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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 11 avril 2026 34 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfenseInstitutions & élections

Guerre en Iran, l’UE touchée par la crise énergétique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Où sont les Européens dans ce conflit au Moyen-Orient ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le prix de l'énergie double, les avions à terre... L'Europe paiera-t-elle double ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    La France a-t-elle tort de ne pas taxer les super profits des énergéticiens ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le monde se partage-t-il entre deux camps ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    L'Europe doit-elle obtenir plus de souveraineté énergétique ?

  • 22:00RelanceRéponse partielle

    Faut-il s'engager militairement au détroit d'Ormous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Enrico LettaFait
    « Le prix de l'énergie qui double les avions à terre pour le manque de essence. »
  • 8:00Enrico LettaFait
    « Ce qu'Emmanuel Macron a tort de ne pas vouloir taxer les super profits. »
  • 12:00Enrico LettaFait
    « L'Ukraine mérite le soutien de l'Europe. C'est un soutien coûteux mais c'est un soutien qui est en train de nous faire faire des pas en avant vers l'intégration européenne. »
  • 22:00Christophe GrudlerFait
    « On a peur, on baisse la tête comme on l'a fait avec l'accord USUE par exemple. »
  • 32:00Isabelle Le CallennecFait
    « On a réformé le marché européen d'électricité et on est sorti de ce marché spot puisque maintenant on autorise les contrats de long terme. »
  • 34:00Isabelle Le CallennecFait
    « Les objectifs ont été rappelés, ils doivent être maintenus. Maintenant, ce qu'on demande nous au sein du PPE, c'est de donner le temps et les moyens aux entreprises de s'adapter. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Sénap présente. [musique] Bienvenue pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires. Les guerres s'intensifient comme celles au Moyen-Orient déclenché par Donald Trump et toujours celle en Ukraine à l'initiative de Vladimir Poutine.

Et dans notre partie débat, nous parlerons précisément de l'impact impact économique sur l'énergie en Europe. Alors, si elle n'est pas belligérante directe, l'Union européenne subit lourdement plusieurs conséquences, affaiblit économiquement et moralement. Et nous en parlons tout de suite avec Enrico Létat.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Monsieur l'État, je vous rappelle que vous êtes ancien président du conseil italien.

Vous étiez d'ailleurs aussi chef de fil en Italie du Parti démocrate. Euh c'est euh les sociaux-démocrates, mais vous êtes surtout connu aujourd'hui comme auteur d'un rapport de référence pour la Commission européenne sur la compétitivité et le marché unique, président de l'Institut Jacques Deor et doyen de IE Université à Madrid. Alors, on commence, si vous le voulez bien, par la guerre en Iran déclenchée le 28 février.

Où sont dans ce conflit, dans cette région les Européens ? Ils sont hélas divisés et ça c'est le grand problème. Ils sont divisés comme on l'a été dans beaucoup de ces tournants de l'histoire.

Et cette division est un énorme problème parce que c'est une division qui nous empêche d'être évidemment uni et d'être capable de euh bloquer quand il est nécessaire de le faire. les folies comme cette folie de l'administration Trump qui est en train de faire chuter l'économie mondiale [grognement] et de mettre le Moyen-Orient à feu dans une situation dans laquelle personne ne comprend plus rien. Et on comprend aussi que le retour au Statou quo est impossible et qu'il va y avoir un problème pour tous, surtout pour l'Europe pour sa compétitivité.

Le prix de l'énergie qui double les avions à terre pour le manque de essence. Je pense qu'on va payer un prix très grave. C'est pas seulement nous.

Le reste du monde va le faire, mais nous les Européens, on va le payer double parce que à cause des divisions, on n'est pas capable de dire non et de bloquer. Alors que si on était plus uni et surtout si on était capable d'avoir notre propre capacité de nous défendre ou de défendre nos voisins, je pense à l'Ukraine là, le chantage de Trump qui est toujours le chantage de dire "Si vous ne me suivez pas, moi je cesse d'aider l'Ukraine." Et ce chantage est fort parce que nous n'avons pas de défense européenne totalement unies et les industries de défense européenne ne sont pas complètement intégré comme elle devrait l'être.

Alors on va continuer notre tour de l'actualité géopolitique mais tout de suite on regarde les dernières nouvelles sélectionnées par Oyana Almando. C'est l'Europe en bref. [musique] La trêve est fragile entre l'Iran et les États-Unis.

Les Européens saluent le cesser le feu. Mais le premier ministre israélien Benjamin Netaniaahu a poursuivi au-delà du 7 avril ses frappes sur le seul Liban, ce que déplore la chef de la diplomatie européenne Kaya Kalas. Les frappes israéliennes ont tué des centaines de personnes, ce qui rend difficile de soutenir que des actions aussi brutales relèvent de la légitime défense.

