Vaccins : chacun cherche sa dose #cdanslair 07.05.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 15 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:41OuverteRéponse directe
Comment appréciez-vous la situation épidémique en France ? Est-ce qu'on peut dire que oui, c'est enfin une bonne nouvelle ?
- 2:50RelanceRéponse directe
Et vous l'attribuez à quoi, cette baisse des contaminations en France ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Jean-Michel Constantin, à la Pitié-Salpêtrière, enfin des lits se libèrent en réanimation. Et c'est une heureuse surprise.
- 5:36OuverteRéponse directe
Parce que est-ce que le taux de mortalité a baissé aussi ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Pourquoi il a baissé le taux de mortalité ? Parce qu'on s'est mieux soigné ou parce que ce sont des patients plus jeunes ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Docteur Flans, Lapica, est-ce que si à Lyon, il y a une forme de soulagement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurFait
« Les contaminations reculent partout en France. Dans les hôpitaux, des lits se libèrent en réanimation, même si on reste à plus de 5200 patients Covid. »
- 0:25PrésentateurFait
« Emmanuel Macron accélère avec, dès lundi, la possibilité de se faire vacciner pour tous les plus de 50 ans. »
- 0:33PrésentateurFait
« Tous les Français de plus de 18 ans pourront s'inscrire à partir de mercredi pour récupérer des doses disponibles. »
- 3:06PrésentateurChiffre
« On était à près de 50 000, on est tombé à 21 000. »
- 4:51PrésentateurFait
« On était au maximum avec 6 000 patients Covid en France. On était au maximum et on a failli basculer dans l'expérimental. »
- 5:44PrésentateurChiffre
« Si on prend l'ensemble des patients qui sont admis en soins critiques, on est à 17-18%. »
- 9:59PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, on estime qu'il y a à peu près six régions qui sont sous le seuil de 200 d'incidence. »
- 12:16PrésentateurFait
« Emmanuel Macron a annoncé hier l'ouverture à la vaccination dès lundi prochain de tous les plus de 50 ans sans aucune condition. »
- 15:32PrésentateurFait
« Plus aucun département ne dépasse le seuil critique des 400 cas pour 100 000 habitants. »
- 15:43PrésentateurChiffre
« Les services de réanimation en France comptaient encore hier 5 231 malades. »
- 15:57InvitéFait
« 240 morts par jour, vous trouvez ça supportable ? Franchement, c'est insupportable. C'est monstrueux. »
- 16:25InvitéChiffre
« À ce jour en France, près d'un tiers des adultes ont reçu une première dose, soit plus de 16 millions de Français. »
- 27:17PrésentateurChiffre
« Au total, ça ferait 40, 50 personnes positives d'après les chiffres que Santé publique France nous a donnés ce matin. »
- 28:52PrésentateurChiffre
« Mi-avril, 3 400 000 personnes étaient vaccinées en moyenne chaque jour. »
- 28:58PrésentateurChiffre
« À peine un mois plus tard, 2 100 000 doses injectées quotidiennement. »
- 29:32PrésentateurChiffre
« Depuis le mois de décembre aux États-Unis, ils sont environ 150 millions à avoir reçu au moins une dose. »
- 29:36PrésentateurChiffre
« Parmi eux, ils sont une majorité à être entièrement vaccinés, soit un peu plus de 33% de la population. »
- 30:55PrésentateurPromesse
« D'ici au 4 juillet, jour de fête nationale, au moins une injection pour 70% des adultes. »
- 35:30InvitéFait
« Notre problème, c'est la lisibilité sur le nombre de doses, les doses qu'il faut peut-être garder pour des rappels. »
- 42:00InvitéFait
« Les thromboses sont minimes. C'est un vaccin qui marche bien. »
- 43:31PrésentateurChiffre
« 25 % des Français sont vaccinés. On a les chiffres comparables un peu partout en Europe. »
- 48:15PrésentateurChiffre
« Une souffrance physique et psychologique qui concernerait près de 500 000 Français aujourd'hui. »
- 50:00PrésentateurChiffre
« Seuls les soignants présentant des séquelles respiratoires suite au Covid bénéficient d'une reconnaissance automatique en maladie professionnelle, une couverture qui concernait seulement un peu plus de 400 personnes fin février. »
- 55:19InvitéFait
« Il y a du virus dans le diaphragme, il y a du virus dans le cerveau du Covid. »
- 57:05InvitéFait
« La chloroquine ne semble pas efficace ou l'ivermectine c'est peu probable non plus. »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Invité28 %
- Invité 27 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous. Enfin de bonnes nouvelles sur le front de l'épidémie. Les contaminations reculent partout en France. Dans les hôpitaux, des lits se libèrent en réanimation, même si on reste à plus de 5200 patients Covid. Côté vaccination, Emmanuel Macron accélère avec, dès lundi, la possibilité de se faire vacciner pour tous les plus de 50 ans. Mieux, tous les Français de plus de 18 ans pourront s'inscrire à partir de mercredi pour récupérer des doses disponibles. Alors cette tendance à l'amélioration va-t-elle se poursuivre dans les prochaines semaines ?
Est-ce le début d'un retour à la vie normale qui se profile avec, pour commencer, la réouverture des terrasses le 19 mai, donc dans moins de deux semaines ? C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air, intitulé ce soir « Vaccin, chacun cherche sa dose ». Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Jean-Michel Constantin. Vous êtes chef de service anesthésie-réanimation à l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris. Sophie Orange, bonsoir, vous êtes journaliste RTL et vous suivez la crise sanitaire depuis le début.
En visioconférence depuis Genève, on retrouve le professeur Antoine Flau, vous êtes épidémiologiste, directeur de l'Institut de santé globale à l'Université de Genève, auteur, je le rappelle, de « Covid, le bal masqué », c'est aux éditions du Nô. Et en duplex depuis Lyon, on retrouve Florence Lapica, vous êtes donc médecin généraliste à Lyon, secrétaire général du syndicat MG France pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Merci à tous les quatre de participer à cette émission en direct. Professeur Antoine Flau, on commence avec vous. Comment appréciez-vous la situation épidémique en France ? Est-ce qu'on peut dire que oui, c'est enfin une bonne nouvelle ? Les indicateurs passent tous au vert.
Alors, bonsoir, oui. On peut dire que c'est une très bonne nouvelle. Les indicateurs sont à la descente. Je ne dirais pas qu'ils passent au vert. Si on veut des indicateurs qui soient au vert, il faut aller peut-être au Royaume-Uni, où il n'y a plus qu'une quinzaine de décès à déplorer chaque jour et pas plus de 250. Donc, on n'est pas encore vraiment dans le vert, mais c'est vrai qu'on est dans la bonne direction. On est sur une très bonne pente aujourd'hui, tant pour les nouvelles contaminations que déjà aussi une diminution de la mortalité, des hospitalisations, mais c'est plus lent. On sait qu'il y a plus d'inertie sur les hospitalisations.
Les gens restent aussi assez longtemps en soins intensifs. Mais la courbe des nouvelles contaminations montre très clairement, dans toute l'Europe, ce n'est pas simplement en France, mais dans toute l'Europe, une décrue qui est très très appréciable et aussi très prometteuse pour l'été qui vient.
Et vous l'attribuez à quoi, cette baisse des contaminations en France ? Parce qu'on était tous assez dubitatifs de la stratégie du bol d'air mise en place par Emmanuel Macron, là, le « dedans avec les miens, dehors en citoyen ». Qu'est-ce qui fait que le nombre de contaminations a été divisé par deux ? En un mois, on était à près de 50 000, on est tombé à 21 000.
Oui, on était au moment du confinement sur une pente exponentielle qui n'était pas contrôlée et qui était très préoccupante, puisque on était à la limite de la saturation du système hospitalier français. Et le confinement, qui a inclus la fermeture des écoles pendant trois semaines, mais aussi la quatrième semaine est une ouverture qui est un peu partielle, c'est seulement véritablement les primaires et les maternelles qui ont été ouvertes. Donc il y a toujours aujourd'hui encore de très fortes restrictions. On finit par s'habituer.
Quand j'entends des gens parler de demi-mesure, je me dis que c'est incroyable à quoi on s'habitue aujourd'hui, parce que la fermeture de toute vie sociale, finalement, des bars, des restaurants, de la vie culturelle, de la vie sportive, de la vie festive, tout cela nous est aujourd'hui interdit en France. Et puis également, le couvre-feu limite énormément les interactions. Je pense que les gens suivent comme ils le peuvent, mais suivent ces préconisations et que ça a un effet, qui est aujourd'hui un effet assez durable.
J'espère qu'il faut qu'il dure encore quelques semaines, non pas forcément le confinement, le déconfinement arrive, mais il faut que ce taux de reproduction de l'épidémie sur le virus, c'est-à-dire cette diminution que l'on voit aujourd'hui de cas jour après jour, semaine après semaine, se prolonge et que l'on arrive vraiment à une décrue épidémique qui rendra encore une fois l'été beaucoup plus serein.
Jean-Michel Constantin, à la Pitié-Salpêtrière, donc ce grand hôpital parisien, enfin, des lits se libèrent en réanimation. Et c'est une heureuse surprise, parce que vous nous le disiez, on était au maximum avec 6 000 patients Covid en France. On était au maximum et on a failli basculer dans l'expérimental, c'est-à-dire on est obligé d'ouvrir des structures complètement impensables pour prendre en charge les patients. On est passé à ça. Il y a 15 jours, je pense, on était vraiment au point de rupture. Ça va mieux. On a commencé à voir le mieux arriver un peu, pas l'hôpital, dans les contaminations en ville, ce qui nous a laissé un peu d'espoir.
