Retraites, impôts, fin de vie... l'interview événement de François Bayrou sur LCI
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Merci beaucoup, M. le Premier ministre. Entretien exclusif, émission spéciale avec beaucoup d'annonces que l'on attend. Je vous en prie, vous êtes là, M. le Premier ministre. Merci beaucoup de nous rejoindre. Vous allez plus vite que la musique, M. le Premier ministre. Vous deviez être amené. Et puis voilà, vous avez pris d'assaut le plateau de LCI. Merci beaucoup, François Bayrou, d'être là. Bonsoir.
Si j'ai une feuille de papier, ça sera mieux. Alors, on va vous amener une feuille de papier. Et si j'ai un verre d'eau, ça sera encore mieux.
Voilà. Ça, ça reste dans les budgets. Pour l'instant, on peut encore se l'offrir. Une feuille de papier et un verre d'eau. Merci beaucoup, François Bayrou, d'être avec nous ce soir. J'aimerais d'abord un petit mot d'introduction, si vous le voulez bien. Je rappelle que vous avez 73 ans. Vous avez occupé à peu près tous les postes, sauf président, pour l'instant, et jamais encore Premier ministre. Qu'est-ce que ça fait, Premier ministre ? Qu'est-ce que vous découvrez dans la fonction ?
En fait, lorsqu'on est engagé, comme je le suis, on est engagé parce qu'on veut changer les choses. On n'est pas engagé pour faire carrière, pour avoir un galon de plus sur les épaules. Ça me serait complètement indifférent. On est engagé parce qu'on se dit, dans les difficultés du pays qui sont grandes et que j'ai annoncé depuis très longtemps, comme vous savez, dans les difficultés du pays, peut-être y a-t-il quelque chose à faire. Tout le monde considère que c'est impossible. J'ai même cité à la tribune de l'Assemblée nationale un sondage dans lequel on disait que 84% des Français pensaient que le gouvernement ne se maintiendrait pas.
Et j'ai même dit que les 16 autres pourcents, je ne sais pas où ils trouvent leur optimisme.
Est-ce que je peux vous faire une remarque personnelle ? Vous avez l'air heureux. Avec Guillaume Debré, notre directeur général, je vous ai rendu visite dans votre bureau, vendredi matin, à l'aube, et vous m'avez l'air heureux.
Oui. C'est-à-dire, c'est une longue période, un long temps de combats, de très grandes difficultés, de traverser du désert, comme on dit. Et dans le désert, il n'y avait pas souvent des sources bienfaisantes. C'était un peu plus rude que la plupart des carrières politiques. On va parler. On va parler. C'est parce que je savais, ou en tout cas je croyais, où il fallait aller. Et où il fallait aller, c'est précisément la situation d'aujourd'hui. C'est-à-dire un pays en très grande difficulté, on va en parler, qui n'a pas de budget, qui n'a pas de majorité, qui est ce pays en très grande difficulté. Si on le laisse aller, il s'enfonce dans la division.
Et tout l'effort qui est le mien, toute l'inventivité, si j'en ai, c'est précisément pour le réunir.
Monsieur le Premier ministre, on va parler des réformes de fond. Et vraiment, merci de nous accorder du temps, puisqu'on va parler de l'immigration, on va parler des retraites, on va parler de beaucoup de sujets qui engagent la France, pas seulement pour cette génération, mais pour les suivantes. Mais encore faut-il, pour cela, exercer le pouvoir, au-delà d'une censure éventuelle. Ce soir, est-ce que vous êtes en mesure de nous annoncer un compromis, ça passe par là, un compromis plus solide avec les socialistes sur le budget ?
Alors, vous vous dites avec les socialistes, mais moi je regarde l'ensemble de ceux qui pourraient censurer ou soutenir, et je ne m'intéresse pas qu'à un seul bord, qu'à un seul bloc.
Cette commission mixte paritaire, où il y a effectivement sénateur, député, de tout bord ?
Alors, peut-être qu'il faut expliquer. Le budget ayant été rejeté à l'Assemblée nationale une première fois, il est parti au Sénat. Mais évidemment, il y a urgence. Parce que si nous n'avions pas de budget, alors la France serait dans une situation désastreuse. La France est chacun d'entre nous. Il y a à peu près 18 millions de personnes.
Voilà, vous avez droit au verre d'eau et au papier. Voilà.
Vous voyez qu'on fait des progrès.
Il faut demander. C'est comme ça. C'est comme pour le budget.
Et donc, c'est une... 18 millions de Français verraient leur impôt sur le revenu mécaniquement augmenté. Et presque 1 million de Français, qui ne paient pas d'impôt aujourd'hui parce que leurs revenus sont trop faibles, entreraient directement dans l'impôt.
On reviendra à l'impôt. Mais entrons dans cette mécanique. Elle est un peu aride. Mais enfin, est-ce que, oui ou non, vous êtes en mesure aujourd'hui de dire, dans cette commission, là, ces jours prochains, entre ces diverses tendances, il va y avoir un compromis ?
Moi, j'ai confiance dans le sentiment de responsabilité. De tous. Parce que le Parti Socialiste, qui en effet a présenté des demandes nombreuses, et ont obtenu un certain nombre de réponses. Mais ils ne sont pas les seuls. D'autres aussi. Les Républicains, Le Grand Centre, tous avaient des recommandations.
Vous les avez découplés, pardon, de LFI. Je me permets de dire, je sens que vous êtes fiers de ça. Je vous ai vu plusieurs fois faire le geste en disant ça. Je les ai dessoudés. Vous faites comme ça. Je les ai dessoudés. Je n'ai jamais employé. Excusez-moi. Je n'ai jamais employé une expression vulgaire sur cette affaire. Non, non, mais ce n'est pas dessoudés ou sans c'est la soudure. Découplés, c'est le mot que vous avez utilisé.
Donc, ça n'est pas « je ». Ah, ben si. Non. J'ai seulement défendu une idée, un projet et une thèse. Et je ne veux pas parler de ces forces politiques comme si elles étaient instrumentalisées. Ce n'est pas du tout mon projet. C'est un débat de fond. Mais je sais une chose absolue, indiscutable. C'est que les élus socialistes, comme les élus d'autres courants, ils sont rentrés dans leur circonscription. Et ils ont rencontré des centaines de personnes qui leur ont dit « Mais vous ne pouvez pas nous laisser comme ça. Vous ne pouvez pas faire que notre pays soit montré du doigt en Europe comme le seul pays incapable d'avoir un budget.
Parce que si on n'a pas de budget, alors aucune des décisions nouvelles qui ont été annoncées ne peut être remplie. »
M. le Premier ministre, il faut faire un chemin vers la droite et vers la gauche. Ça, vous en convenez ?
M. le Premier ministre, il faut que les aspirations des uns deviennent compatibles avec les aspirations des autres.
Alors, quelles sont les mesures que vous pouvez annoncer qui vont permettre de rapprocher les points de vue de cette manière ?
Vous savez bien qu'on a déjà lancé sur les retraites une concertation, un travail en commun avec les syndicats de salariés et avec les représentants des entreprises. Et c'était une demande qui était portée depuis très longtemps. De la même manière, on a augmenté le budget de la sécurité sociale, ce qu'on appelle l'ondame, c'est-à-dire le budget de l'assurance médicale, qui a été augmenté de 12 milliards. 12 milliards, ça veut dire 12 000 millions d'euros. Je traduis souvent parce que le calcul mental est devenu, à part chez les jeunes gens qui sont là, sans doute...
Ça, c'est le François Bayrou, prof, et on parlera de l'école tout à l'heure. On fera une interroge générale tout à l'heure, j'espère que vous êtes prêts sur ce plateau. Le calcul mental parfois échappe. François Bayrou, est-ce que je peux... Il dit 12 milliards, c'est 12 000 millions. Est-ce que je peux vous soumettre un certain nombre de points concrets ? Parce qu'il y a des attentes, on va progresser pas par pas, puisqu'il y a beaucoup d'attentes très concrètes des portes que vous pouvez ouvrir ou fermer ou laisser entreouvertes comme vous le souhaiterez. On a parlé par exemple de l'abandon définitif, de la suppression des 4 000 postes d'enseignants. Pour la gauche, c'est important.
Y êtes-vous prêt ? Pas seulement pour la gauche.
J'ai été ministre de l'Éducation nationale. Et ce geste qui consiste à dire, c'est un sujet tellement important que cette année, en effet, nous n'allons pas supprimer les 4 000 postes qui étaient annoncés. C'est la décision que j'ai annoncée. Elle est définitive ? Elle est définitive et elle est délicate. Parce que je n'ai pas dissimulé au Sénat où je l'ai annoncé. Je n'ai pas dissimulé que 4 000 postes inscrits, c'est une chose. Encore faut-il qu'il y ait des candidats au concours pour devenir enseignants.
Et depuis des années, c'est d'ailleurs une des formes de crise de l'éducation nationale, depuis des années, les candidats au concours ne sont pas suffisamment nombreux pour remplir les postes ou ne sont pas au niveau exigé pour devenir enseignants. Et donc, ces 4 000 postes ont été réinscrits. Et c'est une manière de dire, là est notre priorité. Mais il y a une deuxième manière, c'est que j'ai fait du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la recherche et de la formation professionnelle, j'en ai fait le premier de la liste des ministères.
Et je l'ai confié à Elisabeth Borne, ancienne première ministre, ministre d'État, avec une carrière personnelle qui fait qu'elle a occupé beaucoup de responsabilités et était un modèle de progression républicaine.
À droite, beaucoup espéraient, espèrent, et là aussi, vous pouvez me répondre, ce n'est pas que à droite, mais un effort sur les grands ministères régaliens, l'armée, la justice, l'intérieur. Est-ce que vous allez faire un geste ?
Cet effort est annoncé, tenu et maintenu. Quel est-il ? Eh bien, il y aura... Tous les programmes annoncés seront respectés. Je cite quelques exemples. Pour le ministère de la Défense, vous savez qu'on avait voté une grande loi pour dire « on va s'équiper » et Dieu sait que les temps sont difficiles, sont dangereux. Les menaces sont immenses. On va s'équiper. La loi sera intégralement respectée pour le respect de ses engagements. De la même manière... Donc, augmentation de fait pour les armées. Ministère de la Justice, on a prévu 1 500 magistrats et greffiers de plus cette année. Cet effort sera intégralement respecté. Il n'est pas vrai qu'on sacrifie l'essentiel.
L'essentiel, on le préserve, même si ce budget n'est, pour moi, été préparé par le gouvernement précédent. Il est un débat précédent au Parlement, à l'Assemblée nationale et aux États. Est-ce que l'intérieur aussi sera renforcé ? De la même manière, vous savez bien les problèmes de sécurité que nous avons devant nous. Illustration ces derniers jours. Je ne peux pas ne pas penser à ce jeune garçon qui s'appelait Elias et qui a été... Pour lui extorquer son téléphone portable, on lui a donné un coup de couteau qu'il a tué. par des jeunes qui avaient été repérés, dont on savait qu'ils avaient des comportements délictueux, simplement qui avaient été laissés en liberté.
Dès cette semaine, nous allons examiner à l'Assemblée nationale une proposition de loi que Gabriel Attal va présenter. Cette proposition de loi, elle consiste à faire que 16 ans, 17 ans, avant d'être majeur, vous puissiez être jugé dès l'instant que vous faites des actes graves, vous puissiez être jugé immédiatement dans les 48 ou 72 heures qui viennent.
Pour être très concret, c'est une responsabilité pénale supplémentaire qui sera introduite pour certains types de mineurs.
C'est une responsabilité et c'est la possibilité de juger immédiatement. Vous savez bien que lorsqu'un mineur commet un acte comme cela, vol, violence, et Dieu sait que le sentiment d'impunité se déploie. Aujourd'hui, ces jeunes ont pour la plupart le sentiment que, de toute façon, il ne leur arrivera rien. Si le jugement traîne 6 mois, 8 mois, le sentiment d'impunité est renforcé. Et ils font les cadors dans leur bande, dans leur rue, dans leur quartier. Et tout cela va être rendu possible qu'immédiatement, on puisse les juger.