Les actions israéliennes mettent le cesser le feu à rue d'épreuve. L'action israélienne est bien plus condamnée par l'Espagne socialiste par la voix de son ministre des affaires étrangères. Nous sommes confrontés à la plus grande attaque contre la civilisation fondée sur les idéaux humanistes de la raison, de la paix, de la compréhension et du droit universel face à l'abus de pouvoir, à la force brute et à l'arbitraire.

Le premier ministre Pedro Sanchez a également de nouveau appelé l'UE à annuler son accord d'association avec Israël qui facilite les échanges commerciaux entre les deux parties. Un conflit qui bouleverse l'économie mondiale et inquiète la première ministre italienne de droits radical Georgia Meloni. S'il venait à se prolonger, elle réclame la suspension de la règle européenne qui force les États à rester sous la barre des 3 % du PIB pour leur déficit.

Or, Georgia Meloni a choisi de réduire les taxes sur les carburants et a déjà échoué à repasser sous la barre des 3 % en 2025 dans un pays en pleine stagnation. Proposition rejetée par le commissaire européen l'économie. Il rappelle qu'on ne suspend les règles qu'en cas de récession économique dans toute l'UE alors qu'on anticipe une croissance à 0,8 % cette année.

Enrico La, vous avez parlé des conséquences en matière énergétique pour l'Europe. L'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, le Portugal, l'Autriche ont appelé à la mise en place de taxes sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques en réponse à la hausse des carburants générés par cette guerre au Moyen-Orient. La France ne veut rien en faire.

Pourtant, on l'a déjà fait effectivement dans le cas de l'invasion de l'Ukraine en 2022 et ça a pas empêché euh les géants pétroliers d'empocher 180 milliards de bénéfices. Ce qu'Emmanuel Macron a tort de ne pas vouloir taxer les super profits. Vous savez, la question de la division des Européens est la conséquence de cette contradiction terrible que nous sommes en train de vi de vivre dans ce mois d'avril.

La contradiction est entre le besoin d'intervention immédiate parce que le prix de de l'essence du carburant est devenu insupportable et en même temps savoir que l'Europe est en train de discuter de comment appliquer des mesures structurelles pour intégrer son marché de l'énergie. Le Conseil européen de 22 23 avril va discuter exactement de ces points d'intégration du marché unique en en lançant ce plan One Europe One Market qui est le plan d'intégration du marché où la question énergétique est centrale. Donc le point central est mais vous êtes pour ou contre la taxation des super profits ?

Ben évidemment aujourd'hui la question est liée au fait que il faut trouver de l'argent pour faire baisser les impôts sur le carburant et faire en sorte que les gens aient des un carburant qui coûte moins. Donc il faut que les pays qui sont en condition de le faire le fassent. S'il y a des pays qui ne sont pas en condition de le faire, ils peuvent éviter de le faire. quand on parle d'impôt euh malheureusement c'est une compétence nationale, c'est pas une compétence européenne.

Euh pendant ce temps, guerre en Ukraine, effectivement, Volodimir Zelinski, le président euh ukrainien a signé d'ailleurs des accords de défense avec Arabie Saoudite, Qatar, É arabe un suite à le au dépôlament d'experts de Kiev pour aider les pays du golf. Est-ce que le monde est en train de se partager entre deux camp ? Je trouve qu'il y a des changements géopolitiques assez importants.

Moi ce que je vois, c'est que je ne vois aucun changement de raison pour l'Europe de arrêter de cesser de soutenir l'Ukraine. L'Ukraine mérite le soutien de l'Europe. C'est un soutien coûteux mais c'est un soutien qui est en train de nous faire faire des pas en avant vers l'intégration européenne.

Parce qu'on sait par exemple que dans le camp de la défense, de l'industrie de la défense, défendre les Ukrainiens ayant 27 systèmes de défense séparé entre eux, ça veut dire acheter des armes aux Américains, créer des emplois aux États-Unis. Alors que s'intégrer, ça veut dire que cet argent qu'on dépense, ça devient des emplois chez nous en Europe. La guerre en Ukraine a changer complètement la donne de la défense.

Aujourd'hui, c'est une donne beaucoup plus technologique. Les drones ont pris la place des armes traditionnelles et c'est pour ça que l'Europe doit faire un grand pas en avant vers une capacité technologique et d'innovation dans ce domaine qui est absolument fondamental. En attendant, vous parliez de division.

Le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine qui a été approuvé en décembre 2025 par les 27 mais avec une clause de non participation pour la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque a marqué un tournant décisif mais la Hongrie de Victor Orban a ensuite opposé son véu à partir du sommet d'après pour le bloquer. Qu'est-ce qu'on fait ? L'attitude de Orban envers de cette décision du mois de décembre qui était une décision qui ne le touchait pas.

