Vive le spectacle vivant ! - C à Vous l’Intégrale - 19/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... ... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Bertrand a réussi peut-être à comprendre ce qu'on allait dîner ce soir? - B.Chameroy: On m'a parlé d'un mot en italien qui signifie "mettre dans l'assiette".
Ca a l'air très bon. - D.Accettulli: C'est délicieux.
On a de la focaccia d'hier qu'on a fait revenir à la poêle légèrement. On a rajouté... - B.Chameroy: Les restes, en italien, ça sonne mieux! - D.Accettulli: Mozzarella, thon, huile d'olive, origan, pignons de pin... - B.Chameroy: Et ça part. - D.Accettulli: "Impiattare", c'est ça. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure. "On ne se mentira jamais." C'est une belle promesse pas facile à tenir en amour, surtout quand, à l'occasion d'un accrochage en voiture, une femme heureuse en mariage finit par apprendre que son mari lui a menti, lui qui a toujours nié avoir eu une relation avec son ancienne voisine, la très belle Sophie.
Un mensonge qui en cache d'autres, le doute et la suspicion, au coeur de la pièce de théâtre d'E.Bouix et N.Briançon...
Bonsoir. Du bout des lèvres! Monsieur a un rôle peu reluisant au théâtre! - N.Briançon: Tout de suite, les caricatures... - A.-E.Lemoine: On est ravis de parler de cette pièce saluée par un Molière.
On parle d'honnêteté conjugale. Qu'est-ce qu'il faut dire, en amour? Votre personnage, Nicolas, a choisi: il ment avec un drôle d'argument... "C'est tellement plus pratique de ne pas dire la vérité!" Ca arrange? - N.Briançon: Vous me posez des questions personnelles...
On parle de la pièce? - A.-E.Lemoine: Du personnage. - N.Briançon: Du personnage...
Il a eu une histoire il y a 25 ans avec une jeune femme, avant de rencontrer son épouse. C'est une histoire qui s'est passée de façon assez étrange. Il en a été plutôt l'objet, plus que l'instigateur.
Rires. On lui reproche des choses qui se sont passées avant son mariage. Vous savez ce que c'est... - E.Bouix: Il l'a caché. - A.-E.Lemoine: Pourquoi?
Parce qu'il considérait votre personnage comme inapte à savoir la vérité. - N.Briançon: Il dit qu'il y a des gens qui sont aptes à savoir la vérité et d'autres qui sont inaptes. - A.-E.Lemoine: Ce qu'il a sous-estimé, c'est le 6e sens des femmes, celui de votre personnage, Evelyne, qui se méfiait depuis toujours de la fameuse Sophie. - E.Bouix: Car elle était quand même très belle.
Je la trouvais "à mon goût". Je comprenais qu'on puisse tomber amoureux de cette femme. Je me suis dit...
Je l'ai questionné sur cette femme. Il me dit que non. J'avais déjà des petits doutes.
Il a menti, il a commencé à mentir, puis il a continué à mentir. Un homme! - A.-E.Lemoine: Vous vous mettez en croisade.
Il subit un interrogatoire. - E.Bouix: C'est une enquête. - N.Briançon: C'est une psychopathe!
Elle mène une enquête dingue, policière. - A.-E.Lemoine: Quitte à mettre son couple en péril. - E.Bouix: Elle ne peut pas faire autrement.
Elle est jusqu'au-boutiste. C'est une femme en souffrance. Elle ne peut pas faire autrement.
Ca lui fait du bien, quand elle entend ce qu'elle redoute. Elle préfère savoir. Quand on veut savoir les choses, on finit par les apprendre. - N.Briançon: C'est vraiment l'erreur de base! - A.-E.Lemoine: Il vaut mieux s'aveugler gentiment.
On est allés poser la question à nos voisins. Faut-il vraiment toujours se dire la vérité quand on s'aime? - C'est une bonne question.
Je crois que oui. - Euh...
Non, je ne pense pas. - Déjà un désaccord! - On va se parler, ce soir... - Oui, il faut lui mentir.
Ca dépend ce que vous recherchez. - La vérité est essentielle dans une relation de confiance. Même si elle est difficile à dire, on doit dire la vérité, toute la vérité. - Il faut dire la vérité, mais on peut avoir des petits secrets. - On cache énormément de choses. - Je finis par tout trouver. - Monsieur ment mal, en plus! - C'est madame qui devine bien. - Pourquoi il faut cacher? - C'est pas la peine de tout déballer.
Ca fait plus de mal que de bien. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il faut aller voir cette pièce en couple ou est-ce que c'est potentiellement dangereux?
E.Bouix rit. - N.Briançon: On peut aller voir cette pièce en couple, évidemment.
Ca reste du théâtre. C'est une histoire qu'on raconte. On ne donne pas de leçons de vie non plus.
C'est une pièce qui repose sur ce qui fait l'essence même du vaudeville, c'est-à-dire le mensonge...
Le mensonge crée l'embarras, puis la maîtrise, puis l'hostilité, puis le drame...
Ca reste une pièce de théâtre. - A.-E.Lemoine: C'est un genre souvent snobé.
Il faut en être fier? - E.Bouix: J'adore.
Ca me séduit complètement. Je m'amuse. - N.Briançon: La comédie, c'est...
Snobé par qui, d'ailleurs? - A.-E.Lemoine: Par des gens qui snobent! - N.Briançon: C'est génial, la comédie.
C'est extraordinaire. Le public suit les comédies. - A.-E.Lemoine: Le côté boulevard fait que certains peuvent être condescendants à l'égard de ces pièces merveilleuses. - N.Briançon: Le boulevard...
P.Chéreau, qu'on ne pouvait pas soupçonner d'être un metteur en scène qui cédait aux sirènes de la facilité...