Gérald Darmanin était notre invité dans cette même émission il y a quelques jours. Il disait cette chose incroyable. Il y a en France des gens qui sont condamnés à une peine de prison et qui ne la font pas. – Ça paraît inouï. – Beaucoup, beaucoup.
– Comment est-ce possible ? – Parce qu'au-dessous d'une certaine peine de prison, eh bien la peine n'est pas exécutée ou on met un bracelet électronique.
– Mais y compris, ne serait-ce que pour des raisons de manque de place. Est-ce que cela sera fini ?
– Alors vous posez une question très très difficile. J'ai été fugacement garde des Sceaux. Le temps entre la décision de construire une prison, même si la commune, c'est le cas de la ville de Pau, a un terrain, offre le terrain, fait qu'on aille le plus vite possible. Le temps de construction d'une prison est parfois de 8 ans. Comment vous voulez qu'on fasse face à tout ça ? – Je m'arrête une seconde, j'ai décrit l'urgence dans laquelle nous étions. On n'a pas de budget, on n'a pas de majorité. Il est vital pour le pays qu'on ait un budget et qu'il soit adopté. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut s'arrêter là. – Parlons-en, monsieur le ministre.
– J'avais employé l'expression de « Himalaya » lorsque je suis entré. Mais l'Himalaya, c'est une chaîne de montagne qui fait plus de 2000 km de long et qui comporte, je crois, 8 sommets de plus de 8000 mètres. Eh bien, il faut partir à l'assaut de tous ces sommets. – Mais ça a moins de charme que les Pyrénées, je peux vous le dire. – Nous ne pouvons pas baisser les bras et nous trouver dans une situation où nous constatons la gravité des problèmes du pays et où nous attendons pour les régler.
Et la détermination qui est la nôtre, qui est celle du gouvernement et la mienne, c'est qu'une fois le budget adopté, alors nous allons partir à l'assaut sans exception, sans exception, de tous les problèmes que nous identifions et qui font aujourd'hui l'extrême difficulté du pays.
– François Bayrou, parlons-en, le budget, la réalité du budget. Et là, on n'est pas seulement dans l'avenir immédiat du gouvernement, mais effectivement dans un certain nombre de réformes de fonds. Votre gouvernement pose lui-même cette équation difficile. Il faut trouver 53 milliards, n'est-ce pas ? 21 milliards de recettes, 32 milliards de réduction de dépenses. Où trouver ces milliards ? Quand on voit que dans une entreprise, quand on veut réduire un des postes évidents, c'est la masse salariale. Est-ce que oui ou non, pour vous, c'est un tabou de toucher au nombre de fonctionnaires ? Est-ce que la France réduira le nombre de ses fonctionnaires ?
– Vous avez employé le futur et vous avez raison. Parce que ça ne peut pas se faire immédiatement. On ne peut pas le faire du jour au lendemain, d'abord parce que les fonctionnaires ont tous un statut protégé par la loi qui fait qu'on ne peut pas licencier du jour au lendemain et d'une certaine manière, heureusement, parce qu'un pays a besoin de stabilité dans cette organisation. Mais je vous dis ceci, l'habitude pour faire les budgets, je vais vous dire comment ça se passe. C'est qu'on prend le budget de l'année précédente et on l'augmente automatiquement à peu près du montant de l'inflation. Et ça ne peut plus durer comme ça.
Parce que si on n'examine pas en profondeur ce que l'État fait, ce que les collectivités locales font, ce que les innombrables agences qui dépendent de l'État font... – Mais vous n'avez pas répondu, François Bayrou, pour l'instant. Vous répondez très habilement, mais pas sur le nombre de fonctionnaires. – Je vous ai dit, je suis persuadé que les moyens de l'État sont mal distribués aujourd'hui. Je suis persuadé que notre organisation, qui n'a pas été revue depuis des décennies, peut-être 4 ou 5 décennies, cette organisation, elle doit être repensée en profondeur.
– Monsieur le Premier ministre, est-ce que ça peut être sans douleur ? Beaucoup de pays autour de nous, en d'autres temps, les Anglais, les Allemands, etc., un jour ont dû réduire le nombre de leurs fonctionnaires. – Ça n'enlève rien à la qualité des fonctionnaires. On n'est pas en train de dire que les fonctionnaires ont démérité, mais c'est le mouvement. Je rappelle que la France, c'est un record à les dépenses publiques les plus élevées de la zone euro en termes de PIB. C'est 57% du PIB. Ça mérite quand même une question directe. Oui ou non, pour vous, est-ce qu'il faut réduire le nombre des fonctionnaires ? Vous dites au futur, peut-être au futur, mais est-ce qu'il faudra le réduire ?
– Ça dépend des missions.
– Au total ?
– Il y a des missions, je pense par exemple à la santé, dans lesquelles vous ne pouvez pas, vous voyez qu'on ne peut pas avoir des réponses par oui ou par non. – Bien sûr, au total oui. – Je sais que c'est votre habileté. – Non, au total oui, on peut dire que la charge totale diminuera ou non. – Au total oui, mais prenez la santé. Vous avez des infirmières, vous avez des aides-soyantes au lit du malade. Évidemment, ça n'est pas là qu'on va réduire le nombre. Vous avez des médecins, on n'en a pas assez, c'est pas là qu'on va réduire le nombre. – Alors où ça ?
– Mais dans l'organisation administrative qui tourne autour de tout ça, c'est vrai pour la santé, c'est vrai pour l'école, c'est vrai quelquefois pour les collectivités locales, c'est vrai pour l'ensemble de l'État. Il y a une réforme à conduire qui fasse que les moyens aillent au bon endroit et aujourd'hui, je ne crois pas que les moyens de l'État aillent au bon endroit. Ils ne vont pas assez au terrain et trop dans tout ce qui est bureaucratie, paperasse.
– Vous avez donné un exemple, ce sont les agences. C'était un moment fort de déclaration de politique générale. Vous dites 1000 agences environ, agences, commissions, autres comités, etc. Ça représente beaucoup d'argent, hein ? 82 milliards, c'est ça ?
– Oui, alors, je crois que le chiffre exact, enfin pour autant qu'on connaisse le chiffre exact. – C'est pas rassurant ce que vous me dites. – Ben oui, je ne suis pas rassuré et je ne veux pas vous rassurer, c'est pas ça la question. Au contraire, je veux qu'ensemble on réfléchisse. Il paraît qu'il y en a 1244. Alors, c'est pas moi qui ai fait ce calcul.
– C'est incroyable. Vous êtes en train de me dire que vous, Premier ministre de la France, vous n'avez pas le nombre exact parce que c'est un embrouillamini. – Je vous dis un nombre exact, c'est 1244, c'est difficile de trouver plus nombre. – Mais c'est un tel embrouillamini que vous l'avez découvert.
– Je ne l'ai pas découvert. Ça fait des années qu'on en parle. Le budget a augmenté, je ne dis pas qu'elles ne font rien, il y en a de tout à fait utiles.
Le France Travail, c'est une agence et c'est tout à fait utile. – Question précise d'ailleurs, est-ce que vous allez renoncer aux 500 postes à France Travail ?
– Je ne crois pas qu'il y ait dans l'état actuel du budget ces 500 postes-là. Donc, je reviens à la question. 1244 agences. Personne ne sait exactement comment elles sont organisées. Personne ne sait exactement comment elles sont contrôlées. – Qui a fait ça ? – Il y en a qui marchent sûrement très bien. 20 années d'organisation différente et qui se comprennent très bien. Qu'est-ce qu'on a voulu faire ? On a voulu trouver plus de souplesse que dans l'organisation hiérarchisée de l'État. On a voulu qu'on puisse recruter des gens plus facilement, peut-être licencier des gens plus facilement, pour que ça marche mieux. Mais comme toujours, la bureaucratie s'introduit là-dedans.
– Alors, je peux vous parler d'un progrès majeur. J'ai été commissaire au plan. Et j'ai dit, le plan, ça doit faire de la stratégie. Il y a une agence qui s'appelle France Stratégie. Mais elle ne fait pas d'analyse stratégique.
Elle fait de l'évaluation et elle fait… – Résultat de tout ça, est-ce que ce monstre que vous nous décrivez, ce monstre va maigrir ? Oui ou non ?
– Oui, nécessairement. Et il faut que ces agences soient organisées de manière différente. J'avais commencé à vous dire qu'elles coûtaient de plus en plus cher. Il y a 6 ans, c'était 19 milliards. Puis c'est passé l'année suivante à 23 milliards. Cette année, c'est 83 milliards. Vous mesurez ce que ça signifie. Alors, il y en a certaines qui sont très utiles et très puissantes. Mais bien sûr, il faut que tout ça soit réinterrogé. Et je vais faire en sorte avec le Parlement que cet ensemble-là, ce maquis-là, soit élucidé.
François Bayrou, la France championne en matière de dépenses publiques. La France championne en matière sociale. Un tiers du PIB voué aux prestations sociales. Record d'Europe. Les dépenses de santé, 10% du PIB. Là aussi, c'est les plus élevés en Europe. Tant mieux. Autant être généreux. Mais est-ce que c'est tenable ?
– Non. Alors, ça n'est pas tenable. Vous venez de changer de sujet. – On avance. – Mine de rien. Vous êtes passé du budget de l'État... – Des réductions de dépenses. – ...au budget de l'assurance sociale. – Des réductions de dépenses. – Des assurances sociales. On est devant... Nous sommes le pays qui a le pacte social le plus généreux du monde. Est-ce que ce pacte social est tenable ? Non. Parce que, par exemple, sur les retraites, il y a de moins en moins de gens qui travaillent et il y a de plus en plus de personnes pensionnées à la retraite. Il y avait de plus avant que les réformes n'interviennent. Et pourquoi est-ce que ce pacte...
Avant de parler des mesures de gestion, dont je veux bien parler, pourquoi est-ce que ce pacte n'est pas tenable ? Parce que, démographiquement, nous sommes devant un problème de la France parce que le nombre d'enfants du pays baisse, le nombre d'enfants que font naître les familles françaises baisse. – Vieux thème chez vous, déjà quand vous étiez au plan. – Oui, mais même un tout petit peu avant. – Oui, oui. Or, nous avons un contrat social qui est, je disais, unique au monde. Pourquoi est-il unique au monde ? Tous les pays qui nous entourent, tous les pays développés, ont un contrat social qui est très simple. C'est chacun pour soi. Je paie pour les études de mes enfants.
Si je suis malade, je sors ma carte bleue. Je m'assure moi-même. Et pour la retraite, je fais retraite qu'on appelle par capitalisation, les fonds de pension, c'est-à-dire chacun s'occupe de lui-même et de sa famille. – Alors, qu'est-ce qui peut être changé ? – Non, en France, attendez, n'allez pas plus vite que la musique. En France, ce n'est pas du tout ça. Ça n'est pas le chacun pour soi, c'est le tous pour un. C'est la collectivité qui organise l'école des enfants jusqu'à l'enseignement supérieur. C'est la collectivité qui vous assure contre la maladie. C'est la collectivité qui vous garantit une retraite si vous travaillez. Et c'est la collectivité qui vous assure contre le chômage.
