Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFMBUSINESS· 9 octobre 2026 45 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploi

Julien Dubois (maire, président de l'Association nationale des maires de communes thermales) et Florent Parmentier (enseignant, chercheur associé à HEC) - 09/10

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 36 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Quel serait l'impact d'un déremboursement des cures thermales par la Sécurité sociale pour une commune comme DAX ?

  • 6:21RelanceRéponse directe

    Pourquoi pensez-vous que le déremboursement n'aurait pas d'économie pour la Sécurité sociale ?

  • 7:33OuverteRéponse directe

    Ça représenterait combien de manque à gagner pour une ville comme DAX en termes d'emplois ?

  • 8:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que les complémentaires santé pourraient prendre en charge une partie plus importante du coût des cures thermales ?

  • 10:09FerméeRéponse directe

    Si ça passe, vous allez monter au créneau ?

  • 35:12OuverteRéponse directe

    D'abord, c'est quoi un Chief Geopolitical Officer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:08Invité politiqueFait
    « Les cures thermales leur permettent d'aller mieux et de prendre moins de médicaments, ce qui génère des économies pour la Sécurité sociale. »
  • 7:45Invité politiqueChiffre
    « Ce sont des centaines d'emplois directs, 500 à peu près pour la ville de DAX, des milliers d'emplois indirects. »
  • 8:22Invité politiqueChiffre
    « C'est 200 millions d'euros à peu près par an, le coût du thermalisme pour la sécurité sociale. »
  • 12:52Locuteur 6Chiffre
    « Ce qui permettrait à une personne au SMIC qui travaille deux heures de plus par semaine de gagner 1000 euros en plus par an. »
  • 13:40Locuteur 6Chiffre
    « Édouard Philippe propose de remplacer tous les dispositifs actuels, allocations familiales, primes de naissance, par une allocation familiale unique de 350 euros maximum par mois et par enfant pour les familles les plus modestes. »
  • 20:45Locuteur 7Chiffre
    « Si on avait le niveau de concurrence en France qu'on a dans les pays moyens de l'OCDE, on aurait un million d'emplois en plus. »
  • 29:21Locuteur 2Chiffre
    « Pékin est d'accord pour une réduction de 225 millions d'euros de droits de douane sur les produits européens. »
  • 29:42Locuteur 2Chiffre
    « C'est la perspective d'une réduction de plus de la moitié des exportations de voitures chinoises en Europe. »
  • 41:01PrésentateurFait
    « C'est ça, c'est qu'il rapporte directement au COMEX. »
  • 41:21Locuteur 9Fait
    « Qui dit architecte dit qu'il ne doit pas avoir une équipe. »
  • 41:29Locuteur 9Fait
    « comment des crises géopolitiques et des opportunités peuvent être transformées en informations pertinentes pour prendre des décisions. »
  • 41:58Locuteur 9Fait
    « on part de l'observation et on regarde ensuite, à partir des éléments d'observation, comment on peut aller jusqu'à la prise de décision et à l'action. »
  • 42:26PrésentateurFait
    « le monde est clairement dans une ambiance de permacrise, elle se superpose, elle s'ajoute, elle se multiplie. »
  • 42:44Locuteur 9Fait
    « Si les entreprises ne s'intéressent pas à la géopolitique, il faut observer que la géopolitique continue de s'intéresser aux entreprises et avoir un impact sur leur prise de décision. »
  • 42:52PrésentateurFait
    « Vous pouvez être une PME, une ETI, vous n'allez pas nécessairement embaucher un chief geopolitical officer. »
  • 43:34Locuteur 9Fait
    « ce qu'on a pu observer, c'est qu'il y avait un manque. »
  • 43:44Locuteur 9Fait
    « l'idée du chief geopolitical officer, c'est de dire tout simplement que peut-être, dans certains cas, il a vocation à être incarné. »
  • 44:22Locuteur 9Fait
    « Il existe ailleurs dans le monde. Il existe, comme je le disais tout à l'heure, en Finlande. Vous en trouverez également aux États-Unis. »

Temps de parole

  • Présentateur54 %
  • Locuteur 918 %
  • Invité politique12 %
  • Locuteur 76 %
  • Locuteur 64 %

≈ 7,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 7

DFM Business présente

0:01
Locuteur

le

0:05
Présentateur

18h éco, Stéphanie Collot. Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une de ce vendredi 9 octobre. Les discussions autour du budget de la sécurité sociale commencent lundi prochain en commission des affaires sociales. Mais déjà, le gouvernement dévoile une piste d'économie, le déremboursement des cures thermales et le transfert vers les complémentaires santé. C

0:31
Locuteur

'est

0:31
Présentateur

ce qui fait bondir les acteurs du secteur. On sera en ligne avec l'un d'entre eux dans un instant. On parlera aussi des toutes dernières propositions d'Edouard Philippe, le candidat horizon à l'élection présidentielle, en dit un peu plus sur son programme économique. Les discussions ont été fructueuses entre l'UE et la Chine qui acceptent de freiner ses exportations de voitures hybrides vers les 27. Les 27 qui avancent aussi de leur côté sur l'union des marchés de capitaux. Un accord a été trouvé ce matin. Les détails de cette réforme cruciale pour l'économie européenne dans une demi-heure.

1:07
Locuteur

Et

1:07
Présentateur

puis à 18h45, on parlera de la géopolitique qui fait désormais son entrée dans les comex avec les chocs mondiaux qui se multiplient et qui se superposent. Les entreprises ne peuvent plus rester neutres face à ces enjeux. Elles doivent s'adapter, anticiper. Et ça peut être le rôle d'un géopolitical officer. Une fonction au cœur de l'ouvrage de Florian Parmentier. Il sera sur ce plateau dans trois quarts d'heure.

1:35
Locuteur

Et

1:35
Présentateur

donc, on commence avec le remboursement des cures thermales qui sont dans le viseur du gouvernement. La ministre de la Santé veut transférer cette dépense au complémentaire santé à 200 millions d'euros d'économie prévus pour l'assurance maladie dans le prochain budget de la Sécu. Hélène Cornet,

1:52
Locuteur

ce

1:52
Présentateur

n'est pas la première fois que le gouvernement tente le coup. Non, effectivement, la mesure était déjà dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale l'an dernier, mais elle n'a pas été adoptée par le Parlement. Et donc, rebelote cette année. Hier, la ministre de la Santé a donné les grandes lignes des transferts prévus vers les mutuelles. 500 millions d'euros concernent les dépenses hospitalières. Et puis donc, c'est 200 millions d'euros d'économie sur les cures thermales. Elles sont aujourd'hui remboursées à 65% par l'assurance maladie, 100% même en totalité pour ceux qui sont victimes d'affections longue durée.

Et uniquement donc si elles ont été prescrites par un médecin pour 12 pathologies répertoriées et ce, pour une durée de 18 jours. Les cures de 3 jours, évidemment, ne sont pas remboursées. Et alors, il y a un débat sur la nécessité ou non de les rembourser ? Effectivement, parce que les équipes médicales ne sont pas forcément d'accord entre elles. Pour certains professeurs, ce n'est que du confort. L'assurance maladie n'a pas à rembourser ses séjours bien-être. Et pour d'autres, c'est réellement efficace. Notamment, tout ce qui est sujet prévention, par exemple. La Haute Autorité de Santé doit d'ailleurs bientôt rendre son avis sur la question. Les cures thermales, ça date du 19e siècle.