Le boulevard, c'était la seule histoire de théâtre qu'on ait en France. Les Italiens ont la commedia dell'arte. Nous, notre théâtre classique, il n'invente pas, il reprend les classiques grecs.
Molière reprend les comédies de Plaute. Racine reprend les tragédies grecques. La seule vraie invention qu'on ait eue en France, c'est le vaudeville. - A.-E.Lemoine: Les maris cocus et les femmes trompées! - N.Briançon: C'est notre spécialité. - P.Lescure: Et on en est fiers!
Evelyne, vous avez commencé votre carrière au théâtre avant le cinéma, notamment avec C.Lelouch et plein d'autres. Votre 1re pièce était en 77.
Vous jouiez "On ne badine pas avec l'amour", de Musset. Vous avez plus de 20 pièces à votre actif, depuis. J'espère que vous avez toujours le trac. - E.Bouix: Je suis terrorisée.
J'y pense. Ca commence à monter alors qu'on ne joue que le 29. Ca commence déjà.
Des fois, je me dis que le plexus commence à se nouer. Je me dis: "Calme-toi." Je prends tellement de plaisir à faire les filages... - P.Lescure: Vous avez un truc génial pour la bouche sèche, un remède miracle.
C'est quoi-t-est-ce? - E.Bouix: C'est quoi? - P.Lescure: Je ne sais pas.
On m'a dit que vous aviez un truc. - E.Bouix: Non...
Je prends des noyaux de quelque chose pour faire de la salive. Je manque de salive. C'est horrible. - P.Lescure: Alors que Nicolas, il paraît qu'il y a une période où vous vous forciez à avoir le trac. - N.Briançon: Quand j'ai commencé à faire ce métier, je pensais qu'il fallait avoir le trac. "Ca viendra avec le talent..." C'est en fait une folie.
On joue mieux quand on n'a pas le trac, quand on est calme et détendu. J'étais à la Comédie-Française. J'arpentais le plateau de haut en bas en marchant, en sautant.
Il y avait Roland Bertin, un immense comédien, qui était assis sur une chaise et qui me regardait passer. Il m'a dit: "Mon chéri, viens. Tu te fatigues et tu nous fatigues.
Tu vois, là, j'ai envie de faire caca. Je vais rentrer, j'aurai envie de faire caca." Sur le coup, je me suis dit que c'était étrange.
C'est un des meilleurs cours de théâtre que j'ai eus. Il faut entrer en scène comme ça. - A.-E.Lemoine: Comme on est. - N.Briançon: Après, ça se passe, les choses se font.
C'est-à-dire dans la détente. C'est beaucoup plus agréable pour jouer que d'être dans le trac, même si on a un peu de stress quand on joue. - P.Cohen: Vous avez un privilège assez rare: vous êtes aussi réputé pour vos rôles que pour vos mises en scène.
Vous faites des mises en scène...
Vous avez reçu un Molière pour une mise en scène en 2015. Là, c'est J.-L.Moreau qui a fait la mise en scène. - E.Bouix: Et qui jouait le rôle avant! - P.Cohen: C'est pas compliqué?
Vous ne vous dites pas que vous auriez fait ça autrement? - N.Briançon: Très franchement, sans aucune langue de bois, j'ai aucun problème avec ça.
Pour avoir mis en scène, quand on est mis en scène, c'est les vacances. On a un type qui s'occupe de tout, qui te dit: "Tu te mets là, tu t'assieds, tu te lèves..." Les comédiens qui sont metteurs en scène et qui redeviennent acteurs sont les acteurs les plus souples et les plus dociles de la Terre.
On sait tellement ce que c'est, on est tellement heureux que quelqu'un ait la responsabilité globale de l'ensemble...
Tout à coup, je n'ai plus qu'à m'occuper de ma petite personne, de mon texte et de mon rôle. C'est très agréable, de travailler avec Jean-Luc. Il a joué, donc il connaît la pièce de l'intérieur.
On est très joyeux de bosser ensemble, avec lui. Il est vraiment sur le boulot, sur le travail. Il nous lâche pas. - E.Bouix: C'est très agréable. - N.Briançon: C'est chouette d'être mis en scène. - E.Bouix: Il est délicieux.
Et très performant. - A.-E.Lemoine: "On ne se mentira jamais", c'est au Théâtre de Paris jusqu'au 29 janvier.
Il y a aussi de la musique dans cette pièce, notamment un morceau spécialement composé par Laurent Boutonnat pour le spectacle. - P.Lescure: "La musique au cinéma est une voix supplémentaire." C'est une formule de P.Sarde, à qui l'on doit 200 musiques de film en 60 ans de carrière.
Une de ses compositions les plus célèbres, c'est la musique des "Choses de la vie." Il avait 20 ans. Quelqu'un a conseillé ce jeune homme à C.Sautet.
La suite a fait toute une carrière. - Je ne sais plus t'aimer, Hélène... - Dans la maison...
Tu ne m'aimes plus. - P.Lescure: Il n'avait que 20 ans.
Il avait composé la musique d'un court métrage. Il hésitait entre réal et musique de films. Ecoutez-le évoquant l'image du cinéma alors qu'il venait de composer la musique de "Hôtel des Amériques", devant C.Deneuve. - Je ne vais pas sur le tournage.
J'essaye de préserver la magie de l'image. Il y a 2 facteurs qui comptent: la personnalité du metteur en scène et celle des acteurs. On écrit pas la même musique si c'est un acteur ou un autre qui joue.
Un acteur influence la musique de la même manière qu'un metteur en scène. - P.Lescure: Il fait que la musique est une composante essentielle qui doit être de temps en temps devant, le plus souvent mêlée à tout le reste. - Une musique, ça peut être un travelling, un panoramique, un gros plan, un second rôle...