Vous vous rendez compte ? Ces cinq choses-là, et le seul pays au monde qui fasse que tout le monde ait garanti, c'est la France. – Alors, François Bayrou, allons s'il vous plaît, allons dans le détail. – Non, non, non, non, non, mais si, il faut quand même progresser. – Non, mais vous allez progresser. – Le résultat de ça, qu'est-ce que c'est ? – Comprenez d'abord, arrêtons-nous pour comprendre. Ça ne peut marcher que si le tous pour un, les tous sont assez nombreux, ce qui fait que la crise démographique du pays menace notre modèle social.
personne ne le dit et pourtant cette réalité là elle est cruelle et tragique alors parlons de la démographie parlons de la démographie puisque il n'y a pas 36 solutions si on veut corriger ça il faut faire plus de bébés voilà méthode de bray trois enfants et plus on n'y est pas au contraire on a baissé là on est maintenant à 1,62 par femme quelques-uns d'entre nous y sont voilà combien avez vous d'enfants six enfants six enfants avez fait un gros effort moi je suis à deux il faut que tout le monde ici évidemment contribue à l'effort national quoi qu'il en soit il ya cette solution là où il y à la migration sur notre antenne deux de vos ministres ont donné deux visions différentes est ce qu'on a besoin de la migration pour l'emploi et à terme pour payer les retraites bruno retaillot dit l'immigration n'est pas une chance pour la france eric lombard hier sur notre antenne dit ce n'est pas ma vision bien sûr la france doit rester un pays d'immigration de travail question simple qui
a raison les deux centriste non pas du tout centriste c'est c'est c'est un des sujets les plus lourds que nous ayons devant nous et que tous les pays européens ont devant eux et tous les pays du monde vous avez vu l'élection de trump tous les pays du monde ont cette question devant eux trump la première chose qu'il a fait de manière publicitaire c'est charger des charters pour ramener des migrants chez eux en colombie la colombie les a refusés alors ils décident de pardon est ce
que ça n'est que publicitaire certains disent quand même certains arguments cette histoire de colombie il a réussi à faire plier la colombie en quelques heures là où la france ne réussit pas à faire
plier des pays d'origine depuis des années et bien c'est exactement ce que j'ai dit au ministre de l'intérieur monsieur retailleau que vous indiquez j'ai dit que la question cruciale que nous avions devant nous c'est est ce qu'on peut ou pas ramener dans leur pays d'origine les oqtf oblique au qtf obligation de quitter le territoire français pour l'instant on n'y arrive pas il y a à peine 7% des décisions d'obligation de quitter le territoire qui sont exécutés pourquoi pas par mauvaise volonté ni de la police ni de la justice même si ça retarde beaucoup même s'il ya des délais qui sont très importants mais pour une raison précise c'est que les pays d'origine ne veulent pas reprendre leurs ressortissants est ce qu'on peut régler cette question ça veut dire qu'il faut organiser des pressions ouvertes ou discrètes sur les pays qui sont d'origine de ces ressortissants pour qu'ils assurent leur premier devoir qui est de reprendre leurs nationaux est ce que est ce que oui ou non
la france a besoin d'une migration de travail est ce que oui ou non elle a besoin des migrants pour payer à terme les retraites séparer les deux questions alors immigration de travail oui je pense que pour le
travail il ya des métiers dans lesquels on ne trouve plus de français qui veulent les assurer et ça n'est pas juste de ne pas le voir et ceux qui travaillent dans ces métiers là s'ils acceptent un d'être assidu au travail de d'apprendre le français la langue est un instrument de d'intégration magique et trois ils acceptent nos principes de vie les gens disent des valeurs des principes de vie par exemple le principe que chez nous c'est pas là c'est pas la religion qui fait la loi le le principe fondamental de la nation française c'est que la religion est une affaire de conviction personnelle ou familiale
mais ça n'est pas la religion qui fait la loi est ce que nous aurons un terme des besoins des migrants madame merkel l'avait dit elle avait assumé ça on trouve ça insupportable ou louable chacun jugera elle avait dit oui il a pris trois millions plus d'un million de syriens un seul coup d'un seul coup on a besoin de cette situation pour payer des retraites si facilement mais est ce que le calcul est
juste non en tout cas c'est c'est certain qu'il ya une partie de la population française qui n'assume pas un certain nombre de métiers j'ai souvent dit promenez vous dans les rues de nos villes regardez les échafaudages portez votre regard sur ceux qui sont sur les échafaudages et vous allez voir d'où ils viennent assez rarement des des centres villes les plus les plus traditionnellement nationaux ils viennent très souvent de l'étranger et c'est une machine à intégrer le travail à la condition que nous sachions garantir l'ordre nous sommes qu'elle dans quel désordre sommes nous qu'est ce que dit le ministre de l'intérieur et en quoi a-t-il raison vous ne pouvez pas accepter que dans le pays il y ait des dizaines ou centaines de milliers de personnes qui sont en situation irrégulière et que l'économie emploie souvent que l'économie emploie souvent se satisfait d'employer à bas prix et qui sont oui peut-être en situation irrégulière aucun pays du monde ne peut accepter j'étais à mayotte il n'y a pas longtemps le lille nos compatriotes maorais on va parler de la situation insupportable parce que entre 20 et 25 % de la population est en situation irrégulière parlons-en s'il vous plaît
truise on s'appelle un projet existe pour mayotte pour restreindre le droit du sol pour que il faille un an de présence des parents en tout cas de la mer sur le territoire maorais pour que l'enfant soit français à sa majorité est ce que d'abord cette réforme verra le jour oui je crois est ce que c'est un coin enfoncé dans le dogme où chacun dira comme il veut de du droit du sol est ce que ça va donner une forme de modèle pour la france je crois avoir été le premier il ya des années dans une campagne
présidentielle antérieure à proposer que à mayotte et en guyane on regarde en face cette question du droit du sol mais en dehors au delà de ça ben mayotte et guyane c'est ça la question et la proposition de loi qui va être examiné au sénat cette proposition de loi elle dit une chose très simple vous ne pouvez pas venir en france pour accoucher pour que le l'enfant soit français est-ce qu'on en tirera des
leçons pour la métropole en général pour le territoire métropolitain il y aura des débats mais c'est à
dire il y aura des débats il y aura des balles il va y avoir tout le débat au parlement sur ce sujet là vous y seriez favorable non je pense qu'il faut faire attention c'est des très grands sujets d'abord c'est la constitution c'est à dire que ça fait partie de la loi fondamentale du pays et beaucoup de beaucoup de ceux qui sont français nés à l'étranger beaucoup beaucoup beaucoup s'intègre
tout à fait à bien sûr mais valérie giscard d'estin rappelez-vous 91 centriste de grandes familles centriste comme vous l'avait proposé 91 passé au droit du sang il avait utilisé à l'époque vous souvenez une formule très controversée il avait parlé d'invasion migratoire chirac l'avait disons félicité pour cela il soutenait à l'époque est ce que ce débat vous dites qui va revenir on va le
traiter sur mayotte et sur la guyane j'espère au delà et on va dire une chose simple on ne peut pas détourner notre droit fondamental ancestral qui vient de l'ancien régime on ne peut pas détourner
ce droit pour faire de l'immigration forcée illégale un mot encore sur l'immigration s'il vous plaît dans votre déclaration de politique générale vous avez une formule qui a beaucoup frappé les esprits vous parlez d'un village pyrénéen et vous dites l'installation étrangère d'une famille étrangère dans un village des pyrénées suscite un mouvement de générosité une famille à l'inverse 30 familles qui s'installent le village se sent menacé des vagues de rejets se déploie vous dites l'immigration est une question de proportion ce seuil d'intégration vous décrivez pour un village des pyrénées est ce
qu'il est atteint selon vous pour la france entière en tout cas je pense que c'est la question fondamentale je sais bien que on ne la regarde pas en face on n'ose pas la regarder en face je pense que le latitude par rapport aux migrants elle n'est pas la même selon que vous avez 20% ou 30% c'est le cas à mayotte de la population ou bien que vous avez une proportion faible dans un cas il y a un accueil et dans l'autre cas il y a un rejet est-ce que ce seuil est arrivé à l'échelle de la france oui en tout cas on s'en approche vous voyez le vous voyez le sentiment de blocage qu'il y a dans un certain nombre de gens mais il ya des métiers qui est qui ouvre à la possibilité d'une intégration et je vous répète que pour moi c'est le travail la langue et les principes de vie qui sont les trois
conditions pour que cette intégration se fasse un mot encore et ensuite on passera à d'autres sujets si vous le voulez bien notamment les retraites mais sur cette question de l'intégration on comprend vous même l'importance que vous lui accordez vous y êtes arrivé de vous même la transformation démographique de la france une précédente émission on prenait une photo de votre classe je crois à naï voilà et vous êtes là tous les gamins jeunes gamins il ya que des blancs et oui pourquoi pas c'est vrai que on remarque cela une foule française aujourd'hui est différent d'une foule de votre enfance il ya des français qui trouvent ça qui sont gênés de ça pour des raisons culturelles civilisationnelle ils se disent que quelque chose la culture d'avant est en train de passer d'autres qui sont réjouis ce qu'ils disent mais c'est le grand mouvement du monde comment définissez vous ça est ce qu'il ya une logique souhaitable selon vous pas souhaitable que la
france soit métissé je n'aime pas ce qui défend enfin je n'aime pas que l'on défende cela comme un principe je n'aime je je ne crois pas que ce soit mieux d'être métissé que de ne pas l'être je pense que les apports étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'il ne dépasse pas une proportion je pense que la rencontre des cultures est positive mais dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion de ne plus reconnaître votre pays de ne plus reconnaître les modes de vie ou la culture dès cet instant là vous avez rejet on y est en france selon vous y compris on y est en france oui ou non on approche en tout cas c'est c'est dans cette zone qu'on se trouve et un certain nombre de villes ou de régions sont dans ce sentiment là je répète pour moi c'est une question de proportion et cette question de proportion elle est très rapidement et très souvent atteinte je reprends l'exemple de mayotte il est très intéressant et je pourrais le le le prendre dans d'autres territoires d'outre-mer mayotte ça n'est pas des rejets ce sont des rejets qui deviennent violents et avec des teintes de oui de d'exclusion et de racisme alors que ce sont les mêmes cultures même religion même langue et même famille simplement les apports des îles voisines sont
ressentis comme une agression mais monsieur le premier ministre c'est la même chose vous avez utilisé des mots très forts dont je vous demande de préciser vous avez dit on peut avoir un sentiment de submersion et vous avez dit en france on s'approche de ça vous pensez vraiment ça qu'en france on s'approche
d'un sentiment de submersion je pense que beaucoup de français et beaucoup de quartier ou beaucoup de de villes ont le sentiment que ça n'est plus maîtrisé et il suffit de voir les faits divers pour mesurer que les les les manquements les délits les se concentrent et on ne voit plus que ça ce qui regarde vos écrans ne voit plus que ça ils ont le sentiment que c'est forcément des étrangers ou des immigrés qui manquent aux devoirs que nous avons et tant que nous n'aurons pas garanti l'ordre sur notre sol c'est à dire la certitude que quand quelqu'un est en situation irrégulière celui là et bien on peut leur accompagner chez lui avec le respect qu'on doit aux personnes humaines mais pour garantir que notre loi est respectée
que nos décisions sont respectées en ce sens là est ce que le binôme retaillot darmanin c'est vraiment un des piliers de votre gouvernement est en train de créer un changement politique mais en
tout cas il a été voulu comme ça ça fait des des temps immémoriaux que la police dit nous on les arrête mais les juges les libères et on les retrouve le lendemain matin dans les quartiers les ça veut dire les jeunes c'est souvent des jeunes délinquants et souvent en effet culturellement en situation de
rupture est ce que c'est une manière démocratique de reprendre du terrain politique à madame le pen non excusez moi je on a le droit de faire des calculs en politique on a le droit d'agir et d'avoir des