Donc la décision des Européens qui a été finalement celle de employer les coopérations renforcées, c'est-à-dire un système, un moyen institutionnel qui jamais avait été employé. Donc je le vois comme un grand pas en avant européen. C'est une façon de dire les véaux ne nous bloquent plus.

Mais ce qui a été fait au mois de décembre vient aujourd'hui d'être mis sous chantage par Orbane. C'est la démonstration que là aussi peut-être on a été tôt trop mou par rapport la signature ne vaut rien finalement d'un chef d'état. Oui.

Mais surtout ce qui ne vaut rien c'est le fait de dire tu sais que les Européens ont toujours tenu une attitude qui est une attitude institutionnelle. Si tu veux qu'on on déclenche toutes les clauses et toutes les règles qu'on a en Europe, par exemple pour bloquer complètement tout argent qui arrive à la Hongrie, euh et bien je pense que le moment est venu de commencer à réfléchir à ça. Alors le moment est surtout celui d'une campagne électorale de Orban lui-même et du Fidè d'une violence sans précédent contre l'Union européenne, contre l'Ukraine pour les élections du 12 avril.

Il a reçu l'appui de la Russie soupçonné d'ingérence sur les réseaux sociaux de toute l'extrême droite européenne, même Marine Le Pen a défilé à Budapest et du vice-président américain euh V à quelques jours des élections. C'est un moment clé pour l'histoire politique européenne dans cette année. Probablement c'est l'élection la plus importante.

C'est une élection pour laquelle le peuple hongrois se prononce. Si on éétait pas en condition d'avoir l'idée que ce vote soit un vote libre, évidemment, il y aurait une crise absolument frappante à l'intérieur de l'Europe. Donc on espère une expression de vote libre, que l'état de droit marche et de mon côté j'espère vraiment que il y a un changement en Hongrie parce que le rôle de la Hongrie comme pays et qui a bloqué l'Europe, quelques-uns de ces représentants ont été les espions de Moscou.

On a vu ça aussi. Je pense que ça c'est incroyable ce qu'on a vu avec le ministre des affaires étrangères qui passait les informations au à son collègue russe euh à la de l'intérieur des Unions européennes. Moi, je pense que c'est de la trahison ça.

Il faut appeler les choses comme elles le sont. Donc je pense que la solidarité européenne a été cassée par les par le gouvernement hongrois. Il faut tenir compte de tout ça et j'espère que ce vote soit un vote libre.

Mais saisons de pouvoir de Victor Orban qui s'en est pris à l'état de droit euh sur tous les chapitres, la magistrature, la liberté des médias, 80 % aux mains de du Fidè. Euh euh est-ce que Peter euh Maguiar, même s'il s'il gagne, peut euh véritablement représenter un changement pour l'UE et l'Ukraine où est-ce que tout restera comme avant ? On l'a vu peut-être en Pologne, il y a pas beaucoup de changements.

En Polne, les changements sont là. J'espère qu'en Hongri sera la même chose, mais j'espère surtout que chaque pays est libre dans le débat européen de prendre ses positions. Le point essentiel est la solidarité entre des pays européens entre eux.

Et ce que Orban a fait avec ce ce que son ministre des affaires étrangères a fait a été une rupture de cette solidarité. Et l'Europe euh gagne, l'Europe devient effectivement le producteur de prospérité, de bien pour ces peuple seulement si les pays européens sont avec des gouvernements qui sont solidaires entre eux. Alors, l'euro numérique, on en parle avec vous Enrique Lotta, c'est un sujet intéressant.

C'est le futur complément à l'argent liquide qui vise à proposer un moyen de paiement électronique sûr et garanti par la Banque centrale européenne. Il est encore au stade de projet cet euro numérique, mais il pourrait voir le jour en 2029. Alix Lebourdon, notre correspondante au Bénéxe, a enquêté sur son intérêt.

Depuis l'été dernier, Nicolas Guillou ne peut plus utiliser sa carte bancaire. Il fait partie des juges de la Cour pénale internationale qui ont émis un mandat d'arrêt contre le premier ministre israélien Benjamin Netaniaahou. Résultat, il a été placé sous sanction des États-Unis, grands alliés de l'État hébreu.

Depuis, le juge subit tous les jours la dépendance européenne en matière bancaire. J'étais dans une gare au Pays-Bas il y a quelques semaines. Il y avait un panneau où il était increment, ils étaient tous chinois ou américains.