Avec chaque metteur en scène, la musique va être complètement différente. Elle n'interviendra jamais de la même manière. ... - P.Lescure: P.Sarde, en 60 ans de carrière, vous l'avez vu je ne sais combien de fois au générique de vos films préférés.
Je vous laisse les retrouver au milieu de cette mosaïque. Il a joué de tous les registres, travaillé et a été fidèle avec de grands réalisateurs qui l'étaient aussi avec lui. Il a toujours eu un sacré caractère et a toujours aimé les réalisateurs de même nature, comme Marco Ferreri. ... - C'est le thème de "La Grande Bouffe".
Ca me rappelle Ferreri. Il trimbalait le sujet de ce film, une certaine nostalgie, dérisoire...
Le thème renferme ces 2 notions. Je n'avais besoin ni de voir le film ni de connaître le scénario pour faire ce thème. Ce n'est qu'après que ce thème est devenu ça, pour les besoins du film. ... - P.Lescure: Je vous offre, chère Evelyne, cet album dont P.Sarde a choisi chaque titre parmi ses innombrables compositions, vous qui savez l'importance de la musique au théâtre comme au cinéma. - A.-E.Lemoine: On continue à en parler avec J.-C.Casadesus et Monroe, qui sort son 1er album.
C'est juste après la fiction quotidienne de "C à vous", HMC. L'ambiance est électrique, ce soir. - C'est long à faire, ces petites boucles? - Il y en a pour un petit moment. - Action ou vérité? - 15...
A toi. - Vérité. - Tu dois dire la plus belle qualité et le plus gros défaut d'Elsa. - La vérité! - Plus grande qualité: hyper pro.
C'est vrai! Elle a un petit défaut: elle est un peu donneuse de leçons. - OK... - A vous.
Action ou vérité? - Action. - Vous devez envoyer un message... - "Donneuse de leçons", dans quel sens? - Dans tous les sens, un peu tout le temps.
Vous envoyez un texto... - Donnez un exemple. - Tu l'as mal pris? - Pas du tout. - C'est peut-être pas une bonne idée. - C'est super.
On apprend plein de trucs. - Oublie. Je dirais que tu es perfectionniste. - Ca va? - On fait un "action ou vérité".
Vérité. - Je choisis pas... - Quel est mon plus gros défaut? - Moralisatrice. - Donneuse de leçons, quoi? - Moi, on m'aurait demandé, j'aurais choisi action! - C'est long à faire, les dents pourries? - Ca prend un peu de temps. - On joue aux "Loups-garous"? - Non. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.-C.Casadesus. - J.-C.Casadesus: Vous allez bien? - A.-E.Lemoine: Je vais bien.
On est très heureux de vous accueillir pour célébrer un triple anniversaire. On peut le dire: vos 90 ans...
Pardon... - J.-C.Casadesus: Je l'ai appris par la presse! - A.-E.Lemoine: Vos 60 ans de carrière de chef d'orchestre, les 50 ans de l'Orchestre national de Lille, dont vous êtes le fondateur.
A vos côtés, Monroe. Vous sortez votre 1er album un an après avoir remporté l'émission "Prodiges", sur France 2. Vous mêlez du classique et du plus contemporain dans cet album.
On va de Puccini à E.Piaf en passant par l'air du "Magicien d'Oz", et "Over the Rainbow". C'est un extrait que vous nous interprétez ce soir. - Monroe: Je peux prendre la note sur mon téléphone? - A.-E.Lemoine: Bien sûr. ... "Over the Rainbow". ...
Applaudissements. Ca fait partie de cet album qui mêle le classique et le moins classique. C'était important.
Vous vouliez ça. - Monroe: J'ai toujours aimé les comédies musicales. - A.-E.Lemoine: Vous reprenez du E.Piaf. - J.-C.Casadesus: J'ai enregistré beaucoup avec E.Piaf, comme avec Aznavour, Ferré, Brel, dans mon autre vie.
Dieu merci, ma chance a été de pouvoir aborder tous les styles. Qu'est-ce que c'est que les styles? C'est l'identification à des oeuvres.
J'ai été musicien classique, j'ai été chez Pierre Boulez, j'ai fait du jazz...
En même temps, j'ai trahi en devenant chef d'orchestre. - A.-E.Lemoine: Sur cet album, Monroe, vous reprenez "La Reine de la nuit", qui vous avez permis de remporter l'émission "Prodiges". ... ...
Vous avez grandi aux Etats-Unis. Votre père est américain et votre mère française. C'est votre tante qui habite en France qui vous pressait depuis plusieurs années de participer à l'émission.
Vous vouliez attendre le bon moment? - Monroe: Elle m'en a parlé quand j'étais plus jeune. J'aimais déjà la musique classique.
Mais je ne me sentais pas prête pour montrer le mieux que je pouvais faire, que je voulais partager avec la musique. J'allais avoir 16 ans. C'était l'âge limite.
Je voulais me lancer. C'est la musique classique partout...
Je me suis lancée. - A.-E.Lemoine: Vous la portez partout, la musique classique.
Ca donne des vidéos virales dingues, notamment dans une grande gare londonienne où vous commencez à diriger, telle un chef d'orchestre, les musiciens qui vous accompagnent. ... ... ...
Avec des voyageurs sidérés! - Monroe: Si vous avez des conseils, s'il vous plaît, j'en ai besoin. - J.-C.Casadesus: On en parlera tout à l'heure! - A.-E.Lemoine: La musique qui vient dans des endroits improbables...
Elle a été vue 24 millions de fois, cette vidéo. Les voyageurs sont ravis. - Monroe: C'était un moment très spécial parce que c'était un peu spontané.
On avait plein de musiciens. On l'a tous fait ensemble, avec les personnes qui étaient juste passantes dans leur vie, à partager un moment ensemble. C'est ça qui est tellement puissant... - P.Cohen: Certains ont raté leur train? - Monroe: J'espère pas beaucoup.
