Energies renouvelables : "Le moratoire n'a pas de sens" selon Daniel Gremillet
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Daniel Grillier, vous êtes sénateur des Vaes. Avant de parler de ces informations, on va regarder ensemble les une de la presse régionale et on commence par la une de l'écoin décès d'Olivier Marlex. Le choc, l'annonce du décès du député Dreux et ancien président du groupe Alerre à l'Assemblée a suscité une onde de choc dans la sphère politique et au-delà.
La deuxième une, c'est celle de la Provence. Procès de la rue d'Abowagne, un jugement pour l'histoire prison ferme sous bracelet électronique pour trois copropriétaires. Prison avec surcis.
Pour l'exadjoint au maire, proche et association, on l'a vu dans le journal ont regretté des peines trop clémentes. Et puis la dernière une c'est celle du télégramme. Agriculture, la loi qui divise la proposition de loi du plomb fracture toujours les députés après un accord en commission mixe paritaire, elle est examinée aujourd'hui à l'assemblée parmi les mesures controversées, le retour d'un insecticide jusqu'alors interdit.
De quelle avez-vous envie de nous parler ? Évidemment, je ne peux pas ne pas parler d'Olivier Marlex pour deux raisons. La première, c'était une figure de notre famille politique.
J'ai une pensée très profonde pour toute sa famille. C'est un homme droit, un gauliste, un homme avec beaucoup de convictions, très respectueux et il était venu en pleine crise agricole en 2024 à l'invitation de Jean-Jacques Gautier dans le département des Vauges. Passé une journée sur le dossier agricole et je l'avais accueilli dans la coopérative que je présidais, la coopérative de l'Hermitage pour comprendre effectivement les enjeux économiques de l'agriculture.
Il avait passé aussi un certain temps dans une exploitation agricole et il va beaucoup nous manquer parce que c'était un élu d'une dimension qui avait effectivement comme respect surtout le débat le respect et le côté humain. Quelque chose tellement précieux aujourd'hui dans nos hémicycles. Puisque vous parlez d'agriculture un mot sur le retour de la loi du plomb aujourd'hui à l'Assemblée après un accord en commission mixte paritaire.
Est-ce que vous comprenez que cette loi suscite encore des fractures ? Mais c'est normal, on est dans un pays où on débat. Euh il y a eu euh une majorité euh qui euh euh s'est euh constituée pour euh prend une prendre une orientation.
La loi du plan est n n'est ni plus ni moins que de renforcer l'agriculture française et de respecter de ne pas tromper les consommateurs par rapport à l'enjeu européen. Aujourd'hui, nous avons on parle beaucoup d'un insecticide, d'un produit de traitement euh ou plutôt de la pharmacie des plantes pour accompagner l'agriculture française. Je vous rappelle que ces produits sont autorisés dans tous les autres pays de l'Union européenne.
Donc, on peut pas d'un côté demander à l'agric d'être capable de nourrir le peuple français tout en laissant croire aux Français qu'ils vont consommer des produits de telle manière alors qu'ils seront dans l'étal des produits qui proviendront d'autres pays qui utiliseront cette matière. Mais il y a pas un recul écologique à Non non, moi je fais je ne suis pas scientifique, je fais confiance à la science. Quand vous avez l'agence de sécurité européenne qui considère que c'est un produit autorisé, pourquoi la France aurait un avis divergent ?
Je crois et d'ailleurs, je crois que LANS n'avait jamais demandé son interdiction. Donc je Non, il il faut qu'on soit très honnête avec euh les gens euh vis-à-vis euh de la fonction d'agriculteur mais surtout du respect du consommateur parce qu'on en parle pas assez. Le respect du consommateur c'est de dire la certitude qu'il aura dans son assiette des produits qu'il trouvera dans l'Union européenne ou alors on l'interdit au niveau européen avec les conséquences que ça a.
Autre sujet agricole, c'est l'accord Mercosour, l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays d'Amérique du Sud. La Commission européenne a décidé de prendre plus de temps pour soumettre ce traité à la ratification des Étatsmembres et du Parlement européen. Est-ce que c'est déjà une première victoire pour vous ? une première victoire, mais on va faire un lien avec la la loi du plomb parce qu'effectivement là encore on a des exigences européennes qui sont très fortes que je considère comme très bonne importante pour le les consommateurs européens important pour les consommateurs français mais aussi importante en terme de politique agricole commune et de là nous faisons des accords commerciaux avec des pays des espaces où la politique agricole est très différente où les conditions de production n'ont rien à voir avec les exigences que nous pouvons avoir dans l'Union européenne.
