sujet très important, on a beaucoup parlé ces derniers jours, on en reparle dès aujourd'hui après ce sujet. Et on va en reparler à nouveau à la une dans nos actus du jour dès cette semaine. Ce jeudi donc, Vladimir Poutine a tenu son discours annuel à la nation depuis le Gostinidvor, c'est un palais des congrès situé à Moscou.

L'objectif de cette allocution et de ce discours, c'était de définir les priorités et les objectifs de la Russie, deux ans après le début de son invasion massive en Ukraine, et à deux semaines d'ailleurs de l'élection présidentielle russe, une élection plus anecdotique qu'autre chose, puisque les principaux opposants ont été écartés ou tués. Alors ce discours a été retransmis à la télévision, mais aussi gratuitement dans des salles de cinéma de plus de 20 villes en Russie, selon des médias russes. Mais alors, de quoi a parlé exactement Vladimir Poutine ?

Eh bien déjà, avant de présenter ses objectifs pour l'avenir, Vladimir Poutine a parlé de la guerre en Ukraine, qu'il définit d'ailleurs toujours de son côté comme une opération militaire spéciale, et pas donc comme une guerre ou comme une invasion de l'Ukraine. Il a présenté la Russie comme étant victime, selon lui, dans ce conflit, estimant avoir réussi, je cite, « à repousser l'agression du terrorisme international ». Il a également déclaré que les capacités militaires des forces armées russes ont été multipliées et qu'elles avancent avec assurance dans plusieurs directions.

En fait, si on analyse cette prise de parole, il faut savoir que l'armée russe est en meilleure posture que l'an dernier, à la même époque, plus ou moins sur le front. Déjà parce qu'elle a remporté plusieurs succès face aux troupes ukrainiennes ces dernières semaines. Elle a notamment remporté, on en a déjà parlé, une bataille mi-février dans la ville d'Avdivka, ce qui constitue peut-être la plus grande défaite pour l'Ukraine depuis ces derniers mois. Par ailleurs, du côté ukrainien, on résiste, mais en l'occurrence, en matière de soutien militaire et financier, la situation est extrêmement compliquée. Le pays dit « manqué de munitions ».

Et là aussi, on en a déjà parlé, le Sénat américain a récemment refusé plusieurs paquets d'aides pour financer cette guerre, alors que l'armée ukrainienne dépend en très grande partie du soutien des pays occidentaux, que ce soit les Etats-Unis ou alors les pays européens. Par ailleurs, on peut aussi noter que le président russe a affirmé que, je cite, « la majorité absolue des habitants de la Russie serait en faveur de ce conflit ». Une déclaration, évidemment, absolument impossible à vérifier, surtout lorsque l'on sait à quel point la liberté d'expression est réprimée dans le pays.

Ça, c'est donc pour ce qui se passe sur le front, mais Vladimir Poutine a également mis en garde les pays occidentaux pendant son discours. En fait, il y a quelques jours, Emmanuel Macron a donc laissé entendre que des troupes occidentales, et donc potentiellement françaises, pourraient finir par être envoyées en Ukraine. Alors, suite à cela, le porte-parole de l'ambassade de Russie en France, Alexander Makogonov, avait réagi mardi sur BFMTV, estimant que l'envoi de troupes occidentales sur le sol ukrainien constituerait une ligne rouge, car cela pourrait, je cite, « déclencher une troisième guerre mondiale ».

Par la suite, et alors que les propos d'Emmanuel Macron ont été globalement nuancés, voire complètement contredits et lâchés par des chefs d'État européens, le ministre français des armées Sébastien Lecornu a tenté de clarifier les propos du président français, rappelant que la France n'était pas en guerre contre la Russie, selon lui, et qu'elle n'enverrait pas d'unité de combat terrestre, donc l'armée et des troupes, comme on peut l'imaginer logiquement, mais qu'il s'agirait plutôt de conseillers, de formateurs, ou alors de techniciens spécialisés en maintenance de matériel militaire. Alors, est-ce un rétro-pédalage ou une précision ?

En tout cas, donc, on en sait un petit peu davantage désormais. Mais c'est en tout cas l'un des sujets, Vladimir Poutine a réagi, dans tous les cas, à ses déclarations. Il a mis en garde les pays occidentaux, déclarant, je cite, « Nous aussi avons des armes capables d'atteindre des cibles sur votre territoire. Selon lui, les menaces occidentales créent un réel risque de guerre nucléaire qui pourrait conduire, je cite, « à la destruction de la civilisation ». Il faut savoir que depuis le début de la guerre, la Russie a plusieurs fois agité cette menace nucléaire.

