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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 25 février 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

L'urgence agricole frappe l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation des agriculteurs au salon de l'agriculture 2026 ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous parlez de baisse de la PAC, pouvez-vous donner les chiffres ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    L'accord UE-Mercosur est-il une aberration selon vous ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi l'UE impose-t-elle des normes strictes mais autorise des importations moins contrôlées ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques concrets pour les agriculteurs français ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    L'UE est-elle dominée par l'Allemagne selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Christophe B.Chiffre
    « on est à 371 milliards, on aurait dû pour maintenir le coût constant passer à 480 et là on va redescendre 291 »
  • 4:00Christophe B.Fait
    « les États-Unis, la Chine se protège. Bon il y a plus que l'Union européenne avec Vlen qui pense que il faut ouvrir encore nos frontières »
  • 5:30Christophe B.Fait
    « sur le même segment le même segment on produit les mêmes choses mais avec un salaire minimum qui est de 300 € au Brésil »
  • 12:30Christophe B.Fait
    « il a trompé les Français une fois de plus. Il a trompé surtout nos paysans et nos agriculteurs »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États le fait du jour. Entre la crise agricole, la dermatose nodulaire et la baisse drastique de sa fréquentation, le salon de l'agriculture 2026 n'est décidément pas comme les précédents. Derrière les stands, des producteurs portent des badges non au mercour encore, l'ambiance est morose.

En toile de fond, une politique européenne qui maltraite la paysanerie française. On en parle avec l'Eurodéputé du Rassemblement national, Christophe B. Bonjour.

Bonjour. Bonjour Christophe. Ben merci d'être avec nous en studio sur Sud Radio.

J'étais hier moi-même dans les les couloirs salon de l'agriculture année milésime un peu morose hein, pas de beau vin et puis une situation agricole de plus en plus de plus en plus tragique. Et les agriculteurs que je que je rencontrais, moi je dis les paysanes et les paysans dont certains sont des amis, même ceux qui me disaient on a quand même cru en l'Europe à un moment donné là on commence à être très inquiet, on ne voit même plus à quoi ça peut nous servir. Il y a eu les avantages de la PAC à un certain moment, mais là les programmes qui nous sont annoncés sont totalement terrifiants, ne serait-ce que la renégociation de la la PAC, on va donner les chiffres hein, on est à 371 milliards, on aurait dû pour maintenir le coût constant passer à 480 et là on va redescendre 291 voilà au frais de qui et puis le mercur qui va s'appliquer et monsieur le député d'autres joyeusés avec qui qui attendent nos agriculteurs.

Voyez, on pourra en parler effectivement notamment si vous avez aimé le mercur, vous allez adorer l'accord avec l'Australie. Ah ben donc c'est la l'Union européenne sous la direction de Vlen est partie dans une frénésie d'accord de libre échange. Euh le premier bien sûr qui va impacter fortement le monde agricole et nos paysans et je dirais même que maintenant pour être paysan en France faut être un véritable héros.

Oui oui c'est la résistance. C'est de la résistance. Tout à fait.

Euh c'est bien sûr le Mercosur. Alors le Mercosour c'est une aberration d'abord temporelle historique. Ça fait 25 ans qu'il était négocié.

Bon euh comme quoi ça posait quand même quelques problèmes. Bon il est totalement dépassé dans son architecture puisque on le voit maintenant les États, que soit les États-Unis, la Chine se protège. Bon il y a plus que l'Union européenne avec Vlen qui pense que il faut ouvrir encore nos frontières et notamment dans le domaine agricole.

Un petit rappel monsieur le député, ça vient d'où ? L'acte unique européenne 86 Jacques Deor, on est d'accord c'est pas une idée de droite, c'était une idée de gauche. Dis il faut ouvrir, il faut ouvrir la mondialisation.

Tout à fait. Oui, bien sûr. Et bien sûr, la mondialisation, la mondialisation heureuse, c'était a un quart de siècle, c'était la mondialisation heureuse.

La facture dit quoi aujourd'hui de cette mondialisation heureuse ? Et ben c'est on va voir puisque je dis déjà donc ils ont provisionné un milliard déjà pour compenser les les pertes de marché de nos agriculteurs et puis cet accord est une aberration dans tous les domaines. C'est une aberration agricole, c'est une aberration environnementale et un sujet qui est moins abordé pas l'ordre du jour aujourd'hui mais je vais quand même me permettre d'en dire un mot pour ça c'est aussi une aberration industrielle ça on en parlera un mot si bien alors d'abord une une abarration agricole quand sur le même segment le même segment on produit les mêmes choses mais avec un salaire minimum qui est de 300 € au Brésil vous imaginez on joue pas dans la même cour on joue pas dans la même cour encore dans le domaine industriel.