Et l'espoir, on l'a maintenant, c'est-à-dire que là, le nombre de nouveaux cas diminue. Alors, ce n'est pas qu'on a de la place dans les services de réanimation, c'est qu'on commence à se rapprocher de notre état de saturation habituel. Et rassurez-nous, quand on dit qu'il y a de la place, c'est des gens qui sortent guéris. Parce que est-ce que le taux de mortalité a baissé aussi ? Oui, si on regarde le taux de mortalité global, il a baissé. Alors, il reste élevé. Il est de l'ordre de quoi, 20% ? Oui, si on prend l'ensemble des patients qui sont admis en soins critiques, on est à 17-18%, peut-être un petit peu moins sur la troisième vague.
Si on regarde les patients qui sont sous assistance ventilatoire invasive, on est plus haut. Mais c'est une maladie grave, c'est une maladie pulmonaire grave, comme on en a souvent. Non, on est mieux. Et pourquoi il a baissé le taux de mortalité ? Parce qu'on s'est mieux soigné ou parce que ce sont des patients plus jeunes que vous récupérez en réanimation et donc qui savent mieux résister à cette agression du Covid ? Alors, il y a un peu les deux. Ce qu'on a appris, et ce sont des données complètement internationales, on a tous les mêmes, c'est que malheureusement, quand on est obligé de mettre sous assistance ventilatoire des patients âgés, le pronostic est catastrophique.
On l'a trop fait au début, lors du premier confinement ? On l'a fait parce qu'il a fallu... D'habitude, on met sous assistance ventilatoire des patients de 75, 80, 85 ans, ça ne pose pas de problème. On a des réussites qui sont assez bonnes. Là, très rapidement, on s'est rendu compte qu'on était dans le mur. On n'y arrive pas. L'atteinte est telle qu'on n'y arrive pas. Donc il y a un peu de rajeunissement, mais en même temps, les jeunes font des formes beaucoup plus sévères, beaucoup plus graves. Alors, ils sont plus jeunes. Mais la réaction inflammatoire est telle qu'ils sont plus graves. Je crois qu'on a progressé quand même.
Il faut être clair, avec la cortisone, avec l'anticoagulation, avec le fait qu'on ventile moins vite, on intume moins vite les patients. Globalement, on a quand même... Ça reste la cortisone, quand même, les traitements, parce que toutes les semaines, dans la presse, on y tient l'arrivée d'un nouveau médicament miracle. En fait, ce sont les remèdes du début que vous savez mieux doser et administrer au bon moment. Non, c'est qu'on les administre plus tôt. La cortisone nous a fait gagner beaucoup de transferts en réanimation. Il y a beaucoup de patients qui ont été traités par cortisone dans les services de médecine, et ça a évité qu'ils viennent jusqu'en réanimation.
Après, au début, on les a intubés très tôt, mais c'est quelque chose qu'on dit depuis un an, mais parce qu'on a eu la peur de la contamination, parce que les Italiens nous ont dit qu'il faut intuber très tôt, donc on l'a fait, et puis on s'est rendu compte que ce n'était pas une bonne solution. Donc voilà, il y a un tas de petits points qui font qu'on a gagné un peu. Effectivement, il n'y a pas de nouveaux médicaments miracle. On a eu un peu avec le tocilizumab qui améliore peut-être un peu les choses, mais ce n'est pas énorme. C'est un ensemble de petits moyens qui font qu'on a gagné. Docteur Flans, Lapica, est-ce que si à Lyon, il y a une forme de soulagement ?
Enfin, vous, quand les patients reviennent, les tests reviennent moins positifs ? Et vous vous dites, ben voilà, ça passe au vert. Oui, il y a une forme de soulagement. Je pense qu'il faut rester attentif quand même. Il y a toujours des tests qui reviennent positifs. Hier encore, j'ai vu une jeune qui doit avoir 15 ans, qui est venue pour des symptômes tout à fait bannaux.
C'est vrai, uniquement une fatigue depuis trois jours. Et en faisant un test antigénique au cabinet, eh bien, il était positif.
Et elle était quand même allée à l'école le jour même. Donc, je crois qu'il faut vraiment toujours garder en tête que dès qu'on développe le moindre symptôme, il faut rester chez soi et faire un test.
Je pense que ça permettra encore cette décrue et peut-être d'aller encore plus vite pour éviter quelques clusters dans certaines familles.
Sophie Orange, il faut dire la vérité. Il y a un mois, il y avait un fatalisme. Les docteurs disaient dans le journal « On va dans le mur ». On s'y attendait à se prendre le mur. Et finalement, c'est une heureuse surprise que ces bons chiffres dont on parle depuis le début de l'émission. On ne s'y attendait pas. Surprise, je ne sais pas. On espérait quand même qu'en limitant les contacts, en fermant les écoles une semaine plus tôt, en instaurant l'école à distance, on espérait que ça baisse. C'était l'objectif. Sinon, on n'aurait pas fait tout ça. On se souvient de la tribune dans le JDD, de tous ces patrons d'hôpitaux qui disaient « On va dans le mur ». Et ces mesures ne suffiront pas.
Et c'est pour ça qu'il a fallu fraider. Et j'ai l'impression, par rapport à la première et à la deuxième vague, que l'incidence, le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants sur une semaine, a baissé peut-être un peu moins vite. Mais là, maintenant, on peut parler de baisse brutale. C'est-à-dire qu'on est à 20-25 % de baisse d'une semaine sur l'autre, ce qui est beaucoup. Avec, pour la semaine dernière, une reprise du dépistage, ce qui n'était pas le cas pendant la période de vacances. Donc ça veut dire qu'on dépiste plus et malgré tout, on a moins de cas. C'est presque la meilleure nouvelle de la semaine.
Après, à l'hôpital, la baisse n'est pas brutale, mais elle est régulière et elle se confirme. Aujourd'hui, on estime qu'il y a à peu près six régions qui sont sous le seuil de 200 d'incidence. Donc là, on commence à respirer un peu mieux. Le Conseil scientifique, dans son avis, qui a été publié hier et rendu, donné au gouvernement hier, est rendu public là une heure avant l'émission. Le Conseil scientifique estime qu'à ce rythme-là de baisse de l'incidence, on arriverait à moins de 100 autour du 25 mai et autour de 50 vers le 1er le 10 juin. Donc 50, ça commence à être vraiment du vert. Aujourd'hui, je pense qu'on n'est pas vert. On est plutôt rouge clair ou orange.
Professeur Flau, juste un dernier mot et on va passer à autre chose. Mais sur cette baisse, cette baisse heureuse, moi, je persiste à dire un peu inattendue, tant mieux. Est-ce que ce n'est pas aussi l'un des mystères du Covid ? On a du mal à faire des prédictions avec ce Covid. Là, il se met à baisser. On le prend, mais on ne sait pas très bien pourquoi. Et il en est ainsi de cette épidémie depuis qu'elle est apparue en Europe.
Oui, oui, vous avez tout à fait raison. On a vu que cette épidémie de Covid était très, très difficile à prédire. Vous savez qu'à l'Université de Genève, avec les écoles polytechniques de Lausanne et de Zurich, depuis presque le début de la pandémie, on fait des prévisions, mais on se réfreine à les faire au-delà de 7 jours, parce que déjà, à 7 jours, c'est difficile. Et au-delà, on sait qu'on se trompe très, très souvent. Donc je pense que c'est particulièrement difficile.
Mais cela dit, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Sophie Orange, c'est-à-dire que les mesures qui ont été prises sont des mesures dont on espérait bien qu'elles puissent venir à bout de cette vague épidémique, un petit peu comme dans les autres pays européens. Ce sont des mesures assez similaires qui ont été mises en place et qui ont permis une reprise en main, je dirais, de l'épidémie. Maintenant, l'inconnu, c'est de savoir si ça va durer, si on va réussir, à ce que cette tendance à la baisse soit suffisante pour aller jusqu'au bout de la baisse, c'est-à-dire jusqu'à cette décrue, jusqu'à cette zone verte qu'on appelle tous de nos voeux.
Alors, l'autre bonne nouvelle, c'est que parallèlement à cette baisse des contaminations, on a une montée en puissance de la vaccination. Le gouvernement, on le sait, s'était fixé comme objectif 20 millions de Français vaccinés d'ici au 15 mai, objectif qui sera visiblement quand même difficile à tenir. Et donc, pour accélérer la campagne, Emmanuel Macron a annoncé hier l'ouverture à la vaccination dès lundi prochain de tous les plus de 50 ans sans aucune condition. Sujet de Mélanie Nonesse, Mathias Garnier et Erwann Elion. Depuis mercredi, c'est le premier vaccinodrome de la capitale, le parc des expositions Portes de Versailles.
Pour le président, c'est surtout l'occasion de donner un grand coup d'accélérateur à la campagne de vaccination. Première ou deuxième dose ? Première. Pour le coup, c'était saturé dans votre arrondissement ?
Oui, il n'y avait pas de possibilité. Je suis heureux que vous puissiez accéder au vaccin. Merci, madame.
Une inauguration et des annonces. Dès lundi, les plus de 50 ans pourront se faire vacciner. Puis à partir de mercredi, les doses restantes pourront être données à tous les adultes français.