C'est vraiment quelque chose qu'on connaît bien en France. L'an dernier, près de 470 000 patients en ont bénéficié. La France compte 88 stations thermales sur son territoire. En moyenne, il faut compter à peu près 1 800 euros pour un séjour en cure thermale avec l'hébergement et le transport. Ce n'est pas remboursé par les mutuelles, en tout cas de façon automatique. Tout dépend du contrat qu'on a signé avec sa complémentaire. Et un transfert du remboursement des cures thermales de la sécurité sociale vers les complémentaires santé, ça serait un véritable choc pour les stations thermales. Oui, parce qu'évidemment, ça va faire baisser le nombre de curistes s'il n'y a pas de remboursement.

Le secteur estime qu'il va perdre autour de 3,5

3:59
Locuteur

milliards

3:59
Présentateur

d'euros de ressources, de recettes économiques. Idem pour le nombre d'emplois qui serait divisé par 5. Il passerait selon la filière de 25 000 équivalent en plein à 5 000. Donc, rembourser finalement ces cures ou non, c'est une décision finalement assez politique puisqu'il faut mettre en parallèle les économies réalisées par l'assurance maladie avec les retombées économiques de ces communes qui souvent, en fait, ne tiennent que grâce à cette activité. Eh bien justement, on est en ligne avec Julien Dubois. Bonsoir, vous êtes maire horizon de DAX, président de l'Association nationale des maires de communes thermales.

Quel serait l'impact d'un déremboursement des cures thermales par la Sécurité sociale pour une commune comme DAX

4:47
Locuteur

? L

4:49
Invité politique

'impact, il serait d'abord énorme pour les patients parce que c'est ce qu'il faut retenir en priorité. Les cures thermales permettent aux patients d'aller mieux. Ils sont atteints par des maladies chroniques desquelles on ne guérit jamais totalement. Et les cures thermales leur permettent d'aller mieux et de prendre moins de médicaments, ce qui génère des économies pour la Sécurité sociale. Et bien évidemment, au-delà de l'intérêt, et c'est d'abord la priorité pour les patients, il y a aussi des stations comme celle de DAX, comme beaucoup d'autres en France.

Vous l'avez cité, il y a 88 stations thermales en France qui se sont développées autour de l'activité thermale, qui se sont structurées avec cette activité, non pas grâce à l'argent de la Sécu d'ailleurs, non pas grâce au remboursement parce qu'elles se sont développées avec des gens qui accompagnent les curistes et les curistes qui viennent vivre trois semaines sur un territoire, sur leur denier personnel, qui consomment du pouls dans ces stations, qui sont mieux équipées, qui investissent plus que les autres et qui permettent un développement du territoire, que ce soit sur le plan médical. Il n

5:55
Locuteur

'y a

5:55
Invité politique

pas de déserts médicaux quand il y a des stations thermales, par exemple, beaucoup plus poussées que d'autres villes de taille équivalente. Donc il y a d'abord un intérêt pour les patients. Le service médical rendu a été vérifié par une soixantaine d'études. Et puis il

6:09
Locuteur

y

6:09
Invité politique

a un développement effectivement du territoire qui s'est fait grâce au thermalisme, qui serait annihilé avec ces réformes qui sont en fait une fausse bonne idée parce qu'il n'y aurait pas d'économie pour la Sécurité sociale.

6:21
Locuteur

Pourquoi ?

6:21
Invité politique

Pourquoi pensez-vous

6:23
Locuteur

que ça n'aurait pas d'économie

6:24
Locuteur 3

?

6:24
Locuteur

Parce

6:25
Invité politique

que si les gens ne font pas leur cure, ils vont consommer plus de médicaments,

6:29
Locuteur

ils

6:29
Invité politique

vont avoir recours à plus de consultations médicales et la Sécurité sociale va devoir les rembourser. Et puis, si vous me le permettez, il y a un autre élément important, c'est que nous sommes en pleine évaluation du service médical rendu du thermalisme par la Haute Autorité de Santé, la HAS. C'est la ministre de la Santé qui l'a décidé. Et donc, il y a des professeurs, des médecins qui évaluent le service médical rendu par le thermalisme partout en France. Et il y aurait quand même une incongruité à déclencher une évaluation par la HAS et de décider du sort de la filière thermale sans en attendre les conclusions.

C'est la raison pour laquelle nous demandons à minima d'attendre les conclusions

7:15
Locuteur

de

7:16
Invité politique

cette évaluation de la HAS qui va prendre plusieurs années et de nous mettre autour de la table pour regarder posément tous les paramètres et si restructuration il doit y avoir, de prendre le temps qu'il faut pour le faire et de regarder encore une fois tous les paramètres. —

7:33
Présentateur

Mais Julien Dubois, ça représenterait combien de manque à gagner pour une ville comme DAX en termes d'emplois, par exemple, en termes d'emplois directs et indirects

7:42
Locuteur

? Ou

7:43
Présentateur

sur l'activité

7:43
Locuteur

économique

7:44
Présentateur

en général ?

7:45
Locuteur

— Ce

7:45
Invité politique

sont des centaines d'emplois directs, 500 à peu près pour la ville de DAX, des milliers d'emplois indirects. Et je vous le dis, toute une économie, un territoire qui s'est développé au cours de cette activité. Et je le reprécise parce qu'il ne faut pas que ce soit mal interprété, pas avec l'argent de la sécurité sociale, mais avec les à-côtés de l'activité thermale qui font que des gens viennent sur des territoires pendant trois semaines. Donc aucune politique publique ne peut agir comme ça par date butoir, par coup près, sans prendre en compte toutes les conséquences d'une décision.

C'est 200 millions d'euros à peu près par an, le coût du thermalisme pour la sécurité sociale, epsilon sur le budget total de la sécurité sociale, mais avec des vrais services médicaux rendus, avec une utilité pour ces patients. On est donc là vraiment dans l'économie à court terme qui n'atteindrait pas ces objectifs.

8:42
Locuteur

Oui,

8:43
Présentateur

à peu près, c'est un transfert de charge. Est-ce que vous pensez justement que les complémentaires santé pourraient prendre en charge une partie plus importante du coût de sécurité thermale

8:55
Locuteur

?

8:55
Invité politique

Mais pourquoi pas discuter de cela ? Mais pas en un mois ou en 15 jours au gré d'une discussion d'un projet de loi du financement de la sécurité sociale. Si les complémentaires doivent prendre le relais, il faut l'établir quelques années auparavant pour que, par exemple, les gens puissent souscrire des contrats dans lesquels le thermalisme et le souhait thermal est prévu, que du coup, éventuellement, on ait une baisse de la prise en charge de la sécurité sociale, mais que les curistes qui ont besoin de leur cure puissent s'organiser et voir avec leurs mutuelles comment ça se passe. Les mutuelles ne vont pas opérer cette prise en charge sur 100% des curistes du jour au lendemain.

Donc, comme pour toutes les actions publiques, comme pour toute décision politique, ça ne se fait pas du jour au lendemain parce qu'on a regardé ça sur un point de table. Ce sont des choses à regarder sérieusement. Il y a des patients qui ont besoin de leur cure,

9:51
Locuteur

il

9:51
Invité politique

y

9:51
Locuteur

a

9:51
Invité politique

des territoires qui se sont développés avec cette activité et tout ça est à regarder sereinement.

