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interviewLCI (sur YouTube)· 8 avril 2026 66 min

Le Grand Dossier - Iran : le cessez-le-feu vole en éclats ? |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI. Avec aujourd'hui cet enjeu Iran.

Le cesser le feu vole en éclat. Et si tout ça n'avait été qu'un répior moins de 24 heures. Après l'annonce du CCF feu, Barin frappé, le Coè trois centrales électriques des usines de distillation d'eau attaqué les Émirats frappés.

Et côté Ian, les médias d'État accusent les États-Unis et Israël de frapp contre la raffinerie de pétrole sur l'île de l'avant. Vous allez voir ces images. Regardez-les.

À quel point est-ce fragile ? Un cessé le feu boîteux. Il ne s'applique pas au Liban.

Israël refuse et regardez même ces images. Nous serons sur place. Nos équipes nous parlent et nous montrent.

Le chaos. C'est très dur. Les pires frappes.

Les pires frappes depuis le début de la guerre sont en train de tomber sur le Liban. Pendant ce temps, le président américain parle de victoire totale et complète, mais victoire totale ou capitulation. Pour certains, Trump a perdu cette guerre moralement, légalement, politiquement, économiquement sur le plan de la réputation et stratégiquement.

Alors, examinons tout ça ensemble. Le D3 d'Ormous, exemple, l'Iran obtient d'en faire un péage XXL à son bénéfice. Sous quelle condition ?

Nous vous dirons ce qu'il faut savoir. Et quid quid du nucléaire. Trump promet aujourd'hui, il y a quelques heures seulement d'enlever la poussière nucléaire.

Mais le peut-il seulement ? Les 400 kg d'uranium semblent intacts pour tout vous faire vivre. Encore une fois, saluons nos équipes qui sont sur le terrain qui nous attend.

Nous serons à Washington, nous serons à Beou, nous serons en Israël, nous serons à Doa, on les remercie. Nous serons bien sûr à Tréran également. Mais donc d'abord regarder l'accélération de l'histoire encore une fois à quel point ce CC le feu peut exploser en vol à tout instant.

Est-ce même déjà le cas ? Écoutez regarder. Les Iraniens ont accepté d'ouvrir le D3.

Les États-Unis ont accepté de cesser les attaques et non seulement les États-Unis, mais aussi nos alliés ont accepté d'arrêter les frappes. Et c'est sur cette base que repose la fragile trêve dont nous disposons qui a maintenant entre 8 et 12h d'existence. Aux guerriers de l'opération Epic Fury, je tiens à dire bravo.

Grâce à votre détermination, vos compétences, votre courage et à votre cran, vous avez montré au monde entier ce qu'est l'Amérique. Je suis fier de vous. Nous sommes fiers de vous.

Le président est fier de vous. Beau travail. Mais restez vigilant et restez prêt.

Nous avons le doigt sur la gâchette et la moindre erreur de la part de l'ennemi sera puni avec toute la rigueur nécessaire. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravi d'être sur ce plateau avec Elizabeth Shepard Selam. Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.

Encore une fois, vous êtes maîtresse de conférence et directrice du programme politique et relations internationales à l'université de Tour et spécialiste défense et sécurité. Bonjour Magalie Bartes, merci également d'être avec nous sur ce plateau. Éditorialiste international LCI.

Bonjour colonel Pereyong, merci également d'être avec là avec nous. Vous êtes consultant défense et géopolitique LCI. Bonjour Lucas Manger, ravi de vous retrouver bien sûr, vous êtes grand reporteur, spécialiste des questions internationales et dans quelques instants, nous serons rejoints par Jean-François Colossimo sur ce plateau.

Mais d'abord, d'abord regardez ces images comme elles sont fortes ces dernières heures. On parle désormais des frappes les plus puissantes, je vous le disais, sur le Liban depuis le début de la guerre. Des frappes aériennes extrêmement puissantes.

L'un des premiers à nous avoir parlé de chaos, à avoir utilisé ce mot, c'est vous, Arthur Saradin. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes au cœur de Beyrout.

Pour commencer, est-ce que vous vous pouvez nous décrire, nous montrer précisément ce que vous voyez et ce que vous vivez même ? Oui. Alors pour vous expliquer euh en ce moment je suis dans un quartier qui est un quartier de plutôt UP de la capitale qui s'appelle euh Ras Beirou et qui comme tous les quartiers aujourd'hui de la ville a été frappé par des bombardements israéliens.

Donc vous envoyez un derrière moi sur un immeuble ici qui est partiellement éventré. Vous voyez les secouristes qui sont en train de fouiller les décombres. La réalité c'est que dans cet immeuble, ils ont trouvé pour l'instant le corps de trois femmes sont à la recherche de celui d'un homme qui serait à cet étage où on les voit s'afférer.

Moi, je me trouve dans l'appartement voisin d'une famille qui m'a laissé rentrer et vous voyez hein avant ici c'était une fenêtre. Tout autour, vous voyez les destructions euh des toits. Euh cela dit, la famille a beaucoup nettoyé, a retiré le cadrant de euh des vitres, à essayer de passer le balai parce que on a un peu de la poussière dans les yeux partout aujourd'hui dans la capitale qui est vraiment enfumée et où les les parpins ont laissé s'échapper un vraiment beaucoup de poussière.

Ces familles ici, elles sont déjà déplacées du sud du Liban. Elles pas leur appartement familial et elles ne savent pas ce qu'elles vont faire euh plus tard parce que ce quartier qui avait été épargné par toutes les guerres au Liban a aujourd'hui été touché par une frappe qui est tout à fait inédite. Et donc bah ces familles comme à peu près tous les civils libanais se demandent s'ils vont devoir rester ou partir et s'il faudra partir où il faudra partir.

Parce que la difficulté aujourd'hui pour les Libanais, c'est en fait d'arbitrer entre des zones qui finalement pourraient tout être la cible de bombardement et c'est peut-être le plus difficile de faire le choix avec le très peu d'informations qu'ils ont autour de cette guerre qui semble s'accélérer. Arthur Saradin, reste un tout petit peu si vous le voulez bien encore avec vous. Magalie Bart a une question pour vous.

Allez-y Magalie. Ouais Arthur deux questions rapides. Est-ce qu'il y avait pas eu des appels à évacuer ?

La population civile a eu a-t-elle eu le temps d'évacuer et est-ce qu'on sait évidemment ce que visaient les Israéliens ? Parce que c'est ça la question quand on voit ces ces frappes extrêmement massives. Est-ce que ce sont des éliminations ciblées ?

Qu'est-ce qui était visé ? Alors pour les ordres d'évacuation ? Non.

Depuis le début de la guerre, on a trois types d'ordre d'évacuation. Les ordres d'évacuation très ciblé. On en a eu un par exemple ce matin dans la ville de Tir, un immeuble désigné comme zone rouge et toute une population qui doit évacuer sur les 300 m qui entourent cet immeuble.

Après, on a les ordres de déplacement forcé. C'est des ordres qui sont beaucoup plus indiscriminés. C'est des zones entières qui concernent parfois 10 à 14 % du territoire libanais.

Et aujourd'hui, c'est toute la région sous le fleuve Zahlani, sous le fleuve l'Italie, toute la banlieue sud de Beyouth qui est la cible d'ordre indiscriminée de déplacement de ces populations. Et puis on a les frappes comme celle-ci qui sont des frappes sans avertissement. C'est souvent le cas pour les assassinats ciblés.

On a compté plus d'une centaine de frappes aujourd'hui à Beou. Difficile pour nous de savoir qui ont été les cibles dans chacune de ces frappes. Difficile de savoir qui ont été visé.

Difficile de savoir s'il s'agit d'une opération pour élim éliminer un maximum de cadre du Hzvol. Si c'est une opération pour pouvoir revendiquer avec un chiffre très impressionnant. L'armée israëlne a immédiatement communiqué dessus sans euh bâtiments ciblés euh en 10 minutes.

Est-ce que c'est un chiffre pour pouvoir justifier d'un but de guerre abouti au terme d'un conflit où finalement les objectifs militaires étaient très flous et les résultats sont ceux d'un volola qui est encore actif et qui a réussi à prouver sa capacité militaire ? Toutes ces questions et bien les Libanais se les posent aujourd'hui parce que en fonction de la réponse qu'on leur donne, on nimagine pas le même le même scénario de lendemain pour le Liban. Merci infiniment Arthur Saradin correspondant LCI depuis Beou.

On se retrouve un peu plus tard dans cette émission et bien sûr s'il se passe quoi que ce soit, vous revenez vers nous et nous reviendrons vers vous à notre tour avant de retrouver la Maison Blanche. Vous savez très bien que la grande question qui s'impose ces dernières heures parce qu'on y a un tableau global, on va le voir, des frappes sur les monarchies du golf, des frappes également de de l'Iran, est-ce que le Liban peut être le déclacheur de la fin du CCL feu moins de 24 heures avant que annoncé ? Oui, ça peut être Oui, pardon.

Oui oui, ça peut ça ça peut l'être d'une certaine manière. D'ailleurs, le ministre iranien des affaires étrangères aé cet après-midi le son homologue pakistanais qui donc les Pakistanais qui sont visiblement au cœur de de ce cesser le feu et du respect de ce cser le feu pour dire à partir du moment où le Liban est attaqué de cette manière pour nous il y a rupture du cesser le feu. Alors c'est une voix en Iran.