Là vraiment il y a il y a un véritable sujet. Euh on peut pas d'un côté demander à l'agriculture euh d'être dans telles conditions pour exercer son son métier et de l'autre côté euh euh faire euh je vais prendre un exemple très concret euh l'identification des animaux euh puisqu'on parle beaucoup de viande euh lorsqu'on est en France. Un animal est identifié dès sa naissance et on a sa traçabilité jusqu'à la fin de sa vie.
Jusqu'à la fin de sa vie. Lorsqu'on est au Brésil, les animaux ne sont pas ids sont identifiés au moment de la où ils rentrent à l'abattoir. Euh on a aucune traçabilité, aucun Donc ce que je veux dire, c'est que euh on peut pas de cette manière-là euh bafouer des exigences européennes en mettant en concurrence dans les rayons des produits qui ne respectent pas les mêmes règles.
Mais est-ce que vous pensez que la France va réussir à à réunir une minorité de blocage et à pouvoir s'opposer à ce cet accord ? Bah là, je rends hommage à la ministre Annie Jenevard du de son travail parce que la France a souvent oublié que il ne suffit pas de dire en France qu'on n'est pas d'accord mais qu'il faut trouver des alliés, trouver une majorité et effectivement il nous faut trouver suffisamment de pays au sein de l'Union européenne pour s'opposer à cet accord pour qu'effectivement l'agriculteur, la politique européenne soit respectée. Vous pensez qu'elle va réussir la France ?
Mais je pense que elle est partie de très loin parce que il y a eu euh peut-être pas assez de communication, pas assez de relations euh avec les autres pays pour les convaincre effectivement euh du processus et surtout euh de d'avoir une politique euh qui permette de faire front à cette décision. Et si elle obtient par exemple des clauses de sauvegarde, est-ce que ça ça pourrait être ça pourrait rendre l'accord acceptable ? Écoutez, si la clause de sauvegarde ça consiste à donner des moyens financiers pour compenser les pertes des agriculteurs, c'est une injure aux agriculteurs et c'est une injure aussi au consommateurs.
Non, soyons raisonnable. On est d'ailleurs tout près d'une nouvelle négociation de la politique école commune qui va porter à nouveau des exigences et c'est normal de d'évolution du métier. Il il faut qu'on soit cohérent euh et il faut surtout une traçabilité et certainement permettre d'avoir la garantie au consommateur que les produits qu'il l'aura dans son assiette correspondront aux exigences européennes et que ceux qui ne correspondent pas aux exigences européennes soit bien identifiés.
Et on passe à l'actualité du Sénat. Quelle trajectoire énergétique pour la France à horizon 2030-2050, c'est ce que cherche à établir votre proposition de loi en l'absence de programmation de la part du gouvernement. Mais lors de son passage à l'assemblée, le texte a pris une tournure très politique et a été rejetée après avoir été fortement modifié.
On fait le point sur tout ça avec Quentin Calmet. [Musique] Bonjour Quentin. Bonjour.
Bonjour Daniel Gré. Bonjour. Et Quentin, la proposition de loi Gréiller donc devenue hautement politique.
Voilà, le texte a été rejeté très largement par les députés la semaine dernière. Il ne convenait plus qu'au député Ern. Il a été écarté avec 377 votes contre, 142 votes pour.
Initialement, cette proposition de loi devait tracer une perspective pour notre mix énergétique. Une programmation pour la France dans les années à venir. Quelle part de nucléaire, quelle part de renouvelable.
Mais à l'Assemblée nationale, au fil des jours d'examen et des votes parfois contradictoires entre eux, aussi faute de mobilisation de certains camps politique dans l'hémicycle. Le texte était devenu informe. Euh dès le début de l'examen, les députés ont voté pour la sortie des règles de fixation du prix du marché européen de l'énergie.
Le RN avait réussi à faire ajouter la réouverture de Fenheim, ce qui est tout simplement techniquement impossible. Le LR avait proposé un moratoire sur les énergies renouvelables. On va y revenir.
Et donc à la fin, une large majorité de l'Assemblée nationale ne voulait plus de ce texte. Et le Sénat reprend donc la main. La majorité ici a repris l'idée initiale de la proposition de l'Argiler.