9:56
Présentateur

Julien Dubois, rien n'est fait pour le moment. Le texte va commencer à être débattu lundi à l'Assemblée nationale en commission. Néanmoins, si ça passe, vous allez monter au créneau

10:09
Locuteur

? Ah

10:10
Invité politique

oui, ça vous pouvez effectivement compter sur nous. Monter au créneau pour aller expliquer en fait, pour débattre avec tous ceux qui auront leur mot à dire sur ce sujet, leur donner les tenants et les aboutissants, leur montrer le service médical rendu, l'intérêt pour les patients et pour les territoires et pour les entreprises du thermalisme, rappeler à tout le monde qu'on est en pleine évaluation par la HAS

10:34
Locuteur

et

10:35
Invité politique

qu'accessoirement on est à l'aune d'élections importantes qui auront lieu en 2027 et c'est peut-être à ce moment-là qu'il faut trancher et parler de ces sujets-là encore une fois pendant 15 jours ou un mois sans avoir pris en compte tous les éléments.

10:49
Présentateur

Merci beaucoup Julien Dubois.

10:51
Locuteur

Je

10:51
Présentateur

rappelle que vous êtes maire horizon de DAX et président de l'Association nationale des maires de communes thermales. Débat budgétaire toujours hier pour la deuxième journée d'examen en commission des finances. Les députés ont largement revu la réforme de l'apport cession prévue par l'exécutif. Ce projet avait provoqué une levée de boucliers chez les patrons et leurs conseillers fiscaux. Antoine Renaud, expert en gestion de patrimoine, salue les modifications apportées par les députés. Écoutez.

11:20
Locuteur

Les

11:20
Locuteur 5

derniers débats à l'Assemblée nationale sur le sujet ont permis de réduire un petit peu l'impact du projet initial en permettant de s'adapter plus à la réalité économique, fiscale et le droit civil existant en permettant finalement de distinguer les titres qui sont donnés ou reçus par succession, de distinguer aussi les titres réellement qui ont permis une vente et une récupération de liquidités pour l'entrepreneur et aussi de distinguer une temporalité, c'est-à-dire les effets d'aubaine qui permettraient d'utiliser l'apport cession de plus de données aux enfants et récupérer les liquidités ne serait pas possible immédiatement. Il y aurait une temporalité d'au moins de 8 ans.

12:01
Présentateur

Antoine Renaud, expert en gestion de patrimoine. Après la retraite à 65 ans, Édouard Philippe met de nouvelles propositions sur la table. Baisse de l'immigration légale, nouvelles aides pour les familles ou défiscalisation des heures supplémentaires. Caroline Morisseau, Édouard Philippe marque clairement son terrain à droite.

12:20
Locuteur 6

Oui, c'est ça. En ce qui concerne le pouvoir d'achat d'abord, Édouard Philippe reprend à son compte la formule de Nicolas Sarkozy, travailler plus pour gagner plus.

12:29
Locuteur

Et

12:29
Locuteur 6

donc concrètement, il veut permettre aux entreprises de fixer elles-mêmes la durée hebdomadaire de travail, leur permettre de déroger aux 35 heures et toutes les heures supplémentaires au-delà de 35 heures seraient partiellement défiscalisées et exonérées de cotisations. Au-delà de 37 heures, elles seraient même totalement exonérées de cotisations. Ce qui permettrait à une personne au SMIC qui travaille deux heures de plus par semaine de gagner 1000 euros en plus par an. Donc ça permettrait à la fois de redonner du pouvoir d'achat tout en allégeant le coût du travail. Autre marqueur de droite, Édouard Philippe a insisté sur la politique familiale. Il propose des aides dès le premier enfant.

13:08
Locuteur

Ce

13:09
Locuteur 2

qu'il faut, c'est d'accompagner les familles qui travaillent et qui font un enfant, puis un deuxième, puis un troisième, s'il le souhaite.

13:16
Locuteur

En

13:16
Locuteur 2

faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôt d'environ 3000 euros. Ce qui permet aux classes moyennes qui travaillent de ne pas payer d'impôt sur le revenu pendant les trois années qui suivront la naissance d'un enfant.

13:29
Locuteur 6

Voilà.

13:29
Locuteur

Et

13:29
Locuteur 6

sur la politique familiale, toujours, en plus de cette réduction d'impôt, donc de 3000 euros par an pendant trois ans, Édouard Philippe propose de remplacer tous les dispositifs actuels, allocations familiales, primes de naissance, par une allocation familiale unique de 350 euros maximum par mois et par enfant pour les familles les plus modestes. Un montant qui sera ensuite dégressif en fonction des revenus. Enfin, Édouard Philippe, l'ex-premier ministre, veut diviser par deux l'immigration légale. Il veut que tout cela aille vite. Il faut que ce pays soit commandé et gouverné, dit-il. Il en a besoin, ajoute-t-il.

S'il est élu, il présentera une vingtaine d'ordonnances dès juillet prochain afin qu'elles entrent en vigueur dès l'automne.

14:15
Présentateur

Merci beaucoup Caroline Morisseau. Restez avec nous sur BFM Business dans un instant, le débat.

14:28
Locuteur 9

On

14:29
Présentateur

poursuit le 18h éco sur BFM Business avec le débat. Ah, et cette question, la France est-elle trop capitaliste ou trop socialiste ? Marco Fiorentino et Emmanuel Lechypre en débattaient ce matin sur BFM Business. Écoutez.

14:43
Locuteur

Je

14:43
Présentateur

trouve que c'est complètement dingue.

14:45
Locuteur

C

14:45
Présentateur

'est-à-dire,

14:46
Locuteur

je

14:46
Présentateur

me dis, quand vous m'avez envoyé le thème de notre débat, je me suis dit que finalement, ils avaient réussi leur coup. Toute cette idéologie égalitariste qu'on a depuis des années, qui infuse partout, par l'enseignement, par l'université, par les économistes comme Emmanuel Lechypre, pour que sur un plateau comme Good Morning Business, d'une chaîne qui s'appelle une chaîne de business, on se dise qu'on peut être trop capitaliste. Je me dis que franchement, bravo. Bravo à tous ceux qui nous mentent depuis des années, à tous ceux qui nous ont brainwashés. On est...

Moi, je me suis souvent posé la question, je me suis dit, si Marx débarquait aujourd'hui en France, je pense qu'il n'en reviendrait pas. Karl Marx, il se dirait, mais c'est pas possible. On lui raconterait ce qui se passe en France, on lui dirait, ben voilà, aujourd'hui, le système de redistribution, voilà le montant des taxations sur les entreprises, voilà le montant des taxations sur les ménages, à part le fait qu'on ne soit pas au partage de la propriété, et encore, on n'en est pas loin, parce qu'avec l'IFI, avec les taxes foncières, avec toutes les taxes, on est déjà dans un système.

Je pense que, en fait, mais c'est pas pour prendre une formule volontairement provocatrice, vous savez que c'est pas mon genre, mais je pense qu'on est probablement le seul pays, bon allez, je vais pas dire communiste, parce que ça serait exagéré, mais le vrai succès du modèle marxiste, c'est la France. Et donc, je comprends même pas la question, en fait.

16:13
Locuteur 6

Emmanuel.

16:14
Présentateur

Je pense que c'est ça qui est caractéristique avec les gens de marché, c'est-à

16:17
Locuteur

-dire

16:17
Présentateur

qu'ils ont leur système en tête, et à aucun moment, ils sont incapables de le remettre en question, et de se dire, ben voilà, est-ce qu'il a des avantages, des inconvénients, des défauts ? Or, en réalité, pourquoi on s'est posé cette question ? C'est parce qu'on a une enquête, un sonnage, enfin, un travail d'universitaire, qui a été publié hier. Un travail d'universitaire. Quand on a dit ça, on a compris que, de toute façon, d'universitaires qui ne

16:39
Locuteur

se

16:39
Présentateur

sont jamais baladés dans des pays comme les États-Unis, pour savoir ce que c'était que le

16:43
Locuteur

vrai capitalisme.