Je dis pas que l'information qui est donnée là, le ministre d'affaires étrangères, on sait pas exactement qui dirige quoi en Iran aujourd'hui et qui a signé ce cesser le feu s'il a été signé. Mais en tout cas, ça pose de sérieux problèmes. Après, Israël a dit dès l'annonce de Donald Trump que le Liban n'entrait pas dans l'accord.

Mais est-ce qu'il y a dissension ? Ça c'est Sonia Dridi qui sait beaucoup mieux que nous. Est-ce qu'il y a des dissensions au sein même de l'administration américaine sur est-ce que le Liban rentre ou pas dans l'accord ?

Transition parfaite, formidable puisqueffectivement nous attend depuis la Maison Blanche Sonia Dridi. Merci beaucoup d'être avec nous. Sonia encore une fois correspondante accrédité à la Maison Blanche.

Donald Trump il a réagi euh au sujet du Liban. Ça vient de tomber hein. Oui oui tout à fait.

Il y a peu de temps, une journaliste de PBS l'a appelé au téléphone et elle lui a posé la question donc de ses frappes israéliennes au Liban. Il a répondu que le Liban ne faisait pas partie de l'accord, qu'elle devrait le savoir et il a ajouté "C'est en raison du esbola." Et donc pour Donald Trump a priori et bien cela ne va pas mettre remettre en cause ce cesser le feu.

Et il y a quelques minutes, la porte-parole de la Maison Blanche Caroline Levit a également déclaré à un journaliste et bien que le Liban ne faisait pas partie de cette cet accord de cesser le feu. Caroline Lévit qui va s'exprimer d'ici quelques heures depuis cette salle de presse de la Maison Blanche. On pourrait en savoir plus notamment sur des négociations, des discussions en personne parce que le premier ministre pakistanais a déclaré qu'elles auront bien lieu ce vendredi à Islamabad avec la présence de la délégation américaine.

Et cela vient aussi d'être confirmé par Donald Trump qui a déclaré au New York Post que ces discussions auraient lieu bientôt. Donc il a pas confirmé que ce serait vendredi mais il a dit bientôt. et il a assuré que seront présents Steve Witkof, l'envoyé spécial de Donald Trump, également Jarette Kouchner à propos du vice-président J.

Events, il a dit peut-être mais je ne suis pas sûr pour des raisons de sécurité. Merci Sonia. On se retrouve dans quelques instants.

On va rester ensemble. C'est important ce qui va se passer maintenant du côté de la Maison Blanche. On se réveille, on prend les informations et on fait l'état des lieux de ce qui s en de ce qui est en train de se passer.

Les images sont fortes. Il n'y a pas que les images du Liban. Je vous le disais en introduction, les monarchies du golfe ont été également sous le feu des frappes ces dernières heures.

Bah frappé, Mira frappé. Le Cowet affirme que plusieurs sites pétroliers électriques ont été frappés malgré le cesser le feu. Et l'Iran dit de son côté subir des attaques contre la raffinerie du pétrole de pétrole sur l'île de l'avant.

Vous voyez ces quelques images. En retour, l'Iran promet de punir Israël. Vous comprenez là l'escalade ?

Vous le voyez l'engrenage à nouveau enclencher. D'ailleurs, c'est comme ça que vous le verbalisez, colonel. On est reparti, l'engrenage est reparti.

Est-ce que pour vous le cesser le feu est déjà mort en réalité ? Non, je crois pas pour le coup. Vraiment, je crois pas parce que les Américains ont tellement besoin d'avoir des bonnes nouvelles qui vont en fait comment dire peindre en rose tout cette opération qui est extrêmement trouble.

En même temps, vous savez quand il y a cessé le feu, il y a toujours un certain une latence et toujours un certain temps avant que ça se stabilise. Ça c'est la première chose. La deuxième chose vous savez que les Américains mettent des opérations avec les Israéliens depuis un mois et demi.

En gros 40 exactement 40 jours. En fait, faut savoir que dans les États-majors, ils sont mixés. Très concrètement, vous avez les officiers de liaison israéliens avec les Américains, les Américains avec les Israéliens.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand la planification qui a été faite, il y avait une planification américaine pour tirer sur l'Iran cette nuit. Il y avait une planification israélienne pour tirer sur le Liban cette nuit.

En fait, les Américains ont dit stop à 2h du matin et les Israéliens ont dit go à 2h du matin. Et en fait, les les Américains savaient exactement connaissaient exactement les cibles puisque le ciblage, c'est quelque chose qui se partage entre les alliés. Donc en fait, il y a il y a c'est extrêmement trouble.

Bien évidemment, les Américains étaient au courant des opérations qui allaient seé. Alors, j'ai pas dit qu'ils qu'ils avaient donné le feu vert, mais ils étaient au courant de l'opération et ils ont évidemment rien dit. Le deuxème point, c'est qu'on voit bien que les Iraniens continuent de tirer des comment dire des des des drones sur le l'Arabie Saoudite.

Donc en fait, on voit bien que c'est quasiment une espèce de comment dire, c'est c'est lycée de Versailles, hein. C'est un coup l'un un coup l'autre et puis voilà. Donc encore une fois, c'est très difficile de savoir ce qui va se passer.

Laissons passer quelques heures. Je pense quand on raison à chaud ce genre d'opération, c'est impossible d'avoir une vision une vision claire. On va voir ce qu'ils vont se dire dans les heures qui viennent.

Les Trump très importants, les Iraniens sont très importants et les et les Pakistanais sont très importants. C'est vrai. Alors justement les Pakistanais euh l'agence de presse iranienne farce qui cite un responsable iranien non identifié, on le précise, relayé par Reuters.

Faut donner toutes les sources parce que chaque information compte tout est extrêmement sensible. Selon cette information, l'Iran considérerait de relancer les attaques contre Israël en réponse à ce qu'il considère comme vous le voyez là, des violations de cesser le feu temporaire au Liban. Et l'Iran évoque avec le médiateur pakistanais ses violations de de cesser le feu.

Encore une fois, pardon, hein, j'insiste, mais on croit encore un cesser le feu. Je sais qu'il faut pas réagir tout à fait à chaud, mais vous savez très bien que beaucoup nous regardent en se disant pardon, on nous parle de cesser le feu et ça frappe dans tous les sens. Alors, je je rejoins le colonel, ça prend du temps.

Surtout quand on a parlé beaucoup de cet commandement un peu en mosaïque où vous pouvez avoir des régions qui peut-être ont pas eu le nouvel quand même dans un pays comme l'Iran. Par contre, cette question de frapper encore à les pays du golf, il faut qu'on regarde le message de Trump sur Trsen, il parle en son nom et au nom des pays du golfe. C'est c'est assez intéressant son message.

Ce qui implique quand même une protection de ces pays-là si ça continue de frapper effectivement un C enfin si on arrive à demain et l'Arabie Saoudite et le Coè sont encore des cibles, il y a quand même des questions de se poser. Sachant aussi que le au mois de mars quand les Iraniens ont ont dit quelles sont les conditions de ne cesser le feu en dehors du fait qu'il voulait un paix permanent et pas cesser le feu, la question du Hzbola a été au centre. Donc le fait hier justement que le Hzbola n'était pas inclus dans le en tout cas la copie américaine ce qu'on a entendu pose quand même des questions sur est-ce qu'ils sont sur le même page en même temps et ça c'est c'est difficile de le savoir.

Très compliqué que non. Je reviens vers vous. Vous levez le doigt, c'est très poli de votre part, je le soulligne, mais moi aussi je le fais pour retourner auprès de Sonia Dredy.

Merci beaucoup d'être avec nous encore une fois Sonia. Nous on a vraiment cette sensation que c'est le feu ne tient qu'à fil mais est-ce que pour vous les États-Unis sont prêts effectivement à tout moment à reprendre les frappes ? Alors pour l'instant on sent une administration presque soulagée de voir ce se ce cesser le feu être mise en place.

On sait que que ce soit Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump ou Jy Vince, le vice-président, ils ont poussé euh le président à trouver un accord. On sait qu'il y a eu beaucoup de frustrations de la part de Steve Witkof ce lundi lorsque les discussions étaient en cours avant et bien que ce cesser le feu soit approuvé par les différents partis. Et ce qui était frappant euh tout à l'heure lors de la conférence de presse du secrétaire à la défense et du chef d'étatmajor des armées Dan Kan et bien c'était de voir qu'il parlait de cette guerre au passé.

Il parlait de l'opération Épique furie fureur épique au passé. Ça a été vraiment noté aussi par les observateurs ici à Washington de PID qui a notamment déclaré le rôle du Pentagone. Enfin le Pentagone a joué son rôle.

On reste en standby donc on reste disponible si besoin mais on a l'impression qu'ils ont vraiment envie d'aller vers un accord de trouver un accord dans ces de semaines même si le vice-président a dit que c'était cela restait une trêve fragile parce que cela leur permettrait et bien de clamer victoire de dire que ils ont rempli tous les objectifs militaires, même s'il reste beaucoup de questions notamment sur l'uranium enrichi en Iran, et de tenir surtout euh la date qu'avait donné Donald Donald Trump, le calendrier d'une d'une résolution d'une guerre dans les dans les 6 semaines. Donc pour du côté de la Maison Blanche, on a l'impression que il y a une vraie volonté que de trouver un accord dans les deux semaines. Merci beaucoup Sonia Dri encore une fois, on se retrouve un peu plus tard.