calculs politiques c'est pas ça là excusez moi c'est la plus mauvaise manière de réfléchir si vous faites les choses pour gagner des parts de marché sur des adversaires politiques alors c'est que vous n'avez pas de conviction personnelle moi j'ai une conviction personnelle c'est que l'ordre c'est pour les plus fragiles l'ordre c'est pour les plus pauvres l'ordre c'est pour ceux qui peuvent pas se défendre tout seul autrement vous trouvez dans une société de type américain dans laquelle vous constituez un quartier avec une milice avec une sécurité privée que vous payez pour être tranquille dans votre quartier c'est le contraire de la république française vous entendez ça c'est le contraire
vous êtes un le contraire de ce qu'on nous croit parce que vous êtes en vous êtes un centriste et vous avez toujours manifesté une très grande écoute pour ce qu'on appelle les extrêmes je suis frappé de voir que jean-luc mélenchon vous dit toujours homme cultivé vous n'êtes pas d'accord avec lui mais vous dites homme cultivé vous exprimer un très grand respect je peux dire ça à son sujet et d'ailleurs à ses électeurs idem pour le rassemble national vous avez toujours été respectueux de marine le pen là où d'autres la décrivait comme un danger pour la démocratie pourquoi
d'abord vous avez très bien compris donc je vous donne acte de ce point là pourquoi parce que ce sont des français marine le pen et jean-luc mélenchon à eux deux à la dernière élection présidentielle ils ont obtenu écoutez bien entre 16 et 17 millions de voix si vous ne vous rendez pas compte que la manière dont on parle d'eux nourrit les électeurs qui les rejoignent si à chaque instant vous faites de chacun d'entre eux l'ennemi public numéro un dans une société qui a tellement de problèmes vous lui apportez sur un plateau d'argent des millions de voix et puis est ce qu'on a surjoué ça pardon laissez moi finir la phrase et puis je n'aime pas qu'on cloue pilori des français même s'ils se trompent je trouve que forcément nous les connaissons tous ce sont des voisins ce sont des cousins ce sont des gens que nous fréquentons dans l'entreprise ou dans le quartier ou dans les associations je n'aime pas qu'on parle d'eux avec mépris avec rejet ou avec violence je pense que tout ça nourrit d'abord une division profonde à l'intérieur du pays et je crois que ce dont on a besoin c'est d'un pays uni mais surtout et en plus ça les sert le la violence des uns sert la violence des autres et ce dont on a besoin désormais c'est de pacifier le pays 7 c'est de faire en sorte que ok nous reconnaissons nos différences je sais très bien que avec ces forces politiques là je ne pense pas du tout la même
chose vous avez fait référence même à henri iv vous avez dit à quelque chose de ça c'est à dire qu'on soit catholique ou protestant un jour on passe à autre chose ben c'est même le fondement de la
nation française depuis ce roi que j'ai de temps aimé sur lequel j'ai tant écrit et pas parce qu'il était de chez moi mais parce que il a créé l'identité de la france l'identité de la france c'est la tolérance et au delà de la tolérance un jour la compréhension mutuelle on a fait deux phrases je vois que vous impatient pas du tout je vous écoute avec la plus grande attention deux phrases on a découvert les vertus de la laïcité pour la religion ou la philosophie c'est à dire ça n'est pas parce que vous ne croyez pas la même chose que moi que je vous dénie la qualité d'être un citoyen français eh bien je suis persuadé que cet effort de laïcité on doit le faire aussi en politique vous êtes ça n'est pas parce qu'il ya des gens qui ne croient pas la même chose que moi que je peux leur dénier le droit d'être françois bayrou vous êtes allé très loin dans
cette laïcité peu d'entre vous l'ont fait dans cette partie là du spectre politique avec marine le pen vous avez offert votre parrainage en 2022 pour la présidentielle dans cet esprit là en disant tout le monde doit pouvoir participer vous aviez parlé d'une banque de la démocratie est ce qu'il en reste quelque chose franchement est ce qu'elle vous reste reconnaissante est ce que ça va compter
dans la donne politique vous n'allez pas me croire si je vous le dis mais je vous dis les choses même si vous croyez que j'ai fait ça n'ont dit pas ça mais le résultat de ça le résultat de ça vous croyez
que vous avez un lien disons avec madame le pen qui différencie de ce que par exemple
était le direct madame monsieur barnier si vous croyez qu'une décision aussi lourde de conséquences que de proposer une banque de la démocratie est une banque des signatures pour l'élection présidentielle alors que cette candidate qui allait réunir un score de 40% des voix au deuxième tour était menacée de ne pas pouvoir participer à cette élection mais avouez que c'est quand même très
différent du front républicain qu'on a vu aux dernières législatives pas du tout ah bah si pas du tout enfin entre dire que quelqu'un est un danger c'est ça le front républicain est un danger pour la démocratie libérale et dire il faut qu'ils participent pas dire les deux à la fois ça
fait beaucoup vous vous trompez de sur toute la ligne 1 de jean-luc mélenchon je suis en désaccord radical avec son approche et quelle est son approche il l'a très bien expliqué conflictualiser tout conflictualiser c'est à dire vous prenez tous les problèmes du pays et vous faites de tous une guerre parce que à terme ça favorisera la révolution une révolution je redoute beaucoup les est ce que je peux vous provoquer françois bayrou est ce que je peux vous provoque non il n'avait pas laissé finir alors je vous laisse finir et je vous provoque allez-y jean-luc mélenchon je suis en désaccord radical avec lui est ce que pour autant je veux l'interdire de vie politique je suis en désaccord radical sur le moyen-orient sur vraiment est ce que je je pense de mon droit de l'interdire de la vie politique vous vous trompez sur toute la ligne je pense que la lutte contre les extrêmes si le mot de lutte est adapté en tout cas le combat contre les extrêmes le fait que on refuse de leur céder le terrain je pense que ce combat là il ne peut être conduit qu'en montrant que on n'est pas soi même
dans la violence monsieur le premier ministre je me rappelle françois mitterrand qui citait souvent un texte de monter l'ancancrétisme et alternance et qui avait une forme de gourmandise pour les extrêmes il avait eu des gens des amis très à droite d'extrême droite même et il avait fait entrer les communistes au gouvernement les deux choses hein est ce qu'il ya quelque chose vous voyez
est ce qu'il ya quelque chose de ça chez vous en même temps est ce qu'il ya quelque chose de ça chez vous j'ai comme lui beaucoup pensé à la france j'ai comme lui beaucoup pensé à la france sous la bord de l'histoire de la france et je pense à la france sous la bord de du respect que j'ai pour les citoyens français quels qu'ils soient je combats les idées je combats encore davantage les arrière pensée je n'ai jamais manqué une seule une seule fois ce combat là j'ai participé au front républicain parce qu'on était sur le point de voir un des deux extrêmes l'extrême droite prendre le
pouvoir et pour moi ce n'est pas acceptable alors application de ce raisonnement la situation présente 31 mars marine le pen affronte une échéance extrêmement importante ont été requis contre elle l'inéligibilité exécution provisoire de la prison vous aviez été accusé dans une affaire d'assistants parlementaires elle n'est pas tout à fait semblable enfin elle est comparable on peut dire ça oui comparable est ce que ce serait accusation est comparable vous l'avez très mal ressenti et vous avez souvent dit que ça a été une épreuve très dure notamment pour les personnes chères qui sont décédés depuis lors oui est ce que ce serait une erreur que marine le pen une erreur politique qu'elle soit
déclarée inéligible la responsabilité du gouvernement ne peut pas porter sur la justice mais je pense que le il est très dérangeant que des jugements soient prononcés sans qu'on puisse faire appel et et deuxièmement je considère que cette accusation là c'est à dire l'idée que le l'aide que le parlement européen mobilise pour aider les parlementaires européens à faire leur travail il est une accusation injuste que de penser que le parti politique ne les aide pas parti politique ça fait élire un député européen puisque c'est sur une liste c'est lui qui les choisit ça les aide à défendre leurs idées surtout quand ils sont minoritaires une position claire et en fait la défense et enfin troisièmement c'est le seul vecteur pour les faire réélire et donc j'ai j'ai toujours considéré tout en prouvant que nous n'étions pas que je n'étais pas avec nombre de mes amis certains ont été condamnés injustement et ils feront appel je mais je ne trouve pas que ça soit juste c'est
clair abordons la question frontalement la question un jour des ministres rennes peuvent-ils siéger dans un gouvernement d'union je rappelle françois mitterrand il l'a fait avec des communistes à une époque où les missiles union soviétique qui payait les soviétiques qui payaient qui donnait le cash au parti communiste français c'est quand même quelque chose sont entrés au gouvernement est ce qu'un jour d rn peuvent entrer dans un gouvernement d'union par exemple avec des modems par exemple
avec des lr je ne le crois pas parce que les idées fondamentales ce qu'on appelle les valeurs on
le voit en italie mélanie on le voit même aux pays bas les libéraux gouverne avec ville d'air ça
commence à bouger oui qu'on s'en réjouit ce qu'on le déplore oui mais c'est pas mon idée jamais mon idée que et que l'union est nécessaire mais à condition qu'elle respecte un certain nombre de principes communs voyez j'emploie pas le mot de valeur parce qu'il m'énerve l'utilisation à tout bout de champ du mot de valeur je le trouve un peu dévalué donc mais je très précisément je pense qu'un gouvernement ne peut être formé que de personnes qui partagent qui ont en commun les principes qui les font vivre ensemble et vous voyez ça n'est pas le cas ni avec le rassemblement national ni avec
le françois bayrou vous aimez la conversation ça me fera parce qu'on avait en ordre j'ai mes feuilles en désordre parce qu'on avait un ordre en ordre vous savez chapitré ne respectez pas le laissé laissez-vous aller les journalistes en scolaire vous savez c'est un peu comme ça allez alors mon instinct m'amène un peu aux impôts parce que là quand même on peut pas dire alors franchement c'est le désordre vous dérâpez il faut travailler quand même il faut travailler françois bayrou ne peut pas seulement se faire plaisir parlons des impôts parce que ça c'est un peu plus tout un peu plus douloureux il ya beaucoup de clarifications qu'on attend de votre part ce soir d'abord oui ou non est ce que les on peut s'engager à ce que les ménages français je parlais des ménages un n'auront pas d'impôts nouveaux en 2025 oui est ce que c'est valable aussi pour 2026 on sait souvent que le diable se cache dans les détails comme on disait à l'école religieuse chez vous darus roche bas oui françois bayrou j'ai
franchement j'ai suffisamment de mal à établir et à faire voter le budget 2025 sans que vous me demandiez des engagements sur le budget 2026 d'abord je vous remercie parce que ça veut dire que vous considérez que le gouvernement vous allez durer vous offre la durée oui on est généreux des plages de temps qui lui permettent d'agir mais franchement je crois alors je vous dire quelque chose que qui compte beaucoup pour moi je crois que le budget 2026 devrait être très différent du budget 2025 parce que je compte bien que nous allons ensemble construire une action publique de l'état qui sera très différente de la situation que nous avons aujourd'hui je pense qu'il faut que nous reprenions comme sur une page blanche les politiques publiques que nous adoptons et que nous examinions les moyens que nous y mettons alors attendez avant de me dire si comme ça ça
ne marchera pas restons un peu sur 2025 quand même parce que là vous nous parlez c'est vous qui vous faites des reproches à vous même alors allons-y et on a dit donc pas de nouveaux impôts pour les ménages 26 pas d'engagement qu'est ce qu'il en est des contributions exceptionnelles de des très
hauts revenus d'abord très haut revenu c'est combien je sais pas ce que fixera la commission
mixte paritaire bon admettons 250 mille c'était ce que par personne et par an c'est ce qui était précédemment c'est des revenus fixés est-ce que cet impôt là quoi qu'il en soit sera maintenu est ce que
c'est votre souhait en tout cas c'est c'est un impôt qui a été défini comme un impôt momentané pour
la situation de crise une année je crois qu'ils avaient dit deux ans vous avez reculé un moment c'est ça je n'ai rien reculé du tout c'est la commission c'était fixé et la commission va dire ce qu'il en est les la contribution des très grandes entreprises qui ont un chiffre d'affaires au delà d'un milliard là aussi si j'ai bien compris à l'idée de le réduire à un an est ce que ça c'est maintenu aussi