Donc ça veut dire que quand on est citoyen européen et qu'un pays extérieur vous ferme le robinet du paiement, bien vous n'avez plus aucune possibilité pour payer. Mais ça montre en fait qu'il faut absolument retrouver de la souveraineté parce qu'en fait c'est une énorme fragilité. Aujourd'hui, ça arrive à 11 juges et procureurs de la Cour Pénale International, mais ça peut arriver à beaucoup de personnes.

Une situation handicapante qui a poussé ce juge à s'intéresser de près au projet d'euros numérique discuté à Bruxelles. Une sorte de version électronique de l'argent liquide émis directement par la Banque centrale européenne et distribué par les banques privées. Nous ne disposons pas d'une solution de paiement paneuropéenne pour l'ensemble de la zone euro.

L'euroque permettra donc de créer cette infrastructure de paiement. Une infrastructure de paiement véritablement européenne sur laquelle les banques privées et les solutions de paiement privés pourront s'appuyer pour se développer davantage. Le projet prévoit une limite de détention d'euros numérique mais le secteur bancaire ne l'entend pas de cette oreille.

Les banques craignent de perdre les dépôts de leurs clients au profit de cette monnaie publique et les frais bancaires qu'elles prélèvent. Les banques ont peur évidemment d'une perte de liquidité et surtout elles ont peur du fait qu'en cas de stress bancaire, tout d'un coup l'épargnée bancaire se délocalise vers la Banque centrale européenne. Un eur numérique qui pourrait redonner de la souveraineté bancaire à l'Union européenne, mais une question demeure.

Suffira-t-il à convaincre alors qu'un européen sur 10 détient aujourd'hui des cryptoonnaies indépendantes des États comme le Bitcoin ? L'Étata, auteur, je le rappelle, d'un rapport sur le marché unique. Les moyens de paiement par carte d'un pays à l'autre de l'Union européenne sont essentiellement américain.

Il y a clairement un enjeu [grognement] de souveraineté dans la mise en place d'un euro numérique. Je pense que ce qu'on a entendu est exceptionnellement puissant parce que le fait qu'il y ait des juges de la Cour pénale internationale qui sont privés de leur droit aujourd'hui, c'est c'est une droit à l'existence la question des moyens de paiement par des puissances étrangères est quelque chose de incroyable. Donc c'est effectivement la raison pour laquelle la question de la souveraineté européenne sur la monnaie, sur la banque bancaire sur bancaire et sur les moyens de paiement est absolument central.

Et évidemment l'euro numérique est une solution mais il faut aussi ajouter une autre solution parce que sinon ça ne ça n'est pas suffisant. L'autre solution est de créer le marché unique des marchés financiers, ce qui n'a jamais existé en Europe. On a la même monnaie et on a 27 marchés qui sont séparés et fragmentés parce qu'on n pas voulu faire trop en même temps et aujourd'hui on paye tout ça.

Ce qui s'est passé passé sur l'intelligence artificielle. Les Américains ont mis tellement d'argent parce qu'ils l'avaient pour les investissements sur l'intelligence artificielle qu'ils ont gagné avec des ingénieurs européens. Nous, on avait tous des projets nationaux, on n'a pas été en condition de le faire comme les moyens de paiement.

On n' pas de marché européen, donc on n pas de possibilité de créer une carte de crédit européenne. Voilà, le moment est venu de intégrer les marchés financiers. Ça fait partie de ce projet One Europe One Market et de faire en sorte que avec l'euro numérique on puisse avoir et reprendre notre souveraineté et il n'occasionnera pas de frais bancaires par les utilisateurs comme lors des retraits dans les distributeurs automatiques de billets.

Mais ça ça fait pas du tout plaisir aux banques. Est-ce qu'elles vont vous pensez et bien batailler contre cette euro numérique jusqu'en 2029 ? Je pense qu'il y a le temps maintenant pour que la Banque centrale européenne trouve disons des solutions pour éviter qu'il y ait une lutte avec les banques.

Mais il faut aussi que les banques soient claires. Aujourd'hui le problème de la fragmentation est évident. Donc les banques aussi doivent dire il faut s'intégrer.

Merci Enrico Letta d'avoir été notre invité sur France 24 et les chaînes parlementaires. D'ailleurs, on poursuit le débat à Bruxelles sur les questions énergétiques. L'Union européenne doit-elle obtenir plus de souveraineté énergétique et comment ?

Notre débat tout de suite. Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen où les eurodéputés observent avec attention depuis des semaines les prix de l'énergie fluctuée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump et les Iraniens ont conclu un cesser le feu.

Une question se pose. Les Européens vont-ils sortir du spectre d'un choc pétrolier et gazier majeur à l'avenir ? En effet, l'Union européenne dépend toujours des importations pour 55 % de sa consommation énergétique.

