Production française des vaccins, vaccin russe, tensions avec la Grande-Bretagne, relations diplomatiques avec la Chine... Le "8h30 franceinfo" de Clément Beaune
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Est-ce que l'Europe est en crise à cause des vaccins ?
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Qu'est-ce qui n'est pas tout à fait ça ?
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Vous avez la certitude qu'on aurait été moins bon si on avait été sur les vaccins tout seul ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Vous savez combien de fois déjà on nous a annoncé depuis plusieurs mois l'accélération de la campagne de vaccination ?
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Clément Beaune, au-delà de l'approvisionnement des doses, il existe bien une crise européenne, contrairement à ce que vous dites.
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Ce n'est pas un problème, ça, ce double discours en Europe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Alors, ce n'est pas tout à fait ça, mais il y a des difficultés. »
- 0:33Invité politiqueFait
« La réalité de la situation européenne aujourd'hui, c'est un problème de production, de rythme de production, de rythme de livraison. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Le sujet, c'est d'accélérer la cadence de production. »
- 0:52Invité politiqueFait
« aucune des difficultés auxquelles on est confrontés aujourd'hui serait mieux réglée si on avait fait cavalier seul ou si aujourd'hui on se réfugiait dans un cavalier seul qui serait, je pense, destructeur pour la France. »
- 1:19Invité politiqueFait
« On aurait probablement misé sur un vaccin, entre guillemets, français. Peut-être avec le laboratoire Sanofi. C'est ainsi qu'il y a aujourd'hui du retard. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Les Allemands, c'est une entreprise de chez eux, une start-up, BioNTech, qui a développé le premier vaccin ARN messager. »
- 1:45Invité politiqueFait
« Un laboratoire comme Pfizer, il respecte ses engagements. »
- 1:49Invité politiqueFait
« On a des approvisionnements supplémentaires de Pfizer et on aura au deuxième trimestre, avril-mai-juin, une accélération très massive des livraisons. »
- 2:09Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on est à plus de 8 millions et demi d'injections. »
- 2:15Invité politiqueChiffre
« En avril-mai-juin, on aura 3 fois plus de livraisons de vaccins en prenant en compte les retards et les mauvaises nouvelles. »
- 2:17Invité politiqueChiffre
« 300 millions de doses par rapport à 100 millions au premier trimestre pour toute l'Europe. »
- 3:16Invité politiqueFait
« D'abord, sur le plan scientifique, c'est ça le premier critère, évidemment. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Ça prend, en général, deux à trois mois au total. »
- 3:37Invité politiqueFait
« Les Russes nous disent 50 millions de doses de vaccins. Aujourd'hui, nous n'en avons aucune preuve. »
- 4:12Invité politiqueChiffre
« la Russie vaccine deux fois moins que les Européens proportionnellement à sa population. »
- 5:54Invité politiqueFait
« Tous les contrats des 27 pays sont tous publics. »
- 6:37Invité politiqueFait
« les vaccins russes et chinois ne sont pas reconnus par l'autorité européenne du médicament »
- 9:31Invité politiqueFait
« Un site qui s'appelle Recifarm. »
- 10:00Invité politiqueChiffre
« c'est près de 30 millions de doses par mois qui seront fabriquées comme ça. »
- 10:43Invité politiqueFait
« Des usines situées au Royaume-Uni, aucune dose pour l'instant. »
- 10:58Invité politiqueFait
« Nous avons un contrat européen avec AstraZeneca où il y a plusieurs sites de production qui sont mentionnés. »
- 11:49Invité politiqueChiffre
« C'est à peu près 10 millions de doses, un peu plus aujourd'hui, de 10 millions de doses qui ont été acheminées des sites industriels européens vers le Royaume-Uni. »
- 12:56Invité politiqueFait
« On n'a pas reçu de doses du Royaume-Uni. »
- 15:10Invité politiqueChiffre
« 400 millions, contrats actualisés entre l'Europe et AstraZeneca. »
- 15:56Invité politiquePromesse
« Absolument. Et cet engagement, il sera tenu. »
- 16:14Invité politiqueChiffre
« Pfizer, par exemple, a livré presque 5 millions de doses supplémentaires par rapport aux prévisions au premier trimestre et 10 millions de doses supplémentaires par rapport à ce qu'on prévoyait au deuxième trimestre. »
- 16:19Invité politiqueChiffre
« Nous avons le plus grand contrat du monde avec Pfizer, 600 millions de doses pour l'Union Européenne. »
- 17:30Invité politiqueChiffre
« C'est 10 millions de vaccinés mi-avril, 20 millions un mois plus tard en mai et 30 millions en juin. »
- 19:03Invité politiqueFait
« Non, ce qu'on a dit, c'est que ce n'était pas le bon outil à lever des brevets. »
- 19:18Invité politiqueFait
« C'est faux, c'est une fausse bonne idée, parce que vous devez rémunérer, on en parlait, vous devez rémunérer l'innovation. »
- 20:34Invité politiqueChiffre
« L'Union européenne a acheté au total, ça arrive progressivement, plus de 2,5 milliards de doses. »
- 20:45Invité politiqueFait
« En Afrique, il y a déjà 30 pays, c'est notre initiative, qui reçoivent gratuitement des doses de vaccins pour vacciner leur population. »
- 21:26Invité politiqueFait
« quoi qu'il arrive, non. Parce que ce que nous disons, c'est qu'on ne peut pas avoir un passe ou un passeport vaccinal, dans le sens où l'accès à la vaccination serait le sésame ou la condition pour, par exemple, circuler en Europe. »
- 22:11Invité politiqueFait
« C'est ce qu'a proposé l'Union Européenne à notre incitation, c'est un certificat sanitaire. »
- 23:30Invité politiqueFait
« C'est normal, parce qu'on a un cadre européen, justement, avec les mêmes règles scientifiques pour tout le monde. »
- 24:38Invité politiqueFait
« Quand on est convoqué, quand on est ambassadeur, on se rend à sa convocation au ministère des Affaires étrangères. »
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Bonjour Clément Bonne. Bonjour. Des doses qui arrivent tout doucement au compte-gouttes des laboratoires pharmaceutiques qui ne tiennent pas leur promesse de livraison des pays européens qui désormais agissent chacun dans leur coin. Est-ce que l'Europe est en crise à cause des vaccins ? Alors, ce n'est pas tout à fait ça, mais il y a des difficultés. Qu'est-ce qui n'est pas tout à fait ça ?