oui c'est cette contribution est maintenue et elle est on va voir ce que dira la commission mixte paritaire
mais elle est d'une année est ce que ça n'est pas une erreur de frapper là on parle au moins d'entreprises qui marchent en france tout à l'heure vous faisiez vous ironisiez vous même sur les agences et sur ce désordre des agences dont on sait pas très bien ce qu'elles font là on a des entreprises qui marchent qui tiennent leur compte contrairement pardon à bercy qui n'a même pas su prévoir son déficit qui est passé de 4 4 à 6 en quelques mois franchement je me mettais pas mal avec plus des gens que je ne le suis sérieusement on se dit que l'argent est mieux là et produisera plus de richesse nationale que dans les mains de l'état pour l'instant exactement ce que je pense pensez ce
que je pense c'est que toujours frapper l'entreprise est toujours frappé ce qu'on appelle les grandes entreprises c'est se tromper de cible je pense que les grandes entreprises c'est très souvent les entreprises qui réussissent qui exportent et donc ils sont à la pointe de ce que nous savons faire de mieux les français et et dire c'est c'est un scandale et elles doivent payer je trouve que c'est très mal pensé et donc je n'ai pas envie d'en faire la règle la france est elle revanche en revanche oui il ya quelque chose à quoi il faut qu'on regarde de près c'est le les fraudes fiscales ou en tout cas les abus fiscaux le fait qu'on se serve d'un certain nombre de règlements pour ne pas payer d'impôts ou pour payer moins d'impôts que ce qu'on devrait payer et notamment quand on a beaucoup de moyens il ya là quelque chose qui n'est pas acceptable votre regard sur la richesse de toute fraude toute fraude est à pour chasser et à l'accord votre nom on est d'accord mais qui n'est pas d'accord mais mais ça ne se fait
pas qui votre regard sur la richesse en france là on avait la discussion hier début de discussion avec votre ministre de l'économie des finances bernard arnaud qui est un investiture parme de donald trump
est ce que pour vous c'est un motif de fierté en tout cas j'ai une position très simple moi ce qui me gêne c'est pas la richesse et la pauvreté donc tant mieux s'il ya des riches si vous savez ce que je crois profondément c'est que l'argent ça ne fait pas le bonheur contrairement à ce qu'on croit je pense que que ça n'est pas si évident et d'avoir créé une entreprise française qui porte l'image de la france ce que monsieur arnaud a fait je trouve que que en tout cas ça ne mérite pas d'être ciblé mais autre chose et de faire que il n'y ait pas d'abus je pense que l'argent ne peut pas diriger tout et je vais aller un tout petit peu plus loin l'argent ne peut pas diriger les consciences et donc il est il est très important que nous ayons des règles par exemple de pluralisme qui garantissent que le l'information ou la culture puisse se développer dans le pluralisme et pas uniquement être soumis à l'argent c'est le plus précis vous pensez que monsieur musc alors l'exemple monsieur musc pour ce que j'en vois et pour ce que je pense il est dangereux pour vous en tout cas il crée une menace sur les démocraties grâce aux moyens immenses qui sont les siens sans mesure puisque c'est maintenant monsieur arnaud ayant été détrôné c'est monsieur musc qui est la première fortune du monde mais beaucoup plus de milliards oui ça change tous les ans alors bien parti pour rester en 1 peut-être on pourra en dire un mot dans une seconde parce qu'il s'est passé aujourd'hui quelque chose d'absolument inouï mais je pense que l'argent ne doit pas vous donner le droit de diriger les consciences voilà il s'est passé quelque chose aujourd'hui qui précisément concerne monsieur musc et les autres un événement inimaginable hier encore hier 26 janvier aujourd'hui on est le 27 il s'est passé un événement incroyable c'est que dans ce domaine de l'intelligence artificielle qu'on croyait entièrement dominée par les états unis et qu'on croyait absolument dominée par les centaines de milliards qu'on y investissait 500 milliards chez eux qui seront levés il ya une entreprise chinoise qui avec 5 millions millions entre un million et un milliard c'est x 1000 avec 5 millions et avec des puces des circuits électroniques classiques on dira a obtenu semble-t-il ça a été annoncé aujourd'hui un résultat des performances plus importantes que tchad gpt bon espoir pour l'europe on se dit là que l'un possible peut-être régalé non mais vous avez l'air de dire ça en souriant il faut une minute qu'on s'y arrête on est menacé de domination la chine au mois de décembre c'est à dire il ya quinze jours a passé le cap des biens des mille milliards d'excédents commerciales de bénéfices commerciales domination incroyable les états unis ont lancé des centaines de milliards comme vous l'indiquiez pour gagner la technologie les chercheurs pour que ils deviennent non seulement incontournable mais dominants dans toutes les situations et on croyait jusqu'à hier que l'europe n'avait aucune chance puis on vient de découvrir que avec des mises de fonds modestes l'intelligence humaine était capable d'aller plus loin que l'intelligence artificielle on verra si si on ne regarde pas ça en face avec une conviction qui est très simple qui est réveillez vous les européens et les français réveillez vous nous avons les chercheurs en intelligence artificielle les plus reconnus de la planète aux états unis
actuellement vous voyez comment aux états unis parce qu'on les paye et voilà et bien que on se ressaisissent mais est-ce que ça ne dit pas est-ce que ça ne dit pas l'apologues que vous venez de décrire le grand problème c'est à dire on a plein de bonnes idées mais la puissance économique est en train de monter aux états unis pendant qu'elle est en train de reculer ici notamment notamment pour le poids des retraites venons-y s'il vous plaît françois bayrou la grande affaire de notre génération j'aimerais partir de votre équation c'est vous qui l'avez donné lors de la dpg cette équation vertigineuse 380 milliards de recettes 325 milliards de cotisations manque 380 milliards de pensions de pensions versé et manque donc 55 milliards dont 45 milliards empruntés quand on se voit quand on voit un tel vertige vous avez ouvert une conclave bravo tout à l'heure sur ce plateau les commentateurs vous félicitaient ils disaient c'est bien c'est le dialogue social mais est ce qu'il ya un autre sens possible économiquement que d'aller de l'avant vers
les 64 ans quand on regarde ça c'est pas les 64 ans qui me choque travailler plus travailler plus c'est une nécessité il n'y a aucun moyen de s'en sortir ni pour le niveau de vie ni pour la production du pays que d'avoir de plus en plus de gens qui travaillent et de plus en plus de gens qui travaillent quand ils sont seniors la question c'est il faut qu'ils le choisissent et je suis persuadé qu'il existe des des accords qui peuvent faire qu' il y ait incitation pour ceux qui le
veulent à travailler plus on est dans une certaine pardon mais c'est un peu en compte regardez les chiffres on parait pas comparé avec les états unis les heures travaillées par an aux états unis 835 heures 835 heures par an france 664 ce sont deux mondes on voit bien que ça suffit pas de dire allez les gars si vous avez envie de travailler un peu plus c'est autre chose c'est une culture du travail c'est une logique je dis pas qu'on est plus heureux là-bas pas qu'on est plus heureux mais
le résultat économique est différent pardon de vous dire ça vous mélangez tout parce que 660 heures comme vous le savez c'est 1600 heures par an 1607 heures par an que que le travail représente pour un salarié dans notre pays ce que vous expliquez c'est qu'il ya pas assez de gens au travail parce que on n'a pas créé assez d'emplois si nous avions le taux d'emploi de nos voisins il y aurait à l'heure actuelle pas de problème de financement des retraites si nous avions la production de la productivité la capacité du pays par personne à produire nous n'aurions pas de problème de financement des retraites et si nous avions le taux d'emploi des seniors comparable aux autres pays eh bien il n'y aurait pas de problème de financement des retraites sur la question précise je vous prends au passage et je je vous saisis pour que vous ne vous échappiez pas même si vous avez envie de vous échapper vous voyez vous êtes en train de décrire la situation que je crois vrai que d'autres organisations du travail d'autres créations d'emplois et d'autres progrès de la productivité peuvent faire que nous ne soyons plus devant ce mur de dette que les retraites représentent je suis persuadé qu'on peut y arriver et qu'on peut alors je suis persuadé j'espère qu'on peut y arriver par des accords qui feront que il y aura plus de départ à la carte je pars plus tôt avec moins je pars plus tard avec plus vous espérez que ça sorte de cette côte de ce conclave j'espère que c'est les les ce cette concertation sociale qu'on a lancé qui est tout à fait unique parce que on est devant une situation que tout le monde dénonce à l'envie et tout d'un coup il y a les bonnes volontés syndicales et d'entreprises qui disent après tout on pourrait peut-être discuter c'est tout à fait
nouveau dans notre pays répondez quand même à l'objection vous savez que tellement de gens la font ils gagnent du temps c'est à dire au fond vous avez critiqué les prédécesseurs avec raison tous ceux qui ont dit allez les enfants paieront est-ce que vous n'êtes pas en train de faire la même chose c'est à dire je finis je fais exactement le contraire est-ce que vous n'êtes pas en train de gagner du temps parce que vous avez besoin de temps non rester etc non en disant allez même si on ne règne pas cette même si on recule sur cette réforme des retraites au moins je resterai premier ministre je pense qu'il ne faut pas reculer et je vous signale ce sera forcément un compromis ce sera
reculade non en aucune manière c'est parce que vous avez cette vision complètement dépassée de la situation par ma vision du président de la république a été élu réélu qui a dit que c'était la réforme historique sur laquelle il ne fallait pas revenir c'est une réforme historique mais peut-être la définition de cette réforme son organisation la manière dont elle a été présentée dans l'urgence ou conçue par des gens qui étaient tous de bonne volonté mais simplement je pense qu'il ya mieux à faire alors je décris la situation comme elle était j'ai été pas seul beaucoup de gens qui étaient là la madeleine qui tout à l'heure était là et puis la cfdt qui qui s'exprime souvent sur votre plateau était favorable à la retraite à points qu'est ce que c'est la retraite à points c'est une retraite plus souple à la carte où chacun peut aménager son temps de travail de manière à la fois à équilibrer les régimes de retraite et à garantir sa vie personne est ce que une piste ce
sont les dérogations pour la pénibilité est ce que là c'est à dire que la pénibilité par carrière par métier même on peut descendre un certain niveau de précision c'est une piste de compromis où là on va
sortir au moins par le haut je crois que oui je pense que c'est pas la même chose de partir à 64 ou 65 ou 66 ans comme on veut alors qu'on a un métier qui a été préservé qui n'est pas une usure physique et être je pense toujours à ça quand je vois les hommes c'est souvent des hommes qui dans notre pays sont sur les trottoirs en train d'étaler à la taloche le bitume brûlant et à respirer les vapeurs du bitume brûlant ou qui sont couvreurs sur les toits ou qui portent des charges ou qui sont dans des métiers nerveusement usant c'est pas la même chose à l'arrivée est ce que vous avez quand même un âge
de référence tout ce que vous dites est frappé au coin du bon sens et toute personne de bon sens vous suivra mais à l'arrivée il faut bien un âge de référence on voit autour de nous en europe la plupart des pays sont au dessus 67 66 65 il faut bien articuler un âge de référence quel est-il pour
vous je ne crois pas moi que ça se résume à un âge de référence je crois que ça se résume à une question qui est la question de l'équilibre financier possible du régime de retraite et donc la question c'est le nombre de personnes au travail ça c'est la question et le nombre de personnes au travail que nous avons en france aujourd'hui parce qu'on est mal organisé ou parce qu'on n'a pas pensé à aider à encourager à inciter ce nombre de personnes au travail est trop faible et donc je crois mais alors de toute ma certitude je crois qu'il y a d'autres types d'organisation possible encore une fois ça avait été décrit par ceux innombrables qui étaient pour la retraite par points depuis les libéraux jusqu'à la cfdt et peut-être au delà je ne crois pas qu'on arrivera à la retraite par points là maintenant parce que c'est c'est trop c'est trop bloqué mais je pense que