C'était un moment spécial. J'espère qu'on va pouvoir se souvenir très longtemps de moi. - A.-E.Lemoine: Cet album est accompagné d'une tournée dans toutes les plus belles églises et cathédrales de France.
Ca démarre à Paris, à Saint-Sulpice. Vous serez accompagnée des demoiselles de la Légion d'honneur. - L.Sénéchal: Vous amenez parfois la musique classique dans des endroits insolites.
Vous serez au marché de Rungis. Vous vous êtes produite dans des endroits incroyables. 76, une imprimerie près de Douai. 83, une usine Renault...
Dans les ateliers du métro de Lille...
Plusieurs fois, en prison ou dans des hôpitaux. Pourquoi vous tenez à amener la musique classique dans ces lieux-là? - J.-C.Casadesus: Parce que j'ai toujours rêvé d'avoir une réponse à: "Quelle est la place, la nécessité et la fonction d'un artiste dans notre société?" Je crois qu'elle passe par le partage de ce qu'on a reçu.
On a la chance de fréquenter des chefs-d'oeuvre. Ce serait injuste que ceux qui pensent à tort que la grande musique n'est pas pour eux ne puissent pas y avoir accès. Ca m'a interpellé pendant un certain nombre d'années.
Je suis heureux, à l'âge respectable que je viens d'atteindre, de pouvoir réfléchir à l'idée que ça a fait florès et que maintenant, beaucoup de gens...
Vous avez une enfant ici qui est formidable. Vous disiez que vous aviez 16 ans... - Monroe: J'ai 17 ans.
C'est des artistes comme vous... - J.-C.Casadesus: Si vous voulez, c'est le désir de transmettre, de partager.
C'est une chose fondamentale quand on a reçu un certain nombre de qualités, de pouvoir les faire vivre avec d'autres et voir luire dans l'oeil de l'autre l'émotion qui nous transcende. - A.-E.Lemoine: On a entendu un extrait de "La Flûte enchantée".
Ca a eu un rôle important dans votre vie. - N.Briançon: Je suis à côté d'une idole...
Pas simplement pour la musique. J.-C.Casadesus, c'est pas simplement un grand chef d'orchestre.
Il a toujours eu le souci de faire partager cette musique au plus grand nombre. Moi, je crois, et j'en suis la preuve vivante...
Je viens d'une famille où on n'écoutait pas la musique classique. Mon père m'a pris par la main pour m'emmener voir "La Flûte enchantée" au cinéma et ça a changé ma vie. J'avais 14 ans.
J'ai reçu "La Flûte enchantée" comme quelque chose d'extraordinaire. J'aimerais toujours que les gens se rendent compte à quel point les grands compositeurs, quand on parle de Beethoven, de Bach et bien d'autres, parce qu'on cite la trilogie éternelle...
Il y en a tellement. Ces musiciens sont à la portée de nous tous. Si les gens savaient à quel point ça peut apporter de la joie, du bonheur, du réconfort, de l'équilibre d'écouter ces musiques et de se plonger dans ces compositeurs, je pense que le monde se porterait sans doute un peu mieux.
Je ne sais pas si V.Poutine ou D.Trump écoutent beaucoup de musique classique, mais nous devrions leur envoyer quelques concertos pour piano de Mozart, par exemple, ou quelques oeuvres de Bach, qui peut-être, leur donneraient un équilibre sans doute un peu meilleur. - A.-E.Lemoine: Les politiques et la musique, ça a inspiré l'ABC Flash de Bertrand ce soir. - B.Chameroy: Les politiques aussi donnent de leur voix pour en grappiller quelques-unes.
Exemple avec B.Obama. ... - N.Sarkozy: Je veux partager autre chose que l'amour...
Entendre la vie et puis m'essouffler sous tes cris...
Je pense que ma prestation peut s'arrêter là. - B.Chameroy: Il chante "Gabrielle" avec le même ton avec lequel il lirait "Le Journal d'un prisonnier" sur Audible.
J.-P.Raffarin... - J.-P.Raffarin: Quand il prend le micro... "Ah, que je t'aime!" - A.-E.Lemoine: C'est pas possible! - B.Chameroy: Autre Premier ministre: G.Attal a poussé la chansonnette.
C'était en duo avec Joyce Jonathan. - G.Attal: Ton amour et puis s'enfuit...
Sais-tu que les garçons le font aussi? - B.Chameroy: Si vous aimez la variété française, faites appel à M.Le Pen.
Ca date des années 2010. Elle est à fond sur le répertoire de S.Vartan. - M.Le Pen: Nicolas, c'était de l'amour, mais nous ne le savions pas.
Nous étions des enfants. Notre peine valait bien celle des grands. - N.Briançon: C'est une soirée alcoolisée, ça... - B.Chameroy: Est-ce que tous les politiques doivent chanter?
Je pense que non. C'est ce que ce que pensait le Parc Floral en présence de M.Schiappa... - M.Schiappa: Quand le Parc Floral se met à chanter, c'est l'Ile-de-France qui va s'ambiancer.
Votez Laurent... - B.Chameroy: C'était pour L.Saint-Martin.
Ma reprise préférée, c'est celle de "La Grenade" par O.Grégoire. - Sous mon sein, la grenade, sous mon sein, la grenade... - B.Chameroy: C'était à s'y méprendre.
Si on colle l'image de Clara... - Sous mon sein, la grenade... - B.Chameroy: Laissons la chanson aux professionnels. - P.Cohen: Ca marchait beaucoup moins bien. - A.-E.Lemoine: Retour à la grande musique et aux grands musiciens avec Le Pas de côté de Patrick. - P.Cohen: Ca vous concerne, Jean-Claude. d'artistes impressionnants.