Bon courage à vous. Petite question d'abord pardon colonel, les États-Unis ont gardé l'ensemble du dispositif de de l'arsenal américain sur plage. S'ils décidaient d'y retourner, ils ont tous les moyens à disposition.

Ça peut se faire très rapidement et plus loin que ça. Il y a comment dire les les montées en puissance continuent. Les bateaux sont partis, ils vont arriver donc ça va durer pendant un se nombre de semaines.

Donc aujourd'hui si vous voulez si ça se transforme, si le CC vol en écart comme vous le dites dans votre titre, bien évidemment ils appuyent sur le bouton et c'est parti. Mais encore une fois, je rejoins votre correspondante à Washington. On sent pas du tout du côté des États-Unis une véléité pour en fait il y a un énorme ouf de soulagement et ils sont très contents que ça se passe comme ça.

En fait les Iraniens qui mènent le bal puisque en même temps ils attaquent les pays du golf, ils attaquent l'Arabie Saoudite et en même temps mais ils disent voilà il y a une rup une rupture des du cesser le feu par les Israéliens au Liban. Donc il y a des ambiguïtés qu'il faudra lever mais je pense que les les Américains à l'heure où on parle, ils sont prêts à intervenir mais pas plus que ça. Et il y a du côté israélien une volonté, j'ai l'impression, d'aller le plus vite et le plus fort possible en craignant que les Américains n'appent sur le frein.

C'està-dire qu'on sent dans cette opération alors elle a sans doute été planifiée il y a il y a pas mal de temps. Ça se décide pas en comme ça en quelques minutes. Mais le fait qu'il y a une centaine de ciblebles attaqué et les images qu'on voit à Beou et des frappes sur des peut-être des dirigeants du Esbola des caches du Esbola en tout cas essayer de montrer la puissance de feu israélienne rapidement parce que je pense que Benjamin Netaniaou se dit je risque d'être freiné dans les jours qui viennent par les Américains qui vont dire ça suffit il faut calmer la région.

Or euh c'est une fuite en avant des Israéliens euh là aujourd'hui, mais qui ressemble un peu à une action de d'urgence euh avant que Trump ne dise au aux Israéliens ce qu'il avait fait au mois de juin. Au mois de juin, il avait dit aux Israéliens maintenant "Maintenant, vous arrêtez." Alors, en tout cas, aux dernières nouvelles, Donald Trump, il assumait revendiquer une victoire totale, une victoire complète dans la configuration.

Est-ce que cette victoire est elle aussi en train d'exploser en vol ? C'était Exet un peu plus tôt dans la journée et puis Texet qui parlait de Trump qui écrit l'histoire en Iran. La victoire avec un grand V disait-il.

Mais regardons les objectif les objectifs américains dès le départ. La semaine dernière, on vous montrait cette petite synthèse faite par le New York Times qui nous rappelait les cinq objectifs et qui disaient bon destruction de la marine OK, destruction du programme de missilien, non, les proxines non. Le nucléaire non.

On va en reparler Lucas. Changement de régime non. C'était il y a 6 jours.

En 6 jours, le président américain a-t-il pu rattraper ses objectifs ? Régime a changé. Le régime a changé, c'est plus un régime religieux, c'est une dictature militaire.

Donc le régime a changé pas dans pas comme il l'imaginait. C'est un point c'est un point sur lequel nous reviendrons également. On s'arrête sur le nucléaire ensemble.

Lucas manger parce que il faut le dire euh il parle du de du nucléaire. Il dit qu'il promet d'enlever la poussière nucléaire le président américain cet après-midi. Alors quit de l'uranium.

On se pose la question Lucas de quelles infos dispose-t-on sur l'état du nucléaire iranien à l'issue de cette guerre ? On sait qu'il y a on sait que les fameux 440 kg d'uranium enrichi qui sont nécessaires à la fabrication d'une arme nucléaire sont encore en Iran. 440 kg, c'est ce qu'il faut, c'est ce qui reste, on va dire, de ce qui de ce qui s'est passé au mois de juin.

C'était l'un des objectifs principaux de l'armée américaine et israélienne. On sait qu'ils sont toujours en fouille en Iran. D'après le patron de l'AIEA qui est quand même l'une des personnalités les mieux renseignées dans le monde sur ces questions nucléaires et d'uranium.

Ils sont sous il y a deux sites possibles. Ce sont c'est les sites dont on a beaucoup parlé ici. Ils ont beaucoup été bombardés.

Nathan et la ville Disparent à côté de la ville Disparent. Donc Nathan ici et Isparent et là c'est-à-dire le centre de l'Iran. Mais il y a d'autres endroits possibles, les centrales de Boucher d'Arcadon, il y a d'autres lieux possibles où l'Iran a pu les stocker.

Il faut rappeler que ces fameux 440 kg d'uranium, ça tient dans dans deux camionnettes. Donc ça peut être enfoui extrêmement profondément. On sait que les Iraniens ont la capacité et l'ont prouvé d'enfouir non seulement des missiles des réserves d'armes, mais probablement euh ces réserve d'uranium.

Donald Trump, vous y avez fait référence, a dit "Ça a été réduit en poussière par nos bombardiers B2, sauf que il dit "On ira avec les Iraniens, c'est là où ça devient compliqué dans l'esprit de Donald Trump. On ira avec les Iraniens chercher cette poussière." Mais alors où ?

Dans des installations complètement souterraines qui sont peut-être à des centaines de de mètres sous terre. Et toute la question, c'est absolument pas, cette partie-là n'est absolument pas terminée. Et vous le disiez, cet objectif n'est pas rempli.

Pour le moment, euh les Iraniens ont toujours la capacité, ça ce sont des des une usine d'enrissement euh c'est ce sont des images de synthèse de l'armée israélienne, hein, c'est important de le noter, avec des fameuses centrifugeuses. Il faut savoir que les Iraniens avaient euh des milliers de centrifugeuses, mais il en suffit de 200 pour enrichir l'uranium le passé de 60 à 90 % sans rentrer dans les détails et être en capacité de fabriquer une bombe nucléaire. Donc de ce point de vue-là, le régime militaire iranien aujourd'hui a toujours cette capacité.

Merci beaucoup Lucas manger. Donc on est loin de Donald Trump qui promet d'enlever la poussière nucléaire. Est-ce que c'est la preuve Ellisabeth chez Parzellam ?

Est-ce que c'est la preuve selon vous que tout ça n'est pas tenable, que tout ça n'est pas viable ? Quand on prend le tableau général, c'est complètement c'est le chaos à Beou, on refrappe dans la région, les objectifs ne semblent pas tous atteints. Est-ce que pour vous, c'est la preuve que tout ça ne tient pas et ne tiendra pas au-delà des 15 jours annoncés ?

En tout cas, si on regarde les les 10 points et les 15 points de de chaque côté euh chez les Iraniens et chez les Américains et le besoin notamment pour les pays du Golf et Israël de retrouver une sécurité parce qu'on est aussi aujourd'hui si on sort avec un un Iran qui est renforcé euh et qui n'est pas encadré en quelque sorte pour la pour la région, je parle pas pour les États-Unis mais pour la région c'est très problématique. Ils sont notamment pour les pays du golf sont dans une situation d'insécurité beaucoup plus important qu'avant. Pour les Isra c'est c'est autre chose.

Ils ont l'habitude, ils sont en guerre depuis leur création, ça peut passer. Mais pour les pays du golfe, s'il n'y a pas des garanties de sécurité, on est vraiment pas sorti de la situation. On peut pas les laisser au au merci des Iraniens et c'est des grandes alliés quand même des Américains.

Donc si ils ne peuvent pas assurer la sécurité de leurs alliés à la sortie de tout ça, c'est c'est un problème pour le la puissance américaine et sa projection. Ceux qui célèbrent un triomphe, ce sont les Iraniens qui à coup d'imag de propagande de leur côté essayent de tirer bien sûr bénéfice de la séquence. Je sais pas si on peut voir les images de célébration, l'images de propagande qui ne sont pas donc les images de Pitex mais voilà celle-ci du côté de Terran encore cette nuit, on a vu une très grande mobilisation du régime et d'appel à la population.

Voilà ces images. Puis regardez, écoutez cette séquence. تا بیروزی مرگ بر اسرائیل qui a dit que la guerre était finie va continuer.

Je jure par là qu'elle va continuer. Ceux qui pensent que la guerre ne se résume qu'à des tirs de missile n'expriment que leur propre désir. La guerre continue chaque jour.

On ne peut pas faire confiance à l'Amérique tant qu'une résolution du Conseil de sécurité n'aura pas été adoptée et que les réparations n'auront pas été versé, on ne pourra pas lui faire confiance du tout. Alors, il faut comprendre qu'on n pas la fin de la guerre. On est peut-être qu'au début de discussion et d'un et d'un nouveau cycle et je sais que c'est pas noir ou blanc et on n'est pas dans un monde tout à fait binaire, mais qui selon vous, Magalie, la question est difficile mais a pris le dessus dans le rapport de force qui s'engage en fait et qui va se poursuivre autour d'une table potentiellement dans les prochaines heures ?

Mais il est il est certain que l'Iran a tenu tête en fait a tenu tête aux États-Unis et à Israël et donc rien que par le fait que le régime est toujours là, même si en effet c'est plus le même qu'il a été décapité mais il est toujours là et c'est lui qui va aller à la table des discussions à partir du moment où il est encore en place il a d'une certaine manière tenu en échec et donc gagné cette première manche. Il il faut voir quand même que ils ont réussi en effet à déstabiliser tous les pays du golf, à démontrer finalement l'ampleur de leur stock de missile, de leur production de missiles et de drone. Ils ont en plus joué toutes les cartes qu'ils avaient dans leur jeu à commencer par Hormouse.