Exactement. Le texte est beaucoup plus raisonnable et responsable que le débat à l'Assemblée nationale. Il vise à fixer un cap clair et prévisible, je cite, pour la politique énergétique.
Il vient combler un manque he puisque le Sénat, vous le disiez Orian, est à l'initiative de ce texte alors que le gouvernement aurait dû publier une telle programmation depuis juillet 2023 comme c'est prévu par la loi. D'ailleurs, le gouvernement a fini par soutenir le texte sénatorial. Alors, techniquement, on va le dire rapidement, même si euh voilà, l'objectif, c'est d'avoir 27 GW supplémentaires d'énergie nucléaire d'ici à 2050, 29 Go d'hydroélectricité d'ici 2035, 297 TW de chaleur renouvelable, 50 TW de biogaz ou encore 48 TW de biocarburant.
En clair, l'objectif est d'atteindre 60 % de nucléaires dans le mix électrique d'ici 2030 et de 50 % à l'horizon 2050. Cela correspond à une mise en service de 14 nouveaux 2e génération au lieu des 6 sur lequels planche aujourd'hui EDF. La commission au Sénat qui la semaine dernière a également supprimé 12 articles du texte afin de simplifier l'examen de cette proposition de loi quand elle reviendra à l'Assemblée nationale, c'est prévu pour la rentrée prochaine.
Et vous avez des questions quand ? Exactement. Alors avant de revenir sur l'aspect plus politique, parlons des objectifs que vous fixez dans cette proposition de loi.
Il faut fixer un cap pour notre mix qui doit être ancré sur le nucléaire. Vous le dites, c'est le principal objectif de cette proposition de loi. On peut le dire.
C'est tout à fait ça. Depuis voyez cette lumière, cette lumière, elle vient encore des choix de de du général de Gaul, de Pompidou, de Chichardestin, de Pierre Mesmer. On a rien fait depuis.
Sinon que je vous rappelle qu'aujourd'hui nous avons encore la décision de la fermeture de 14 réacteurs et que les enjeux pour la société, pour notre pays, pour la planète, c'est bien de décarboner nos activités. Et aujourd'hui euh 2/3 euh de l'énergie, c'est de l'énergie fossile. Aujourd'hui euh l'électricité, donc nous souhaitons électrifier les usages.
Euh et pour ça, nous avons besoin d'avoir un la certitude d'avoir suffisamment d'énergie, deux d'avoir un prix euh euh correspondant aux capacités pour les ménages, les collectivités et notre économie. On voit bien que l'enjeu énergétique à travers le monde est est primordial. Et le texte sénatorial, il est arrivé tout simplement et je je le dis parce que le gouvernement a été en incapacité de proposer noi.
Aujourd'hui, nous n'avons pas de cap énergétique alors que la question est est partout. Donc euh ce texte, il ne balaye pas uniquement la relance du nucléaire mais effectivement si nous voulons, il est encré dessus quand même. C'est le principal et c'est évident parce que c'est c'est essentiel.
Nous devons retrouver notre indépendance énergétique quand je le le fait la décision d'arrêter euh les la fermeture des 14 fermeture de Fail d'ailleurs quand à l'Assemblée on vote un amendement de réouverture et je vous remercie de l'avoir dit c'est un pur mensonge. Il est impossible de réouvrir Fonheim. Donc euh dès lors qu'on était dans ce schéma, nous étions dans une production énergétique euh qui était bien plus aléatoire puisqu'on est sur l'intermittent avec du photovoltaïque, avec de l'éolien et nous n'aurons pas les capacités en France en terme de besoin euh de pouvoir euh compenser euh la baisse et les besoins supplémentaires d'énergie électrique à partir d'autres énergies que du renouvelable.
Donc, il était nécessaire de relancer la politique nucléaire dans notre pays. C'est absolument stratégique. Notre indépendance et notre vision en dépend.
Est-ce que vous pensez que le Parlement dans son ensemble peut tomber d'accord sur c objectifs que vous venez de de rappeler à l'instant ? Mais je le pense et le choix et je remercie nos deux rapporteurs Patrick Chau Cadec parce que effectivement le choix qui est fait au sein de la commission des affaires économiques et c'est pas un choix qui est venu en claquant dans les doigts. C'est une réflexion depuis longtemps qui a été fait au sein de la commission affaires économiques du Sénat qui a été le socle de la substance de de cette loi.