Deuxement, c'est une aberration en terme de produit. Depuis maintenant 20 ans, l'Union européenne s'est imposé des règles des normes très strictes en matière sanitaire, en matière d'hygiène dont on se félicite dont on se félicite euh à condition que les autres voilà. Bon et alors c'est pas le cas avec les Brésiliens puisque nos amis brésiliens euh utilisent des produits que ce soient des produits sanitaires médicamenteux ou pour nourrir les animaux qui sont soit avec des gèmes, soit des par exemple des antibiotiques qui sont interdits depuis 20 ans au sein de l'Union européenne.

Et donc c'est c'est c'est donc interdit d'utiliser chez nous chez nous et on va autoriser l'importation en Europe de produits qui sont totalement dangereux enfin dangereux pour notre président de la République a dit qu'il fallait pas s'inquiéter au grain mais bien sûr alors moi je vais vous donner un exemple très concret monsieur Dégas on a ma commission donc la commission du commerce international a envoyé une une mission de contrôle voilà d'information au Brésil et donc elle a visité le port de centre Santos, le port de Santos. Chaque jour 15000 containers partent vers l'Europe. 15000 containers.

Bon, vous savez combien il y a de contrôleurs sanitaires ? 34 pour 15000 pour 15000 15000 containers qui partent tous les jours. Monsieur le député, je me suis laissé dire que il passe souvent par le Havre Pouir Marseille où les 34 fonctionnaires font leur travail et que pour éviter ce peu de contrôle ce peu de contrôle, ils vont maintenant par Rotterdam et comme les Pays-Bas n'opposent aucun contrôle par ici la monnaie, vous pouvez rentrer comme vous voulez.

Vous rendez compte ? Emmanuel Macron a dit vous en faites pas, il va avoir des contrôles al des contrôles au départ et donc au port de Santos au Brésil c'est 34 inspecteurs sanitaires pour 15000 contain alors il y a pas des comp agricole mais vous imaginez c'est 34 au total 34 on dit bien au parce que j'ai parlé de duavre et de Marseille vous parlez des 34 contrôleurs qui sont au Brésil au départ de la marchandise c 34 alors si vous enlevez les congés les récupération vous imaginez le nombre de c'est total c'est un effectif total au mieux voilà bon voilà donc cet accord est une une aberration qui va avoir des conséquences dramatique pour notre pour nos paysans et notre agriculture parce que bon euh il y a pas que il y a pas que le bercours n nos sont pris dans un étau c'est d'un côté vous avez les facilités qui ont été donné à l'Ukraine Oui. qui en terme agricole, je dis pas qu'il faut pas aider l'Ukraine hein, c'est pas le sujet mais euh on rappelle le poulet des doués hein.

Alors le poulet, alors le poulet quand quand vous quand vous achetez votre poulet euh en supermarché plus encore chez votre bouché, c'est du poulet français en général. Mais par contre quand vous achetez un sandwich ou quand vous allez dans dans restauration collective, 90 % des poulets ne sont pas d'origine. La traçabilité pas marquée sur la carte ou le menu du restaurant.

Ben c'est c'est terminé. Donc on sait pas ce qu'il a on sait pas ce qu'on a nos assiettes. Bon voilà donc en fait nos agriculteurs vont être pris dans un véritable étau étau donc à la fois par les les facilités accordées à l'Ukraine et puis cette frénésie comme je le disais cette frénésie de de de d'accord de libre échange.

Alors pourquoi je dire parce que il faut dire une chose monsieur Legas c'est que l'Union européenne telle que elle est conçue actuellement est une Union européenne allemande. Bon alors mais je don aussi un exemple très concret. Bon, on connaît bien sûr Madame Vaner Lyon qui n'est pas qui n'est pas roumaine né hongroise he je au sein du Parlement européen vous avez quatre commissions stratégique l'industrie, la défense le commerce international et les affaires étrangères.

Oui. Et bien ces quatre commissions sont tenues par des Allemands. Tiens voilà.

Voilà. Et en plus je rajoute je rajoute une petite serie sur le gâteau, c'est que la directrice générale du commerce international qui est une femme auement éminemment compétente est aussi allemande. Voilà.

Donc le couple franco-allemand n'existe que dans la tête des Français. Je peux ça je peux vous dire parce que par exemple vous prenez la commission du commerce intern et de l'industrie et bien d'une mand nature à l'autre le SPD donc les socialistes allemands et les et et les conservateurs allemands s'échangent mutuellement. Ils se mettent d'accord entre eux.

Voilà donc ça reste dans le précarré allemand et la France n'existe plus au sein des instances européennes. Quand certains économistes nous disent qu'ils sont tout à fait respectables et patentés l'euro c'est le nouveau nom du notchmark. En fait, on a pris une manée qui était à l'étiage des besoins économiques de l'Allemagne et on le paye cher aujourd'hui aussi.

On le paye très cher parce qu'on a un euro très fort bien entendu et ça ça nous paye ça nous coûte très très cher. Alors je dis pas qu'il faut c'est pas dans notre programme au sein du rassemblement de sortir de l'eau mais non non mais repenser peut-être une monnaie commune ou unique mais celle d'aujourd'hui est un fléo pour l'économie. Voilà.