Si on veut prétendre parcourir l'ensemble de votre arbre généalogique, il faudrait 2 heures. D'abord, les petits-fils. David est un trompettiste de jazz.
Il sillonne les routes avec son hommage à Chet Baker. Il est le fils de votre fille Caroline, elle-même chanteuse, et le frère de Thomas, compositeur de jazz et pianiste. ...
Il a un parcours singulier, Thomas. Il a plutôt démarré dans le jazz. Il bascule dans le classique.
C'était l'été dernier, sur scène, avec vous. Il sera également ce dimanche au théâtre des Champs-Elysées pour fêter vos 90 ans. Un cadeau d'anniversaire d'une valeur inestimable, car qui peut se vanter d'être sur scène avec son grand-père ou son petit-fils?
Thomas a des mots très touchants à votre égard. Il dit parfois être à deux doigts de louper sa note parce qu'il est en train de vous admirer quand vous dirigez. - J.-C.Casadesus: Je ne savais pas qu'il avait dit ça.
Ce que je sais, et il me l'a dit, c'est qu'à un moment donné, il ne jouait pas. C'était l'orchestre qui avait la parole. Je me suis tourné vers lui.
Il n'a pas fait: "Ah oui, merde, c'est à moi..." Il a failli ne pas rentrer dans le jeu, tellement il était...
Le diriger...
De temps en temps, l'émotion vous submerge. Il ne faut pas être comme le capitaine du bateau qui cède au chant des sirènes. Il faut se mordre à l'intérieur pour ne pas céder au chavirement de l'émotion. - P.Cohen: La musique coule dans les veines des Casadesus.
Ce qui suit fait partie de la légende. Comme toute légende, il y a des choses plus ou moins...
Si je dis des bêtises, vous m'arrêtez. Tout est parti de Luis, votre arrière-grand-père expert-comptable, d'origine catalane, fan de musique. Il a forcé ses 14 enfants à aimer la musique.
Quand il rentrait tard le soir, il allait les réveiller dans leur lit pour les interroger. "Quelle est cette note?" S'ils se trompaient, c'était une tape.
La méthode est contestable, mais les résultats sont là. - J.-C.Casadesus: Mais il leur a donné l'oreille absolue! - P.Cohen: Votre grand-père était aussi musicien.
Il épousa une harpiste. Il vous a mis à 4 ans un violon dans les mains. Vous êtes le fils de 2 grands comédiens, Lucien Pascal et Gisèle Casadesus.
Elle a reçu un Molière d'honneur en 2003 pour l'ensemble de sa carrière. C'est dans le public d'une de vos représentations qu'elle fêta son centenaire. - J.-C.Casadesus: J'ajouterai un petit mot.
A 100 ans, au bout de 15 jours, elle me regarde et elle me fait: "C'est calme, en ce moment." Je lui ai dit: "Ne t'en fais pas, ça va reprendre." - A.-E.Lemoine: Elle venait de tourner un film. - J.-C.Casadesus: Elle a tourné son dernier film à 100 ans. - P.Cohen: Voici un extrait du concert. "Joyeux anniversaire". - G.Casadesus: Je suis bouleversée d'émotion. - P.Cohen: C'est une scène merveilleuse.
Vous avez pris le nom de votre mère à l'âge de 25 ans, un hommage à votre grand-père qui voulait que tous les musiciens de la famille s'appellent Casadesus. - J.-C.Casadesus: A la mode espagnole, on a le droit de prendre le nom de sa mère. - P.Cohen: Et vos petits-fils? - J.-C.Casadesus: Eh bien non.
Il faut de la diversité. C'est de là que vient la richesse. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui a fait que vous avez eu envie de devenir chef d'orchestre? - J.-C.Casadesus: J'ai été emmené par ma grand-mère aux concerts Colonne.
Ca a joué un grand rôle dans notre famille. Je vais le diriger le 25 janvier. Dans cette illustre formation créée en 1873, mon grand-père était altiste, avec Jean-Pierre Monteux, le grand chef d'orchestre.
Gino Francescati était le grand partenaire en sonate de mon cousin. Les concerts Colonne ont joué un très grand rôle dans notre famille. Vous faisiez allusion à la musique classique qu'avait abordée mon petit-fils Thomas.
Je crois avoir contribué à le mener vers la musique classique. Le père de Thomas est éditeur...
J'ai été très aidé par ma fille à éduquer mes petits-enfants au jazz. Quand j'avais 14 ans, j'étais un artiste de jazz, en tant que pianiste. Je raconte cette petite anecdote, si j'ai 30 secondes...
J'avais séché un cours pour aller dans une boîte jouer avec les copains. Tout d'un coup, il y avait des gens qui dansaient...
Je vois une femme avec des yeux noirs, une très belle femme. Elle était dans les bras d'un grand Noir et elle dansait. Le morceau s'arrête.
Elle vient vers moi. C'était ma mère. Elle me dit: "Rentre à la maison.
Tu t'expliqueras avec ton père." Elle m'a fait le coup plusieurs fois. Elle écoutait les télécommunications.
Elle avait ouvert mes lettres. - A.-E.Lemoine: Elle savait où vous étiez. - J.-C.Casadesus: Un certain nombre de femmes sont très vigilantes sur l'évolution de leur fils.
Elle m'a joué un certain nombre de tours, ma petite maman, en me suivant et en faisant disparaître, croyait-elle, certaines personnes que je convoitais. J'avais 14 ans. - A.-E.Lemoine: Quand vous dirigez, aujourd'hui encore, vous vous dites qu'il faut que vous appreniez à baisser les bras, à les relever.
Vous dites qu'il n'y aura pas assez d'une vie pour apprendre à le faire. - J.-C.Casadesus: Quand j'ai atteint l'âge de 70 ans, il y a un certain temps, j'ai pensé que je commençais à mériter le brevet de débutant autorisé à continuer.