Elle a notamment procédé à des tirs d'essais de missiles balistiques fin 2023 pour simuler une frappe nucléaire massive en cas d'attaque nucléaire ennemie. Par ailleurs, il y a un an, en février 2023, Poutine avait annoncé vouloir suspendre sa participation à l'accord New Start qui vise au désarmement nucléaire et qui devrait donc prendre fin en 2026, sauf en cas de retournement de situation. Alors en réalité, évidemment, comme c'est le cas depuis le début, cette rhétorique, c'est surtout une rhétorique dans la communication, une escalade verbale, disons, qui, a priori, selon les spécialistes, n'a pas pour objectif d'être suivi des faits.

Mais elle illustre donc la situation actuellement tendue avec ces montées et ces échanges verbaux, donc, de parts et d'autres sur la situation actuelle. En tout cas, il y a 2-3 autres éléments qu'on peut citer, le fait notamment que Vladimir Poutine a déclaré vouloir établir des nouveaux points de contact avec les pays arabes d'Afrique et d'Amérique latine. L'objectif, là, c'est très clair, pour le président russe, il y a eu pas mal de sanctions qui ont été imposées par les Etats-Unis ou encore par les pays européens. Ici, donc, Vladimir Poutine veut contourner au maximum ses sanctions en développant des liens économiques avec d'autres pays.

C'est déjà le cas, par exemple, avec la Chine, avec des liens qui se sont renforcés. Mais donc, ici, il y a une volonté d'aller bien aux Etatsa et de s'assurer donc de ne pas dépendre des Européens ou des Américains. Il a aussi indiqué vouloir reconstruire près d'un millier de monuments culturels dans les régions ukrainiennes qui ont été conquises d'ici 2030. C'est donc clairement un objectif visant à tenter de s'inscrire sur la durée sur place, ce qui devrait évidemment faire réagir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. En tout cas, il y a donc une présidentielle dans 2-3 semaines maintenant, avec quasiment aucun suspense.

Vladimir Poutine, qui est devenu président pour la première fois en 2000, devrait être à nouveau élu ici pour un mandat de 6 ans, qui se terminera donc en 2030. Je le disais, la plupart des opposants politiques de Vladimir Poutine ont été mis de côté. On suivra donc la situation. Je vous laisse avec Samy pour les actualités en bref, et je reviens juste après.

6:46
Présentateur

Merci Hugo et bonjour à tous, on commence avec cette actu. Dans le nord de Gaza, des tirs de soldats israéliens lors d'une distribution d'aide humanitaire ont fait au moins 104 morts et 760 blessés ce jeudi, selon le Hamas, qui a dénoncé un massacre. En gros, le nord de Gaza est menacé de famine selon l'ONU, et donc selon des témoins sur place interrogés par l'AFP, des milliers de Palestiniens se sont précipités sur un camion humanitaire, ce qui a créé une situation de chaos. De son côté, l'armée israélienne a affirmé sur X que des personnes étaient décédées car elles ont été piétinées par la foule, et a même publié une vidéo présentée comme une vue aérienne de la Seine.

Sauf que des sources israéliennes, interrogées par l'AFP, ont déclaré que des soldats israéliens avaient tiré à balles réelles sur des Palestiniens car ils se sentaient menacés. En tout cas, le bilan à Gaza ne fait qu'augmenter, et d'ailleurs pour la première fois depuis le 7 octobre, un membre du gouvernement américain, Lloyd Austin, le secrétaire de la Défense, a donné une estimation du bilan humain côté palestinien. En fait, il répondait à une question devant une commission parlementaire sur le bilan des femmes et enfants tuées à Gaza, et selon lui, plus de 25 000 femmes et enfants palestiniens ont été tuées.

Le Hamas, de son côté, évoque 30 000 palestiniens tués depuis l'attaque du 7 octobre en Israël, un chiffre relayé par plusieurs ONG, notamment l'UNICEF. Selon l'ONU, la situation a plongé le territoire palestinien en zone de monde. Deuxième actu majeure en France, on en parlait hier, le Sénat a approuvé ce mercredi soir l'inscription de l'avortement dans la Constitution, donc la loi suprême du pays. Plus précisément, les sénateurs se sont prononcés en faveur, je cite, d'une liberté garantie et non d'un droit à l'avortement.