Les pays qui font du chacun pour soi, on va en venir. Mais le constat global d'avoir... Le constat global, c'est qu'effectivement, il y a des pays qui vont plus vite que nous. Et donc, on ne va pas dire que tout va bien. Simplement, moi, je dis deux choses. Il faut se concentrer sur les vrais problèmes qui sont là. La réalité de la situation européenne aujourd'hui, c'est un problème de production, de rythme de production, de rythme de livraison. On peut refaire des débats sur le prix des vaccins, etc. Ce n'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est d'accélérer la cadence de production. C'est ce qu'on fait. Et la question aussi, le deuxième point, c'est que je pense qu'on le fait mieux en européen.
Et qu'aucune des difficultés auxquelles on est confrontés aujourd'hui serait mieux réglée si on avait fait cavalier seul ou si aujourd'hui on se réfugiait dans un cavalier seul qui serait, je pense, destructeur pour la France.
Vous avez la certitude qu'on aurait été moins bon si on avait été, par exemple, sur les vaccins tout seul. Écoutez, en tout cas, ce que je sais, c'est qu'on se ferait
la guerre entre pays européens aujourd'hui. Et donc, probablement, je spécule, mais ceux qui nous disent qu'il faut aller jusqu'au bout de la logique nationale, allons-y, faisons le raisonnement. On aurait probablement misé sur un vaccin, entre guillemets, français. Peut-être avec le laboratoire Sanofi. C'est ainsi qu'il y a aujourd'hui du retard. Les Allemands, c'est une entreprise de chez eux, une start-up, BioNTech, qui a développé le premier vaccin ARN messager. Que dirait-on aujourd'hui si les Allemands avaient toutes les doses de ce vaccin et qu'en France ou ailleurs en Europe, on ne les avait pas ? Je pense que la situation serait beaucoup plus préoccupante.
Donc, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème. Il faut accélérer le rythme de production, faire respecter les contrats au laboratoire. Il y a aussi des bonnes nouvelles. Un laboratoire comme Pfizer, il respecte ses engagements. On a des approvisionnements supplémentaires de Pfizer et on aura au deuxième trimestre, avril-mai-juin, une accélération très massive des livraisons. Moi, je l'avais dit ici, les mois de février et mars sont les plus difficiles. C'est vrai. Donc, il y a une impatience. Il y a parfois un ras-le-bol. C'est clair.
Vous savez combien de fois déjà on nous a annoncé depuis plusieurs mois l'accélération de la campagne de vaccination ?
D'abord, ça accélère. Oui. Ça accélère. Aujourd'hui, on est à plus de 8 millions et demi d'injections. Et en avril-mai-juin, on aura 3 fois plus de livraisons de vaccins en prenant en compte les retards et les mauvaises nouvelles. Donc, 300 millions de doses par rapport à 100 millions au premier trimestre pour toute l'Europe. Donc, il y a une vraie accélération. Néanmoins, j'aimerais que ça aille encore plus vite. Mais on se bat pour que cette production accélère en Europe. Et il y aura des sites de production français, d'ailleurs, à partir de la fin du mois, qui seront mobilisés.
Clément Beaune, au-delà de l'approvisionnement des doses, il existe bien une crise européenne, contrairement à ce que vous dites. Exemple. Avant-hier, le commissaire européen Thierry Breton a dit qu'on n'avait absolument pas besoin du vaccin russe Sputnik V. Et dans le même temps, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé qu'elle était prête à le commander toute seule, une fois le vaccin homologué par l'Union européenne, quitte à se passer de l'Europe. Ce n'est pas un problème, ça, ce double discours en Europe ?
Non. Je veux clarifier là-dessus, parce que vous avez raison. Les gens se posent des questions sur ce vaccin russe. Le principe est simple. Il ne faut pas faire de politique avec un vaccin. S'il est utile, s'il est disponible, il faut s'en servir. Mais il y a deux critères très simples. Il faut qu'il soit disponible en termes de production et validé sur le plan scientifique.