Quand je ramenais un 12 de l'école, mon père me disait que j'aurais pu ramener un 14. Je me suis dit que la musique, quand j'ai eu 12 ans...
La musique, c'est les concerts Colonne auxquels m'avait emmené ma grand-mère...
J'ai entendu un grand concert Wagner sous la direction d'un très grand chef. J'ai eu le privilège, après avoir joué sous sa direction plus tard, de pouvoir l'inviter quand j'étais directeur de l'orchestre que j'ai fondé. Il y a une espèce d'unité et de suite. - N.Briançon: Le "Falstaff", dans lequel j'ai fait de la figuration, la 1re fois que je suis monté sur une scène, le début de direction que j'ai prise pour faire ce métier...
C'était Jean-Sébastien qui dirigeait. Il chantait parfois plus fort que les chanteurs. - J.-C.Casadesus: C'était extraordinaire! - N.Briançon: La main qui faisait ça... - J.-C.Casadesus: Je fais des borborygmes, ce que je veux que ma tête transmette à mon bras. - A.-E.Lemoine: Si vous n'aviez pas été acteur, Nicolas, vous auriez rêvé de devenir chef d'orchestre. - N.Briançon: J'ai dirigé des tas d'orchestres, quand j'étais petit.
J'ai dirigé les plus grandes formations. J'ai fait des trucs formidables, quand j'étais petit! - A.-E.Lemoine: Vous avez été aussi un chef d'orchestre à l'écran.
Ca a inspiré le Bonus de Lorrain. Comment on incarne un chef d'orchestre à l'écran? - L.Sénéchal: Gardez-vous des images d'Epinal.
En France, on a tous en tête L.de Funès et "La Grande Vadrouille". - Sortez tous.
Personne pendant les répètes. Que tout le monde sorte! ... - L.Sénéchal: Cette scène est inscrite dans notre mémoire collective.
Le problème, c'est qu'elle vient polluer l'idée qu'on a du métier de chef d'orchestre. C'est ce que nous expliquait O.Amamra, héroïne de "Divertimento". - O.Amamra: Le sketch de L.de Funès, dans "La Grande Vadrouille"...
Il s'agissait d'être un clown, mais non, pour moi, pas du tout. C'est bien plus que ça. Le chef d'orchestre doit transmettre l'énergie, donner la couleur.
C'est comme une pièce de théâtre, si on la voit mise en scène par un autre metteur en scène...
On peut raconter la même histoire, mais différemment. - L.Sénéchal: Le secret, c'est donc le travail auprès des professionnels.
Certains acteurs s'en sortent très bien, comme B.Lavernhe, qui semble s'être fondu dans le personnage de Thibault dans "En Fanfare". - B.Lavernhe: Quel est son style?
Comment il tient sa baguette? Il y a une autre scène de concert où je n'ai pas de baguette. Ce petit temps d'avance, de l'école allemande, de donner l'impulsion, le signe que donne le chef... "Quelle émotion je fais?
Est-ce qu'il faut vivre l'intention, l'émotion?" Quand on a 65 musiciens qui étaient là...
Dès que je faisais n'importe quoi, ils me disaient: "Ce n'est pas ça." - L.Sénéchal: B.Lavernhe s'est senti capable de former son collègue P.Lottin. - B.Lavernhe: Quand tu descends, tu fais une petite boucle pour aller vers là.
C'est le bout de ta baguette qui dirige le reste. - P.Lottin: Je n'arrive pas à être crédible... - L.Sénéchal: Le mieux, c'est quand on est soi-même un prodige de la musique classique.
C'est le cas de P.Arditi, qui a joué dans "Maestro(s)". Il pensait être un prodige de la musique classique.
Ses parents étaient persuadés qu'il était un génie. - P.Arditi: Mes parents étaient persuadés d'avoir mis Mozart au monde.
Je reproduisais "Ah! Vous dirais-je, maman" de Mozart, à l'oreille. J'avais une bonne oreille.
Ils ont fait venir un ami à nous, de la famille Casadesus, le fils de Robert. Mes parents se sont retournés vers lui et lui ont dit: "Alors?" Il a dit qu'il fallait me donner un prof de solfège. - L.Sénéchal: Jean, c'était votre cousin issu de germain.
Vous connaissiez l'anecdote, Evelyne? Aujourd'hui, ce n'est toujours pas Mozart, P.Arditi. - J.-C.Casadesus: Je suis troublé.
La musique est dans ma tête, vous aussi...
Vous ne m'avez pas annoncé que ça tournait, tout à l'heure...
Là, ça tourne encore? - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous voulez bien orchestrer notre passage à table?
Les 1ers violons partent en retard...
C'est toujours chaotique. - J.-C.Casadesus: Orchestrer, c'est écrire la musique. - A.-E.Lemoine: Diriger en musique, alors.
Qui part en premier? - J.-C.Casadesus: On continuera de parler? - A.-E.Lemoine: Oui, si vous voulez.
On va goûter la salade du jour. C'est les restes accommodés par notre chef. Ca, c'est un chef d'orchestre! - J.-C.Casadesus: Je fais ce que je peux. - A.-E.Lemoine: Merci.
Je vous propose de déguster l'insalata di dispensa, les restes accommodés par D.Accettulli. - N.Briançon: Pour le vendre, je ne sais pas si je serais allé sur un truc comme ça... - A.-E.Lemoine: Il propose une façon d'accommoder les restes.
Là, ce n'en sont pas. Evelyne, 40 ans tout pile, votre 1re rencontre avec P.Arditi. - E.Bouix: On y est. - A.-E.Lemoine: Un dîner chez Edouard Molinaro.