Effectivement et si il a été décidé de supprimer un certain nombre d'articles non programmatiques, c'est peut-être parce qu'on il y aura peut-être une loi dédiée à cela qui pourra les reprendre. Mais le rôle c'est d'écouter le débat. Je nous avons écouté le débat de l'assemblée.
Nous avons vu que l'article 3 qui sur la relance nucléaire est est identique à celui du Sénat. L'objectif des 27 GW a été retenu à l'Assemblée nationale. Donc on enlève tout le superficiel pour réussir justement à revenir au cœur de la de la programmation et là-dessus peut y avoir un accord entre les deux chambres du Parlement.
Vous le pensez ? Et et on y rajoute la partie du protection des consommateurs qui est important. C'est c'est essentiel.
C'est un enjeu aussi de parler à tous et nous y rajoutons aussi une vision parce qu'on parle beaucoup du nucléaire mais il faut parler d'hydrogène, il faut parler du biogaz, il faut parler d'hydroélectricité, régler le conflit avec Bruxelles. Il s'agit aussi de réindustrialiser la France, réindustrialiser la France sur la production énergétique, pas uniquement en achetant des panneaux photovoltaïques venant d'Asie. On a bien compris que la relance de Fenil et le moratoire ça vous avait pas plu ce qui avait été introduit à l'Assemblée.
Est-ce qu'il y a quand même des choses qui ont été introduites à l'assemblée que vous les garder ? Et bien sûr, je prends l'écriture de l'article 3. Le texte tel qu'il arrive en 2è lecture au Sénat est identique à celui qui a été voté à l'Assemblée puisque l'Assemblée a retenu l'architecture du texte de départ du Sénat sur l'ampleur de la relance du nucléaire.
Euh et euh l'autre point aussi que je voulais euh souligner, c'est sur euh la la décision de fermeture de Fessenheim. Euh c'est c'était évident que derrière euh on allait vers le rejet et le rejet a pour conséquence alors là je rentre dans un jargon un peu de fonctionnement des assemblées de l'entonoir. Vous êtes sur la bonne chaîne pour le faire je pense.
C'est-à-dire que la règle de l'entonoire limite y compris pour les rapporteurs du la possibilité donc par exemple Fenheim le moratoire tout ça ça ne peut plus être à l'intérieur du texte dès lors que le texte a été rejeté et c'est et ça sera la même chose au niveau de l'assemblée pour la deuxième lecture et je pense qu'on nous sommes en capacité de trouver un chemin parce que je ne peux pas imaginer que au niveau du débat et c'est ce qu'on souhaitait et là c'est déjà une chose de réussi à savoir que les deux assemblées, l'Assemblée nationale et le Sénat débattent du cap et de la vision énergétique de la France et et d'autre part je ne peux pas imaginer queon ne soit pas en capacité de trouver un accord pour la France pour les Français sur la vision énergétique. C'est tellement essentiel et tellement stratégique. Ce ce texte, on l'a dit, vous l'avez présenté parce qu'il y a pas de programmation pluriannuelle de l'énergie.
Le gouvernement a indiqué qu'il pourrait publier le décret sur cette PPE avant la fin de la navette parlementaire. Comment vous le prendez ? Ouais.
Je pense que le débat, la mission qui a été donnée à Antoine Armand et à moi-même de la part du Premier ministre euh de trouver un chemin euh sur le cap énergétique euh on voit que nous avons euh euh eu une première lecture à l'Assemblée, une deuxème lecture au Sénat qui se fait très rapidement. Euh euh 8 jours après pratiquement, c'est examiné en 2è lecture. Il y a l'engagement de la réinscription dès la reprise en extraordinaire à l'Assemblée nationale.
Une commission mixte paritaire peut se dérouler. quelques semaines à la suite. Donc il devrait attendre un mois je pense de le faire à la fin de l'été, attendre un mois et le faire à l'automne.
Écoutez, la reprise et c'est fin septembre. L'automne c'est vraiment fin septembre. Donc il y aura quelques jours de décalage entre l'annonce et et mais je pense sincèrement que il faut laisser conduire le débat faut respecter.
C'est le parlement qui donne parce que c'est le parlement qui donne l'assise, qui donne la sécurité de ce cap énergétique. Vous n'aurez pas de jeunes, vous n'aurez pas d'industriels qui vont investir s'il y a pas une certitude, s'il y a pas de fragilité dans les décisions à travers cette loi. Et et vous vous le rappeliez dans la précédente PPE, il y a la fermeture de certains réacteurs.