Les 27 cherche à être plus indépendant, notamment du pétrole et du gaz russe depuis la guerre en Ukraine, même si certains pays comme la Hongrie, la Slovaquie euh s'alimentent toujours de pétrole depuis Moscou. Parmi les pistes d'indépendance, il faut bien sûr citer les énergies renouvelables mais aussi le nucléaire qui font débat entre les 27. Chaque Étatmembre défend en effet son modèle énergétique idéal.

Alors pour parler de ces énergies européennes, trois invités cette semaine. Isabelle le Calenc, bonjour. Bonjour.

Vous êtes heureux député française, membre du groupe du Parti populaire européen au centre droit de cet hémicycle européen. Nous accueillons également Christophe Grudler. Bonjour.

Bonjour. Eurodéputé français, membre du groupe centriste R et bonjour à vous Marc Botenga. Bonjour.

Vous êtes heureux députés belge et membre du groupe la gauche au Parlement européen. Monsieur Grudler, alors il y a cessé le feu de Donald Trump jusqu'à nouvel ordre. Le D3 d'Ormous est en voie de réouverture.

Est-ce qu'il faut s'engager militairement en tant qu'européen dans ce des trit d'ormous instable pour assurer notre sécurité énergétique ? Donald Trump a l'air de penser qu'il faut assurer militairement notre sécurité énergétique. Bah, depuis qu'il s'est engagé militairement au détroit d'Ormous, il y a le D3 a fermé alors qu'il était ouvert avant.

Donc c'est déjà une ambiguïté à traiter. Mais en fait, je pense que les Européens, ils doivent arrêter de regarder le détroit d'Ormouse. L'avenir énergétique de l'Europe, il est pas là-bas.

Il est clairement en Europe. Et ces lois, on doit vraiment faire un focus pour produire davantage en Europe, pour électrifier davantage en Europe, pour développer les renouvelables et le nucléaire. Vous êtes d'accord Marc Botenga ?

Il faut arrêter de regarder vers le Moyen-Orium. Et pourtant, on a vu que cette guerre en Iran a considérablement fragilisé le marché énergétique européen et l'Union européenne est restée spectatrice. Bah forcément euh je dis il y avait pas de secret.

Les Iraniens disaient depuis des années, des décennies "Si vous nous attaquez, nous fermons le Détroit d'Ormouse." C'était très clair. Il y a une grosse partie du pétrole du gaz qui passe par là-bas pour les marchés mondiaux.

Donc ça allait avoir un impact sur la ga. On a entend dire Trump maintenant de manière euh hein joyeuse. J'ai ouvert le D3.

Mais ce D3, il était ouvert avant qu'il n'attaque l'Iran. Euh ce qui m'a un peu choqué, interpellé, c'est que l'Union européenne n'est pas dit à Donald Trump ou les États-Unis qui sont quand même le meilleur allié, mais ne faites pas ça. Je veux dire, arrêtez cette guerre-là, elle est illégale et en plus elle nous fait du mal immédiatement à nos consommateurs aussi été consultés.

Ils ils ont pas été consultés. Mais après, vous avez un rôle à jouer. La Chine a joué un rôle, le Pakistan a joué un rôle.

Où sont les Européenses ? tandis que c'est effectivement nos intérêts parce que je suis d'accord qu'il faut aujourd'hui dire voilà nous devons produire davantage en Europe, on doit investir massivement dans les énergie en Europe mais en parallèle nous savons que nous dépendons encore énormément du gaz et du pétrole importé et des prix sur les marchés mondiaux. D'ailleurs, madame Legalinex avec la guerre au Moyen-Orient plus que les autres, les Européens ont subi donc cette flambée des prix des hydrocarbures.

Et bien quelle leçon vous tirez de cette crise énergétique ? et qu'il faut diversifier nos approvisionnements effectivement être moins dépendant. Comme vous le dites, ce cette crise a eu un impact majeur sur un grand nombre d'activités.

Donc aujourd'hui, c'est l'économie qui est fragilisée, l'économie européenne. Je pense en particulier au secteur des transports, je pense, je suis membre de la commission de la pêche, je pense au aux agriculteurs, je pense aussi aux personnes qui prennent leur automobile pour aller travailler. Tout ce qui est service à la personne, on a vu dans les différents Étatsmembres l'impact immédiat et du renchérissement du prix du carburant.

Et on a vu là aussi des attitudes assez différentes d'un état membre à l'autre pour savoir qu'est-ce qu'il fallait faire à la fois sur le court terme parce qu'il faut réagir sur le court terme mais aussi sur le moyen et sur le long terme. C'est ça Christophe Grudler. Il y a eu toute une myriade de réaction de la part des Étatsmembres européens.

Pas d'unité finalement dans la réponse européenne à cette crise énergétique et cette diversité. Ça fait aussi notre fragilité. Ah ben clairement.

