Gérald Darmanin veut "taper" les narcotrafiquants "au portefeuille"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] le grand matin Sud Radio 7h 9h Jean-Jacques Bourdin Étienne blanc bonjour allô allô allô allô allô Étienne blanc allô allô oui oui oui oui Étienne blanc vous êtes sénateur LR rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic bonjour bonjour monsieur bourin bien merci d'être avec nous Étienne blanc hier je voulais parler de cela parce que moi j'aime bien les déclar mais j'aime bien aussi quand elles sont suivies des faits hier le ministre de la Justice nouveau garde d' saau Gérald d'armanin qui connaît bien Marseille il était souvent lorsqu'il était ministre de l'Intérieur est revenu à Marseille et a affirmé vouloir taper au portefeuille les narcotrafiquants qui dit-il ont désormais assez de moyens pour corrompre les agents ou les menacés à sur en vouloir mettre les moyens contre le blanchiment d'argent bon euh il faut taper au portefeuille a donc déclaré le ministre confisquer les biens malaquis l'argent les voitures les biens immobiliers mais comment Étienne blanc comment alors d'abord sur le principe on ne peut qu'acquesser à cette déclaration et on le dit souvent maintenant le chiffr connu partous c'est un peu plus de 6 milliards de chiffres d'affaires le narcotrafic si on n saisissait que 20 % ça réglerait pas mal de problèmes de moyens pour les enquêteurs pour la police et c'est plus d'un milliard d'euros qui pourraitêtre DISP alors ça c'est le principe il y a une déclaration qui est faite moi je l'enregistre elle s'inscrit parfaitement dans le rapport sénatorial et je crois que c'est une très bonne chose puis après il y a la mise en œuvre vous savez le problème de la France c'est un problème d'exécution des déclarations on en connaît depuis longtemps ensuite l'exécution c'est un peu plus compliqué c'est la thèse de David lissnard qui explique qu'aujourd'hui on a une véritable difficulté d'exécution on va voir le ministre au pied du mur comment est-ce qu'il va s'y prendre il faut qu'il aille puiser dans notre rapport il y a toute une série de propositions par exemple une enquête patrimoniale si systématique dans toutes les affaires de stupéfiants c'est pas le cas aujourd'hui la police n'a pas les moyens il faut associer les services fiscaux des services spécialisés qui savent faire parce que c'est leur métier ensuite faciliter la saisie c'estàd bloquer l'argent dès qu'il a une enquête et dès qu'il y a une suspicion on bloque l'argent on peut même vendre confisquer et ensuite s'il y a une difficulté on rend l'argent mais faciliter et accélérer les procédures de saisie et de confiscation et puis la troisième chose beaucoup d'avoirs sont à l'étranger donc la saisie et la confiscation elle passera par des accords internationaux et là c'est beaucoup plus compliqué j'ai cris comprendre que le ministre se rendait à Dubaï oui il y a à Dubaï des narcotrafiquants qui vivent grand train et avec de l'argent qui est de l'argent sale qui a été blanchi et il faut s'attaquer à ce problème et il n'y a pas hélas qu'à Dubaï voilà il n'y a pas qu'à Dubaï on a identifié les lieux où vivent justement tous ces narcotrafiquants on le sait on le sait on les a identifié enfin on sait où ils sont ils sont dans le monde entier hein ils ont V la France parce que souvent ils ont des mandats d'arrêt ils sont dans le monde entier et on a avec certains pays des difficultés et d'abord pour les extrader et puis ensuite pour arriver à confisquer leurs avoirs voilà ces narcotrafiquants bon c'est bien beau dire il faut taper au portefeuille mais on les connaît on sait qui sont aujourd'hui parce qu'on parle beaucoup du trafic de stupéfiant en France est-ce qu'on sait aujourd'hui quels sont les gros narcrafiquants est-ce qu'ils sont tous identifiés oh tous je ne sais pas je ne pense pas mais un grand nombre un grand nombre sont identifiés les services de renseignement les services de police et de justice sont là donc on en connaît un grand nombre et c'est vrai que si on arrivait à saisir le patrimoine de ces personnes on ferait vraiment pour progresser la