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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 14 juillet 2026 9 min

Trump menacé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

- C.Roux: C'est toujours dans les tuyaux? - S.Amara: D.Trump dit "oui" ou "non" sans foi.

On ne peut pas en être sûr. Tout autre opération spéciale pour prendre ce que Trump appelle la poussière nucléaire ou autre... - C.Roux: Il y a une nouvelle donne.

Trump est désormais menacé dans la surenchère. Il y a désormais des menaces qui pèsent sur D.Trump lui-même.

Son nom figure sur une liste de 13 leaders occidentaux, dont E.Macron. Des figures que le régime de Téhéran promet "de punir pour venger la mort d'A.Khamenei". - Arrivé avec son Air Force One tout neuf offert par le Qatar, D.Trump repartira finalement d'Ankara avec l'ancien.

Une question de sécurité. Le président serait menacé par l'Iran. Durant le vol, les journalistes ont même l'obligation de flouter tous les hublots. - D.Trump: C'est probablement un vol dangereux à cause de ces crapules auxquelles nous devons faire face. - L'Air Force One original, ce modèle renforcé pour résister à une explosion nucléaire, équipé d'un système pour déjouer les missiles est capable d'être ravitaillé en plein vol.

Vieux de 35 ans, certes, mais adapté à une exigence de sécurité maximum. Quelques heures plus tôt, le président a révélé être une cible. - D.Trump: C'est une profession très dangereuse.

Je suis le premier sur la liste des personnes que l'Iran veut éliminer. - Alors que le conflit est relancé depuis quelques jours, c'est Israël qui aurait alerté. - Selon le "Wall Street Journal", les Israéliens auraient transféré des informations aux Américains selon lesquelles les Iraniens viseraient un nouveau complot pour assassiner D.Trump. - Menace brandie jusque dans les rues de Téhéran en pleines funérailles d'A.Khamenei et confirmée par le nouveau Guide suprême dans une déclaration écrite et lue à la télévision. - Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit s'exécuter obligatoirement. - D.Trump menace d'anéantir toutes les régions d'Iran. - Le président américain prend cette situation très au sérieux, lui qui a subi en 2 ans trois tentatives d'assassinat.

Juillet 2024...

Coups de feu. Lors de ce meeting en Pennsylvanie...

Deux mois plus tard, dans son club de golf, en Floride. Et plus récemment, au dîner des correspondants de la Maison-Blanche. Mais les Iraniens ont-ils vraiment les moyens de mettre à exécution leur menace? - Depuis des années, l'Iran promet de riposter pour l'assassinat du général Soleimani. - Dès les 1ers jours de la guerre, en mars, surgit la peur de voir le sol américain touché. - Un communiqué du FBI avertit la police de la Californie de potentielles représailles de l'Iran après l'attaque américaine en lançant des drones sur la côte Ouest. - Des Iraniens tenteraient également d'entrer sur le sol américain.

C'est ce qu'affirme le secrétaire à la Sécurité intérieure des Etats-Unis. - Nous avons constaté un nombre inhabituel d'Iraniens tentant de s'infiltrer par notre frontière nord. C'est préoccupant par le nombre et les liens que nous détectons.

Lorsque nous appréhendons ces invités, nous découvrons qu'ils ont des liens directs avec le corps des Gardiens de la révolution islamique. Les Gardiens de la révolution, ce n'est pas l'armée officielle de l'Iran, mais l'organe idéologique de ce régime. - Dimanche, un journal ultraconservateur iranien publiait une liste de personnalités devant payer pour la mort d'A.Khamenei.

D.Trump, B.Nétanyahou et E.Macron y figurent. - C.Roux: Nous allons revenir aux noms figurant sur cette liste.

Nous sommes en direct avec S.Dridi. Bonsoir.

Vous êtes correspondante à Washington pour France 24 et LCI. A Washington, on a pris très au sérieux ces menaces iraniennes sur la personne de D.Trump?

On ne découvre pas qu'il est menacé par l'Iran? - S.Dridi: En tout cas, l'administration ne le découvre pas.