Bah c'est c'est un peu on sait pas trop où veut aller Emmanuel Macron sur cette histoire de de de groupe privilégié des 6 he il y a un peu de cette idée. Enfin bon, on sort un peu de notre sujet. Donc voilà, on est donc là-dessus en fait.

Emmanuel Macron avait 7 ans pour s'opposer au Mercosur, il ne l'a pas fait alors que il a fait il l'a fait à un moment donné. Ensuite, il a dit que c'était possible. On en est où exactement ?

Quelle est la position de la France officielle aujourd'hui par rapport à la signature ce traité ? Alors et et Macron en fait c'était semaine A, semaine B. semaine a quand il était avec Loua, il fallait absolument signer cet accord et puis après semaine B quand il était en France ou non, faut pas le signer.

Alors ça était sa dernière position mais c'est un monument de de cynisme et d'hypocrisie puisque il sait pertinemment que cet accord devait être adopté à la majorité qualifiée Oui. Et non pas à l'unanimité. Ce qui est d'ailleurs effectivement euh une rupture du mandat puisque le mandat initial qui avait été donné par le Conseil, c'est par les États à la commission, c'était de signer un accord global, commercial, environnemental et politique et social avec le Brésil.

Oh là là, mais ça c'est impliqué à l'unanimité. Qui a poussé au vote à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité ? certains pays, certains intérêts.

Alors bah c'est dans c'est dans le traité de de le TFU, le fameux traité de Oui, mais les lobby les lobby ont poussé fort quand même pour qu'il y ait bien sûr enfin ça a été adopté par ah ça été adopté et le gouvernement français l'a validé et h marche forcé comme on le sait comme on le sait en France avec le le refus des Français qui a été balayé ce coup-ci par Nicolas Sarkozi. Bon enfin tout ça pour pour dire à vos auditeurs que ce ce système est profondément vicieux. et que euh Emmanuel Emmanuel Macron savait pertinment ce qu'il faisait puisqu'il savait très bien qu'il y avait besoin de de il besoin que d'une majorité qualifiée.

Donc il pouvait dire il pouvait dire je vais m'opposer, je vais m'opposer. En fait ça passerait quand même. Il savait que ça passerait.

Il savait donc en fait il a trompé les Français une fois de plus. Il a trompé surtout nos paysans et nos agriculteurs. Christophe B.

Est-ce qu'on peut dire non ? République française est-ce qu'on peut jouer la subsidiarité le la chaise vide comme disait le général de Gaulle ? Est-ce qu'on peut dire à un moment donné est-ce qu'il y a ce que appelle un droit de réserve en disant toutes les dispositions du mercosur qui prend un préjudice à l'intérêt de la France et de son agriculture et bien nous les appliquons pas nous ne les respectons pas.

Qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là ? Monsieur vous répondez. Oui.

En 2027 quand le Rassemblement national aura gagné la présidentielle. Voilà. Alors pour l'instant non pas possible.

Alors pour l'instant ce qui est encore possible et ce que ce qui embête bien madame Van Derleyen c'est qu'elle veut appliquer le le Mercosour par anticipation. sans passé par le Parlement européen. Le dernier obstacle possible, elle a perdu un vote d'ailleurs là-dessus.

Elle a perdu un vote puisque grâce à l'action du Rassemblement national, on a réussi donc à demander de la vie de la Cour de la justice européenne mais qui qui est un moment transitoire. Oui, le moment fatidique, ça va être quand cet accord sera ratifié ou ne pas ratifié, enfin sera présenté au Parlement européen. On connaît pas la date hein, parce que pour l'instant, ils sont bien embêtés hein parce que les majorités la majorité c'est elle fluctue.

C'est notre dernier espoir, c'est de pouvoir le stopper au niveau du Parlement. Bon, on ne sait pas les les votes sont certainement très serrés mais je ne peux pas vous dire à ce stade dans quel sens ça donc ça laisse une incertitude énorme pour nos paysans agriculteurs. Je vous recevrai à ce moment-là, on vous rappellera, on verra l'évolution et vous nous direz ce qui s'est passé et quels ont été des véritables enjeux.

Voilà, donc on croise voté quoi et qui a voté quoi surtout et qui a voté quoi. Voilà. Non, mais il faut que les gens sachent hein que c'est facile de faire des déclarations, mais ensuite quand on est euh sur dans l'enceinte du Parlement européen et qu'on vote des lois euh dont on n pas parlé ou qu'on a dit qu'elle est qu'on voterait contre, c'est sûr que c'est problématique.

Alors moi je en complément de votre question euh qu'est-ce qu'on peut faire ? Effectivement bon les parlements nationaux sont exclus par contre dans notre programme au rassemblement on a deux idées. La première c'est l'exception agricole c'est on sort les accords agricoles du mercur et surtout on développe le localisme les productions locales.

Je vous je vous réinviterai pour en parler. Merci d'être venu Christ. Merci d'avoir été