Aujourd'hui, on voit mal comment ils vont on va réussir à rétablir cette circulation de la la navigation dans ce D3. Donc, ils ont marqué véritablement des points. Ils s'imposent comme une puissance régionale.

Et c'est vrai qu'on sent du côté de Washington à quel point on va essayer d'habiller en fait et d'expliquer que tout ça est une victoire américaine. C'est quand même pas ce qu'on ressent aujourd'hui. Alors, dans un instant, on poursuit cette interrogation.

Victoire totale ou capitulation, l'Iran va rouvrir le D3 d'Ormous sous son contrôle. Un D3 transformé, on va le résumer ainsi, en péage XXL et en sa faveur. La situation est-elle pire qu'avant ?

On en parle notamment avec vous Jean-François Colossimo. Soyez le bienvenu comme toujours sur ce plateau. Historien directeur général des éditions du CER, auteur du livre notamment hein de ce livre-là, Occident, l'ennemi mondial numéro 1 aux éditions Albin Michel.

Soyez le bienvenu. Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu Iran le cesser le feu vol en éclin. On en parle avec mes invités bien évidemment mais là c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité.

Alors que le D3 d'ormous se débloque 5 ou 10 centimes de moins le litre à la pompe très rapidement. En tout cas, Sébastien Lecornu veut que les prix s'alignent d'ici le début de la semaine prochaine. Le Premier ministre annonce que le gouvernement veillera à ce que les prix des carburants baisse aussi vite, je cite, qu'ils sont montés.

Toujours sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, au 1er mai, le tarif moyen du gaz va augmenter de 15,4 %. Un chiffre publié par la Commission de régulation de l'énergie, cela représente 6,19 € en plus en moyenne. Nous avons vécu l'horreur quotidienne et l'arbitraire permanent.

Voilà les premiers mots de Cécile Coler et Jacques Paris qui sont rentrés aujourd'hui en France après 4 ans de détention en Iran. Ils ont été reçus, vous le voyez, par le chef de l'État et Jacques Paris d'ajouter l'un des objectifs sans doute était de nous briser, de nous casser, de nous ôter toute énergie et aujourd'hui nous pouvons dire que nous ne sommes pas brisés. Nous allons expliquer, nous allons profiter de la vie.

Vive la vie. Voilà pour l'essentiel de l'actualité. À 17h19, nous reprenons le fil de ce grand dossier.

Iran le CC le feu vol en éclat et regardz en image ce qui se passe en ce moment du côté de Beou qui n'a pas été inclus dans le CCFU selon Washington et selon Israël mais ça donne ces images de chaos ces dernières heures accélération de l'histoire. On en parle ensemble toujours Ellisabeth cheartelam Magalie Barthz colonel Père de Young toujours avec Lucas Manger également et merci beaucoup d'être avec nous Jean-François Colossimo. Merci d'avoir accepté l'invitation.

Alors avant de revenir vers vous, on reprend la direction du terrain sans tarder pour retrouver Marion Russel. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes sur place avec Camiso très simplement.

Expliquez-nous ce mot de chacrétise, comment il se vit autour de vous. Oui, KO. Il y a pas d'autres mots pour décrire la situation qui est à Beou en ce moment.

Je vais je vais m'enlever pour que essaie de vous montrer juste derrière moi. C'est un hangar qui a été frappé ici mais il y a une quinzaine de points de frappe au moins dans Beout en espace de quelques minutes dans cette cet après-midi ici. Donc on voit les les secours sont en train d'essayer de déblayer, peut-être essayer de retrouver des des victimes.

Il y a beaucoup de questions sur les potentielles victimes encore sous les décombres ici. On ne sait pas exactement en fait comment comment ça s'est passé ce qui s'est passé. Ça sera un temps ensuite mais ici là c'est vraiment l'urgence qui prédomine.

On est dans un quartier sunite ici, un quartier d'une faction politique qui est distancié du Esbola. C'est là aussi toute la question les points qui ont été ciblés cet après-midi ne sont pas tous dans la banlieue sud qui est normalement celle évacuée et puis celle visée par Tsal parce que elle abriterait des infrastructures du Esbola. Ici on est vraiment dans un carrefour où des voitures passent énormément à Beout.

Un point central de la circulation de la ville. Ça a été frappé sans sans être prévenu et vous le voyez ici vraiment le chaos, il y a les secours, il y a beaucoup de monde. Il y a des gens qui viennent aussi pour essayer de récupérer des affaires.

Beaucoup de détresse, beaucoup de chaos ici à Beyrout et je vous le dis, c'est un des points sur une quinzaine rien que pour que la capitale rien que pour la capitale libanaise, euh le pays a été frappé aussi dans d'autres régions. Merci beaucoup à toutes les deux. On se retrouve dans quelques instants.

Bien sûr, on continuera de de vivre la situation sur place et de l'analyser ensemble. On voulait euh vous parler tout de même d'Ormose et se poser cette question victoire totale de Trump ou capitulation voire même victoire iranienne sur certains points. Hormous donc l'Iran semble mettre la main désormais sur ce D3.

Pour certains, la situation serait même pire qu'avant la guerre puisque ce qui se prépare ce serait un péage à 2 millions de dollars le passage. Comme vous le savez, le monde semble suspendu depuis près d'un mois à ce passage et à son déblocage. Alors, quand la réouverture doit-elle être effective ?

Que se passe-t-il en ce moment ? Comment les choses vont-elles se dérouler ? On en parle ensemble.

Magalie Bartz, je vous emmène avec moi. Vous avez un petit détour à faire mais ça devrait bien se passer. Allez-y.

Pendant ce temps là, je commence à parler. Regardez. Demain.

Alors Magalie, vous allez nous dire que le trafic a commencé à reprendre doucement. Oui, il a repris mais mais très doucement. On va regarder les images de Marine Trafic pour s'en rendre compte.

Ce matin, il y a un vraquier d'un armateur grec qui a franchi ce ce D3. Il a été suivi par un bateau battant pavillon du Liberia. Ce sont des premiers signes de détente.

Mais évidemment tout va pas se faire tout de suite parce que et bien les armateurs doivent aussi contacter les assureurs, les équipages doivent aussi voir le leur sécurité. Donc tout ça va prendre du temps. Il y a quand même sur cette sur cette image un point, vous regardez les les bateaux qui passent ne passe plus par le canal normal de cette de ce D3 d'Omouse.

Mais en fait les Iraniens les obligent à monter euh dans les eaux territoriales iraniennes autour de cette île pour ensuite redescendre. Et c'est là qu'en fait serait le péage. Il y a 800 bateaux 800 bateaux qui sont pour le moment coincés dans le golfe bersique. 20000 marins civils à bord depuis fin février quand même.

Donald Trump dit je le cite on va rester dans le coin. Les États-Unis vont aider à désengorger le trafic dans le D3 d'Ormouse. L'Organisation mondiale maritime dit vouloir travailler à la mise en place d'un mécanisme de sécurité.

Bon clairement comment ça peut se passer ? Normalement déjà euh c'est la liberté de circulation totale qui s'applique puisque c'est la convention euh de Montégobel, la convention euh de l'ONU. Normalement, il doit pas y avoir de contrôle évidemment dans ce D3.

Donc, on a vu aujourd'hui en effet cette agence euh de l'ONU, l'Organisation Maritime Internationale commencer à s'en mêler, dire qu'elle allait essayer de mettre en place un moyen de garantir la sécurité. Et puis il y a aussi hein cette initiative franco britannique avec potentiellement certains pays du golf dont nous parle souvent Emmanuel Macron pour escorter escorter des bateaux une fois que la situation sera calmée. Mais en fait toute la question qu'on se pose aujourd'hui c'est celle de la bonne volonté iranienne.

Est-ce que les Iraniens veulent vraiment laisser faire, veulent coopérer ? On peut quand même à cette heure en douter. Mais en fait Ormous va ressembler à un PS géant, je le disais.

Oui. Alors, il y a le Financial Times aujourd'hui qui reprend les déclarations d'un porte-parole iranien qui dit ouvertement que l'Iran n'a aucune intention de remettre en cause son contrôle, qu'il faudra demander l'autorisation et qu'il y aura même un qu'elle compte même réclamer 1 dollar baril de pétrole. 1 dollar par baril.

Sachant que vous savez, il y avait déjà le régime avait déjà évoqué cette taxe de 2 millions pour passer 2 millions de dollars par baril. Certaines certains de cet argent seraient réclamé en monnaie chinoise. Le Financial Times parle même de paiement en crypto monnaie.

Il y a Bloomberg qui a fait une estimation. Ce péage en fait iranien pourrait rapporter au régime jusqu'à 64 milliards de dollars par an. Vous imaginez ?

C'est un véritable hold up qui pourrait bien déstabiliser tout le marché du pétrole. Merci beaucoup Magalie Bartè. Je vous montre un tweet qui résume bien la pensée de pas mal d'experts en ce moment.