Alors, les Russes disent qu'ils peuvent approvisionner 50 millions de doses à l'Europe.
C'est très simple. D'abord, sur le plan scientifique, c'est ça le premier critère, évidemment. Comme tous les vaccins, tous les candidats vaccins, ils sont soumis à une procédure scientifique, la même pour tous, qu'on soit russe, qu'on soit américain, allemand, etc. C'est l'Agence européenne des médicaments. Aujourd'hui, le vaccin russe a déposé son dossier. Il est examiné. Ça prend, en général, deux à trois mois au total. On est dans cette phase, donc ce n'est pas avant fin mai, début juin, sans doute. Et puis, ensuite, il y a la production industrielle. Les Russes nous disent 50 millions de doses de vaccins. Aujourd'hui, nous n'en avons aucune preuve.
Oui, mais Thierry Breton, déjà, nous dit qu'on n'en a pas besoin. Ce n'est pas ce que dit Angela Merkel.
Pardon, ce qu'a dit Thierry Breton, pour être précis, c'est que le moment où le vaccin russe sera vraisemblablement validé scientifiquement. Et on pourrait faire appel à lui. C'est le mois de juin, en gros. C'est le début de l'été. Et à ce moment-là, nous aurons suffisamment d'autres doses de vaccins.
Donc, on pourrait dire la même chose du futur vaccin français. On n'en aura pas besoin quand il va arriver non plus.
Moi, je pense qu'il faut exclure aucune piste, je vous le dis franchement. Simplement, si on dit que c'est le vaccin russe qui nous apporte la solution miracle aujourd'hui, ce n'est pas vrai, parce que ce n'est pas aujourd'hui. Et ce n'est pas une solution miracle, parce qu'il est très peu produit. Et d'ailleurs, la Russie vaccine deux fois moins que les Européens proportionnellement à sa population. Ce qu'a dit Angela Merkel, c'est notre position aussi. C'est qu'il faut qu'il soit autorisé par l'Europe. Et que si l'Europe n'en commande pas, j'en commanderais moi. Elle préfère qu'il soit commandé par l'Europe, sinon elle regarderait cette position.
Mais elle a recadré, si on me permettait, son ministre de la Santé, qui avait dit « commandons du vaccin russe ». Elle a dit « je donne une chance à l'Europe, c'est aussi notre position ».
Plusieurs pays d'Europe de l'Est, Clément Beaune, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, ont déjà commandé ce vaccin russe. Est-ce qu'ils ont le droit de le faire ? Alors, juridiquement, oui.
On fait ce qu'on veut. On fait ce qu'on veut, oui, parce qu'il n'y a pas de compétence européenne en matière de santé. Nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a construit un cadre européen, qui nous semble, pour les raisons que j'indiquais, c'est la diversification, notamment des vaccins, dans la durée préférable à une sorte de guerre nationale. Je note que les pays qui avaient annoncé qu'ils iraient commander des doses de vaccins, souvent sont revenus en arrière très vite. Parce qu'il n'y a pas de solution miracle. Si les doses étaient disponibles cachées dans un placard, ça se saurait. L'Autriche, le Danemark avait dit « on va aller voir Israël, on va aller obtenir des doses ».
Ils se disent aujourd'hui, le chancelier autrichien a dit « en fait, il faut rester dans le cadre européen, c'est beaucoup mieux ». Les Polonais qui avaient eu des contacts avec les Chinois pour un vaccin ont dit « en fait, on ne va pas le faire parce qu'il n'est pas validé scientifiquement ». Et je vous signale aujourd'hui que la Slovaquie, dont le Premier ministre a commandé, c'est le seul, avec la Hongrie, des vaccins russes. Ce sont les deux seuls pays. La Slovaquie, le gouvernement vient de tomber parce que les autres parties ont dit « c'est pas sérieux, vous cassez le cadre européen et vous prenez un vaccin qui n'est pas autorisé en Europe ».
Vous parliez de l'Autriche, il y a un instant, le chancelier autrichien Sébastien de Courts a accusé récemment certains pays, sans les nommer, d'avoir conclu des contrats en douce avec certains laboratoires. Est-ce que c'est le cas ? Non, je vous dis les choses. Tous les contrats des 27 pays sont tous publics ?
Oui, alors ils sont tous publics. Non, tout le monde est resté dans le cadre européen, avec deux exceptions. La Hongrie, qui a pris du vaccin chinois et du vaccin russe, dont je rappelle qu'ils ne sont pas autorisés, donc moi je ne veux pas de cette solution pour la France. Et la Slovaquie, qui avait pensé commander du vaccin russe, qui arrive au compte-gouttes, là, littéralement, et qui vient d'abandonner cette piste.
Donc on voit bien que tous les pays qui ont été tentés, il y en a eu, même en Allemagne, des tentations d'aller chercher hors du cadre européen en pensant que ce serait plus facile, plus rapide, sont revenus en arrière parce que le sujet, c'est de produire, c'est pas de trouver un contrat supplémentaire.
Et la Commission européenne va sanctionner la Hongrie, qui agit seule dans son coin, ou on laisse faire ?