Est-ce que vous demandez au gouvernement de retirer ça de la prochaine PPE ? Mais c'est évident. Sinon, on va encore un point vraiment essentiel, vous voyez, on est aujourd'hui avec une un besoin énorme parce qu'il faut répondre aussi aux enjeux climatiques, hein.
Nous sommes sur l'énergie, il y a besoin d'énergie pilotable. Or aujourd'hui, on a vu les limites euh de l'énergie intermittente qui est peut-être l'éolien et le photovoltique. Nous avons besoin d'énergie pilotable, le nucléaire, l'hydroélectricité qui est la plus décarbonée et la plus en capacité de monter en puissance en l'espace de quelques minutes.
Nous avons besoin d'augmenter ces ces capacités et aujourd'hui euh nous n'avons aucune certitude sur la prolongation des des centrales nucléaires. la la SN et l'IRSN de l'époque parce que il y avait pas eu cette fusion n'ont jamais eu comme mission de travailler sur une prolongation de nos centrales. Or, il est essentiel de jouer et le Sénat dans le cadre de la loi de l'accélération de la relance du nucléaire a apporté aussi beaucoup plus de garanties sur la sécurité.
On ne joue pas sur la sécurité, il faut renforcer les éléments les éléments sécuritaires et euh nous avons besoin sur la capacité de prolonger euh ces réacteurs d'avoir effectivement euh l'expertise de nos scientifiques. Quant sur les LR ? Oui, vous en parliez, vous parlez d'énergie intermittente.
On voit que sur euh certains sujets, les LR ne sont pas très clairs. Les députés ont adopté un moratoire sur les énergies renouvelables. C'était porté par Jérôme Nuri, un député.
Il a parlé d'un amendement de bon sens. Jeis que vous l'écoutiez. C'était le 19 juin dernier à l'Assemblée nationale.
On y revient juste après avec vous. Cet amendement, monsieur le ministre, vise à faire une pause en attendant d'avoir une vraie étude chiffrée, objective sur les coûts de la poursuite des déploiements des énergies renouvelables intermittentes et sur les coûts futurs de la facture d'électricité des Français. Voilà, son amendement a été adopté.
Il y a donc eu bien ce moratoire lors de la version des députés, mais même si le texte a été rejeté à la fin, comment comprendre ce qui s'est passé avec cette avec cet amendement OLR, vous ne voulez pas des énergies renouvelables ? Non, je crois que le débat tel qu'il est posé, n'oublions pas que toute décision de relance du nucléaire dès lors que cette loi et que la PPE le prendrait ne donne pas de capacité nouvelle avant, si tout va bien, 18 à 20 ans. Entre 18 à 20 ans, nous avons besoin aujourd'hui euh et donc il faut pas les opposer.
Donc député, il fait de la politique politicienne selon vous. Il faut il faut pas les opposer. Je pense qu'aujourd'hui la question et notamment la tribune qui est sortie.
Oui, c ma question suivante. Oui, allons-y. Le président des aler Bruno Rotillo qui s'est dit pour le soutien nucléaire et contre le soutien public à l'éolien en photovoltaïque dans une tribune publiée par le Figaro.
Selon lui, le photovoltaïque et l'éolien n'apporte au mix énergétique français qu'une intermittence coûteuse à gérer. Vous êtes pas d'accord avec votre chef de fil ? Mais c'est pas président de votre parti.
Mais non, c'est pas le sujet. Le sujet du texte, c'est la programmation. C'est la vision, c'est le cap énergétique pour la France pour les années 2030- 2050.
Le sujet de la tribune, c'est le sujet du financement. Et d'ailleurs dans le texte et je le dis par rapport à à l'amendement de Jérôme Nur euh euh nous l'avons entendu puisque dans le texte qui va être discuté cet après-midi au Sénat et cette nuit euh il y a les rapporteurs font une proposition d'ailleurs euh à travers un amendement d'avoir de mesurer le coût du financement pas uniquement du renouvelable de l'éolien du photovoltaïque de l'ensemble des énergies. Il y a besoin d'avoir là aussi une clairvoyance. la question mais pas de moratoire en attendant d'avoir ce chiffrage et c'est pas possible.