c'est une piste pour l'avenir travailler plus la piste des sept heures de travail supplémentaires par an non rémunérés pour financer la protection sociale on a c'est intéressant ce soir de vous voir fermer ouvrir des portes comme je le disais tout à l'heure on a bien compris que c'est une hypothèse de travail je vais pas vous enfermer dans un temps et ça se fera ou non mais vous même est ce que vous y êtes favorable ou non moi même je pense que le travail doit être payé donc c'est pas une bonne idée donc
je j'écoute ça a été une proposition parlementaire j'écoute et je suis prêt à discuter il y aura discussion au sein de la cmp et on comprend que c'est une règle simple tout travail mérite salaire on n'y est pas et je pense qu'il est qu'il est bien que les gens puissent travailler plus notamment s'ils le choisissent et qu'il faut le fall ici le facilité mais le travail ne doit pas être gratuit je pense
que ceux qui travaillent ont droit à un salaire est ce que ça montre à quel point on est désespéré quand on en est à gratter comme ça pardon mais quand on lit ça quand on met sur le papier dix minutes de plus par semaine deux minutes par jour tout ça paraît tellement dérisoire je vois des sourires autour de moi parce qu'effectivement un gouvernement qui en est à gratter ce n'est pas un gouvernement qui en est là oui mais enfin c'est quand même votre ministre qui l'a exprimé et discussion bien sûr mais parlementaire on voit tout à l'heure tout à l'heure sur ce plateau on comparait à ce qui se passe dans d'autres pays du monde avec des milleilles alors là c'est l'autre extrême qui dit à fouera etc qui parle de taille de coupe claire dans l'état et là on en est à dire on va bouger de deux minutes par
jour vous voyez que je n'en suis pas là vous voyez que c'est pas ce que je défends au moins donnez moi acte comme on dit je vous le donne je vous donne le point je pense que le travail doit être payé je pense qu'on ne travaille pas on n'est pas assez nombreux au travail c'est un pays qui s'est
déshabitué de mais le travail doit être payé quel est votre regard plus général sur les retraités d'abord est ce que définitivement l'idée est enterré j'ai cru comprendre que c'était le cas mais de votre bouche c'est un autre poids de taxer davantage ou d'avoir une cotisation une contribution exceptionnelle des retraités au dessus d'un certain seuil les plus les plus les ceux qui ont les
meilleurs revenus oui mais au dessus d'un certain seuil vous verrez que le seuil dans l'esprit de ceux qui décident ça est assez bas oui 2000 euros j'ai entendu oui si vous trouvez que 2000 euros c'est la richesse moi je j'ai eu beaucoup de controverses sur ce sujet vous a choqué et mais pour moi c'est c'est la retraite de beaucoup de nos contemporains pas tous mais de beaucoup et quand il ya des retraites trop basse il ya une chose qui a été faite depuis l'élection du président de la république c'est qu'on a remonté les petites retraites le seuil des petites retraites a été remonté de manière inédite ça s'était jamais fait avant avec cette avec cette puissance là et on a eu raison de
le faire est ce que ça montre que le système est arrivé au bout le président de la république avait choqué avec sa fameuse formule le pognon de dingue mais la formule n'était pas mauvaise si on écoutait ce qu'il disait ensuite parce qu'il disait pognon de dingue par rapport à l'effort social on l'a dit tout à l'heure la france est une championne en matière d'aides sociales et pourtant on en est à à ratiociner sur des petites retraites effectivement 2000 euros est ce qu'effectivement le
système social français est arrivé à une limite j'ai été l'autre jour sur sur une autre chaîne interpellé je parlais de la cfdt là je vais parler de la cgt la secrétaire général de la cgt m'interpellé à à distance et elle a dit mais enfin vous vous rendez compte ce pays il n'y a rien qui marche l'éducation ça marche pas la santé ça marche pas la justice ça marche pas la police ça marche pas
ça marche pas tous les services publics ça marche pas faire tant d'efforts pour avoir autant de
retraités paupérisés c'est pas bien c'est exactement la question qui est posée nous sommes le pays du monde qui prélève le plus sur l'activité nous sommes le pays du monde qui fait le plus de dépenses publiques et pourtant aucun de nos services publics ne marche de l'aveu même de ceux qui en sont les utilisateurs et les acteurs qu'est ce que ça veut dire ça veut dire qu'il faut qu'on reconstruise et il faut qu'on reconstruise sur des principes nouveaux c'est très difficile je vous dis pas que je vais faire ça en trois mois je ne cherche pas à gagner du temps je vous assure ne ne prenez pas votre regard vous n'êtes pas accusé françois bayrou non je suis pas accusé j'ai pas l'intention de l'être d'aucune manière et pas de vous accuser non plus mais vous voyez bien la question un pays qui consacre autant de ses ressources
aux services publics et aux assurances sociales comment en sortir est ce que un jour la france aura son moment schroder ça a existé en allemagne en allemagne un chancelier à peu près centriste social-démocrate mais là c'est vraiment très très doux comme social-démocratie et l'homme qui a fait reculer qui a fait maigrir l'état maigrir vraiment maigrir assez durement qui a créé beaucoup d'auto entrepreneur pas très bien payé mais en poussant au dynamisme qui a diminué les impôts est ce que c'est tabou en france on voit bien quand on demande allez-y donner des chiffres précis tout le monde
recule excusez moi pour moi il n'y a rien de tabou si l'on prend conscience ensemble de la gravité des déséquilibres créés du fait que nous sommes un pays en danger et un pays on est en danger de pauvreté croissante parce que ce qui a fait notre fierté l'industrie l'agriculture la production la production intellectuelle ce qui a fait notre fierté est en crise à peu près dans tous les domaines il ya bien des raisons à tout ça et ça ne peut se penser que si l'on garde à la fois l'idée d'un contrat social qui fait que tout le monde est un filet de sécurité et que tout le monde a une chance vous m'aviez promis de parler d'éducation vous ne l'avez pas fait un mot encore un mot encore sur l'art si on garde ça alors je crois qu'on peut reconstruire en cherchant la meilleure comment je peux dire le meilleur déploiement possible le meilleur avenir possible pour un pays qui retrouve ce qui nous manque
tellement c'est à dire l'optimisme on comprend bien l'optimisme la croissance il faut ça c'est la seule magie comme pour paraphraser ronsard mais il ya il ya quand même une nécessité de trouver 53 milliards les personnes retraitées les boomers génération dont je suis je ne vous êtes un peu voilà ceux qui ont été dans les moins que vous naturellement dans les trente glorieuses et leur effet de traîne ont dit beaucoup avec raison pas tous on vient de parler de ceux qui sont paupérisés mais une partie ont plus d'argent que les plus jeunes générations est ce qu'il ya une logique à aller
chercher là un peu plus d'efforts vous voyez très bien ce que ce que ce qu'on risque de faire vous avez une société qui a déjà des problèmes formidables et vous voulez insécuriser tout le monde y compris les retraités peut-être un jour faudra qu'on pose ce type de questions mais je n'ai pas envie que cette émission fasse passer dans la tête de tous ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui ont des pensions de retraite j'ai pas envie qu'on leur fasse passer que on va vous cibler et c'est vous qui allez payer tout ça je ne crois pas ça je pense que nos problèmes le premier de nos problèmes c'est que nous ne produisons pas assez nous ne nous n'avons pas assez d'emplois je l'ai déjà dit nous n'avons pas assez de deux capacités agricoles industrielle intellectuelle nous ne nous ne valorisons pas ce que nous sommes et tout le but qui est le mien c'est que on sorte de la dépression générale on sorte de de cet abattement dans lequel on se trouve et qu'on trouve des raisons d'y croire parce qu'il y a plein de raisons d'y croire je disais à l'instant si vraiment nous avons ce qui est la vérité de prouver les meilleurs ingénieurs capables dans le numérique de trouver l'intelligence artificielle dont tout le monde dit voilà la clé pour l'avenir est ce que vous croyez que ça signifie que nous sommes un pays qui
est fichu est-ce que je ne le vois pas est-ce que quelque chose de l'optimisme américain là vous inspire on a compris tout à l'heure vous n'aimiez pas et le musk c'est votre temps mais je suis pour
l'optimisme bernet je suis pour l'optimisme français c'est très bien eu pour l'optimisme gaulois et je suis pour l'optimisme européen je n'ai pas besoin d'aller chercher en somme d'optimisme vous avez
tout à fait raison mais on voit bien cette espèce d'énergie jusque dans sa brutalité l'absence totale de tabou cette idée que une religion une culture une économie si elle ne si elle ne progresse pas recule aller sur mars dépenser les crypto monnaie même au prix de certains conflits d'intérêts est ce que vous dites c'est entièrement mauvais ou quand même une part de vous dit chapeau trump chapeau musk d'avoir cette énergie là alors qu'en europe je comme vous le disiez tout à l'heure on est content avec notre petit 1% de croissance assez bien on n'est pas content je ne suis pas content ou le
sens je pense que l'europe est en danger parce que précisément elle ne progresse pas et que les européens ne croient pas qu'ils puissent progresser et je répondrai tout à l'heure à la question que vous aviez posé avant et vous êtes échappé avant que je puisse apporter la réponse sur quoi je je vous trouve les commentateurs en général pardon ne prenez pas ça pour une attaque personnelle je trouve que vous êtes devant trump et devant musk comme le petit oiseau devant le serpent dans le livre de la jungle vous
êtes hypnotisé et ce sont vous au contraire on s'est beaucoup trompé on disait rappelez vous on disait reagan est un fasciste on disait jamais on a beaucoup dit les commentateurs ont beaucoup dit
en fait reagan a été courageux mais les commentateurs oui mais les acteurs moins et donc je n'ai je n'ai pas pas du tout l'intention de me laisser enfermer dans vos cadres là françois bayrou et l'éducation et vous essayez de vous au sens générique je parle pas de vous personnellement et si on se mettait à regarder nos capacités à nous plutôt que d'être fasciné par le trumpisme le mosquisme le je sais pas quoi d'autre qui vient de l'autre côté monsieur le premier ministre comme ça parlons et puis la guerre on passe son temps à regarder de l'autre côté moi je crois que nos richesses elles sont en nous elles sont principalement en nous français si nous si nous sommes capables de
tout reprendre monsieur le premier ministre vous êtes un phénomène dans la vie politique simplement déjà parce que vous avez survécu alors oui vous êtes cultivé à une époque où il ya beaucoup de politiciens ou trois livres beaucoup d'hommes et femmes politiques dont on sent bien que c'est quasi écrit par mckinsey ou par des publicitaires qui leur font des qui leur font des formules l'éducation vous incarnez par toutes les fibres l'éducation dans ce cas là de classique vous pouvez citer des vers latins je vous ai cité là le début de l'iliade comme le début de l'énéide comme peu toute cette culture là c'est en grande partie perdu est ce que c'est une douleur est ce qu'il y a une forme de rétablissement de la culture et de l'éducation classique possible en france est ce que
c'est une douleur oui et je ne suis pas tout seul on est des milliers en france à considérer qu'avoir perdu cette culture parce qu'elle est en partie perdu en grande partie perdu c'est une perte de chance pour le pays et pour ceux de ses enfants qui viennent de loin je parle jamais d'éducation sans penser à ceux qui viennent des milieux d'où je suis d'où je viens c'est à dire des villages loin dans les pyrénées et des milieux qui n'avaient ni pouvoir ni influence ni richesse et simplement qui par les livres ont découvert que le monde pouvait s'ouvrir pardon j'en parle avec émotion pourquoi parce que qui est ce qui souffre de ça pas les enfants des milieux favorisés les enfants des milieux favorisés ils ont les codes ils savent comment on se comporte ils ont les relations de leur famille je leur reproche pas mais c'est la vérité regardez comme le monde des pouvoirs en vent qui était ouvert autrefois se trouve aujourd'hui refermé regardez comme les grandes écoles certaines des grandes écoles dans lesquelles on pouvait entrer quand on venait de loin sont aujourd'hui refermés parce que il ya un problème de d'organisation de l'éducation alors je vais vous dire les choses précises qui sont pour moi très importantes et qui sont urgentes et qui sont très difficiles et j'en ai parlé avec avec la ministre d'état naturellement un le plus urgent de tout faut qu'on parte à la reconquête de l'écrit c'est le vous en êtes c'est le monde de l'image qui aujourd'hui a envahi la totalité de du champ intellectuel de la culture des on a besoin de reconquérir l'écrit tous les jeunes maîtres de conférences qui sont en première année d'université ils décrivent un monde dans lequel l'orthographe recule tous tous de l'orthographe le la capacité à écrire trois paragraphes convenablement je dis pas absolument sans faute comment ça se remonte comment ça se remonte ça et bien je vais vous dire ce que je crois je l'ai dit à la ministre ce que je crois c'est qu'il faut faire de l'écrit à l'école tous les jours et même dans tous les cours enfin on n'est pas obligé de faire ça en français mais le prof d'histoire il peut faire deux paragraphes tous les jours écrire une pensée construite tous les jours et crée la rentrée pensée en forme si j'osais je dirais même la graphie la le l'écriture au sens