Et le problème aujourd'hui, c'est que l'Europe n'est pas capable de se faire entendre face à Donald Trump. On a peur, on baisse la tête comme on l'a fait avec l'accord USUE par exemple. Donc on n'ose pas y aller.

Et donc dans ces conditions là, c'est la loi du plus fort qui l'emporte. Alors que la force devrait être celle de la loi et pas la loi de la force. Sur l'énergie.

On a aussi entendu la Commission européenne finalement dire bon consommer moins de pétrole, voilà c'est logique mais pas de mesure supplémentaires. Bah écoutez moi j'ai demandé avec mon groupe qu'on qu'on réactive Aggregate EU par exemple qui va permettre d'acheter ensemble du gaz sur le court terme évidemment mais de lutter contre la spéculation en avant des achats en commun. Bon bah j'attends encore que ça ça se réalise pour de bon.

Euh il y a un sem qu'on qu'on peut prendre sur le court terme pour aider nos concitoyens euh et pour être sûr aussi parce qu'il y a pas que le prix. Il faut aussi que la matière soit accessible. Si euh demain on a des prix pas chers mais qu'on a pas euh d'énergie euh l'Europe elle est à l'arrêt.

On chope plus les Européens, on les éclaire plus et on a plus d'industrie. On a manqué de clairvoyance quand même de il y a 40 ans, on était finalement à à pour dans l'importation pour notre consommation à 44 %. Aujourd'hui, on est à 55 %. euh on a augmenté notre euh notre dépendance aux hydrocarbures extérieurs et et on est les les seuls au monde à avoir une économie qui dépend à 55 % de l'extérieur au niveau de l'énergie.

Donc c'est on se met en danger de mort avec ça. Donc c'est pour ça qu'il faut absolument passer déjà en dessous des 50 % avec ce développement d'énergie renouvelable, du nucléaire euh de de production énergétique européenne. On a encore des des réserves dans l'hydraulique par exemple.

Donc il y a des possibilités de mieux utiliser notre énergie en européen et d'arrêter de dépendre des autres. On ne va pas quitter le gaz russe pour dépendre du du gaz américain. Donc il faut qu'on soit en européen en autonomie stratégique énergétique.

Parlons-en du gaz russe justement. Et oui car dans cette flambée des prix du carburant à cause du Moyen-Orient, on a entendu Donald Trump, le Premier ministre hongrois, Victor Orban, finalement faire l'apologie du pétrole et du gaz russe pour contrôler le marché, contrôler les prix. Est-ce qu'il aurait fallu lever les sanctions sur la Russie ?

Mais le problème c'est au moment où on prend ces sanctions en 2022 2023 en fait on n'a pas une réflexion sur l'autonomie européenne en matière énergétique parce que he on entend Madame Vanerlein dire nous serons indépendants du gaz russe. Oui mais en même temps on augmente la dépendance vis-à-vis par exemple le LNG euh américain. On importe toujours via d'autres acteurs aussi du gaz et donc on se trouve dans une situation il y a pas de cette réflexion en disant on doit vraiment mettre le paquet massivement sur les énergies renouvelables de manière publique.

Donc ça c'est un premier problème. Un deuxième problème c'est que aujourd'hui effectivement quand vous prenez pas ces mesures un certain moment vous dites on n'importe de la Russie, vous n'arrivez plus à importer du Moyen-Orient ben un certain moment vous allez chercher où vos gaz votre pétrole. Et troisièmement chez Donald Trump ben dans les faits ça ça a été ça.

Et donc Donald Trump les États-Unis en profitent évidemment à ce moment-là quand les LNG quand nous on est donc pour ce ce gaz naturel liquifié on est dépendant des États-Unis, on augmente nos dépendances. Les États-Unis peuvent se dire soit on augmente les prix, soit on envoie ses bateaux ailleurs parce que c'est évidemment autre chose d'avoir un gaz auoduc ou un pipeline que d'avoir un navire qui vous amène les gaz. Donc ça ça nous met dans une situation extrêmement précaire et je ne vois pas aujourd'hui et c'était déjà la critique en 2022 2023 quand on a eu cette crise qui était d au fait qu'on s'était coupé en grande partie du gaz russe hein.

Je voyais pas à l'époque cette urgence au sein de la Commission pour des sanctions contre la Russie mais à l'exception de deux pays quand même, précisons-le madame le Caléec qui s'en vente d'ailleurs la Hongrie de Victor Orban et la Slovaquie de de Robert Fitz qui carbure toujours au gaz russes et au et au pétrole pas cher. La majorité des Européens sont sortis du pétrole russe et arrêtent et disent qu'ils vont arrêter de s'apprévisionner en gaz russe en 2027. Est-ce que l'objectif est tenable dans un marché s incertain ?