Pas avec moi. Bien. Vous pourrez regarder la veille sur le site, en particulier Doctolib, les doses qui sont disponibles. Et cela, quel que soit votre âge. Et s'il y a, à l'endroit où vous êtes, des doses qui sont disponibles le lendemain, et donc des rendez-vous qui ne sont pas pris, ils seront ouverts sans limite d'âge. Quel est l'objectif ? Évidemment, c'est de continuer à marcher forcée, d'avancer, d'utiliser toutes les doses qui sont disponibles dans nos centres et de continuer à porter l'effort d'avoir nos 20 millions de vaccinés autour du 15 mai,
nos 30 millions autour du 15 juin. Une vaccination plus rapide et qui s'élargit. Les 16-17 ans souffrant de comorbidités sont désormais considérés, eux aussi, comme prioritaires. Une marche forcée que certains maires ont déjà enclenchée depuis plusieurs semaines, comme à Valbonne, petite commune touristique au nord de Nice.
Ici, 90% des plus de 75 ans ont été vaccinés. Alors le maire a ouvert la vaccination à d'autres profils. Bonjour. Bonjour, monsieur. Vous venez vous faire vacciner ? Oui. Et vous venez à quel titre ? En tant que personnel de la collège de Valbonne. Effectivement, on a sauté sur le casus.
Des enseignants, des policiers ou encore des agents municipaux. Et lorsqu'il y a trop de doses, la mairie cherche des volontaires.
Allô, bonjour. Je vous appelle pour savoir si vous étiez disponible aujourd'hui pour la vaccination. D'accord. Alors si vous pouvez venir avant 17h30.
Cette quadragénaire, mère de famille, souhaiterait obtenir un créneau. Donc là, on m'a demandé d'appeler à la mairie pour pouvoir prendre rendez-vous et voir si je suis éligible pour être sur une liste d'attente. Mais le maire aimerait aller encore plus loin. Ouvrir des rendez-vous pour que tous les adultes volontaires de sa commune puissent se faire vacciner. Les personnes communaux qui sont au téléphone, quelquefois me disent qu'on en a un peu assez parce qu'on est obligé d'appeler 10 fois, 15 fois une personne, enfin des gens pour arriver à en trouver un volontaire. Alors que si on l'organisait un peu mieux, on pourrait avoir en termes de résultats une efficacité plus grande.
En attendant, depuis lundi, c'est au tour des commerçants serveurs restaurateurs de la ville de se faire vacciner. À moins de deux semaines de la prochaine étape de déconfinement, la situation sanitaire semble s'améliorer en France. Plus aucun département ne dépasse le seuil critique des 400 cas pour 100 000 habitants. Mais les hôpitaux, eux, restent surchargés. Les services de réanimation en France comptaient encore hier 5 231 malades. Des chiffres graves pour certains experts qui s'inquiètent d'une ouverture prématurée comme Catherine Hill, épidémiologiste. 240 morts par jour, vous trouvez ça supportable ? Franchement, c'est insupportable. C'est monstrueux.
Tous les indicateurs les plus importants qui sont les arrivées à l'hôpital, les arrivées en réanimation et le nombre de morts par jour ont certes baissé un peu depuis quelques jours mais vont réaugmenter, rouvrir en ce moment veut dire que plus de gens vont croiser des gens différents, le virus va se remettre à circuler et la situation va s'aggraber. Selon l'épidémiologiste, seule la vaccination pourrait stopper la circulation du virus. À ce jour en France, près d'un tiers des adultes ont reçu une première dose, soit plus de 16 millions de Français.
Alors, question de téléspectateurs, professeur Antoine Flau, avec la réouverture des lieux conviviaux en mai, le nombre de contaminations peut-il continuer à baisser ? Question d'Éric dans le Pas-de-Calais, donc je rappelle le calendrier, le 19 mai, c'est dans 12 jours, les terrasses rouvrent et le 9 juin d'ailleurs, les restaurants rouvrent en intérieur, on pourra déjeuner ou dîner en intérieur.
Je ne suis pas très inquiet de l'effet que va avoir l'ouverture proposée le 19 mai, parce que le 19 mai, c'est comme vous l'avez dit, l'ouverture des terrasses, mais vous savez, les contaminations, elles n'ont pas lieu sur les terrasses. Les contaminations, elles ont lieu à l'intérieur des habitations, dans des pièces qui sont peu ventilées, qui sont où il y a du monde et où on reste longtemps. Ce n'est pas sur les terrasses que l'on se contamine le plus probablement.
Donc, bien sûr, il faudra respecter des distances entre les personnes, il ne faudra pas être trop les uns sur les autres, il faudra que ce soit des vraies terrasses, pas ces terrasses qui sont des bonnes bocaux bâchées de part et d'autre et qui, en fait, là, remettraient les gens dans des situations à risque. Mais sinon, ça, je ne crois pas que ce soit très dangereux. Les musées, franchement, il y a la distance, il y a le volume. Je ne crois pas du tout que les musées, il n'y a jamais énormément de monde non plus. Si on arrive à bien organiser les files d'attente, ça ne devrait pas être un énorme problème. Quant aux spectacles, ils seront sécurisés, les spectacles.
Ça n'a jamais été des hauts lieux de transmission, les lieux culturels. Donc, s'ils sont suffisamment sécurisés, si les jauges sont relativement souples et qu'il y a aussi des mesures de contrôle du CO2, par exemple, c'est-à-dire de l'aération, de la qualité de la ventilation et de l'aération, ce ne seront pas non plus des lieux à très haut risque. Donc, pour ma part, je ne suis pas très inquiet sur tout ce déconfinement qui commence à partir du 19 mai.
Sophie Orange, est-ce que dans les têtes, on ne sait pas déconfiner ? On parle d'un été sans masque. Là, il y a le pont de l'Ascension qui commence jeudi. On va tous aller se voir, peut-être entre cousins. On va faire de belles rencontres, mais les belles rencontres, le Covid, il aime ça. C'est sûr que le week-end de l'Ascension, quand on voit qu'il n'y a plus un train de libre, les mercredis et jeudi, les samedis, dimanches et les bouchons sur l'autoroute, c'est sûr que c'est le premier week-end depuis des semaines et des semaines que tout le monde peut bouger et se retrouver.
Alors, le conseil qu'on peut donner, c'est aller pratiquer un test PCR, antigénique ou éventuellement un autotest avant de se retrouver. Ça permettra quand même non pas de relâcher les gestes barrières. Ça marche, les autotests qu'on peut acheter librement chez le pharmacien et comme ça, juste avant d'aller déjeuner avec sa tante ou je ne sais pas quoi. Ça marche, c'est-à-dire que... Non, mais ça se vend, je veux dire. Les gens le font. Le problème, c'est qu'en France, on a des tests PCR et des tests antigéniques qui sont remboursés et ça ne coûte rien. Or, un autotest, il coûte 6 euros. Donc, c'est peut-être un frein à part pour certaines catégories de population.
Après, ça marche, ça veut dire que un autotest positif. Là, ça nous évite d'aller rencontrer des personnes de nos familles et effectivement, de les contaminer. Donc, ça s'intéresse. En revanche, s'il est négatif, on sait qu'il est moins fiable. Mais un autotest positif, on reste chez soi, on va se faire tester dans un laboratoire test PCR et on s'isole. Mais c'est vrai que là, il y a un relâchement, évidemment, et on sait aussi que quand on annonce un relâchement pour le 19 mai, on sait que les comportements changent quelques jours avant.
De même, à l'inverse, c'est-à-dire quand une région est confinée et on resserre les mesures, mettons, le 15 du mois, on sait que dans le département d'à côté, une semaine avant, les gens refont attention parce qu'ils ne veulent pas vivre la même chose. Donc, sans doute qu'on va se relâcher. Mais je pense que là, plus personne n'accepterait de nouvelles règles de fermeture cet été à l'automne. Donc, je pense que tout le monde a envie de faire attention pour éviter ça.
Docteur Florence Lapicard, vous le constatez, ce relâchement dans votre cabinet, par exemple, des parents d'élèves qui apprennent que leur enfant est positif au Covid, qui dit, bon, bah, non, je crois que lorsque le test est positif, les gens restent chez eux et les enfants aussi. Ce qu'il faut bien maintenir, c'est effectivement des tests fréquents dès qu'il y a le moindre signe. Après, non, je crois que justement, le fait de faire des tests en grande quantité, c'est intéressant parce que lorsque les gens apprennent qu'ils sont positifs, là, pour le coup, ils nous appellent souvent et ils sont inquiets et ils ont besoin d'être assurés.
Donc, je crois que quand les gens savent qu'ils sont positifs, non, ils restent chez eux. Par contre, il faut peut-être encore développer la quantité de tests et il faut en faire au moindre symptôme. Jean-Michel Constantin, un mot sur le personnel soignant. D'abord, est-ce qu'il a toujours peur d'attraper le Covid ou est-ce que le taux de vaccination est tel que ça y est, au moins, on se soigne, c'est épuisant, mais on n'a pas peur pour soi-même d'attraper le Covid et de le ramener chez soi ? Je pense qu'il y a un peu moins de crainte, d'abord parce qu'on s'habitue. Il y a un peu moins de crainte parce qu'on a quand même eu très peu de contamination. Je parle des services de soins critiques.