16:44
Présentateur

Ben

16:45
Locuteur

si, puisque

16:45
Présentateur

justement, Marc, c'est des universitaires américains qui ont publié cet indice, et qui nous disent, ben quand même, la France, c'est le pays, on est classé quand même 21e pays le plus capitaliste du monde. Et donc, c'est pour ça qu'on a eu l'idée de poser cette question, parce qu'après, il y

16:59
Locuteur

a

16:59
Présentateur

aussi ce débat sur, est-ce que la France, effectivement, c'est indéniable, c

17:02
Locuteur

'est

17:02
Présentateur

le pays qui prélève le plus. Oui, c'est le pays qui fait le plus de protection sociale, etc. Mais il faut rappeler que l'ADN de la France, ce pays miraculeux, c'est quand même à la fois liberté et égalité. Or, il n

17:17
Locuteur

'y

17:17
Présentateur

a rien de plus antinomique, philosophiquement, que la liberté, le capitalisme, et l'égalité, le socialisme ou le communisme. Puisque, par définition, les deux sont totalement antinomiques. Non, mais ce n

17:29
Locuteur

'est

17:29
Présentateur

pas vrai, parce qu'en matière économique, je

17:31
Locuteur

ne

17:31
Présentateur

suis pas d'accord avec toi. Là,

17:32
Locuteur

on

17:32
Présentateur

ne parle que d'économie. Oui, ne parlons que d'économie. En économie, aujourd'hui, ce n

17:39
Locuteur

'est

17:39
Présentateur

pas liberté-égalité. Aujourd'hui, c'est frein et pas de liberté, et égalitarisme. Donc, je ne vois pas du tout comment tu peux appliquer ces deux mots à la France. Aujourd'hui, on a la liberté d'entreprendre. Ça, c'est certain. Mais avec tellement de contraintes que cette liberté est une liberté sous contrainte. Ensuite,

17:58
Locuteur

il

17:58
Présentateur

n

17:58
Locuteur

'y

17:58
Présentateur

a pas d'égalité. Il y a un égalitarisme.

18:01
Locuteur

C

18:01
Présentateur

'est-à-dire qu'on est en permanence, avant même... Mais il faut voir, Zuckman, voilà, taxe Zuckman, c'est exactement ça. C'est-à

18:09
Locuteur

-dire

18:09
Présentateur

qu'on n'a pas encore créé de richesse qu'il faut déjà la taxer. Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, quand on pense qu'on va taxer le dirigeant de Mistral qui n'a pas vendu d'action et qui n'a pas, pour l'instant, créé de richesse, mais qui se bat pour créer une souveraineté numérique française, aux États-Unis, ce gars serait un héros. En France, on ne se dit pas que

18:33
Locuteur

c

18:33
Présentateur

'est un héros, on se dit qu

18:34
Locuteur

'il

18:34
Présentateur

faut le taxer. Enfin, je veux dire, on est dans un modèle qui marche sur la tête et qui mène à la déroute. Sauf que Zuckman est aussi un héros aux États-Unis, mon cher Marc. Non, moi, ce qui m'embête, c'est que... Un héros anticapitaliste

18:47
Locuteur

?

18:48
Présentateur

Bien sûr. C'est ce que je suis en train de dire. C'est-à-dire qu'on ne peut pas parler de capitalisme en France. Oui, mais sauf que ce que tu ne veux pas voir, c'est que le capitalisme français n'est pas le capitalisme dont tu rêves. Et que ce capitalisme... Non, mais ce n'est pas du capitalisme du tout. Ce n

19:03
Locuteur

'est

19:03
Présentateur

pas de savoir si c'est le capitalisme

19:05
Locuteur

dont je rêve. C'est quand même le sujet. Je

19:07
Présentateur

pense que... Comment tu peux dire ? On n'est même pas... On ne peut même pas parler de libéralisme. Donc, comment tu veux parler de capitalisme ? Quand tu sors comme un des pays, soi-disant, les plus capitalistes du monde, c'est intéressant de voir pourquoi tu l'es. Et moi, je trouve qu'effectivement, pourquoi je dis, je défends plutôt l'idée de trop de capitalisme, c'est trop de malcapitalisme. C'est-à-dire que le... C'est quoi le malcapitalisme ? Le malcapitalisme, c'est un capitalisme à la française dans lequel on est finalement dans un pays où le capitalisme est essentiellement financier. Qu'est-ce qui fait qu'on est bon ? C'est nos banques.

C'est un capitalisme dans lequel on protège davantage les entreprises déjà installées. Ah bon ? Bien sûr. Ah bon ? Sur les nouveaux entrants. Ah oui, d'accord. Aujourd'hui, tu es un entrepreneur, c'est extrêmement difficile. Ah non, mais je peux te dire un truc. Tu te trompes complètement. Pas du tout. C'est le seul avantage qu'on a... Attends, excuse-moi. Le seul avantage qu'on a en France, c'est de monter une start-up. Donc là, je ne

19:59
Locuteur

suis

19:59
Présentateur

pas d'accord avec toi. S'il

20:00
Locuteur

y a

20:00
Présentateur

une petite fenêtre de capitalisme en France, et ce n

20:04
Locuteur

'est

20:04
Présentateur

pas du capitalisme parce que c'est encore de l'étatisme, parce que c'est encore des aides de l'État et c'est encore

20:08
Locuteur

des aides

20:08
Présentateur

de la BPI, c'est pour monter une boîte. Mais dès que tu as monté une boîte et qu'elle commence à tourner et qu'elle a du chiffre d'affaires et qu'elle peut faire des... Attention, le mot interdit en France, elle peut faire des profits. Là, tu as vraiment l'impression que tu tombes sous le tribunal populaire. Comment cette boîte fait des profits ? Et donc, il faut l'attaquer.

20:32
Locuteur

Est-ce

20:32
Présentateur

que tu trouves normal que ce soit aussi facile pour les grands groupes qui se défendent dans cette espèce de connivence de capitalisme d'État où finalement, on défend, on préserve ses précarés ? Je rappelle quand même, au travail de l'OCDE, que si on avait le niveau de concurrence en France qu'on a dans les pays moyens de l'OCDE, on aurait un million d'emplois en plus. Ça, c'est des chiffres totalement bidons.

20:56
Locuteur

Absolument. Non, mais tu ne peux pas... Non, mais impossible à vérifier.

21:00
Présentateur

Mais ce n

21:00
Locuteur

'est

21:00
Présentateur

pas impossible à vérifier. Ou alors, tu considères qu'à ce moment-là, tous les travaux sont pourris, sont nuls. Non, moi,

21:06
Locuteur

je considère qu

21:08
Présentateur

'il faut jouer sur l'observation de ce qui se passe au quotidien.

21:14
Locuteur

Moi, j'adore

21:15
Présentateur

les enquêtes,

21:16
Locuteur

j

21:16
Présentateur

'adore les études d'économistes.

21:18
Locuteur

L

21:18
Présentateur

'observation. Moi, je regarde la vie d'un entrepreneur aujourd'hui et je peux dire qu'un entrepreneur, qu'il est une petite entreprise, qu'il est une PME, qu'il est une TPE, qu'il est une ETI, eh bien, il te dira qu'on est dans un pays étatiste, qui n'est pas libéral, qui est trop égalitariste. Et il ne parlera même pas de capitaliste. Ça ne lui viendra même pas à l'idée. Si tu lui disais,

21:39
Locuteur

est-ce

21:39
Présentateur

que la France est un pays capitaliste ? Il se dit, déjà, on n'est pas un pays libéral. Comment vous pourriez...

