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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 novembre 2025 3 min

Risque de guerre avec la Russie: la France doit «accepter de perdre ses enfants» selon Fabien Mandon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On a tout le savoir, toute la force économique, démographique pour dissuader le régime de Moscou d'essayer de tenter sa chance plus loin. Ce qu'il nous manque, et c'est là que vous avez un rôle majeur, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est. Les armées, c'est un extrait de la nation.

Les femmes et les hommes qui sont aujourd'hui employé partout dans le monde ont entre 18 et 27 ans sur le terrain. Ils sont jeunes, ils viennent de vos communes, ils ont les mêmes aspirations. Ils tiendront dans leur mission s'ils sentent que le pays tient avec eux.

Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense par exemple. Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque. Mais je pense qu'on a la force d'âme.

La France a toujours démontrer sa force d'âme dans les moments difficiles. Et là, on est dans le moment où il faut en parler. Il faut en parler dans vos communes parce que spontanément, c'est pas des lectures du dimanche, c'est pas quelque chose d'accessible facilement.

On peut avoir le sentiment que c'est loin et c'est vrai que ça reste loin. La mécanique c'est pas des chars russes qui débarquent en Alsace. La mécanique c'est une c'est une mécanique de solidarité.

C'est une mécanique de solidarité avec des pays qui sont aujourd'hui sur le flanc est de nos temps qui pourraient être attaqués et qu'on ira protégé par solidarité. Et à partir du moment où on s'engage en solidarité, à ce moment-là, on engage les jeunes femmes et les jeunes hommes qui ont choisi de servir sous l'uniforme. Donc moi, j'ai donné aux armées un objectif qui est d'être prêt dans 3 à 4 ans, mais j'ai besoin que la nation soit prête à soutenir cet effort si on devait le faire.

Je suis convaincu, je vous le dis, je suis convaincu que si nos ennemis voient notre détermination à nous défendre, à protéger ce que nous portons comme valeur, comme histoire, ils iront voir ailleurs parce qu'ils savent que nous sommes plus forts. Mais il faut en faire la démonstration et c'est dans les 3 années qui viennent. M.