Oui, moi je pense qu'il faut tenir cette ligne hein pour les raisons euh que l'on sait avec euh la guerre en Ukraine. Euh la difficulté que nous avons en Europe en fait c'est que nous avons des systèmes et des mixes énergétiques qui sont très différents les uns des autres. Euh chez nous en France, la part du nucléaire est très importante.

Ce n'est pas le cas partout. On parlait des États-Unis, mais on s'approvisionne aussi beaucoup en Norvège avec lesquels on a des des relations abouties. et donc mix énergétique différents et également des situations économiques et financières par étatmembre qui sont très différentes.

On l'a vu au moment de gérer la crise, la France en particulier n'a plus aujourd'hui la capacité de faire des chècs, de diminuer ses taxes et et c'est ça moi qui me inquiète le plus. Je pense qu'aujourd'hui avec cette crise de l'énergie où on se rend compte que l'énergie est finalement un carburant pour notre économie, il faut que dans nos différents États-membres, on en ait conscience euh que effectivement on travaille à la production et à la préférence européenne et chez nous en France en particulier qu'on soutienne la production, l'emploi. Qu'est-ce qui va se passer là ? l'inflation va de nouveau augmenter, le chômage va de nouveau augmenter dans nos différents pays européens.

Donc la crise doit vraiment être comme souvent une prise de conscience avec en général des annonces qui ne sont pas forcément suivies des faits. Vous êtes favorable à un grand plan, je vous le demande à tous de sortie de notre dépendance extérieure tout simplement sans avec des non démocraties, on va dire. C'est un objectif qui a été fixé déjà depuis quelques années.

On devrait se poser la question de savoir pourquoi on y est toujours pas. Non, parce que le problème c'est qu'on est dans le dogme. Et qu'est-ce qui s'est passé ?

Madame Vanen, elle dit "On ne dépend plus du gaz russe." Donc, on arrête le gaz russe. Oui.

Bah, ce momentlà, qu'est-ce qu'on a comme alternative ? L'alternative aurait pu être le nucléaire. Elle-même a reconnu au sein modèle du nucléaire de Paris que elle avait fait une erreur en bloquant le nucléaire depuis toutes ces années alors que c'était un élément aussi d'indépendance.

Donc maintenant la question c'est comment elle va faire pour financer les dégâts de cette erreur euh pour justement trouver un nouvel élan alors que ça peut être le nucléaire, ça peut être l'hydraulique parce que je pense qu'il y a beaucoup de réserves hydrauliques également en Europe sur les renouvelables. Il y aussi il y a il y a aussi des réserves euh et passer en dessous de ces 50 % de dépendance et là il y aura un avenir pour tous nos citoyens. C'est la question de quelle énergie finalement investir.

Il y a la question des renouvelables mais les renouvelables, certains certaines personnes comme monsieur Grudler vous direz l'éolien, le solaire, on dépend beaucoup encore de de la Chine. Il y a l'hydraulique en effet est très européen. Là on peut le produire.

Est-ce qu'on doit se fixer des objectifs ambitieux en matière de renouvelable ? Des objectifs fixes, verrouillés ce qu'on n pas fait jusqu'à présent, ce qu'on n pas été faut donner les moyens aussi. Un des problèmes a été qu'on a laissé ça au marché.

Donc on a dit on va encourager les entreprises, on va leur donner les entreprises font des profits si avec l'arrière ils ont fait des surpris hein, [grognement] ça c'est pas le souci. Problème c'est qu'on a laissé au marché et une entreprise où est-ce qu'elle va investir ? Là où il y a un rendement à court terme le plus intéressant et souvent c'est rester les fossiles.

Donc nous si on dit on veut vraiment faire cette transition rapidement, il faut investir publiquement. Il faut dire voilà nous avons des objectifs et on va se donner les moyens pour le faire. On va pas laisser ça au marché parce qu'on y arrivera pas.

Et on le voit bien notre quand on regarde l'évolution, notre dépendance a augmenté. On a réformé le marché européen d'électricité et on est sorti de ce marché spot puisque maintenant on autorise les contrats de long terme, les CFD, les les les pipillets qui vont permettre en fait de se libérer du marché libéral du quotidien. Donc en fait il y a quand même une garantie qui est grâce au travail du parlement d'abord les contrats à long terme c'était mauvais ça empêchait.