21:45
Locuteur

Le

21:45
Présentateur

fait d'être dans un pays, par exemple, dans lequel les grandes entreprises distribuent plus

21:50
Locuteur

de

21:51
Présentateur

dividendes aux actionnaires qu'ailleurs et investissent moins

21:53
Locuteur

qu'ailleurs...

21:53
Présentateur

Et payent

21:53
Locuteur

plus de charges sociales

21:55
Présentateur

que partout

21:55
Locuteur

aux ailleurs. Et

21:56
Présentateur

investissent moins qu'ailleurs, c'est problématique. Parce que je rappelle que quand vous regardez aujourd'hui sur les chiffres de recherche, de développement, d'innovation, contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'État fait son boulot et les entreprises ne font pas leur boulot. Les entreprises privées dans le capitalisme français n'investissent pas assez. Donc, le capitalisme... Heureusement que les entreprises françaises investissent à l'étranger. Voilà pour ce débat ce matin entre Marc Fiorentino et Emmanuel Lechy. Restez avec nous. Dans un instant, on va aller faire un tour sur les marchés. On parlera aussi de SpaceX qui part à la conquête des télécoms aux États-Unis.

Elon Musk déboursera 8 milliards de dollars pour acheter des fréquences mobiles. Et puis en Europe, les 27 avancent sur l'union des marchés de capitaux. Un accord a été trouvé ce matin. Les détails de cette réforme cruciale pour l'économie européenne dans moins de 5 minutes.

22:44
Locuteur

A

22:44
Présentateur

tout de suite.

22:45
Locuteur 8

BFM Business présente Le 18h écho, Stéphanie Collot.

22:53
Présentateur

18h30 sur BFM Business. Le 18h se poursuit. On fait un point sur la séance du jour sur les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.

23:02
Locuteur 7

Bonsoir Stéphanie.

23:02
Locuteur

Le

23:02
Présentateur

CAC termine ce soir dans le vert, mais la semaine dans le rouge.

23:05
Locuteur 7

Oui, on est en baisse d'un petit peu plus d'un pourcent sur la semaine. Mais on gagne 0,95%. On reconquiert les 7803 points ce soir sur un volume d'échange assez moyen. 3,3

23:15
Locuteur

milliards.

23:15
Locuteur 7

Notez une surperformance de la tech avec l'Euronext Tech Leaders qui a pris 1,2%. Surperformance aussi de Francfort avec un indice DAX qui a gagné 1,13%. Au top des hausses sur le CAC 40. ArcelorMittal a gagné 5,6% à 57,28. Capgemini, plus 3,79, 115,05. Bureau Veritas, plus 3,5, 27,09. La plus forte baisse, c'est les pourrestes et micro qui s'est distingué malgré un bon climat sur la tech. De titre a perdu 3% à 46,55. Et puis Orange, les opérateurs télécom qui étaient un petit peu handicapés à cause d'un nouveau concurrent un petit peu turbulent qui pourrait s'appeler Starlink. On va en parler. Moins 2,5 pour Orange, 13,87. Un petit mot des taux d'intérêt sur le marché obligataire.

Le 10 en français s'est tendu de quelques points à 4,86 alors que ça s'est détendu côté allemand à 3,49. Le pétrole aussi s'est légèrement détendu mais enfin reste très élevé. 104,24 pour le Brent et 91,60 pour le brut léger américain.

24:14
Présentateur

Et du côté justement des marchés américains, ça se passe plutôt bien.

24:17
Locuteur

Oui,

24:17
Locuteur 7

plus 0,6 pour le Nasdaq, plus 0,7 pour le Dow Jones, le S&P 500 plus 0,54% du côté des marchés américains. On se prépare à la très grande vague de trimestriel qui va débuter dans les prochains jours.

24:31
Locuteur

C

24:31
Locuteur 7

'est évidemment le secteur bancaire qui va ouvrir le bal. Les JP Morgan, les Bank of America, les Wells Fargo, Goldman Sachs. On aura tout la même semaine et on aura un petit peu un état des lieux sur une activité bancaire qui pourrait paraître quand même très bien orientée du fait de la hausse des taux mais qui est difficile sur certains secteurs, notamment celui des opérations financières, des fusions acquisitions. Et même la banque de marché, Goldman Sachs et Bank of America ont prévenu que leur revenu là-dessus serait quand même impacté par la volatilité très très forte, notamment du côté du marché obligataire.

25:02
Présentateur

Et puis alors il y a des ambiguïtés sur le chiffre d'affaires d'OpenAI qui ont fait un peu trembler les investisseurs.

25:09
Locuteur 7

Oui, disons qu

25:09
Locuteur

'il

25:09
Locuteur 7

y

25:09
Locuteur

a

25:09
Locuteur 7

eu du remous hier en après-marché et puis tout allait mieux à l'ouverture tout à l'heure. En fait, le Financial Times a révélé que les prévisions de chiffre d'affaires d'OpenAI étaient bien en dessous de ce qu'attendait le marché. Simplement, visiblement, c'est ce qu'objectait OpenAI aujourd'hui. C'est que c'est dû à une erreur de calcul du fait du Financial Times. Donc du coup, tout est rentré dans l'ordre, mais ça en dit long en fait sur cette espèce de volatilité, cette crispation des investisseurs autour de ce que va véritablement rapporter l'intelligence artificielle par rapport à ce qu'elle dépense, bien entendu, pour dégager toujours plus de capacités de calcul et de technologie.

25:45
Présentateur

Merci beaucoup Antoine Larigauderie. On reste aux États-Unis. AT&T et T-Mobile peuvent trembler. Elon Musk frappe un grand coup dans le secteur des télécoms après le rachat de bandes de basse fréquence pour près de 8 milliards de dollars. Le milliardaire a désormais toutes les cartes en main pour lancer son propre réseau mobile. Clara Bido. Votre smartphone directement connecté à des satellites Starlink situés au-dessus de vos têtes en orbite basse. Pour se connecter à Internet, oui, mais aussi pour envoyer des SMS. Elon Musk, géant des télécoms, c'est peut-être pour demain. En tout cas, le milliardaire vient de franchir deux étapes majeures.

Il maîtrise et dispose désormais toutes les compétences, toutes les technologies nécessaires à un tel déploiement. D'abord, son réseau de satellites Starlink. Déjà des centaines déployés autour de la Terre pour le réseau mobile. Bientôt 15 000 qui viennent tout juste d'être autorisés par le régulateur américain. Des satellites de dernière génération, beaucoup plus puissants, qui font donc grimper la capacité des bandes passantes. Ajouter à cela le rachat 7 semaines de portefeuilles de fréquence auprès du fonds Grain Management pour près de 8 milliards de dollars.

Ce qui permet de couvrir aussi l'intérieur des bâtiments, de traverser les murs, ce qui était la faiblesse d'Elon Musk et de Starlink jusqu'ici. Un rachat qui reste quand même soumis à l'approbation du régulateur américain. Et ça, ça fait de l'ombre aux opérateurs historiques ? Oui, justement, les acteurs américains y chutent en bourse. AT&T, TNT, Verizon, la baisse à la voisine où elle dépasse les 7%.