Je ne parle pas des généralistes au début qu'on a envoyé au front, etc. C'est un autre débat. Mais dans les services de soins critiques, il y a eu très peu de contamination et puis il y a la vaccination. Et il y a eu un vrai élan des soignants sur la vaccination contre le Covid qui n'est pas systématique. Si on fait la comparaison avec la grippe, il y a une vraie différence parce qu'il y a un peu d'effilience chez les soignants. Enfin, une partie. C'est ça qui est incroyable. Et alors, comment vous l'expliquez-vous, cet élan pour se faire vacciner contre le Covid ? Il n'y a pas une vraie crainte. Il y a la crainte de le ramener chez soi. Il y a quand même des formes graves chez des jeunes.
Vous savez, quand vous travaillez dans le service de réanimation et que vous rentrez un patient de 33 ans qui n'a aucun antécédent et qui est intubé, ventilé, ça... Oui, le fait de ce rajeunissement fait que les soignants se sont identifiés aux malades. Alors qu'avant, on disait c'est mon père ou mon grand-père et donc on s'identifiait. Là, c'est moi. Là, c'est moi. Donc ça, ça a changé. Et puis voilà, il y a quand même des soignants de l'assistance publique à partir de février. Là, on les a eus et ça a mis un vrai coup d'accélérateur.
Globalement, on a eu les courbes des contaminations chez les soignants de l'assistance publique et dans la population en général depuis le début, c'est-à-dire depuis mars 2019. Et les deux courbes sont à côté et ont exactement la même forme. C'est assez génial. Et on arrive début février et là, vous avez la courbe de contamination dans la population qui fait ça. Celle des soignants de l'assistance publique qui devient plate et qui commence à diminuer quand on arrive à 60%. Là, il n'y a pas besoin d'autre discours. C'est la preuve de l'efficacité de la vaccination. Il n'y a aucune discussion possible.
Quel est l'état d'esprit des soignants qui constatent enfin un mieux, enfin des lits qui se libèrent ? On dit souvent qu'on a un contre-coup, on décompresse. Et la deuxième question qui va dans le même sens, c'est est-ce que vous avez du personnel des soignants exténués qui ne serait pas capable d'affronter une quatrième vague si elle devait arriver à la rentrée ? Je vais reprendre votre image. On est à peine à l'orange. Le contre-coup, ils sont loin de l'avoir. C'est-à-dire qu'il y a encore du boulot, il y a encore des entrées. C'est juste qu'on n'a plus la tête sous l'eau, on commence à respirer un peu. Donc le contre-coup, ils ne l'ont pas, ils l'auront peut-être.
Les équipes sont clairement à genoux. Je ne suis pas sûr qu'on arrive sur une quatrième vague. Ce sera très dur. Le profil des entrées, c'est toujours majoritairement des hommes, toujours des hommes avec comorbidité ou est-ce que le profil des entrées a évolué ? Non, ça a complètement changé. On a 4 femmes sur 10 à peu près. 40% de femmes ? Ce qui était très loin d'être le cas. On n'avait quasiment que des hommes au début. La médiane est à 59 ans actuellement, c'est-à-dire que la moitié ont moins de 59 ans et beaucoup ont la trentaine et pas d'antécédents. Et les comorbidités ?
Pour les femmes, il y a certaines femmes enceintes, il y en a pas mal, mais il y a des hommes dont le seul problème de santé est de faire 85 kilos pour un mètre 80. Ce n'est pas un problème de santé. Vous avez des profils indétectables. Il y a probablement des facteurs de risque génétique, mais on n'en sait rien. On n'aura pas la réponse avant des années. Donc, c'est inquiétant. Les mystères du Covid s'allongent. Professeur Antoine Flau, plus de 25% des Français sont vaccinés. Est-ce que ça ne serait pas aussi l'une des explications des baisses de contamination ? Il y a déjà 25% des Français à l'abri. Mieux que ça, 25% des Français qui ne transmettent plus ou beaucoup moins le virus ?
Alors, c'est certain que l'immunité constitue un frein qui est bienvenu. Mais quand vous voyez des exemples à l'étranger, vous n'êtes pas toujours convaincu par le fait que cette immunité vous protège vraiment contre toute augmentation des transmissions. Par exemple, au Seychelles. Le Seychelles, c'est un État qui fait un peu moins de 100 000 habitants. ce n'est pas plus grand que la creuse en termes de population. Pratiquement, toute la population est vaccinée. Enfin, ils sont plus vaccinés encore qu'en Israël. La population adulte. Et pourtant, en ce moment, ils vivent une vague tout à fait préoccupante. Donc, on peut se dire que...
Alors, préoccupante, la seule chose, c'est que pour l'instant, à ma connaissance, les hôpitaux ne sont pas trop surchargés, ce ne sont pas des formes trop graves parce que justement, les gens sont vaccinés et que les gens vaccinés ne semblent pas faire des formes graves. Donc, ce ne sont pas des échecs de la vaccination sur les formes sévères, même si, visiblement, la vaccination peut laisser passer le virus. Est-ce que c'est parce
qu'il s'agit du virus indien au Seychelles, peut-être ?
Non, il s'agit du virus sans doute sud-africain, semble-t-il. Encore une fois, je dis ça avec des guillemets et des précautions parce que le séquençage au Seychelles n'est pas aussi intensif qu'il peut l'être en Europe et donc, on n'est pas encore totalement sûrs mais des travaux sont en cours et on devrait savoir cela mais aujourd'hui, ce sont plutôt des variants sud-africains, semble-t-il. Les Seychelles ont un peu trop tôt rouvert leurs frontières parce que leur économie dépend beaucoup du tourisme et sans doute, ils ont fait venir ainsi des variants, probablement, donc, je dis sud-africains, peut-être aussi britanniques.
Toujours est-il qu'aujourd'hui, il semble qu'il puisse y avoir des contaminations même chez des personnes vaccinées donc, on n'est pas complètement à l'abri malgré le vaccin. Je ne veux pas être négatif parce qu'en fait, ce que l'on voit quand même avant tout, c'est que partout aujourd'hui où les gens sont vaccinés, les formes graves, les formes sévères régressent et on ne les voit plus justement dans les lits de réanimation. Il y a un rajeunissement un peu partout dans les lits hospitaliers de façon générale.
Sophie Orange, au sujet des variants, ce fameux variant indien qui nous a fait si peur, quid de ce variant indien en France ? Alors, les derniers chiffres de Santé publique France nous parlent de 11 épisodes. C'est un nouveau terme. Ça ne veut pas dire 11 cas, ça veut dire 11 événements à partir d'un cas qu'on a identifié en provenance d'Inde. Au total, ça ferait 40, 50 personnes positives d'après les chiffres que Santé publique France nous a donnés ce matin. La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas une déferlante et la bonne nouvelle... On arrive à les compter déjà.
Et à chaque fois, on connaît le cas index, c'est-à-dire le cas d'origine et à chaque fois, c'était des personnes qui revenaient d'Inde. Alors voilà, après, il faut surveiller, bien sûr, mais en tout cas, pour le moment, il reste assez peu présent. On arrive à le circonscrire. Pour le moment, c'est ce qu'on semble nous expliquer. Alors, si en France, on essaye d'accélérer la cadence du côté des vaccins, aux États-Unis, on commence déjà à manquer de candidats aux vaccins. 150 millions d'Américains ont déjà reçu une première dose, mais il faut maintenant convaincre des Américains plus indécis, plus sceptiques face à la vaccination.
Alors, certains États sont prêts, vous allez le voir, à payer pour convaincre les gens de se faire vacciner. Vous voyez ce sujet aux États-Unis de Julien Lhoné et Christophe Roquet.
Après un départ rapide, la campagne de vaccination américaine peine à maintenir sa vitesse de croisière. Dans différents endroits aux États-Unis,
comme ici au Texas, les candidats à l'injection manquent à l'appel. La désertion est significative.
Nos sites de vaccination de masse sont actuellement à la moitié de leur capacité. Nous avons la capacité de recevoir environ 6 000 personnes et à un moment donné, nous avons reçu jusqu'à 7 000 personnes. Maintenant, c'est tombé à 2 500 en moyenne. C'est donc une énorme baisse.
Pourtant, il y a encore peu, les piqûres s'enchaînaient. Mi-avril, 3 400 000 personnes étaient vaccinées en moyenne chaque jour. À peine un mois plus tard, 2 100 000 doses injectées quotidiennement. Alors comment expliquer un tel ralentissement du scepticisme et des difficultés d'accès ? Ma fille m'a inscrite, mais il m'envoyait quelque part très loin, à environ 1 heure de route. Alors nous voulions quelque chose de plus proche. J'attendais mon vaccin de Moderna et il n'avait que Johnson & Johnson dans d'autres endroits. Alors je suis venu ici pour avoir mon injection de Moderna. Depuis le mois de décembre aux Etats-Unis, ils sont environ 150 millions à avoir reçu au moins une dose.
Parmi eux, ils sont une majorité à être entièrement vaccinés, soit un peu plus de 33% de la population. Encore loin des 90% pour atteindre l'immunité collective, comme l'estiment des experts scientifiques.
On s'intéresse maintenant à la façon incroyable avec laquelle les pouvoirs publics cherchent à inciter à la vaccination en allant jusqu'à offrir de la bière et des tickets de concert.
Outre-Atlantique, tout est bon pour relancer la campagne. Au grand mot, les grands remèdes. L'incitation commence dans certaines entreprises privées ayant leur propre centre de vaccination. En plus, elles rémunèrent le personnel pour le temps passé à se faire vacciner.
Quand un employé vient plus tôt ici ou reste plus tard pour avoir son vaccin, on lui paye des heures supplémentaires. S'il se fait vacciner à l'extérieur et qu'il nous montre son certificat de vaccination, alors on lui paye un forfait de 4 heures. Il y a aussi ces États
qui ont choisi de donner de l'argent public.