Non, écoutez, moi, ce que je dis d'abord, c'est que les vaccins russes et chinois ne sont pas reconnus par l'autorité européenne du médicament, donc une personne qui est vaccinée avec ses vaccins, si demain il y avait par exemple un pass sanitaire, on ne pourrait pas reconnaître sa vaccination. Donc ça va penaliser de facto la Hongrie.
Ce qu'on a dit aussi, c'est que si un pays continuait à vouloir s'approvisionner en dehors de l'Europe, encore une fois, tous ceux qui ont tenté, en général, sont revenus en arrière, si c'était le cas, moi je trouve que ça ne serait pas légitime qu'on continue à bénéficier aussi du cadre européen, parce que ce qu'on ne dit pas, c'est que la Hongrie, l'immense majorité de ces vaccins, viennent du cadre européen. Donc ça ne peut pas être fromage et dessert, où vous bénéficiez du cadre européen, et vous allez chercher quelques doses complémentaires ailleurs, en dehors de ce cadre de solidarité.
Et quand il y a eu des difficultés dans un pays, République tchèque, Slovaquie, nous avons, nous Européens, pas les Russes, nous Européens, fournit des doses supplémentaires d'urgence pour les aider à affronter cela. La solidarité européenne, ça existe, c'est compliqué, mais ça tient bon.
On va parler du vaccin qui donne des migraines en ce moment à l'Europe, à la France et à beaucoup de monde. C'est une image, évidemment, du vaccin AstraZeneca, dont les doses tardent toujours à arriver avec vous. Clément Baud, le fil info tout d'abord à 8h40 avec Mélanie Delonais.
8 mètres carrés par salarié, le gouvernement présente ce matin le nouveau protocole sanitaire pour les cantines d'entreprises. Les règles vont changer dans les départements reconfinés pour limiter les contaminations. Dans ces lieux où l'on tombe nécessairement le masque. Le pays d'Europe le plus touché par l'épidémie, le Royaume-Uni, va se plonger dans le silence ce midi, en mémoire de ces 126 000 morts du Covid. Un an, jour pour jour, après le premier confinement, l'horizon semble s'éclaircir. 17 morts hier. Le nombre de décès est au plus bas depuis 6 mois au Royaume-Uni. C'est une forme de reconnaissance du travail accompli.
Ma légion d'honneur à moi, réagit ce matin sur France Info le député européen Raphaël Glucksmann. Il fait partie des 10 personnalités européennes qui ne sont plus les Bienvenus en Chine. Mesure de représailles de Pékin après les sanctions pour dénoncer la répression de la minorité musulmane ouïghour. Jusqu'à un an de prison ferme pour des supporters marseillais jugés pour les incidents fin janvier à la commanderie, le centre d'entraînement de l'OM. Après de mauvais résultats, 300 supporters s'étaient rassemblés pour demander le départ du président du club. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel Toujours avec le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. Je reviens d'un mot sur ce que vous nous avez dit il y a quelques instants. Des sites de production français mobilisés à la fin du mois pour fabriquer des vaccins. Lesquels, coût, quand, où et combien de doses ? Oui, je sais, ça fait quatre questions en une, mais c'est important.
Combien de doses ? On ne sait pas encore exactement, mais vous aurez à partir de la fin du mois de mars, donc dans les jours qui viennent, un premier site qui sera mobilisé pour les dernières opérations, la dernière étape, ce qu'on appelle parfois en bon français fill and finish, pour le vaccin Moderna. Embouteillage. Embouteillage. Flaconnage. Flaconnage, vous avez raison, soyons plus francophones. Et donc, ce sera fait sur un site français à partir de la fin du mois de mars pour Moderna. Lequel ? Un site qui s'appelle Recifarm.
Et puis, vous aurez progressivement, entre mars, avril, mai, jusqu'au début de l'été, jusqu'à cinq sites de production français qui seront mobilisés pour différents vaccins, Moderna, Curvac, et puis Sanofi, qui cet été aidera aussi à la production du vaccin Johnson & Johnson. On sait déjà combien de doses produites en France, mises en flacon en France, vont sortir de ces usines ? On sait par exemple pour Sanofi qu'au total, ils aideront à produire du vaccin Pfizer en Allemagne et du vaccin Johnson & Johnson en France, c'est près de 30 millions de doses par mois qui seront fabriquées comme ça.
Ces vaccins, on les remet au pot dans la Commission européenne et ils repartent un peu partout ou ils sont pour la France ? Bien sûr, si je puis dire, on les remet au pot, mais j'insiste aussi que ça marche dans les deux sens. Aujourd'hui, les vaccins qui arrivent pour les Français, ils sont majoritairement produits en Belgique, aux Pays-Bas par exemple, et ils bénéficient à la France et aux autres pays européens. Donc, on a intérêt, là aussi, c'est mieux de faire en européen, à mutualiser nos 50, un peu plus de 50 usines de production européennes qui, je le rappelle, c'est en Europe qu'on produit aujourd'hui avec les Etats-Unis le plus de vaccins dans le monde.
Le laboratoire qui pose problème en ce moment, c'est AstraZeneca. AstraZeneca, Clément Bonnet, est-ce que vous pouvez nous dire combien de doses nous avons reçues des usines situées au Royaume-Uni ?