Mais c'est ce que lui il veut. Mais mais non, mais puisque la la demande euh le moratoire n'a n'a pas de sens puisque le moratoire euh aujourd'hui, il ne peut pas permettre effectivement de corriger la décision dans laquelle on est aujourd'hui, à savoir que nous n'avons aucune capacité supplémentaire d'énergie sur nos territoires, qu'il y a euh euh là encore besoin de décarboner et qu'il y a besoin d'être en capacité d'augmenter euh l'électrification des usages. Si on rendez-vous par rapport à l'évolution climatique.
Merci Quentin. Merci. Je reviens dans le club.
On parlera de la proposition de loi sur le statut de l'élu. Ce sera à suivre effectivement. On termine par l'actualité dans nos régions dans la vôtre.
Daniel Grémiller on va annoncer on retrouve Pascal Salti. Bonjour Pascal. Merci d'être avec nous. chef du service reportage dans pour la région Laorine à l'est républicain Pascal c'est un article qui est à lire aujourd'hui dans Vauge matin le scandale des zones nelé qui n'en finit pas et oui ça n'en finit pas et ça n'en finit pas y compris en matière de filtration Nesle a mis en place de nouveaux filtres en dépit de en dépit d'ailleurs de de l'autorité administrative euh en fait Desle continue à commercialiser ses eux minérales avec une filtration qui est pas autorisé donc dans une situation d'égalité.
La question que j'ai envie de poser à Daniel Grillier qui est élu de la plaine qui connaît bien ce secteur c'est quand est-ce qu'on va entrer dans le droit chemin ? C'est d'ailleurs une des questions des militants écologistes mais c'est pas seulement une question des militants écologistes. Il en va aussi de l'avenir de l'emploi dans la plaine.
Et quand on est un élu végogé on a ça à prendre en compte. Alors Daniel Grillier, quand est-ce que l'État va passer sous les forches codines je de la la sécurité sanitaire en mettant Nissel devant ses responsabilités dans ce dossier qui est très lourd et qui s'apparente un un Watergate mondial ? Oui, d'abord, je suis un élu desvoges de l'ensemble des Voges, hein.
Effectivement, c'est c'est un sujet, je fais j'ai fait partie d'ailleurs de la commission d'enquête et il me semble que les décisions qui ont été prises par Nesle suite à aux travaux de la commission d'enquête et de la mise en demeure des la puissance publique de se mettre en conformité a été exécuté sur le site des je crois d'après ce que j'ai vu dans la presse euh que ça a été fait aussi sur Verges euh sur le changement des filtres. Donc effectivement, nous serions passé d'une microfiltration qui était interdite par rapport au règle sur l'eau minérale à une microfiltration qui est autorisée avec une dimension qui est respectueuse des règles. Donc ça pose d'ailleurs deux questions.
La première question d'ailleurs, il y aurait peut-être besoin d'un projet de loi qui permette d'avoir une meilleure traçabilité des eaux minérales et puis aussi de s'assurer queon est bien en cohérence avec la réglementation européenne. Il y a un vrai débat. Il est important d'aller là aussi.
C'est un peu comme le sujet agricole de tout à l'heure. Il faut aller voir de plus près les différentes réglementations européennes de manière à ce qu'on soit en situation de traçabilité en donc de de d'avoir une exigence des lots qui sont commercialisés s'il y a besoin d' retirer et cetera et et de l'avoir jusque dans les rayons et c'est essentiel. Et la deuxième chose qui me semble importante euh c'est d'avoir aussi euh euh une sécurité vis-à-vis des consommateurs que cette eau est bien minéral et qu'elle correspond bien aux règles qui sont et donc vous demandez au gouvernement un texte de loi pour vous c'est ça devient indispensable.
Bah, je pense qu'il y a besoin, on l'a vu dans la commission d'enquête, que les choses n'étaient pas si claires que cela, qu'il y a débat sur certaines pratiques et entre une conformité, une microfiltration autorisée, non autorisée et cetera en fonction des pays de l'Union européenne. C'est un véritable sujet. Il faut faire la lumière là-dessus et mais il faut surtout avoir une une noteté vis-à-vis des consommateurs et une exigence vis-à-vis des entreprises qui soit bien celle pour toutes et tous.
Merci beaucoup Pascal Salcharini, merci d'avoir été avec nous la une de l'est républicain. C'est un autre sujet guinguette l'embarras du choix c'est à la une de votre journal. Merci beaucoup Pascal et merci Daniel Grimier d'avoir été notre invité. [Musique]
Daniel Gremillet