À chaque jeune de 16 à 35 ans, nous offrirons 100 dollars d'épargne.
Pour Joe Biden et son administration, c'est une nouvelle phase de la campagne vaccinale qui vient de commencer. Elle pourrait bientôt s'ouvrir aux adolescents et elle doit surtout atteindre un objectif. D'ici au 4 juillet, jour de fête nationale, au moins une injection pour 70% des adultes. Interrogé cette semaine à ce sujet, le président s'est montré confiant. Pourquoi pas 75 ou 80% ? Eh bien, j'aimerais arriver à 100%, mais je pense qu'il est réaliste de penser que nous pouvons y arriver d'ici le 4 juillet. Et d'ailleurs, ce n'est pas comme si la porte se fermait le 4 juillet. C'est juste que j'ai choisi le 4 juillet pour essayer d'arriver à un niveau qui se rapproche de la normale.
Les autorités américaines, soucieuses de renforcer la lutte contre la pandémie dans le pays et au-delà.
Mercredi, elles ont créé la surprise en se prononçant en faveur d'une levée des brevets des vaccins.
Alors, question téléspectateur, Sophie Orange. Aux Etats-Unis, on paye des gens pour qu'ils se protègent d'un virus, n'est-ce pas ubuesque ? Question de Gérard dans les Bouches-du-Rhône. J'ai même noté que dans l'Arizona et dans le Michigan, on offrait un joint de cannabis en échange de deux doses. Donc on pourrait dire pourquoi pas en France un verre de vin rouge si vous acceptez de vous faire vacciner ? Un verre de vin rouge, je pense que ça ne suffirait pas. Non, plus sérieusement, je pense que la France ne va pas du tout prendre ce chemin-là. En tout cas, ce n'est pas du tout ce qu'on nous dit pour le moment.
Alain Fischer dit en souriant qu'il faudrait qu'Mbappé fasse de la pub, ce serait plus efficace pour attirer les jeunes. Moi, j'ai l'impression que ce qui accélérerait la campagne de vaccination et ce qui l'accélère, d'ailleurs, c'est une sorte d'émulation entre personnes vaccinées et d'autres qui sont encore non vaccinées. Et à force, ça fait tâche d'huile et tout le monde veut se faire vacciner. Quand on voit l'impatience de beaucoup quand même, et alors il y a un chiffre intéressant aussi dont on peut parler, c'est qu'il y a un mois, il y avait 35% des 18-24 ans qui étaient prêts à se faire vacciner. Aujourd'hui, ils sont 55%.
Donc on voit qu'en un mois, cette confiance quand même dans le vaccin a pris 20 points sur une tranche d'âge, ce qui est quand même énorme. Donc j'ai l'impression que l'émulation est là et qu'il n'y aura sans doute pas besoin d'offrir des bons d'achat. Après, faire des campagnes d'information, évidemment, faire des spots avec des personnalités, pourquoi pas. Mais en tout cas, payer pour se faire vacciner, je ne crois pas. Florence Lapica, est-ce que vous la constatez cette appétence pour se faire vacciner ? Et est-ce que, maintenant c'est simple, à partir de lundi, tous les plus de 50 ans peuvent se faire vacciner.
C'est vrai que jusqu'à présent, il y avait une matrice à triple entrée, selon l'âge, le sexe, la profession, les comorbidités, on n'avait pas le droit à tel ou tel vaccin. Oui, je crois qu'il y avait besoin de simplifier les choses. Ça, c'est sûr, parce que là, plus personne ne comprenait rien, ne savait s'il y avait le droit d'être vacciné ou pas. Et on perdait beaucoup, beaucoup de temps à ça. Il fallait clarifier la situation. Après, le problème principal, actuellement, c'est d'avoir des doses. Je crois que là, ce qui empêche à la fois les médecins de s'organiser et probablement les patients d'anticiper aussi, c'est le fait d'avoir suffisamment de doses.
On pourrait très bien, on en parlait encore à midi dans mon cabinet, ouvrir tous les matins de 8 à 9 pour vacciner. Mais le problème, c'est qu'on ne peut pas organiser ça parce qu'on ne sait pas la semaine prochaine combien il y en aura de doses. Et je crois que c'est tout ça qui demande encore plus de lisibilité. Et on espère vraiment tous, je crois, pour les Français, le meilleur cadeau, ce n'est pas le verre de vin rouge, c'est vraiment le vaccin, c'est vraiment les doses. Et c'est ça qui manque. Et docteur Florence Lapica, est-ce que le meilleur cadeau, ce n'est pas aussi d'avoir le Pfizer ? Ce que je veux dire par là, est-ce que l'AstraZeneca est toujours le vaccin mal aimé ?
Est-ce que vous le constatez ? Est-ce que vous le regrettez ? Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous allez leur administrer de l'AstraZeneca ? Alors, il y a un certain nombre de patients qui refusent, c'est sûr, et qui préfèrent attendre dans les centres de vaccination un rendez-vous
pour pouvoir avoir un Pfizer. Ça, c'est vrai. Et ça pose un vrai problème d'accès aux soins parce qu'en fait, il y a toute une tranche de la population qui n'est encore pas vaccinée, qui n'a pas de possibilité d'aller dans ces centres, soit par un manque d'accès informatique parce que se connecter et aller prendre des rendez-vous sur Doctolib, etc., ce n'est pas possible pour tout le monde. Et puis, se rendre dans les centres de vaccination, ce n'est pas de la proximité, c'est souvent loin, il faut prendre des transports en commun, c'est compliqué pour des gens où il faut être accompagné. Et ça, il y a beaucoup de gens isolés qui ne sont pas vaccinés encore.
Et vous pouvez nous le dire, de temps en temps, il vous reste dans un flacon, une ou deux doses, un flacon qui va se périmer et faute de patients, ce flacon termine à la poubelle. Ça vous est déjà arrivé ?
Alors, on a le même système avec des listes d'attente pour l'AstraZeneca, on fait la même chose. mais il y a encore des gens, lorsque l'on ouvre le calendrier de vaccination sur Doctolib ou autre, et bien, effectivement, les places se prennent. Donc, il y a encore des gens qui veulent être vaccinés avec l'AstraZeneca. Notre problème, c'est la lisibilité sur le nombre de doses, les doses qu'il faut peut-être garder pour des rappels, mais finalement, on nous dit cette semaine que ce n'est peut-être pas la peine. Mais c'est vrai que c'est tout ça qui est difficile, il y a besoin de vraiment de clarifier et de lisibilité.
Sophie Orange, autre problème avec l'AstraZeneca, c'est qu'entre la première et la seconde dose, il faut attendre 12 semaines. Si je prends un rendez-vous ce soir pour l'AstraZeneca, ma deuxième dose, je devrais avoir un rendez-vous, la deuxième dose me sera administrée mi-juillet. Il y a beaucoup de gens qui disent, mais mi-juillet, je ne sais pas où je serai, je serai peut-être en vacances, je serai peut-être à l'étranger. Ça, c'est un vrai problème et du coup, je renonce. Cet éloignement entre la première et la seconde dose qui tombe pendant les vacances, est-ce que ce n'est pas problématique ? Ce n'est pas un jour près.
C'est-à-dire que si vous devez partir en vacances une semaine, dix jours, vous pouvez faire soit la vaccination avant de partir, soit la vaccination en revenant. Après, c'est évidemment un sujet sur lequel le gouvernement travaille et est en train de mettre en place une coordination, notamment avec les agences régionales de santé des zones touristiques pour renforcer le personnel qui aura besoin de prendre des vacances aussi malgré tout en juillet-août, faire un système de livreté que les juillettistes sur la plage puissent se vacciner à la Bôle, à Marseille, dans les Landes, à Osgore, sur la Côte d'Opale, à la montagne.
C'est en train de se mettre en place, mais après, la difficulté, c'est combien de doses, comment vont-elles être acheminées et qui va vacciner ? Donc, c'est encore un nouveau casse-tête à mettre en place, mais effectivement, ça fait partie des sujets du moment. Mais voilà, les douze semaines d'AstraZeneca et les six semaines de Pfizer et Moderna, ce n'est pas à un jour près non plus. Professeur Antoine Flau, il y a une tribune, un billet dans le monde assez amusant qui explique qu'en France, quand on dit qu'on a été vacciné, immédiatement, la question Fust a été vacciné, mais à quoi ?
Alors, je sais que chez vous, en Suisse, vous n'avez pas l'AstraZeneca, donc vous n'avez pas le vaccin mal aimé, mais est-ce que vous comprenez cette espèce de hit parade que se sont faits les Français dans leur tête où en haut, il y a le Pfizer et tout en bas, il y a l'AstraZeneca ?
Oui, on peut le comprendre parce que la communication du laboratoire AstraZeneca dès le début n'a pas été très bonne et que le produit a été un peu émaillé de soucis chez les jeunes en particulier, pas chez les personnes âgées. C'est un vaccin qui est très, très efficace. L'expérience britannique montre qu'il est peut-être plus efficace que le vaccin Pfizer chez les personnes âgées en termes de protection. En tout cas, il a une très grande protection.
Après, il s'est trouvé qu'il a eu encore d'autres malheurs puisque les Sud-Africains l'ont essayé avec leurs variants et qu'il semble qu'il y ait un peu d'échappement de l'efficacité du vaccin sur les formes plutôt modérées et pas sur les formes sévères. Mais tout cela s'est ajouté. Les gens se sont dit « Mais dans le fond, Pfizer, on n'entend jamais de problème avec lui et c'est celui-là le meilleur vaccin ». C'est un petit peu normal que les gens se disent cela, je pense. Ce que je voulais aussi dire, c'est qu'on parle beaucoup des jeunes et je pense que c'est très important.