Des usines situées au Royaume-Uni, aucune dose pour l'instant. C'est bien le problème ? Aucune ? Non. Je vous explique la situation. Nous avons un contrat européen avec AstraZeneca où il y a plusieurs sites de production qui sont mentionnés. Des sites qui sont situés en Europe, deux, et des sites qui sont situés au Royaume-Uni, deux aussi. Ce que nous disons aujourd'hui au laboratoire AstraZeneca, nous, on est assez indifférents à quel site de production on veut être livré. On est pragmatique. Ils ont des retards de livraison. Manifestement, les Britanniques n'ont pas les mêmes retards de livraison de la part d'AstraZeneca.
Ils vaccinent beaucoup à tour de voir.
Ils vaccinent beaucoup, pas que avec AstraZeneca, mais aussi avec AstraZeneca. Donc, on dit très simplement, on peut comprendre, même si on le déplore, que vous ayez des problèmes de production. Ça peut arriver. Mais dans ces cas-là, il n'y a pas de raison que l'Europe soit variable d'ajustement et prenne toute la contrainte, toute la difficulté de votre livraison et de votre production. Et donc, on doit mobiliser les usines britanniques. De même que des usines européennes aident pour différents vaccins, le Royaume-Uni a mené sa campagne de vaccination.
Justement, nous, combien l'Europe a envoyé de doses aux Britanniques ?
Alors, je vais essayer de le dire le plus clairement possible. C'est à peu près 10 millions de doses, un peu plus aujourd'hui, de 10 millions de doses qui ont été acheminées des sites industriels européens vers le Royaume-Uni.
Donc, pardon d'être aussi... Il y a eu une embrouille. Oui, oui, mais on peut avoir dans l'affaire.
Pardon, parce que je veux être aussi précis et honnête pour que tout le monde ne fantasme pas non plus et qu'on soit très clair. Les doses qui sont livrées d'Europe vers le Royaume-Uni aujourd'hui sont dans l'immense majorité du vaccin Pfizer, un autre vaccin. Qui, lui, c'est important, respectent ses engagements avec l'Europe. Donc, on ne va pas péter l'entreprise.
Est-ce qu'il y a des doses AstraZeneca qui sont parties d'Europe vers le Royaume-Uni ?
On pense... On est en train de faire la clarté, probablement en décembre, janvier, un petit peu. Et ce qu'on veut éviter, c'est pour la suite qu'il y ait des doses AstraZeneca qui soient produites en Europe qui partent vers le Royaume-Uni, alors que nous, nous ne serions pas livrés. Donc, ce n'est pas pour aujourd'hui, c'est plutôt pour demain. On veut s'assurer, tout simplement, qu'il y ait un principe de réciprocité.
Mais Clément Beaune, ça fait des semaines qu'on a l'impression que le gouvernement essaie de mettre de la clarté dans cette affaire. À chaque fois qu'on a un ministre qui s'occupe des vaccins au niveau européen, on nous répond ça, en fait. Mais pourquoi ça n'avance pas ?
Mais ça avance. Pardon, je suis très clair. Je reprends. On a livré un certain nombre de doses au Royaume-Uni. On n'a pas reçu de doses du Royaume-Uni. Ce ne sont pas les mêmes vaccins. Aujourd'hui, AstraZeneca nous dit, j'ai du retard. On dit, mobilisez vos usines au Royaume-Uni pour nous. Si vous ne le faites pas, nous mettrons un blocage vers les exportations qui sont à destination du Royaume-Uni. On pose un principe très simple. Ça, maintenant, c'est acté. On en discutera jeudi et vendredi au Conseil européen. C'est un principe de contrôle des exportations depuis le mois de janvier. Ça, c'est déjà le cas. On a avancé là-dessus.
Depuis le mois de janvier, il n'y a aucune exportation de vaccins qui sort d'Europe sans une autorisation. Et parfois, on a bloqué. L'Italie a bloqué de l'exportation de l'AstraZeneca parce que ce n'était pas justifié. C'est-à-dire que l'Europe est prête à envoyer des policiers à la sortie des usines sur le sol ? Ce n'est pas des policiers. C'est qu'aujourd'hui, ça se fait déjà. Chaque usine de production, c'est très concret, chaque usine de production, quand elle a une demande d'exportation, que ce soit le Royaume-Uni, l'Australie, un autre pays, elle dit aux autorités nationales, elle le fait, c'est obligatoire, voilà le bon de livraison, est-ce que j'ai le droit ou pas ?
Et l'Italie, par exemple, l'autre jour, a dit, à juste titre, Australie-AstraZeneca, non.
Et est-ce que dans ce cas-là, il n'y a pas un risque AstraZeneca dit, si c'est comme ça, je ne vous en vois plus rien ?
Eh bien, c'est pour ça que j'essaie d'être le plus pragmatique possible. On ne veut pas avoir un mécanisme où on interdit par principe toute exportation. Pourquoi ? Parce que nous avons aussi besoin d'importer. Donc, si tout le monde fait ça, chacun se bloque et nous aurons des problèmes de vaccination. En revanche, on dit, c'est simple, je crois que tout le monde peut entendre cette logique, c'est la réciprocité. La réciprocité. On est livré, on livre si on est livré. On livre si on est livré. Si on n'est pas livré par les autres, on ne va pas livrer les doses. C'est très simple et c'est ça qu'on va discuter jeudi, vendredi, à un sommet européen.