physique du terme former les lettres tout ceci a complètement disparu ce sera concrètement nommé pour être très précis ce sera à la prochaine rentrée au programme je vais suggérer et défendre
ça et peut-être certains diront c'est réac moi je dis c'est pas réac c'est progressiste c'est le progressisme le plus grand des instituteurs de la cinquième république enfin et des noms et des
précédentes républiques surtout les instituteurs de la troisième république est ce qu'il ya un danger sur l'école aujourd'hui commémoration d'auschwitz la libération d'auschwitz 27 janvier des images très fortes nous avons diffusé ici sur lci tout à l'heure bruno retaillot sur notre antenne il ya quelques jours disait cette chose vertigineuse ça n'empêche évidemment pas de parler aussi des atrocités à gaza et d'autres questions de la colonisation mais il disait beaucoup d'enseignants ont peur d'enseigner la shoah ça paraît inouï dans la france dans la république française en 2025 parce que ça provoque des réactions confère charlie hebdo confère ce genre de phénomène est ce que vous
êtes déterminé à imposer que cela change je suis déterminé à dire que l'histoire ce sont des faits c'est pas des opinions on s'est laissé entraîner à considérer que ces grands événements terrifiants anti humains puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de l'ouverture d'auschwitz du fait que les armées en entrant les armées je sais même pas si elles savaient ce qu'elles allaient découvrir ces armées là ont tout d'un coup ouvert les portes de l'univers le plus atroce d'écrasement de la personne humaine qu'on pouvait imaginer ce n'est pas une opinion c'est pas mon opinion c'est un fait et d'être entré dans un monde où l'on confond les faits et les opinions il paraît qu'il ya des gens qui croient que la terre est plate ouais que la terre soit une est la terre c'est pas une opinion françois bayron fait
j'aimerais vous entendre un peu sur la situation que nous vivons tout à fait atypique vous jouez maintenant un rôle tout à fait atypique vous utilisez ce terme de co responsabilité il ya eu la cinquième république version classique avec un président qui a sa majorité forte d'ailleurs il y avait aussi d'ailleurs le chef dont il est le chef deuxième cas de figure la cohabitation et on vit là des heures tout à fait inédite vous dites co responsabilité est ce que ça veut dire vous
êtes l'égal du présent public non je je je n'ai pas ce genre de revendications mais je vais vous dire exactement ce que je dis en décrivant c'est ces trois solutions possibles pour l'actuel quand le président de l'histoire mais l'actuel quand le président de la république a une majorité à lui notamment après son élection alors c'est normal qu'il ait un rapport de d'influence très fort sur le gouvernement est ce que vous espérez que ça revienne en 2027 est ce que c'est le but d'y revenir on verra 2027 ça dépend vous dites est ce que vous espérez ça dépend qui est élu président de la république ah tiens il ya des présidents de la république dont je pourrais espérer qu'ils aient de l'influencé et des présidents de la république dont je souhaite qu'il n'en est pas non reparleront je vais se continuer voyez ce que ce que bon deuxième solution le président de la république se trouve avec une majorité contre lui oui c'est ce qu'on appelle la cohabitation c'est à dire une épreuve de force le la majorité parlementaire impose au président de la république de de prendre des décisions qui vont à l'encontre de ces de ses préférences troisième solution celle dans laquelle nous sommes aujourd'hui personne n'a gagné les élections personne n'a de majorité et personne ne peut imposer sa volonté à d'autres le parlement est redevenu le lieu du débat de la discussion des des affrontements on vote est ce qu'une part de vous s'en réjouit vous êtes ensemble vous avez
toujours défendu l'importance du parlant est ce qu'une part de vous s'en réjouis est ce que
d'une façon c'est pas que je m'en réjouis mais ça ne me gêne pas et donc cette situation je la décris comme de co responsabilité je connais très bien le président de la république il me connaît très bien et chacun d'entre nous lui à la place éminente qui est la sienne c'est le seul qui soit élu par le suffrage universel et moi la place qui est la mienne de 2 d'entraîneur du gouvernement de sélectionneur du gouvernement vous avez un rapport particulier vous avez beaucoup contribué à le faire
élire en 2017 incontestablement est ce qu'il est vrai que vous voyez par exemple oui toujours oui
pourquoi parce qu'il est président de la république et parce que nous n'avons pas le même âge on n'est pas de la même génération et puis parce que tout le monde ou à peu près je vais raconter une anecdote après et puis peut-être parce qu'il ya entre nous comme une forme de respect un peu différent de de la du copinage habituel mais quant au vouvoiement vous savez moi j'ai vécu j'ai bien connu jacques chirac jacques chirac il avait une technique extrêmement simple il se faisait tutoyer de tous ses adversaires et ses amis le vouvoyer peut-être c'est une marque d'amitié que d'avoir
ce rapport de respect est ce qu'il est vrai que vous vous êtes imposé vous avez dit un certain nombre de choses vous avez dit je l'ai convaincu ça veut bien dire que vous avez une certaine manière plaidé votre cause est ce que vous avez dû forcer le destin il est président de la république sa
responsabilité est de nommer le chef du gouvernement il a le droit d'hésiter entre plusieurs options et peut-être a-t-il hésité et peut-être ai-je saisie l'occasion de partager avec lui l'idée que je me faisais de la responsabilité de premier ministre et peut-être qu'il n'avait pas exactement la même donc vous l'avez convaincu non je dis pas ça parce que ça c'est votre présentation des choses je dis que j'ai défendu une certaine vision du gouvernement vous savez de nicolas sarkozy et d'autres présidents de la république son anniversaire demain avait dans l'idée de supprimer le premier ministre je me suis toujours opposé à cette idée dans les conversations que j'ai eu nombreuses avec le président de la république d'aujourd'hui sur ce sujet suis toujours opposé à cette idée j'ai toujours pensé qu'il fallait les deux responsabilités et que l'équilibre entre les deux responsabilités c'était la cinquième
république l'article 11 de la constitution fait que dans la possibilité d'un référendum possibilité ouverte par le président de la publique dans sa délocution de début d'année de nouvel an le gouvernement il faut lire le gouvernement joue le rôle important est ce que c'est une idée qui vous séduit c'est
pas le gouvernement joue un rôle important dans l'article 11 il ya deux possibilités de demander au président de la république un référendum la première possibilité c'est le gouvernement et la deuxième possibilité c'est les deux chambres votant dans les mêmes termes est ce que vous pourriez saisir la première possibilité oui sur quel sujet ah ça c'est formidable parce que dès que vous avez obtenu une réponse vous voudriez vous savez non je peux pas dire ça je pense que ça ne peut être sur la table attendait attendait je pense que ça ne peut être que vous avez le droit d'avoir des idées j'ai
le dos et j'ai toujours marché vous venez avec vos réponses je viens avec mes questions non c'est le contraire oui quand même quand même attendez l'immigration il ya quelques sujets qui dans
l'immigration ne peut pas constitutionnellement même pas par préférence ne peut pas être un sujet de référendum de gaulle avait un peu bousculé le conseil constitutionnel vous savez comme moi d'abord vous posez quelle question vous êtes pour ou contre l'immigration soumetté en texte vous croyez que c'est une question de référendum moi je ne le crois pas mais non
limite non à faire l'immigration c'est clair non pas possible dit-vous pas le champ du
référendum est très clairement défini par les institutions faut que ce soit l'organisation des pouvoirs publics économiques ou sociales est ce que la fin de vie la fin de vie qui
serait un sujet et on va parler de vos convictions puisque là dessus vous avez une conviction qui vous tient extrêmement à coeur serait un sujet de manière de tirer vers le haut le débat public parce que c'est un débat on avait la vie qu'on le veut là dessus noble franchement
je pense qu'il y aurait là un risque je ne dis pas que que ça ne puisse pas être saisi mais je pense qu'il y aurait un risque ce sont des sujets vous parlez de mes de mes positions sur ce sujet j'ai pris une décision en effet qui a provoqué des débats cette décision c'est de dire on a deux sujets qui vont être examinés par le parlement s'il ya deux sujets qui vont être examinés il faut pouvoir voter sur chacun de ces deux textes différemment si on en a envie pas pour retarder je ne retarderai pas je suis absolument décidé à ce que les deux questions puissent être
examinés par le parlement donc pour bien clarifier à ceux qui nous écoutent c'est la question des soins palliatifs d'un côté et c'est la question de l'assistance disons du droit à mourir dans la dignité telle qu'il est défini oui il serait
l'aide à mourir l'aide à mourir alors ce que je dis c'est que ça n'est pas la même question les soins palliatifs et dieu sait que tous nous vivons hélas cette expérience dans parmi nos nos proches les soins palliatifs pour moi ça n'est pas un droit c'est un devoir c'est à dire que toute notre société tout notre système de santé à le devoir de proposer à tous ceux qui sont malades à ce point l'assistance qui se résume en une phrase que jean léonetti l'auteur du premier texte avait prononcé que je trouve formidable il avait dit les soins palliatifs ça veut dire je ne te laisserai pas tout seul et je ne te laisserai pas souffrir et pour moi ça c'est un devoir imprescriptible on peut pas y échapper ça c'est le premier texte et un deuxième texte qui suscite des débats de conscience extrêmement fort est ce qu'il faut l'euthanasie ou le suicide assisté est ce que notre société doit l'organiser comme il existe en belgique en suisse des conditions un peu diverses mais enfin comme il existe ailleurs oui est ce qu'on doit l'organiser sur ce sujet là un très grand nombre de personnes ont des convictions chevillées au corps expliquez nous la vôtre
pardon françois bayrou sur sur l'antenne de tf1 document extrêmement fort d'audrey crespo mara qui interviewait charles biétri vous l'avez peut-être vu beaucoup ici sans doute on vu ce document tout à fait saisissant et poignant où charles biétri témoigne dans la situation où il est il lance un appel pour que le droit à mourir dans la dignité pour que la loi passe ça n'est pas votre avis pourquoi expliquer pourquoi d'où bien mais vraiment excusez-moi le il ya qu'on avait si c'est ma pensée non non je vous la pose alors je demande je
vous demande je n'ai votre avis vous savez le ce document là est un document bouleversant et il va y avoir un débat sur ce sujet mais je connais d'autres personnes atteinte de la même maladie exactement et qui sont d'un avis différent et même une des membres du gouvernement à son mari qui a eu la même maladie hélas et qui n'est pas du tout de ce sentiment là je dis que c'est un débat de conscience il ya des gens qui considèrent que ce droit doit être favorisé et d'autres qui considèrent que la vie est un prescriptible et d'autres qui considèrent qu'ils savent pas exactement où ils en sont si vous saviez le nombre de personnes depuis que j'ai annoncé cette décision le nombre de personnes qui m'ont dit je suis d'accord avec vous d'un bout à l'autre de l'échiquier politique du parti communiste jusque au rassemblement national en passant par tous les toutes les nuances et d'autres qui m'ont dit tu sais je suis content que tu aies dit ça parce que j'étais persuadé d'un côté et aujourd'hui je doute et je vais à l'aide de l'autre que le débat est lieu est ce que
c'est le chrétien en vous qui est influencé aussi par est ce que c'est la
conviction chrétienne qui compte c'est comme si on pouvait déraciner ce qu'on croit de ce qu'on est c'est impossible mais je crois que ma jeu je vais vous dire le plus profond de ce que j'ai qu'est ce qui influence le citoyen en moi c'est le père de famille que je suis et peut-être aussi le fils que que j'ai été le on touche là à quelque chose qui tient au sens de la vie à la vie et au sens de la vie et il ya des gens j'ai reçu des lettres bouleversantes une femme une dame m'a écrit en disant voilà j'ai une fille trisomique elle est tellement gentille que le jour où je vais partir je suis sûr que pour faire plaisir elle est capable de dire moi aussi je veux partir comme ma maman et vous parliez de la belgique on a apporté cette aide à mourir à des adolescents simplement parce qu'ils étaient mal dans leur peau et bien ceci tout ceci ceux qui disent c'est mon droit de choisir de mourir ils ont le droit de le dire et ceux qui disent