En effet, j'aime assez bien la proposition ou la suggestion, en tout cas, d'Anna Fischer qui est de dire qu'il faut que d'autres personnes, par exemple Mbappé ou peut-être d'autres techniques de communication entrent en jeu. Et ce ne sont peut-être pas les épidémiologistes ou les réanimateurs ou les médecins généralistes qui sont les meilleurs, quoique les généralistes sont probablement ceux qui ont le plus grand capital confiance auprès de leurs patients. Mais je voulais parler d'un autre segment de la population qui est assez oublié de façon générale de toutes les campagnes. Ce sont les gens qui sont un petit peu au bas de l'échelle sociale.
Les gens, par exemple, qui ne comprennent pas bien notre langue, qui ne comprennent pas bien nos débats, qui ont peut-être des rumeurs qui sont un peu transformées, des gens qui, parfois, trouvent un peu compliqué toutes ces explications et qui ne sont pas bien atteints par nos campagnes de publicité ou nos campagnes de marketing sociale, on va dire, pour la vaccination. Je pense qu'il faut y penser de façon très, très spécifique parce qu'on a vu dans cette pandémie que ces personnes sont souvent celles qu'on considère comme les personnes essentielles, qui n'ont pas de télétravail dans leur emploi, qui ont parfois des emplois précaires, qui pourraient être exposés davantage, etc.
Et donc, il faut vraiment qu'ils soient vaccinés. On a vu à Singapour, dans les quartiers les plus pauvres d'un État qui est le plus riche de la planète, ou presque, on a vu des épidémies flambant dans ces endroits-là. Bien sûr, c'était avant la vaccination, mais parce que ces gens-là étaient aussi dans des logements avec une très grande promiscuité et où l'épidémie pouvait flamber. Il ne faudrait pas, dans aucun pays d'Europe, que l'on recrée ce type de conditions. Et je pense qu'il faut aller vraiment chercher ces personnes-là de façon tout à fait spécifique.
Jean-Michel Constantin, je voudrais revenir sur l'AstraZeneca, parce que c'est quand même l'une des nouvelles de l'après-midi, c'est que le Royaume-Uni, qui est le pays berceau de l'AstraZeneca, l'autorité sanitaire recommande de vacciner uniquement après 40 ans, et non plus après 30 ans. Il dit, bon, on va limiter la vaccination. Pourquoi ? L'autorité de santé dit, on a quand même comptabilisé 242 cas de thrombose qui ont amené à 49 morts. Alors, j'ai fait un rapide calcul, ça ne fait jamais que 0,0002%. Il n'empêche, on sait que le personnel hospitalier a été beaucoup vacciné à l'AstraZeneca, puisque vous étiez parmi les premiers vaccinés. Au début, on n'avait que ça.
Est-ce qu'il y en a qui se sont inquiétés ? Vous êtes des professionnels de la médecine, donc vous êtes censés avoir un rapport plus rationnel avec ces vaccins. Comment ça a été apprécié ? Je n'ai pas vu d'inquiétude vraie avec l'AstraZeneca dans les équipes. Il y a eu au début les problèmes un peu de réaction virale post-vaccinale, mais qu'on a vite calmés avec du paracétamol, donc ça, c'était simple. Les gens étaient un peu chaos. Oui, ils étaient un peu chaos. Ils avaient un peu 39. Mais ça passe très bien. Si on prend du paracétamol juste avant, ça passe sans souci.
Il n'y a pas eu cette crainte sur la thrombose, parce qu'on a l'habitude d'utiliser des médicaments, donc on sait que tous les médicaments ont des effets secondaires. Celui-là, il est excessivement rare. La communication, une fois de plus, était catastrophique au niveau mondial. Mais les effets indésirables... Trop de transparence. On a voulu être tellement transparent que finalement, on en a monté en épingle des rares cas de... Non, c'est qu'on a monté ça comme si c'était dramatique. Sur le plan personnel, c'est dramatique. Quand c'est votre mère, votre fils qui a kiffé la thrombose, c'est catastrophique. Sur un plan statistique, c'est anecdotique.
Je pense qu'il y a plus de chocs anaphylactiques avec le Pfizer que de thrombose avec l'AstraZeneca. Les thromboses sont minimes. C'est un vaccin qui marche bien. Je ne sais plus qui disait qu'on a plus de chances de mourir en prenant sa voiture pour les se faire vacciner que par l'AstraZeneca une fois vacciné. Non, les soignants se posent la question. Tous ceux qui ont 25-30 ans qui ont été vaccinés avec l'AstraZeneca à qui on dit maintenant qu'il faut faire une deuxième injection de Pfizer puisque vous avez moins de 50 ans, moins de 55. Et là, ils se posent des questions. Effectivement, on n'a pas de données. On n'a pas de données pour dire sur le plan immunos, c'est rassurant.
Et en fait, ils demandent d'avoir l'AstraZeneca derrière en disant « moi, je suis sûr ». Ah oui, docteur Florence Lapicale, le panachage, parce que c'est vrai, il y a eu un angle mort entre 50 et 55 ans. On a une population qui a reçu la première dose AstraZeneca. On lui dit « Ah, pour la deuxième dose, on va changer ». Comment on l'apprécie, ce panachage de vaccins ? Oui, les patients nous font confiance. Ils ont, de toute façon, actuellement, on n'a pas le choix. Pour les moins de 55 ans, on propose effectivement aux patients d'aller prendre rendez-vous dans les centres de vaccination puisque malheureusement, on ne peut pas faire le Pfizer ici.
On attend avec impatience le Moderna dans les cabinets médicaux parce que je suis d'accord avec l'intervention précédente.
La fracture sociale est immense à cause du manque de proximité pour pouvoir vacciner. Ça, c'est vraiment important.
Quant à la deuxième dose par le Pfizer, tous les professionnels de santé de moins de 55 ans vont avoir droit à ce schéma-là. Bon, tout le monde joue le jeu. Je crois que les patients nous font confiance. Professeur Antoine Flau, 25 % des Français sont vaccinés. On a les chiffres comparables un peu partout en Europe. Est-ce que c'est un atout d'entrer dans l'été où on nous dit qu'on va enfin pouvoir traverser les frontières en ayant un taux de vaccination qui soit comparable dans tous les pays européens où on est susceptible de passer des vacances ?
Oui, c'est vrai qu'on a un peu toujours tendance à regretter de ne pas en avoir plus. On voit d'autres. Il y a une telle transparence et communication des données, c'est que l'on voit les autres pays qui montent un peu plus vite, etc. C'est en soi totalement exceptionnel de se dire que si peu de temps après le début d'une pandémie, on a plusieurs vaccins qui sont d'une très grande efficacité et comme ça a été rappelé, d'une très bonne tolérance. Donc on a la chance d'avoir ces vaccins.
Et ce qui est intéressant, même si l'Europe aurait pu peut-être faire plus, aurait pu en avoir davantage, cette équité qui a été gérée par la Commission européenne sur la répartition des vaccins en Europe, le fait que l'Agence européenne du médicament, qui s'est révélée, elle travaillait depuis longtemps, mais plus dans l'ombre, qui s'est révélée, donner entre Noël et Nouvel An une autorisation, une homologation du vaccin à tous les Européens le même jour, tout cela, je trouve, a été quand même une démonstration de l'efficacité européenne quand elle est coordonnée et elle se veut coordonnée.
Elle pourrait maintenant travailler, par exemple, davantage sur des aspects que sont les contrôles sanitaires aux frontières, qui ne sont pas très harmonisés au niveau européen, sur les histoires de quarantaine dans un pays, pas dans un autre, d'utilisation du pass sanitaire. Tout cela va venir pour l'été et sera très bienvenu parce que quand l'Europe veut travailler de façon concertée, elle fait des choses qui rendent la vie des Européens quand même beaucoup, beaucoup plus agréable. Sophie Ranch ?
Sur AstraZeneca, le paradoxe, c'est que cette semaine, on va recevoir 2 millions de doses, on les a peut-être déjà reçues. On n'en a jamais reçu autant en France. Il y a des semaines, on avait 140 000 doses d'AstraZeneca au moment où finalement, on vaccine le moins chaque jour avec AstraZeneca. 35 000 injections à peu près sur les 500 000. Et attendez, on va en recevoir d'ici la fin de l'année 30 millions. Et donc ? On va voir si on les revend à d'autres pays ou si finalement, la communication scientifique fait que les personnes retrouvent confiance dans ce vaccin. Mais c'est vrai qu'il y a une arrivée massive d'AstraZeneca au moment où la défiance est très forte.
Alors on l'a dit, ce coronavirus recèle de nombreux mystères et parmi ces mystères, il y a le mystère du Covid long puisque certains malades, une fois guéris, continuent de souffrir de pathologies diverses. On appelle ça le Covid long. Ça représente environ 10% des malades du Covid. Sujet de Juliette Vallon avec Mathieu Lignot et Maxime Luogier. C'est une petite promenade qui lui demande beaucoup d'efforts. Tous les deux jours, lorsqu'il sort marcher avec un ami, Mathieu Lestage mesure le nombre de mètres parcourus à l'aide d'une roue.
Si tout va bien, pour le moment, ça se passe bien. On va dépasser le pont, mais je suis en train de m'essouffler là.