Poser juridiquement un principe de réciprocité systématique pour qu'on n'exporte pas vers des pays qui ne nous livrent pas.
AstraZeneca, c'est un vaccin, Clément Beaune, c'est un vaccin AstraZeneca qui a une particularité. Il est vendu à prix coûtant environ 2,50 euros la dose. C'est une condition qui avait été fixée par l'université d'Oxford au laboratoire suédois AstraZeneca. On vous donne les brevets, je fais simple, et en échange vous le vendez à prix coûtant. Est-ce que vous pensez que le fait de ne pas gagner d'argent aujourd'hui pour ce laboratoire est devenu un frein à la production ?
Non, je ne crois pas que ce soit ça le sujet.
Non.
Je ne crois pas que ce soit ça le sujet.
Vous ne pensez pas que si AstraZeneca gagnait quelques euros sur chaque dose, ça irait plus vite ?
Non, parce qu'écoutez, à la limite ce n'est plus notre sujet. Nous avons signé un contrat, il y a un prix et il y a des livraisons, il y a des quantités. 400 millions, contrats actualisés entre l'Europe et AstraZeneca. Ce n'est pas après qu'on renégocie. Donc on peut comprendre encore une fois des problèmes de production. Je rappelle que c'est un miracle cette campagne de vaccination malgré tout. En quelques mois, nous avons trouvé un vaccin, il est produit à l'échelle de plusieurs centaines de millions de doses dans le monde. Tant mieux. Donc on peut comprendre. En revanche, on ne peut pas comprendre qu'un pays soit livré et pas nous.
On ne peut pas comprendre qu'un engagement soit respecté à l'égard du Royaume-Uni ou d'un autre pays et pas de l'Europe. Ça, moi, je défends le cadre européen mordicus, mais je ne défends pas une Europe guimauve qui ne sait pas défendre ses intérêts. C'est pour ça que je me bats chaque jour, parce que c'est comme ça qu'on va accélérer la campagne de vaccination en France.
Clément Bonnet, est-ce qu'il faut s'attendre à des retards de d'autres laboratoires ? On attend 300 à 350 millions de doses d'ici l'été, c'est ce qu'a annoncé Thierry Breton ?
Absolument. Et cet engagement, il sera tenu. Et nous avons aussi des bonnes nouvelles. C'est pour ça qu'on peut avoir cette prévision ambitieuse avec d'autres laboratoires. C'est pour ça qu'il y a un problème AstraZeneca, réglons-le, par des moyens de pression aussi. Mais Pfizer, par exemple, a livré presque 5 millions de doses supplémentaires par rapport aux prévisions au premier trimestre et 10 millions de doses supplémentaires par rapport à ce qu'on prévoyait au deuxième trimestre. Donc là, il y a une accélération. Nous avons le plus grand contrat du monde avec Pfizer, 600 millions de doses pour l'Union Européenne.
Et c'est aussi sur ce vaccin, d'abord sur ce vaccin d'ailleurs, que va se concentrer la campagne de vaccination encore dans les semaines qui viennent.
Tous immunisés, comme l'a dit Thierry Breton, en Europe le 14 juillet prochain pour la fête nationale. C'est possible encore aujourd'hui ou c'est une partie de méthode Coué encore ?
Non, ce n'est pas de la méthode Coué, c'est un combat. Mais nous, nos objectifs qui reviennent à peu près au même.
C'est un combat, ça veut dire qu'on n'a pas aujourd'hui la certitude que toutes les doses nécessaires à cette immunité seront bien là.
On passe des commandes et on fait en sorte que les sites de production puissent produire le plus vite possible. Mais chaque jour, on ne va pas se reposer sur des lauriers que nous n'avons pas encore et dire maintenant tout va aller bien. Donc Thierry Breton, il fait le tour des usines européennes pour vérifier qu'il n'y a pas de problème d'approvisionnement, que les contrats sont respectés quand ce n'est pas le cas, de mettre la pression comme on l'a fait sur Moderna ou Pfizer. On a amélioré les choses. Nos objectifs, ils ont été... En tout cas, on peut dire merci Pfizer aujourd'hui, sans eux, on n'y arriverait pas. Oui, on peut dire merci Pfizer, mais ce n'est pas arrivé de nulle part.
BioNTech, qui est le partenaire, c'est une start-up allemande financée par l'Union européenne. Donc je veux aussi qu'on reconnaisse ce qu'on a fait, nous, européens. On a fait des choses formidables. L'ARN messager, c'est une découverte européenne. Donc ne nous flagellons pas. On a de l'impatience, c'est normal, de la colère parfois, c'est normal. On accélère. Et nos objectifs, c'est toujours les mêmes. C'est 10 millions de vaccinés mi-avril, 20 millions un mois plus tard en mai et 30 millions en juin. C'est ça notre objectif, ça demeure.
Le fil info à 8h50 avec Mélanie Delaunay. Et on vous retrouve dans un instant, Clément Bonne.