En gros, ça signifie qu'aucune loi ne pourra dire explicitement qu'une femme n'a pas la liberté de recourir à l'avortement, alors que s'il s'agissait d'un droit, l'État devrait y favoriser l'accès, ce qui n'est donc ici pas le cas. Mais la France devient cependant le premier pays au monde à inscrire l'IVG dans la Constitution. L'adoption définitive du texte devrait être votée le 4 mars par le Congrès à Versailles, qui réunit les députés et les sénateurs, soit 925 parlementaires, on vous tiendra au cours.

Troisième actu, les funérailles d'Alexei Navalny, le principal opposant de Vladimir Poutine, mort en prison il y a deux semaines, auront lieu ce vendredi 1er mars à Moscou, la capitale russe, selon son porte-parole. D'après ses partisans, de nombreux lieux où son équipe souhaitait organiser ses funérailles ont été refusés à cause de la pression menée par les autorités russes. Il faut savoir que ces obsèques pourraient mobiliser un grand nombre de partisans d'Alexei Navalny. Près de 150 personnes avaient été condamnées à des peines allant jusqu'à 14 jours de prison pendant les premiers hommages organisés à l'improviste à la suite de la mort de l'opposant.

Quatrième actu, aux Etats-Unis, la Cour suprême, donc la plus haute juridiction du pays, a accepté d'examiner la question de l'immunité présidentielle de l'ancien président Donald Trump, ce qui pourrait retarder son procès sur l'assaut du Capitole. Ce procès aurait dû débuter le 4 mars, mais il est donc désormais suspendu et il pourrait même ne pas avoir lieu avant la présidentielle de novembre à laquelle Donald Trump se présente. En fait, la défense de Donald Trump réclame une immunité absolue pour qu'il ne puisse pas être jugé par ses actes commis alors qu'il était encore président.

En tout cas, cette question d'immunité présidentielle sera examinée fin avril, mais la décision des magistrats de la Cour suprême pourrait ne tomber que le 1er juillet. On vous tiendra au coup. Cinquième actu en France, Emmanuel Macron a inauguré ce jeudi le village olympique où seront logés près de 14 500 athlètes avec leurs équipes pendant les Jeux Olympiques de Paris, prévus du 26 juillet au 11 août. Le village est donc composé de plus de 80 bâtiments, 3000 appartements et 7200 chambres sur un site qui se situe en Seine-Saint-Denis, dans le nord de Paris. Ce village devrait devenir un véritable quartier d'habitation après les JO.

Et tant qu'on est sur le sujet des Jeux Olympiques, on vous en parlait hier, mais l'ordinateur et les clés USB qui ont été volées à un ingénieur de la mairie de Paris dans un train ne contenaient finalement pas de données sensibles à déclarer ce mercredi la justice. Il s'agissait en réalité de notes en lien avec la circulation dans Paris lors des JO et non sur des dispositifs de sécurité sensibles. Sixième actu, le SIDAction, l'association de lutte contre le SIDA, a annoncé ce mercredi avoir été victime d'une cyberattaque. En gros, l'association a déclaré que les noms, prénoms, adresse postale, mail, numéro de téléphone et montant des dons de certains donateurs pourraient être divulgués.

Toujours selon SIDAction, 20% des personnes ayant fait un don depuis janvier 2023 pourraient être concernées et 3% des données impactées contiendraient certaines informations bancaires. La CNIL, le gendarme du numérique en France a été prévenu et l'association a appelé les donateurs à rester vigilants face à des propositions qui paraîtraient fraudules. Et on finit avec cette actu, une centaine de nouvelles espèces aquatiques jamais découvertes auparavant auraient été identifiées par une équipe de chercheurs au Chili. Parmi elles, on retrouve par exemple des coraux en spirale, des homards qui ressemblent à des araignées et une sorte de crapaud rouge vif.

Cependant, des experts doivent encore analyser précisément ces spécimens pour confirmer scientifiquement qu'il s'agit bien de nouvelles espèces.

11:03
Invité

Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant, quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube ou encore sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs. Vous le savez, le nom des comptes, c'est Hugo Décrypte. Écoutez, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous et on se dit à très vite.

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