Objectif, battre son record d'un kilomètre. Impossible ce matin pour cet ancien militaire qui souffre d'un Covid long depuis six mois.
Vivre avec ça. c'est pas vivre. Ça, c'est mourir.
Un handicap difficile à accepter pour ce sportif de 42 ans.
Le premier symptôme qui est visible, c'est les tremblements. Ça tremble, tout mon corps tremble.
Ça, c'est vraiment quand c'est le basique. Malheureusement, aujourd'hui, c'est passé dans mon quotidien. Et si je force trop, mon élocution va disparaître. je vais perdre mes mots. Moi, c'est ce que j'appelle le brouillard cérébral.
C'est en octobre dernier que Mathieu a contracté le Covid-19. Depuis, ce père de deux enfants est en arrêt maladie.
Depuis six mois, ma vie, c'est aller voir des médecins, savoir ce qui se passe, comprendre. et par mon intermédiaire, en fait, pouvoir essayer de faire avancer et savoir, au lieu d'émettre des hypothèses, essayer de savoir ce qui est réellement le Covid.
Selon une étude britannique, environ 10% des personnes diagnostiquées positives au Covid présentent encore des symptômes trois mois après leur infection. Une souffrance physique et psychologique qui concernerait près de 500 000 Français aujourd'hui. Parmi eux, beaucoup évoquent une errance médicale et un sentiment d'abandon. Le 22 avril dernier, Emmanuel Macron s'est rendu dans un hôpital de la région parisienne qui s'occupe de la prise en charge des Covid longs.
On ne connaît pas tout sur ces signes et symptômes persistants du Covid long. Et pourtant, une part de nos concitoyens vit déjà avec. Il nous faut apprendre, reconnaître et prendre en charge les patients. La parole est à
Madame Sylvia Pinet. En février dernier, l'Assemblée nationale avait déjà demandé la reconnaissance et le financement des complications liées au Covid-19. Difficile d'apporter la question de la reconnaissance des complications de la Covid-19 sans mentionner la question de la réparation et donc l'opportunité de créer un fonds d'indemnisation. Ce sujet me touche personnellement car je fais partie de ceux pour qui la maladie a laissé des traces durables, des traces qui rendent le quotidien difficile et épuisant. Mais pour l'instant, les associations de victimes du Covid long n'ont pas obtenu satisfaction.
reçues ce matin par le ministre de la Santé, elle réclame la reconnaissance de cette pathologie en affection de longue durée afin de bénéficier d'une prise en charge à 100% par la Sécurité sociale. On en est à faire des cagnottes solidaires pour pouvoir avancer les frais, les soins de certains Covid longs, certains adhérents. Beaucoup, beaucoup ont perdu leur emploi ou se retrouvent seuls aussi, ne sont pas entourés. Donc là, il permettrait à ces patients malades du Covid long de ne pas tomber dans cette misère économique et sociale.
Aujourd'hui, seuls les soignants présentant des séquelles respiratoires suite au Covid bénéficient d'une reconnaissance automatique en maladie professionnelle, une couverture qui concernait seulement un peu plus de 400 personnes fin février. Docteur Florence Lapica, vous avez des patients qui viennent dans votre cabinet et qui vous décrivent des symptômes et vous leur dites « Mais monsieur ou madame, vous avez ce qu'on appelle le Covid long ? » Oui, les symptômes les plus fréquents ce sont la fatigue qui persiste parfois très très longtemps, les difficultés respiratoires qui peuvent aussi persister longtemps et l'odorat qui peut aussi…
Mais certains étaient malades l'été dernier et n'ont toujours pas d'odorat et je pense que c'est effectivement difficile à supporter. c'est pour ça que j'entendais parler d'errance médicale et je crois que les patients cherchent une solution, ça dure depuis des mois et pour eux c'est devenu insupportable et malheureusement on n'a pas tout le temps de solution à ça. On a…
Je pense que… Voilà, les… J'espère que les solutions viendront, les thérapeutiques aussi mais là pour l'instant je crois que… Il faut expliquer et peut-être prendre en charge effectivement mieux de cette… En tout cas sur le plan psychologique, et peut-être aider pour tous ces patients qui perdent leur travail parce que ça c'est une réalité.
Ils ne peuvent pour un certain nombre pas continuer à travailler donc je crois que la prise en charge et la reconnaissance sur ce plan-là est indispensable. Parce que ça n'est pas reconnu comme une affection longue durée qui vous permet d'avoir un remboursement à 100% et d'être… de rester chez soi et d'être indemnisé. Eh bien non. Non, non. Ce n'est pas une maladie reconnue en ALD à 100% comme peuvent l'être un certain nombre d'autres maladies
mais parce que c'est effectivement une maladie nouvelle qui n'a pas encore eu le temps d'être… Voilà, d'être inventoriée de cette façon-là et la reconnaissance va arriver je l'espère en tout cas mais… Mais pour l'instant c'est parce que c'est une maladie tellement nouvelle que tout le monde en apprend tous les jours et… et je crois que c'est effectivement l'avenir probablement
de cette reconnaissance. Jean-Michel Constantin ? La reconnaissance est difficile parce qu'on met plein de choses différentes derrière ce post-Covid et dans les… À savoir les soufflements, des douleurs thoraciques… Complètement. Il y a en fait des atteintes pulmonaires de type fibrose pulmonaire qui existent donc ça, ça se prend en charge chez la fibrose pulmonaire c'est des pneumologues qui font ça.
Il y a des séquelles de neuro-Covid donc avec des troubles ophtalmo il y a des troubles cognitifs il y a des pertes de la mémoire et après il y a l'asténie qui est le post-Covid le Covid long vous voyez c'est des choses qui sont très différentes donc il faut qu'on arrive à créer les parcours de soins pour tous ces patients-là et c'est pour ça que je crois que c'est un peu difficile tout de suite de reconnaître parce que c'est pas une maladie il faut qu'on arrive à séquencer à l'intérieur quels sont les différents points.
Et puis aussi il y a des personnes qui ont eu le Covid qui ont guéri et quelques mois après sont fatiguées en essoufflement il faut aussi évacuer l'idée que ça peut être autre chose que le Covid il y a d'autres maladies qui créent ces symptômes donc c'est vrai que c'est tentant le mot est mal choisi mais de mettre tout sous une étiquette de Covid long mais c'est pas aussi simple que ça après aujourd'hui dans les hôpitaux maintenant on peut considérer quasiment dans chaque gros CHU il y a des services transversaux pour prendre en charge ces malades mais c'est vrai qu'évidemment ils sont tellement nombreux on parle de 500 000 mais il y en a sans doute beaucoup plus que tous aujourd'hui ne sont pas pris en charge correctement c'est une évidence.
Docteur Florence Lapica on parle beaucoup et ça a été très médiatisé que du choc constitue la perte de l'odorat comme si subitement on se rendait compte de cette chose qui nous est si naturelle que de sentir son environnement c'est quelque chose qui est ressenti douloureusement par vos patients et est-ce que ça se rééduque et est-ce que certains sont paniqués à l'idée de ne pas retrouver l'odorat qui est l'un des cinq sens ?
Oui, c'est un symptôme qui persiste parfois très longtemps et en tout cas on a beaucoup de patients qui viennent se plaindre de ça dans la proportion des Covid longs je crois que la fatigue et le manque d'odorat et la perte de l'odorat ce sont les deux symptômes qui reviennent le plus souvent et malheureusement actuellement la prise en charge n'est pas facile y compris en milieu hospitalier et c'est parce que c'est une maladie nouvelle et tous ces symptômes sont nouveaux aussi donc c'est comment rééduquer et prendre en charge tout ça Jean-Michel Constantin donc séquelles liées au Covid séquelles liées à la réanimation la réanimation vous sauve on en sort vous avez dit quatre fois sur cinq est-ce qu'il y a des patients qu'elles sont les séquelles parce que quand même ce sont des périodes on reste six mois dans un coma artificiel c'est bien ça ?
Non pas six mois six semaines six semaines souvent oui dans ces eaux-là il y a deux choses différentes les séquelles de la réanimation qui sont très importantes et qui ne sont pas très connues chaque année nous on libère des milliers de patients et qui ont des séquelles on estime par exemple que les survivants du syndrome de détresse respiratoire aigu font un syndrome de stress post-traumatique dans 30 à 50% ça veut dire quoi ça ? ils sont stressés de ce qu'ils ont vécu ? c'est des gens qui ne peuvent plus travailler qui ne peuvent plus rester en famille c'est psychologique ?
c'est psychologique c'est psychiatrique c'est gravissime et ça vous vous arrêtez de vivre vous n'avez plus de vie possible quand vous avez ça donc il y a ces séquelles là et par dessus on rajoute les séquelles du Covid qui sont de vraies séquelles en plus il y a des séquelles neurologiques on est en train de découvrir du virus il y en a partout là il y a des papiers qui viennent sortir il y a du virus dans le diaphragme il y a du virus dans le cerveau du Covid ?