Le tweet de Gérard Aro qui dit "Trump a obtenu non seulement que soit réouvert le D3 d'Ormau ce qui était ouvert au début de la guerre mais et c'est pas fini, il ajoute que les bateaux paient désormais un droit de passage à l'Iran, une victoire totale." Alors, je me tourne vers vous Jean-François Colossimo. Est-ce que vous partagez cette ironie voir cette colère de Gérard Aaro face à ce que Donald Trump aurait obtenu et a fait de ce détro d'ormais ?

J'ai beaucoup de respect pour Gérard Arou mais je pense que on a véritablement changé de monde que nous peinons tous à vouloir le comprendre que nous avons tous de la difficulté à l'accepter ce qui est tout à fait normal mais je crois qu'on est véritablement désormais dans ce monde que prévoyait Carl Schmidt qui est un auteur qui a une réputation un peu sulfureuse parce qu'à un moment il pensait qu'il allait pouvoir influencer Hitler et cetera mais qui a prévu que si vous voulez notre monde qui reposait sur des valeurs universelles sur une représent entation partagée finalement je dirais de de l'humanité et cetera aller basculer en fait dans un monde qu'il appelé pluriversel c'est-à-dire avec plusieurs centres qui allaient avoir des relations à la fois conflictuelles et marchandes qui n'allaient correspondre qu'à la logique de leurs intérêts. Alors vous voyez, c'est exactement la situation qu'on a aujourd'hui. C'est-à-dire que en même temps, vous pouvez bombarder l'Iran lorsque l'Iran résiste vous rendre compte qu'après tout c'est un partenaire et en finir partager avec lui le les les revenus potentiels d'un des tr dont la fermeture complète vous aurait coûté cher par rapport à vos alliés présumés.

Vous voyez, je veux dire donc vous êtes aujourd'hui en fait dans des rapports de force qui sont dans l'immédiaté et qui ne correspondent pas du tout à la logique. Parle vous parliez de cette agence de l'ONU, n'est-ce pas, qui certainement sera commandement impuissante à régler quoi que ce soit, qui n'a aucun pouvoir parce que l'ONU aussi c'est fini, n'est-ce pas ? Voilà, c'est aussi simple que ça et je pense que si on veut pas se rendre compte de tout ça, nous allons avoir des des réveils extrêmement douloureux.

Et par rapport à ça, je finirai par dire que la dernière fois qu'on a vu la France et l'Angleterre vouloir s'occuper de trafic maritime, c'était l'affaire du canal de Suèze en 1956 et ça s'est fini par une débandade effroyable avec le retour de nos soldats et de ceux de Lombre à domicile avec la pluie d'Israël à ce moment-là puisque euh Nasser avait nationalisé ce fameux canal que nous considérions le nôtre, n'est-ce pas, et pour lequel il était tout à fait hors de question que nous allions payer la traversé de nos bateaux, nous la payons depuis. Voilà, moi je crois que là-dessus, il faut vraiment arrêter de dire que Trump est fou, qu'il soit imprévisible, qui soit caricatural, c'est certain. Je pense qu'il a véritablement une vision du monde très organisée qui nous dérange tellement que nous la rejetons évidemment d'instinct.

Pourquoi ? parce qu'effectivement il est capable de bombarder l'Iran, il est capable d'abandonner la population iranienne à son sort et il est capable de dire mais enfin excusez-moi pour la grossièreté mais enfin il parlerait comme ça mais il de dire et maintenant où est le fric ? Hm, allez-y.

Oui, parce que tout à fait d'accord qu'il faut pas prendre Trump pour un ni pour un idiot ni pour un fou. Et je pense même que tout n'est pas terminé parce que on n'imagine absolument pas un Benjamin Netaniaahou au pouvoir. Il y aura normalement des élections à à l'automne prochain.

Se contenter d'avoir une dictature militaire iranienne tenue par les Passes d'Aran aux portes d'Israël. Je ne vois pas comment aujourd'hui à la fois en terme d'idéologie et de pragmatisme les Israéliens peuvent se contenter de cette situation. Donc la situation telle qu'elle est là vue de Tel Avive, elle est provisoire et peut-être qu'à la Maison Blanche aussi l'histoire du D3 d'Ormous, elle nous paraît folle aujourd'hui.

Il faut dire les mots. C'estàd qu'effectivement là, on se retrouve avec un péage complètement contraire à toutes les lois maritimes et les conventions Monté Gobet. Mais peut-être que les les Américains et les Israéliens se disent "Dans 3 semaines, on aura déstabilisé parce que les Israéliens vont continuer leur opération de déstabilisation du régime iranien.

C'est plus le même régime, il y a un changement de régime mais je ne vois pas comment Benjamin Etou aujourd'hui peut laisser en face de lui les un Iran pareil. Je je rajouterai juste que même si euh dans les élections, donc les élections sont d'ici la fin octobre, enfin plus tard, le 27, euh même si c'est quelqu'un d'autre qui qui sera premier ministre, on entend déjà l'opposition dire "Mais c'est impossible se cesser le feu, c'est impossible ne pas aller au bout". Donc effectivement, qui que ce soit au pouvoir risque de d'avoir ça à gérer.

Alors, je me permets de vous interrompre puisque c'est en train de se compliquer encore du point de vue du CC le feu. Pourquoi ? Parce que on apprend par la voix du Wall Street Journal que l'Iran a informé les médiateurs qu'il ne participera au pourparler prévu avec les États-Unis à Islamabad que si un cesser le feu est obtenu au Liban.

Voilà, au Liban, la situation au Liban, on s'y arrête à nouveau. Il faut voir les images pour comprendre vraiment ce qui s'y passe. C'est la plus importante attaque aérienne israélienne sur le Liban depuis le début de la guerre.

On parle de centaines de frappes, on parle de centaines de blessés, nous parlons de morts et voici les images. Et Marion Russell est sur place avec Camiso. Marion Russell encore une fois, est-ce que vous pouvez raconter précisément euh à nos téléspectateurs ce qui se passe dans les rues de Beouh depuis quelques heures maintenant ?

Ce que vous voyez vous autour de vous ? Et bien, tout simplement le le chaos, je vais m'enlever pour que vous puissiez voir. Là, on est sur les lieux d'une frappe dans la aups du rond-point de Cola, ça s'appelle.

C'est un endroit où passe énormément de voitures. Vous voyez, c'est un hangar qui a été ciblé. On est dans un quartier sun, donc non affilié au au Esbola qui n'avait pas été évacué.

Donc vous voyez au milieu, voilà, c'est des combres et autour les les immeubles résidentiels, on aperçoit des civils qui sont avec les secouristes au milieu de ces décombres. sans doute à la recherche d'affaires de personnes peut-être parce que le bil il n'est pas encore établi mais on parle de centaines de blessés et de dizaines de morts ne serait-ce que sur la capitale libanaise parce qu'il y a une quinzaine de points comme celui-là qui ont été frappés. Tsal revendique une centaine d'attaques en seulement 10 minutes.

Ça a été extrêmement vite. Nous on était dans le sud, on a aussi entendu ces attaques. Ça a été coordonné sur l'ensemble du territoire libanais.

Ici beaucoup de questions, le chaos qui règne, l'urgence aussi qui qui continue d'être d'être vraiment très présente parce qu'il y a peut-être des gens encore sous ces décombres. Les secours sont là, on essaie de de déplayer, de comprendre et essae on essaie de rendre la vie de nouveau normale. Ça va être très compliqué évidemment mais voilà, c'est un peu ces scènes là qu'on a vu un peu partout dans Beout.

Il y a au moins une quinzaine de frappes seulement sur la capitale libanaise et c'est ce que je vous disais, c'est l'entièreté du pays qui a été ciblé cet après-midi. Merci infiniment Mario Russell. Merci pour votre travail avec Camiso sur le terrain.

Bien sûr, fait bien attention à vous. On est avec Raphaël Jérusalemi, ancien officier du renseignement militaire israélien. Merci beaucoup d'être avec nous, Raphaël Jérusalemie.

Merci d'avoir accepté d'être en direct avec nous un peu dans l'urgence mais on a besoin de comprendre on a besoin de comprendre ce que cherchent les services israéliens ce que cherche sal ce que cherche le Mossat précisément également dans les rues de Beyouth qui justifie qui explique ce déluge de feu ces dernières heures. Alors à long terme il s'agit effectivement de démanteler la force militaire du Rizbala. Euh malheureusement euh le Rizbal se cache dans des zones peuplées, dans des zones urbaines.

Euh qu'il s'agisse d'entrepôt de munition, qu'il s'agisse de centre de commandement. Euh on connaît la méthode, on l'a vu avec les Iraniens, on l'a vu avec le Hamas, la méthode du bouclier humain. L'opération d'aujourd'hui donc à court terme a été en fait une opération préparée de longue date.

On parle de 100 cibles à la fois simultanément 100 cibles différentes. élimination ciblée de commandant, destruction d'entrepôt, attaque de de camp d'entraînement du du Rizbala inclus profondément vers le nord du Liban dans la vallée de la BK et pas seulement donc à Beou. Euh cette opération a été avancée, la date a été à aujourd'hui euh tout simplement parce qu'on voit bien qu'il va y avoir des pressions euh des Américains, de la communauté internationale sur Israël parce qu'on va faire un lien qui n'existe pas euh entre ce qui se passe entre Israël et le Hizbala et entre ce qui se passe entre les Américains et l'Iran.

Mais les Israéliens sont bien conscients des pressions qu'ils vont subir et donc ils ont décidé d'agir aujourd'hui sur cette action qui était prévue pour plus tard. Raphaë Jérusalem. Mais effectivement, je me tourne à nouveau vers vous, Jean-François Colossimo.