Donc d'abord ils abolissent maintenant ils disent combien maintenant on les a mis c'est notamment la commission de l'industrie qui a travaillé dans dans cet esprit là pour que il y ait des contrats de long terme qui perm Isabelle le Calenc est-ce que l'Union européenne finalement sort depuis quelques années assez vite de cette économie carbonée quand on voit que la droite européenne donc votre famille politique parfois s'altrême droite au Parlement européen pour ralentir l'application du pacte vert ralentir la transition vers le véhicule électrique vers les énergies renouvelables est-ce que finalement ça ne cultive pas notre dépendance au carbone. Non, les objectifs ont été rappelés, ils doivent être maintenus. Maintenant, ce qu'on demande nous au sein du PPE, c'est de donner le temps et les moyens aux entreprises de s'adapter parce que elles évoluent dans une concurrence mondiale avec notamment la Chine et les États-Unis.

Et effectivement, les objectifs qu'on s'est fixés qui sont très ambitieux ont une répercussion sur les coûts. On parlait à l'instant des énergies renouvelables ou ou du nucléaire. Les énergies nouvelables, ça a un coût dans la plupart de nos Étatsmembres, elles sont largement subventionnées.

Aujourd'hui, on a cette capacité à décarboner l'industrie. Euh c'est une priorité des priorités, hein, et ça, je pense que ça peut être largement partagé. Il faut juste donner du temps au temps et accepter euh des on va dire des objectifs et des jalons comme on le dit ici qui soient raisonnable, responsable et soutenable pour les entreprises.

Donc l'objectif est toujours là puisque chacun connaît l'état je dirais de la planète et du règlement climatique. Donc ces objectifs de baisse à gaz à effet de serre, il faut les maintenir. Par contre, il y a des entreprises en effet qui font des profits et ces entreprises là, demandez-leur, discutez avec elles, elles réinvestissent dans la décarbonation parce que si on continue à taxer, taxer et retaxer les entreprises qui elles peuvent faire des efforts et réinvestir dans la décarbonation, vous connaissez un pourcentage de réinvestissement des profits sur les dernières années.

Non mais vous vous connaissez le c'est un minimum hein. C'est un minimum qui réinvestissent et justement parce que quand vous regardez ce qui est donné au dans les dividendes ou au rachat d'action c'est énorme dans ces entreprises multinationales énergétiques. Et deuxièmement, elles sont pas surtaxées, elles font des surprits.

Et effectivement si vous voulez pas faire ça, c'est très clair, vous voulez laisser le marché donc il y aura pas de renouvelable. C'est pour ça que votre groupe est toujours sur le frein et après ben on est dépendant des fossiles. Deuxièmement la compétitivité entre les énergies renouvelables quel que soit à chaque fois qu'il faut voter vous mettez le frein de non.

Oui oui mais c'est c'est exactement l'objectif est resté le même. Non. Oui mais les objectifs mais vous mettez pas les moyens et après 5 ans 10 ans après vous venez pleurer.

Bah vous voyez bien qu'on y arrive pas parce que vous avez saboté parce que c'est ça votre rôle ici dans ce mandat précédent. Il me semble que le Green Deal euh est allé quand même très très loin et aujourd'hui pourquoi on revient parce que on n plus compétitif. Donc l'objectivité de ce mandat de restaurer la computé cette affaire de la computé.

C'est quoi ? C'est le coût de l'énergie qui aujourd'hui sape pour beaucoup d'entreprises la compétitivité. OK.

Aujourd'hui, c'est quoi les énergies les plus chères ? Non, on n pas la main d'œuvre ça. BF, la pétrochimie, vous allez regarder la main d'œuvre, le coût il est minimal là-dedans.

He chez nous par exemple au port d'envers, c'est genre 8 % 8 % la main d'œuvre hein. Et les coûts de l'énergie, c'est ça ce qui explose. C'est ça ce qui serp la compétitivité.

Pour s'y prendre, il faut investir massivement dans la transition. Il faut pas saboter ça parce que aujourd'hui c'est les gaz et le pétrole qui explose. Vous parlez du nucléaire mais je pense que vous êtes contre le nucléaire.

Le nucléaire est une énergie totalement décarbonée. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Le nucléaire est une énergie décarbonée.

Ah ben elle est moins cher que le prix de rachat de l'éolien offre l'indépendance énergétique c'est pour tout de suite. Alors c'est pour demain matin. C'est pas pour après-demain, c'est pour demain matin.

Je veux dire et l'Europe n'a jamaisé été aussi forte que dans les crises. Quand il y a une crise, il y a une prise de conscience. On l'a vu pour la défense quand il y a eu l'agression russe en Ukraine, on le voit maintenant pour l'énergie.

Il y a une crise énergétique et c'est l'occasion pour les Européens de se dire "Oui, il faut s'organiser en européen pour que demain il y ait des renouvelables, il y a du nucléaire, il y a de l'énergie décarbonée qui nous permettent de ne pas dépendre des autres." Merci à vous d'avoir été très et bien sur ce débat très vif et très pertinent. Merci à vous de nous avoir suivi et très bonne suite des programmes sur nos antennes. [musique]