lutte contre contre le narcotraficque il faut ajouter une chose aussi c'est que ce trafic il du depuis des années donc pendant des années cet argent il a été blanchi donc il faut aller rechercher de l'argent blanchi qui aujourd'hui est dans l'économie réel pourêre clair et vous avez des narcotrafiquants qui ont acheté des entreprises aujourd'hui ces entreprises elles fonctionnent mais il faut remonter dans le temps pour trouver l'origine des fonds et ça ça va appeler à un travail qui est un travail de de très longue haline est-ce qu'à l'étranger il y a des exemples que nous devrions suivre les Italiens sont meilleurs que nous à ce sujet-là parce que depuis plus longtemps que nous ils ont eu le le problème de la mafia et c'est vrai que leur droit devrait nous inspirer nous il y a deux sujets dans notre rapport sur lequel on sur lesquels on s'inspire du droit italien d'abord c'est le développement des repentis on a en France un système qui permet un repenti de s'adresser à la police et à la justice il bénéficie d'une réduction de peine il est extrêmement compliqué il est extrêmement lourd et on a de la peine aujourd'hui à le développer à le mettre en œuvre pourtant le jour où vous avez un banquier dont le métier était de blanchir l'argent du narcotrafique qui dit bon écoutez maintenant ça suffit je vais révéler où est l'argent comment ça s'est passé dans quel entreprise qui s'en est occupé et cetera vous faites tomber des réseaux entiers il faut développer cela puis la deuxième chose qu'il faut faire c'est ce que l'on a appelé Les Infiltrés civil pour bien comprendre où va l'argent il faut rentrer dans le système il faut rentrer dans l'entreprise du narcotrafic aujourd'hui c'est extrêmement difficile vous êtes policier vous avez un indicateur un civil hein et qui commet des infractions bon écoute on va pouvoir obtenir une réduction de peine on va s'engager mais tu rentres dans le système et tu nous dis comment ça se passe aujourd'hui le policier il est en situation juridique fragile il peut être poursuivi pour incitation à la commission de l'infraction voire même pire il peut être poursuivi pour complicité donc il faut régler ces questions là ça sera au cœur du texte qui sera soumis au Sénat fin janvier bien merci beaucoup vous allez soumir soumettre un nouveau texte au Sénat fin janvierou fin janvier fin janvier on sait que l'agenda politique est un peu compliqué mais on espère que le texte sera maintenu et et ce ce ce texte il va reprendre l'essentiel des travaux de la commission sénatoriale et bien je serai attentif à tout cela Étienne blanc et je pense que nous nous retrouverons parce que c'est essentiel c'est la lutte contre le narcotrafic c'est essentiel Étienne blanc je sais pourquoi est-ce que vous vous êtes pourquoi alors tiens j'avais envie de vous poser une question un peu plus un peu plus personnelle pourquoi est-ce que vous êtes lancé dans cette lutte contre le narcotrafic qu'est-ce qui vous a euh incité à le faire d'abord c'est une proposition de de Bruno rotaillo qui comme un grand nombre de sénateurs a constaté que ce qui se passait à Marseille constituait une véritable dérive les les affaires de meurtrre et la violence débridée on pourrait en reparler un jour si vous le souhaitez mais ce que nous avons découvert de violent c'est quelque chose d'absolument inoui donc je pense que c'est une priorité et la deuxième chose c'est la situation internationale quand vous voyez comment un certain nombre de pays et les pays d'Europe voisin d' autre comme la Belgique et la Hollande ont été impactés au plus haut niveau des des des ministres de la Justice la famille royale dehollande qui a été menacé des avocats assassinés des journalistes assassinés j'ai pensé comme un certain nombre de mes collègues sénateurs que nous étions sur un point de bascule et qu'il était temps de taper très très fort c'est pour ça moi je suis heureux des déclarations de Bruno rotillot je suis heureux des déclarations de Gérald d'Anin j'espère maintenant que tout ça va se mettre en re bien merci beaucoup Étienne blanc merci d'avoir été avec nous il est 7h46
Gérald Darmanin