Quand on apprend que les Iraniens disent en raison du Liban, nous n'irons pas dans ces condition à la table des discussions à Islamabad. Oui, allez-y. Vous voulez dire ?

Oui, mais je veux dire que il faut quand même aussi réaliser deux choses. La première évidemment avec la tristesse qu'on a de voir encore ces images de Beouh dévasté. Enfin, la première c'est quand même que le Esbola est vraiment un cancer qui a je dirais failli tuer le Liban depuis des années, que le Esbola comme l'Iran, a toujours professé la destruction d'Israël, que Israël prend des tirs de toutes sortes, roquettes, artillerie et cetera du Esbola.

Je crois que c'est quelque chose comme 15000 tirs ces trois dernières années, n'est-ce pas ? et que donc après le 7 octobre et avec la guerre actuelle, il y a effectivement une volonté d'Israël d'en finir avec le Esbola au moment c'est vrai où les Libanais, y compris les cheites commençaient à ne plus en pouvoir du esbola mais sans que jamais en fait le camp supposé de la liberté les États-Unis, l'Europe, la France n'est véritablement aidé les Libanais légitimes à se débarrasser non plus dubola je dire donc c'était une situation voilà maisant moi ce que je vois c'est que cette guerre qui était internationale à laquelle les États-Unis veulent mettre non pas un terme mais enfin veulent je dirais imposer une sorte de trêve. Elle redevient régionale et Israël évidemment se précipite pour cogner le esbola de la même façon que l'Iran se précipite pour cogner les les monarchies arabes les pétrolières.

Pourquoi ? parce que en fait la lutte redevient une lutte pour l'hégémonie au Moyen-Orient entre Terran et Tiv. C'est ça.

Voilà. et que effectivement les Israéliens se disent que avec le fait que les Américains pour l'instant, n'est-ce pas, suspendent la guerre, mais il faut que rapidement ils réalisent leurs atouts qu'ils avaient prévu peut-être de réaliser plus tard, comme le disait notre spécialiste tout à l'heure. Crois que donc on est dans un phénomène où bah finalement les Israéliens certainement vont s'arrêter de cogner de manière à ce que les euh pour parler a lieu.

Ils ont essayé de réaliser un ultime avantage avant la trêve et ils vont commencer à réfléchir à comment affaiblir le pouvoir iranien qui va rester en place même s'il y avait une espèce de fausse paix qui s'installait. Alors, quelles sont les intentions d'Israël dans les prochaines heures ? Alors que l'Iran met la pression et dit "Onira pas à la table des négociations si ça se poursuit au Liban".

On pose la question à Gwendoline de Bonau qui est en Israël. Merci beaucoup Gwandoline de Bonau d'être avec nous. Imaginez-vous donc que Israël Sal ralentisse son bras parce qu'il y a cette pression iranienne.

Vous qui expliquez sur cette antenne aujourd'hui pour vous avoir écouté et l'avoir noté que du côté d'Israël, on assure que rien n'est terminé. Oui, tout à fait. Alors en tout cas, c'est l'armée qui dit que ce qu'on vient de voir à Beou, cette campagne de frappe massive n'est pas une campagne de frappe finale que l'opération est appelée à se poursuivre.

D'ailleurs, Israël a donné un nom à cette opération qui est obscurité éternelle. Toutefois, ceci étant dit, quand vous discutez en en privé avec les responsables de l'appareil sécuritaire israélien, il vous dites qu'il est tout de même qu'il vous disent pardon qu'il est tout de même probable qu'il y ait un cesser le feu au Liban. dans les prochains jours parce que et bien les Américains ne laisseront peut-être pas le choix à Israël.

Donc c'est plutôt ça le scénario qui est envisagé, même si cela reste un point stratégique important pour les Israéliens de détacher le front iranien du front libanais. Euh Israël n'a pas la liberté totale euh de le faire et cela devra être vu en coordination euh avec l'administration Trump par ailleurs, ce qui est très important euh pour Israël et là on sent qu'il y a toujours un alignement euh américain euh et israélien. Et bien euh c'est sur l'issue euh de ces négociations.

Et à l'issue de ces négociations, il y a un point où les Israéliens vraiment ne transigent pas, c'est la question du militaire, la question du programme nucléaire militaire iranien. À la fin de cet accord, je cite "Une source euh israélienne. Euh l'uranium hautement enrichi doit être sorti euh d'Iran.

La question de l'enrichissement doit être réglée et là-dessus, il y a le sentiment euh en Israël et bien que les Américains sont toujours d'accord là-dessus, ce qui fait craindre à plusieurs sources avec qui nous avons euh parlé et bien que les hostilités reprennent après le cesser le feu. Merci infiniment Gwendoline de Bonau avec Vincent Vartner depuis le terrain. Je viens vers vous mais Raphaël Jérusalem est toujours avec nous, ancien du renseignement israélien.

Obscurité éternelle. L'opération s'appelle obscurité éternelle, nous dit Gwendoline de Bonau. Derrière ces mots, est-ce qu'on peut imaginer un instant les services israéliens encore une fois ralentir leurs bras parce que l'Iran met la pression et menace de pas aller à la table des discussions ?

Où pour vous cette fois-ci Israël ira quoi qu'il en soit et quoi qu'il en coûte jusqu'au bout ? Alors, jusqu'au bout, oui, euh mais avec peut-être une interruption momentanée pour faire plaisir à la Maison Blanche euh qui veut donner donc sa chance à cette négociation, à se cesser le feu avec Teran. Euh il se peut que nous obéissions car nous dépendons des Américains pour un soutien logistique de munition et donc nous sommes peut-être obligés de plier genoux, oserais-je dire.

Euh ceci étant dit, c'est ce soir qu'il y aura une réunion du cabinet de sécurité euh à Jérusalem. Aujourd'hui, en fait, est un jour férier euh en Israël. Et donc ce soir, il y aura une réunion du cabinet de sécurité.

La décision va être aux politiques parce que si vous demandez aux militaires leur avis, euh il faut y aller à fond la caisse, mettre le paquet et justement profiter du cesser le feu en Iran qui libère tous nos pilotes, qui libère énormément de moyens pour mettre le paquet sur le le khizbala. Donc une décision politique. Je rappelle juste pour terminer que Israël n'est pas partie prenante euh de cet accord de ces sellux de ces négociations.

Israël est hors jeu. C'est quelque chose entre Washington et Teran. Et donc on pourrait aussi imaginer que nous forcions la main à l'envers des Américains et ça nous arrange extrêmement que Teran ne veuille pas aller à Islamabad parce que nous attaquons le Rizbala.

Alors peut-être allons-nous continuer à attaquer le Rizbala. Et je peux vous assurer une dernière chose, c'est que les pays du Golf incluent l'Arabie Saoudite euh sont avec nous dans ce rejet euh du cesser le feu avec Terran et que il faudrait effectivement continuer à faire le travail. Alors merci, on reste ensemble.

Raphaël, j'ai mis pas mal de réactions d'abord sur la dépendance militaire de Tsal vis-à-vis des Américains. Est-ce qu'ils sont si dépendants qu'ils vont devoir suivre Washington ? Écoutez Jérusalem connait bien son sujet bien évidemment que les Israéliens sont subordonnés aux livraisons d'armes, le patriote et ça tout l'ensemble de l'armement en tout cas missile via les États-Unis.

Le deuxième point c'est qu'on voit que les Israéliens à travers les propos de Jérusalemie sont intéressants puisqueen fait il dit aux Iraniens chiche vous n'allez pas vous n'allez pas aux discussions et ça nous arrange. Le troisème point c'est Naï Kassem. On en parle pas du tout.

Je suis assez étonné parce que c'est comme lui la cible la cible massive comment dire de la comment dire potentiellement c'est lui le patron du Esbola au Liban et personne n'en parle donc je me dis est-ce qu'ils l'ont atteint ou pas ? Bon, ça changera pas grandchose parce que un autre va se régénérer derrière mais concrètement on enpr pas du tout pour l'instant. Lucas manger et allez-y après Jean-François.

Les relations entre Netaniaahu et Trump sont compliquées. Il y a un article extraordinaire que je recommande à vos téléspectateurs de lire s'il lisent l'anglais dans le New York Times aujourd'hui qui raconte les 3 semaines précédents l'opération entre le 11 et le 28 février et la pression qu'a mis Benjamin Netanahoou sur Donald Trump mais sur Donald Trump seul puisque'autour de Donald Trump Jidy Vens le chef d'étatmajor Rubio n'était pas pour le déclenchement de cette guerre et donc là il y a un resserrement autour de Donald Trump des équipes de la Maison Blanche pour dire maintenant ça suffit on arrête on négocie avec les Iraniens. En revanche, pour Benjamin Netaniaahou, c'est une situation extrêmement complexe parce que lui effectivement il ne peut pas se satisfaire de ce qui de ce qui s'est désénière et de ce qui va pouvoir se d au Pakistan, à Islamabad s'il y a des négociations qui ont lieu.

Mais faut faut pas faut jamais oublier que tout ça n'est pas monolitique entre Trump et et Israël. Alors Jean-François Coloss vous faisiez comme ça avec votre main qui suivent inconditionnellement Israël. Euh, il est clair de que les monarchies du golf là, on découvert d'abord que la protection des États-Unis euh ne valait quand même pas tant que ça, n'est-ce pas ?