Car SpaceX n'est plus vu comme un acteur marginal pour apporter une offre complémentaire au réseau mobile traditionnel terrestre, notamment en zone blanche, avec le feu vert du régulateur américain, sa technologie, sa force de puissance financière, avec l'entrée en bourse de SpaceX et aussi les derniers rachats de fréquences. Elon Musk, il peut profiter du gâteau, voire carrément laisser des miettes aux opérateurs historiques. En tout cas, c'est ce que pensent certains analystes. Le réseau mobile, pour rappel, c'est justement un réseau continu qui est fluide partout dans le monde, sans zone blanche. Un nouvel entrant dans ce secteur,

27:41
Locuteur

ça

27:41
Présentateur

va donc créer de la pression sur les prix et donc la concurrence en sera plus forte. La question maintenant, c'est de savoir quel sera le prix des nouveaux satellites chez Musk qui pourraient aussi privilégier des partenaires historiques plutôt que de lancer ses propres abonnements. Et en Europe aussi, cette vague Musk peut faire des dégâts. En effet, d'ailleurs, Deutsche Telekom, c'est moins 8% aujourd'hui. Orange, c'est moins 2,5%. Vodafone, moins de 4%. Les investisseurs, ils s'inquiètent en bourse. Si Deutsche Telekom s'est déjà allié à Starlink pour lancer son service de connectivité directe par satellite dans 10 pays européens en 2028, et qu'Orange s

28:13
Locuteur

'est

28:13
Présentateur

justement allié à une des filiales de SpaceX pour tester sa technologie en Espagne, ces deux grands géants veulent former un consortium entre Vodafone et Telefonica pour répondre justement aux prochaines mises aux enchères de fréquences européennes. Parce que ces licences actuelles, en fait,

28:27
Locuteur

elles

28:27
Présentateur

sont en train d'expirer l'an prochain. Et Bruxelles souhaite justement un peu plus réguler le secteur. Des règles justement pour pouvoir réduire l'accès aux fréquences européennes à des acteurs non-européens. Et d'ailleurs, une réunion informelle des ministres chargés des télécommunications aura lieu lundi et mardi prochains en Irlande pour avancer sur ce sujet. Merci beaucoup, Clara Bideau. Les discussions ont été fructueuses entre l'Union européenne et la Chine après des mois de tensions. Les entretiens entre le commissaire européen au commerce en visite à Pékin et le gouvernement chinois ont débouché sur des avancées concrètes. Alexandra Pagé.

29:02
Locuteur

Un

29:02
Présentateur

premier pas crucial selon le commissaire européen au commerce sur les terres rares, la Chine s'est engagée à en faciliter l'exportation vers l'Europe sans plus de détails. Pour le moment, Pékin a également fait un pas sur l'épineuse question des droits de douane chiffrée par Marko Sefkovic.

29:20
Locuteur 2

Pékin est d'accord pour une réduction de 225 millions d'euros de droits de douane sur les produits européens.

29:26
Présentateur

La Chine et Bruxelles sont aussi parvenus à s'entendre sur une réduction significative des exportations de voitures hybrides vers l'Union, ce qui devrait empêcher l'arrivée de millions de ces véhicules ces prochaines années sur le vieux continent.

29:39
Locuteur 2

C'est la perspective d'une réduction de plus de la moitié des exportations de voitures chinoises en Europe.

29:45
Locuteur

Une

29:45
Présentateur

annonce aussi saluée par les constructeurs automobiles européens qui y voient une avancée positive pour apaiser les tensions commerciales, avancées qui seront présentées la semaine prochaine à Bruxelles au prochain sommet des chefs d'État et de gouvernement. L'Europe qui durcit ses règles sur les importations chinoises, des mesures pour l'instant sans effet sur les géants des transports et de la logistique comme chez DHL en Pologne, nouveau point d'entrée majeur des marchandises chinoises.

30:13
Locuteur

À

30:13
Présentateur

Varsovie, Nathan Cocampo pour BFM Business.

30:16
Locuteur 9

Depuis juillet, l'Europe impose une taxe de

30:19
Présentateur

3 euros sur les petits colis pour freiner les Chines, Temu, Alibaba. Résultat, la Chine envoie des conteneurs en Pologne pour irriguer ensuite l'Europe. Une stratégie de contournement de la taxe qui profite à DHL. Comme le résume Thomas Bourras, le PDG de DHL

30:33
Locuteur 9

Express en Pologne.

30:37
Locuteur

Ces

30:38
Locuteur 2

entreprises essaient de relocaliser leurs stocks et de les faire revenir ici afin de s'acquitter des droits de douane habituelles, tout en garantissant des livraisons rapides à moindre coût en Europe. L'ensemble du groupe en bénéficie. Nous pourrions réaliser de nouvelles affaires avec ces entreprises.

30:53
Locuteur 9

Mais les acteurs chinois développent peu à peu leur propre chaîne logistique en Pologne avec d'immenses entrepôts pour ne plus dépendre de groupes comme DHL. En parallèle, Bruxelles cherche à encore durcir les règles envers la Chine, mais pas de quoi affoler John Pearson, le PDG de DHL Express.

31:07
Locuteur 8

Le

31:08
Locuteur

commerce mondial continue de prospérer. Les marchandises continuent de circuler partout dans le monde. Elles vont peut-être vers une destination différente. Elles vont peut-être vers l'Asie du Sud-Est plutôt que vers les

31:17
Locuteur 8

Etats-Unis. Nous savons que le commerce entre la Chine et les Etats-Unis est en baisse. À la place, une grande partie va vers la région Asie-Pacifique.

31:25
Présentateur

Détroit d'Ormousse bloqué, taxes douanières américaines, barrières européennes. Et pourtant, au premier semestre hors rebond Covid, la croissance du commerce mondial a été la plus élevée de ces 15 dernières années. Le reportage de Nathan Cocampo à Varsovie, en Pologne. Les 27 avancent sur l'union des marchés de capitaux, largement encouragés par les rapports Draghi et l'Etat. L'Union européenne se dote d'un super gendarme boursier européen. Un nouveau texte avait été proposé l'année dernière par la Commission. Un accord a été trouvé ce matin. Astrid Olivier, c'est une réforme cruciale pour l'économie européenne.

Oui, l'ESMA, cette autorité européenne des marchés boursiers, aura la mission de contrôler, enquêter, voire sanctionner les grands acteurs du secteur. Par exemple, la bourse de Paris, Euronext. Jusqu'ici, il s'agissait d'une compétence nationale. Le fait de donner cette compétence à une seule grande institution va permettre un contrôle plus homogène entre les pays. L'ESMA va aussi simplifier le développement financier des entreprises pour qu'elles ne se heurtent pas à des règles et des procédures différentes selon les pays. Ce sera moins coûteux, il y aura moins de formalités, ce qui va donc faciliter la circulation des capitaux sur le marché unique.

Roland Lescure, le ministre de l'Économie, s'est félicité tout à l'heure de cet accord.

32:43
Locuteur

Nous

32:43
Locuteur 1

avons réussi, en mettant chacun de l'eau dans notre vin, à obtenir un compromis qui est bon pour tout le monde. Nous allons pouvoir financer nos entreprises dans le cadre d'un marché unique avec des règles uniques et un superviseur unique pour les plus grandes entités qui va permettre d'avoir un fonctionnement optimal des marchés financiers.

33:01
Locuteur

Avec

33:02
Présentateur

la réduction de la fragmentation des marchés financiers, l'objectif est de mieux orienter l'épargne des Européens. C'est une étape importante pour faire circuler plus facilement les 10 000 milliards d'euros d'épargne qui dorment sur les livrets bancaires des Européens. Un potentiel d'investissement massif pour soutenir les entreprises européennes, notamment les PME et les entreprises innovantes, qui ne dépendront plus des banques et des fonds publics. Concernant le calendrier, il faut d'abord attendre une adoption formelle du Conseil. Ensuite, le texte passera entre les mains du Parlement européen.