L'Allemagne fait marche arrière sur le déconfinement prévu. Les restrictions sont prolongées jusqu'à la mi-avril. Et pour le long week-end de Pâques, les offices religieux sont annulés. La chancelière Angela Merkel explique qu'avec le variant britannique, nous sommes dans une nouvelle pandémie. Pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, sur notre morale, sur notre santé mentale, jusqu'à 4 consultations de psychologie vont être remboursées par les complémentaires santé cette année. Emmanuel Macron va à Valenciennes ce matin dans le Nord pour vanter l'accélération de la campagne de vaccination contre le Covid. 35 vaccinodromes opérationnels dans les prochains jours.
Sur France Info, le maire de Valenciennes, Laurent Degalet, indique qu'il va proposer de mettre en place un drive pour vacciner. En Israël, la moitié de la population a déjà reçu deux doses. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou espère capitaliser sur ce succès élections législatives. Aujourd'hui, ce sont les quatrièmes en l'espace de seulement deux ans. France Info.
Le 8.30 France Info. Saliya Bratia, Marc Fauvel.
Toujours avec Clément Beaune, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes. Pour faciliter l'accès aux vaccins anti-Covid, l'Afrique du Sud et l'Inde, et une centaine d'autres pays militent pour la levée des brevets. Le débat agite l'Organisation mondiale du commerce, l'OMC. Mais selon Jean-Luc Mélenchon, la France et l'Union Européenne auraient voté non à la proposition. Est-ce que c'est vrai ?
Non, ce qu'on a dit, c'est que ce n'était pas le bon outil à lever des brevets.
Donc vous avez voté non ?
L'Union Européenne, oui, a dit que ce n'était pas la bonne solution de lever le brevet. J'explique pourquoi. C'est tentant de dire on va lever le brevet, donc c'est gratuit, donc ça va accélérer la campagne de vaccination. C'est faux, c'est une fausse bonne idée, parce que vous devez rémunérer, on en parlait, vous devez rémunérer l'innovation. Une start-up comme BioNTech, elle n'aurait jamais investi, c'était un pari, des centaines de millions, si elle n'avait pas une rémunération à la fin. Et si on les payait, si on les indemnisait, c'est la proposition.
Levons les brevets, alors dis-moi ce qui nous empêche de le faire, je suis peut-être un doux rêveur, levons les brevets, indemnisons à coups de centaines de millions d'euros les laboratoires, et mettons les brevets dans le domaine public pour que tout le monde puisse les produire.
Non, parce que si vous le faites, vous créez un précédent, vous dites maintenant pour l'innovation, il y aura toujours un doute sur le brevet à l'avenir. Sauf si on indemnise. Non, pardon, j'explique ce qu'on fait, parce que ce qu'on fait, c'est nous qui avons dit, c'est la France en premier qui a dit, il faut que le vaccin soit un bien public mondial. C'est ça l'objectif. Comment on atteint l'objectif ? Eh bien, c'est en achetant des doses de vaccins supplémentaires nous-mêmes, ce qui revient à indemniser. Au fond, c'est la même chose.
C'est pas pareil, parce que là, les laboratoires gagnent toujours autant d'argent, et ce sont les...
Mais la indemnisation, ça revient à ça.
C'est le contribuable qui paye aussi.
Mais à la fin, si vous annulez le brevet, ça sera le contribuable qui paye aussi. Sauf que si vous indemnisez, vous pouvez aujourd'hui offrir le brevet à tout un chacun sur la planète. Mais si vous indemnisez le laboratoire, c'est qui l'indemnise ? C'est la puissance publique. Oui, mais c'est fixe, c'est une fois pour toutes. Oui, mais c'est la question du coût de l'indemnisation, si je peux dire. Ça, c'est un débat. Mais aujourd'hui, ce qu'on fait, c'est qu'on commande des doses supplémentaires. L'Union européenne a acheté au total, ça arrive progressivement, plus de 2,5 milliards de doses. C'est plus que ce dont on a besoin pour la population européenne, parce que nous en donnons.
Nous avons commencé à le faire petit à petit, parce que la priorité, c'est de vacciner notre population. En Afrique, il y a déjà 30 pays, c'est notre initiative, qui reçoivent gratuitement des doses de vaccins pour vacciner leur population. Donc moi, je préfère, plutôt que de se focaliser sur un outil qui me paraît une fausse bonne idée, parce que ça désincite à l'innovation dans la durée, c'est garder le brevet, mais faire du vaccin un bien public mondial. Et c'est ce que pousse la France. Pour moi, acheter des doses. Exactement, c'est l'Union européenne qui achète des doses, pour l'Afrique notamment, pour faire très court.
C'est notre intérêt aussi de vacciner le continent africain, pour éviter que des variants se développent et que la pandémie continue à se répandre. Aurons-nous un passeport vaccinal dans la poche l'été prochain ? Alors, vaccinal, j'insiste sur les mots parce que c'est très important, quoi qu'il arrive, non. Parce que ce que nous disons, c'est qu'on ne peut pas avoir un passe ou un passeport vaccinal, dans le sens où l'accès à la vaccination serait le sésame ou la condition pour, par exemple, circuler en Europe. Alors, pourquoi je ne voudrais pas, le gouvernement français ne voudrait pas qu'on fasse tout dépendre du vaccin ?
Parce que quoi qu'il arrive, même si on tient donc nos objectifs, ce qu'on espère bien, pour le mois de juin, vous aurez des personnes, je pense aux jeunes de 18-20 ans, ils ne seront pas vaccinés, ou très marginalement. Est-ce qu'on va leur interdire de circuler en Europe ? Leur dire, vous, il n'y a plus d'études à l'étranger, plus de vacances, rien.