Elle est menacée, notamment depuis la mort du général Soleimani lors de son premier mandat. D.Trump a adressé ses menaces sur un ton assez léger lors d'une interview au "New York Post".

Il a dit: "Il n'y a pas de nouveau plan de l'Iran pour tenter de m'assassiner." Le "Wall Street Journal" l'avait révélé, citant des renseignements iraniens. Mais D.Trump avait dit être leur cible numéro 1. "Ils tentent de me tuer depuis longtemps." La Maison-Blanche prend ces informations très au sérieux.

Il y a eu simplement une réaction d'un porte-parole disant "on sait qu'il y a des menaces de la part des ennemis de l'Amérique et on les adresse". Ca a beaucoup énervé D.Trump.

Cela l'a beaucoup frustré lorsque les informations sur le changement d'avion sont parues dans la presse. Les journalistes du "New York Times" ont été appelés à comparaître samedi. L'administration aurait préféré que ces informations ne soient pas diffusées au grand public. - C.Roux: Pourquoi ça l'a particulièrement heurté qu'on raconte qu'il change d'avion?

Ca donne un sentiment d'improvisation? - S.Dridi: Ca donne aussi le sentiment...

Ca montre que le nouvel avion offert par le Qatar n'a pas forcément les mêmes technologies que l'ancien Air Force One, notamment concernant les capacités de défense antimissile. Ca montre un peu les failles qui existent dans son dispositif de sécurité. Autre chose intéressante...

On sent bien depuis plusieurs semaines que la sécurité autour de la Maison-Blanche est renforcée. Vendredi, on a vu une bâche disposée sur l'échafaudage à l'entrée de la Maison-Blanche. On savait qu'ils étaient en train de rénover les colonnes, a priori, un nouveau projet de D.Trump.

On a appris en fin de journée qu'il y avait des travaux pour renforcer la sécurité à la porte d'entrée de la résidence, de la Maison-Blanche. On sent que D.Trump tente de bunkeriser un peu plus la Maison-Blanche.

L'administration a bien conscience des menaces. - C.Roux: La sécurisation d'un chef d'Etat américain, ce n'est pas rien.

On dit qu'il ne s'appartient plus, qu'à partir du moment où il est élu, il doit répondre à toutes les injonctions du Secret Service et des officiers de sécurité qui le protègent. Par rapport à la sécurisation d'un président français, c'est une forme de démesure? - S.Dridi: Oui.

On le voit déjà en arrivant à la Maison-Blanche. Tous les membres du personnel du Secret Service sont à tous les coins de rue. Depuis les tirs autour de la Maison-Blanche, il y a de plus en plus de check-points.

C'est de plus en plus difficile pour les touristes de se rendre devant la Maison-Blanche comme avant. On a appris vendredi qu'à la demande du Secret Service, la Maison-Blanche aurait pour projet de reculer encore les barrières pour accéder aux bâtiments, renforcer le périmètre de sécurité. C'est aussi une demande du Secret Service, qui met la pression et qui a mis la pression pour qu'il y ait ces travaux autour de la porte d'entrée de la Maison-Blanche.

Selon CBS, c'était une de leurs demandes depuis un certain temps. C'est un dispositif impressionnant. On sent que les services secrets poussent aussi pour qu'il y ait davantage de mesures mises en place. - C.Roux: Merci beaucoup, S.Dridi.

Un mot avec vous, G.Fenwick, sur ces menaces contre le président américain? - G.Fenwick: La 1re chose, c'est que D.Trump, un homme pressé, a souhaité que le nouvel avion puisse le transporter plus rapidement que raisonnable.

Il faut énormément de temps, plusieurs années, pour entièrement le désosser, le rééquiper, vérifier qu'il n'y a pas de micros, de menaces dans l'aéronef d'origine, puis l'agrémenter de tous les moyens de leurre, de défense...

Et ça coûte énormément d'argent. 400 millions de dollars devraient être dépensés. Sur la gestion de cette menace sécuritaire,

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