Vous prépariez un film. Coup de foudre immédiat? - E.Bouix: C'était un truc... - N.Briançon: Tu n'as pas envie d'en parler? - E.Bouix: Je ne m'attendais pas à ça.
Une vraie rencontre, immédiatement. - A.-E.Lemoine: Je me demandais qui de vous deux était le plus fan de P.Arditi.
Vous êtes un sacré fan, Nicolas. - N.Briançon: J'adore Pierre.
C'est vrai. J'ai une tendresse. J'ai d'abord eu une admiration.
J'ai un sentiment de... pas de familiarité, de filiation.
En le regardant jouer, en me disant que c'était ce que j'aimais...
D'être avec lui, de jouer tous les soirs avec lui, c'est une joie que je souhaite à tous les comédiens du monde. Je leur souhaite de jouer... - J.-C.Casadesus: C'est une grâce. - N.Briançon: De jouer avec P.Arditi tous les soirs.
Il n'y a pas un soir où Pierre n'a pas envie de jouer, est de mauvaise humeur, râle, dit qu'il est fatigué...
Le rideau tombe et il se tourne vers moi: "Ca a été?" - J.-C.Casadesus: C'est un vrai Sagittaire. - N.Briançon: C'est merveilleux.
C'est incroyable de garder cette énergie, cette envie, de la donner, de l'offrir. J'ai beaucoup de chance, cette année. Je joue avec ce petit couple... - A.-E.Lemoine: Il vous a un peu en garde alternée. - N.Briançon: C'est une joie.
Ce sont des gens merveilleux sur scène et dans la vie. - E.Bouix: Pierre et Nicolas se ressemblent énormément.
Pour moi, c'est drôle. C'est de vrais acteurs. C'est des acteurs, quoi.
C'est un compliment! Je lui dis: "C'est fou." J'ai Pierre en face de moi, par moments.
Vraiment. C'est bizarre, mais ça me fait très plaisir. - P.Lescure: Vous avez joué plusieurs pièces avec P.Arditi, Evelyne.
Mais quand on joue avec son compagnon, quand on sort de scène, on peut s'emmêler les pinceaux. - E.Bouix: Je vous présente mon amant. - Je croyais que c'était votre mari... - E.Bouix: C'est compliqué.
C'est mon amant, mon mari... - P.Arditi: C'est une histoire très difficile. - E.Bouix: C'est joli.
Merci, Pierre. - P.Lescure: Est-ce que vous avez appris des choses dans l'autobiographie tellement touchante que Pierre a publiée il y a quelques mois, Evelyne? - E.Bouix: Il me la lisait tout le temps.
Il me demandait ce que j'en pensais. Il a longtemps porté ce projet. Il avait envie d'écrire ça.
J'en ai beaucoup entendu parler. Il l'a jeté sur le papier assez vite. C'était quelque chose qu'il avait envie.
J'étais émerveillée. Il a une langue extraordinaire. J'étais bluffée.
Ses histoires, je les connaissais bien. J'ai été touchée. - A.-E.Lemoine: "Je me souviendrai de presque tout", c'est l'affiche de la pièce dans laquelle vous jouez avec P.Arditi, Nicolas. "On ne se mentira jamais", c'est la pièce avec E.Bouix et N.Briançon.
Ce sera à partir du 29 janvier. Dimanche, à 18h, au théâtre des Champs-Elysées, c'est le concert des 90 ans...
C'est ce que dit la presse. - N.Briançon: Ca paraît incroyable, quand on est là, près de vous.
On se dit que c'est impossible. - E.Bouix: Il est beau! - A.-E.Lemoine: C'est impossible...
C'est vrai. Et puis, Monroe, votre 1er album, qui porte votre nom. Vous serez à partir du 10 avril dans toutes les plus belles églises et cathédrales de France.
Dans un instant, "Le Monde de Jamy". D'ici là, les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Rebonsoir. Quel jour sommes-nous? Laissez-moi 2 secondes, je consulte mon petit agenda.
On est le lundi 49-3 janvier. Il faut le comprendre, c'est pas facile, de tenir ses bonnes résolutions. Il avait dit: "Je fais un dry-passage en force-january." - La rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de l'article 49-3... - Le Premier ministre va valider ce budget, qui va passer par le 49-3... - B.Chameroy: Nous sommes le 19 janvier, qui est également, dans tous les JT, le "Blue Monday", le jour le plus déprimant de l'année. - En ce "lundi de la déprime", ce pire lundi de l'année, le Blue Monday... - Ce fameux Blue Monday, le plus déprimant de l'année. - B.Chameroy: Sauf que ça commence à faire un paquet d'années qu'on sait que c'est faux et que ce Blue Monday est une invention commerciale. - Cette journée serait en fait un énorme coup marketing. - Le Blue Monday est une invention commerciale. - B.Chameroy: Ca fait 9 piges qu'on dit que c'est faux.
Pourquoi on continue à en parler encore? Pour une bonne raison. Ca permet à certains de faire de ce jour le plus déprimant de l'année le jour le moins travaillé du monde.
Il répète la même chronique. - Une date qui semblerait crédible comme la plus déprimante de l'année. On pense à réserver ses vacances... - P.Cohen: Ca, tu peux le recaser l'an prochain! - B.Chameroy: Pendant ce temps-là, ce n'est jamais évident, une réunion en lendemain de soirée. - E.Macron: Veuillez m'excuser pour ces lunettes.
C'est bénin, mais je suis obligé de les porter pendant quelque temps. Vous allez me subir ainsi. - B.Chameroy: E.Macron a encore bobo au "noeil".
S'il avait porté ses petites lunettes à chaque fois qu'il devait nous faire une annonce, ça serait passé facilement. - E.Macron: Nous sommes en guerre.
Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale. - B.Chameroy: L'innovation...
Les hommes politiques ne sont plus obligés de se déplacer en plateau pour répondre à des questions. La voix robotique de R.Glucksmann était l'invité de France 2.