Donc c'est quoi ? C'est un passeport ?
Il vaut mieux réfléchir à ce qu'on appelle, ce n'est pas joué sur les mots, mais c'est très important, un passe sanitaire. C'est-à-dire, vous pouvez montrer votre situation de santé. Soit vous êtes vacciné, soit vous avez un test négatif, par exemple. C'est ce qu'a proposé l'Union Européenne à notre incitation, c'est un certificat sanitaire. Soit vous avez un test négatif, soit vous êtes vacciné, soit vous avez déjà eu Covid, et donc vous êtes immunisé. C'est très important aussi. La question... Absolument. Il faut encore être sûr qu'on est encore immunisé si on a eu... C'est pour ça qu'on dit que c'est prématuré, parce qu'il y a encore une question scientifique à résoudre, c'est l'immunité.
Est-ce que quand vous avez eu la Covid, pour combien de temps vous êtes immunisé ? Moi, je ne suis pas scientifique, mais il faut clarifier ce point. Et quand vous êtes vacciné, on sait que vous êtes protégé, on ne sait pas encore si vous êtes contagieux ou pas.
Est-ce qu'il faudra forcément répondre à l'un de ces critères, Clément Beaune, pour pouvoir prendre un avion, traverser une frontière, ou prendre un train l'été prochain ?
Moi, je ne souhaite pas qu'on fasse tout dépendre de ça, mais c'est un outil possible. Et avec deux conditions, c'est que ce soit européen, il ne faut pas que chaque pays aille dans son coin. C'est pour ça que là, on l'anticipe, et qu'il y a eu cette proposition européenne dès la semaine dernière, que ça ne soit pas que lié au vaccin. Ça, c'est très important. Et puis, j'ajoute un point, ce que j'évoquais, c'est qu'il faut qu'on résolve ces questions-là.
Je ne sais pas dire, moi, aujourd'hui, je ne crois pas les scientifiques non plus, si quand vous êtes vacciné, vous êtes contagieux ou pas, on ne va pas laisser les gens se balader en Europe avec le vaccin en poche, s'ils sont encore contagieux.
Vous l'avez dit rapidement, mais il faut impérativement que le vaccin soit homologué par l'Union européenne pour pouvoir, par conséquent, voyager en Europe et avoir ce passeport sanitaire.
C'est normal, parce qu'on a un cadre européen, justement, avec les mêmes règles scientifiques pour tout le monde. On ne va pas autoriser un vaccin qui n'a pas été validé par les scientifiques européens à être une preuve de santé.
Ça veut dire, par exemple, qu'il ne fonctionnera pas pour les ressortissants non-européens qui auraient reçu un autre vaccin ? Avec un chinois, un russe ?
À ce stade, ce n'est pas notre priorité. Notre priorité, c'est la circulation en Europe. Je rappelle que les frontières de l'Europe, on nous dit parfois qu'on est laxiste, elles sont fermées. Et donc, aujourd'hui, le but premier, c'est de retrouver d'abord de la liberté dans nos vies quotidiennes, avant même les déplacements, puis des déplacements en Europe. C'est notre intérêt économique, humain. Et puis, on verra plus tard pour les déplacements internationaux.
Un mot, si vous voulez bien, Clément Bonne, sur les propos ces derniers jours de l'ambassadeur de Chine en France, qui a critiqué très vertement un chercheur français, le qualifiant, je cite, de petite frappe, de hyène, de troll. Également, il a été convoqué hier au Quai d'Orsay pour une explication. Il ne s'y est pas rendu pour un problème d'agenda, dit-il. D'abord, est-ce que c'est vrai ? Et est-ce que vous avez de ces nouvelles ?
Personnellement, non. Enfin, le problème d'agenda, franchement, je n'y crois pas trop. Et puis, ça ne marche pas dans ce sens-là. Donc, ni la France, ni l'Europe ne sont des paillassons. Quand on est convoqué, quand on est ambassadeur, on se rend à sa convocation au ministère des Affaires étrangères. Donc, nous attendons le plus rapidement possible que cette convocation soit honorée. Et nous avons défendu, je tiens à le redire ici, des parlementaires ou des chercheurs qui ont fait l'objet, on s'est parlé d'insultes, mais hier, de sanctions de la part de la Chine.
C'est évidemment absolument inacceptable que pour un combat démocratique, je pense à Raphaël Luxman, par exemple, pour les parlementaires européens français, qui était avec nous tout à l'heure sur France Info, on ne peut pas tolérer qu'il y ait ce genre de menace et d'intimidation. S'il ne vient pas, il se passe quoi, l'ambassadeur ? Écoutez, je ne veux pas me situer dans cette escalade, mais nous sommes fermes à l'égard de la Chine de façon générale. Les sanctions qui ont été prises par la Chine, pourquoi ? C'est parce que nous avons mis des sanctions contre des responsables du Xinjiang, de la répression des Ouïghours, et nous continuerons ce combat avec fermeté.
Merci à vous Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, était ce matin l'invité de France Info. Le journal arrive dans 8 minutes 30.