attention je vois là des risques ils ont le droit de le penser au sens françois bayroux c'est vraiment une conviction très forte en vous votre père est mort dans un accident alors vous étiez extrêmement jeune oui ça a été un événement fondateur pour vous est ce que ça compte dans cette réflexion
philosophique tout compte vous avez une vie dans cette vie il se produit beaucoup d'événements beaucoup des êtres que vous aimez vous sont arrachés et et ces êtres là ils vous façonnent j'ai souvent dit que pour moi la mort n'existait pas que je ne pardon de cette confidence elle est trop intime moi je ne crois pas que les morts soient morts voyez la présence des morts je crois la vie je crois que pardon parce que là je livre des convictions très trop trop franche je crois que la vie ne s'interrompt pas tout au long de tout au long de son cours et je crois que ceux qui sont de l'autre côté continuent à avoir avec nous quelque chose comme comme une relation je peux même vous dire je crois qu'ils influencent autant qu'ils peuvent notre vie et alors peut-être vous me prendrez pour un fou non nombreux me prendront pour un fou mais enfin en tout cas il ya des siècles et des siècles de spiritualité qui
pensent ça puis à des gens qui croient pas du tout c'est mieux comme au maire on fait l'appel des morts qu'est ce qui vous dit ce père qui est mort alors vous étiez si jeune il me dit fait ce
que tu peux ton boulot d'homme c'est de faire ce que tu peux comme dit-il j'ai fait ce que j'ai pu et je pense que la chaîne de la transmission c'est ceux qui font ce qu'ils peuvent qui passent le témoin à ceux qui feront ce qu'ils pourront pense que que notre devoir d'homme c'est ça notre
devoir d'homme au sens féminin masculin c'est d'être humain ça va yrou puisque vous parlons de choses personnelles j'aimerais quelques mots encore là dessus c'est ce que vous êtes d'où vous venez c'est pas indifférent vous avez été bègue mais bègue absolument et il ya beaucoup de témoignages de vos anciens condisciples qui disent voilà je rappelle certains disaient vous ne pouviez pas prononcer shakespeare pas seulement s'il s'il n'y avait eu que shakespeare que je pouvais pas
prononcer c'était une souffrance c'est dégueulasse oui vous êtes vous êtes un jeune garçon c'est plus souvent des garçons que des filles c'est presque toujours des garçons que des filles les filles c'est plus souvent anorexie c'est bizarre le les êtres humains il ya des il ya des deux cas un mais oui c'est dégueulasse parce que vous portez en vous tout cas moi je portais en moi des torrents de mots des espèces de geyser de deux choses que j'avais bêtement à dire et puis vous avez ce truc qui intervient et qui vous bloquent à la bouche ça vous rattrape parfois oui bien sûr mais on n'arrête jamais on n'arrête pas dans la déclaration politique géante cesse jamais non c'est pas ça mais on ne cesse jamais un jeu vous savez quelque chose pour vous même aussi darius l'enfant qu'on a été disparaît
jamais même vous c'est sûr et tout le monde ici un quel chemin parcouru 1 le bga naïe et matignon
oui alors c'est le métier d'homme c'est votre qu'est ce que c'est faire de la politique c'est accepter d'être citoyen c'est à dire accepter qu'on est en partie responsable aussi faible qu'on soit on est en partie responsable de ce qui se passe on n'est pas des spectateurs assis sur le bord de la route qui regarde les coureurs passés en disant pédale feignant françois bayrou j'ai vu ça assez souvent dans l'école des pyrénées le mec il est sur un transat il a le ricard à côté de lui et les coureurs cyclistes passent et il dit pédale feignant de être citoyen c'est le contraire de
ça françois bayrou vous avez été je crois candidat à la présidence de la république depuis toujours 2000 2000 2002 je crois vous êtes de l'essentiel toujours je vais pas vous forcer à mentir voyez ma charité fait que je vais même pas vous demander si vous êtes candidat en 2027 parce que vous allez devoir mentir je vous évite un péché non non si si si je voulais vite absolument pas je vous la pose je
je pense que ça serait la question la plus stupide et la réponse la plus stupide qu'on pourrait faire
cela étant parce que cette perspective là françois bayrou n'a pas épiloguer là dessus vous n'avez pas me dire maintenant vous êtes candidat à présidence vous l'avez toujours été ces derniers temps vous êtes évidemment quand on a été premier ministre qu'on a l'âge que vous avez vous allez rentrer bonne forme voilà et qu'est ce qui peut qu'est ce qui peut se passer en 2027 selon vous on voit bien que tout se recompose sous nos yeux du camp présidentiel il reste pas grand chose franchement pour il a été réélu très bien mais macron restera comme une étape très important de la cinquième république mais est ce qu'il peut y avoir un macronisme après macron j'ai souvent dit au président de la
république que macronisme n'était pas le bon mot je pense qu'il appartient à ce courant central qui est pour moi le courant clé et je pense qu'il en est authentiquement et je pense que ce courant clé il a une responsabilité que les autres ne peuvent pas est ce qu'il peut gagner en 2027 c'est le seul
gagner en 2027 réunir est ce que c'est ce courant réorganisé peut gagner en 2027 oui si nous ne manquons
pas l'étape que nous avons là c'est pourquoi je vous aurais pas répondu sur 2027 parce que la question c'est 2025 le le le désespoir du pays vous voyez bien qu'il ya un désespoir dans le pays une espèce de de découragement de de haussement d'épaule en disant bon de toute façon encore un
et il n'obtiendra rien regardez la vacherie du jour elle vous est destiné edouard philippe edouard philippe il commence par dire il vous soutient mais si j'ose dire il vous soutient comme le la corde soutient le pendu parce qu'il ajoute sans illusion malheureusement sur le fait que nous ne ferons rien de décisif dans les deux ans qui viennent deux ans c'est long deux ans il vient je crois réponse à edouard philippe je
vous dis exactement vous voyez c'est c'est très intéressant je connaissais pas cette relation mais c'est très intéressant c'est exactement ça que je combat tous les jours le tous ceux qui croient qui
a rien à faire qu'on pourra rien faire mais pas tout à fait ce qu'il dit il dit que vous ne ferez rien non non non c'est pas non non il dit dans ces conditions là vous ne pourrez faire ne déformer
pas la cité on va l'inviter en la citation et on ne peut rien faire dans ces conditions dans les deux ans dans ces deux ans là est ce qu'on peut quand même faire quelque chose non seulement on peut mais on doit 1 vous comprenez bien ce que je décris un pays désespéré qui a le devoir de retrouver de l'espoir de l'optimisme de la volonté du savoir faire et de et de l'inventivité en théorie oui
françois bayrou mais regardez depuis le début de l'émission on vous dit couper les fonctionnaires oui compliqué on verra bientôt tard les agences quelle agence on va réduire vite je peux pas vraiment cité mais enfin c'est très long j'en ai cité vous deux excusez moi je veux pas je n'allais pas tout ce que vous avez dit je sais que c'est très difficile vous êtes devant un château de cartes non enlever une car non vous risquez de perdre votre droit est une autre autre gauche un agent de désespérance vous
êtes là derrière votre micro derrière vous prenez le public a parti à vous un peu moins c'est pas bien françois bayrou vous excusez moi ça fait une rédition pas combien de temps qu'on est ensemble à six heures que que j'essaie de vous montrer avec précision que précisément il ya un chemin et vous en revenez au début de l'émission comme si on avait rien dit en disant non mais après tout il n'y a rien à faire excusez moi je ne partage aucun de ces jugements françois bayrou je pense qu'il y a que c'est très difficile que honnêtement si on était raisonnable on n'aurait pas relevé ce pari je n'aurais pas relevé ce pari je pense que je mais je pense qu'il ya un chemin aristide brillant
aristide brillant de cette chose terrible il disait la politique c'est dire des choses aux gens et vous êtes un je dis ça sans méchanceté vous êtes une conversation extrêmement agréable on a entendu et vous êtes un personnage politique extraordinairement cultivé etc mais votre marge est si étroite on sent bien que pour éviter de tomber par la droite ou par la gauche excusez moi et oui en 40 la marge de
de gaulle elle était quoi quelle était sa marge et en 54 la marge de mendès elle était quoi il n'avait ni l'un ni l'autre aucune chance de gaulle il était tout seul excusé du peu face à la l'envahissement de l'armée allemande qui venait d'écraser notre armée et il était un pauvre colonel qui a été promu général à titre temporaire et il a dit on laissera pas tomber tout ça et mendès il a dit écoutez on a peut-être aucune chance mais je vais le faire et j'ai excusez moi c'est c'est dans ce camp là que je me range c'est à dire ceux qui pensent que c'est pas parce qu'il n'y a aucune chance qu'il ne faut rien faire votre voie politique je pense je pense au contraire de vous je pense que je n'ai pas mal ne le prenez pas mal vous me cherchez vous me trouvez et donc le le je pense au contraire de vous que précisément on se taille un chemin à la serpe à la machette au sabre d'abordage je ne sais quoi mais il faut le faire avec un minimum de compréhension monsieur premier ministre
de la situation un chemin politique vous n'avez vous il ya un article il faut lire je crois que c'est dans l'éclair des pyrénées votre premier article ça s'appelle un jour viendra c'est ça j'ai 22 ans ou 23 ans donc ça fait 51 ans vous n'avez pas changé de peu à l'époque vous n'avez jamais été
communiste jamais gaulliste non plus pourquoi jamais gaulliste parce que j'ai 17 ans 68 bac en 68 le bac en 68 oui mais mais j'ai 17 ans je vais je vais avoir 17 ans quand les événements de mai 68 arrivent et à l'époque ça paraissait le conservatisme ça paraissait vu alors que cet homme était un génie un révolutionnaire capable de faire la révolution sans mettre le pays à feu et à sang et que si j'avais été mieux formé j'aurais compris que le chemin qu'il donnait était précieux serait-il désespéré
aujourd'hui les partis reviennent il disait un jour le diable reviendra dans le confessionnal on y est c'est à dire que au lieu d'avoir une cinquième république classique c'est vous qu'il avait décrit très bien tout à l'heure les partis s'imposent de tous côtés le petit réchaud est rallumé chacun bidouille
un peu et les partis ont le droit et le devoir d'exister je crois même qu'ils sont d'utilité publique mais le devoir du gouvernement est de ne pas être prisonnier des partis est ce que ça veut
dire que vous espérez qu'on en sorte vraiment en 2027 j'ai compris d'abord 2025 mais est ce que l'urgence à terme c'est qu'on sorte de ça c'est à dire qu'il ya un président des républiques élu avec une majorité claire est ce que ça reste le but où est ce qu'on a changé de monde et il y aura des coalitions etc comme ça se fait ailleurs au fond est ce que la cinquième république est finie non la
cinquième république elle est vitale parce que la cinquième république elle apporte une réponse à ceux à ceux que vous décrivez de de si inquiétant c'est à dire le fait que les ans empêche les autres d'avancer la cinquième république comme elle a élu un président au suffrage universel ce président il organise les choses pour que le pluralisme ne soit pas paralysant et c'est ce qu'on essaie de faire un pluralisme qui ne soit pas paralysant est ce que le pluralisme peut un jour prochain être démenti je ne le crois pas
monsieur le premier ministre merci beaucoup d'avoir été notre invité vous allez nous quitter merci beaucoup l'émission n'est pas finie le public est très attentif vous avez vous n'endormez pas les gens en tout cas je sais pas si vous réussirez mais au moins là vous mettez de l'animation intellectuelle vous avez dit
un jour viendra n'en doutons pas c'était le titre de de cet article un jour viendra le jour viendra quand on y est on est on est au pied du mur et comme disait un de mes amis c'est au pied du mur qu'on voit le
mieux le mur dans quelques instants les éditorialistes vont nous rejoindre émilie broussoulou qui est là va va lancer la suite de la soirée puisque les annonces que vous avez fait concernant l'enseignement les positions vous avez prises concernant la concernant l'immigration concernant marine le pen etc vont évidemment alimenter les discussions que nous avons ce soir merci beaucoup ce premier ministre bonne chance pour la part qui est collective puisqu'il ya la part de partisane et puis à la part collective que nous devons tous partager merci beaucoup
François Bayrou