Les institutions européennes espèrent un début de négociation en fin d'année ou début d'année prochaine. C'est à ce moment-là que seront précisés les pouvoirs exacts donnés à l'ESMA et surtout de décider les moyens qui lui seront alloués pour contrôler et surveiller les marchés financiers. Merci beaucoup Astré. Olivier, dans un instant,

33:55
Locuteur

on

33:55
Présentateur

va parler de la géopolitique qui fait désormais son entrée dans les COMEX. Avec les chocs mondiaux qui se multiplient, qui se superposent, les entreprises ne peuvent plus rester neutres face à ces enjeux. Elles doivent s'adapter, anticiper et ça peut être le rôle d'un chief geopolitical officer. Une fonction au cœur de l'ouvrage de Florent Parmentier. Il sera sur ce plateau dans un instant.

34:19
Locuteur

A

34:19
Présentateur

tout de suite.

34:20
Locuteur 8

DFM Business présente.

34:25
Présentateur

Le 18h éco, Stéphanie Collot. Le 18h éco se poursuit à l'international. La géopolitique fait désormais son entrée dans les COMEX. Les crises internationales se multiplient, se superposent entre les conflits armés, les guerres commerciales, les blocus ou encore les sanctions économiques. La géopolitique devient une variable de décision presque quotidienne pour les entreprises. Mais comment identifier les informations pertinentes, les récolter, les classer et les interpréter ? Des interrogations au cœur de votre livre. Florent Parmentier, bonsoir.

34:56
Locuteur 6

Bonsoir.

34:57
Présentateur

Vous êtes co-auteur de Chief Geopolitical Officer, Agir en entrepreneur, penser en géopoliticien, co-écrit avec Cyril Brett et Laurent Sellerier. Vous êtes aussi enseignant à Sciences Po et chercheur associé à HEC. D'abord, c'est quoi un Chief Geopolitical Officer ?

35:16
Locuteur

Un

35:17
Locuteur 9

Chief Geopolitical Officer, c'est ce qui va vous permettre d'aller au-delà de ce qu'on conçoit traditionnellement dans les COMEX. C'est l'architecte qui va vous permettre de transformer du savoir géopolitique en décision éclairée. C'est ça, en fait, son principal objectif.

35:31
Présentateur

Et ça existe déjà ?

35:32
Locuteur

Ça

35:32
Locuteur 9

existe parfois. Ça existe dans certaines entreprises. Nokia est, par exemple, une entreprise qui a décidé d'avoir un Chief Geopolitical Officer et de relations publiques. L'idée, en fait, précisément, est que Nokia a pu recruter un ancien ambassadeur finlandais aux États-Unis et en Russie. Quand on voit la situation de la Finlande, on se dit que c'est un de postes important. Et donc, ça a été pour Nokia, en fait, l'annonce de ce point.

Mais ce qui est intéressant, c'est d'observer qu'au-delà du cas particulier de Nokia, eh bien, beaucoup d'entreprises ont déjà réfléchi à ces points sans qu'il y a des prises de décisions qui, aujourd'hui, doivent être largement repensées quand on a des chaînes de valeurs qui sont interrompues, quand on a ce que vous avez très bien dit,

36:13
Locuteur

des

36:13
Locuteur 9

sanctions et différents domaines.

36:14
Présentateur

C'est quoi la différence avec un risque manager ou encore des cabinets externes ? Parce qu'on sait que les grandes entreprises font aussi beaucoup appel aux cabinets externes.

36:24
Locuteur

Les

36:24
Locuteur 9

cabinets ont été les premiers, en quelque sorte, à insister sur ce concept. Quand on s'est penché avec mes deux co-auteurs sur ce concept, ce qui nous a frappés, c'est que les cabinets avaient, dès début 2024, avancé, écrit un certain nombre d'éléments dessus. Avec nos deux co-auteurs, on s'est déjà intéressés à ce concept. On a publié un papier pour l'Institut Montaigne. Et on s'est rendu compte, à ce moment-là, c'est l'un des éléments intéressants, que la plupart des gens qui ont réagi sur LinkedIn, beaucoup de réactions, me disaient, non, ça, ce que vous décrivez, en fait, c'est ce qu'un chief economist officer doit faire.

D'autres personnes nous ont dit, non, en fait, moi, je suis chief legal officer et c'est plutôt ce que moi, je dois faire.

37:02
Présentateur

Ou directeur de la stratégie aussi. À ce

37:04
Locuteur 9

stade, effectivement, on s'est aperçu qu'il

37:05
Locuteur

y a

37:05
Locuteur 9

le risque également. J'ai inclus tout ça pour dire qu'on s'est dit, c'est quand même curieux, ce sujet dont tout le monde parle, tout le monde pense avoir une partie de la réponse, mais chacun, en fait, voit une partie de son prisme. Et ce qui manque, quand on doit articuler différents savoirs, c'est un architecte. C'est-à-dire quelqu'un qui peut regarder les fragilités de l'édifice, proposer une structure, voir un petit peu comment tout ça est construit. Et partant de là, c'est un architecte de la connaissance géopolitique appliquée à la prise de décision. Géopolitique, pas comme une, j'allais dire, une discipline académique, mais plutôt comme une discipline appliquée.

37:36
Présentateur

Mais alors, quelle doit être la formation d'un tel profil ? D'où doit-il venir du monde diplomatique

37:45
Locuteur

? Vous

37:46
Locuteur 9

avez plusieurs profils. Le monde diplomatique vous apportera un certain nombre de choses, comme la compréhension des rapports de force entre États, la possibilité de pouvoir dialoguer, la possibilité de savoir négocier. C'est ce que savent faire les diplomates. À cela, il faut ajouter aussi une capacité d'anticipation. C'est encore un autre jeu de compétence. Parfois, on a des militaires qui peuvent avoir ce type d'éléments. Ce qu'il faut donc voir, c'est qu'il n'y a pas une formation à ce stade qui serait idéale, tout simplement parce que différentes entreprises ont à faire face à différents types de défis.

Par rapport aux types de défis qui sont concernés, on pourrait voir effectivement qu'il

38:22
Locuteur

y

38:22
Locuteur 9

a différentes choses. Et puis, il faut rappeler également qu'au-delà du poste, on pourrait se dire, tiens, c'est un gadget pour le CAC 40. Je pense qu'au contraire, il est évident que les questions géopolitiques affectent toutes les entreprises. Toutes les ETI, toutes les PME, c'est ce que nous explique en particulier Fabrice Le Sachet dans sa préface. Ce qu'on voit donc, c'est qu'à partir de là, ce CGO n'est ni directeur des risques, il va aussi observer des opportunités géopolitiques.

38:48
Présentateur

Oui, parce que pour transformer ces crises en opportunités, on sait aussi que c'est un enjeu crucial. C

38:55
Locuteur 9

'est un enjeu crucial et il est à la fois là pour parler de l'incertitude, regarder les différentes opportunités et à partir de là, être capable de proposer un certain nombre de scénarios. En prospective, on travaille beaucoup à partir de scénarios, en se disant si telle et telle circonstance se rencontrait, alors on a plus de chances de devoir mettre l'accent sur telle ou telle prise de décision. Le scénario, c'est un outil d'aide de prise à la décision. Et le Chief Geopolitical Officer est celui qui doit précisément être capable de pouvoir distinguer différents scénarios.