Ça faisait d'ailleurs antérieurement c'est même monarchie cherchai d'autres solutions. Rappelez-vous que bon, personne n'y croyait vraiment mais la Chine était à l'origine d'une sorte de traité entre Teran et Riad, n'est-ce pas ? Bon, donc je crois que non, la situation est vraiment complexe comme on vient de le dire pour pour Netaniaou.

Je voudrais ajouter un point, c'est la difficulté d'extirper un mouvement comme le Esbolin. Le Esbolin, il est né, je dirais, de cette folie qui a été la transcription par un ayat qui s'appelait Sadre de la théologie de la libération qu'il avait apprise auprès d'un évêque euh libanais qui était surnommé l'évêque rouge, Monseigneur Hadad. Et en fait c'est c'est le peuple en arme.

C'est tout le peuple qui est en arme. C'est les les femmes, ce sont les enfants. Le esbola c'est un mouvement qui d'ailleurs de ce point de vue-là et mérite d'être étudié, n'est-ce pas ?

C'est un mouvement qui a réussi en fait à véritablement être un mouvement qui touche toutes les classes sociales de la société chit, engage tous les âges, engage les deux sexes et cetera et cetera et cetera. Donc effectivement, d'une part, ça oblige les Israéliens à taper dans euh des endroits qui semblent civils. C'est parce que il y a pas de distinction dans le esbola entre finalement la branche civile et la branche militaire.

C'est ça qu'il faut tout de même comprendre, ce que les Iraniens ont réussi aussi en Iran à Terran avec le régime de Coméie où il y a un encadrement total et vous êtes face en fait à un régime insurrectionnel, un régime en révolution de révolution permanente. C'est ça aussi le esbola. Quand vous tapez le esbola il y a des dégâts partout parce que le esbola est partout dans toute la société chite.

Alors je voudrais qu'on s'arrête sur une nouvelle information puisque la tension est encore en train de monter d'un cran. Cette fois le le Liban, l'Iran menace de ne pas rouvrir le des trit d'ormouse. Il resterait fermé.

C'est le chef du comité de sécurité nationale et de politique étrangère du Parlement iranien qui le dit. Après l'agression israélienne contre le Liban, tous les plans d'ouverture du Détroit d'Ormous doivent immédiatement cesser jusqu'à ce qu'il y ait des garanties que le Liban soit inclus dans le cesser le feu. On en parle bien sûr juste après avoir retrouvé Arthur Saradin sur le terrain.

Le Liban vous y aide. Vous êtes au cœur de Beoute et c'est vous qui nous faites vivre ce chaos depuis des heures maintenant sur le terrain. Expliquez-nous encore une fois, on parle maintenant de dizaines de morts du côté libanais.

Oui. Oui. Et un bilan qui est forcément amené à s'alourdir he je vais vous montrer où je me trouve en ce moment.

On est à Rinem Rac. C'est un quartier UP de la capitale au nord près de un endroit qu'on appelle Zeitunabé qui est un endroit plutôt de plaisance près d'une d'une corniche assez touristique. Et ce qui a été détruit derrière moi, c'est une habitation civile qui est entièrement effondrée aujourd'hui.

Le chef de la défense civile qui se trouve derrière moi me parlait de 20 morts, sep personnes encore sous les décombres. On le voit encore, je vais essayer de me rapprocher un peu pour que vous le voyez, mais dans ces décombres et bien il y a des effets personnels des habitants. On retrouve des photos, on retrouve des livres, on retrouve des peluches, on voit des personnes qui sont allées faire des photos de famille, un voyage dans la région de Baalbac.

Donc le quand on parle à ces civils qui sont ici au cœur de Beout dans des quartiers qui jusqu'à présent n'étaient pas sinistrés et pour beaucoup sont des déplacés euh les mots sont très durs. La peur est est vraiment omniprésente. Il y a un sentiment de ne plus être en sécurité nulle part.

Euh l'armée israélienne détruit donc des zones résidentielles entières. On a pu voir plutôt avec vous à Barbour tout un pâté de maison qui avait été réduit en cendre. Et euh les habitants n'ont pas de mots assez grands pour raconter etth bien ce qu'ils appellent un crime de guerre, une punition collective et ce que nous on constate en en tout cas comme étant des frappes indiscriminées euh dans toutes ces quartiers euh de et vous le voyez même, je sais pas si vous arrivez à voir derrière moi, il y a des très vieilles maisons ici.

On on dit qu'elles sont faites en hacha ramlé, ça veut dire en pierre sableuse. C'est des maisons qui sont très fragiles, qui sont très anciennes, qui font partie du patrimoine des routins depuis bientôt un siècle et qui à chaque frappe et bien se phrasilise et ajoute au décor de destruction. Merci infiniment Arthur Saradin comme vous nous faites vivre parfaitement les choses.

Merci beaucoup. Les images étaient très poignantes. Vous nous avez montré ses effets personnels par terre.

C'est doudou, c'est nounours, c'est également à même le sol parce que c'est ça la réalité de ce qui se passe en ce moment. Merci beaucoup à Arthur Saradin. C'est tout à fait poignant.

Et donc on revient sur cette information avec l'Iran qui referme le D3 d'Ormous en tout cas qui menace de le faire. Je reprends le début de cette émission. Qu'est-ce qui peut encore sauver le CC le feu à ce stade ?

Parce que le cœur du cesser le feu c'était de dire vous rouvrez Hormous et pour le reste on peut se retrouver et parler. Si Hormous est fermé si mais que reste-t-il de se cesser le feu ? On va le voir.

On frappe sur les monarchies du golf. L'Iran est frappé en retour. Le Liban est pilonné et on menace de refermus.

Que reste-t-il du CC là ? l'heure où on se parle, pas grand-chose, mais il faut attendre quelques heures. Il y a une accélération de la part des Israéliens qui voulaient taper un certain nombre de cibles US Bola avant que Trump n'appuie vraiment sur le frein comme il l'a fait au mois de juin.

Mais il est encore possible que que les discussions reprennent et que vendredi il y a des discussions à Islamabat. Faut pas être trop pessimiste. On est dans des 24 heures qui suivent une guerre extrêmement intense de 5 semaines.

Et évidemment le Liban va représenter l'espèce d'étincelle absolue. Si les Israéliens acceptent ce soir et se disent que leurs objectifs militaires, eux de leur point de vue israéliens, sont à peu près atteints au Liban, ils peuvent d'eux-mêmes dire "On se calme quelques semaines, on attend de voir, ça reste possible." Vous connaissez Israël par cœur Ellisabeth Cheartelam.

Imaginez-vous effectivement que derrière cette tension se cache potentiellement des heures de redescente où chacun va se dire "On a on est monté au maximum de notre pression et maintenant regardons." Je je pense que c'est tout à fait plausible et probable. Comme disait Raphaël Jérusalami, c'est quelque chose qui a été préparé.

C'est pas quelque chose qui font euh sur en improvisation. Ils savent ce qu'ils font. Ils savent que l'appel de Washington reste arrivé.

Barack Ravidos disait que hier donc quand Trump appelle Netanyahou, il parle du cess de feu et la première question de Netanyahou, c'est cette question du Liban et donc Trump ne dit pas non mais on sait très bien et pas que en juin, c'est régulièrement il peut dire non et dire stop et les Israéliens savent qu'il faut accélérer avant ce moment-là. Allez-y. On va aller dans le sens d'Élisabeth, le ministre de la défense israélien Israël Catz, pardon, vient de dire que c'était le coût le plus dur pour le esbola depuis l'affaire des bipers piégés, vous savez, en 2024.

Parce qu'en effet, les frappes étaient extrêmement coordonnées et manifestement ciblées pour éliminer he des dirigeants du Esbola. Face à ça, c'est compliqué pour l'Iran de pas réagir quand même. Le esbola c'est son axe de la résistance.

Évidemment, c'est un mouvement qu'il porte à bout de bras, donc qu'il menace aujourd'hui euh de fermer le D3 d'Ormouse. Je pense que c'est pas pour autant qu'il va le faire, mais il est obligé aussi vis-à-vis de de la société libanaise du Moyen-Orient de hausser le ton et c'est une question de crédibilité aussi, je crois pas. Oui, plus qu'obligé.

C'est ils sont quand même redoutablement intelligents, n'est-ce pas ? Ces Iraniens qui sont au pouvoir, ils capitalisent. Trump veut faire la paix.

Alors des deux côtés, on a regardé un peu l'état de ces munitions. On s'est dit qu'on aimerait pas être le premier à jeter l'éponge. C'est ça qui s'est passé.

Donc on s'est dit bah il est temps là, ça y est, de de faire une trêve quoi pour essayer de voir si on peut arriver à quelque chose. Les Iraniens, ils ont gagné dans leur esprit. Pourquoi ?

Parce que tout le temps qui passe sans qu'il soit détrôné pour eux est une victoire. C'est aussi simple que ça. Alors dans cette optique là, bah ils capitalisent.

Qu'est-ce qu'ils disent ? Ils disent "Ah oui, alors on est d'accord. euh réouverture d'Ormus et pour parler euh à Islam Abad.

Ah attention, mais pas comme ça. Il faut mettre un peu plus sur la table, monsieur Trump. Il faut rajouter la mise là, ça va pas du tout.

Tenez un peu les Israéliens. Et d'ailleurs, vous savez quoi ? Le Esbola on vous a pas protégé.

Ça fait longtemps qu'on vous protège plus. Ça y est, on est de retour. On vous protège à nouveau et on lance un message à toute la région.