du Covid je parle du coronavirus du coronavirus du SARS-CoV-2 pour être précis donc on a ces séquelles et dans la perte de l'odorat on n'est qu'une c'est la chose qu'on voit du SARS-CoV-2 il y en a dans le cerveau il y a de la réaction inflammatoire et ça on ne sait pas combien de temps ça va mettre pour se résorber donc oui il y a une prise en charge au long cours à faire qui n'est pas simple il n'y a pas de blocage de la communauté médicale là-dessus c'est juste qu'on apprend et qu'on découvre les choses au fur et à mesure il nous faut un peu de temps pour savoir quoi en faire il y a beaucoup beaucoup d'études qui sont menées en France il y a des dizaines de milliers de patients qui vont rentrer dans des études avec l'INSER avec des centres hospitaliers on sent que c'est un énorme champ de recherche qui s'ouvre mais malheureusement l'expérience des autres virus respiratoires le MERS il y a une dizaine d'années il y a encore des patients dix ans après dans ces pays-là qui ont des séquelles donc c'est vrai que c'est une prise en charge au long cours et on espère que les choses vont s'améliorer pour que les patients puissent aller mieux allez tout de suite on revient à vos questions alors professeur Antoine Flao où en est la recherche sur l'avancée des traitements médicamenteux pour soigner ce virus quels espoirs pour demain
oui on peut être déçu par rapport aux vaccins qui ont été flamboyants beaucoup sont arrivés sur le podium on peut dire que vous parlez des médicaments
on peut être déçu
on a été très heureux avec les vaccins parce qu'ils sont arrivés sur les podiums mais on était un peu déçu par les médicaments puisque les médicaments eux semblent finalement les uns après les autres ne pas tenir les promesses initiales qu'ils avaient pu générer par leur efficacité en laboratoire on a vu que malheureusement la chloroquine ne semble pas efficace ou l'ivermectine c'est peu probable non plus on a quand même cette dexamétasone dont on a parlé tout à l'heure qui est un vieux brave corticoïde qui est quand même d'une très grande efficacité et puis ensuite il y a des traitements par anticorps monoclonaux des traitements qui ne sont pas des antiviraux mais qui essayent de plutôt simuler ou mimer la réponse immunitaire et qui pourraient être intéressants donc là il y a des médicaments prometteurs les essais sont en cours c'est assez long de déterminer l'efficacité d'un médicament mais si l'on il est extrêmement important qu'on continue la recherche sur les médicaments parce que si on a affaire à des variants qui venaient d'échapper à l'efficacité du vaccin et bien au moins disposer de traitements qui permettraient de ne pas avoir ces complications ou de ne pas mourir de ces complications ce serait des avancées thérapeutiques majeures il faut juste se souvenir que pour certaines maladies comme par exemple le sida ou le paludisme on ne dispose pas aujourd'hui de vaccins efficaces et on a des traitements qui ont changé fondamentalement le pronostic
Autre question pour vous professeur Antoine Flao on parle d'une troisième piqûre de rappel pour le vaccin Pfizer qu'en est-il pour l'AstraZeneca question d'Hervé dans la Somme j'ajoute que le professeur Alain Fischer ce matin dans Aujourd'hui en France a dit que le scénario le plus probable était sans doute qu'il faille se faire vacciner tous les ans
Alors je pense que c'est encore un peu tôt pour c'est un des scénarios possibles mais c'est un peu tôt pour penser que ce sera le scénario qui va se passer parce que se vacciner tous les ans c'est un scénario connu c'est le scénario de la grippe où les variants de la grippe qu'on appelle d'ailleurs pas comme ça mais qui sont les nouvelles souches de virus grippal provoque chaque année un échappement immunitaire qui nécessite qu'un nouveau vaccin ou qu'un vaccin en tout cas avec une composition adaptée soit proposé à chacun des hémisphères on fait ça par hémisphère hémisphère nord pour les grippes de l'hiver de l'hémisphère nord ou l'hémisphère sud pour le coronavirus c'est encore trop tôt mais cela dit je pense que ça n'est pas aux fabricants de vaccins de le déterminer pour la grippe c'est l'OMS qui le détermine c'est-à-dire que c'est des chercheurs indépendants des experts internationaux qui se réunissent chaque année deux fois par an une fois pour l'hémisphère nord une fois pour l'hémisphère sud et qui déterminent la composition du vaccin et je pense que c'est beaucoup mieux que ça se passe d'une façon indépendante des laboratoires il donne aux laboratoires pharmaceutiques voilà la composition qu'il faudrait avoir je pense que si un jour on nous dit il faut nous faire revacciner moi j'aimerais pas que ça vienne du PDG de Pfizer je préférerais que ça vienne d'experts indépendants
on aurait des soupçons si c'était le labo qui nous disait chaque année jusqu'à la fin de votre vie il faut se faire vacciner la vaccination tous les ans c'est peut-être un peu tôt pour répondre en revanche il y a une vraie réflexion en cours à la d'autorité de santé au comité d'orientation stratégique pour la vaccination d'une troisième dose du vaccin Pfizer dans les EHPAD pour les personnes âgées ou pour les personnes immunodéprimées les plus fragiles peut-être à la rentrée est-ce qu'il faut le faire en même temps que la grippe ce sera évidemment d'un point de logistique idéal c'est-à-dire le même jour est-ce qu'il faudrait les espacer les réponses voilà en tout cas ce n'est pas encore décidé mais c'est une vraie réflexion de cette troisième injection à distance des deux premières pour les personnes vraiment fragiles et âgées même si juste pour clôturer ce chapitre rassurez-nous jusqu'à présent on n'a pas beaucoup de recul mais enfin le recul qu'on a montre que l'immunité reste élevée pendant six mois même après six mois un an quoi pour l'instant il n'y a pas de baisse d'immunité
non on n'a pas de recul au-delà de sept-huit mois mais c'est vrai qu'aujourd'hui on a l'impression d'abord d'avoir trouvé beaucoup de vaccins très efficaces donc on a l'impression que l'immunité générée par ces vaccins est assez facile à obtenir et donc elle est peut-être de longue durée on verra vous savez on a des histoires rappelez-vous le vaccin contre la fièvre jaune on proposait un rappel tous les dix ans et puis maintenant on dit qu'une seule une seule injection pour toute la vie est suffisante donc je ne sais pas si on aura autant d'efficacité de longue durée pour le vaccin contre le coronavirus mais il faut c'est vraiment trop trop tôt pour le dire
Docteur Florence Lapica 38 ans enceinte de 3 mois puis-je me faire vacciner sans risque ?
Alors oui je crois que il est plutôt recommandé
de ne pas se faire vacciner dans le premier trimestre c'était en tout cas les premières recommandations mais dans le deuxième et le troisième trimestre actuellement
il est tout à fait possible de se faire vacciner est-ce que ce sont des populations qui doivent être vaccinées en premier ou pas ? Je crois que c'est toute une balance dans la capacité et la possibilité ou non de trouver des vaccins facilement selon les régions selon les villes etc. Actuellement c'est quand même encore pas très simple de trouver des doses
partout donc je crois que la question elle est surtout là et en tout cas a priori les recommandations sont de ne pas se faire vacciner dans le premier trimestre de la grossesse Professeur non Jean-Michel Constantin j'en profite est-ce qu'en service de réanimation ça vous arrive d'avoir des malades qui ont été vaccinés ou bien non quand on est vacciné on ne va pas au service de réanimation globalement quand on est vacciné on ne va pas dans le service de réanimation parce qu'on ne fait pas de forme grave on a dans le service de réa des patients qui ont eu une seule injection et pour être complètement transparent on a quelques patients qui ont eu deux injections mais ce sont soit des greffés qui sont sous immunosuppresseur soit des immunodéprimés et donc là on sait que malheureusement les personnes les plus à risque répondent un petit peu moins c'est la même problématique avec des personnes très âgées où on sait qu'ils sont un peu moins répondeurs donc probablement qu'il faudrait une troisième injection dans ce cadre là et bien justement dans la même lignée de ce qu'on vient d'entendre question de Gabriel dans l'Aude que penser des Seychelles le pays le plus vacciné au monde où l'épidémie repart professeur Antoine Flau vous en parliez tout à l'heure comment se fait-il qu'un pays très vacciné vous constate une flambée de l'épidémie
Alors sur les 83 cas qui ont été analysés les deux tiers n'étaient pas vaccinés un tiers était vacciné et pour le moment il n'y a pas de forme grave chez ces gens vaccinés qui au Seychelles ont refait finalement ont permis même de transmettre et ont refait un Covid donc ça veut dire que quand on est vacciné probablement jusqu'à présent et jusqu'à preuve du contraire on est très bien protégé contre les formes sévères et les formes graves de la maladie ce qui est l'essentiel mais il est vrai que la mauvaise nouvelle qui va avec cela c'est qu'on n'est peut-être pas complètement protégé ce qu'il faut aussi ajouter c'est que à peu près les deux tiers des vaccins au Seychelles c'est le vaccin chinois Sinopharm qui est un bon vaccin mais dont on sait quand même qu'il a un niveau d'efficacité qui est inférieur à AstraZeneca ou à Pfizer l'autre tiers c'est un vaccin d'AstraZeneca qui est fabriqué en Inde
Tout dernière question Sophie Orange que faire si certaines personnes à risque refusent de se faire vacciner est-ce qu'on peut les forcer ?
Les forcer non la vaccination n'est pas obligatoire en France il faut les convaincre leur expliquer leur montrer des chiffres Pour les enfants les vaccins de force quand ils naissent Oui mais c'est sous la responsabilité des parents ce n'est pas la même chose mais non on ne va pas forcer il faut essayer de les résonner avec des arguments scientifiques Et bien voilà c'est sur ces bonnes paroles que se termine cette émission merci beaucoup d'y avoir participé de l'avoir suivi on se retrouve demain pour une nouvelle émission et vous restez sur France 5 bien sûr à suivre c'est l'hebdo pour une nouvelle émission