On teste tout de suite. Que penses-tu de la situation en Iran? - Ca m'inspire une immense tristesse et une profonde colère. - B.Chameroy: Merci.
Quel temps fait-il à Metz? 5 départements en vigilance orange pluie-inondation, dont l'Aude. BFM était sur place.
Ils ont trouvé la seule personne qui se réjouit de la situation. - Ca faisait 6 ans qu'il n'y avait pas eu d'inondation. Ca fait plaisir de voir...
J'espère qu'il n'y aura pas de dégâts...
Ca fait plaisir de voir qu'il y en a un peu plus que d'habitude. - B.Chameroy: Ca fait plaisir. "J'adore l'eau.
Dans 20-30 ans, il n'y en aura plus." Des inondations, oui. Des voleurs de micros peuvent sévir dans vos duplex. - Vous avez des regrets, ce matin, quand vous voyez la rivière? - On n'a pas de regrets, mais on espère que les routes ne sont pas bloquées. - B.Chameroy: BFM était avec un spécialiste de la question de l'eau et de la montée des eaux.
Ca valait le coup. - Derrière, ce qu'on voit, c'est l'Aude. A peu près 5 m de hauteur.
Vous faites des mesures, ce matin. Que constatez-vous? - L'eau est bien montée.
C'est en train de monter. - B.Chameroy: Petite question...
Que signifie le mot "exclusif"? - A.-E.Lemoine: Une information à nous et à personne d'autre. - P.Cohen: Exceptionnelle. - B.Chameroy: Une info qui n'est qu'à nous.
Cette règle ne vaut pas dans le monde impitoyable des médias. - Regardez ces images exclusives du cambriolage du Louvre. - C'est un document exclusif que je vous propose. - B.Chameroy: Tout le monde l'a eu.
Certains candidats aux municipales ont de la chance. Ils sont parrainés par les ténors de la République pour le lancement de leur campagne. C'est le cas de F.Allisio, candidat RN à Marseille, venu avec M.Le Pen.
Mauvais calcul, pour lui. Elle les a tous chourés, les micros! - Je te laisse répondre.
C'est toi, le local de l'étape. - Aujourd'hui, je ne vois en face... - B.Chameroy: Victime de cette conférence: un micro. "Je tombe!" "Merci." Je ne sais pas qui a doublé les micros...
Donnez-lui un César! Du côté de Pau, F.Bayrou a officialisé sa candidature en 3e mandat de maire.
Son bilan n'était pas assez complet pour lui, visiblement. Il a décidé de s'attribuer les mérites pour des choses desquelles il n'est pas du tout responsable. - F.Bayrou: Qui aurait dit que la Section paloise serait 2e du championnat national? - Vous avez pris part à la réussite de la Section paloise, cette saison? - F.Bayrou: Je surveille, je travaille très étroitement avec les responsables du club. - B.Chameroy: Bien sûr!
Ca se tente! Il était l'invité de ICI Béarn Bigorre. Il nous a prouvé qu'il n'avait pas perdu son sens de l'humour légendaire. - F.Bayrou: Je suis d'ici, comme vous C'est votre nom, maintenant.
Vous vous appelez ICI. Moi, je suis d'ici. - B.Chameroy: Vanne qui ne marche pas si tu es interviewé sur Chérie FM.
François s'est bien remis de cette vilaine toux qui l'avait terrassé cet hiver. - F.Bayrou: On verra, parce que le calendrier...
Il tousse. Il peut encore changer. - B.Chameroy: On file maintenant à Chaumont, en Champagne-Ardenne.
Un débat était organisé entre 4 candidats à la mairie, sur France 3. Ils ont joué à faire comme les grands, comme s'ils étaient sur BFM. - Je ne sais pas ce qui a été fait.
Je ne vois pas de concret. - On voit la caricature du théâtre politique qui peut lasser tout le monde. Où trouvez-vous l'argent? - Où trouvez-vous cette énergie? - B.Chameroy: Le candidat Lutte ouvrière était convaincu d'avoir été invité à un débat sur RFI. - Ce que je voudrais dire, c'est que les discussions que j'ai eues ces derniers temps sont très loin de tous ces thèmes.
J'ai entendu Macron parler de marche à la guerre, la 1re puissance du monde capturer le pétrole du Venezuela et s'approprier...
Je vais continuer, parce que c'est très important. - Ce n'est pas l'objet de ce débat. - B.Chameroy: "Revenons à la médiathèque Bourvil...
Est-ce qu'on met des vélos devant ou non?" On va remettre l'église au centre du village." Ce n'était même pas sa journée, à Sylvain.
Il n'a pas eu 5 petites minutes de débat. - Je voudrais simplement vous dire... - C'est trop long.
On n'a pas le temps. Qu'est-ce que vous voulez dire aux électeurs, Antoine? - B.Chameroy: "J'avais chronométré"...
Le candidat RN a décliné l'invitation France 3 par respect pour eux. Il les fait flipper... - Pour la 1re fois, il y aura une liste RN si le candidat arrive à la constituer.
Ce serait une première à Chaumont. Qu'est-ce que ça change? Est-ce que vous êtes inquiets? - Non. - Du tout. - B.Chameroy: "On revient à la médiathèque..." On referme ces actus avec de l'international et cette info signée BFM qu'on n'avait pas vue venir. - Un instrument de dissuasion pour les négociations... - B.Chameroy: D.Guetta l'avait dit, après recherches. - L'arme anticoercition, c'est un peu l'arme atomique de l'UE... - B.Chameroy: Fin de cette édition.
L'info continue demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo!
Merci d'avoir accepté notre invitation. Allez écouter Monroe partout en France. Dimanche, à Paris, au théâtre des Champs-Elysées...
Xavier Bertrand