Ils sont redoutables de ce point de vue-là. ce sont de de d'excellences orientaux dans l'économie du temps et dans le fait de quand la désescalade advient sur l'essentiel provoquer une escalade sur tous les côtés annexes. Alors justement, on va continuer d'en parler les côtés annexes et donc le D3 d'Ormous qui est toujours au cœur là plus du tout annexe pour le coup au cœur des menaces ir menace de refermer les trois d'ormouse.

Sonia dit, on vous retrouve à nouveau du côté de la Maison Blanche parce que tout le monde est d'accord ou presque autour de ce plateau et même du côté d'Israël pour dire la situation maintenant, elle va tenir potentiellement au coup de fil de Trump. Que va-t-il dire à Netaniaahou ? Vait-il lui dire maintenant il faut stopper, il faut ralentir parce que le CC le feu est en jeu parce que Hormous est en jeu, ils vont prendre les tirs.

Alors on ne sait pas, on n pas beaucoup plus de détails mais ce qui est sûr c'est que Donald Trump a envie de tenir son calendrier d'une guerre qui dépasserait pas plus de 6 semaines. Il a notamment, on le sait, appelé Nethanahu avant d'accepter se cesser le feu. Et même si et bien il il écoute beaucoup ce que lui dit le premier ministre israélien. s notamment laisser convaincre ça.

Beaucoup de responsables américains l'ont dit aux médias ici et bien que ce serait une guerre rapide. Au final, c'est Trump qui prend ses décisions et qui donne le ton. Et euh Donald Trump, on le voit, pense déjà à la suite parce que il a euh déclaré notamment New York Post eth bien euh que lors des négociation euh qu'il y aurait de très bientôt euh des euh négociations en personne.

Il a même dit que Steve Kouchner, son envoyé spécial et euh Jarette euh Steve Witkoff, excusez-moi, son envoyé spécial et Jarette Kouchner serait présent. Il a dit que ce ne serait pas sûr que JD Vence, le vice-président soit présent pour des raisons de sécurité, mais on sent bien que Donald Trump a envie d'avancer et espère que cette rêve va tenir et espère également obtenir plus dans les du de la part des Iraniens dans les prochaines semaines. La porte-parole de la Maison Blanche a également déclaré tout à l'heure et bien que le Liban ne faisait pas partie du cesser le feu.

Donald Trump l'a également lui dit à une journaliste de PBS en disant qu'en raison du esbola et bien le Liban ne faisait pas partie du cess le feu. Mais on sait aussi que Donald Trump peut rapidement changer d'avis, qu'il sent peut-être la pression montée notamment de la part des Iraniens et qu'en effet il pourrait être ferme vis-à-vis de Netaniaaho dans un prochain appel. Merci précieuse Sonia Dri correspondante accrédité à la Maison Blanche.

Merci beaucoup Raphaël Jérusalem. On est toujours ensemble. Est-ce que cette nouvelle menace des Iraniens de fermer le D3 d'ormous peut changer la donne du côté d'Israël et ralentir le mouvement des frappes sur Beou qui est dans le chaos présentement ?

Euh oui, si cela fait pression sur la Maison Blanche qui fera à son tour pression sur Jérusalem. Les Iraniens sont extrêmement malins parce que cet enjeu du détroit d'Ormous n'existait pas avant le début de ce conflit il y a un mois. Donc ils ont mis ici un enjeu complètement différent.

Ils ont décalé tout la négociation vers les l'histoire du D3 d'Ormous. On parle même plus du nucléaire, on parle plus du balistique, on parle même plus surtout du peuple iranien, il est complètement oublié. Et donc on parle que du détroit d'ormous et un petit peu aussi du rizbala.

Mais comme vous le dites, ça sera probablement une pression américaine qui pourra forcer les Israéliens à s'arrêter s'ils le décident car ce n'est pas sûr. Je voudrais rappeler une chose d'abord signaler que moi en tant qu'Israélien, je déplore sincèrement et je regrette tous les dommages collatéraux qui peuvent être infligés au peuple libanais qui est un peuple ami d'Israël en fin de compte au fond. Et c'est extrêmement euh déplorable et et tragique de voir qu'il y a dans cette guerre malheureusement des dommages collatéraux dû à l'utilisation du boucl humain.

Mais je voudrais juste rappeler que dans l'autre sens et c'est la raison pour laquelle peut-être Israël ne peut pas se permettre d'interrompre le combat au Liban, c'est qu'il y a depuis quelques semaines des centaines de roquettes et de drones qui ont été jetés directement et là uniquement sur des cibles civiles israéliennes, sur des villages, sur des kibots, sur des écoles israéliennes. À la différence donc du Risbala, les ne vise pas les civils, ils visent cibles militaires qui sont cachées parmi les civils. Alors que le Hizbala vise directement les civils israéliens.

Il y a d'ailleurs des victimes dans l'autre sens. Et donc je déplore des deux côtés bien sûr les dommages collatéraux et c'est la raison pour laquelle il faut quand même je termine là-dessus il y a un besoin sécuritaire évident de se prémunir de la menace du Risbala qui n'a rien à voir avec ce qui se passe entre Washington et Terran. Je voudrais qu'on s'arrête sur un point.

Raphaël Jérusalem disait à l'instant la force de l'Iran, c'est qu'il a réussi à décaler complètement la focale et maintenant il n'est plus question de balistique de nucléaire mais renvoie toujours au détroit d'ormous et et tient et tient le monde à nouveau. Il suffit de quelques heures et à nouveau il tient tout le monde par le des trit d'ormeuse et rétrospectivement donc il est accablant de penser que effectivement à Washington au Pentagone n'a pas pensé à ce fameux D3 d'ormous qui a été une clé de chantage pour Teran que dont tu dirais que crois qu'on peut le dire ça a été dit sur ce plateau par différentes personnes. Voyez le D3it d'Ormus c'est un peu une question je dirais de de qualification pour entrer dans une classe géopolitique quoi, n'est-ce pas ?

Même en classe de 6e je dirais. Oui mais en classe de 6e. Donc voilà ça vo en même temps attention aux États-Unis.

Il se peut aussi que Trump soit sensible au fait que toute sa base n'est pas chrétienne sioniste, n'est pas pour Israël qu'il y a même une forme d'antisionisme fort dans le mouvement maga, voire d'antisémitisme traditionnel aux États-Unis. Donc de ce point de vue-là, voyons que lui-même, il a sa propre ambivalence électorale par rapport à Netaniaou qui a ses propres échéances lui aussi euh électoral. Pour euh nos téléspectateurs, il faut rappeler qu'il n'y a pas que le Liban, il y a surtout le Liban, mais il n'y ait pas eu que ça ces dernières heures.

Il y a eu des frappes. L'Iran dit avoir subi en tout cas des attaques contre la raffinerie de pétrole de l'île de l'avant. Par ailleurs, les monarchies du golfe ont été sous le feu également de frappe.

Bah frappé, Mira frappé. Le Cette assure que des sites pétroliers électriques ont été frappés. Marianne Cotonov, vous êtes avec Marine Truchotud à DOA.

C'est toute la région qui est à nouveau quelques heures seulement après l'annonce du CC le feu sous pression maximale. Oui. Alors ça s'est passé ce matin et c'est vrai que quand il est un CC le feu, vous savez, il y a toujours un temps de latence hein parce que notamment avec des commandements décentralisés, il faut le temps que l'ordre arrive.

Donc parfois ça arrive hein, c'est arrivé dans dans plusieurs cas euh que et bien il y a un petit temps où il continue à avoir des frappes avant que le CC le feu ne rentre vraiment euh en en action. Euh cela dit euh voilà il il y a encore ça et on se demande ici si c'est pas de nouveau un coup de pression de l'Iran. Et ici on s'attend bien sûr à ce qu'il y ait de nouvelles frappes.

Vous savez nous cette nuit, on a encore eu des frappes alors qu'on était à deux doigts he de conclure le Cessu. On en parlait déjà beaucoup et pourtant pour la première fois depuis que nous sommes ici, nous avons été en alerte. et on a entendu de fortes explosions euh dans la région de DOA.

Donc en fait ici euh on s'attend à ce que ça continue un petit peu. Néanmoins, on reste confiant. Les pays du golf ont toujours voulu he la désescalade parce que eux ce qu'ils veulent c'est bien sûr la réouverture totale du du des trois d'Ormous, c'est aussi et bien pouvoir refaire une bulle de sécurité avec ces monarchies du golf même si ça sera compliqué parce que dans les esprits maintenant et bien le mal est fait mais néanmoins refaire au moins du business parce qu'ici beaucoup de choses sont à l'arrêt.

On voit beaucoup de magasins qui sont fermés parce qu'il n'y a plus de touristes. Les avions qui restent encore très rares. Donc on aimerait bien que tout ça se normalise même si ça prend un petit peu de temps.

Marianne Cotenov, merci à Marine Truchot qui est avec vous, merci à vous sur ce plateau. Jean-François Colossimo, merci, merci beaucoup Ellisabeth Shepard Sellam, Macalie Bartes, merci Lucas Manger, colonel, merci infiniment et merci bien sûr à vous de nous regarder. Vous pouvez nous écouter, le QR code il est en bas pour scanner, flasher et nous retrouver en podcast sur toutes les plateformes habituelles.

Le QR code il est pas en bas, vous inquiétez pas, vous le retrouverez demain. Ah non, il est là. Ça y est.