39:26
Locuteur

On

39:26
Présentateur

parle de quel type de crise exactement ? Tout type de crise, commerciale, sanctions, blocus ?

39:33
Locuteur

Oui,

39:34
Locuteur 9

on peut regarder par exemple le fait qu'à Davos, en 2025, l'idée selon laquelle la géopolitique est le principal problème pour les entreprises est apparue de loin, comme la première préoccupation.

39:50
Locuteur

Dans

39:50
Locuteur 9

quel contexte ça s'inscrivait ? Eh bien, je vous ai donné la conclusion, le contexte c'était celui tout simplement des tarifs douaniers imposés par Trump, qui faisaient suite à un certain nombre d'autres développements pour les Européens. La situation, la guerre en Ukraine, tout simplement, était un facteur aussi de compréhension du fait qu'un certain nombre de chaînes de valeurs allaient être interrompues.

Si vous avez des chaînes de valeurs qui sont interrompues, si vous avez des sanctions qui se livrent à ça, si vous voyez bien qu'une crise qui peut arriver à des milliers de kilomètres, tout le monde ne connaissait pas Hormuz et Babel Landeb et CD3, avant le début de l'année aussi, précisément qu

40:28
Locuteur

'on

40:28
Locuteur 9

le connaît aujourd'hui. Donc on voit bien que tout type de crise doit être prise en compte par un chief geopolitical officer. Est-ce qu'il doit remplacer, je veux dire, est-ce qu'il doit avoir une cellule de veille à lui tout seul ? Non, c'est un architecte. Et pour reprendre en fait le point, il n'a pas nécessairement vocation, comme un cabinet de conseil, à

40:43
Locuteur

y

40:43
Locuteur 9

avoir tout sous la main, en interne. Il n'a pas vocation, comme un chef des risques, à regarder les risques. Les risques, c'est très important, et ça ne remplace pas le risque. Ça ne remplace pas non plus les cabinets de conseil, mais ça doit permettre à un COMEX, en quelque sorte, de pouvoir définir son image du monde.

40:58
Présentateur

C'est ça, c'est qu'il rapporte directement au COMEX. Où il se place dans l'organigramme de l'entreprise

41:03
Locuteur

?

41:05
Locuteur 9

Il se place, dans le livre qu'on développe, plutôt au niveau du PDG, ou du secrétaire général, c'est-à-dire un poste à partir desquels les décisions peuvent être prises. Ça lui permet d'avoir ce rôle. Qui dit architecte dit qu'il ne doit pas avoir une équipe. Ce n

41:24
Locuteur

'est

41:24
Locuteur 9

pas un poste de plus sur l'organigramme, la bataille. La bataille, à ce stade, c'est plutôt de comprendre comment des crises géopolitiques et des opportunités peuvent être transformées en informations pertinentes pour prendre des décisions.

41:36
Présentateur

Alors, vous l'avez dit, une des clés, c'est l'anticipation. Vous parlez dans le livre du modèle ODA, O-O-D-A. C'est une méthode militaire. De quoi s'agit-il exactement

41:47
Locuteur

?

41:48
Locuteur 9

La méthode O-D-D-A, c'est l'une des méthodes que l'on développe dans l'ouvrage. Quelles sont ces méthodes ? Eh bien, tout simplement, on part de l'observation et on regarde ensuite, à partir des éléments d'observation, comment on peut aller jusqu'à la prise de décision et à l'action. Et dans ce cadre-là, c'est une des méthodes que nous identifions comme devant permettre de passer de la compréhension, de la description des faits, à de la prise de décision.

42:20
Présentateur

Ce que vous disiez tout à l'heure sur les crises, ça veut dire qu'aujourd'hui, le monde est clairement dans une ambiance de permacrise, elle se superpose, elle s'ajoute, elle se multiplie. Ça veut dire aujourd'hui aussi que les entreprises ne peuvent plus rester neutres face à cela. Elles doivent s'adapter, elles doivent agir et ne pas laisser le train passer

42:41
Locuteur

? Je

42:42
Locuteur 9

pense qu'on peut résumer comme ça. Si les entreprises ne s'intéressent pas à la géopolitique, il faut observer que la géopolitique continue de s'intéresser aux entreprises

42:50
Locuteur

et

42:50
Locuteur 9

avoir un impact sur leur prise de décision. Vous pouvez être une PME, une ETI, vous n'allez pas nécessairement embaucher un chief geopolitical officer. Non,

42:59
Locuteur

financièrement c'est

42:59
Présentateur

compliqué. En

43:00
Locuteur 9

revanche, il faut que vous ayez quelqu'un au sein de la structure qui puisse faire le lien entre les différents éléments. Les cabinets de conseil sont importants de ce point de vue-là, mais n'ont pas nécessairement la compréhension fine du fonctionnement concret d'une entreprise en interne. Les directions des risques connaissent parfaitement la vie de l'entreprise, ont des directions importantes, mais ils voient une partie, ils comprennent une partie de ce que nous essayons de décrire dans le livre, une partie essentielle. Mais ce n'est pas le rôle d'un directeur des risques de regarder quelles sont les opportunités concrètes qui sont produites.

Autrement dit, ce qu'on a pu observer, c'est qu'il y avait un manque. Donc, ce que nous avait confirmé le papier que nous avions écrit, c'est que ce manque est assez largement partagé. Et l'idée du chief geopolitical officer, c'est de dire tout simplement que peut-être, dans certains cas, il a vocation à être incarné. Et très souvent, il a vocation à être incarné. Si une PME ou une ETI est consciente qu'elle a ce type de difficultés, alors il faut que quelqu'un au sein de la structure ait ce type de formation, réflexe, d'idée, selon laquelle on peut réagir de telle ou telle manière.

Ça fait partie, au-delà d'ODDA, on a d'autres matrices dans les livres qui doivent expliquer comment on peut procéder dès lors qu

44:13
Locuteur

'on

44:13
Locuteur 9

rencontre une difficulté.

44:15
Présentateur

Dernière question, Florent Parmentier, le chief geopolitical officer, il existe ailleurs dans le monde ?

44:21
Locuteur 9

Il existe ailleurs dans le monde. Il existe, comme je le disais tout à l'heure, en Finlande. Vous en trouverez également aux États-Unis. Ce qui est intéressant, c'est de voir si c'est finalement une idée occidentale pour des entreprises d'Europe du Nord, et des États-Unis, ou si nous allons en voir apparaître dans le Sud. En réalité, les États dits du Sud global, il faudrait définir cette expression, mais les États du Sud global, elles-mêmes ont déjà connaissance de ce que c'est que la fragmentation du monde. C'est différent pour les Européens et les Américains, pour lesquels on voit concrètement ce qu

44:53
Locuteur

'est

44:53
Locuteur 9

la fragmentation du monde. Dans d'autres régions du monde,

44:55
Locuteur

ils

44:55
Locuteur 9

y

44:55
Locuteur

en

44:55
Locuteur 9

ont déjà, donc les fonctions au sein des entreprises existent déjà, quand même elles ne portent pas ce titre.

45:00
Présentateur

Merci beaucoup, Florent Parmentier. Je rappelle que vous êtes co-auteur de Chief Geopolitical Officer, agir en entrepreneur, penser en géopoliticien. Merci beaucoup. Dans un instant sur BFM Business, c'est de quoi je me mêle, présenté par François Sorel. Très bonne soirée, très bon week-end. Le 18h éco

45:18
Locuteur 2

sur BFM Business.